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Viols organisés dans les prisons russes: un lanceur d’alertes demande l’asile en France

octobre 18, 2021
Viols organises dans les prisons russes: un lanceur d'alertes demande l'asile en France
Viols organisés dans les prisons russes: un lanceur d’alertes demande l’asile en France© AFP/Ursula HYZY

Il est à l’origine d’une fuite d’une ampleur sans précédent de vidéos de viols organisés et de tortures dans les prisons russes: après un périple rocambolesque, le Bélarusse Sergueï Savelev, demande l’asile en France.

Passé par Istanbul et Tunis, l’ex-détenu âgé de 31 ans est arrivé dans la nuit de vendredi à samedi à Roissy et se trouve depuis dans la zone d’attente des demandeurs d’asile. L’AFP l’y a rencontré dimanche.

Début octobre, des images insoutenables d’un prisonnier subissant un viol à l’aide d’une longue perche dans une prison-hôpital de Saratov font scandale en Russie. Quatre responsables des services carcéraux régionaux sont limogés, et même le porte-parole du Kremlin réagit face à l’horreur.

C’est dans cet établissement que Sergueï Savelev a été incarcéré, condamné dans une affaire de trafic de stupéfiants.

C’est là aussi que, sous couvert de ses fonctions de maintenance informatique, il télécharge patiemment et discrètement les fichiers vidéos de prisons à travers toute la Russie, celles-ci étant reliées entre elles par un intranet.

« Au début, ils me contrôlaient puis cette surveillance s’est progressivement relâchée jusqu’à disparaître », raconte cet homme d’aspect frêle et timide.

L’ONG Gulagu.net, qui a publié les images de Saratov, explique que M. Savelev lui a remis quantités de vidéos, prouvant le caractère systémique des mauvais traitements dans les geôles russes.

Sergueï Savelev raconte avoir réussi, peu avant sa libération début février 2021, à dissimuler près de la sortie de sa prison les supports sur lesquels il enregistrait les données.

Le jour de sa sortie, après avoir été minutieusement fouillé, il les récupère, ni vu ni connu, dans la confusion d’un départ groupé.

« Une fois qu’on sait »

« Cette idée murissait depuis longtemps en moi. Il est très difficile psychologiquement de garder de telles choses pour soi. Que peut-on faire d’autre, une fois qu’on sait ? ».

Les violences commises dans les prisons et enregistrées sur ces vidéos sont bien souvent le fait d’autres détenus, à la solde des autorités pénitentiaires en quête de mouchards ou d’aveux.

Un scénario consiste à filmer des sévices sexuels infligés à une victime, puis la vidéo sert de moyen de chantage pour que le détenu supplicié coopère.

Car si le viol est rendu public dans la prison, le prisonnier chutera au plus bas des échelons d’un monde carcéral très hiérarchisé, devenant un paria, un « pétoukh » (coq) dans le riche vocabulaire des taulards.

Sergueï dit avoir subi des mauvais traitements dans une prison de Krasnodar pour qu’il « coopère », sans connaître le pire. Et il assure n’avoir jamais pris part à des violences contre d’autres détenus.

Des coups, il en recevait « environ une fois par semaine mais pas trop forts pour éviter les bleus trop visibles ».

Pour décrire les pressions psychologiques, il raconte cette anecdote: « Mon père a fait 1.000 km pour apporter du saucisson à son fils. Il a essayé un jour, puis le lendemain, il a dormi trois nuits dans sa voiture et ils ne l’ont pas laissé entrer ».

Voir toutes ces vidéos et sept années et demi de prison laissent des traces.

Secret d’Etat

Son psychologue à Minsk « était horrifié par ce que je lui racontais. Il a organisé des séances mais rien n’y faisait », raconte Sergueï, « il m’a prescrit des cachets, puis d’autres et d’autres plus puissants encore mais rien de cela ne me procurait de soulagement ».

Pour avoir subtilisé et diffusé les vidéos illustrant ce système, Sergueï Savelev, qui demande l’asile en France, dit craindre à présent des représailles de l’administration pénitentiaire russe (FSIN) et les services de sécurité (FSB).

Il raconte leur avoir échappé de peu en Russie, assurant que des agents lui avaient proposé, en échange de sa coopération, quatre ans de prison pour « divulgation d’un secret d’Etat » plutôt que 10 à 20 ans pour espionnage.

« Cela ne les intéressait pas de savoir qu’il y avait des violations des droits humains ».

Pour leur échapper, il monte dans une « marchroutka », un minibus qui le conduit jusqu’à Minsk, en passant par la poreuse frontière russo-bélarusse.

La coopération entre forces de l’ordre russes et bélarusses étant de mise, dès son arrivée au Bélarus fin septembre, il s’envole pour Istanbul puis Tunis, pays où aucun visa n’est requis.

Là-bas, en quarantaine dans un hôtel, il prend un billet pour retourner à Minsk avec une escale à Charles-de-Gaulle. Arrivé à Roissy, il met fin au périple et demande l’asile.

« Il a le profil d’une personne qui peut faire l’objet d’une disparition forcée et d’une exécution extrajudiciaire donc les craintes sont sérieuses », estime auprès de l’AFP son avocate Aude Rimailho.

Par Le Point avec AFP

17 octobre 1961 : 60 ans après, les Parisiens sont dans la rue

octobre 17, 2021

La veille, sur les berges de la Seine, Emmanuel Macron avait participé à une commémoration solennelle, avant de dénoncer « les crimes commis cette nuit-là ».

Il y a 60 ans, jour pour jour, etait perpetre le massacre d'Algeriens venus manifester pacifiquement dans la capitale contre un couvre-feu.
Il y a 60 ans, jour pour jour, était perpétré le massacre d’Algériens venus manifester pacifiquement dans la capitale contre un couvre-feu.© ALAIN JOCARD / AFP

Plusieurs centaines de manifestants sont descendus dans la rue à Paris, dimanche 17 octobre, scandant « 17 octobre 1961, crime d’État ». Il y a 60 ans, jour pour jour, était perpétré le massacre d’Algériens venus manifester pacifiquement dans la capitale contre un couvre-feu. La veille, sur les berges de la Seine, Emmanuel Macron avait participé à une commémoration solennelle, avant de dénoncer par le biais d’un communiqué « les crimes commis cette nuit-là sous l’autorité de Maurice Papon », les jugeant « inexcusables pour la République ».

Le candidat écologiste à l’Élysée Yannick Jadot participait au défilé, comme le numéro un d’EELV Julien Bayou ou encore le député de Seine-Saint-Denis Éric Coquerel (LFI). Derrière la banderole « pour la reconnaissance d’un crime d’État », le cortège est parti du 2e arrondissement de Paris vers le pont Saint-Michel (6e arrondissement ), situé à deux pas de la préfecture de police, qui avait organisé le 17 octobre 1961 la répression de la manifestation d’Algériens.

« Un petit pas de plus »

« C’est un petit pas de plus, mais ce n’est pas satisfaisant », a déclaré à l’Agence France-Presse l’historien Gilles Manceron, un des responsables de la Ligue des droits de l’homme (LDH) qui appelait à manifester, après la déclaration d’Emmanuel Macron. « C’est une reconnaissance d’un crime de préfecture. Nous demandons une reconnaissance de crime d’État et l’accès réel aux archives », a ajouté ce spécialiste de la mémoire de la guerre d’Algérie, dans le cortège. « C’est un geste, mais on sait très bien que Papon n’a pas agi de son propre arbitre. On ne peut pas agir sans ordre politique. Il y a eu une responsabilité au sommet de l’État français », a aussi insisté un manifestant de 45 ans, Othmane Benzaghou, militant associatif, membre des collectifs du hirak.

Le 17 octobre 1961, quelque 30 000 Algériens avaient manifesté pacifiquement à l’appel du FLN contre le couvre-feu qui leur était imposé. La présidence française a reconnu samedi pour la première fois que « près de 12 000 Algériens furent arrêtés et transférés dans des centres de tri au stade de Coubertin, au Palais des sports et dans d’autres lieux. Outre de nombreux blessés, plusieurs dizaines furent tués, leurs corps jetés dans la Seine ». Le bilan officiel ne dénombrait jusqu’à présent que trois victimes. L’appel à manifester ce dimanche pour le 60e anniversaire avait été signé par des dizaines d’organisations et d’associations (LDH, SOS Racisme, Mrap, Attac, Gisti, etc.), de syndicats et de partis (EELV, LFI, PCF…).

Par Le Point avec AFP

France: L’émouvant hommage d’Éragny à Samuel Paty

octobre 16, 2021

Une cérémonie solennelle s’est tenue ce samedi dans la ville où habitait l’enseignant assassiné par un terroriste pour avoir montré des dessins de « Charlie Hebdo ».

La presidente d'Ile-de-France Valerie Pecresse mene la marche blanche a Eragny en hommage a Samuel Paty.
La présidente d’Île-de-France Valérie Pécresse mène la marche blanche à Éragny en hommage à Samuel Paty.© BERTRAND GUAY / AFP

« La liberté commence où l’ignorance finit », peut-on lire sur le gymnase municipal d’Éragny-sur-Oise qui accueillait ce samedi une cérémonie en l’hommage de Samuel Paty, l’enseignant décapité l’an dernier par un jeune terroriste islamiste tchétchène. Le rassemblement particulièrement émouvant s’est tenu en présence du fils du professeur martyr et de son ex-compagne, mais en l’absence de ses parents.

Samuel Paty rentrait chez lui à Éragny quand il a croisé le chemin de l’assassin. Le tueur avait été aidé – involontairement certes – par quelques élèves qui lui avaient désigné le prof d’histoire-géo comme étant celui mis en cause par des musulmans radicaux pour avoir montré à ses élèves les caricatures du prophète Mahomet parues dans Charlie Hebdo. C’est en raison de l’implication de tant de jeunes dans cette tragédie que le maire Thibaut Humbert a tenu à associer la jeunesse à cet hommage. « En direction de la jeunesse, nous avons sollicité leurs représentants dans la Ville afin qu’ils ouvrent la cérémonie ». Des adolescents ont débuté cette matinée en lisant leurs travaux sur la liberté d’expression. Quelques minutes auparavant, le maire remettait la médaille de la Ville à un Éragnien rescapé de l’attentat du Bataclan. Blessé, il a perdu deux de ses amis. Il vit à 500 mètres du lieu de l’assassinat de Samuel Paty.

Parmi les invités, des représentants du culte musulman ont tenu à montrer leur solidarité avec la famille des victimes et la Nation entière : « On est présents. C’est une évidence », affirme le Conseil régional du culte musulman. Dans la foule, trois femmes voilées font l’objet de sollicitations médiatiques. « Ceux qui commettent les attentats ne sont pas de vrais musulmans, répète en boucle une jeune femme. On nous regarde bizarrement. À l’entrée, j’ai hésité puis les gens à l’accueil m’ont invitée à entrer. »

Les Éragniens tenaient à rendre hommage à Samuel Paty, car l’an dernier la recrudescence de la pandémie de Covid les avait empêchés de descendre dans la rue. Les élus du département se sont tous déplacés, maires, sénateurs, députés ainsi que Valérie Pécresse, présidente du conseil régional. La candidate à la présidentielle a préconisé l’union derrière les enseignants menacés ou intimidés : « L’ensemble des enseignants doit savoir que nous sommes derrière eux », a-t-elle affirmé.

« Une cérémonie émouvante qui nous rappelle que le combat contre le terrorisme islamiste doit être mené dans l’unité nationale », explique Naïma Moutchou, la députée LREM du Val d’Oise. L’ancien ministre de la Défense, Alain Richard, aujourd’hui sénateur, s’est lui voulu optimiste : « La France est une Nation robuste. Elle a une grande capacité de résistance. » Un anonyme tenant une fleur à la main confie : « À chaque fois, en regardant la télé, on se dit que c’est la dernière fois. Puis le terrorisme vient en bas de chez vous. Vous passez à la télé. En espérant que c’est la dernière fois que des gens meurent. Là, c’est un professeur de collège. Après, une policière à Rambouillet. Nous sommes traumatisés. Il faut que ça s’arrête. »

Avec Le Point par Aziz Zemouri à Eragny (Val d’Oise)

France: Près de 100 incidents recensés lors des hommages à Samuel Paty

octobre 16, 2021

La journée en mémoire de l’enseignant s’est déroulée dans le calme dans les écoles, hormis « quelques incidents », a indiqué Jean-Michel Blanquer sur RTL.

Il y a un an, jour pour jour, Samuel Paty était sauvagement assassiné devant son collège de Conflans-Sainte-Honorine. À la veille de l’anniversaire de sa mort, des commémorations ont été organisées dans tous les établissements scolaires de France, en mémoire de l’enseignant. D’après Jean-Michel Blanquer, cette journée de recueillement s’est déroulée « dans un grand calme ». « Il y a eu quelques incidents, on en a recensé 98. C’est beaucoup moins que ce qu’il y a eu quand il y a eu des attentats précédemment », a fait savoir le ministre de l’Éducation nationale au micro de RTL, ce samedi 16 octobre.

Parmi ces signalements, l’Éducation nationale recense sept « menaces » individuelles ou collectives De l’aveu de l’ancien recteur, ces incidents ont pu être « de très petites choses ». « Il ne faut pas généraliser. Parfois, ce sont des propos à l’emporte-pièce, nous les prenons au sérieux », a assuré Jean-Michel Blanquer, précisant que les établissements scolaires avaient fait preuve « d’unité et de dignité ». Sur France 2, le ministre avait également évoqué dans la matinée « des interruptions pendant les hommages, un élève qui dit n’importe quoi ou un élève qui est menaçant ». « Tout ceci reste des cas très isolés et que nous traitons, il y a un suivi », a-t-il précisé.

Une vigilance totale

Des millions d’élèves en France ont célébré la mémoire du professeur d’histoire-géographie, à travers une minute de silence, un chant, un débat sur la liberté d’expression. Jean-Michel Blanquer avait prévenu qu’en cas de perturbations lors des hommages, les concernés seraient « sanctionnés ». La veille, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait appelé les préfets à une « vigilance totale » lors de cet hommage, et plus particulièrement « dans et aux abords des établissements scolaires ».

Le 16 octobre 2020, Samuel Paty avait été poignardé puis décapité à Éragny-sur-Oise (Val-d’Oise), à quelques centaines de mètres de son collège de Conflans-Sainte-Honorine. Le jeune assassin de 18 ans, un réfugié russe d’origine tchétchène, lui reprochait d’avoir montré en classe des caricatures de Mahomet. Il avait été tué peu de temps après par la police. Avant son passage à l’acte, il avait pris connaissance de la polémique autour des caricatures avec une vidéo sur Internet de Brahim Chnina, père d’une collégienne. L’adolescente, visée par une exclusion pour indiscipline, avait menti à son père : elle avait assuré avoir été sanctionnée pour s’être élevée contre la demande de Samuel Paty faite aux élèves musulmans, selon elle, de se signaler lors de ce cours.

Par Le Point avec AFP

France-Présidentielle : Valérie Pécresse va reprendre sa carte à LR

octobre 14, 2021

EXCLUSIF. Candidate à l’investiture de LR, la présidente de la région Île-de-France annonce au « Point » qu’elle réadhère au parti qu’elle a quitté en 2019.

Valerie Pecresse avait quitte LR en 2019. Elle reprend aujourd'hui sa carte.
Valérie Pécresse avait quitté LR en 2019. Elle reprend aujourd’hui sa carte.© PASCAL GUYOT / AFP

Selon nos informations, Valérie Pécresse a décidé de reprendre sa carte des Républicains, dont elle sollicite l’investiture pour la présidentielle d’avril. Et ce, contrairement à son principal compétiteur Xavier Bertrand, qui a fait savoir qu’il ne réadhérerait pas à son ancienne famille politique. « Je vais adhérer à nouveau aux Républicains. C’est la conséquence logique du fait que j’ai accepté depuis le début de jouer collectif. C’est une question de cohérence », annonce à notre journal Valérie Pécresse, qui va officialiser ce choix ce jeudi soir à l’occasion d’une réunion publique à Dijon (Côte-d’Or).

Elle en a informé le patron des Républicains Christian Jacob dans la journée. L’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, puis du Budget, avait quitté LR le 5 juin 2019 après le naufrage des européennes (8,5 % des voix) et la démission consécutive de Laurent Wauquiez. Elle avait alors affiché sa volonté de « refonder la droite, menacée d’extinction », mais de « l’extérieur », aux commandes de son propre mouvement (Libres !).

« Notre objectif, c’est, ensemble, de battre Emmanuel Macron »

« Aujourd’hui, je demande à tous les membres de Libres !, qui partagent comme moi les valeurs de la droite, d’adhérer à LR pour construire ensemble le parti de la reconquête et de l’alternance. Et cette ligne, je me l’applique à moi-même. Notre objectif, c’est, ensemble, de battre Emmanuel Macron », poursuit Valérie Pécresse, contactée par Le Point.

En début de semaine, le président de la région des Hauts-de-France a pour sa part accepté de participer au congrès de LR mais écarté l’idée de revenir dans le giron du parti, s’attirant de fortes critiques en interne. « C’est un bras d’honneur aux militants ! Il réclame l’investiture du parti, son soutien financier mais il ne veut pas prendre la carte ! », s’insurge un cadre LR. Xavier Bertrand se considère lié par sa promesse : en claquant la porte en décembre 2017, il avait indiqué que sa décision était « définitive ». Selon les règles édictées pour le congrès du 4 décembre, qui doit départager les six candidats en lice (sous réserve qu’ils obtiennent 250 parrainages d’élus), rien n’oblige en théorie Pécresse et Bertrand à reprendre leur carte pour candidater. Mais le geste se veut éminemment symbolique.

Avec Le Point par Nathalie Schusk

France-Viol : Marc Machin condamné à 16 ans de réclusion criminelle

octobre 14, 2021

Marc Machin était jugé pour viol commis sous la menace d’une arme, mais aussi pour extorsion avec arme, escroquerie, vol et violation de domicile.

La cour a assorti cette peine d'une periode de surete de huit ans et ordonne une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans.
La cour a assorti cette peine d’une période de sûreté de huit ans et ordonné une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans.© xavier de torres / MAXPPP / xavier de torres/MAXPPP

La cour d’assises de Paris a condamné, ce jeudi 14 octobre, Marc Machin à seize ans de réclusion criminelle pour le viol d’une jeune femme, sous la menace d’une arme en 2018. La cour a assorti cette peine d’une période de sûreté de huit ans et ordonné une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans. Marc Machin a en outre été condamné à verser 25 000 euros de dommages et intérêts à la victime.

Dans le box, sweat-shirt blanc, carrure imposante, Marc Machin a semblé accuser le coup à l’énoncé de la peine, laissant échapper ensuite quelques larmes. Dans sa motivation, « la cour a tenu compte de la gravité des faits » qui « ont entraîné un traumatisme extrêmement important pour la victime », ainsi que de deux précédentes condamnations de Marc Machin pour agressions sexuelles, a déclaré le président David Hill.

Le procès s’est tenu à huis clos à la demande de la partie civile

Marc Machin, 39 ans, était jugé depuis lundi pour viol commis sous la menace d’une arme, extorsion avec arme, escroquerie, vol et violation de domicile. Son procès s’est tenu à huis clos à la demande de la partie civile.

Cette dernière, alors âgée de 22 ans, avait dénoncé le 21 avril 2018 à la police le viol dont elle avait été victime le matin même dans un appartement à Paris par un homme encagoulé qui la menaçait d’un couteau de cuisine, avant de la contraindre à effacer les traces du crime et de dérober sa carte bleue. Confondu par son ADN, Marc Machin avait fini par reconnaître les faits en garde à vue.

Marc Machin a passé à tort six ans et demi en prison pour l’affaire du Pont de Neuilly. Incarcéré en 2001 à l’âge de 19 ans, il avait été condamné trois ans plus tard à dix-huit ans de réclusion criminelle pour le meurtre à coups de couteau de Marie-Agnès Bedot, une peine confirmée en appel. Mais en mars 2008, un homme sans domicile fixe de 33 ans, David Sagno, s’est accusé de ce meurtre et de celui d’une autre femme commis au même endroit en 2002, ce qui a conduit à la libération de Marc Machin.

Marc Machin a accumulé les condamnations

En 2012, ce dernier a fini par être acquitté à l’issue de son procès en révision, devenant la huitième personne en France depuis la Seconde Guerre mondiale à être innocentée à l’issue d’une telle procédure. La justice lui a alors attribué 663 320 euros d’indemnisation.

Depuis sa sortie de prison en 2008, Marc Machin a accumulé les condamnations, une quinzaine au total, qui lui ont valu pour certaines d’être réincarcéré.

Par Le Point avec AFP

France: la Congolaise Irène se suicide par pendaison dans sa maison

octobre 12, 2021

Le Mée-sur-Seine en Seine et Marne, à quelques encablures de Melun la ville préfecture, une Congolaise s’est donné la mort par pendaison, vendredi après-midi. C’est son mari qui a fait la macabre découverte, en rentrant du travail.

La communauté congolaise du Mée-sur-Seine est en émoi, suite au décès vendredi après-midi, de Irène M, la cinquantaine entamée, mère de six enfants.

Quand il rentre du travail vers 15 heures, en ce vendredi 8 octobre, Nicaise M, est loin de se douter que son épouse vient de commettre l’irréparable. Vers 14 heures, elle l’a appelé, lui demandant d’acheter de la bière en rentrant. Il trouverait la clé sous le paillasson, car elle s’en va faire les cent pas.

Pourtant, quand il met la clé dans la serrure, Nicaise se rend compte que la porte n’est pas verrouillée. Une fois dans la maison, il s’aperçoit que la porte donnant sur le balcon est restée ouverte et l’air froid envahi la maison. En allant fermer la porte, il trouve son épouse pendue au moyen d’un foulard attaché sur la rambarde du balcon. Elle s’est laissée choir de tout son poids et la vie semble avoir déjà quitté le corps.

Nicaise appelle la police, les secours puis les voisins. Les secours rapidement arrivés sur le lieu ont tenté de réanimer Irène en vain. Le décès constaté et certifié par la police scientifique comme ayant été provoqué par pendaison, l’équipe funéraire a procédé à l’enlèvement du corps aux environs de 18 heures.

Ses amis ont sans trop de détails, expliqué le geste définitif d’Irène par la longue dépression dont elle souffrait depuis des années, conséquence de nombreux facteurs sous-jacents induisant une quasi-culpabilité voire une souffrance de laquelle elle tardait à se remettre.

Ses relents suicidaires étaient connus de tous. Il arrivait qu’elle se réveille de nuit pour rallier l’autoroute à pied, aux fins de se jeter sous un véhicule.

Mais Irène M, ne suivait aucun traitement ni accompagnement psychologique. Conforté par une conception bien congolaise du phénomène, son entourage arguait qu’elle avait des problèmes de famille et ses crises suicidaires étaient un envoutement. Cela l’avait amené à effectuer un voyage au Congo, afin de trouver auprès de ses parents, des solutions au problème par les pratiques du terroir. Hélas…

Avec Sacer-infos par lesechos-congobrazza.com

France: Hubert Germain, dernier survivant des Compagnons de la Libération, est mort

octobre 12, 2021
Hubert Germain, dernier survivant des Compagnons de la Liberation, est mort
Hubert Germain, dernier survivant des Compagnons de la Libération, est mort© POOL/AFP/Archives/Michel Euler

Le dernier Compagnon de la Libération Hubert Germain, disparu à l’âge de 101 ans, s’était donné pour objectif dans la vie de « toujours rechercher le plus difficile ».

Le 18 juin dernier, le centenaire coiffé de son béret vert était aux côtés d’Emmanuel Macron pour le 81e anniversaire de l’appel du général de Gaulle, au mémorial du Mont Valérien où il sera enterré.

Son épiphanie remontait à l’été 1940, la France est en pleine débâcle. Il est alors à Bordeaux où il passe le concours de d’entrée de l’Ecole navale. Ce colosse d’1m90, fils d’un général des troupes coloniales, n’a pas encore 20 ans.

« Au bout de cinq minutes je me suis dit +Mais qu’est-ce que tu fais là ?+ », confiait-il à l’AFP en 2017. « Je me suis levé en disant à l’examinateur: +Je pars faire la guerre+ ».

Dans le port de Saint-Jean-de-Luz, le jeune homme, né le 6 août 1920 à Paris, trouve l’Arrandora Star, qui s’apprête à convoyer des soldats polonais vers l’Angleterre. Il monte à bord avec trois camarades et arrive à Londres le 24 juin 1940.

Il y a 81 ans, ce n’est pas l’Appel du 18 juin qui l’a décidé. « On ne va pas recommencer ce cinéma-là, personne ne l’a entendu, l’appel ! (…) On a tous entendu ce laïus effrayant du maréchal Pétain, disant qu’il fallait terminer la guerre et déposer les armes. Ça a été un choc ».

Le souvenir de sa première rencontre avec de Gaulle, cet été-là, était intact: « Il s’arrête un instant, me regarde et me dit: +Je vais avoir besoin de vous+. Quand, à 18-19 ans, vous vous ramassez ça en pleine figure, dans le désastre général qui est là, il y a quelque chose qui vous émeut profondément ».

Engagé dans les premiers au sein des Forces françaises libres (FFL), Hubert Germain est affecté sur un cuirassé, où il suit les cours d’élève officier de marine. La journée, il étudie entre les alertes, la nuit il participe à la défense antiaérienne contre les raids allemands.

Au printemps 1941, il rejoint en Palestine la 1ère division française libre destinée à combattre au Levant. Il intègre ensuite la Légion étrangère et combat en Libye.

« Les braises ardentes »

« Enfant, je me disais que c’est ce que je devais toujours rechercher dans ma vie: le plus difficile », confiait-il dans « Espérer pour la France », un livre d’entretiens avec Marc Leroy paru en 2020. Chef de section antichars, il se distingue lors de la bataille de Bir-Hakeim en juin 1942 et est cité à l’ordre de l’armée.

Il combat ensuite en Egypte (El Alamein), en Tunisie et débarque en Italie. Blessé à Pontecorvo, il est évacué sur Naples, où il est décoré de la Croix de la Libération par le général de Gaulle fin juin 1944.

Il participe au débarquement de Provence en août 1944. Arrivé sur la plage, il tombe dans le sable et « pleure comme un enfant »: « J’avais retrouvé mon pays ».

Puis il combat pour la libération de Toulon, de la vallée du Rhône et de Lyon, prend part aux campagnes des Vosges, d’Alsace et termine la guerre dans le sud des Alpes.

Nommé aide de camp du général Koenig, commandant les forces françaises d’occupation en Allemagne, le lieutenant Germain est démobilisé en 1946.

Le voilà attaché de direction dans une entreprise de produits chimiques, avant d’être élu maire de Saint-Chéron (Essonne) en 1953, mandat qu’il conserve jusqu’en 1965.

Devenu député de Paris en 1962, il est ministre des PTT de 1972 à 1974 et brièvement ministre chargé des relations avec le Parlement, en 1974. Il dirige ensuite la Société française de télédistribution.

« Nous étions les braises ardentes et l’Ordre de la Libération s’est donné pour mission de garder ces braises ardentes en témoignage de cette époque », disait-il à propos de cet ordre, fondé par le général de Gaulle.

« Voilà mon rôle pour le peu de temps que j’ai à vivre encore: à tous les jeunes qui aspirent à travailler pour une France belle forte, saine, je suis apte à leur en donner un message ».

Seules 1.038 personnes ont reçu le titre de compagnon de la Libération. Hubert Germain, le dernier survivant, sera inhumé au Mont-Valérien, lieu de martyre de la Résistance.

Par Le Point avec AFP

Immigration : Darmanin en faveur des camps fermés comme en Grèce

octobre 11, 2021

En visite sur le camp de Samos (Grèce), le ministre de l’Intérieur a appelé à l’ouverture de camps similaires en Espagne ou en Italie.

En visite en Grece, Gerald Darmanin a appele a la construction de camps d'accueil fermes dans tout le sud de l'Europe.
En visite en Grèce, Gérald Darmanin a appelé à la construction de camps d’accueil fermés dans tout le sud de l’Europe.© Sebastien JARRY / MAXPPP / PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

Lors d’un entretien avec l’Agence France-Presse (AFP), lundi 11 octobre, Gérald Darmanin a fait part de son intérêt pour le « modèle grec » de gestion de l’immigration clandestine. Concrètement, le ministre de l’Intérieur fait référence aux camps d’enregistrements sécurisés, comme il en existe par exemple sur les îles grecques de Samos et Lesbos. Pour assurer une meilleure gestion européenne, Gérald Darmanin suggère par ailleurs que de tels camps d’accueil soient installés dans les pays méditerranéens, comme l’Italie, l’Espagne ou Malte.

Dimanche, le ministre de l’Intérieur s’était rendu sur l’île grecque de Samos en mer Égée face à la Turquie où les autorités grecques avaient inauguré fin septembre un camp « fermé et à accès contrôlé » entouré de barbelés et de miradors. Les demandeurs d’asile ne peuvent sortir que de 8 heures à 20 heures, et sont contraints de présenter leurs empreintes digitales et un badge électronique au portail magnétique à l’entrée.

Ce camp a remplacé l’ancien camp surpeuplé et sordide, situé près du port de Vathy. La Grèce s’est engagée à construire d’autres camps « fermés » comme celui de Samos, grâce à des fonds européens, sur quatre autres îles de la mer Égée.

Les ONG pas convaincues

« Nous demandons aux pays du sud de l’UE de faire comme les Grecs de contrôler davantage les frontières extérieures et aux autres pays d’accepter un système de solidarité », a déclaré le ministre français. Pour de nombreuses ONG de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, ce nouveau camp « empêche d’identifier de manière efficace les personnes vulnérables » et « limite l’accès des demandeurs d’asile aux services ».

« De l’avis de personnes qui travaillaient dans l’ancien camp de Vathy, mais aussi de demandeurs d’asile, les conditions de vie sont meilleures », a pourtant assuré le ministre français. « Ce camp impressionnant a été pensé comme un centre d’attente et permet aux Grecs de bien tenir leurs frontières », a-t-il ajouté.

Par rapport à 2015, où certains djihadistes s’étaient infiltrés dans le flot de réfugiés arrivés en Grèce et avaient pu participer aux attentats du 13 Novembre à Paris, la sécurité a été renforcée sur les îles grecques. « Il existe toujours des craintes d’attaques terroristes, mais aujourd’hui en France, la menace est essentiellement endogène », a précisé Gérald Darmanin.

La France qui exercera la présidence semestrielle de l’Union européenne à partir de janvier compte faire du renforcement des frontières extérieures de l’Europe une priorité. « Nous aimerions que tous les pays qui sont aux frontières de l’Europe puissent avoir la même politique de contrôle et d’enregistrement des personnes qui entrent sur le territoire européen », a noté le ministre français.

Inquiétude sur de nouvelles arrivées

« Beaucoup d’étrangers entrent en Europe sans être enregistrés et on ne sait pas, quand ils arrivent en Allemagne ou en France, quel âge ils ont, quelle est leur nationalité, par où ils sont rentrés », constate-t-il. Athènes se félicite de la décongestion des camps sur les îles de l’Égée, mais les ONG expliquent cette baisse par le refoulement des migrants vers la Turquie, ce que la Grèce nie.

« Nous faisons confiance aux Grecs pour faire la transparence nécessaire sur ce qu’il s’est passé. Nous devons aux Grecs beaucoup de solidarité, mais nous devons aussi exiger d’eux de la responsabilité, comme tous les pays qui se trouvent aux frontières de l’Europe », a réagi Gérald Darmanin.

Il s’est prononcé pour une politique migratoire européenne commune. « Regardez ce qui se passe en Afghanistan ou en Biélorussie, nous ne savons pas de quoi sera fait demain ! » a averti le ministre, se disant « attaché à ce que l’agence Frontex voie ses moyens humains et financiers augmentés ».

Par Jeune Afrique avec AFP

France-Xavier Bertrand : «Oui, je participerai au Congrès des Républicains»

octobre 11, 2021

Invité du 20 heures du JT de TF1, lundi, le candidat à l’élection présidentielle a enfin levé le voile sur sa participation au Congrès LR du 4 décembre.

Fin du suspense. Après avoir longtemps laissé planer le doute quant à sa venue ou non au Congrès des Républicains, le 4 décembre prochain, Xavier Bertrand a enfin annoncé sa décision.

« Oui, je participerai à ce congrès, parce que les Républicains ont écarté la primaire », a ainsi déclaré le candidat à l’élection présidentielle de 2022 au JT de TF1, lundi 11 octobre. « La solution de facilité, c’était de faire cavalier seul », a ajouté le président de la région des Hauts-de-France, avant d’expliquer que finalement, il n’a pas souhaité « faire ce choix car dans [son] ADN, il y a le rassemblement et il y a l’union ».

« Le plus tôt sera le mieux »

Il se soumettra donc bel et bien au vote des militants du parti. « J’avais dit mon opposition à la primaire, qui était source de division, les militants et les adhérents ont entendu ce message. Christian Jacob leur a donné la parole, et ils ont clairement écarte cette primaire, et je les en remercie », a également estimé Xavier Bertrand.

A ses yeux, et malgré ses prises de position précédentes semblant mettre sous pression les autres candidats de sa famille politique, « ce congrès est la solution la plus rapide pour désigner le candidat de la droite et du centre », a-t-il fait savoir. Quant à la date fixée au 4 décembre, Xavier Bertrand reconnaît que, pour lui, « le plus tôt sera le mieux ».

« J’ai deux certitudes : divisés, on est sûrs de perdre; rassemblés, on peut gagner, et je veux gagner », a également martelé le candidat à l’élection présidentielle. « J’ai la conviction que ce sont les solutions de la droite et du centre qui permettront de remettre le pays sur pied ». « Je veux rassembler l’ensemble des Français, alors il faut que je commence par ma famille politique », a-t-il également expliqué. Lui qui a toujours affiché son refus de participer à une quelconque primaire, peu importe sa forme

Avec Le Point