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Canada: Trudeau n’envisage pas, pour l’instant, l’intervention des Forces armées à Ottawa

février 3, 2022
Une photo de Justin Trudeau, le regard vif.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, refuse de faire appel à l’armée pour mettre fin à la manifestation de camionneurs (archives). Photo: La Presse Canadienne/Adrian Wyld

Le gouvernement exclut de faire appel aux Forces armées canadiennes pour mettre fin à la manifestation des camionneurs.

Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré dans un point de presse jeudi après-midi : nous savons que les forces policières, que ce soit la police d’Ottawa ou à la GRC, qu’il y a des ressources ici et là pour régler la situation.

Interrogé sur ce conflit qui perdure depuis maintenant une semaine, le premier ministre a ajouté que le gouvernement fédéral est prêt à répondre aux demandes.

« Mais pour l’instant, ce n‘est pas quelque chose qu’on est en train de regarder, d’envoyer les Forces armées contre les citoyens canadiens. »— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Le premier ministre soutient suivre la situation de très près. Son bureau, affirme-t-il, est en communication régulière avec celui du maire [d’Ottawa]. Il répète : Je l’ai dit clairement il y a plusieurs jours qu’il est temps que les manifestants rentrent chez eux. Il dénonce cette situation, qui est en train de déranger les gens qui vivent dans la communauté… les gens qui subissent des menaces de violence et des propos et des symboles haineux. C’est inacceptable. Le premier ministre conclut : nous savons que les forces policières doivent faire leur job pour régler la situation.

Les camionneurs doivent rencontrer la presse jeudi après-midi pour faire le point sur leur mouvement de contestation. C’est la première fois que les organisateurs de la manifestation convoquent la presse depuis leur arrivée sur la colline du Parlement, il y a une semaine.

Avec Radio-Canada

La France reprend sa coopération avec les forces armées maliennes

juillet 3, 2021
Un hélicoptère français engagé dans Barkhane, à Ndakji, au Mali, le 29 juillet 2019.

La France, dont plus de 5 000 militaires sont déployés au Sahel, va reprendre ses opérations conjointes avec les forces armées maliennes, après avoir suspendu sa coopération bilatérale à la suite d’un second coup d’État au Mali en mai.

 « À l’issue de consultations avec les autorités maliennes de transition et les pays de la région, la France prend acte des engagements des autorités maliennes de transition » endossés par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et a « décidé la reprise des opérations militaires conjointes ainsi que des missions nationales de conseil, qui étaient suspendues depuis le 3 juin dernier », a fait savoir Paris dans un communiqué.

Après un deuxième putsch en neuf mois qui a fait du colonel Assimi Goïta le chef de cet État crucial pour la stabilité au Sahel, la France avait déclaré il y a un mois suspendre les opérations conjointes avec les forces maliennes, avec lesquelles elle coopère depuis des années contre les jihadistes. Un groupe de colonels avait poussé à la démission en août 2020 le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Les putschistes s’étaient ensuite engagés sous la pression internationale à une période de transition limitée à 18 mois et conduite par des civils. Mais le 24 mai dernier, le colonel Goïta, resté le véritable homme fort de la transition, avait foulé aux pieds cet engagement en faisant arrêter le président et le Premier ministre. Il s’est depuis fait proclamer président de la transition par la Cour constitutionnelle.

« La France reste pleinement engagée, avec ses alliés européens et américains, aux côtés des pays sahéliens et des missions internationales », pour combattre les groupes jihadistes qui sévissent au Sahel, a conclu vendredi le ministère des Armées dans son communiqué. Le président Emmanuel Macron a récemment annoncé un prochain désengagement progressif de la France du Sahel.

La force antijihadiste française Barkhane (5100 hommes actuellement) va disparaître au profit d’un dispositif resserré, focalisé sur la lutte antiterroriste et l’accompagnement au combat des armées locales. Mais « cette transformation ne signifie pas le départ du Sahel, ni que nous allons ralentir nos opérations de contre-terrorisme » dans la région, a souligné plus tôt vendredi la ministre française des Armées Florence Parly.

« Nous avons collectivement, (nous) Européens, une responsabilité de sécuriser le flanc sud de l’Europe. Il est essentiel de ne pas permettre que le Sahel et plus largement l’Afrique deviennent une zone refuge et d’expansion pour ces groupe terroristes affiliés à Daech (l’acronyme arabe de l’EI) et Al Qaïda », a-t-elle jugé. Pour réduire la voilure au Sahel, la France compte beaucoup sur le montée en puissance du groupement de forces spéciales européennes Takuba, créé à l’initiative de Paris pour accompagner les unités maliennes au combat.

« Aujourd’hui, nous ne voyons pas d’inflexions, de réticences ou de remise en cause liées à la situation » politique au Mali, a assuré Florence Parly, estimant « d’autant plus important que nous consolidions Takuba que nous lui voyions un rôle majeur dans les prochaines années ». Takuba rassemble aujourd’hui au Mali 600 hommes : la moitié sont des Français, les autres des Estoniens, des Tchèques, des Suédois et des Italiens. La Roumanie s’est également engagée à y participer.

Par Jeune Afrique avec AFP

Redressement des grades dans les Forces armées: Ce qu’il faut craindre

juin 17, 2011

L’information a été livrée aux membres du gouvernement par le Premier ministre, mercredi 15 juin 2011, au cours du Conseil hebdomadaire de ministres.

Au cours de ce raout, Soro Guillaume a informé, en point divers, ses collaborateurs que, le 14 juin 2011, le président de la République a signé un décret portant institution d’une « Commission de redressement des grades dans les Forces armées nationales ».

Cette commission est placée sous l’autorité du chef du gouvernement, a fait savoir Koné Nabagné Bruno, le même mercredi, dans le compte rendu dudit Conseil de ministres qu’il a fait. Elle a pour mission de corriger les anomalies constatées dans l’avancement des militaires, a-t-il précisé. « A ce titre, elle doit examiner la nomination et la promotion dans chaque grade des officiers, des sous-officiers et des militaires de rang, relever les anomalies constatées, faire des propositions de redressement desdits grades », a souligné le ministre des Postes et des Techniques de l’information et de la communication (Tic).

Présidée par Soro Guillaume, la commission comprend les généraux Philipe Mangou, Soumaila Bakayoko et Édouard Tiapé Kassaraté. Prennent part aux travaux, les généraux, Mathias Doué, Joseph Ehueni Tanny et Abdoulaye Coulibaly.

La durée des travaux n’a pas été indiquée. Mais les objectifs de cette commission ne souffrent pas d’ambiguïtés. Les nouvelles autorités demandent à ces généraux, après examen, de faire des propositions de redressement des grades. Qui dit redressement dit remise dans une position verticale, remise en bon ordre, dans un état satisfaisant.

C’est que, sans le dire officiellement, les gouvernants trouvent que certains grades donnés par le régime déchu n’ont pas respecté les conditions, critères et normes d’attributions. Si la commission mise en place confirmait cette idée, il est possible que les nouvelles autorités, sur la base des propositions qui leur auront été faites, prennent des décisions. Elles pourront faire monter de grade à des « corps habillés » ou les déchoir du grade qu’ils ont en ce moment.

Ainsi, un général de division pourrait être ramené au grade de colonel-major si on estime que sa promotion est jugée fantaisiste. Tout comme, un lieutenant-colonel pourra se voir attribuer le grade de général de brigade si la commission de redressement trouve qu’il méritait ce grade et il n’a pas été promu. Un sergent-chef pourrait devenir un capitaine. Un commandant pourrait chuter de son piédestal pour se retrouver…caporal.

A l’évidence, de telles décisions vont faire plaisir à certains et mettre en colère d’autres. Ce redressement des grades peut faire des heureux et des malheureux, des satisfaits et des insatisfaits, des joyeux et des frustrés.

Pour tout dire, c’est une tâche délicate. Ceux qui sont concernés ici, sont des hommes qui travaillent avec les armes. S’ils sont nombreux à être frustrés, ils pourraient se faire entendre…bruyamment. Une révolte qui peut avoir des conséquences dramatiques. Gérer cette question de « redressement des grades » avec tact, intelligence et lucidité paraît donc suprêmement important.

Soir Info SYLLA A.