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Côte d’Ivoire : « Le Prince de Mama » (Gbagbo) commence-t-il à préparer son retour au pouvoir ?

avril 22, 2017

 

Au secours ! « Le boulanger » d’Abidjan (entendez Laurent Gbagbo selon une appellation contrôlée de feu le général Robert Gueï) est de retour. Avec des idées funestes qui peuvent donner l’AVC (Accident vasculaire cérébral) à ses adversaires et concurrents qui sont trop trop nombreux, aussi bien, dans la majorité au pouvoir que dans l’opposition. La simple évocation du nom de l’ancien président fait hérisser les poils de certains. Pas seulement au sein du pouvoir où après avoir raté le processus de réconciliation, Alassane Ouattara, est, aujourd’hui, à la merci d’un verdict de la CPI (Cour pénale internationale) favorable à son prédécesseur. Que ferait-il si ce tribunal décidait d’élargir « le Prince de Mama » ? Comme il excelle en économie et en finances et est nul en politique, il n’a qu’à prendre conseil auprès de son conseiller politique qui réside à Conakry pour lui demander comment se sortir de cette mauvaise passe qui arrive. Membre de l’Internationale socialiste comme lui-même, Gbagbo (sur notre photo), son conseiller politique, Alpha Condé, pourrait, peut-être, l’aider à éviter le pire qui vient à grandes enjambées en 2020.

Car au regard de la configuration politique qui se dessine, actuellement, le RDR aura tout faux quand Ouattara quittera le pouvoir. Il est à peu près certain qu’une coalition d’un genre nouveau se mettra entre le PDCI et l’opposition actuelle pour faire battre le RDR. Objectif : permettre au pouvoir de changer de main, de région et de religion.

C’est la raison de la création du Mouvement, EDS (Ensemble pour la démocratie et la souveraineté), initié par le célèbre prisonnier de la CPI. Une idée géniale dont il pourrait être le principal bénéficiaire. Dans tous les cas, l’avenir ne tardera pas à fixer les Ivoiriens.

Afriqueducation.com

Côte d’Ivoire : pour Pascal Affi N’Guessan, la nouvelle plateforme de l’opposition « n’engage pas le FPI »

avril 22, 2017

Pascal Affi N’Guessan à Paris, en juin 2015. © VPascal Affi N’Guessan Vincent Fournier pour J.A.

Président d’un Front populaire ivoirien (FPI) scindé en deux, Pascal Affi N’Guessan a réagi à la création de la nouvelle plateforme politique lancée par les partisans de Laurent Gbagbo réunis autour d’Aboudramane Sangaré. Ce mouvement « n’engage pas le FPI », assure l’ex-Premier ministre.

La naissance de la nouvelle plateforme politique Ensemble pour la démocratie et la souveraineté lancée jeudi 20 avril à Abidjan par les partisans de la ligne « Gbagbo ou rien » du Front populaire ivoirien ne fait pas l’unanimité. En particulier au sein de la frange du FPI présidée par Pascal Affi N’Guessan, en rupture avec celle menée par Aboudramane Sangaré, qui lui réfute toute légitimité à la tête du parti.

« Cette plateforme n’engage nullement le FPI, qui est un parti organisé, avec des organes et un Président », réagit l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo. « Je déplore que ces acteurs aient préféré œuvrer à une nouvelle plateforme plutôt qu’à l’unité du FPI, surtout lorsque nous connaissons le sort des plateformes précédentes », poursuit Pascal Affi N’Guessan, 64 ans. Et d’ajouter : « La création de ce parti va clarifier les choses, en faisant cela ils choisissent de quitter le FPI. »

« Le jeu sera certainement plus ouvert en 2020 »

La veille, les partisans de l’ancien président ivoirien avaient officialisé leur regroupement au sein de cette nouvelle plateforme politique, présidée par Georges Armand Ouégnin. Objectif du mouvement : obtenir la libération de Laurent et Simone Gbagbo et « de tous les prisonniers politiques », mais aussi se positionner en vue de la présidentielle de 2020.

Un éventuel changement de stratégie politique pour ceux qui avaient jusqu’à présent choisi de boycotter les dernières élections, mais aussi un possible concurrent supplémentaire pour le FPI de Pascal Affi N’Guessan, déjà candidat à la dernière élection présidentielle. « Le jeu sera certainement plus ouvert en 2020 qu’en 2015 », concède l’ancien Premier ministre.

Jeuneafrique.com par – à Abidjan

Côte d’Ivoire : ce qu’Affi N’Guessan a (vraiment) dit sur « l’image » de Gbagbo

décembre 27, 2016

Le chef de l’opposition ivoirienne, Pascal Affi N’Guessan, le 14 octobre 2016 à Abidjan. © Issouf Sanogo/AFP

Pascal Affi N’Guessan, chef du parti créé par Laurent Gbagbo, a déclaré lundi qu’il n’avait jamais dit que l’image de l’ex-président ivoirien constituait un « handicap » pour le Front populaire ivoirien (FPI), dénonçant la déformation de ses propos.

Après l’échec cuisant du FPI aux dernière législatives, Pascal Affi N’Guessan, qui est à la tête d’une frange du parti, a plaidé, le 26 décembre, en faveur d’une rénovation de sa formation politique. « Quel que soit ce que l’on pense du fondateur [Laurent Gbagbo], il s’agit de construire un nouveau projet qui prend en compte le bilan du passé pour identifier les handicaps du parti. Or les handicaps du parti son liés à son image », a martelé l’ancien Premier ministre ivoirien, élu, lui, dans sa circonscription.

Rapidement les médias se sont emparés de ses déclarations pour estimer qu’il s’en était pris à son ancien mentor.

Affi N’Guessan a alors tenu à préciser qu’il parlait de l’image du parti et non de celle de Laurent Gbagbo, accusant certains médias d’avoir déformé ses propos.

Une branche dissidente du FPI, des « frondeurs » qui se disent fidèles à Laurent Gbagbo – actuellement jugé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité – avait elle appelé au boycott des législatives.

Nécessité d’une offre politique nouvelle

Selon Pascal Affi N’Guessan, l’avenir du parti qui fut au pouvoir de 2000 à 2011 réside dans sa capacité à proposer une nouvelle offre politique.

« Après ces élections, on passe à une autre phase qui ne doit pas s’accommoder de tergiversations vis-à-vis de ceux qui ont montré qu’ils ne sont pas capables de se réformer, qui veulent s’accrocher au passé et qui constituent un boulet. Il faut couper ce boulet et aller de l’avant », a-t-il poursuivi, évoquant « une rupture ».

Selon lui, le FPI a été traité « de parti xénophobe, sectaire et violent ». « Il faut rompre avec tout cela pour construire un parti républicain, soucieux de la stabilité politique, ouvert au monde et non un parti renfermé sur un nationalisme débridé. »

« Laurent Gbagbo, c’est la restauration du multipartisme en Côte d’Ivoire (en 1990, ndrl) et la lutte pour l’accession au pouvoir du FPI en 2000. Aujourd’hui, il est dans les liens de la détention, il n’est plus actif, il faut poursuivre le processus, avec de nouveaux hommes, un nouveau discours et avec des nouvelles ambitions liées à un contexte nouveau », a souligné Pascal Affi N’Guessan.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire: l’opposition appelle au boycottage du référendum sur la Constitution

octobre 14, 2016

Abidjan – Le principal parti d’opposition ivoirien et ses alliés ont appelé vendredi à boycotter le référendum du 30 octobre sur la nouvelle Constitution voulue par le président Alassane Ouattara, lors d’une conférence de presse à Abidjan

Nous appelons tous nos militants, nos compatriotes à ne pas se sentir concernés par ce qui doit se passer le 30 octobre (…). Nous sommes dans la voie du boycottage, a lancé au nom de l’Alliance des forces démocratiques de Côte d’Ivoire (AFD-CI) Pascal Affi Nguessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo.

Le FPI tendance Abou Drahamane Sangaré, l’aile dure du parti, qui est en rupture avec la présidence du FPI, avait déjà appelé au boycottage.

Il faut qu’ils (les Ivoiriens) réservent leur vote pour les élections législatives à venir. Nous les appelons à se mobiliser massivement pour porter au parlement la majorité des députés de manière à ce que le FPI et l’AFD-CI aient les moyens juridiques et politiques pour abroger ce qui va se passer le 30 octobre et mettre en oeuvre un projet constitutionnel qui soit fondateur de la paix, de l’unité nationale, de la démocratie et du progrès économique et social, a ajouté M. Affi Nguessan.

Pour le président Ouattara, le projet tournera définitivement la page des crises successives qui ont secoué ce pays et en finir avec l’ivoirité, qui a empoisonné la vie de ce pays d’Afrique de l’Ouest pendant plus d’une décennie et manqué de le plonger dans la guerre civile. Le projet clarifie notamment les conditions d’éligibilité à la présidence de la République.

En outre, il prévoit la création d’un poste de vice-président élu en même temps que le président et d’un Sénat, dont un tiers des membres sont nommés par le président. Il prévoit aussi l’institutionnalisation de la chambre des rois et chefs traditionnels ou une extension des compétences du Conseil économique et social avec l’ajout de compétences en matières culturelle et environnementale.

Romandie.com avec(©AFP / 14 octobre 2016 17h14)

Côte d’Ivoire/Le RDR avertit: « Affi N’guessan sera tenu pour responsable si des ivoiriens descendent dans la rue »

août 12, 2016

 

Le RDR avertit:

Le Rassemblement des républicains (RDR, parti présidentiel) tient le Président d’une des tendances du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N’guessan, pour ‘’responsable des dérives’’ qui pourraient survenir lors des manifestations annoncées par l’opposition, indique un communiqué, transmis, jeudi, à APA.

Selon le texte signé par le Porte-parole du RDR, Joël N’guessan, ‘’il est bon que M. Affi retienne qu’il sera tenu pour responsable de toutes les dérives qui pourraient survenir si ses militants descendaient dans la rue sous les fallacieux prétextes qu’ils avancent’’.

A la mi-journée, jeudi, Pascal Affi N’guessan a annoncé, au nom de l’Alliance des forces démocratiques (AFD, coalition de l’opposition) la ‘’rupture’’ entre le pouvoir et l’opposition, prévenant que ‘’si jusqu’à fin septembre, il n’y a pas de solution à nos préoccupations, nous descendrons dans la rue jusqu’à ce que Ouattara recule’’.

Pour Joël N’guessan, ‘’le gouvernement et les militants du RHDP (coalition au pouvoir) n’accepteront pas le désordre et la chienlit’’, soulignant que sous la houlette du président Ouattara, ‘’ le pays connaît une embellie’’.

‘’Il n’est point question qu’une minorité vienne mettre en péril nos avancées politiques, sociales et économiques’’, a prévenu M. N’guessan.

Dans son discours à la faveur du 56è anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le Chef de l’Etat Alassane Ouattara a annoncé samedi qu’un Comité d’experts a été mis en place pour l’élaboration d’une nouvelle constitution conformément aux accords qui ont été signés dans le cadre de la résolution de la crise militaro-politique déclenchée en 2002.

Cette nouvelle constitution qui sera soumise à référendum à la fin du mois d’octobre prend en compte la création d’un sénat et d’un poste de vice-président de la République. Réagissant à ce discours, le FPI a estimé dans un communiqué que le Chef de l’Etat veut opérer un ’’passage en force’’ concernant le projet d’une nouvelle Constitution.

Imatin.net avec Apanews.net

Côte d’Ivoire/FPI: le camp Sangaré annonce une  »plainte contre Ouattara et son gouvernement »

août 2, 2016

 

La tendance Sangaré du Front populaire ivoirien (FPI) a annoncé, mardi, une saisine des  »juridictions nationales et internationales’’, contre le président  »Ouattara et son gouvernement » pour  »harcèlement économique de la population ».
 » Le PPI va porter plainte devant les juridictions nationales et internationales contre Alassane Ouattara et son gouvernement pour harcèlement économique et abus de position sur la population », a déclaré, dans une conférence de presse, le Secrétaire général de cette tendance, Alphonse Douaty.

Selon l’ex-ministre de l’Agriculture de Laurent Gbagbo, cette action judiciaire contre le pouvoir d’Abidjan, est la résultante de la récente crise de l’électricité qui a fait  »une victime, de nombreux blessés et d’importants dégâts matériels ».

Pour M. Douaty, la Compagnie ivoirienne de l’électricité (CIE) n’est qu’un  »alibi pour masquer l’incapacité du gouvernement à donner un mieux être aux populations  », s’est-il insurgé, dénonçant  »l’Etat de siège que M. Ouattara installe dans le pays sans aucune base légale », faisant référence au déploiement  »massif » des forces de l’ordre lors des manifestations anti-CIE.

Sur la question de la crise au FPI, Alphonse Douaty à expliqué qu’il n’en existe au sein du parti de Laurent Gbagbo.  » Il s’est trouvé qu’un individu (ndlr: Pascal Affi N’guessan) s’est égaré et les militants du parti ont pris des dispositions pour faire avancer le parti », a-t-il minimisé.

La hausse du coût de l’électricité observée les mois de mai et juillet par les consommateurs à créé des émeutes dans plusieurs villes ivoiriennes dont la capitale politique et administrative, Yamoussoukro et la deuxième grande ville du pays, Bouaké, où l’on a enregistré un mort dans des affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre.

Apanews.net

Côte d’Ivoire: Ouverture à Abidjan d’une table ronde sur le procès de Laurent Gbagbo

janvier 26, 2016

  

Une table ronde sur le procès de l’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo s’est ouverte, mardi, à Abidjan à l’initiative du Front populaire ivoirien (FPI, tendance Aboudrahmane Sangaré), a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Présidée par le meneur de cette « branche radicale » du FPI, Aboudrahmane Sangaré, cette table ronde réunit des participants autour du thème : « Laurent Gbagbo face au système politico-financier dominant : les enjeux d’un procès historique ».

« Nous sommes à un moment décisif de la Côte d’Ivoire, de l’Afrique et du monde. Le FPI doit savoir se retrouver dans les moments décisifs. A quelque moment du procès de Laurent Gbagbo, il faut qu’on soit là », a déclaré M. Sangaré à l’ouverture des travaux.

Pour lui, «ce n’est pas une question de nombre aujourd’hui. Quelque soit le noyau il faut réfléchir », parce qu’on «ne doit pas être à la traine de la mobilisation pour Laurent Gbagbo». Aboudrahmane Sangaré a également ajouté qu’on «le veuille ou non, le 28 janvier (2016) quelque chose va se passer » et « ça sera le procès de l’insoumission».

Plusieurs panels sont au menu de cette table ronde d’une journée. Ainsi, « l’engagement révolutionnaire face à l’hégémonie culturelle : essai d’analyse de la cabale contre Laurent Gbagbo sous les grilles socialistes » sera animé par Pr Hilaire Bohui, quand Dr Marc Essis Botiagne présentera « la CPI dans la perpétuation de l’asymétrie Nord-Sud».

«Le 28 janvier 2016, la vision politique et la posture du Président Laurent Gbagbo en procès à la Haye, face à l’impérialisme: les enjeux » et « Laurent Gbagbo à la Haye : une sanction pour son attachement à la souveraineté monétaire » seront débattus respectivement Par Me André Kouassi et Dr Béda Boni.

Laurent Gbagbo et son ex-ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé sont poursuivis devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité commis lors de la crise postélectorale ivoirienne de décembre 2010 à avril 2011. Leur procès conjoint s’ouvre, jeudi à la Haye.

Apanews.net

 

Côte d’Ivoire : Pascal Affi N’Guessan désigné candidat du FPI à la présidentielle

mai 22, 2015

Pascal Affi N'Guessan est le président du FPI reconnu par la justice ivoirienne.
Pascal Affi N’Guessan est le président du FPI reconnu par la justice ivoirienne. © Émilie Régnier/J.A.

Le 4e congrès extraordinaire du Front populaire ivoirien (FPI) a entériné vendredi la candidature de Pascal Affi N’Guessan à la présidentielle d’octobre.

Pascal Affi N’Guessan sera le candidat officiel du Front populaire ivoirien (FPI) lors de l’élection d’octobre 2015. Sans surprise, il a été désigné à cette fonction vendredi 22 mai au deuxième jour du 4e congrès extraordinaire du parti qui se déroule au Palais des sports de Treicheville. Avant cela, le président en exercice du FPI, reconnu par la justice ivoirienne, et les cadres du parti avaient planché sur le programme de gouvernement à présenter aux électeurs.

Cette désignation intervient dans un contexte de division au sein du FPI dont une partie rejette l’autorité et la ligne d’Affi N’Guessan. Ces derniers ont organisé le 30 avril à Mama, village natal de Laurent Gbagbo dans l’Ouest, leur propre congrès lors duquel ils ont investi l’ancien chef de l’État comme président du parti.

Interdits d’utiliser le nom du FPI par la justice ivoirienne, ces frondeurs, représentés par Abou Dramane Sangaré, ont décidé d’intégrer la Coalion pour le changement (CNC), alliance hétéroclite d’une quinzaine de cadres de la politique ivoirienne comme l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny (PDCI) et l’ancien président de l’Assemblée nationale Mamadou Koulibaly (Leader).

Ce front anti-Ouattara estime que les conditions pour une élection libre et transparente ne sont pas réunies. Ils demandent notamment au pouvoir de remettre à plat la Commission électorale indépendante (CEI). L’élection présidentielle doit se tenir le 25 octobre.

Jeuneafrique.com par Vincent Duhem

Côte d’Ivoire: le parti de Gbagbo va désigner son candidat pour « battre » Ouattara

mai 21, 2015

Côte d'Ivoire: le parti de Gbagbo va désigner son candidat pour 'battre' Ouattara
Côte d’Ivoire: le parti de Gbagbo va désigner son candidat pour « battre » Ouattara © AFP

Le parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, le Front Populaire Ivoirien (FPI), secoué par des divisions internes, a ouvert jeudi son congrès pour désigner son candidat à la présidentielle d’octobre afin de « battre » le président Alassane Ouattara et « revenir » au pouvoir.

Alassane Ouattara « doit partir (du pouvoir) c’est un impératif », a lancé Pascal Affi N’Guessan, le président du Front Populaire Ivoirien (FPI)à la tribune, appelant au « changement ».

« Le changement c’est d’abord l’alternance démocratique c’est à dire la défaite d’Alassane Ouattara en octobre 2015 et le retour du Front Populaire Ivoirien au pouvoir », a-t-il expliqué aux quelques milliers de personnes qui ont assisté à l’ouverture des assises du parti au palais des sports d’Abidjan.

Selon lui, le congrès doit « arrêter les modalités » du départ d’Alassane Ouattara « pour désigner celui d’entre nous qui va nous conduire à cet objectif ».

Deux camps s’affrontent au sein du FPI: le premier veut concourir à la présidentielle d’octobre derrière Affi N’Guessan, mais le second refuse un tel scénario et fait de la libération de l’ex-président Laurent Gbagbo, qui doit être jugé par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, « le coeur de la stratégie de lutte du parti ».

Les deux factions se sont déjà affrontées en justice en décembre, à l’avantage de M. N’Guessan qui avait réussi à faire interdire un congrès du FPI destiné à désigner son président. Mais le 30 avril, Laurent Gbagbo, bien que détenu par la CPI, a néanmoins été déclaré « président » du FPI par un millier de militants, une démarche jugée sans « aucune valeur » par la direction du parti.

Malgré la forte crise interne que traverse son parti, Pascal Affi N’Guessan fait figure de favori pour obtenir l’investiture officielle pour la présidentielle.

Laurent Gbagbo est écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il doit répondre de « crimes contre l’humanité », relatifs à la crise post-électorale de 2010-2011.

Née du refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de M. Ouattara à la présidentielle de novembre 2010, la crise ouverte entre les deux camps a fait plus de 3. 000 morts, selon l’ONU.

Jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire : arrestation de trois cadres du parti de Laurent Gbagbo

mai 4, 2015

Laurent Gbagbo, ancien président de Côte d'Ivoire
Laurent Gbagbo, ancien président de Côte d’Ivoire © Sia Kambou/AFP

À Abidjan, trois cadres du FPI, le parti fondé par Laurent Gbagbo, ont été interpellés lundi par la police. Ces arrestations surviennent alors que deux clans s’affrontent au sein pour la présidence du parti.

Une semaine après leur participation à une réunion des frondeurs du FPI ayant désigné Laurent Gbagbo comme le président de cette formation, des éléments de la police ont procédé à l’arrestation, lundi 4 mai, de Hubert Oulaye et Sébastien Dano Djédjé à leurs domiciles respectifs. Justin Koua, un responsable de la jeunesse du FPI, a de son côté été interpellé sur son lieu de travail à Bondoukou dans l’est du pays.

Arrêtés pour troubles à l’ordre public

Ils devront répondre des faits de trouble à l’ordre public et défiance à l’autorité de l’État. Les trois hommes font partie des principaux organisateurs d’un meeting qui a désigné Laurent Gbagbo président du FPI en lieu et place de son président actuel Pascal Affi N’Guessan. Ce dernier a été radié du parti au cours de cette réunion.

« Il ne fait plus partie des nôtres car il a commis de nombreux forfaits, dont la trahison », a expliqué Laurent Akoun, un proche de Laurent Gbagbo.

De son côté, Pascal Affi N’Guessan avait dénoncé l’attitude de ses adversaires, qui, en interne, selon lui, ne font pas avancer la lutte ni pour la libération de Laurent Gbagbo, ni pour la reconstruction de la Côte d’Ivoire.

Des échauffourées s’étaient produites avant la manifestation, qui s’était finalement tenue sans heurt à Mama, le village natal de l’ex-chef de l’État.

À l’approche des élections, les deux camps semblent plus que jamais divisés. Le camp mené par le président déchu du parti veut aligner un candidat au scrutin d’octobre face au chef de l’État Alassane Ouattara. Mais le camp rival refuse un tel scénario et fait de la libération de Laurent Gbagbo le cœur de la stratégie de lutte du parti.

La justice ivoirienne a plusieurs fois été saisie pour résoudre la crise interne. Celle-ci a invalidé en avril la suspension de Pascal Affi N’Guessan décrétée par le camp rival. Elle a aussi prononcé fin 2014 l’irrecevabilité de la candidature de Laurent Gbagbo à la tête du parti. Ses partisans ont fait appel. La décision est attendue pour le 5 juin.

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