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Côte d’Ivoire: retour manqué de Guillaume, les forces de l’ordre repoussent ses partisans

décembre 23, 2019

 

 

Par Abidjan.netTV

RDC: L’archevêque de Kinshasa appelle les autorités à ne pas tuer

janvier 21, 2015

Kinshasa – L’archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo, a appelé les autorités congolaises et les hommes politiques à ne pas tuer leurs concitoyens, et tous les Congolais à s’opposer à la révision de la loi électorale qui permettrait au président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir.

Nous (…) lançons vivement cet appel: arrêtez de tuer votre peuple, écrit l’archevêque , dans un communiqué reçu mercredi par l’AFP, au troisième jour de violences meurtrières dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

Ces derniers jours, Kinshasa est dans un état de siège incompréhensible. La population est en révolte. Certains hommes politiques, avec les forces de l’ordre, sèment la désolation et créent l’insécurité générale. Nous stigmatisons ces agissements qui ont causé mort d’homme, précise le communiqué.

Ces violences meurtrières ont fait cinq morts selon les autorités, un bilan qui atteint 28 morts, selon une organisation congolaise de défense des droits de l’homme.

L’archevêque Monsengwo condamne également le projet de révision de la loi électorale en cours d’examen au Parlement, susceptible de permettre au président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de rester plus longtemps à la tête de l’Etat.

Nous désapprouvons et condamnons toute révision de la loi électorale qui prolongerait illégalement les échéances électorales de 2016, date prévue des prochaine législatives et présidentielle.

Nous appelons notre peuple à rester vigilant pour s’opposer par tous les moyens légaux et pacifiques à toute tentative de modification des lois essentielles au processus électoral, écrit le prélat, appelant aussi à éviter tout pillage.

La RDC reste un pays très largement chrétien et plus de 40 % de la population est catholique. Le cardinal Monsengwo jouit d’un grand prestige dans le pays pour avoir joué un rôle majeur lors de l’ouverture démocratique de la décennie 1990. Seule institution réellement présente sur l’ensemble du territoire, l’Eglise catholique assure de nombreux services publics (Santé, éducation), là où l’Etat est absent.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2015 14h04)

RDC: les autorités ont ordonné de couper internet à Kinshasa

janvier 20, 2015

Kinshasa – Les autorités congolaises ont ordonné mardi de couper internet à Kinshasa, où des troubles se poursuivaient au lendemain d’affrontements meurtriers entre forces de l’ordre et jeunes opposés au président Joseph Kabila, a-t-on appris auprès d’opérateurs de télécommunications.

L’Agence nationale du renseignement (ANR) nous a donné l’ordre de couper internet pour Kinshasa jusqu’à nouvel ordre, a déclaré à l’AFP le responsable d’un opérateur sous le couvert de l’anonymat.

A ma connaissance, cela s’applique à tous les opérateurs, a indiqué un autre.

L’ANR n’avait pu être jointe par l’AFP en début d’après-midi.

En outre, les envois de sms étaient impossibles depuis le début de la matinée de mardi et les services 3G étaient indisponibles, selon des journalistes de l’AFP et de nombreux habitants.

Cette coupure de services de télécommunications intervient alors que Kinshasa était en proie mardi à de nouveaux troubles, avec des affrontements épars entre policiers et habitants dans les quartiers sud principalement.

Des journalistes de l’AFP ont vu un mini-bus brûler et ont assisté au pillage d’un magasin tenu par des Chinois, auquel des soldats ont rapidement mis fin en tirant en l’air.

A la mi-journée, des milliers de personnes quittaient le centre-ville pour regagner leur quartier, en l’absence de transports en commun, et alors que les boutiques qui avaient ouvert fermaient les unes après les autres.

Quatre personnes au moins, dont deux policiers, ont été tuées lundi à Kinshasa, selon un bilan gouvernemental, lors de violences qui ont éclaté alors que des opposants avaient appelé la population à occuper massivement le Parlement pour protester contre le projet de loi électorale en cours d’examen.

Le gouvernement a reconnu que ce texte risque d’entraîner un report de la présidentielle de 2016. Ce qui permettrait à M. Kabila, à la tête de la République démocratique du Congo depuis 2001, de se maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son mandat.

Romandie.com avec(©AFP / 20 janvier 2015 13h37)

RDC : échauffourées à Kinshasa en marge d’une manifestation de l’opposition

janvier 19, 2015

Des policiers déployés le 12 janvier à Kinshasa.
Des policiers déployés le 12 janvier à Kinshasa. © Papy Mulongo / AFP

Un important dispositif de sécurité a été mis en place à Kinshasa en prévision de l’appel à manifester de l’opposition contre le projet de révision de la loi électorale en RDC. Des incidents auraient par ailleurs eu lieu dans le sud de la capitale, où la police aurait tiré à balle réelle pour disperser une manifestation d’étudiants.

La capitale congolaise vit une journée sous tension. Un collectif formé autour de membres des trois principaux partis de l’opposition avait appelé, la semaine dernière, les habitants de Kinshasa « à occuper massivement » le Parlement lundi pour faire obstacle au projet de révision de la loi électorale.

Après l’adoption, samedi 17 janvier, de la loi électorale par l’Assemblée nationale, le Sénat devrait étudier à son tour le texte, dès ce lundi, qui lie la tenue des prochaines élections législatives et présidentielle aux résultats du recensement général. Un projet susceptible d’aboutir à un report des scrutins prévus pour fin 2016 et le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

En réponse à cet appel à manifester, très tôt ce matin, des centaines de policiers et de soldats de la Garde républicaine (GR), armés, bloquaient les accès dans un large périmètre autour du Palais du peuple, siège du  Parlement de la RDC. Un hélicoptère de l’armée patrouillait également dans le ciel alors que le quartier administratif de Gombe était sous haute surveillance policière.

Le périmètre de sécurité autour du Palais du peuple incluait également les sièges de plusieurs partis politiques d’opposition. Dans un communiqué, l’Union pour la Nation congolaise (UNC), troisième parti d’opposition au Parlement, a dénoncé le déploiement des policiers autour de son quartier général. « 26 personnes dont deux leaders, Vital Kamerhe et Jean-Claude Muyambo se trouvent bloqués dans ce bâtiment où ils préparaient la première grande offensive de l’opposition » lundi, indique le texte.

Deux blessés par balle dans une manifestation étudiante

Mais c’est dans le sud de la capitale que la situation semble avoir dégénéré. Des incidents ont éclaté entre des étudiants hostiles au président Kabila et les forces de l’ordre. Pour les disperser ces dernières auraient tiré plusieurs coups de feu. Un journaliste de l’AFP a pu constater qu »un homme avait été blessé par balle, tandis que d’autres témoins affirment avoir vu un deuxième blessé.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mauritanie: des milliers de manifestants contre la caricature du prophète

janvier 16, 2015

Nouakchott – Plusieurs milliers de personnes ont marché vendredi après-midi à Nouakchott, en Mauritanie, pour protester contre la caricature du prophète de l’islam dans Charlie Hebdo, brûlant un drapeau français, ont affirmé des témoins à l’AFP.

Les manifestants ont tenté de se rendre à l’ambassade de France, dans le centre-ville, mais en ont été empêchés par les forces de l’ordre. Ils ont dressé des tribunes de fortune à proximité et brûlé un drapeau français, selon les mêmes sources.

Je suis musulman, Nous sommes là pour la défense du prophète, Nous n’acceptons pas l’insulte du prophète, ont scandé des manifestants. Ils répondaient à l’appel du Forum des oulémas et imams pour le soutien du prophète créé l’année dernière en Mauritanie.

Les organisateurs, qui avaient déjà appelé à manifester mercredi, fustigent la Une du dernier Charlie Hebdo, avec un personnage barbu en turban censé représenter Mahomet tenant une pancarte Je suis Charlie.

Ce slogan a été repris par les millions des manifestants qui ont défilé en France et à l’étranger pour condamner les attentats jihadistes qui ont visé le journal satirique, une policière et un supermarché casher, faisant 17 morts au total à Paris.

Les organisateurs ont évalué à 30.000 le nombre de participants, mais la presse et des témoins ont fait état de plusieurs milliers de personnes.

Les protestataires sont partis de la grande mosquée centrale de Nouakchott après la grande prière du vendredi et ont convergé vers le palais présidentiel tout proche, où le chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz s’est brièvement adressé à eux, selon des témoins et des médias locaux.

Je ne suis ni Charlie Hebdo ni Coulibaly, leur a lancé le président Ould Abdel Aziz Aziz, selon ses propos rapportés à l’AFP par un des témoins, en référence au slogan en faveur de Charlie Hebdo, et à Amedy Coulibaly, auteur de la prise d’otages au supermarché casher, qui a tué quatre personnes avant d’être abattu.

Je suis plutôt musulman, nous sommes tous musulmans. Nous avons combattu le terrorisme chez nous, nous avons payé un lourd prix et des sacrifices énormes, a déclaré le président mauritanien.

Pour cela, nous condamnons tout ce qui se passe aujourd’hui et qui est de nature à créer le terrorisme, à l’image de ces viles caricatures qui portent atteinte à notre religion et à toutes les religions monothéistes, a-t-il dit.

Pour le chef des organisateurs de la marche, Nah Ould Elhadj, la France doit s’excuser face au blasphème commis à l’encontre des musulmans dans Charlie Hebdo.

La France doit respecter les sentiments d’un milliard et demi de musulmans qui n’accepteront jamais que leur prophète soit maltraité. Nous continuerons à manifester, nous continuerons à protéger notre prophète et notre foi, a déclaré à l’AFP M. Ould Elhadj, joint au téléphone.

Jusqu’en fin d’après-midi, des groupes de jeunes ont essayé de se faufiler par des ruelles jusqu’à l’ambassade de France, provoquant des courses-poursuites avec les forces de l’ordre, qui ont ensuite fait usage de gaz lacrymogène et de matraques pour les disperser, d’après les mêmes sources.

Aucun blessé et aucune interpellation n’ont été signalés.

La Mauritanie est une République islamique où la charia (loi islamique) est en vigueur.

Un blogueur de 29 ans a été condamné à mort le 24 décembre par un tribunal de Nouadhibou (nord-ouest) pour apostasie pour avoir parlé avec légèreté du prophète Mahomet dans un article publié brièvement sur des sites internet mauritaniens. Sa défense a fait appel.

Romandie.com avec(©AFP / 16 janvier 2015 19h42)

Arabie: un blogueur fouetté en public pour insulte à l’islam

janvier 9, 2015

Jeddah (Arabie saoudite) – Un blogueur saoudien a reçu vendredi 50 coups de fouet près d’une mosquée de Jeddah (ouest de l’Arabie saoudite) qui font partie de sa condamnation par la justice pour insulte à l’islam, ont rapporté plusieurs témoins.

Raef Badawi, 30 ans, a été fouetté en public devant une foule de fidèles après la prière hebdomadaire près de la mosquée al-Jafali, selon ces témoins.

Emprisonné en 2012, Raef Badawi a été condamné en novembre à dix ans de prison et 1.000 coups de fouet à être répartis sur 20 semaines.

Il a été conduit sur place dans un véhicule de la police. Un fonctionnaire des forces de l’ordre a ensuite lu devant la foule la sentence du tribunal. Le blogueur a été placé debout, dos à la foule, et un autre homme s’est mis à le fouetter, en retenant ses coups.

La foule a assisté en silence à la scène. Les forces de l’ordre ont signifié aux fidèles présents qu’ils était formellement interdit de prendre des photos.

M. Badawi est l’animateur du site internet Liberal Saudi Network et lauréat 2014 du prix Reporters sans frontières (RSF).

Le département d’Etat américain s’est insurgé dans un communiqué jeudi contre une punition inhumaine.

Le gouvernement des Etats-Unis appelle les autorités saoudiennes à annuler cette punition brutale et à réexaminer le dossier de Badawi et sa condamnation, a insisté la porte-parole de la diplomatie américaine, Jennifer Psaki.

RSF dénonce aussi une condamnation inhumaine, contraire au droit international et a lancé une pétition appelant le roi Abdallah d’Arabie saoudite à accorder sa grâce à Raef Badawi.

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite sont de très proches alliés. Washington exprime toutefois de temps à autres des critiques sur la situation des droits de l’homme dans cette monarchie du Golfe.

Romandie.com avec(©AFP / 09 janvier 2015 11h50)

Burundi: 35 morts dans les affrontements entre forces de l’ordre et rebelles

décembre 31, 2014

Bujumbura (Burundi) – Les affrontements entre les forces de l’ordre burundaises et un important groupe de rebelles non identifié mardi ont fait au moins 35 morts, dont 34 parmi les rebelles et un soldat, selon un bilan révisé à la hausse fourni mercredi par une source militaire.

Les forces de l’ordre ratissent le secteur de combat et les vallées où se sont cachés les membres du groupe armé, a expliqué à l’AFP sous le couvert d’anonymat un général de l’armée.

Mercredi à la mi-journée, on avait déjà retrouvé 34 corps d’assaillants, a-t-il poursuivi. De notre côté, on déplore la mort d’un soldat, a-t-il affirmé, précisant qu’un soldat et un policier avaient été blessés.

Des habitants sur place et un responsable local ont évoqué un bilan plus lourd côté forces de l’ordre, d’au moins cinq soldats tués.

Le porte-parole de l’armée, le colonel Gaspard Baratuza, n’a pas commenté ces chiffres. Deux autres sources militaires ont cependant confirmé, également sous couvert d’anonymat, la mort d’une trentaine d’assaillants.

Un précédent bilan faisait état, mardi soir, de 14 assaillants tués.

Les forces de l’ordre burundaises — armée et police appuyée par des civils en armes — ont intercepté et affronté mardi à une cinquantaine de km au nord de la capitale Bujumbura un imposant groupe de rebelles — 200 hommes selon des habitants — en provenance de République démocratique du Congo (RDC) voisine.

Les combats ont duré toute la journée.

Selon l’armée, les rebelles voulaient rejoindre la forêt de la Kibira, plus en profondeur dans le centre-nord du pays. La Kibira court sur les sommets de la crête Congo-Nil partageant le Burundi du nord au sud et servait de sanctuaire aux groupes armés pendant la guerre civile burundaise (1993-2006), notamment à la guérilla hutu en lutte contre l’armée alors dominée par la minorité tutsi.

La recrudescence de violences armées à l’approche des élections cruciales prévues fin juin inquiète au Burundi.

Avant la guerre civile, l’histoire du petit pays d’Afrique des Grands Lacs avait déjà été jalonnée de massacres ethniques entre majorité hutu et minorité tutsi. Les précédentes élections de 2010, boycottées par l’opposition, avaient débouché sur des violences.

Romandie.com avec(©AFP / 31 décembre 2014 12h38)

Gabon: un étudiant tué lors d’une manifestation interdite de l’opposition

décembre 20, 2014

Libreville – Un étudiant gabonais a été tué samedi au cours d’une manifestation interdite de l’opposition réclamant le départ du président Ali Bongo Ondimba, qui a donné lieu à des heurts avec les forces de l’ordre, l’opposition parlant de trois morts.

Les circonstances exactes de la mort de ce jeune homme de 30 ans n’ont pas été précisées, mais cet incident ajoute aux tensions politiques croissantes. Avant la manifestation, l’ONU avait appelé pouvoir et opposition au dialogue pour éviter une crise profonde.

Un jeune compatriote de 30 ans (…) est décédé lors de la manifestation, a déclaré à la presse le procureur de la République, Sidonie Flore Ouwé. Selon elle, il s’agissait d’un étudiant qui a été mis sur le dessus d’un taxi au milieu des manifestants.

Selon la médecin légiste, le jeune homme est décédé d’une blessure à la gorge probablement causée par un objet tranchant. Il est mort des suites des blessures que j’ai examinées au niveau (…) du cou et il présentait une autre blessure juste au-dessous du menton, a indiqué le Dr Liliane Flore Pemba.

Sur les réseaux sociaux, l’opposition a, quant à elle, accusé le pouvoir d’avoir tué plusieurs manifestants. L’information n’a pas pu être confirmée officiellement dans l’immédiat.

Trois morts et des centaines de blessés. Manifestation pacifique brutalement réprimée, a ainsi affirmé sur Twitter l’ancien président de la Commission de l’Union africaine (UA) ayant rejoint l’opposition, Jean Ping, présent à la manifestation.

Des heurts ont éclaté à Libreville et au moins une vingtaine de personnes ont été interpellées, a constaté une journaliste de l’AFP.

Les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes pour empêcher les manifestants de se rassembler au carrefour Rio, dans un quartier populaire, où des cortèges de plusieurs centaines de manifestants ont afflué de chaque côté de la place.

Un important dispositif de sécurité était déployé, avec camions et dizaines de policiers et gendarmes bloquant les accès au carrefour. Un hélicoptère survolait en permanence la manifestation.

En première ligne, plusieurs ténors de l’opposition, dont Jean Ping et le dernier Premier ministre du défunt président Omar Bongo Ondimba, Jean Eyéghé Ndong ont été pris sous les tirs de grenades lacrymogènes,

– ‘Comme des chiens’ –

Ali, dégage! 50 ans, c’est trop long!, scandait la foule. Le président Ali Bongo Ondimba dirige le pays depuis la mort en 2009 de son père Omar, au pouvoir depuis 1967.

On venait marcher pacifiquement, dire qu’on en a marre que le pays soit pillé, c’est tout, mais ils nous traitent comme des chiens, a lancé Jonas, un jeune Gabonais.

Plusieurs manifestants ont répondu aux forces de l’ordre par des jets de pierres et de bouteilles en verre.

Après une forte pluie, conjuguée à l’action des forces de l’ordre, le gros de la foule ,s’est dispersée en début d’après-midi. Des heurts ont alors éclaté dans les bidonvilles adjacents, comme les Akébés, où des barricades ont été errigées, des pneus et au moins une voiture brûlés.

Selon le procureur, il y a eu des actes de vandalisme, notamment des boutiques saccagées et des voitures incendiées.

Vendredi, le ministère de l’Intérieur avait annoncé que la manifestation était interdite afin d’éviter d’éventuels troubles à l’ordre public.

A la veille du rassemblement, le chef du bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca), Abdoulaye Bathily, s’était dit vivement préoccupé par le climat ambiant au Gabon, appelant au calme et au dialogue entre gouvernement et opposition.

La parution du dernier livre sur le pouvoir gabonais du journaliste français Pierre Péan, Nouvelles affaires africaines, a suscité une grande polémique dans cette ex-colonie française.

Le journaliste accuse le président gabonais d’avoir falsifié de nombreux documents, de son acte de naissance à ses diplômes.

Une plainte déposée en novembre par l’opposition sur l’état-civil du chef de l’Etat a été rejetée cette semaine par le parquet.

Romandie.com avec(©AFP / 20 décembre 2014 22h44)

Flambée de violence à Zurich contre l’embourgeoisement de la plus grande ville suisse

décembre 13, 2014

Genève – Quelque 200 casseurs et autonomes, armés de barres de fer et pour la plupart masqués, ont saccagé dans la nuit de vendredi à samedi le centre de Zurich pour protester contre l’embourgeoisement de la plus grande ville de Suisse.

Ils s’en sont également pris aux forces de l’ordre à coups de pierres, fusées et torches enflammées, blessant sept policiers.

Si le montant des dommages –vitrines cassées, locaux de la police endommagés, voitures incendiées…– n’a pas encore été précisément chiffré, il devrait s’élever à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Quatre hommes, âgés de 20 à 36 ans, ont été interpellés. Deux sont originaires de Suisse, un de Grande-Bretagne et un du Liechtenstein, a annoncé la police, qui a reçu une lettre de revendication des autonomes suisses pour cette manifestation qui a eu lieu entre 22H et minuit (heure locale).

Selon les médias suisses, les manifestants brandissaient une banderole avec l’inscription en anglais Reclaim the Streets (Reprenons possession de la rue, référence à un mouvement anti-capitaliste, ndlr).

Nous reprenons possession de la rue pour protester contre l’embourgeoisement progressif de la ville et la destruction des projets alternatifs, ont expliqué les activistes sur le site internet Indymedia, ajoutant avoir choisi les quartiers délibérément, car ils étaient le symbole des dérives de l’argent et de la richesse.

Je n’ai jamais vu cela depuis dix ans, a réagi Mario Cortesi, porte-parole de la police municipale.

La ville de Zurich était au début des années 2000 le théâtre de manifestations similaires, menées par les black blocs, activistes d’extrême gauche qui se mobilisaient surtout au moment du Forum de Davos, fin janvier, et lors du 1er mai.

Depuis quelques années, ce genre de manifestation avait quasiment disparu à Zurich jusqu’aux évènements survenus dans la nuit de vendredi à samedi.

Beaucoup de manifestants étaient munis de barres de fer, certains portaient des casques, des masques à gaz et des vêtements de protection, a indiqué la police, qui a fait usage de balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes et de lances à eau pour les disperser.

Dès la formation du cortège, les manifestants ont jeté des projectiles sur la police, arraché la portière d’un véhicule où s’étaient réfugiés des policiers, et y ont lancé une torche enflammée. L’équipement d’une policière a pris feu, mais la fonctionnaire n’a pas été blessée.

Les manifestants ont également dérobé du matériel aux forces de l’ordre. Face à l’escalade de la violence, des renforts sont intervenus.

Outre les pierres, pétards et fusées lancées sur la police, les manifestants ont également procédé à des attaques au laser et mis le feu à plusieurs containers à ordures et à des voitures.

Plusieurs véhicules d’intervention ainsi que des locaux de la police ont été sérieusement endommagés.

Les manifestants ont également brisé toutes les vitres d’un restaurant bondé, dont les clients apeurés ont dû se réfugier au sous-sol et dans une arrière-salle.

Romandie.com avec(©AFP / 13 décembre 2014 16h40)

Togo : à Lomé, une manifestation de l’opposition dégénère

novembre 21, 2014

Des pneus incendiés sur un axe de Lomé.
Des pneus incendiés sur un axe de Lomé. © Edmond D’Almeida pour J.A.

Le vendredi 21 novembre a été choisi par une partie de l’opposition togolaise réunie au sein du CAP 2015  (Combat pour l’alternance pacifique en 2015) pour exiger des réformes avant la prochaine présidentielle. Les sympathisants du parti au pouvoir n’entendaient pas laisser la rue à l’opposition.

Depuis quelques jours, l’opposition togolaise appelle ses militants à descendre massivement dans la rue vendredi 21 novembre pour exiger du pouvoir des réformes institutionnelles et constitutionnelles, notamment pour limiter le nombre de mandats présidentiels.

Les partisans du président Faure Gnassingbé ont décidé de riposter en organisant une contre-manifestation le même jour pour dénoncer les intimidations des opposants. « Les réformes ne s’obtiennent pas dans la rue », selon un responsable du parti au pouvoir, Union pour la République (Unir).

Toute la semaine, les Togolais ont assisté aux joutes verbales des responsables des deux camps dans les médias. Arguments contre arguments, chacun essayait de démontrer la légitimité de sa manifestation. Dans les coulisses, les responsables de la sécurité publique négociaient pour éviter que les deux camps ne se retrouvent face-à-face.

Côté gouvernement, on a essayé de rassurer la population. La consigne était claire : « aucun débordement ne sera toléré. Il faut permettre à chaque citoyen de vaquer librement à ses occupations en ce jour ouvrable ». Jeudi 20 novembre, au soir, un communiqué du gouvernement a néanmoins demandé aux élèves de Lomé et de ses environs de rester chez eux le lendemain.

Pour faire face à d’éventuels débordements, la ville a été quadrillée par les éléments de la police et la gendarmerie, qui, sur certains axes, ont procédé à des fouilles des passants et des véhicules.

Violence devant le Parlement

Les ministères de l’Administration territoriale et de la Sécurité ont de leur côté veillé à tracer des itinéraires distincts aux deux manifestations. Celle des sympathisants du pouvoir a démarré un peu plus tôt, autour de 9 heures du matin. Dans une ambiance bon enfant, manifestant portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Touche pas à ma Constitution », « Non à la violence ».  Selon les organisateurs, près de 10 000 personnes défilaient sous les regards vigilants des forces de l’ordre.

Déploiement des forces de l’ordre dans Lomé, vendredi 21 novembre. © Edmond D’Almeida pour J.A.

Peu avant midi, alors que cette première marche arrivait à son lieu de chute, les sympathisants de l’opposition battaient le pavé escortés par les forces de l’ordre. Selon un responsable de CAP 2015, ils étaient près de 5 000 à défiler dans le calme avant que la manifestation ne dégénère vers 13heures, lorsque la foule a essayé de forcer le dispositif sécuritaire afin d’accéder au palais des congrès de Lomé, siège du Parlement togolais. Alors que les gaz lacrymogène et les canons à eau des forces de l’ordre repoussaient les jets de pierres et pneus brûlés des manifestants, les affrontements ont gagné les quartiers environnants.

En fin d’après-midi le calme revenait peu à peu dans les rues de Lomé, même si dans certains quartiers comme à Bè, quelques poches de résistance subsistaient. À quelques semaines des échéances électorales, le bras de fer entre le pouvoir et l’opposition a bel et bien débuté.

Jeuneafrique.com par Edmond d’Almeida, à Lomé