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Canada/«SNC-Lavalin University»: Philippe Couillard a offert une formation au fils de Kadhafi

décembre 19, 2019

 

© THE CANADIAN PRESS/Mathieu Belanger
 

L’ancien premier ministre Philippe Couillard confirme avoir bel et bien offert une formation au fils de l’ancien dictateur libyen en 2008, alors qu’il était ministre de la Santé et des Services sociaux. À l’époque, le géant du génie québécois SNC-Lavalin avait créé la « SNC-Lavalin University », un programme sur mesure pour Saadi Kadhafi.

« Je lui ai fait un exposé sur le fonctionnement du système de santé », confirme M. Couillard en entrevue avec Le Devoir.

« Ça n’a duré que 20 minutes. On a parlé de santé, de soins de première ligne, de prévention, mais, écoutez, j’avais très peu d’écoute, je me suis rapidement rendu compte que ça n’intéressait pas vraiment monsieur », raconte M. Couillard.

C’est l’ancien président de SNC Jacques Lamarre qui a contacté M. Couillard pour lui demander d’offrir cette formation. « C’était une époque où [la Libye] dégageait une image de volonté de modernisation et c’est dans ce contexte-là que Jacques Lamarre m’avait contacté. Il m’avait dit que c’était une session de formation qui était faite en pleine connaissance du gouvernement fédéral », souligne M. Couillard.

Il assure que c’est la seule fois où il a rencontré Saadi Kadhafi. « Et avant que vous me demandiez, je n’ai pas été rémunéré », s’est empressé de préciser M. Couillard. « Je voyais ça comme une façon de participer à l’éducation d’une personne qui voulait moderniser son pays. »

Programme sur mesure 

En mars 2008, l’élaboration d’une formation spécialement dédiée au troisième fils de Mouammar Kadhafi s’est mise en branle au siège social de SNC-Lavalin, à Montréal. C’est que l’entreprise québécoise voulait s’assurer de conserver des liens étroits avec la Libye.

Le programme de cette « université » dont la formation s’est échelonnée sur six semaines a été exposé lors de l’enquête préliminaire de la firme d’ingénierie qui s’est tenue à l’automne 2018 et qui était frappée d’une ordonnance de non-publication. Il est désormais possible de rapporter ce qui y a été dit, puisque la firme a plaidé coupable mercredi à une accusation de fraude envers l’état libyen.

SNC-Lavalin avait commencé en 2008 des démarches pour obtenir un permis de travail temporaire pour engager Saadi Kadhafi au sein de l’entreprise montréalaise. En attendant l’obtention du permis, la firme de génie voulait « occuper » et « sensibiliser » l’ingénieur libyen à ses pratiques.

Le président de SNC-Lavalin, Jacques Lamarre, avait alors mandaté Gilles Laramée, vice-président directeur et chef des affaires financières, pour élaborer une sorte de formation maison de 45 jours.

« Cette initiative est une occasion exceptionnelle d’aider [Saadi Kadhafi] dont nous connaissons bien le pays et où nous souhaitons continuer à contribuer au développement de ses infrastructures et de son économie en général », écrivait M. Laramée dans une invitation électronique envoyée à une dizaine d’employés.

Un agenda préliminaire et un calendrier des mois de mars, avril et mai 2008 montrent une ébauche des cours mis sur pied par l’entreprise pour Saadi Kadhafi.

C’est dans ces documents que figure à deux reprises le nom de Philippe Couillard qui était en 2008 député de la circonscription de Jean-Talon, à Québec, et ministre de la Santé et des Services sociaux du gouvernement libéral de Jean Charest.

Le nom de M. Couillard est d’abord inscrit sur un document annoté par M. Laramée. Il apparaît à nouveau en date du 26 mars 2008. « 15 h -16 h Health Care (Meeting with Mr. Philippe Couillard, Minister of Health and Social Services, Quebec », est-il écrit.

« Je ne suis pas heureux que mon nom s’y retrouve, mais à l’époque je l’ai fait dans une bonne intention. Il faut se ramener en 2008, SNC-Lavalin était une entreprise qui rayonnait à l’international », fait valoir M. Couillard.

Les noms d’autres figures publiques se retrouvent aussi dans ces documents. On y voit celui de Joël Gauthier, qui présidait alors l’Agence métropolitaine des transports (AMT), aujourd’hui abolie. Une formation d’une demi-journée sur les notions de base du métro était à l’horaire. L’ancien sénateur conservateur Hugh Segal se trouvait inscrit pour dispenser une formation de deux jours sur les politiques gouvernementales des affaires extérieures du Canada.

La Caisse de dépôt et la Banque Royale du Canada (RBC) figurent aussi parmi les formateurs du programme destiné à Saadi Kadhafi.

Selon les notes manuscrites de M. Laramée, deux périodes de cours étaient prévues, soit une en matinée de 9 h à 12 h, puis une en après-midi, de 14 h à 17 h.

Par Améli Pineda

Israël : fin du délai pour former un gouvernement, nouvelles élections en mars

décembre 11, 2019

 

Le délai pour trouver un nouveau chef de gouvernement en Israël a expiré aux premières minutes de la journée de jeudi, forçant la tenue de nouvelles élections prévues pour le mois de mars prochain.

Peu après la date-butoir fixée à 23H59 (21H59 GMT) mercredi pour trouver un chef de gouvernement obtenant une majorité d’appuis, des parlementaires discutaient toutefois toujours d’un projet de loi précisant entre autres des modalités des prochaines élections, prévues le 2 mars.

Par Le Figaro.fr

Gabon : Ali Bongo demande au premier ministre de former un nouveau gouvernement

juin 8, 2019

 

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a annoncé ce samedi soir avoir demandé à son premier ministre la formation d’un nouveau gouvernement « capable de faire preuve d’exemplarité ».

« Aussi ai-je demandé au premier ministre de former un nouveau gouvernement plus restreint, constitué de femmes et d’hommes prêts à donner la priorité à l’intérêt général et capable de faire preuve d’exemplarité, de probité, d’éthique », a déclaré Ali Bongo.

Le dirigeant s’exprimait lors d’un discours enregistré diffusé par la télévision nationale, une première depuis décembre 2018. Il se remet actuellement d’un accident vasculaire cérébral survenu en octobre 2018.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Somalie : des militaires américains pour aider les forces locales à combattre les Shebab

avril 16, 2017

 

Les Shebab somaliens à Mogadiscio, le 21 octobre 2010. © AFP

Les Etats-Unis ont mobilisé « quelques dizaines de soldats » en Somalie à la demande de Mogadiscio, pour assister les forces locales en matière de sécurité dans le cadre de la lutte contre les insurgés islamistes shebab, a annoncé samedi le commandement américain pour l’Afrique, basé en Allemagne.

« Cette mission n’est pas associée à la formation aux tactiques anti-terroristes », a précisé une porte-parole, soulignant que les soldats américains « vont mener différentes actions de coopération et/ou d’assistance en matière de sécurité en Somalie ».

Selon elle, l’objectif de ce qui est sommairement décrit comme une mission d’entrainement et d’équipement constitue à « améliorer la capacité logistique de l’armée nationale somalienne, ce qui permettra aux forces somaliennes de mieux combattre les shebab ».

Des pouvoirs militaires étendus par l’administration Trump

Ce n’est pas la première fois, rappelle-t-elle également, que l’armée américaine déploie des soldats en Somalie depuis 1993.

Fin mars, l’administration Trump a étendu les pouvoirs donnés aux militaires américains pour mener des frappes en Somalie contre les shebab liés à Al-Qaïda.

En 2016, les militaires américains ont mené une quinzaine de frappes de drones en Somalie contre les shebab, selon les statistiques du Bureau of investigative journalism, une ONG britannique qui compile les données sur les frappes de drones américaines. Elles ont tué de 223 à 311 personnes, essentiellement des shebab, selon ces statistiques.

Les shebab ont juré la perte du gouvernement central, soutenu à bout de bras par la communauté internationale et par les 22 000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), déployée en 2007.

Jeuneafrique.com

Comment s’est formé l’ouragan Matthew qui a dévasté Haïti ?

octobre 7, 2016

L’ouragan Matthew a semé la désolation en Haïti où il a fait près de 300 morts, selon des bilans encore partiels.

L’ouragan Matthew a semé la désolation en Haïti où il a fait près de 300 morts, selon des bilans encore partiels. CARLOS GARCIA RAWLINS / REUTERS
L’ouragan Matthew fouettait la côte est de la Floride de violentes bourrasques de plus de 100 km/h et de pluies torrentielles tôt vendredi matin. S’il a faibli un peu jeudi soir – il est désormais catégorie 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui en compte 5 –, le cyclone « reste extrêmement dangereux », a mis en garde le centre américain de surveillance des ouragans. Matthew a semé la désolation en Haïti où il a fait près de 300 morts, selon des bilans encore partiels. Il a aussi provoqué des dégâts matériels importants en République dominicaine, à Cuba et au Bahamas.

Comment et pourquoi s’est-il formé ? Réponses avec Fabrice Chauvin, chercheur au Centre national de recherches météorologiques.

Comment se forment les ouragans ?

Les cyclones, qualifiés de typhons dans le Pacifique Ouest et d’ouragans dans l’Atlantique et dans le Pacifique Est, sont des perturbations à circulation tourbillonnaire, qui prennent forme dans les océans des régions tropicales quand plusieurs conditions sont réunies. Il faut tout d’abord que la température de la surface de la mer soit élevée, c’est-à-dire en général supérieure à 26 °C – ce qui est une constatation et non un seuil physique.

Ensuite, l’atmosphère doit être instable pour favoriser les phénomènes de convection : un courant d’air ascendant se met en place, soulevant des particules des basses couches de l’atmosphère pour les redistribuer en haute altitude, jusqu’au sommet de la troposphère (15 km d’altitude). En condensant, ces particules provoquent des pluies. Cette ascendance entraîne par ailleurs une baisse de pression en bas, vers la surface de la mer. Les vents doivent par ailleurs être relativement homogènes de la surface de la mer jusqu’aux sommets nuageux pour permettre au cyclone de se structurer et se renforcer.

Enfin, l’élément déclencheur est un phénomène de tourbillon de la masse d’air, sous l’effet, entre autres, de la force de Coriolis. Elle tourne dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère Sud et dans le sens inverse dans l’hémisphère Nord.

Matthew, comme beaucoup d’autres cyclones dans l’Atlantique, s’est formé à partir d’une perturbation en provenance de l’Afrique de l’Ouest. Une fois que le cyclone se développe, il entretient sa propre dynamique, en pompant de l’énergie dans l’océan et on se renforçant. Au final, l’océan est le moteur du cyclone : il apporte la chaleur et l’humidité nécessaires à sa formation et à son entretien. Reste qu’il y a une grosse part de hasard dans son intensité.

Comment se classent-ils et quelle est leur fréquence ?

Quand les vents les plus soutenus ne dépassent pas 63 km/h (17 m/s), on parle de dépression tropicale. Elles sont numérotées, à partir de la première de l’année. Les vents étant faibles, les risques seront induits essentiellement par les pluies fortes, voire intenses.

Entre 63 et 117 km/h (33 m/s), on parle de tempête tropicale. On lui attribue un prénom. Si les pluies sont toujours à craindre, les vents commencent eux aussi à faire des dégâts, et avec eux la mer devient dangereuse. On compte en moyenne 80 systèmes de tempêtes par an, selon les variations d’El Niño et de La Niña, qui entraînent des anomalies de températures dans les océans.

Si les vents dépassent ce seuil de 117 km/h, c’est alors un typhon ou un ouragan, qui provoquent de très nombreux dégâts. Ils sont classés dans 5 catégories sur l’échelle de Saffir-Simpson, en fonction de la force de leurs vents – le seuil pour la catégorie 5 étant de 250 km/h. On dénombre environ 45 cyclones tropicaux chaque année, essentiellement dans le nord-ouest du Pacifique, les Caraïbes ou le sud de l’océan indien. Ils se forment surtout de juillet à octobre dans l’hémisphère Nord et de novembre à mars dans l’hémisphère Sud.

Matthew est le premier cyclone à avoir atteint la catégorie 5 depuis 2007 dans l’Atlantique. 2016 n’est pas une année particulièrement active d’un point de vue cyclonique, même si un nouveau cyclone se prépare déjà, Nicole, qui est classé en catégorie 2. En revanche, 2015 avait été une année exceptionnelle pour le Pacifique, Est comme Ouest, avec beaucoup de typhons de catégorie 5.

Peut-on facilement les prévoir ?

Les cyclones étant des phénomènes thermodynamiques, leurs évolutions sont précisément suivies, grâce à des modèles météorologiques et aux observations satellites. On les repère dès la formation de la dépression et on les voit se transformer en tempête ou typhon. Le seul élément difficile à prévoir est leur trajectoire. Il faut alors prévoir des cônes de trajectoires qui déterminent des probabilités.

Quelles sont les conséquences du réchauffement climatique sur les cyclones ?

Selon les modèles scientifiques les plus précis, le nombre global de cyclones dans le climat futur devrait être stable, voire en légère baisse. Mais dans le même temps, on s’attend à une hausse des cyclones les plus intenses, qui s’explique notamment par l’augmentation des températures des océans. On va aller vers des phénomènes plus puissants, associés à des pluies plus intenses, d’environ 20 % supérieures.

Lemonde.fr par  Audrey Garric , Chef adjointe du service Planète/Sciences du Monde