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Togo : à Lomé, une manifestation de l’opposition dégénère

novembre 21, 2014

Des pneus incendiés sur un axe de Lomé.
Des pneus incendiés sur un axe de Lomé. © Edmond D’Almeida pour J.A.

Le vendredi 21 novembre a été choisi par une partie de l’opposition togolaise réunie au sein du CAP 2015  (Combat pour l’alternance pacifique en 2015) pour exiger des réformes avant la prochaine présidentielle. Les sympathisants du parti au pouvoir n’entendaient pas laisser la rue à l’opposition.

Depuis quelques jours, l’opposition togolaise appelle ses militants à descendre massivement dans la rue vendredi 21 novembre pour exiger du pouvoir des réformes institutionnelles et constitutionnelles, notamment pour limiter le nombre de mandats présidentiels.

Les partisans du président Faure Gnassingbé ont décidé de riposter en organisant une contre-manifestation le même jour pour dénoncer les intimidations des opposants. « Les réformes ne s’obtiennent pas dans la rue », selon un responsable du parti au pouvoir, Union pour la République (Unir).

Toute la semaine, les Togolais ont assisté aux joutes verbales des responsables des deux camps dans les médias. Arguments contre arguments, chacun essayait de démontrer la légitimité de sa manifestation. Dans les coulisses, les responsables de la sécurité publique négociaient pour éviter que les deux camps ne se retrouvent face-à-face.

Côté gouvernement, on a essayé de rassurer la population. La consigne était claire : « aucun débordement ne sera toléré. Il faut permettre à chaque citoyen de vaquer librement à ses occupations en ce jour ouvrable ». Jeudi 20 novembre, au soir, un communiqué du gouvernement a néanmoins demandé aux élèves de Lomé et de ses environs de rester chez eux le lendemain.

Pour faire face à d’éventuels débordements, la ville a été quadrillée par les éléments de la police et la gendarmerie, qui, sur certains axes, ont procédé à des fouilles des passants et des véhicules.

Violence devant le Parlement

Les ministères de l’Administration territoriale et de la Sécurité ont de leur côté veillé à tracer des itinéraires distincts aux deux manifestations. Celle des sympathisants du pouvoir a démarré un peu plus tôt, autour de 9 heures du matin. Dans une ambiance bon enfant, manifestant portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Touche pas à ma Constitution », « Non à la violence ».  Selon les organisateurs, près de 10 000 personnes défilaient sous les regards vigilants des forces de l’ordre.

Déploiement des forces de l’ordre dans Lomé, vendredi 21 novembre. © Edmond D’Almeida pour J.A.

Peu avant midi, alors que cette première marche arrivait à son lieu de chute, les sympathisants de l’opposition battaient le pavé escortés par les forces de l’ordre. Selon un responsable de CAP 2015, ils étaient près de 5 000 à défiler dans le calme avant que la manifestation ne dégénère vers 13heures, lorsque la foule a essayé de forcer le dispositif sécuritaire afin d’accéder au palais des congrès de Lomé, siège du Parlement togolais. Alors que les gaz lacrymogène et les canons à eau des forces de l’ordre repoussaient les jets de pierres et pneus brûlés des manifestants, les affrontements ont gagné les quartiers environnants.

En fin d’après-midi le calme revenait peu à peu dans les rues de Lomé, même si dans certains quartiers comme à Bè, quelques poches de résistance subsistaient. À quelques semaines des échéances électorales, le bras de fer entre le pouvoir et l’opposition a bel et bien débuté.

Jeuneafrique.com par Edmond d’Almeida, à Lomé

Nigeria: Gaz lacrymogènes au Parlement avant le vote sur l’état d’urgence

novembre 20, 2014

Abuja – Les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes, jeudi, dans le hall du Parlement nigérian à l’arrivée du président de la Chambre des représentants, juste avant un vote sur une prolongation de l’état d’urgence contre Boko Haram dans le Nord-Est, selon un journaliste de l’AFP et un témoin.

Le président du Sénat David Mark a ordonné la fermeture immédiate du Parlement, composé du Sénat et de la Chambre des représentants, jusqu’à la semaine prochaine, suite à cet incident.

Selon plusieurs sources dont des témoins visuels, des agents des forces de l’ordre ont tenté d’empêcher Aminu Tambuwal, le président de la Chambre, d’entrer dans le bâtiment dont les grilles étaient fermées.

Le Parti démocratique du peuple (PDP, au pouvoir) conteste à M. Tambuwal, qui a annoncé le mois dernier rejoindre l’opposition en vue des élections de février prochain, le droit de continuer à présider la Chambre des représentants.

Les députés devaient se prononcer jeudi sur la proposition du président Goodluck Jonathan de prolonger l’état d’urgence dans les trois Etats les plus touchés par l’insurrection des islamistes de Boko Haram, dans le Nord-Est, pour six mois supplémentaires.

Le Congrès progressiste (APC), principal parti d’opposition, rejoint par M. Tambuwal, a vivement critiqué l’état d’urgence, considérant que depuis son instauration en mai 2013, l’escalade de la violence s’est poursuivie et la situation a empiré dans les Etats de Borno, Yobe et Adamawa.

Un employé du Parlement a dit avoir vu la police tirer des gaz lacrymogènes au moment où M. Tambuwal et d’autres députés de l’opposition tentaient d’entrer dans le bâtiment malgré les grilles closes.

Les députés ont escaladé le portail et se sont dirigés vers le hall du Parlement, où la police a de nouveau tiré des gaz lacrymogène, a ajouté ce témoin.

Des images diffusées par la chaîne privée Channels montrent les députés escaladant les grilles.

Selon un journaliste de l’AFP, le hall était encore plein de gaz lacrymogène plusieurs minutes après l’arrivée de M. Tambuwal.

Le porte-parole de la police, Emmanuel Ojukwu, a affirmé à l’AFP que les policiers n’étaient pas impliqués dans cet incident.

Romandie.com avec(©AFP / 20 novembre 2014 13h25)

France: À 98 ans, Yvette est expulsée de chez elle par la police

octobre 30, 2014

Policiers, médecins et ambulanciers ont été mobilisés pour exécuter l'arrêté signé par le préfet. (photo d'illustration)PHILIPPE HUGUEN / AFP

Policiers, médecins et ambulanciers ont été mobilisés pour exécuter l’arrêté signé par le préfet. (photo d’illustration)PHILIPPE HUGUEN / AFP

Mardi matin, une nonagénaire et sa fille ont été délogées de leur domicile par les forces de l’ordre à Nice.

[LU AILLEURS] Elles ne pouvaient plus payer leur loyer depuis plusieurs années. Selon Nice-Matin, une femme de 98 ans et sa fille, retraitée, ont été expulsées ce mardi par des policiers « en tenue, en civil et en nombre » sur exécution d’un arrêté préfectoral.

« La dame âgée (Yvette) a été conduite à l’hôpital Saint-Roch tandis que sa fille (Linda) a été laissée dans la rue avec quelques sacs entassés dans une voiture », rapportent nos confrères. « À l’origine, les deux femmes n’étaient pas dans le besoin, mais étaient dépendantes des intérêts perçus grâce à un prêt conséquent accordé à un unique débiteur. C’est sa défaillance qui les a privées des ressources indispensables pour honorer leur loyer depuis trois ans », expliquent-ils.

Yvette et Linda Carletti comptent maintenant, avec l’aide de leurs avocats, faire pression sur les élus pour obtenir un logement social et être réunies à nouveau.

Lexpress.fr

Egypte: au moins 17 soldats tués dans un attentat dans le Sinaï

octobre 24, 2014

Le Caire – Dix-sept soldats égyptiens ont été tués et 22 blessés vendredi dans un attentat à la voiture piégée visant un barrage de l’armée dans le nord de la péninsule du Sinaï, selon un nouveau bilan communiqué par des responsables de sécurité.

L’Egypte est le théâtre d’une vague d’attentats visant les forces de l’ordre depuis que l’armée a destitué et arrêté le président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013. Ces attentats sont le plus souvent revendiqués par des groupes jihadistes en représailles, selon eux, à la répression sanglante qui s’est abattue depuis plus d’un an sur les pro-Morsi.

L’attentat de vendredi est l’un des plus meurtriers des dernières semaines. Il visait un barrage de l’armée situé au nord-ouest de la ville d’Al-Arich, le chef-lieu de la province du Nord-Sinaï, selon des responsables des forces de l’ordre s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

La plupart des blessés sont des blessés graves, et tous n’ont pas encore été transportés à l’hôpital, a indiqué à l’AFP un responsable du ministère de la Santé dans la province du Nord-Sinaï, Tarek Khater.

Le président Abdel Fattah al-Sissi, ex-chef de l’armée et architecte de l’éviction de M. Morsi, a convoqué une réunion du Conseil de défense nationale prévue dans la soirée pour suivre les développements dans le Sinaï, selon un communiqué de la présidence.

D’abord cantonnées au nord du Sinaï, région montagneuse et désertique jouxtant Israël et la bande de Gaza palestinienne, les attaques jihadistes ont gagné le delta du Nil et la capitale égyptienne.

Mercredi, au moins six policiers et trois passants ont ainsi été blessés par l’explosion d’une bombe devant l’entrée de l’université du Caire. Cet attentat a été revendiqué par le groupe jihadiste Ajnad Misr.

Et dimanche, sept soldats égyptiens ont été tués dans l’explosion d’une bombe au passage de leur véhicule au sud d’Al-Arich, dans le nord du Sinaï.

Un autre groupe jihadiste basé dans le nord du Sinaï, Ansar Beït al-Maqdess (Les Partisans de Jérusalem, en arabe), a revendiqué la plupart des attentats visant les forces de sécurité depuis l’été 2013. Ce groupe, s’inspirant d’al-Qaïda, a récemment exprimé son soutien à l’organisation Etat Islamique (EI), qui s’est emparé de larges territoires en Irak et en Syrie.

Abdel Fattah al-Sissi, confortablement élu à la présidence en mai après avoir éliminé toute opposition islamiste comme libérale, est accusé d’instaurer un régime encore plus répressif que celui de Hosni Moubarak, renversé par une révolte populaire en 2011.

Après la destitution de M. Morsi, plus de 1.400 de ses partisans ont ainsi été tués notamment lors de la répression de manifestations. Des centaines de pro-Morsi ont été condamnés à mort dans des procès de masse expédiés en quelques minutes, qualifiés par l’ONU de sans précédent dans l’histoire récente du monde, tandis que 15.000 autres ont été emprisonnés.

Romandie.com avec(©AFP / 24 octobre 2014 16h53)

Tunisie : tension sécuritaire à quatre jours des législatives

octobre 23, 2014

Des membres de la garde nationale tinisienne sont déployés dans la ville de Oued Ellil.
Des membres de la garde nationale tinisienne sont déployés dans la ville de Oued Ellil. © AFP

À quatre jours des élections législatives, l’activité d’éléments jihadistes armés fait monter la tension sécuritaire de plusieurs crans dans le pays.

La tension est maximale en Tunisie. Deux terroristes lourdement armés ont été arrêtés dans le gouvernorat de Douz (Sud) dans la matinée du jeudi 23 octobre, tandis qu’une mine artisanale a fait deux blessés parmi les militaires stationnés à Sakiet Sidi Youssef, à la frontière algérienne.

Mais l’attention se porte surtout sur les échanges de tirs soutenus qui ont lieu entre les forces de l’ordre et des terroristes, positionnés à Chebaou, à 20 kilomètres à l’Ouest de la capitale dans l’agglomération de Oued Ellil.

Retranchés dans une maison de la Cité des roses, les extrémistes armés seraient au nombre de six selon un colonel de la garde nationale qui précise que des tentatives de dialogue sont en cours mais qu’un assaut n’est pas exclu.

Pendant que le déploiement de la garde nationale, ainsi que celui de l’armée, a permis d’encercler les lieux, des hélicoptères de l’armée tentent de repérer d’éventuels complices en fuite dans les collines environnantes qui sont en partie des terres agricoles mais aussi une zone militaire recouverte de maquis.

Repère de salafistes jihadistes

Cette région des environs de Tunis est depuis longtemps un repère de salafistes jihadistes. C’est dans la mosquée de Sidi Thabet, à 10 kilomètres de Chebaou, que le chef jihadiste, Abou Iyadh, fondateur du groupe Ansar Al Chariaa en mai 2011, faisait ses prêches au lendemain de la révolution.

Mohamed Ali Laroui, porte parole du ministère de l’Intérieur, a fait état d’un mort et de plusieurs blessés dans les rangs des forces de l’ordre tandis que le voisinage a été évacué en prévision d’affrontements ultérieurs et que les médias ont été également tenus à distance.

« Il y a (dans la maison) au moins deux hommes, au moins deux femmes et des enfants. Nous avons des informations sur la présence d’explosifs », a déclaré Mohamed Ali Aroui, se refusant néanmoins à employer le terme de prise d’otages, l’une des femmes étant l’épouse d’un des éléments terroristes.

Alerte maximale

Des sources proches de Ridha Sfar, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, chargé de la sécurité, affirme que les forces sécuritaires sont en alerte maximale par crainte de la multiplication de foyers de confrontation entre terroristes et forces de l’ordre à la veille des élections.

À plusieurs reprises, depuis septembre, le gouvernement avait averti de la menace terroriste lors du scrutin et les habitants de Tunis ont pu constater un renforcement du maillage sécuritaire.

Jeuneafrique.com par Frida Dahmani, à Tunis

Tunisie : un policier tué lors d’affrontements entre la police et un groupe terroriste près de Tunis

octobre 23, 2014

Des éléments 'terroristes' retranchés dans une maison à Oued Ellil, près de Tunis.
Des éléments « terroristes » retranchés dans une maison à Oued Ellil, près de Tunis. © AFP

Oued Ellil, une localité à 70 km de Tunis, est le théâtre d’échanges de tirs entre les forces de l’ordre et des éléments terroristes. Un policier a été tué.

Les affrontements qui se déroulent jeudi 23 octobre à Oued Ellil, localité près de Tunis, ont fait un mort parmi les forces de l’ordre. « Notre agent a succombé à une blessure par balle reçue à l’oeil dans des affrontements avec un groupe terroriste », a affirmé un responsable de la police.

« Les forces de l’ordre encerclent une maison de , NDLR] abritant des éléments terroristes et des échanges de tirs sont en cours », a avait indiqué plus tôt le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mohamed Ali Aroui, à la radio Mosaïque FM.

« Dans la matinée, des heurts avaient éclaté entre la police et deux éléments terroristes à Kébili (Sud) », a-t-il ajouté, précisant que le gardien d’une société avait été tué par ces terroristes lors des échanges de tirs avec les forces de l’ordre.

« Les deux terroristes, qui préparaient des opérations dans la région, ont été arrêtés, et deux kalachnikovs ont été saisies », a-t-il ajouté.

Ces violences interviennent à trois jours des élections législatives qui, avec la présidentielle du 23 novembre, sont cruciales pour la stabilité du pays. Les ministères de la Défense et de l’Intérieur ont mis en garde contre des éléments terroristes qui visent à entraver ces scrutins.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC : la police disperse une manifestation d’opposition à Kinshasa

septembre 13, 2014

RDC : la police disperse une manifestation d'opposition à Kinshasa
RDC : la police disperse une manifestation d’opposition à Kinshasa © AFP

La police congolaise a dispersé samedi matin une manifestation d’opposition dans le centre de Kinshasa, interpellant plusieurs personnes dont un journaliste vidéaste de l’AFP.

Vers 10h00 (09h00 GMT), une centaine de policiers sont intervenus pour disperser plusieurs dizaines de manifestants regroupés près de l’hôtel Memling, dans le nord de la capitale, en dépit des consignes des autorités municipales, ont constaté trois journalistes de l’AFP. Celles-ci avaient « déconseillé » de manifester sans aller jusqu’à interdire le rassemblement.

Une grenade lacrymogène a été tirée. Forces de l’ordre et opposants ont joué au chat et à la souris mais l’opération s’est déroulée sans incident majeur, selon ces journalistes.

De nombreux véhicules de la police patrouillaient dans la zone pour empêcher la manifestation organisée par plusieurs partis d’opposition. Elle était destinée à demander la libération des détenus politiques et à dénoncer tout tentative de modification constitutionnelle qui permettrait au président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016.

Un vidéaste de l’AFP qui couvrait la manifestation a été violemment interpellé par la police avec un confrère de la télévision privée Sango Malamu alors qu’il filmait. Contraints de monter dans un pick-up des forces de l’ordre pendant une quinzaine de minutes, tous deux ont fini par être relâchés à distance de la manifestation.

Les journalistes de l’AFP ont vu quatre autres personnes être interpellées et emmenées dans des pick-up.

Les organisateurs de la manifestation, parmi lesquels des responsables de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, première force d’opposition au Parlement) et de l’Union pour la Nation congolaise (UNC, troisième parti d’opposition), avaient appelé à un rassemblement à 9h00 près de la gare centrale.

D’autres organisateurs s’étaient désolidarisés du mouvement vendredi après que les autorités de la ville eurent déconseillé la manifestation, arguant qu’un autre rassemblement politique était prévu autour de midi et que la police n’avait pas les moyens d’encadrer deux événements de ce genre le même jour.

Interrogé par l’AFP, le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, avait indiqué que la police comptait empêcher la première de ces deux manifestations.

Jeuneafrique.com avec AFP

Ebola : un mangeur de rat prend cinq ans de prison ferme en Côte d’Ivoire

août 28, 2014
Pauvre rat de brousse

Pauvre rat de brousse

Un mangeur de rat a été condamné à cinq ans de prison ferme par le tribunal de Guiglo dans l’extrême ouest ivoirien, a appris APA jeudi de sources concordantes dans la capitale économique ivoirienne.

Selon des journaux locaux qui rapportent l’information, Bernard Guéi, habitant du village de Bedy-Goazon dans le département de Guiglo (516 km à l’Ouest d’Abidjan), «a consommé la viande de rat que son piège a attrapé au campement».

« Pris la main dans le sac par les forces de l’ordre qui sillonnaient la zone, M. Guéi a défié les autorités en persistant dans sa détermination à consommer la viande brousse », interdite par les autorités ivoiriennes dans le cadre de la lutte contre l’épidémie hémorragique à virus Ébola.

«Tant que j’aurai faim, je vais manger la viande de brousse (…). Votre affaire d’Ébola ne me regarde pas », ajoutent ces mêmes sources en citant le « mangeur de rat », conduit à la brigade de gendarmerie puis au tribunal de Guiglo pour répondre de son acte.

L’épidémie de fièvre à virus Ébola qui sévit depuis mars en Afrique de l’Ouest a franchi la barre de 1 400 morts dans quatre pays que sont la Guinée, le Liberia, la Sierra Leone et le Nigeria.

La Côte d’Ivoire, frontalière de la Guinée et du Liberia, n’est pas encore atteinte par la maladie, amenant les autorités à renforcer les mesures préventives dont le renforcement des mesures de contrôle sanitaire. Elles ont fermé les frontières terrestres et aériennes avec la Guinée et le Libéria.

En plus de l’interdiction de la consommation et la manipulation des rongeurs (agouti, rat, singe, chauve-souris…), le gouvernement ivoirien recommande fortement aux populations d’éviter de se serrer les mains et de faire des accolades.

Apanews.net

Egypte: quatre enfants tués par des tirs au mortier dans le Sinaï

juillet 26, 2014

Le Caire – Quatre enfants ont été tués samedi dans une attaque au mortier sur leur maison dans la péninsule égyptienne du Sinaï, apparemment dans une opération d’insurgés qui visait des soldats, ont annoncé des responsables des services de sécurité.

L’attaque a eu lieu dans la ville d’El-Joura, dans le nord du Sinaï, considérée comme un fief des islamistes extrémistes qui ont tué des centaines de membres des forces de l’ordre depuis un an.

Outre les quatre enfants tués, tous âgés de moins de 15 ans, l’explosion a fait quatre blessés.

Au moment de l’attaque, des soldats et des policiers perquisitionnaient dans le secteur, au lendemain de la mort de deux officiers supérieurs abattus alors qu’ils rentraient chez eux en voiture dans le nord de la péninsule.

L’armée a affirmé avoir tué 12 insurgés vendredi au cours de différentes opérations menées dans le nord de la péninsule.

Egalement dans le Sinaï, un soldat a été blessé par des tirs samedi près du point de passage de Rafah, frontalier de la bande de Gaza.

Depuis la destitution en juillet 2013 du président islamiste Mohamed Morsi, l’Egypte a connu une vague d’attaques revendiquées par des jihadistes visant les forces de l’ordre, surtout dans le nord du Sinaï.

Ces derniers expliquent frapper en représailles à la sanglante répression des pro-Morsi menée par les autorités installées par l’armée, qui a fait plus de 1.400 morts. Selon le gouvernement, plus de 500 policiers et soldats ont péri dans de multiples attentats en Egypte.

Ces attaques visent en général les forces de l’ordre, mais elles ont parfois fait des victimes civiles. Mi-juillet, au moins sept civils, dont un enfant, avaient été tués quand une roquette avait été tirée par erreur sur un marché à El-Arish, chef-lieu du Nord-Sinaï.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juillet 2014 19h02)

Des milliers d’Européens ont manifesté contre l’offensive israélienne à Gaza

juillet 20, 2014

Paris – Des milliers de personnes ont manifesté dimanche dans plusieurs capitales européennes contre l’offensive israélienne à Gaza, majoritairement dans le calme excepté près de Paris où une nouvelle manifestation propalestinienne interdite a dégénéré en violences et actes de vandalisme.

Environ 11.000 manifestants ont défilé dans le centre-ville de Vienne pour protester contre le crime et l’oppression en Palestine, tout comme à Amsterdam et à Stockholm, où respectivement quelque 3.000 et un millier de personnes ont défilé contre les attaques israéliennes.

A Vienne, les rassemblements ont été encadrés par un lourd dispositif policier. Craignant des incidents, le Premier, ministre autrichien, Johanna Mikl-Leitner, avait appelé plus tôt les manifestants à défiler pacifiquement.

Nous ne sommes pas antisémites, nous sommes ici pour les gens. Nous appelons les Européens et les Américains à enfin intervenir, ont déclaré les organisateurs autrichiens au début de leur marche.

D’autres manifestations de moindre envergure, comptabilisant au plus 600 personnes, ont eu lieu dans les villes autrichiennes de Graz et de Linz.

Aux Pays-Bas, environ 3.000 personnes, dont beaucoup portaient des drapeaux palestiniens et de pays du Proche-Orient ou turcs, scandant Libérez la Palestine, ont manifesté sans incidents dimanche à Amsterdam sous une présence policière discrète, a constaté un journaliste de l’AFP.

Il faut que cela s’arrête, des enfants sont en train d’être tués et ils sont innocents, a déclaré à l’AFP Ekrem Kara, 32 ans, arborant un traditionnel keffieh noir et blanc.

Je ne comprends pas pourquoi le monde reste silencieux, pourquoi personne ne dit rien, il faut que cela s’arrête, a-t-il ajouté.

Au moins 438 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis le début de l’offensive israélienne le 8 juillet, dont au moins 100 ce dimanche, la journée la plus sanglante. Dix-huit militaires israéliens ont été tués dans le même temps.

A Stockholm, un millier de manifestants ont défilé dans le calme brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire Résistez pour la paix et L’Holocauste n’en justifie pas un autre devant un effectif réduit de policiers suédois.

En revanche, en France, à Sarcelles, ville proche de Paris connue pour son multiculturalisme, un rassemblement propalestinien non autorisé a dégénéré en violences avec les forces de l’ordre et en saccages de commerces.

Les forces de l’ordre ont tiré des cartouches de gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc pour tenter de disperser les casseurs.

Treize personnes ont été interpellées, a indiqué une source policière. Le calme semblait revenu en début de soirée.

La veille, dans le nord de Paris, des milliers de manifestants avaient déjà bravé l’interdiction des autorités, leur rassemblement dégénérant en affrontements pendant des heures avec les forces de l’ordre.

Par ailleurs à Londres, plusieurs centaines de personnes ont participé dimanche après-midi à une manifestation pro-israélienne devant l’ambassade d’Israël, a constaté un photographe de l’AFP.

En parallèle plusieurs dizaines de manifestants propalestiniens ont organisé une contre-manifestation au rassemblement qui a duré deux heures, de 14H00 à 16H00 (15H00 GMT), mais ils ont été tenus à distance par la police qui n’a procédé à aucune arrestation.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2014 22h28)