Posts Tagged ‘Français’

Canada/Français disparus en motoneige au Québec : un premier corps retrouvé

janvier 24, 2020

Le corps a été repêché vendredi non loin du lieu de l’accident, à l’embouchure du lac Saint-Jean.

Le drame a eu lieu à l'est du lac Saint-Jean.
Le drame a eu lieu à l’est du lac Saint-Jean. HO / SÛRETÉ DU QUÉBEC / AFP 

Les importantes recherches pour retrouver cinq Français disparus au nord du Québec lors d’une expédition en motoneige qui a mal tourné mardi, portent enfin leurs fruits. Un premier corps a été retrouvé vendredi, a annoncé la police. «Il a été retrouvé à plus de deux kilomètres des points initiaux de recherche dans la rivière Grande décharge», à l’embouchure du lac Saint-Jean où s’est produit l’accident, a déclaré à la presse Hugues Beaulieu, porte-parole de la Sûreté du Québec. «Nous ne pouvons pour le moment identifier la victime».

Les chances de retrouver vivants les touristes, dont les motoneiges sont tombées au fond des eaux glacées du lac Saint-Jean alors qu’ils circulaient sur un chemin non balisé, sont infimes. Vendredi, les enquêteurs se disaient toutefois déterminés à «ne pas baisser les bras», a expliqué le porte-parole. «Tant qu’on n’a pas retrouvé cinq corps, on recherche cinq personnes disparues», avait déclaré à l’AFP Hugues Beaulieu. Comme la veille, une trentaine de policiers, dont une douzaine de plongeurs, appuyés par d’importants moyens comme des hélicoptères, des drones ou des embarcations équipées de sonars, ont écumé l’est du lac Saint-Jean.

Glace trop fine

Le groupe était composé de huit touristes originaires de l’est de la France, dont trois ont survécu, et de leur guide, un Montréalais qui est mort mercredi des suites de ses blessures. Sur les sept motoneiges qui ont traversé la glace, six ont été retrouvées au fond de l’eau par les enquêteurs. Cette découverte confirme l’hypothèse la plus pessimiste, selon laquelle les cinq touristes ont sombré dans les eaux glacées avec leur machine. Ils roulaient dans une zone réputée dangereuse où la glace était soit trop fine, soit absente. Et ils ont sans doute quitté les sentiers balisés pour prendre un raccourci et parvenir plus rapidement à destination, selon plusieurs experts.

Jeudi, la police a publié jeudi les identités des disparus, originaires, comme les trois Français survivants, de l’Est de la France. Il s’agit de Gilles Claude, 58 ans, Yan Thierry, 24 ans, Jean-René Dumoulin, 24 ans, Julien Benoît, 34 ans, et Arnaud Antoine, 25 ans. Gilles Claude, habitué des randonnées à motoneige au Québec selon Radio Canada, est le père de trois biathlètes internationaux, Emilien, Florent et Fabien. Ce dernier est monté jeudi pour la première fois sur le podium d’une étape de la Coupe du monde de biathlon, à Pokljuka en Slovénie. Il a dédié sa troisième place à son père.

Par Le Figaro avec AFP

L’État islamique déclare être à l’origine de la mort des 13 soldats français au Mali

novembre 28, 2019

 

À ce stade, rien n’indique que la collision survenue lundi entre deux hélicoptères n’a été causée par une attaque djihadiste.

La branche ouest-africaine du groupe État islamique, l’État islamique-Province d’Afrique de l’Ouest (ISWAP), affirme avoir provoqué l’accident qui a coûté la vie lundi à 13 soldats de l’opération Barkhane au Mali, rapporte SITE Intel Group, un organisme américain qui suit l’activité de l’extrémisme islamiste. Cette revendication, rapportée par SITE Intel Group – un organisme américain qui suit l’activité de l’extrémisme islamiste – n’est étayée d’aucun élément de preuve. Le groupe ISWAP déclare que les deux hélicoptères impliqués dans la collision mortelle se sont percutés alors que l’un d’eux était pris sous le feu de ses combattants. Les 13 soldats à bord des deux appareils n’ont pas survécu.

La France a annoncé mardi la mort de 13 de ses soldats dans une collision «vraisemblablement accidentelle» entre un hélicoptère de combat Tigre et un hélicoptère de transport Cougar, qui étaient en appui, par nuit noire et à basse altitude, de commandos au sol traquant des combattants djihadistes armés. Une enquête interne a été ouverte au sein de l’armée française, ainsi qu’une enquête du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) après que les deux boîtes noires des appareils ont été retrouvées.

Le général François Lecointre, chef d’état-major des armées françaises, a déclaré mardi lors d’une conférence de presse à Paris que les forces françaises avaient établi «le contact» après trois jours de traque dans la région du Liptako Gourma avec des hommes armés soupçonnés d’appartenir au groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), la branche sahélienne de Daech. Sollicité par Reuters, l’état-major des armées françaises s’est refusé jeudi à tout commentaire à la suite de la revendication de l’EI. Il faisait état mardi d’une « très forte présomption » d’accident. À la suite de cette «tragédie», Emmanuel Macron a annoncé jeudi qu’il avait décidé de réexaminer les modalités d’intervention de la France au Sahel, et que toutes les «options stratégiques» étaient ouvertes

Par Le Figaro avec Reuters

Qui sont les treize militaires morts au Mali ?

novembre 26, 2019

 

Les 12 officiers, sous-officiers et le caporal-chef servaient dans le 5e Régiment d’hélicoptère de combat de Pau et le 4e régiment de chasseurs de Gap. Parmi eux se trouve le fils de l’ancien ministre Jean-Marie Bockel.

Treize soldats de l’armée française ont trouvé la mort lundi 25 novembre au Mali, dans le Liptako, dans la région de Ménaka, aux confins du Mali, Niger et Burkina Faso, pendant une opération.

Deux hélicoptères étaient déployés pour appuyer des commandos engagés au sol à la poursuite d’un groupe de djihadistes armés. Un hélicoptère d’attaque «Tigres» et un hélicoptère de manœuvre et d’assaut «Cougar» se sont percutés, alors qu’ils volaient à très basse altitude.

Déjà les hommages se multiplient, le président de la République, Emmanuel Macron a salué ces «treize héros [qui] n’avaient qu’un seul but : nous protéger».

Parmi les victimes, deux opéraient dans l’hélicoptère «Tigre», les onze autres étaient embarqués dans le «Cougar». Ils étaient «six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel», a indiqué l’Élysée dans un communiqué.

Militaires tués au Mali: «Ils méritent notre admiration»

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s’est exprimé après l’accident entre deux hélicoptères qui a causé l’un des plus lourds bilans humains pour l’armée française depuis l’attentat du Drakkar, à Beyrouth, en 1983.

Quatre régiments endeuillés

Sur les treize victimes de l’accident, sept servaient dans le 5e Régiment d’hélicoptère de combat (5e RHC) de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Il s’agissait des capitaines Nicolas Mégard, Benjamin Gireud, Clément Frisonroche, des lieutenants Alex Morisse et Pierre Bockel, ainsi que de l’adjudant-chef Julien Carette et du brigadier-chef Romain Salles de Saint Paul.

Pierre Bockel était le fils de l’ancien ministre et sénateur centriste français Jean-Marie Bockel.

Les autres victimes servaient au 4e régiment de chasseurs (4e RCH) de Gap (Hautes-Alpes). Il s’agissait des maréchaux des logis Antoine Serre et Valentin Duval, du maréchal des logis en chef Alexandre Protin et du capitaine Romain Chomel de Jarnieu.

Romain Chomel de Jarnieu était lui le fils de l’amiral Benoît Chomel de Jarnieu, ancien Major-général de la Marine (second du chef d’État-major de la Marine nationale).

Les deux dernières victimes sont le maréchal des logis-chef Jérémy Leusie du 93e Régiment d’artillerie de montagne (93e RAM) de Varces (Isère) ainsi que le sergent-chef Andreï Jouk du 2e régiment étranger de génie (2e REG) de Saint-Christol (Hérault).

La ministre des Armées rend hommage aux «treize héros» morts au Mali

La ministre des Armées s’est exprimée aux côtés du général d’armée François Lecointre en hommage aux soldats français tués au Mali dans la collision de deux hélicoptères de combat.

Les noms des treize soldats

Le capitaine Nicolas Mégard, du 5e régiment d’hélicoptère de combat de Pau, 35 ans. Soldat depuis plus de 14 ans, il avait rejoint le 35e régiment d’artillerie parachutiste en tant que sous-officier. Il avait ensuite rejoint l’École militaire interarmes en 2009, et avait suivi une formation de pilote Tigre, puis de chef de patrouille. Nicolas Mégard avait été déployé au Kosovo et au Mali, il était marié et père de trois enfants.

Le capitaine Benjamin Gireud, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 32 ans. Pilote d’hélicoptères «Cougar», Benjamin Gireud était militaire depuis 10 ans après avoir étudié à l’école des officiers de Saint-Cyr Coëtquidan. Il avait servi au Tchad et au Mali.

Le capitaine Clément Frison-Roche, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 28 ans. Ancien du lycée militaire de Saint-Cyr-l’École, il avait intégré en 2012 l’École spéciale militaire de Saint-Cyr puis l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre. Clément Frisonroche était pilote d’hélicoptère «Tigre», cette mission était sa première OPEX. Il était marié et père d’une enfant.

Le lieutenant Alex Morisse du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 31 ans. Engagé en septembre 2011 en tant qu’officier sous contrat, il devient pilote opérationnel d’hélicoptère. Alex Morisse a été déployé plusieurs fois au Mali, il était pacsé.

Le lieutenant Pierre Bockel, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 28 ans. Engagé en tant qu’officier sous contrat depuis 2011, il rejoint l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre et obtient son brevet de pilote opérationnel sur hélicoptère. Pierre Bockel a été projeté à quatre reprises au Mali en tant que pilote de «Cougar», il vivait en couple et allait avoir un enfant.

L’adjudant-chef Julien Carette, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 35 ans. Engagé à l’âge de 18 ans, il servait sous les drapeaux depuis dix-sept ans. Julien Carette a été déployé en Côte d’Ivoire, au Tchad, au Mali, au Burkina-Faso, et en Afghanistan. Il était en couple et père de deux enfants.

Le brigadier-chef Romain Salles de Saint Paul, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 35 ans. Il avait rejoint l’armée il y a dix ans, et était déployé depuis au Gabon, à Djibouti et au Mali. Il était marié et père de deux enfants.

Le capitaine Romain Chomel de Jarnieu, du 4e régiment de chasseurs de Gap, 34 ans. Il s’était engagé en tant que réserviste en 2012, il devient officier sous contrat en 2013. En 2019, il obtient le brevet de chef d’équipe de groupement commando montagne. Romain Chomel de Jarnieu a été déployé au Tchad et au Mali.

Le maréchal des logis Antoine Serre, du 4e régiment de chasseurs de Gap, 22 ans. Il s’engage en 2015 au titre de l’école militaire de haute montagne à Chamonix, puis rejoint le 4e régiment de chasseurs en 2016 au sein duquel il intègre le groupement commando montagne. Cette mission était sa troisième OPEX. Antoine Serre était pacsé.

Le maréchal des logis chef Alexandre Protin, du 4e régiment de chasseurs de Gap, 33 ans. Engagé volontaire, il a accompli toute sa carrière au sein du 4e régiment de chasseurs. Il devient sous-officier en entrant à l’école de Saint-Maixent et devient équipier commando en 2014. Il avait servi en Côte d’Ivoire et au Mali. Alexandre Protin était en couple.

Le maréchal des logis Valentin Duval, du 4e régiment de chasseurs de Gap, 24 ans. Engagé volontaire, il a accompli toute sa carrière au sein du 4e régiment de chasseurs. Il intègre l’École militaire de haute montagne et devient maréchal des logis en 2017, puis il intègre le groupement commando montagne. Il avait été déployé trois fois au Mali.

Le maréchal des logis-chef Jérémy Leusie, du 93e régiment d’artillerie de montagne de Varces, 33 ans. Militaire depuis douze ans, il rejoint le groupement commando montagne de son régiment en 2018. Jérémy Leusie a servi au Tchad, en Afghanistan, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Mali et avait été décoré de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze. Il était pacsé.

Le sergent-chef Andreï Jouk, du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol, 43 ans. Il avait rejoint la Légion il y a onze ans. En 2016, il rejoint le groupement de commando montagne au sein duquel il a été projeté à plusieurs reprises au Sahel. Marié et père de quatre enfants, il était titulaire de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Sept Français sur dix préfèrent avoir froid qu’allumer le chauffage

novembre 17, 2019

 

Une enquête Odoxa révèle que 71% des Français allument le plus tard possible le chauffage, poids lourd dans le budget électricité.

Selon une enquête Odoxa publiée mardi 12 novembre, 71% des Français redoutent l’arrivée de l’hiver, au point de se passer de chauffage. En cause, le montant de la facture qui grimpe, à mesure que les températures baissent.

Le chauffage occupe 62% de la consommation électrique des Français selon EDF.

Les plus précaires sont les premiers à en faire les frais. D’après l’étude, 76% des retraités et 79% des foyers gagnant entre 1500 et 2500 euros mensuels sont les plus poussés à ce «choix» d’économie.

34% des sondés préfèrent en outre ne chauffer que certaines pièces, 8% n’allumer les radiateurs que pendant les heures creuses.

Par Le Figaro.fr

Bali: des touristes, dont un Français, risquent la peine de mort pour trafic de drogue

octobre 21, 2019

 

Un Français et deux Thaïlandaises risquent la peine de mort après avoir été arrêtés pour trafic de drogue à Bali, ont annoncé lundi 21 octobre les services douaniers de l’île touristique indonésienne.

Le Français, Olivier Jover, a été arrêté après la découverte à l’aéroport d’un paquet contenant 22,5 grammes de cocaïne, envoyé depuis son pays d’origine et portant son adresse. Il encourt une longue peine de prison ou la peine de mort s’il est jugé coupable, dans ce pays majoritairement musulman qui a fait de la lutte contre les stupéfiants l’une de ses priorités. Conformément à une pratique commune en Indonésie, il a été présenté à la presse lundi, aux côtés de trois autres personnes arrêtées pour trafic de drogue. Tous étaient vêtus d’uniformes orange de prisonniers. Parmi les autres personnes arrêtées, deux Thaïlandaises, identifiées comme Kasarin Khamkhao et Sanicha Maneetes et arrivées la semaine dernière à l’aéroport de Bali sur un vol en provenance de Bangkok, risquent également la peine de mort. Des paquets contenant près d’un kilo de méthamphétamine ont été découverts cachés sous leurs vêtements.

Parallèlement, une esthéticienne russe, Tatiana Firsova, accusée d’avoir tenté d’introduire en contrebande dans le pays 6,6 grammes de cocaïne, a été arrêtée à son arrivée à Bali sur un vol en provenance de Doha la semaine dernière. Elle risque jusqu’à quinze ans de prison. La semaine dernière, deux Thaïlandais ont été condamnés à 16 ans de prison chacun après avoir été jugés coupables du trafic d’un kilogramme de méthamphétamine qu’ils avaient avalé. Les condamnations à la peine de mort sont fréquemment commuées en sentences d’emprisonnement de longue durée mais l’Indonésie a déjà exécuté des étrangers par le passé. En 2015, deux Australiens, Andrew Chan et Myuran Sukumaran, membres d’un gang de trafic d’héroïne surnommé «Bali Nine» avaient été exécutés sur l’île de Nusakambangan. Jakarta a condamné à mort 48 personnes l’an dernier, dont 15 étrangers jugés coupables de trafic de drogue, selon les statistiques compilées par l’ONG Amnesty International.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Chaque mois, un Français sur cinq dépasse son découvert autorisé

octobre 8, 2019

Cha

Photo d’illustration Adobe Stock

Une étude du comparateur Panorabanques pointe la fréquence, mais aussi le coût des découverts bancaires pour les clients.

21% des Français dépassent, chaque mois, leur découvert autorisé. C’est le constat du comparateur de frais bancaires Panorabanques, qui a publié une étude ce mardi.

L’entreprise s’est basée sur un échantillon de 51.607 personnes, représentatif de la société française (de 18 à 65 ans) pour réaliser cette étude. Elle nous apprend notamment que la situation délicate d’un découvert bancaire arrive chaque année à six Français sur dix. Si le découvert touche souvent les foyers modestes, il n’est pas pour autant inconnu des personnes plus aisées. 47% des personnes qui gagnent plus de 3000 euros par an connaissent ainsi un découvert au moins une fois par an.

Une facture qui grimpe vite

Les frais bancaires qui résultent d’un découvert ne sont pas négligeables. Si le plafond de découvert n’est pas dépassé, il faut déjà compter, en moyenne, de 20 à 30 euros de dépenses par an en agios (frais de découvert). Des frais qui s’alourdissent si le découvert autorisé se prolonge dans le temps. Si le plafond de découvert est dépassé, il faut donc compter en moyenne 72,50 euros de frais de forçage (frais de dépassement bancaire) en plus par an.

À cela s’ajoute le coût de la commission d’intervention (8 euros) à chaque découvert, ainsi que les lettres d’information envoyées aux clients pour «compte débiteur non autorisé». Elles sont facturées environ 10 euros par courrier, et ce dans 76% des banques.

Laurence Prenat, directrice générale de Panorabanques, explique ainsi au Parisien qu’«un client en dépassement de découvert tous les mois peut verser 250 euros de frais par an». Une facture importante pour des personnes déjà en état de vulnérabilité financière lorsqu’elles sont à découvert, ou qui ont des difficultés à gérer leur budget.

En pleine crise des «gilets jaunes», en décembre 2018, les banques avaient néanmoins décidé de faire un geste pour limiter ces coûts. Elles avaient annoncé un gel des tarifs pour tous, ainsi qu’un plafonnement des frais d’incidents bancaires (c’est-à-dire les découverts, mais aussi les rejets de chèques ou de prélèvements) à 25 euros par mois pour les clients «fragiles».

L’étude de Comparabanques réserve cependant une bonne nouvelle : si le nombre de Français qui se retrouvent chaque année à découvert reste important, il est en baisse ces dernières années. 43% ne se retrouvent jamais dans une situation de découvert au cours de l’année – ce n’était le cas que de 35% des Français en 2014. Selon un baromètre CSA/Cofidis du pouvoir d’achat réalisé en septembre, le montant moyen de leur découvert bancaire s’est également abaissé cette année, pour atteindre 390 euros. C’est 54 euros de moins qu’en 2018.

Par Le Figaro.fr

Droits voisins: Google ne paiera pas les éditeurs de presse français

septembre 25, 2019

Go

Google a participé à la campagne de lobbying contre la directive européenne sur les droits voisins. AFP

La directive européenne sur le droit d’auteur prévoyait une rémunération pour tous les extraits d’articles de presse repris par les plateformes en ligne.

Perdant dans les négociations européennes, Google n’a pas renoncé à son face-à-face avec les éditeurs de presse. L’entreprise américaine ne les rémunérera pas, en France, pour l’affichage d’extraits de leurs articles, photos et vidéos.

Le géant américain du numérique a annoncé ces nouvelles règles pour la France qui s’appliqueront le mois prochain, en application d’une loi qui transpose dans le droit français la directive européenne sur le droit d’auteur. Le texte instaure notamment un «droit voisin» au profit des éditeurs de presse et agences. Une mesure censée les aider à faire rémunérer la reprise de leurs contenus sur les plateformes en ligne et autres agrégateurs. Des enjeux qui avaient fait l’objet d’une intense bataille de lobbying à Bruxelles, opposant les entreprises de médias aux GAFA.

Google présente ses règles du jeu

Le vice-président de Google en charge de l’information, Richard Gingras, a présenté mercredi ces nouvelles règles à la presse. Les éditeurs de presse basés en Europe devront désormais décider individuellement si, en France, des extraits de leurs infos (textes, vidéos…), ou «snippets», et autres images miniatures (ou «thumbnails») continueront d’apparaître à côté des liens renvoyant vers leurs sites. Et ce, tant dans les résultats de recherche que dans Google Actualités. Pour les éditeurs qui accepteront, ces extraits s’afficheront sans qu’ils soient rémunérés par Google.

S’ils le refusent, ces extraits et autres mini-images ne s’afficheront plus désormais dans les résultats du moteur de recherche, qui n’incluront dans ce cas qu’un titre et un lien vers les infos des éditeurs concernés. Mais les actualités de ces médias continueront bien à être référencées, a assuré Google, même si ces éditeurs de presse risquent de voir le trafic vers leurs sites diminuer voire chuter.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un kayakiste français trouve la mort au Canada

août 11, 2019

 

Un kayakiste français qui effectuait un périple devant l’amener à l’océan Arctique, a trouvé la mort dans le nord du Canada, ont annoncé samedi 10 août les autorités canadiennes.

Le bureau du médecin légiste des Territoires du Nord-Ouest a indiqué dans un courriel que le corps d’un kayakiste, retrouvé mercredi sur le Grand Lac des Esclaves, avait été identifié comme étant celui de Thomas Destailleur, 30 ans.

La gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) avait lancé des recherches après avoir été informée qu’un kayakiste traversant ce lac n’avait pas communiqué avec sa famille comme prévu.

Le kayak renversé avait ensuite été repéré par avion et la dépouille transportée dans les locaux du médecin légiste pour une autopsie. L’enquête sur les circonstances du décès se poursuit.

Originaire de Lille et installé récemment à Toronto, Thomas Destailleur avait entrepris ce périple dans le cadre d’un projet visant à «réconcilier l’Homme et sa planète», par le biais «d’aventures sportives et écoresponsables», indiquait-il sur sa page Facebook.

«Au départ de Jasper dans les Rocheuses canadiennes, j’ai décidé de suivre les eaux du Glacier Athabasca sur 3700 km jusqu’à l’océan Arctique et le village de Tuktoyaktuk. D’abord à vélo puis en kayak, la totalité de l’itinéraire devrait me prendre à peu près deux mois et demi», expliquait-il.

Dans son dernier post, publié le 5 août, au 31e jour de son voyage, il rapportait avoir fait face à des conditions difficiles avec du vent et de fortes vagues. «Deux trois vagues manquent de me retourner, et j’abandonne en surfant jusqu’à la plage, trempé et gelé. J’ai peur de l’hypothermie. Je me change et m’enroule dans mon sac de couchage dans la tente, en espérant que le vent tombe. Ce ne sera pas pour aujourd’hui, espérons pour demain…», écrivait-il.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Burkina : les deux otages français enlevés au Bénin libérés au cours d’une opération militaire

mai 10, 2019

Des soldats français sécurisent une zone près de Gao, au Mali, en 2013 (photo d’illustration). © Jerome Delay/AP/SIPA

 

Quatre otages, dont les deux touristes français enlevés au Bénin le 1er mai, ont été libérés au cours d’une opération militaire française menée dans la nuit de jeudi à vendredi dans le nord du Burkina Faso. Deux soldats français ont été tués, a annoncé la présidence française.

L’opération militaire a été « conduite par les forces françaises dans la nuit de jeudi à vendredi, au nord du Burkina Faso ». Elle a permis de libérer quatre otages, « dont Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, enlevés le 1er mai dernier au Bénin », a annoncé l’Élysée dans son communiqué. « Une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont également été libérées », précisent les services de la présidence française.

Deux soldats français tués

Deux militaires français ont été tués au cours de cette intervention, « le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des opérations spéciales », a précisé l’Élysée.

Dans son communiqué, le président français « remercie les autorités béninoises et burkinabè pour leur parfaite coopération » et « les assure de l’entière volonté de la France à les aider dans leur lutte contre le terrorisme au Sahel ».

Dans un communiqué de presse, Florence Parly, la ministre française des Armées, a par ailleurs salué « le précieux soutien [des] alliés américains [de la France] dans la conduite de cette opération ».

L’état-major des armées a apporté plusieurs précisions sur la manière dont cette opération visant un « campement » où se trouvaient les otages a été conduite. Saluant « l’engagement exemplaire des forces spéciales françaises », le général d’armée François Lecointre, chef d’état-major des armées, insiste également sur « le concours direct de l’opération Barkhane, des forces armées burkinabè et le soutien américain en renseignements ».

« Ces facteurs ont été essentiels pour le succès de l’opération, garantissant la réactivité dès l’annonce de la disparition des deux Français, la mise à disposition de moyens et la cohérence d’ensemble de l’opération », précise encore l’état-major français.

Les deux touristes français étaient en vacances dans le parc national de la Pendjari, dans le nord du Bénin, lorsqu’ils ont disparu avec leur guide près de la frontière avec le Burkina Faso. Un corps, celui de leur guide, avait été découvert le 4 mai.

Par Jeune Afrique

Suède: huis clos au procès d’un Français accusé de viols sur fonds de scandale Nobel

septembre 19, 2018

Le Français Jean-Claude Arnault arrive au tribunal de Stockholm, le 19 septembre 2018 / © TT NEWS AGENCY/AFP / Fredrik SANDBERG

Le procès d’un Français, figure de la scène culturelle suédoise jugé pour deux viols révélés en pleine tempête #MeToo qui ont entraîné le report du Nobel de littérature, s’est ouvert mercredi devant le tribunal de Stockholm.

Accompagné de son avocat, Jean-Claude Arnault est arrivé au tribunal peu après 08H00. Écharpe grise nouée autour du cou, lunettes de vue à monture noire, veste sombre, il n’a fait aucune déclaration.

« Il conteste les accusations », a annoncé devant les juges son conseil, Björn Hurtig, dont le client encourt de deux à six ans de prison.

Comme souvent dans les affaires d’agressions sexuelles, le tribunal a ensuite ordonné le huis clos à la demande de la partie civile et les journalistes ont été priés de sortir.

La victime présumée, dont l’identité n’a pas été dévoilée, est allée déposer après la décision de huis clos, protégeant de ses mains son visage face au mur de caméras et d’appareils photo.

« C’est une journée difficile pour ma cliente, mais elle va bien », a déclaré à la mi-journée son conseil, Elisabeth Massi Fritz, ténor du barreau suédois spécialisée dans la défense des femmes.

Marié à une membre de l’Académie suédoise, qui décerne depuis 1901 le prix Nobel de littérature, Jean-Claude Arnault, 72 ans, fut une personnalité influente de la scène culturelle à Stockholm jusqu’à la déflagration provoquée par l’affaire Weinstein.

Le Tout-Stockholm courait Forum, son club très sélect. Y gravitaient de nombreuses jeunes femmes férues de lettres et rêvant, entre un concert de jazz et une lecture de Proust, d’approcher un éditeur, un écrivain en vue.

Elisabeth Massi Fritz, avocate de la partie civile dans le procès pour viols du Français Jean-Claude Arnault, accusé de viols, le 19 septembre à Stockholm / © AFP / Jonathan NACKSTRAND

Un mois après les révélations en octobre 2017 des viols et abus sexuels commis par le producteur de cinéma américain Harvey Weinstein, le quotidien Dagens Nyheter publiait le témoignage anonyme de 18 femmes affirmant avoir été violentées ou harcelées par Jean-Claude Arnault.

Le scandale a provoqué un cataclysme au sein de l’académie, avec laquelle M. Arnault entretenait des liens étroits.

Une enquête interne a établi que plusieurs académiciennes, conjointes ou filles d’académiciens, avaient elles aussi subi « l’intimité non désirée » et les comportements « inappropriés » de l’accusé.

– « Peur intense » –

Le 5 octobre 2011 dans un appartement stockholmois, Jean-Claude Arnault a contraint la plaignante à un « rapport oral » puis à une pénétration vaginale alors que la jeune femme se trouvait dans un « état de vulnérabilité » et « de peur intense » l’empêchant de se défendre, selon l’acte de mise en accusation consulté par l’AFP.

Les faits se seraient répétés dans la nuit du 2 au 3 décembre 2011, dans le même appartement, tandis que la victime dormait.

Si pour la défense c’est parole contre parole, Me Massi Fritz souligne au contraire « les éléments de preuve » et la « crédibilité » du récit de sa cliente, « soutenu par sept témoins » appelés à la barre jeudi.

Stockholm: procès de Jean-Claude Arnault, jugé pour viols / © AFP /

Une partie de l’enquête préliminaire ouverte contre le Français pour d’autres viols et agressions sexuelles présumés commis entre 2013 et avril 2015 a été classée sans suite, frappée par la prescription ou faute de preuves.

– Académie en ruine –

Selon une enquête du quotidien Svenska Dagbladet, Jean-Claude Arnault est né en 1946 à Marseille de parents réfugiés russes. Il serait arrivé en Suède à la fin des années 1960 pour étudier la photographie.

Dans un entretien donné à Dagens Nyheter en 2006, il affirmait être monté sur les barricades parisiennes en mai 1968 contre « la direction réactionnaire de l’université ». « L’étincelle a été l’interdiction faite aux étudiants de partager les chambres des étudiantes », se souvenait-il.

Il se vantait d’être le « 19e membre » de l’Académie. Selon des témoins, il soufflait le nom des futurs lauréats Nobel à ses amis.

L’affaire a mis au jour le fonctionnement opaque de l’Académie, riche institution privée fondée en 1786 sur le modèle de son homologue française, ses conflits d’intérêt, ses jeux d’influence et la « culture du silence » qui y régnait.

Huit académiciens se sont mis en congé provisoire ou définitif, dont la secrétaire perpétuelle Sara Danius. L’attribution du Nobel de littérature 2018 a été reportée à 2019, et le prestigieux conclave, en ruines, s’efforce depuis de se reconstruire.

L’Académie doit élire dans les mois à venir de nouveaux membres, qui devront lire des dizaines d’auteurs parmi lesquels ils désigneront deux lauréats Nobel, 2018 et 2019.

Romandie.com avec(©AFP / (19 septembre 2018 13h27)