Posts Tagged ‘formation du gouvernement’

Qatar: Abdallah ben Nasser Al Thani nouveau Premier ministre

juin 26, 2013

DOHA – Le nouvel émir du Qatar a nommé mercredi cheikh Abdallah ben Nasser ben Khalifa Al-Thani Premier ministre à la place du puissant cheikh Hamad ben Jassem ben Jabr Al Thani.

Cheikh Hamad perd aussi le portefeuille des Affaires étrangères qu’il détenait depuis 1992, au profit de Khaled Al Attiya.

Le ministre de l’Energie du riche pays qui détient les troisièmes réserves mondiales de gaz naturel, Mohammad Al Sada, est maintenu à son poste.

Le directeur général de l’influent réseau Al Jazeera, Ahmed ben Jassim Al Thani, est nommé ministre de l’Economie et du Commerce. Cheikh Ahmed, membre de la famille régnante, avait annoncé dans un communiqué peu avant la formation du gouvernement sa démission de son poste, qu’il occupait depuis près de deux ans.

La formation du nouveau gouvernement intervient au lendemain de l’accession au pouvoir de cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, devenu mardi à 33 ans le plus jeune souverain du Golfe après la décision de son père, cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, d’abdiquer en sa faveur.

Le nouvel émir a affirmé mercredi qu’il voulait avoir de bonnes relations avec tous les gouvernements et tous les pays, dans un discours au ton modéré ne mentionnant pas le soulèvement syrien que son père soutenait sans réserve.

Romandie. com avec (©AFP / 26 juin 2013 18h31)

Centrafrique : la nouvelle chance de Nicolas Tiangaye

mars 27, 2013
Nicolas Tiangaye, à Bangui, au siège de la Primature, le 11 mars 2013. Nicolas Tiangaye, à Bangui, au siège de la Primature, le 11 mars 2013. © Vincent Fournier/JA

Premier ministre issu des accords de Libreville, Nicolas Tiangaye a été reconduit à son poste, mardi 26 mars, par Michel Djotodia, le nouvel homme fort de la Centrafrique.

Le 11 mars, lorsqu’il avait reçu Jeune Afrique à Bangui dans son bureau du cinquième étage de la Primature, Nicolas Tiangaye disait de ses rapports avec François Bozizé qu’ils étaient « fluides ». Depuis, le président déchu, chassé de la capitale centrafricaine, s’est réfugié au Cameroun. Tiangaye, lui, a été reconduit, mardi 26 mars, au poste de Premier ministre par le nouvel homme fort du pays, Michel Djotodia, et tient aujourd’hui un tout autre discours. « Nos relations étaient trop conflictuelles », a-t-il déclaré, mercredi à l’AFP.

Une version sans doute plus proche de la réalité, tant François Bozizé, contraint de nommer à l’issue des accords de Libreville celui qui fut un de ses farouches opposants, a tout fait pour lui mettre des bâtons dans les roues. Les deux hommes, tous deux francs-maçons, se disputaient notamment le contrôle des maigres ressources du pays.

Ainsi, lors de la formation du gouvernement d’union nationale, le 3 février, Bozizé avait imposé ses proches aux portefeuilles stratégiques, avec rang de ministre délégué. Nommé vice Premier ministre, le colonel Anicet Parfait Mbaye, qui fait partie des militaires qui l’avaient aidé à prendre le pouvoir en 2003, avait ainsi été chargé de surveiller Tiangaye. Tandis que Dieudonné Tokofeïssé, ancien directeur de cabinet de l’influent ministre sortant Albert Besse, le secondait aux Finances.

De meilleures relations ?

Tiangaye aura-t-il une plus grande marge de manouvre avec Michel Djotodia ? Celui qui fut président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme (LCDH) de 1991 à 2003 est persuadé que leurs relations « seront meilleures ». Tout en concédant que « l’avenir seul dira si ces relations vont se consolider ou se détériorer. »

Car si Djotidia était membre du gouvernement de Tiangaye (ministre de la Défense et vice Premier ministre), les deux hommes n’ont pas réellement eu le temps de faire connaissance. Très souffrant, le patron de la Séléka a passé la majeure partie de son temps dans la capitale congolaise pour s’y faire soigner.

Adepte du discours de circonstance, Tiangaye tente aujourd’hui de ménager Djodotia (comme il a pu le faire avec Bozizé) défendant sa décision de suspendre la Constitution. Son maintien « avec la situation actuelle n’est pas envisageable. On ne peut pas maintenir la Constitution. C’est juridiquement impossible. Bien entendu, il faudra y revenir dans trois ans, à la fin de la période de transition qui doit déboucher sur des élections. »

Sécuriser le pays

« Les accords de Libreville ont été reconduits dans tous les actes constitutionnels et je suis reconduit sur la base des accords politiques de Libreville. La donne a changé mais tous les acteurs sont restés les mêmes », a-t-il souligné, indiquant qu’il composera un gouvernement d’union nationale donnant une représentation à toutes les tendances.

Ce gouvernement aura pour principale mission de sécuriser le pays et notamment sa capitale Bangui, en proie aux pillages depuis l’offensive de la Séléka. Afin de mettre un terme à cette insécurité le ministre de la Communication centrafricain et porte-parole des rebelles, Christophe Gazam Betty, a demandé mercredi à « tous les hommes en armes » de « se faire identifier » sur deux sites militaires.

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Jeuneafrique.com par Vincent Duhem

La Guinée-Bissau a un nouveau gouvernement, l’ex-junte annonce son retrait

mai 23, 2012

Un gouvernement a été formé mardi en Guinée-Bissau pour une transition d’un an après le coup d’Etat du 12 avril par des militaires qui ont annoncé leur retrait prochain de la scène politique pour les casernes, sans préciser de calendrier.

Un décret du président de transition Manuel Serifo Nhamadjo rendu public par les médias d’Etat révèle un gouvernement de 27 membres au total (14 ministres et 13 secrétaires d’Etat), dont deux femmes, sous la direction de Rui Duarte Barros nommé le 16 mai Premier ministre de ce pays à l’instabilité chronique devenu une plaque tournante du trafic de drogue entre Amérique du Sud et Europe.

Ces dirigeants devront organiser des élections générales d’ici à un an, et ils seront sécurisés par une force ouest-africaine en cours de déploiement. Aucun membre de l’équipe renversée en avril par les putschistes n’a été reconduit.

« Maintenant, le gouvernement de transition est formé, le Commandement militaire (ex-junte) et l’armée vont se retirer dans les casernes », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Daba Na Walna, porte-parole de l’ex-junte militaire, joint peu après l’annonce de la formation du gouvernement de transition.

Il n’a pas fourni de précisions sur les dates et modalités de ce retrait. Il n’a pas non plus indiqué si le Commandement militaire serait dissous et refusé de s’exprimer davantage. « Nous n’avons plus le droit de nous exprimer publiquement à la presse », a-t-il justifié.

Dans le nouveau gouvernement, figurent deux militaires: le colonel Celestino Carvalho, membre de l’ex-junte militaire nommé ministre de la Défense et le colonel Musa Diata, nommé secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, qui ne fait pas officiellement partie des putschistes.

L’ex-Premier ministre Faustino Fudut Imbali a été désigné ministre des Affaires étrangères. Le nouveau ministre de l’Intérieur est Antonio Suca Intchama, membre du Parti de la rénovation sociale (PRS), de l’ex-principal opposant Kumba Yala dont il est un proche.

Abubacar Demba Dahaba, un ancien conseiller économique présidentiel, a été nommé ministre des Finances, et De Gaulle Mendes, ex-représentant de la Guinée-Bissau auprès de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), devient ministre de l’Economie et de l’Intégration régionale.

Le maroquin de la Justice est confié à Mamadu Saico Baldé, précédemment vice-président de la Cour suprême, et celui des Ressources naturelles et de l’Energie à Daniel Gomes, un ex-ministre de la Défense.

MM. Baldé et Gomes sont tous deux des partisans du président de transition Manuel Serifo Nhamadjo, qui s’opposait à l’ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior dit Cadogo au sein de leur formation commune, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, ex-pouvoir).

Autre membre de la nouvelle équipe: Fernando Vaz, ex-responsable d’une coalition de partis pro-putsch, nommé ministre de la présidence du Conseil des ministres et porte-parole du gouvernement. Les deux femmes de l’équipe sont Helena Paula Barbosa, qui est secrétaire d’Etat à la Jeunesse, à la Culture et aux Sports, et Tomacia Lopes Moreira Manjuba, secrétaire d’Etat au Budget.

La priorité du gouvernement sera de résoudre la crise née du putsch dans cette ex-colonie portugaise, où un processus de transition politique est en cours après les nominations de Manuel Serifo Nhamadjo comme président intérimaire (le 11 mai) et de Rui Duarte Barros comme Premier ministre.

En vertu d’un accord de sortie de crise signé le 18 mai à Bissau par le Parlement, les putschistes et plusieurs partis politiques, les autorités de transition devront remettre en marche les services publics, relancer les réformes dans les secteurs de Défense et de Sécurité mais aussi dans l’Administration. Cet accord n’a pas été signé par le PAIGC qui ne reconnaît pas les nouveaux dirigeants à Bissau.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : Sanogo promu général ?

mai 10, 2012

Loué par certains, villipendé par d’autres, le capitaine putschiste Amadou Haya Sanogo lorgne désormais le grade de général.

Il s’y voyait déjà, Amadou Haya Sanogo. Lors des discussions qui ont précédé la formation du gouvernement de transition malien, le président du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE) avait exigé d’être nommé ministre de la Défense. Très vite, les Américains s’y sont opposés. Pas question pour eux, comme d’ailleurs pour la plupart des voisins du Mali, que ce militaire « raté » (selon les termes d’un ambassadeur), risée des états-majors ouest-africains depuis qu’il se promène avec son bâton d’officier, obtienne ce poste clé. Qu’à cela ne tienne, le putschiste en chef s’est fixé un autre objectif : obtenir le grade de général de division. Ce serait une belle promotion – et une formidable revanche – pour ce capitaine qui fut renvoyé du prytanée militaire de Kadiogo, au Burkina, puis de l’école militaire de Koulikoro, au Mali.

Jeuneafrique.com