Posts Tagged ‘forces internationales’

Centrafrique: combats entre forces internationales et ex-rebelles Séléka dans le centre-est

février 10, 2015

Bangui – Des combats ont opposé mardi matin les forces internationales en Centrafrique à des éléments armés de l’ex-rébellion Séléka à Bria (centre-est), selon un communiqué de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

Les affrontements étaient terminés à la mi-journée. Une source proche des forces internationales a affirmé sous couvert d’anonymat qu’il y a des morts et des blessés, sans donner de bilan précis. Cette information n’a pas été confirmée officiellement.

La Minusca, épaulée par des militaires français, a procédé à la reprise de certains édifices publics à Bria, occupés illégalement par les éléments armés ex-Séléka, et s’est heurtée à l’hostilité immédiate du groupe armé, entraînant la riposte déterminée des forces internationales, selon son communiqué.

Cette opération, intervenue après le refus répété des groupes armés d’évacuer pacifiquement les emprises de l’Etat, vise, entre autres, à mettre fin à l’existence d’une administration parallèle, explique la Minusca.

Il s’agissait aussi de permettre la tenue des consultations populaires à Bria en donnant aux citoyens la possibilité de s’exprimer librement sur ce qu’ils pensent être les racines de la crise centrafricaine et leur vision de l’avenir, selon le communiqué.

Fin janvier, les ex-Séléka avaient empêché une délégation gouvernementale en visite à Bria d’organiser des consultations avec les habitants, dans le cadre du forum de dialogue et réconciliation national qui doit se tenir à Bangui prochainement.

Importante ville minière du centre-est de la Centrafrique, Bria et son activité diamantifère sont sous le contrôle des ex-Séléka.

Selon des témoignages d’habitants joints par l’AFP, des tirs nourris d’armes lourdes et légères ont été entendus mardi matin dès l’aube dans la ville, obligeant les civils à se terrer chez eux.

C’est depuis 05H00 (04H00 GMT) que nous n’arrivons pas à mettre le nez dehors. Des tirs nourris sont entendus depuis le secteur de l’aérodrome jusqu’à celui du centre administratif. (…) il y a de violents affrontements, a déclaré en début de matinée un habitant de Bria sous couvert d’anonymat, qui dit avoir vu des rotations d’avion de type Transall et un hélicoptère survoler la ville.

Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, qui a depuis abandonné le pouvoir, la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent opposant milices principalement chrétiennes, les anti-balaka, aux rebelles Séléka, essentiellement musulmans.

La présence de trois forces internationales -la force française Sangaris, l’Eufor RCA (UE) et la Minusca – a permis de stabiliser la situation, sans pour autant réussir à pacifier l’ensemble du territoire.

Romandie.com avec(©AFP / 10 février 2015 13h32)

Centrafrique: six miliciens anti-balaka tués à Bangui par les forces internationales

octobre 16, 2014

Bangui – Six miliciens anti-balaka qui refusaient d’être désarmés ont été tués mercredi à Bangui lors d’échanges de tirs avec les forces internationales, a-t-on appris jeudi auprès de la Minusca, la force de l’ONU en Centrafrique.

Six victimes ont été dénombrées à la suite d’échanges de tirs mercredi dans les 5e et 8e arrondissements de Bangui entre les forces internationales (européenne et onusienne) et les anti-balaka qui refusaient d’être désarmés, a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat un responsable de la Minusca.

Aucun nouvel incident n’avait été signalé jeudi. Mais au nord de la ville, des barricades dégagées mercredi par les forces internationales ont été réinstallées à la faveur de la nuit, compliquant notamment l’accès à l’aéroport.

Ces échanges de tirs de mercredi faisaient suite à des violences, exactions et pillages perpétrées par des anti-balaka –ces milices majoritairement chrétiennes qui avaient fait la chasse à la minorité musulmane au début de l’année– dans la nuit précédente. On avait relevé quatre morts: un pillard lynché par des habitants et trois civils tués par des miliciens.

Il faut bien faire la distinction entre ce qu’attendent les populations qui expriment leurs réelles attentes ou aspirations à la paix, au redémarrage et au développement économique et l’action d’un certain nombre de groupes plus ou moins bien contrôlés qui pour des raisons criminelles comme pour des raisons politiques ont intérêt à saper le processus de transition et de réconciliation nationale, a souligné jeudi le général français Philippe Pontiès, le commandant de la force européenne Eufor RCA.

Il faut expliquer aux populations, qu’elles ne doivent pas être l’otage d’un certain nombre de radicaux, a-t-il ajouté sur les ondes de la radio d’Etat.

A Paris, l’état-major des armées françaises a d’ailleurs constaté que le caractère des troubles de ces derniers jours étaient nettement moins communautaire que lors des précédentes flambées de violences qui ont enflammé Bangui.

Lorsque que nous avons démonté un certain nombre de barrages, la population des quartiers venait appuyer Sangaris/Minusca (les forces française et onusienne, ndlr) pour les démonter. C’est pour cela que nous considérons que la semaine dernière nous avons plutôt été confrontés à des groupes qui agissaient dans une logique politique, a constaté le porte-parole de l’état-major, le colonel Gilles Jaron.

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, accusée par ses détracteurs d’inefficacité et de corruption, tient à peu près le même discours, se disant victime d’une tentative de déstabilisation.

Bangui se remet à peine d’une nouvelle vague de violences intercommunautaires qui ont fait au moins 10 morts et plusieurs dizaines de blessés la semaine dernière, paralysant la ville pendant plusieurs jours.

Malgré les affrontements de mercredi, le retour à la normale se poursuivait jeudi dans une grande partie de la ville.

De source de la gendarmerie, des centaines de personnes restaient bloqués à Boali, à 95 km au nord de Bangui sur la route du Cameroun. Faute d’escorte des forces internationales, certains véhicules tentant de pénétrer dans la capitales ont été attaqués et volés par des individus armés.

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2014 17h51)

Centrafrique: les forces internationales prises à partie, deux soldats africains blessés

avril 11, 2014

BANGUI – Deux soldats de la force africaine en Centrafrique (Misca) ont été blessés jeudi à Bria (400 km au nord-est de Bangui), où des partisans de l’ex-rébellion Séléka ont pris à partie les forces internationales, selon des habitants et l’armée française vendredi.

Des jeunes musulmans manipulés par la Séléka les ont accueillies à coup de pierres jeudi, a indiqué un enseignant, joint au téléphone par l’AFP depuis Bangui. Un jeune homme a été tué pendant ces accrochages, selon cette source, qui n’a pas précisé les circonstances de sa mort.

Nous avons bien été pris à partie par un groupe armé malveillant, a confirmé à l’AFP le capitaine Sébastien Isern, officier de communication de l’armée française à Bangui.

Nous n’avons pas essuyé de pertes, mais deux soldats de la Misca ont été blessés, a-t-il indiqué, sans préciser la gravité de leur blessure.

Il a dit ignorer les éventuelles pertes subies par les assaillants.

Selon lui, la situation reste complexe et volatile en raison d’une minorité qui refuse les mesures de confiance, c’est-à-dire le désarmement, et qui instrumentalise des habitants.

De son côté, le général Moussa Dhaffane, ancienne grande figure de l’ex-Séléka, a affirmé à l’AFP vendredi que l’armée française était à l’origine des hostilités: Un de leurs hélicoptères a tiré sur le véhicule de notre commandant de zone, a-t-il assuré.

Sur le fond, nous n’avons pas de problème avec la France, mais c’est un problème de méthode. Il y a une crise de confiance entre Sangaris (nom de la force française en Centrafrique) et la Séléka, a ajouté le général.

Selon un employé de l’hôpital situé dans le centre de la ville, les soldats français et du contingent congolais de la Misca sont ensuite tombés dans une embuscade vers 19H00 (18H00 GMT) devant l’hôpital, alors qu’ils regagnaient leur base à l’aéroport.

Des échanges de tirs ont eu lieu pendant 30 minutes, a précisé cet employé sous couvert de l’anonymat.

La situation était tendue vendredi, avec des jeunes armés de couteaux, et les boutiques fermées, selon des habitants.

Une centaine de véhicules militaires français sont déployés à l’aéroport de Bria, selon des habitants.

Après s’être déployées dans le sud et le centre de la Centrafrique, les forces internationales continuent leur avancée vers l’est et le nord, des territoires dans lesquels les ex-combattants Séléka – en majorité des musulmans, chassés récemment de Bangui, qu’ils tenaient depuis qu’ils avaient pris le pouvoir en mars 2013 – se sont repliés, vers les frontières du Soudan et du Tchad.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé jeudi le déploiement de 11.800 Casques bleus en Centrafrique pour tenter de sécuriser un pays livré depuis un an à l’anarchie et aux violences entre chrétiens et musulmans.

Ces 10.000 soldats et 1.800 policiers formeront la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine).

Ils prendront dans cinq mois la relève des 6.000 soldats de la force africaine de la Misca, renforcée depuis début décembre par 2.000 militaires français déployés dans cette ancienne colonie française. Les Européens ont aussi promis 800 hommes.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2014 18h39)

Centrafrique: l’attaque des forces internationales par des groupes armés est très grave

mars 26, 2014

BANGUI – L’attaque de soldats des forces internationales en Centrafrique par des groupes armés est un acte très grave, a estimé mercredi le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Babacar Gaye, après les violences de ces derniers jours.

Des soldats des forces internationales, (la force africaine) Misca et (française) Sangaris, dont je salue ici l’action inlassable, ont fait l’objet d’attaque de la part de groupes armés. Ce qui est très grave pour des soldats mandatés par le Conseil de sécurité des Nations Unies, a déclaré M. Gaye lors d’une conférence de presse à Bangui.

La capitale centrafricaine a connu une nouvelle flambée de violences qui a fait près de 20 morts depuis ce week-end, au cours desquelles les soldats de la Misca ont essuyé des tirs de la part de miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka et ont riposté.

Nous assistons à une détérioration grave de la situation sécuritaire et de la situation sociale dans ce pays, a-t-il ajouté.

Les domiciles des autorités de la transition ont été attaqués et détruits, sans motif acceptable, parfois avec l’aide des populations voisines (…) Des communautés entières sont assiégées et n’ont d’autres possibilités que de chercher à se défendre. Des personnels du système des Nations unies ont vu leurs véhicules fouillés et ceux d’entre eux, sur des bases confessionnelles, menacés de mort, a énuméré le représentant de l’ONU.

Je demande (de se resaisir) aux anti-balaka et à tous ceux qui agissent sous le couvert de ce nom (…) pour faire beaucoup d’exactions, a insisté M. Gaye.

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka s’en prennent depuis à la population musulmane, qui fuit massivement le pays.

Ce pays va vers un naufrage dont il risque de ne pas se remettre si un sursaut national n’intervient pas. Il faut que la spirale de la violence s’arrête, a-t-il averti.

L’ancienne colonie française est livrée au chaos depuis un an et traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés fuyant les violences.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2014 20h56)