Posts Tagged ‘fosses communes’

Mexique: découverte de 3 fosses clandestines avec 35 cadavres

mai 11, 2019

 

Trente-cinq cadavres ont été découverts cette semaine dans trois fosses clandestines dans l’Etat mexicain de Jalisco (ouest), l’un des plus violents du pays. La plupart des corps avaient été enterrés sur le terrain d’un ranch, dans la municipalité de Zapopan. «On y a retrouvé 27 corps de personnes qui avaient été privées de leur liberté. Nous n’en avons identifié que deux pour le moment», a précisé le procureur régional, Gerardo Octavio Solis lors d’une conférence de presse.

Ce chiffre pourrait néanmoins augmenter avec les travaux de déblaiement qui se poursuivent. «Nous creusons à plus de 3 mètres de profondeur, avec l’aide de machinerie lourde», a précisé le procureur.

A Guadalajara, capitale de l’Etat et deuxième ville du pays, ce sont les crânes de sept personnes et d’autres restes humains qui ont été découverts sur le terrain d’une maison où, le 3 mai, neuf personnes avaient été secourues après avoir été victimes d’actes de torture. Un dernier corps a été retrouvé enterré dans la cour d’un appartement en rez-de-chaussée, dans la municipalité de Tlajomulco.

Plus de 40.000 personnes sont actuellement portées disparues au Mexique, frappé par une vague de violence liée au trafic de drogue, particulièrement depuis que le président de l’époque, Felipe Calderon, a lancé en 2006 les forces armées dans une vaste opération de lutte contre les narcotrafiquants. Depuis cette date, quelque 250.000 personnes ont été assassinées dans le pays, selon des chiffres officiels qui ne précisent pas combien d’entre elles ont été victimes des affrontements entre mafias.

Un récent travail d’investigation, mené par une équipe de sept journalistes américains et mexicains, a répertorié 2000 fosses clandestines entre 2006 et 2016. Selon le gouvernement mexicain, un peu plus de 1.100 fosses clandestines ont été localisées à travers le pays et il y a environ 26.000 cadavres non identifiés dans les morgues.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Russie: à Moscou, des fosses communes staliniennes identifiées grâce à la Luftwaffe

octobre 8, 2018

Une stèle à la mémoire des personnes exécutées pendant les répressions staliniennes, le 28 septembre 2018 à Kommunarka, dans le sud-ouest de Moscou / © AFP / Andrei BORODULIN

Une équipe d’historiens et d’archéologues s’est servie d’une photo aérienne de l’armée allemande datant de la Seconde Guerre mondiale pour identifier le lieu d’inhumation de milliers de personnes exécutées à Moscou pendant les répressions staliniennes.

L’existence de fosses communes dans le quartier de Kommunarka, dans le sud-ouest de Moscou, était connue depuis l’ouverture temporaire des archives du KGB, dans les derniers jours de l’URSS, mais il n’y avait pas d’informations précises sur l’emplacement des corps.

L’endroit était l’un des trois de ce type à Moscou utilisé pour faire disparaître les corps par le NKVD, les services secrets soviétiques, lors de la terreur stalinienne des années 1930.

Selon les historiens, 6.609 personnes ont été exécutées et inhumées dans les fosses communes de Kommunarka entre 1937 et 1941. Elles se trouvent dans une zone forestière fermée ayant appartenu un temps à Guenrikh Iagoda, le chef du NKVD, qui y possédait une maison de repos. Iagoda a été limogé en 1936, puis exécuté en 1938. Ironie de l’Histoire, il est probable que son corps repose à Kommunarka.

« Avant, il n’y avait rien ici (à Kommunarka), les gens venaient y cueillir des champignons », affirme Roman Romanov, le directeur du musée de l’histoire du goulag à Moscou. Selon M. Romanov, qui a codirigé les fouilles, la zone de Kommunarka a été moins étudiée que les fosses communes de plus grande envergure situées dans le quartier moscovite de Boutovo.

– « Tout le gouvernement mongol est ici » –

L’inauguration programmée d’un mémorial à Kommunarka a toutefois poussé les historiens à vouloir identifier plus précisément l’emplacement des tombes.

Des portraits de personnes disparues pendant les répressions staliniennes accrochées à des arbres, le 28 septembre 2018 à Kommunarka, dans le sud-ouest de Moscou / © AFP / Andrei BORODULIN

« Des volontaires ont dégagé la zone et un radar géologique nous accompagnaient pour détecter des anomalies dans le sol », détaille M. Romanov.

Mais c’est une photo aérienne prise par un pilote de l’Allemagne nazie survolant la zone en 1942, quand les tombes étaient « fraîches », qui s’est révélée déterminante dans le succès des fouilles.

En examinant la taille des arbres visibles sur la photo, les historiens sont arrivés à la conclusion que certains d’entre eux avaient été plantés sur les fosses communes, une tactique souvent utilisée par le NKVD pour cacher ses crimes.

La prochaine étape de l’enquête, selon M. Romanov, est d’identifier les victimes présentes dans chaque fosse. « Dans une petite fosse, il peut y avoir trente personnes, dans une autre, 100 personnes. Nous voulons savoir où est enterrée chaque personne », affirme l’historien.

Selon Ian Ratchinski, un membre de longue date de l’ONG Memorial, qui rassemble des informations sur les crimes staliniens, environ 30.000 personnes ont été exécutées à Moscou entre 1937 et 1938.

Pendant la Perestroïka, à la fin des années 1980, le KGB avait accepté temporairement d’envoyer des informations sur ces crimes aux journalistes et à Memorial. Les fiches individuelles du NKVD précisaient parfois le lieu d’exécution des victimes, dans le district de Boutovo ou au cimetière de Donskoï à Moscou. D’autres ne donnaient pas plus d’informations que « dans une fosse commune ».

Vue aérienne d’une zone forestière, le 28 septembre 2018 à Kommunarka, au sud-ouest de Moscou / © AFP / Andrei BORODULIN

« On pense que les personnes pour qui le lieu d’exécution n’est pas précisé se trouvent à Kommunarka », affirme M. Ratchinksi.

« Pratiquement tout le gouvernement mongol est ici », poursuit-il. A l’époque, la Mongolie, qui était un satellite de l’Union soviétique, a également subi la répression aveugle de Staline.

Beaucoup de hauts responsables venant des États baltes y ont également été exécutés après l’annexion de la Lituanie, de l’Estonie et de la Lettonie par l’URSS en 1940.

– Accès aux archives –

Selon M. Ratchinski, plus de 1.000 personnes supposées avoir été enterrées à Kommunarka n’ont toujours pas été identifiées car les services secrets russes ont désormais suspendu l’accès à leurs archives.

« Ils ont soudainement arrêté de nous envoyer des documents », déplore M. Ratchinski, qui accuse les autorités de ne pas s’intéresser aux crimes staliniens.

Une croix dans une zone forestier de Kommunarka, dans le sud-ouest de Moscou, le 28 septembre 2018 / © AFP / Andrei BORODULIN

« L’État est responsable de ce qu’il s’est passé ici », affirme pour sa part l’historien Sergueï Bondarenko, dont l’arrière-grand-père a été fusillé à Kommunarka. Selon lui, seul un responsable de « rang moyen » se rendra à l’inauguration du nouveau mémorial en octobre.

« Je pense que le président devrait venir car c’est l’une des plus grandes fosses communes de Moscou », avance-t-il.

Pour le directeur du musée du goulag, M. Romanov, le tableau est moins sombre. Il souligne que le président Vladimir Poutine s’était rendu l’année dernière au mémorial des victimes de la répression stalinienne, dans le centre de Moscou.

D’après l’historien, d’autres régions de Russie doivent suivre le « précédent positif » de Kommunarka et définir les « frontières exactes » des fosses communes staliniennes.

L’objectif est d’identifier un jour les tombes de toutes les victimes.

« Cela peut paraître utopique, mais c’est nécessaire ».

S’occuper des victimes staliniennes n’est pas sans risque, notamment en province.

L’historien Iouri Dmitriev, qui a passé des années à mettre au jour des charniers contenant les dépouilles de victimes de la répression stalinienne en Carélie (nord), est accusé d’agression sexuelle, une affaire montée de toutes pièces selon des militants des droits de l’homme et de nombreuse personnalités russes.

Romandie.com avec(©AFP / (08 octobre 2018 11h40)

Birmanie: fosse commune avec les corps de 28 Hindous

septembre 24, 2017

L’armée birmane annonce la découverte d’une fosse commune recelant les coprs de 28 Hindous, auraient été tués par des « terroristes » rohingyas / © AFP/Archives / STR

L’armée birmane a annoncé dimanche la découverte d’une fosse commune comptant 28 Hindous, affirmant qu’ils avaient été tués par des « terroristes » rohingyas.

« Des membres des forces de sécurité ont trouvé et déterré 28 corps d’Hindous tués par les terroristes » musulmans rohingyas, accuse le chef de l’armée sur sa page Facebook.

Romandie.com avec(©AFP / 24 septembre 2017 16h34)                

RDC : l’ONU annonce la découverte de dix-sept nouvelles fosses communes au Kasaï

avril 20, 2017

 

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme menace Kinshasa de saisir la Cour pénale internationale si aucune enquête n’est rapidement mise en place.

Les Nations unies ont annoncé, mercredi 19 avril, avoir découvert dix-sept nouvelles fosses communes, portant le nombre total de charniers découverts à quarante, dans la région des Kasaï, au centre de la République démocratique du Congo (RDC), en proie depuis septembre 2016 à des violences meurtrières entre une rébellion et les forces de sécurité.

En outre, l’ONU a prévenu qu’elle réclamerait l’ouverture d’une enquête internationale, y compris par la Cour pénale internationale (CPI), si les autorités congolaises n’ouvrent pas immédiatement une enquête sur ces violences.

« Des enquêteurs des Nations unies en RDC confirment l’existence d’au moins 17 nouvelles fosses communes dans la province du Kasaï-Central », écrit le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme dans un communiqué parvenu à l’AFP.

« Cela porte à quarante le nombre total de fosses communes documentées par les Nations unies dans les provinces du Kasaï-Central et Kasaï-Oriental » depuis le début des violences dans ces régions, poursuit le Haut-Commissariat.

Atrocités et massacres

Ces violences, entre les forces de sécurité et les miliciens se réclamant du chef coutumier Kamwina Nsapu, tué le 12 août 2016, ont fait plusieurs centaines de morts, dont deux experts missionnés par le secrétaire général de l’ONU pour enquêter dans la région.

Ces affrontements se déroulent dans les provinces du Kasaï-Central, du Kasaï-Oriental, du Kasaï et du Lomami.

« Il est absolument essentiel que le gouvernement de la RDC prenne les mesures nécessaires, et jusqu’ici manquantes, pour qu’une enquête immédiate, transparente et indépendante, qui établisse les faits et les circonstances des violations et atteintes aux droits de l’homme et à la justice, soit mise en place », souligne l’ONU dans son communiqué.

Si aucune enquête nationale n’est entreprise, le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al-Hussein indique qu’il n’hésitera pas à « demander à la communauté internationale de soutenir une enquête menée par un mécanisme international, y compris par la CPI ».

La rébellion Kamwina Nsapu a été accusée par l’ONU de recruter des enfants et d’avoir commis de nombreuses atrocités. Les forces de l’ordre, quant à elles se voient reprocher par l’ONU de faire un usage disproportionné de la force contre des miliciens armés essentiellement de bâtons et de lance-pierres. Elles ont été mises en cause en février sur Internet dans des vidéos montrant des massacres présumés de rebelles.

Le monde.fr

 

RD Congo : découverte de huit fosses communes dans le Kasaï Central, selon une enquête de RFI et Reuters

mars 20, 2017

Des soldats de l’armée congolaise lors d’une mission de reconnaissance à 25 km de Goma en Octobre 2013. © Joseph Kay/AP/Sipa

Selon une enquête de RFI et de l’agence de presse Reuters, huit fosses communes ont été découvertes dans le centre de la RDC, théâtre de violences depuis neuf mois.

Depuis le début de l’année, au moins huit fosses communes ont été découvertes par les habitants de Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya, dans la province du Kasaï Central, révèle une enquête de RFI et de Reuters, publiée lundi 20 mars.

« Le matin, nous sommes partis du village pour aller au champs. Et quand nous venions, nous avons vu des mouches voler, il y avait une forte odeur », explique un habitant de Tshimbulu, cité par RFI. « On a vu des bras, des jambes et même des cadavres entiers, ils étaient mal enfouis », poursuit ce témoin, montrant les ossements humains qui affleurent toujours dans cette fosses de dix mètres par cinq.

Selon cette enquête, cinq fosses communes ont d’abord été découverte sur la route de Kananga début janvier, après l’incursion d’un groupe de miliciens du chef traditionnel Kamwina Nsapu, tué lors d’une opération de police le 12 août 2016. Les habitants ont découvert un mois plus tard l’existence de deux nouvelles fosses sur cette même route. « Ce sont les militaires qui ont creusé ça. On a vu leur camion passer. Il est resté ici plus de deux heures », explique une paysanne qui habite à Tshimbulu, citée par RFI.

Selon la chaîne de radio, la Monusco a déjà transmis des informations au gouvernement congolais concernant dix fosses communes : trois à Tshimbulu et sept autres à Nkoto.

Plus de 200 morts depuis août

Partie du Kasaï Central, la rébellion de Kamwina Nspau a progressivement gagné le Kasaï Oriental et le Kasaï Occidental. Au total, les violences commises dans ce conflit auraient fait au moins 200 morts.

Dans un communiqué publié le 18 mars, la Monusco avait exprimé « ses vives préoccupations » au sujet de nouvelles allégations faisant état de violences à Kananga, capitale du Kasaï Central entre le 14 et le 17 mars. « Un nombre important de personnes auraient été tuées au cours d’affrontements entre des miliciens de Kamwina Nsapu et des membres des forces de sécurité congolaises », affirmait la mission onusienne dans le pays.

À ce titre, la Monusco s’était dit autant « préoccupée par les attaques des miliciens de Kamwina Nsapu contre les institutions et symboles étatiques » que par « l’utilisation disproportionnée de la force par les forces de défense et de sécurité, notamment en ciblant des civils, dont des femmes et des enfants ». Le chef de la Monusco, Mamam S. Sidikou avait donc demandé l’ouverture d’une enquête sur ces événements.

Pointées du doigt, le gouvernement congolais avaient déjà annoncé la création d’une commission d’enquête le 22 février dernier, après la diffusion d’une vidéo mettant en cause l’armée dans un massacre de civils.

Le ministre de la Communication Lambert Mende, contacté pour commenter les informations de RFI et Reuters, était pour l’heure injoignable par téléphone.

Jeuneafrique.com par

RDC : polémique, loi coloniale et fosses communes

avril 22, 2015

 Au cimetière de Fula-Fula de Maluku, le 7 avril

Au cimetière de Fula-Fula de Maluku, le 7 avril © Federico Scoppa/AFP

La découverte d’une fosse commune à Maluku suscite l’émoi et un débat sur les modalités d’inhumation des cadavres non réclamés par leur famille. Surprise : c’est une loi coloniale qui est encore en vigueur.

En RD Congo, une affaire en cache souvent une autre. Alors que les circonstances dans lesquelles 421 corps ont été nuitamment inhumés le 19 mars dans une fosse commune du cimetière Fula-Fula de Maluku, en banlieue kinoise, soulèvent bien des interrogations, la polémique enfle sur la législation en vigueur en matière funéraire. Celle-ci date en effet de l’époque coloniale. Plus de cinquante ans après l’indépendance !

« C’est la branche orpheline du droit congolais », a reconnu Évariste Boshab, vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, appelant les députés à se pencher sur la question. D’autant que le texte de référence portant sur les déclarations de décès, les autorisations d’inhumer, la levée des corps, les délais pour les funérailles, les éventuelles autopsies et les modalités des obsèques est une ordonnance du pouvoir colonial belge, adoptée le 15 mars 1950 et qui ne comprend qu’un seul article.

Législation obsolète

Une législation obsolète, qui se réfère elle-même à des textes réglementaires signés entre 1907 et 1915. Des dispositions qui font toujours allusion aux « villages indigènes » et à la « Colonie ». La procédure paraît pourtant simple : à Kinshasa – ville de plus de 10 millions d’habitants avec au moins 600 morts par jour -, les cadavres non réclamés par leurs familles sont envoyés à la morgue centrale, qui procède à un « enterrement collectif » après un délai de deux à trois mois, selon Boshab.

Et le ministre s’appuie sur des chiffres : l’an dernier par exemple, 84 corps ont ainsi été enterrés le 2 avril, 343 le 8 juin et 88 le 21 décembre. Une centaine d’autres dépouilles doivent bientôt être inhumées, la morgue de Kinshasa pouvant contenir au maximum 310 cadavres. Pour lui, la polémique que suscite la découverte de la fosse commune de Maluku n’a aucune raison d’être. Il ne s’agirait que de la « politisation » d’une procédure d’inhumation en vigueur depuis des lustres.

« Jusqu’ici, cela n’avait pas posé problème, estime pour sa part le député Christophe Lutundula. Moi-même, qui vis à Kinshasa depuis une trentaine d’années, je ne savais pas que l’État procédait à des enterrements collectifs pour des indigents ou d’autres cadavres abandonnés. Il est temps de faire évoluer notre législation. » La balle est dans le camp des élus.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula

RDC: existence de deux fosses communes confirmée au Nord-Kivu

octobre 27, 2013

KINSHASA – Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku, a confirmé dimanche l’existence de deux fosses communes à Kibumba, localité de l’est de la République démocratique du Congo où de violents combats opposent depuis trois jours l’armée et la rébellion du M23.

Nous confirmons l’existence de deux fosses communes à Kibumba, à une trentaine de kilomètres de Goma, la capitale du Nord-Kivu, et je réclame une enquête internationale pour aller établir les responsabilités et le contenu avec des spécialistes, a déclaré dimanche à l’AFP le gouverneur provincial, Julien Paluku, sans pouvoir estimer le nombre de cadavres.

Samedi soir, un capitaine de l’armée avait dit à l’AFP que trois fosses communes avaient été découvertes.

Interrogé sur le nombre de corps contenus dans ces fosses, M. Paluku a insisté que c’était pour le découvrir qu’il avait demandé une enquête internationale. Si on sort les corps nous-mêmes, j’ai peur qu’on nous prête des intentions, a-t-il précisé.

Kibumba, postée sur un plateau à près de 1.800 mètres d’altitude, verrouille la zone contrôlée par la rébellion du Mouvement du 2 mars (M23) plus au nord. La rébellion s’y était repliée après une offensive musclée de l’armée et de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) fin août, qui avait repoussé le front d’une quinzaine de kilomètres.

Vendredi, de violents combats, les plus vifs depuis fin août, avaient éclaté dans la région de Kibumba. Samedi soir, l’armée a affirmé avoir pris Kibumba, mais le M23 a parlé de propagande, tandis que l’officier de la Monusco a évoqué une prise partielle.

Dimanche, des combats se poursuivaient dans la région de Kibumba ainsi que sur un deuxième front ouvert samedi sur l’axe Kahunga-Mabenga, plus au nord et où l’armée avait récemment renforcé ses positions.

Le M23 est actif depuis mai 2012 au Nord-Kivu. Des experts de l’ONU accusent régulièrement le Rwanda et de l’Ouganda voisins de la RDC de soutenir la rébellion. Kigali et Kampala ont toujours démenti.

Romandie.com avec(©AFP / 27 octobre 2013 12h12)