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La Française Audrey Azoulay élue directrice générale de l’Unesco

octobre 13, 2017

L’ex-ministre française de la Culture Audrey Azoulay à Paris, le 13 octobre 2017 / © AFP / Thomas Samson

Audrey Azoulay, ancienne ministre française de la Culture, a été élue vendredi soir directrice générale de l’Unesco face au Qatari Hamad Al-Kawari, au terme d’une élection marquée par de multiples rebondissements, dont le retrait des Etats-Unis et d’Israël de cette agence internationale.

« Félicitations à Audrey Azoulay ! La France continuera à se battre pour la science, l’éducation et la culture dans le monde », a tweeté le président Emmanuel Macron.

Lors de l’ultime tour d’un scrutin très serré entamé lundi, les 58 membres du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, ont préféré la candidate Française au représentant qatari, par 30 voix contre 28.

Audrey Azoulay a reçu le soutien de l’Egypte, dont la candidate avait été éliminée sur la dernière ligne droite.

Mais Le Caire a néanmoins demandé à l’Unesco, dont le siège se trouve dans la capitale française, « la vérification des violations détectées tout au long du processus électoral », selon un porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères.

Le candidat du Qatar, qui faisait la course en tête depuis le début malgré la résurgence de vieux soupçons d’antisémitisme relayés par le Centre Simon Wiesenthal Europe, ne faisait pas l’unanimité des pays arabes en délicatesse avec Doha.

En juin, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont en effet rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l’accusant de soutenir des groupes extrémistes et de se rapprocher de l’Iran.

Ces quatre pays ont imposé un embargo au Qatar, qui a rejeté toutes les accusations à son encontre, y voyant une ingérence dans sa politique étrangère.

La bataille a cependant été âpre pour prendre le leadership d’une organisation déjà fragilisée par ses dissensions et ses difficultés économiques, et à laquelle les Etats-Unis et Israël avaient porté « un coup dur » avec l’annonce jeudi de leur départ, selon la directrice générale sortante de l’organisation, la Bulgare Irina Bokova.

Washington et Tel Aviv ont voulu ainsi exprimer leur exaspération face à une organisation qu’ils accusent d’être devenue anti-israélienne.

Les Etats-Unis avaient déjà suspendu leur contribution financière régulière il y a six ans.

– ‘Politisation’ –

C’est l’admission en 2011 de la Palestine au sein de l’Unesco qui avait entraîné cette interruption des versements de fonds, représentant près du quart du budget de l’agence, par Israël et les Etats-Unis.

Dès avant l’annonce de jeudi, François Chaubet, un professeur français d’histoire contemporaine, estimait d’ailleurs qu' »un des enjeux » de l’élection serait de « ramener les Etats-Unis dans les contributeurs ». Partis une première fois en 1984, ils étaient revenus en 2002.

« Pour honorer ses slogans nationalistes, Trump a choisi de faire le sacrifice de l’Unesco, c’était la décision qui coûtait le moins cher… », a commenté l’historien français Bertrand Badie.

« Si Donald Trump était partisan des institutions multilatérales, cela se saurait », a pour sa part relevé François Heisbourg, conseiller spécial de la Fondation de la recherche stratégique.

La décision américaine a néanmoins été une « triste nouvelle » ou un motif de « regret », voire de « déception », à Paris, à Moscou, dans les instances dirigeantes de l’ONU et de l’Unesco, mais aussi dans les milieux culturels et universitaires américains.

Pour Mme Bokova, « c’est l’universalité de l’organisation qui est en jeu ». Et le multilatéralisme dans l’ADN de l’organisation, ajoute-t-on de sources diplomatiques.

Vendredi, Berlin a appelé de ses voeux à « une Unesco forte ». Mais le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert, a également rappelé que le gouvernement allemand « critiquait aussi depuis quelque temps la politisation (du) travail très important » effectué par l’Unesco, « par certains membres ».

« Nous mettons tous nos espoirs dans le ou la futur(e) secrétaire général(e) et attendons que cette nouvelle personne à la tête mène les réformes de l’organisation », a-t-il ajouté.

A des journalistes vendredi après-midi, Mme Azoulay a affirmé que sa candidature visait notamment à « restaurer l’efficacité et la crédibilité » de l’agence qui « traverse une crise politique profonde ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 octobre 2017 23h06)                

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France: l’ex Premier ministre Fillon sous statut de témoin assisté pour « escroquerie aggravée »

octobre 12, 2017

Paris – L’ancien Premier ministre français François Fillon, déjà inculpé dans l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs de sa femme et de ses enfants, a été placé en juillet sous le statut de témoin assisté pour « escroquerie aggravée », a appris jeudi l’AFP de sources proches du dossier et de l’avocat de M. Fillon.

Mis en examen (inculpé) le 14 mars notamment pour « détournement de fonds publics » et « complicité et recel d’abus de bien sociaux », l’ex-candidat de la droite à l’élection présidentielle a été reçu fin juillet par les juges d’instruction pour être entendu pour la première fois sur le fond de l’affaire.

A cette occasion, « il était convoqué pour une éventuelle nouvelle mise en examen pour escroquerie aggravée, mais il a été finalement placé sous le statut plus favorable de témoin assisté pour ce chef », a confirmé à l’AFP son avocat, Me Antonin Levy.

Le statut de témoin assisté est intermédiaire entre celui de simple témoin et celui de mis en examen (inculpé).

L’affaire, révélée fin janvier, avait empoisonné la campagne électorale de M. Fillon, parti favori de la course à la présidentielle jusqu’à sa défaite au premier tour en avril.

Au coeur du dossier, les soupçons d’emplois fictifs de sa femme Penelope et de ses enfants au Parlement. Les investigations portent aussi sur les salaires touchés de mai 2012 à décembre 2013 par son épouse pour un emploi dans une revue littéraire appartenant à un homme d’affaires proche de François Fillon, Marc Ladreit de Lacharrière.

En mars, l’enquête avait été élargie et Penelope Fillon inculpée notamment de « recel d’escroquerie aggravée ».

Lors de son audition fin juillet, François Fillon a défendu la réalité des emplois d’assistants parlementaires de sa femme à l’Assemblée nationale, entre 1986 et 2013, lorsqu’il était député, ainsi que ceux de ses enfants Charles et Marie quand il siégeait au Sénat, entre 2005 et 2007.

Les investigations se concentrent aussi depuis quelques mois sur les activités de 2F Conseil, la société que l’ex-Premier ministre avait créée en 2012, peu de temps avant de redevenir député. Les enquêteurs cherchent à savoir s’il y a pu y avoir d’éventuels conflits d’intérêts.

Une perquisition a été menée cet été au siège de l’assureur AXA, qui avait demandé entre 2012 et 2014 à 2F Conseil d’exécuter plusieurs prestations rémunérées environ 200.000 euros.

A ce jour, quatre personnes sont inculpées: les époux Fillon, Marc Joulaud, ancien suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale, et Marc Ladreit de Lacharrière. Les deux enfants du couple Fillon ont été placés sous le statut de témoin assisté.

Désormais retiré de la vie politique, M. Fillon, âgé de 63 ans, a rejoint début septembre en tant qu’associé la société de gestion d’actifs et d’investissement Tikehau Capital.

Romandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2017 20h43)                                            

Google France va recruter 300 personnes

octobre 10, 2017

Paris – La filiale française de Google va recruter 300 personnes, augmentant ainsi ses effectifs de près de 50%, annonce son PDG Sébastien Missoffe, dans une interview aux Echos.

« D’ici l’année prochaine, nous allons passer de 700 à 1.000 personnes, des ingénieurs essentiellement, et nous doublons la superficie de nos bureaux en passant de 10.000 à 20.000 mètres carrés », déclare Sébastien Missoffe.

Il entend ainsi saisir l' »opportunité » de croissance que représente pour Google le marché français.

« La France est encore en retard dans le numérique. Nous ne pointons qu’au 17e rang dans les classements qui font référence en matière de digitalisation des pays. 80 % des Français consomment via Internet, mais seulement 16 % des entreprises se sont lancées dans l’e-commerce. Il va falloir rattraper ce retard et cela représente une opportunité pour Google », déclare ainsi le dirigeant du groupe dans l’Hexagone.

Interrogé sur la relation de Google avec les pouvoirs publics français, M. Missoffe souligne une « envie commune de faire avancer la France et une conviction partagée que le numérique peut jouer un rôle très positif ».

« Nous avons donc des relations très constructives car notre objectif est commun », affirme-t-il alors que son groupe n’a toujours pas réglé son différend fiscal avec l’Etat français.

« Aujourd’hui, Google paye des impôts, nous sommes soumis à un taux moyen global de 20 %. Le débat n’est pas +est-ce que nous payons+, mais +où payons-nous+ », répond M. Missoffe à l’évocation de son comportement sur le plan fiscal.

Le gouvernement français a ouvert la porte le 24 juillet dernier à une transaction avec Google après l’annulation par le tribunal administratif de Paris du redressement fiscal de 1,15 milliard d’euros infligé au géant américain, préférant « un bon accord à un mauvais procès », selon les termes du ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Romandie.com avec (©AFP / 10 octobre 2017 19h39)

Cameroun – France: enquête anti-corruption ouverte à l’ambassade

octobre 5, 2017

 

Façade du Consulat du Cameroun à Paris. © Vincent fournier pour Jeune Afrique

L’ambassade camerounaise à Paris fait l’objet d’une enquête anti-corruption de la Conac depuis le début du mois dernier.

Depuis la mi-septembre, une mission de la Commission nationale anticorruption (Conac), conduite par Garga Haman Adji, l’ex-ministre du Contrôle de l’État, passe au crible la comptabilité de l’ambassade du Cameroun à Paris. Cet ancien candidat à la présidentielle, qui ne fait pas mystère de son intention de se représenter, n’y va pas de main morte.

Achat d’une résidence à Saint-Maures-Fossés

Le 27 septembre, des visiteurs l’ont entendu tancer Christophe Ketchankeu, le percepteur de l’ambassade, qu’il a auditionné deux jours de suite et qui refusait de lui dévoiler le détail des dépenses liées à la présidence de la République.

Il a également interrogé les personnels, tenus de justifier absences et missions, s’est rendu chez Me Thibaut Égasse, notaire parisien à l’étude duquel s’est conclu en 2008 l’achat de la résidence francilienne (Saint-Maur-des-Fossés) de l’ambassadeur, pour en vérifier la régularité, avant d’aller inspecter la villa et de chronométrer le trajet entre celle-ci et l’ambassade.

Jeuneafrique.com avec AFP

France: 5 morts, dont 4 enfants, dans l’incendie « probablement criminel » d’un immeuble

octobre 2, 2017

Strasbourg – Cinq personnes, dont quatre enfants, ont trouvé la mort dans l’incendie « très probablement d’origine criminelle » d’un immeuble social (HLM) survenu dans la nuit de dimanche à lundi à Mulhouse (est de la France).

« On a un incendie qui est très probablement d’origine criminelle. Tout le laisse à croire », a expliqué lundi le procureur de la République, Dominique Alzeari, au cours d’une conférence de presse.

« Une personne a été mise en garde à vue lundi à 02H40 (locales). Un homme âgé de 28 ans qui a des antécédents pour des faits de dégradations par incendie », a-t-il ajouté.

L’incendie, qui a également fait huit blessés, dont trois dans un état grave, s’est déclaré dimanche soir vers 23H30 dans les sous-sols d’un immeuble HLM (habitation à loyer modéré) de cinq étages.

L’enquête, ouverte lundi, porte sur « des faits de destruction volontaires ayant entraîné la mort, et pour des faits de destructions ayant entraîné des blessures graves pour les personnes », a précisé le magistrat.

Les fumées sont la cause du bilan très lourd du sinistre, selon les premiers éléments de l’enquête.

L’âge des enfants tués dans l’incendie n’a pas été précisé.

« C’est terrible, toute la ville est secouée par ce drame », a déclaré à l’AFP le maire de Mulhouse, Jean Rottner.

L’immeuble touché, qui compte dix appartements, est situé dans une zone de sécurité prioritaire au nord de Mulhouse. Sa façade n’a pas été endommagée, a constaté un journaliste de l’AFP. « C’est un immeuble en très bon état, situé dans une cité apaisée, où il n’y a pas de difficultés particulières », a assuré le maire.

Interrogés par l’AFP, des voisins ont décrit des scènes de « panique ».

« Mon ami habite dans l’immeuble, sa femme et son fils de 8 ans sont grands brûlés. Il était sur place quand le feu a démarré », a raconté Leila, habitante d’un immeuble voisin. « Il a descendu sa femme et sa fille en premier, puis en descendant il a été intoxiqué par les fumées qui étaient encore dans les couloirs. (…) On est tous choqués ».

« Je pense que le feu s’est déclaré vers 23H35, on y était 10 minutes après. On a sauvé ce qu’on pouvait. C’était l’enfer… On a pu sauver 4 ou 5 personnes », a expliqué un autre riverain, Bekir, déplorant que « les secours aient mis 35 minutes à venir ».

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2017 17h37)                                            

France: le gouvernement veut porter à 90 jours la rétention des étrangers en attente d’expulsion

septembre 28, 2017

Le gouvernement veut porter à 90 jours la rétention des étrangers en attente d'expulsion

La rétention administrative permet de retenir un étranger faisant l’objet d’une décision d’éloignement dans l’attente de son renvoi forcé. Ci-dessus, le centre de rétention de Lingolsheim, près de Strasbourg, en avril 2012. PATRICK HERTZOG/AFP

Dans son projet de loi sur l’immigration, dont l’Agence France-Presse a obtenu une copie, et qui doit encore être transmis au Conseil d’État, le gouvernement prévoit aussi un tour de vis sur la rétention des «dublinés», ces migrants enregistrés dans un autre pays européen et censés y être renvoyés pour le traitement de leur demande d’asile.

Pour mieux lutter contre l’immigration irrégulière, le gouvernement envisage d’allonger à 90 jours, contre 45 aujourd’hui, la durée de la rétention pour les étrangers en attente d’expulsion, dans son projet de loi sur l’immigration, dont l’Agence France-Presse s’est procuré copie.

Selon ce texte «pour un droit d’asile garanti et une immigration maîtrisée», qui doit encore être transmis au Conseil d’Etat, «la durée maximale de la rétention ne doit pas (…) excéder quatre-vingt-dix jours». Mais «à titre exceptionnel» le juge pourrait ensuite ordonner une prolongation «de quinze jours», dans le cas où l’étranger ferait «obstruction» à son éloignement.

La rétention administrative permet de retenir un étranger faisant l’objet d’une décision d’éloignement dans l’attente de son renvoi forcé. À 90 jours, la France «resterait dans la fourchette basse de la moyenne européenne», a toutefois souligné une source proche du dossier, en rappelant que l’Allemagne par exemple prévoyait un délai de 180 jours.

Décriée par les associations, la rétention donne le temps aux pouvoirs publics de mener les démarches de renvoi auprès du pays d’origine. Or beaucoup d’Etats renâclent à émettre les «laissez-passer consulaires» nécessaires, ce qui freine les reconduites. Pour convaincre les «récalcitrants», Emmanuel Macron a nommé début septembre un ambassadeur ad hoc.

» Lire aussi – Migrations: la France se dote d’un ambassadeur

Dans le sillage du message de fermeté du président de la République sur l’immigration irrégulière, le régime de la «retenue» pour vérification du droit au séjour serait également durci, puisqu’elle passerait de 16 heures à «24 heures».

«Nous reconduisons beaucoup trop peu»

Emmanuel Macron, début septembre.

Le texte prévoit également un tour de vis sur la rétention des «dublinés», ces migrants enregistrés dans un autre pays européen et censés y être renvoyés pour le traitement de leur demande d’asile. La procédure est longue, complexe, et seuls 10% étaient effectivement transférés l’an dernier. Pour augmenter les taux, les «dublinés» pourraient être placés en rétention dès que la demande a été déposée auprès de l’Etat compétent, alors que jusqu’à présent, il fallait attendre que l’arrêté de transfert ait été pris, selon le texte.

Le président de la République, qui a demandé que le texte soit adopté «au premier semestre 2018», fait une nette distinction entre les réfugiés et les «migrants économiques», qui n’ont pas vocation selon lui à rester sur le territoire. «Nous reconduisons beaucoup trop peu», avait-il affirmé début septembre, en promettant des dispositions dans le projet de loi «pour permettre d’améliorer les retours vers les pays d’origine» comme le font «nos voisins, en particulier l’Allemagne». Au 1er semestre, l’Allemagne a expulsé 12.545 personnes. C’est autant que la France en 2016, alors que 91.000 personnes en situation irrégulière avaient été interpellées.

Plus de générosité pour les titres de séjour

Ce discours de fermeté s’accompagne d’une volonté affichée de mieux intégrer les réfugiés: le budget de la mission «asile et immigration» devrait augmenter de 25% l’an prochain, selon le projet de loi de Finances dévoilé mercredi, avec une hausse de «plus de 30%» pour la politique d’intégration à l’horizon 2020. Le projet de loi prévoit ainsi des dispositions «en faveur de l’attractivité et de l’accueil des talents et compétences», notamment pour faciliter le séjour des étudiants cherchant un emploi.

Sur la question de l’asile, il se montre plus généreux pour les titres de séjour: les personnes ayant obtenu la protection subsidiaire, qui donnait jusque là droit à un titre d’un an, bénéficieraient désormais d’une carte pluriannuelle «d’une durée maximale de quatre ans». Mais le texte prévoit aussi que l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) pourrait juger irrecevable un dossier lorsque le demandeur «peut être réadmis dans un pays tiers sûr» – c’est-à-dire un pays sûr par lequel il aurait transité. La mesure, bien que prévue au niveau européen, risque de faire grincer des dents à l’Ofpra: dans un entretien à l’AFP en juin, son patron Pascal Brice avait dit ses inquiétudes sur cette notion qui pour lui n’est «pas compatible avec le droit d’asile».

Lefigaro.fr avec AFP agence

Denis Sassou et Ali Bongo Ondimba rencontrent (enfin) Emmanuel Macron

septembre 27, 2017
Capture d’écran de la vidéo de la poignée de main entre Ali Bongo Ondimba et Emmanuel Macron, le 19 septembre 2017 à New York. © DR / YouTube

Alors qu’ils n’ont pas encore été reçus à l’Élysée, Denis Sassou Nguesso et Ali Bongo Ondimba ont profité de leur présence à New York, en marge de la 72e Assemblée générale de l’ONU, du 19 au 25 septembre), pour rencontrer Emmanuel Macron.

À l’issue de la réunion sur la Libye, le 20 septembre, à laquelle il participait en tant que président du Comité de haut niveau de l’Union Africaine sur ce pays, le chef de l’État congolais s’est brièvement entretenu avec son homologue français au sujet d’un futur rendez-vous à Paris. Ce dernier a suggéré que cet entretien soit organisé par leurs ministres des Affaires étrangères respectifs, Jean-Yves Le Drian et Jean-Claude Gakosso.

La veille, Ali Bongo avait lui aussi établi un premier contact avec Emmanuel Macron, avec qui il a échangé une poignée de main à l’occasion du lancement du pacte mondial pour l’environnement. Ce ne fut pas le cas des présidents camerounais et équato-guinéen Paul Biya et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, également présents à New York. En revanche, comme l’avait annoncé J.A., le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra a été reçu à l’Élysée le 25 septembre par Emmanuel Macron.

Jeuneafrique.com

Tchad: après le décret migratoire, la France « surprise », l’Union africaine « perplexe »

septembre 27, 2017
Donald Trump, lors de sa visite à Jérusalem, le 23 mai 2017. © Gali Tibbon/AP/SIPA

« Surprise », « perplexité », « injustice »… le Tchad reste sonné par le nouveau décret migratoire du président américain Donald Trump, qui l’a placé sur la liste des pays dont les ressortissants sont indésirables aux États-Unis. Certains officiels américains s’inquiètent également de cette mesure visant un allié objectif dans lutte contre les jihadistes.

Visé pour manque de coopération avec Washington, N’Djamena, pourtant allié de Washington, se retrouve désormais logé à la même enseigne que des adversaires déclarés des États-Unis tels que la Corée du Nord, l’Iran, le Venezuela, ou que des pays considérés comme une menace pour les intérêts et la sécurité des Américains.

Sidéré par la décision américaine, le Tchad a bénéficié mercredi du soutien de l’Union africaine (UA). L’institution panafricaine a exprimé sa « perplexité » face à cette mesure « injuste » frappant N’Djamena, « surtout au vu de son rôle important dans la lutte contre le terrorisme dans le bassin du lac Tchad, dans le nord du Mali et dans le Sahel ».

« Un partenaire décisif dans la lutte contre le terrorisme »

La France a également fait part mercredi 27 septembre de sa « surprise » face au décret américain et a espéré qu’une solution serait rapidement trouvée entre les deux pays « alliés et partenaires » pour « lever cette interdiction ».

« Le Tchad est un partenaire décisif dans la lutte contre le terrorisme (…) La France espère à cet égard que les États-Unis et le Tchad, qui sont deux pays alliés et partenaires, trouveront rapidement une solution permettant de lever cette interdiction », a déclaré la porte-parole du Quai d’Orsay, Agnès Romatet-Espagne.

Un lien avec l’amende infligée à ExxonMobil ?

La décision fait des remous jusqu’aux États-Unis. Des officiels du Pentagone, du département d’État, ainsi que des diplomates en poste au Tchad s’y sont opposés, au nom des « intérêts américains », selon le New York Times.

Cette mesure « n’a aucun sens », a estimé sur Twitter Herman Jay Cohen, ancien secrétaire d’État adjoint aux affaires africaines, qui qualifie le Tchad d’ « allié » dans la lutte contre le groupe jihadiste nigérian Boko Haram. « Cette décision n’entame en rien les relations d’excellence entre nos deux pays », a voulu tempérer mardi, face à la presse, l’ambassadrice américaine à N’Djamena, Geeta Pasi.

Des observateurs s’interrogent également sur l’influence du secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, ex-PDG de la société pétrolière ExxonMobil. Le 6 octobre 2016, la justice tchadienne avait condamné un consortium, initialement composé d’Esso (filiale d’Exxon), Petronas (Malaisie) et Chevron (États-Unis), à une amende astronomique de 67,32 milliards d’euros. Conclu à la mi-juin, un accord – dont la teneur n’a pas été communiquée – avait finalement permis d’arrêter toute poursuite.

Jeuneafrique.com avec AFP

France: La milliardaire Liliane Bettencourt, héritière de l’Oréal, est morte

septembre 21, 2017

Liliane Bettencourt, héritière du groupe de cosmétiques L’Oréal, le 12 octobre 2011 à Paris / © AFP/Archives / FRANCOIS GUILLOT

Liliane Bettencourt, héritière du groupe de cosmétiques L’Oréal et femme la plus riche du monde, est décédée à 94 ans, laissant derrière elle le souvenir d’une retentissante affaire judiciaire liée à des soupçons d’abus de faiblesse.

« Liliane Bettencourt est décédée cette nuit à son domicile. Elle aurait eu 95 ans le 21 octobre. Ma mère est partie paisiblement », a écrit sa fille unique, Françoise Bettencourt Meyers, dans un communiqué publié jeudi.

A la tête d’une fortune estimée à près de 40 milliards de dollars par le magazine Forbes en 2017, Liliane Bettencourt était la femme la plus riche au monde et occupait la 14e place des personnes les plus fortunées. C’était aussi la deuxième fortune française derrière le magnat du luxe et patron de LVMH, Bernard Arnault.

Affaiblie par la maladie, placée sous tutelle, elle se tenait en retrait de la scène publique depuis 2012, année au cours de laquelle elle a quitté le conseil d’administration de L’Oréal et tout rôle dirigeant au sein du groupe.

Le holding familial Thétys, présidé par Françoise Bettencourt Meyers mais dont sa mère Liliane Bettencourt conservait l’usufruit, est l’actionnaire majoritaire de L’Oréal avec 33,05% des parts au 31 décembre 2016.

– Une affaire judiciaire tentaculaire –

Liliane Bettencourt a été au centre depuis dix ans d’une tentaculaire affaire judiciaire qui a mis en lumière les déchirements au sein de sa famille.

Le principal dossier de ce qui est devenu « l’affaire Bettencourt » a porté sur un soupçon d’abus de faiblesse.

Il a débuté avec la plainte, fin 2007, de Françoise Bettencourt Meyers, soupçonnant le photographe François-Marie Banier d’avoir profité de la vulnérabilité de sa mère pour obtenir des centaines de millions d’euros de dons.

François-Marie Banier a été condamné en appel le 24 août 2016, à 4 ans de prison avec sursis et 375.000 euros d’amende pour « abus de faiblesse ». Sollicité par l’AFP, ce dernier n’a pas souhaité réagir jeudi.

L’homme politique et ex-ministre Eric Woerth a lui aussi été mis en cause dans un autre volet de l’affaire, portant sur un soupçon de trafic d’influence, avant d’être relaxé.

Dernier épisode en date, jeudi, dans l’affaire dite des écoutes, la justice bordelaise a relaxé en appel cinq journalistes poursuivis pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » de Liliane Bettencourt. Elle a aussi estimé que son ex-majordome avait enregistré illégalement la milliardaire pour la protéger et n’était donc « pas pénalement responsable ».

– L’empire L’Oréal –

Liliane Bettencourt était née le 21 octobre 1922 à Paris et avait été élevée dans la rigueur, chez les Dominicaines. Sa mère, pianiste, meurt quand elle a cinq ans.

Dix ans plus tard, elle faisait ses premiers stages chez L’Oréal et se considérait comme dépositaire de l’oeuvre de son père, Eugène Schueller, fondateur de l’entreprise.

Le groupe, véritable empire des cosmétiques, commercialise aujourd’hui maquillages, crèmes et shampoings dans le monde entier, pour un chiffre d’affaires de 25,8 milliards d’euros en 2016, et emploie près de 90.000 personnes dans le monde entier.

Dans un communiqué, le PDG de L’Oréal, Jean-Paul Agon, a exprimé jeudi son « immense tristesse ».

« Nous avions tous une profonde admiration pour Liliane Bettencourt qui a toujours veillé sur L’Oréal, l’entreprise et ses collaborateurs, et qui était très attachée à sa réussite et son développement », a-t-il ajouté.

« Dans ce douloureux moment pour nous, je tiens à rappeler, au nom de notre famille, notre entier attachement et notre fidélité à l’Oréal et à renouveler toute ma confiance à son président Jean-Paul Agon, comme à ses équipes dans le monde entier », a souligné pour sa part Françoise Bettencourt Meyers, dans son communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 21 septembre 2017 19h40)

Un opposant turc se voit confisquer ses avoirs en France qu’il évalue à plusieurs milliards d’euros

septembre 20, 2017

L’opposant au président Erdogan et réfugié politique en France, Cem Uzan, ici le 13 décembre 2004 à Ankara, accuse Ankara de lui avoir confisqué illégalement plusieurs milliards d’euros d’avoirs. / © AFP/Archives /

Un homme d’affaires turc controversé, Cem Uzan, opposant au président Erdogan et réfugié politique, s’est vu confisquer cet été par Ankara ses avoirs en France, qu’il estime à plusieurs milliards d’euros, a-t-on appris mercredi auprès de son avocat.

« Nous dénonçons une saisie opérée en toute illégalité et saisissons la justice française », a déclaré à l’AFP Me Matthias Pujos.

L’empire Uzan, jadis l’un des plus importants de Turquie, s’est effondré à partir de 2003. Les autorités turques l’accusent d’avoir organisé une fraude bancaire massive. Plus de 200 entreprises du groupe ont été saisies, dont une compagnie de téléphonie mobile, Telsim, rachetée depuis par le géant britannique Vodafone, et un groupe de presse.

Au terme d’une multitude de procédures judiciaires, Ankara a condamné en 2013 par défaut Cem Uzan à une peine de 18 ans et demi de prison et à une amende de près de 1,5 milliard d’euros.

« Il n’y a eu à ce jour aucune procédure en France donnant force exécutoire à ce jugement. Mais la Turquie a voulu passer outre et tenter par elle-même de faire exécuter cette condamnation en récupérant les avoirs en France de mon client « , a déclaré Me Pujos.

D’après son récit, un huissier, sur demande d’une agence gouvernementale turque, s’est rendu fin août au domicile parisien de Cem Uzan, alors en vacances, « a procédé à l’ouverture de ses coffres-forts à l’aide de scies à métaux et emporté des effets personnels et des titres au porteur d’une valeur de plusieurs milliards d’euros de la société Ceas », conglomérat turc spécialisé dans la production et la distribution d’électricité, détenu par M. Uzan.

« Nous irons devant un juge de l’exécution le 27 novembre. Il va se prononcer sur la légalité des opérations effectuées par l’huissier qui a opéré sans titre exécutoire, uniquement sur la base de documents étrangers », a indiqué Me Pujos. Il compte obtenir la restitution de l’ensemble des saisies.

Par ailleurs, M. Uzan a déposé plainte le 29 août à la police « qui est venue à son domicile constater l’effraction », a-t-il ajouté.

Cem Uzan, 56 ans, s’était reconverti en homme politique et avait participé, avec son parti populiste, le Parti Jeune (GP), aux élections législatives turques de 2002 et 2007.

D’après son avocat, « la justice turque s’acharne sur lui pour des raisons politiques, son parti ayant été considéré à cette époque comme un rival potentiel du Parti de la justice et du développement (AKP) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan ».

En 2003, la justice américaine a condamné Cem Uzan et d’autres membres de sa famille à verser plus de 4,26 milliards de dollars aux équipementiers américain Motorola et finlandais Nokia pour avoir détourné des fonds prêtés par les deux groupes. En appel, ce montant a été ramené à 3,1 milliards de dollars.

Il a obtenu l’asile politique en France en 2013.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2017 14h11)