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Houellebecq revient à la poésie avec un recueil

mars 21, 2013

Houellebecq revient à la poésie avec un recueil
Photo ci-dessus
L’écrivain Michel Houellebecq, lors d’une conférence à Tel Aviv, le 31 mars 2011

[Menahem Kahana / AFP/Archives]

Près de quinze ans après son dernier recueil de poèmes, l’écrivain Michel Houellebecq, prix Goncourt 2010, revient à la poésie avec « Configuration du dernier rivage », à paraître le 17 avril chez Flammarion, a confirmé mardi son éditeur.

Ce cinquième opus au titre très « houellebecquien », dont la sortie a été annoncée par Le Figaro, fait suite à la prose poétique de « Rester vivant », publié aux éditions de La Différence en 1991, et aux recueils « La poursuite du bonheur » (même maison en 1992 puis nouvelle édition chez Flammarion en 1997), « Le sens du combat » (1996) et « Renaissance » en 1999, toujours chez Flammarion.

L’ensemble de son oeuvre poétique, première vocation de l’écrivain qui affirme volontiers être devenu romancier par défaut, a par ailleurs été réuni en 2000 en poche (J’ai Lu).

Michel Houellebecq a obtenu le Goncourt en 2010 pour « La carte et le territoire ».

« Configuration du dernier rivage » rassemble en à peine 90 pages et cinq sections des poèmes courts et sombres, rimés ou non.

« La poésie, ça part d’un vers. Des fois ça se met à rimer un peu tout seul, d’autres fois non. Mais relativement souvent, cela rime dans mon cas », disait en janvier l’auteur sur France Culture.

« En supposant que je vive vieux, peut-être que j’écrirai plein de poèmes. Un poète vieux, je trouve ça bien. A mon âge, il faut que je sorte du modèle Baudelaire (…) mais mon goût pour la poésie ne diminuera pas », poursuivait-il. « Et c’est bien les poèmes parce qu’on ne vous met pas la pression… »

Mi-décembre 2012, Michel Houellebecq avait annoncé à l’AFP quitter l’Irlande, où il séjournait depuis de nombreuses années, pour rentrer vivre à Paris.

« Si j’ai choisi la France plutôt qu’un pays francophone (Belgique ou Suisse), c’est pour des raisons personnelles, pas dans une démarche militante », avait expliqué l’auteur en pleine affaire Depardieu. « L’argent est important, mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus important ».

Son roman « Les particules élémentaires » va par ailleurs être mis en scène au Festival d’Avignon du 8 au 13 juillet par le jeune collectif « Si vous pouviez lécher mon coeur ». L’oeuvre de Houellebecq est souvent montée à l’étranger mais rarement en France.

Directmatin.fr avec  AFP

Le numérique ne passera pas par Milan Kundera

juillet 20, 2012
 Devant les mécènes de la Bibliothèque nationale, en juin dernier, Milan Kundera a expliqué pourquoi il s’opposait à la numérisation de ses oeuvres.

Milan Kundera restera fidèle au papier, envers et contre tous. « Il me semble que le temps qui, impitoyablement, poursuit sa marche, commence à mettre les livres en danger », a expliqué l’auteur de La Plaisanterie lors de la remise du prix de la BnF 2012 pour l’ensemble de son oeuvre, le 11 juin. C’est son ami Alain Finkielkraut qui a récemment lu, au micro de France Culture, des extraits de son discours prononcé en petit comité: « C’est à cause de cette angoisse que, depuis plusieurs années déjà, j’ajoute à tous mes contrats, partout, une clause stipulant que mes romans ne peuvent être publiés que sous la forme traditionnelle du livre. Pour qu’on les lise uniquement sur papier, non sur un écran ». Selon Pierre Assouline dans son blog La République des livres, le discours de Kundera « vaut par son côté pathétique, dans l’acception la plus noble du terme, et crépusculaire ». 

Un discours qui ressemble trait pour trait à celui de Frédéric Beigbeder. Invité sur Europe 1 en septembre 2011, il promettait sa « main dans la gueule » à qui se procurerait un fichier numérique de son dernier ouvrage, Premier bilan avant l’apocalypse. « Si le livre numérique réussit, ça signifie la fermeture des librairies, des bibliothèques, la disparition de beaucoup de métiers comme celui d’éditeur, la signature d’autographes, plein de choses très agréables », avait-il expliqué lors d’une rencontre avec François Bon pour LEXPRESS.fr. Et de conclure : « Il faut se battre pour retarder le moment de la disparition du livre ». 

Par LEXPRESS.fr