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Le Forum économique mondial annule son édition à Singapour, la prochaine en 2022

mai 17, 2021
Le Forum economique mondial annule son edition a Singapour, la prochaine en 2022
Le Forum économique mondial annule son édition à Singapour, la prochaine en 2022© AFP/Archives/FABRICE COFFRINI

Le Forum économique mondial, connu sous le nom de Forum de Davos, annule l’édition 2021 qui devait se tenir à Singapour, ont annoncé lundi ses organisateurs, précisant que la prochaine rencontre n’aura lieu qu’au premier semestre 2022.

Le lieu mais aussi la date définitive seront déterminés ultérieurement, en fonction d’une réévaluation de la situation au cours de l’été, ont précisé les organisateurs de cet événement qui rassemble habituellement le gotha de la politique, de la finance et de la diplomatie dans la station chic des Alpes suisses de Davos.

Cette édition annuelle du Forum Economique Mondial (WEF) devait se tenir en août à Singapour mais les organisateurs ont finalement annulé alors que la Cité-Etat, jusqu’à présent très peu touchées par la pandémie de Covid-19, a annoncé la semaine dernière une série de restrictions pour juguler une récente hausse du nombre de cas.

« Ce fut une décision difficile, notamment en raison du grand intérêt de nos partenaires à se réunir non seulement virtuellement mais aussi en personne, pour contribuer à un monde plus résilient, plus inclusif et plus durable », a déclaré le professeur Klaus Schwab, son fondateur et président exécutif, cité dans le communiqué.

« Mais en fin de compte, la santé et la sécurité de toutes les personnes concernées restent notre priorité absolue », a-t-il ajouté.

Les organisateurs du Forum ont annulé cette édition, invoquant notamment les perspectives incertaines en matière de voyages, la mise en oeuvre des stratégies de vaccination à des vitesses différentes ainsi que l’incertitude autour des nouveaux variants qui « font qu’il est aujourd’hui impossible d’organiser une rencontre internationale réunissant des dirigeants d’entreprises, de gouvernements et de la société civile à l’échelle initialement prévue », précise le communiqué.

Avec la crise sanitaire, les organisateurs du Forum avait d’abord décidé de déplacer l’événement ailleurs en Suisse, sur les sommets du Bürgenstock, près de Lucerne, avant d’opter pour Singapour face à l’envolée des infections dans le pays alpin durant l’automne.

La date de l’édition à Singapour qui devait permettre aux participants de se rencontrer sur place, initialement prévue fin mai, avait cependant déjà été repoussée une première fois. Elle devait finalement se tenir du 17 au 20 août.

En janvier, le WEF avait néanmoins organisé un sommet virtuel consacré aux grands sujets du moment, dont la pandémie et le nationalisme vaccinal ou encore la crise économique.

Par Le Point avec AFP

Annan demande au G8 d’agir contre la corruption qui mine l’Afrique

mai 9, 2013

LE CAP – Le G8 doit renforcer ses règles afin d’empêcher les entreprises des secteurs des mines et de l’énergie d’encourager corruption et évasion fiscale qui empêchent l’Afrique de profiter pleinement de son essor économique, selon l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan.

Les pertes subies par l’Afrique sous la forme de sorties de capitaux illicites représentent deux fois plus que ce qu’elle reçoit en aide internationale, se désole le prix Nobel de la paix 2001 dans l’introduction d’un rapport présenté vendredi devant l’édition africaine du Forum économique mondial au Cap.

Les sociétés enregistrées dans les pays du G8 devraient être obligées de publier la liste complète de leurs filiales et les informations concernant leurs revenus à l’échelle internationale, leurs profits et les impôts payés dans les différentes juridictions, demande le rapport.

Il est invraisemblable que certaines entreprises, souvent soutenues par des fonctionnaires malhonnêtes, pratiquent une évasion fiscale contraire à l’éthique et se servent des prix de transfert et de sociétés anonymes pour maximiser leurs profits, alors que des millions d’Africains sont privés de l’accès à une nutrition adéquate, à la santé et à l’éducation, souligne-t-il.

Défiant les prédictions de ceux qui pensent que l’Afrique est frappée par la +malédiction des ressources naturelles+, de nombreux pays riches en ressources naturelles présentent des taux de croissance durablement élevés et améliorent la vie quotidienne de leurs habitants, se réjouit-il.

Les pays africains eux-mêmes doivent mettre l’accent sur la transparence, juge l’Africa Progress Panel, un groupe de dix personnalités qu’il dirige, et qui comprend aussi l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, l’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Michel Camdessus ou le chanteur Bob Geldof.

Les dix sages demandent à la communauté internationale d’être vigilante, afin d’éviter que les investisseurs utilisent sociétés offshores et paradis fiscaux qui (sapent) les efforts des réformateurs africains et facilitent l’évasion fiscale et, dans certains pays, la corruption, privant l’Afrique de revenus qui devraient être déployés pour lutter contre la pauvreté et la vulnérabilité.

La Suisse, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et le Japon sont particulièrement montrés du doigt pour leur règles trop laxistes en matière de financement et d’enregistrement des sociétés.

Selon l’ONG britannique Oxfam, en 2010, l’Afrique a exporté pour 333 milliards de dollars de pétrole, gaz et minerais mais jusqu’à 200 milliards de dollars ont pu s’évaporer en raison des flux financiers illégaux.

Un ouvrage publié en 2011, Swiss Trading SA, détaillait par exmple la façon dont la firme de négoce suisse Glencore a privé la Zambie de recettes fiscales en pratiquant le report de pertes, la refacturation interne, la non-déclaration douanière et l’utilisation de couverture de risques.

Dans de nombreux pays, les revenus issus des ressources naturelles creusent le fossé entre les riches et les pauvres. Bien des progrès ont été accomplis, mais une décennie de croissance à un taux très impressionnant n’a pas amené d’améliorations comparables dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la nutrition, regrette Kofi Annan.

Mais il y a de bonnes raisons de se montrer optimiste, veut-il croire, notant notamment que la démocratie s’enracine plus profondément et la responsabilisation qui l’accompagne consolide la gestion des ressources naturelles.

Romandie.com avec AFP