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Une émission de France 24 en arabe interdite au Maroc

juin 13, 2017

Rabat – Une émission en arabe de France 24 a été annulée par les autorités au Maroc, faute d’autorisation de tournage dans le pays, où la chaîne d’information reste normalement accréditée, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

L’émission « Hadith al Awassim », prévue vendredi dernier et qui devait être consacrée au mouvement de contestation populaire dans le nord du pays, « n’a pas formulé à l’avance de demande d’autorisation de tournage, en violation de la procédure habituelle », a déclaré à l’AFP un responsable au ministère de la Communication, Abdelilah Tahani.

« C’est la seconde fois en deux ans que les autorités interdisent cette émission qui s’apprêtait à tourner quasi clandestinement », a accusé M. Tahani.

« Aucune autre décision n’a été prise à l’encontre de France 24, qui reste une chaîne normalement accréditée au Maroc, avec un correspondant sur place », a-t-il assuré.

Interrogé par l’AFP, le correspondant francophone de France 24 a confirmé continuer à travailler normalement.

Dans un communiqué publié dans l’après-midi, France 24 s’est « étonnée de nouvelles procédures d’autorisations de tournage qui l’ont conduite à annuler l’enregistrement de son magazine mensuel au Maroc +Le Débat des Capitales+, émission hebdomadaire itinérante de France 24 en arabe ».

« France 24 a été contrainte d’annuler son tournage faute d’accréditation », ceci « malgré la livraison dans l’urgence aux autorités marocaines de tous les documents requis (…) », selon la chaîne, qui déplore « certaines rumeurs propagées autour de ce tournage annulé ».

« La loi a changé et nous n’en avons pas été informé », a également déclaré à l’AFP Marc Saikali, directeur de France 24, précisant qu’il allait demander les nouvelles accréditations. « Je ne désespère pas de trouver un moyen de nous entendre avec le Maroc, avec qui on a de nombreux partenariats », a-t-il poursuivi.

« France 24 est un média toujours accrédité auprès des autorités marocaines, et il le restera », a commenté de son côté M. Tahani.

Dans un communiqué publié en début de soirée, le ministère de la Culture et de la Communication marocain a de nouveau démenti les informations relayées au sujet d’une décision du ministère d’interdire France 24 d’exercer de façon définitive au Maroc, affirmant que ces informations « ne sont ni justes, ni précises ».

« Le correspondant de France 24 accrédité au Maroc continue d’accomplir son travail de façon normale et en toute liberté sur l’ensemble du territoire national », selon ce communiqué.

« Il se pose en revanche un problème pour France 24 en langue arabe, qui fait appel à une société prestataire de services et dont le correspondant n’est donc pas lié directement à la chaîne », a expliqué M. Tahani, critiquant par ailleurs sa couverture en arabe des manifestations dans la région d’Al-Hoceïma (nord).

« Nous avons des réserves sur cette couverture, que nous jugeons déséquilibrée et non professionnelle », a accusé ce responsable, affirmant qu’elle « porte atteinte à l’image du royaume ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 juin 2017 01h14)                                            

Affaire Awa Fadiga : le décès d’un jeune mannequin émeut la Côte d’Ivoire

mars 28, 2014

Awa Fadiga, un jeune mannequin ivoirien de 23 ans, est décédée mardi aux urgences du CHU de Cocody à Abidjan. Ses proches mettent directement en cause le manque de soins reçus à l’hopital.

Awa Fadiga avait 23 ans. Cette jeune mannequin est morte mardi 25 mars au service des urgences du CHU de Cocody. Selon ses proches, le manque de soin prodigué par le personnel hospitalier est directement responsable de son décès.

Ce drame, rapporté par le site des Observateurs de France 24, a provoqué un profond émoi en Cote d’Ivoire. « Awa Fadiga, stop plus jamais ça », une page Facebook créée pour l’occasion, a déjà recueilli plus de 12 000 « like ».

Que s’est-il passé ? Le 23 mars en début de soirée, Awa Fadiga est agressée à l’arme blanche par un chauffeur de taxi. Des passants lui viennent en aide avant que la gendarmerie n’intervienne et que des pompiers ne l’emmènent aux urgences du CHU de Cocody vers 23h00. Selon le ministère de la Santé, elle est déjà « dans un état comateux ».

Ses proches expliquent ensuite avoir constaté le lendemain à 13h qu’aucun soin ne lui avait été prodigué depuis son admission aux urgences. La raison : le non-paiement des frais médicaux demandés par l’hôpital, affirment-ils.

Une fois sur place, l’amie et les parents d’Awa payent pour que la jeune femme reçoive les médicaments nécessaires, explique le site des Observateurs de France 24. Sans succès : la jeune mannequin décède mardi à 7 h du matin malgré plusieurs heures de réanimation.

Nelly Yavo, l’agent de la victime, donne sa version des faits.

La version de l’hôpital est totalement différente. Contacté par France 24, le service de communication du CHU a expliqué, en se basant le cahier des admissions tenu par le personnel soignant, que la jeune femme avait été prise en charge dès son arrivée.

Dans un communiqué publié le 25 mars, le ministère de la Santé a de son côté assuré que Awa Fadiga « a reçu les premiers soins médicaux que nécessitait son état, par voie veineuse, y compris un nettoyage et des soins corporels par les filles de salle, avec eau savonneuse et antiseptique ».

Le ministère estime que la victime est « décédée suite à une agression inadmissible et intolérable qui n’engage pas la responsabilité des services de santé. »

Jeuneafrique.com par Vincent DUHEM

Les otages français enlevés dans le nord du Niger sont vivants

mai 11, 2013

PARIS – Le président nigérien Mahamadou Issoufou a affirmé que les otages français enlevés en 2010 sur un site du groupe Areva dans le nord du Niger étaient toujours vivants, tout en reconnaissant ignorer le lieu de leur détention, dans un entretien à France 24 diffusé samedi.

Jusqu’ici les informations que nous avons permettent de dire qu’ils sont en vie, a déclaré M. Issoufou, qui a rencontré vendredi à Paris le président français François Hollande.

Mais où sont-ils ? Il est extrêmement difficile de le dire. Ils peuvent être au Mali, dans l’extrême nord, près de la frontière avec la Mauritanie. Ils peuvent être en Libye ou ailleurs mais on n’a pas d’informations précises sur le lieu où ils sont détenus, a-t-il ajouté.

On n’a pas eu d’information contraire au fait qu’ils seraient vivants. Ils sont vivants, a-t-il insisté.

Daniel Larribe, Thierry Dole, Marc Féret et Pierre Legrand, quatre Français enlevés le 16 septembre 2010 sur le site du groupe nucléaire français Areva à Arlit (nord du Niger) par Al-Quaïda au Maghreb islamique (Aqmi) restent aux mains de leurs ravisseurs.

François Hollande a laissé entendre le 19 avril que la France n’avait pas de contacts avec leurs ravisseurs, pas plus qu’avec ceux de quatre autres otages français enlevés au Mali et au Nigeria et détenus au Sahel.

Nous cherchons (des contacts) depuis des semaines, que dis-je, des mois, a-t-il déclaré, alors que la France est engagée militairement au Mali contre les groupes islamistes armés.

Les familles des quatre otages ont demandé que les recherches entreprises dans le nord du Mali par les troupes françaises cessent car elles représentent un risque terrible pour les otages, dans un communiqué publié le 1er mai.

Nous attendons que l’État fasse preuve d’efficacité pour renouer les contacts et négocier avant qu’il ne soit trop tard, soulignaient les familles dans leur communiqué.

AREVA

Romandie.com avec (©AFP / 11 mai 2013 17h50)

Voyage au bout de l’enfer : lynchage et scène de cannibalisme à Goma

décembre 15, 2012

Dans la nuit du 2 au 3 décembre, une scène d’une rare barbarie a eu lieu à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, que la guerre a plongé dans une insécurité alarmante.

Cinq personnes ont été lynchées en pleine nuit dans le quartier de Majengo, au nord de Goma, après un règlement de compte. Notre Observateur, qui travaille pour une radio locale, s’est rendu au petit matin sur place, où il a pu constater la présence de corps calcinés. FRANCE 24 a par ailleurs pu visionner des images, atroces, de la scène. On y voit d’abord des personnes s’attrouper autour de cadavres brûlés et déchiquetés. Puis une jeune fille prendre un morceau du corps calciné et le mâcher.

Le Nord-Kivu, et plus généralement l’est de la RDC frontalier avec le Rwanda et l’Ouganda, est une zone riche en ressources minières en proie à d’incessantes guerres entre groupes armés. Du 20 novembre au 1er décembre, les rebelles du M23 ont occupé Goma, chef lieu de la province, après avoir mis en déroute l’armée congolaise. Au terme d’une médiation internationale, les rebelles se sont retirés à quelques kilomètres de la ville alors que commençaient à Kampala des négociations entre leurs chefs et le gouvernement congolais. La scène de lynchage décrite ici s’est déroulée le lendemain.

Contributeurs

« Il suffit d’un simple soupçon pour que les choses dérapent »
Charly Kasereka est journaliste pour une radio locale. Il vit à Goma.

Les hommes ont été lynchés parce qu’ils étaient accusés par un groupe de motards d’avoir tué l’un des leurs. J’ai récupéré d’un ami qui habite là des images tournées dans la soirée [du 2 décembre] où l’on voit le cortège de motards qui défile avec un corbillard. C’est de là que tout est parti.

Mon ami m’a expliqué que les motards avaient passé plusieurs heures à chercher les coupables après le meurtre. Des suspects ont été localisés au milieu de la nuit. Là, les choses ont commencé à dégénérer. Des voitures ont été incendiées par les habitants, puis les cinq hommes accusés de meurtre ont été lynchés. Je suis arrivé sur les lieux à 6h10. D’après les témoignages que j’ai recueillis, les corps ont été brûlés vers 5h du matin.

Autour des corps, il y avait encore des gens qui se baladaient avec des bouteilles d’alcool à la main. [Un autre témoin rapporte que certaines personnes se trouvant sur les lieux étaient droguées.] En arrivant, une jeune fille nous a dit : « Vous voulez que je vous montre ce qu’on va faire aux bandits qui viennent ici ? ». Un autre fille a insisté « Oui vas-y, montre-leur ! » et sous l’influence de tout le groupe, la première a mordu dans un morceau de chair humaine calcinée [On voit cette scène dans la vidéo récupérée par FRANCE 24.]

On avait déjà entendu, sur la route, que des gens avaient fait ce genre de chose. Sur place, les gens ne parlaient que de ça, du fait que des habitants en furie avaient mangé des morceaux de cadavres pendant la nuit [il n’existe pas d’images pour étayer ces témoignages, mais celles récupérées par FRANCE 24 montrent que les cadavres ont été dépecés]. Et ce n’est pas la première fois que ça arrive après un lynchage.

« Les habitants nous ont expliqué qu’ils ne croyaient pas en la justice »

Les gens sont dans un véritable état de panique à Goma, notamment depuis que plus d’un millier de prisonniers s’est évadé de la prison centrale de Munzenze pendant la prise de la ville par les rebelles du M23.

Les habitants nous ont expliqué qu’ils ne croyaient pas en la justice. Ils considèrent que s’ils ne s’occupent pas eux-mêmes des présumés bandits, rien ne les arrêtera. Le nombre d’actes de banditisme, notamment les attaques de domiciles, a beaucoup augmenté. Les habitants ne voient plus d’autre solution que cette justice populaire. En moins de deux semaines, j’ai répertorié neuf cas de voleurs lynchés à mort. Et il suffit d’un simple soupçon pour que les choses dérapent. [D’après la journaliste Maria Malagardis du journal « Libération », qui s’est rendue à Goma, le chef traditionnel du quartier Majengo a affirmé que parmi les victimes du lynchage du 2 décembre se trouvait un « innocent qui se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment « .]

Les images de la scène ont été diffusées sans floutage sur les deux chaînes locales de Goma, NishapiTV et Hope Channel. Les gens ont été très choqués qu’on puisse laisser passer de telles choses sans prendre de précautions et prévenir le public.

Ces derniers jours, le gouverneur s’est exprimé plusieurs fois à la radio pour calmer les esprits. Il a voulu rappeler aux habitants qu’ils ne pouvaient pas se faire justice eux-mêmes. Mais les gens ne l’écouteront pas.

Charly Kasereka et Saidi Abasi Madjid avec France24

Egypte: une journaliste française agressée sexuellement place Tahrir

octobre 20, 2012
Egypte: une journaliste française agressée sexuellement place Tahrir Egypte: une journaliste française agressée sexuellement place Tahrir © AFP

La correspondante en Egypte de la chaîne de télévision France 24 Sonia Dridi a été agressée sexuellement vendredi place Tahrir du Caire, a-t-elle raconté samedi à l’AFP, un nouvel épisode de violences commises contre des femmes journalistes dans la capitale égyptienne.

Elle a raconté avoir été encerclée par une foule composée essentiellement de jeunes hommes, qui ont commencé à la toucher alors qu’elle intervenait en direct sur la chaîne d’information en continu.

L’agression a duré plusieurs minutes, avant qu’un ami ne parvienne à la sauver, a-t-elle précisé.

« J’ai été agrippée de partout. J’ai réalisé (plus tard), quand quelqu’un a reboutonné ma chemise, qu’elle était ouverte, mais pas déchirée. J’ai évité le pire grâce à la ceinture solide (que je portais) » et l’aide d’un ami, a-t-elle affirmé.

La journaliste a précisé qu’elle allait porter plainte. Lors d’affaires similaires, la police n’était pas parvenue à arrêter les responsables.

« La direction de France 24 condamne fermement les agressions à répétition contre toutes les journalistes qui doivent pouvoir exercer librement leur métier partout dans le monde », a souligné la chaîne dans un communiqué.

France 24 « met actuellement tout en oeuvre, avec le soutien de l?ambassade de France au Caire, pour assurer la sécurité et le rapatriement en France de sa correspondante », assure-t-elle.

Dans les rues du Caire, le harcèlement des femmes, voilées ou non, les remarques obscènes et parfois les gestes déplacés sont un phénomène courant.

Mais récemment, les témoignages venant de la place Tahrir faisant état de véritables agressions sexuelles, voire des viols, se sont multipliés, sans susciter de réaction des autorités.

En juin, un groupe d’hommes a attaqué et agressé sexuellement plusieurs manifestantes lors d’une marche visant à dénoncer le harcèlement sexuel en Egypte.

Ces agressions ont été particulièrement médiatisées après l’agression sur la place Tahrir de la journaliste américaine Lara Logan le 11 février 2011, jour de la démission du président déchu Hosni Moubarak.

En novembre 2011, une journaliste de la chaîne France 3 avait également été agressée sexuellement lors d’une manifestation qu’elle couvrait place Tahrir. Peu avant elle, une journaliste égypto-américaine avait fait état de violences sexuelles de la part de policiers.

Jeuneafrique.com avec AFP

Nord-Mali : le MNLA proclame unilatéralement « l’indépendance de l’Azawad »

avril 6, 2012

Déjà coupé en deux du fait de la défection de l’armée, le Mali  s’est réveillé avec en son sein un nouveau pays, proclamé indépendant par les  rebelles du MNLA : l’Azawad. Une région considérée comme le berceau naturel des  Touaregs.

Ultra-minoritaire parmi les Touaregs, eux-mêmes minoritaires au Nord du Mali,  le Mouvement  national de libération de l’Azawad (MNLA) de Mohamed Ag Najim a proclamé  unilatéralement vendredi « l’indépendance de l’Azawad », une région  qu’il considère comme le berceau d’origine des Touaregs. Signée par le  secrétaire général du MNLA, Billal Ag Achérif, la déclaration a été diffusée sur  le site internet du mouvement, et lue par un porte-parole sur la chaîne de  télévision française France 24.

« Nous proclamons solennellement l’indépendance de l’Azawad à compter de  ce jour », a déclaré Moussa Ag Attaher, qui a indiqué vouloir respecter « les frontières avec les États limitrophes. (…) Nous venons de terminer  un combat très important, celui de la libération (…) », a-t-il ajouté,  condamnant également l’enlèvement jeudi du consul d’Algérie à Gao (nord-est) avec six de ses  collaborateurs « par un commando terroriste » lors d’une opération « très violente ».

Tous les regards sont tournés vers le groupe salafiste Ansar dine, avec  lequel le MNLA a pactisé. Une alliance de circonstance pour la conquête du  Nord-Mali qui pourrait cependant rapidement être remise en cause, Ansar dine  ayant des liens très étroits avec Aqmi et revendiquant l’application de la  charia au Mali, et à plus forte raison dans l’« Azawad ».

Jeuneafrique.com avec AFP