Posts Tagged ‘FRANCE’

France: l’opposition infiltrée par des faiseurs de fiches de la DGST

février 16, 2018

 

 

La trahison a toujours caractérisé les assoiffés d’argent et partisans de la vie facile. L’opposition au pouvoir de Brazzaville basée en France serait infiltrée par la DGST.

A Brazzaville, il y a un opposant qui vit entouré de ses propres ennemis qu’il considère des amis et qui ont tout fait pour écarter ceux qui étaient susceptibles de lui ouvrir les yeux. Cette tare s’est bien aussi installée dans les milieux de l’opposition en France.

Généralement, ils aiment se faire passer pour des irréductibles par les propos virulents contre le pouvoir de Brazzaville, mais au fond ne sont que des traîtres qui pour des miettes d’euros vendent leurs frères de lutte.

Une source bien introduite de la police a fait parvenir à cette rédaction des informations révélatrices sur les pratiques de ses infiltrés. Toutes les réunions tenues par l’opposition sont suivies de près par le pouvoir de Brazzaville qui analyse bien leur teneur. Par exemple, la filiation de l’administrateur du site Brazzanews a été transmise à Brazzaville par l’un de ses ex amis de lutte.
La DGST maîtrise la vie de chaque opposant, son adresse, sa situation sociale et ses fréquentations. Ne dit-on pas que ton ennemi n’est jamais loin de toi ?

La rédaction de Sacer a été victime aussi de ces couteaux à deux lames, l’information nous est parvenue directement d’un responsable de la sécurité de Brazzaville.

Certains de ses infiltrés livrent directement leurs fiches à Edgar Nguesso via son représentant en France, et d’autres à l’équipe de Kiki Nguesso ou directement à Brazzaville. D’autres sont gérés par un certain Colonel Ndinga dont la famille vit à Vaureal, près de Cergy.

On a toujours su au Congo, que la personne qui pleure le plus à la veillée se reproche intérieurement de quelque chose. Faites attention aux opposants qui aiment crier en public leur anti-sassouisme.

Sacer-infos-com par Stany Franck

Publicités

Saint-Valentin: les Français préfèrent la passer avec…leur animal de compagnie

février 14, 2018
Saint-Valentin : les Français préfèrent la passer avec… leur animal de compagnie
Crédit : Getty Images

 

La fête des amoureux n’est plus ce qu’elle était ! Fini les boîtes de chocolat en forme de cœur, les bouquets de roses rouges, ou encore les serments d’amour éternel le soir de la Saint-Valentin. Les Français auraient-ils un cœur de pierre ? Non, ils préfèrent juste la compagnie de leur animal…

Selon une étude menée par Groupon (site de vente en ligne) et l’institut Opinium Research, un quart des Français (24%) préférerait passer la soirée de la Saint-Valentin avec leur animal de compagnie plutôt que de sortir avec leur amoureux.  Comment expliquer ce désamour pour l’autre ? Peut-être parce que 49 % de nos compatriotes pensent que leur animal de compagnie est plus affectueux que leur (potentiel) partenaire.

39% d’entre eux  trouvent même que Felix, Milou ou Flipper est plus drôle que leur moitié. Il faut dire qu’un chiot  qui court après la queue d’un Golden, ou un chat qui saute de terreur devant un concombre est plus hilarant qu’un humain pendu à son smartphone ou scotché devant un match de foot.
Force est de constater que si homme et femme vivent ensemble, c’est chacun dans sa bulle. Résultat, 36 % des Français préfèrent partager leurs secrets avec leur boule de poils, et 55% d’entre eux considèrent que leur animal est plus apte à leur remonter le moral. Incroyable, non ?

Et les milléniums sont aussi friands de leur animal de compagnie que leurs aînés : après les selfies sexy ou coquins pour émoustiller leur moitié, 48% des couples qui ont entre 18 et 24 ans s’extasient désormais devant les photos partagées de leur animal47% des français sont fiers d’afficher Médor dans son panier, ou minette faisant sa toilette, en fond d’écran de leur portable. Des images, il est vrai, apaisantes et rassurantes offrant une parenthèse positive dans leur journée.

De là à affirmer que c’est de la faute du hamster, ou de la perruche, si un couple n’a plus d’intimité, voire même de relations sexuelles, il n’y a qu’un pas… que les Français ont sauté. 21% admettent qu’avoir un animal de compagnie est synonyme de moins de relations sexuelles. Même les célibataires s’y mettent : 23% d’entre eux pensent que c’est à cause de Loustic ou Dora qu’ils sont passés à côté d’une relation sexuelle lors d’un rendez-vous.

Alors, l’amour entre homme et femme est-il mort ? Non, la Saint-Valentin est justement l’occasion de raviver (ou allumer) la flamme. Confiez Puce ou Zébulon, mais aussi vos portables, à vos parents et offrez-vous une sortie en amoureux… rien que vous deux !

Femmeactuelle.fr par Marina Cecchi

France: un prêtre fait un lègue de 3,5 millions à la Bibliothèque municipale de Lyon

février 10, 2018
Bibliothèque municipale de Lyon (Part Dieu)

La Bibliothèque municipale de Lyon (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

3,5 millions €, la somme est bien sûr exceptionnelle, et Gilles Eboli, directeur de la BM de Lyon, réfléchit déjà aux usages qu’il sera possible d’en faire. « On est en train d’y réfléchir : est-ce que l’on va ouvrir un nouveau service aux usagers qui portera le nom de Louis Perrin ? Ou une salle dédiée ? Ou une nouvelle collection d’ouvrages ? » s’interroge-t-il auprès de LyonMag.com, qui dévoile l’information.

 

Peu d’informations ont été recueillies sur l’auteur de ce don, Louis Perrin : docteur en théologie, prêtre sans paroisse, il a indiqué dans son testament que toute sa fortune irait à la Bibliothèque municipale de Lyon, tandis que le capital de son assurance-vie reviendra à ses deux nièces.

 

Louis Perrin est également l’auteur d’un livre, Guérir et Sauver, paru aux éditions du Cerf en 1987.

Actualitte.com par Antoine Oury 

Gabon: Marie Madeleine Mborantsuo interrogée par la police française

février 9, 2018

 

Marie Madeleine Mborantsuo à Libreville, le 15 septembre 2016 © DR

La présidente de la Cour constitutionnel du Gabon a été entendue en décembre par la police française qui enquête sur son patrimoine en France. Ses proches dénoncent une investigation perturbée par les allégations mensongères de « corbeaux ».

En décembre 2017, Marie-Madeleine Mborantsuo (« 3M »), la présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon, a été interrogée par les policiers français de l’Office central de répression de la grande criminalité financière qui, depuis 2014, enquêtent sur son patrimoine immobilier et financier en France.

À l’origine des ennuis de « 3M », une dénonciation de Tracfin (cellule française de lutte contre le blanchiment de capitaux), mais aussi, selon ses proches, les agissements de « corbeaux » de son propre pays, où elle compte autant d’ennemis dans l’opposition que de rivaux au sein du pouvoir.

D’où le grand nombre d’allégations mensongères qui, d’après eux, polluent l’enquête. Exemple : on lui prête 19 comptes bancaires, alors qu’elle dit n’en avoir jamais possédé que 4, ouverts et fermés l’un après l’autre par Barclays, le Crédit lyonnais, la BNP et un établissement monégasque.

Jeuneafrique.com

Mort de Margot Duhalde, la pilote chilienne qui a volé au secours de la France

février 5, 2018

La pilote chilienne Margot Duhalde pendant une interview à l’AFP à Santiago le 8 août 2017 / © AFP/Archives / Martin BERNETTI

Margot Duhalde, seule femme pilote des Forces françaises libres durant la Seconde Guerre mondiale, est décédée à 97 ans à Santiago, a annoncé lundi le gouvernement chilien.

« Nous regrettons le décès de Margot Duhalde, première femme pilote du Chili », a écrit sur Twitter le ministère de la Femme et de l’Egalité des genres.

Le gouvernement, qui n’a pas précisé les causes de sa mort, a rendu hommage à « son courage pour réaliser le rêve de toute une vie, combattre les stéréotypes et ouvrir la voie aux autres femmes ».

« Pionnière de notre aviation, première femme pilote dans la FACH (armée de l’air chilienne), combattante contre le nazisme dans les forces françaises et britanniques durant la Seconde Guerre mondiale. Margot Duhalde a prouvé dans un monde d’hommes qu’il n’y a rien d’impossible pour les femmes », a réagi sur Twitter la présidente chilienne Michelle Bachelet.

« Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu voler », avait-elle confié à l’AFP en 2017.

A peine âgée de 16 ans, elle était parvenue à convaincre ses parents de la laisser quitter Rio Bueno, localité du sud du Chili, pour s’installer à la capitale, Santiago, afin d’apprendre à voler. Quitte à mentir sur son âge.

A 20 ans et avec à peine une cinquantaine d’heures de vol à son actif, cette femme au caractère bien trempé est engagée comme sergent-pilote par le consulat de la France Libre à Santiago, en cachant son astigmatisme avant d’embarquer pour l’Angleterre.

Grâce à l’intervention d’un pilote français rencontré au Chili, elle rejoint finalement l’Air Transport Auxiliary (ATA), organisation au service de la Royal Air Force, pour assurer le transfert des avions entre les usines et les aérodromes, dont le célèbre Spitfire, l’un des chasseurs de combat les plus utilisés par les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Ces « ferry pilots » de l’ATA recevaient des formations théoriques sur les appareils à convoyer, qu’il devaient ensuite manier en s’appuyant uniquement sur un manuel.

« Les hommes disaient toujours que les femmes n’allaient pas être capables de piloter les avions, mais ils devaient ravaler leur fierté, parce qu’en réalité nous volions aussi bien qu’eux! », se rappelait-elle.

Avec ses actes héroïques, cette mère d’un enfant a fait l’unanimité: elle été décorée par l’Angleterre, le Chili et la France, où elle a reçu la Légion d’honneur.

Margot Duhalde a volé pour la dernière fois en 2007 à 86 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2018 21h01)

Congo-France: vie des partis

février 5, 2018

L »UPADS vole en éclat

Les multiples ambiguïtés de Tsaty Mabiala et sa servilité vis à vis de Sassou font voler en éclat l’UPADS. Ci-dessous la déclaration de dissolution de la Fédération autonome UPADS France-Europe.

« Pour favoriser l’unité de l’UPADS, dans un contexte de division avérée au sein du parti, au lendemain d’un congrès non consensuel, je confirme avoir dissous la Fédération autonome UPADS France Europe, contre l’avis de ses membres, suite à un entretien, en août 2015, à Brazzaville, avec le 1er Secrétaire de l’UPADS, Pascal Tsaty Mabiala, en présence des camarades Emmanuel Bongouandza,
Marcel Dzondo, Jean Apollinaire Tsiba et Émile Ello, tous membres du secrétariat
national de l’UPADS.

La création de la Fédération autonome UPADS France Europe trouve son origine dans le refus par certains militants UPADS France Europe, rassemblés autour de moi, de légitimer le congrès UPADS de juin 2013, en raison des fortes divergences et autres querelles nées de ses conditions d’organisation. La Fédération autonome qui, en son temps, a normalement fonctionné, s’est librement exprimée sur la vie de l’UPADS et sur les enjeux nationaux de l’époque.

Les engagements pris par le 1er Secrétaire de l’UPADS, lors de notre échange d’août 2015, n’étant pas toujours tenus, pour des raisons inexpliquées, les militants de l’ex Fédération autonome se sont jusqu’ici placés à l’écart des activités de la Coordination UPADS Europe Amérique.

Cependant, de leur position, les militants de l’ex Fédération autonome UPADS France Europe, unanimes et fidèles à leur parti, ils croient fermement en une UPADS forte et prête pour la reconquête du pouvoir d’État congolais, moyennant la réactivation des valeurs d’unité, de rassemblement, de fraternité et d’indépendance du parti qui ont fait de l’UPADS le parti leader au sortir de la conférence nationale en 1991.

Paris le 4 février 2018.

Ouabari Mariotti

Photo de BrazzaNews.

France/Baccalauréat: Blanquer annonce qu’il y aura plus que quatre épreuves terminales

janvier 28, 2018

 

Le reste des matières sera sanctionné par un contrôle continu, a déclaré le ministre de l’éducation nationale. La réforme du bac sera présentée le 14 février.

Des lycéens lors de l’épreuve de philosophie en 2017. FREDERICK FLORIN / AFP

Invité de l’émission « Questions politiques », sur France Inter (dont Le Monde est partenaire), le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a annoncé dimanche 28 janvier que le baccalauréat réformé ne comprendrait plus que « quatre épreuves terminales et le reste en contrôle continu ». A l’heure actuelle, l’examen qui sanctionne la fin du lycée compte dix à quinze épreuves.

« Ce que sera le bac de 2021, je le dirai le 14 février en conseil des ministres », à l’issue d’une concertation avec des acteurs du monde éducatif, et « des choses peuvent se discuter », a fait savoir le ministre. Mais « ce qui est certain, c’est que l’ossature est de quatre épreuves terminales et le reste en contrôle continu ».

Fin des filières L, ES et S

« La réflexion est probablement d’avoir le choix de deux disciplines que vous souhaitez passer en contrôle terminal », et de « deux autres épreuves communes à tout le monde, l’une sans doute la philosophie, dans la grande tradition française, qu’on n’a pas envie de fragiliser », a-t-il dit, défendant par ailleurs l’introduction parmi ces quatre épreuves d’un grand oral.

Les propositions du ministre puisent dans le rapport que lui a remis mercredi l’ancien directeur de Sciences Po Lille Pierre Mathiot. Il préconise la disparition des filières L, ES et S au profit du choix de deux matières « majeures » et de deux « mineures » (ainsi qu’une matière optionnelle), pour les années de première et de terminale.

A celles et ceux qui s’interrogent sur les risques de discrimination des enfants de milieux défavorisés, M. Blanquer a assuré qu’« on ne va pas accentuer les inégalités sociales mais au contraire les compenser parce qu’on va préparer tous les élèves ». Même s’il « il y a une part de vérité » dans ces critiques, « il faut éviter les clichés teintés de mépris social », a-t-il dit.

Lemonde.fr

France: Édouard Philippe maintient sa confiance à Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol

janvier 27, 2018

 

Selon nos informations, le parquet de Paris a rouvert une enquête sur une accusation de viol visant Gérald Darmanin pour des faits datant de 2009, que l’intéressé conteste catégoriquement.

Gérald Darmanin, le 27 novembre à l’Elysée. BERTRAND GUAY / AFP

Gérald Darmanin, ministre des comptes publics visé par une plainte pour viol, conserve « toute la confiance » d’Edouard Philippe, a assuré samedi 27 janvier Matignon dans un communiqué envoyé à plusieurs médias.

« La justice est à nouveau saisie et elle doit pouvoir travailler en toute indépendance. Le premier ministre tient à rappeler d’une part que les règles fixant l’appartenance au gouvernement sont connues et d’autre part que M. Darmanin a toute sa confiance. »

Selon des informations du Monde, le parquet de Paris a rouvert une enquête sur une accusation de viol visant Gérald Darmanin pour des faits datant de 2009 que l’intéressé conteste catégoriquement. Cette décision fait suite à l’envoi en janvier d’un nouveau courrier par la plaignante, Sophie Spatz, qui accuse M. Darmanin de l’avoir violée alors qu’elle sollicitait de l’aide dans une affaire judiciaire.

Une enquête rouverte le 22 janvier

Selon l’avocat du ministre, Mathias Chicheportich, ces accusations « ne traduisent qu’une intention de nuire ». En juin 2017, M. Darmanin, âgé aujourd’hui de 35 ans, avait déjà déposé une plainte en dénonciation calomnieuse dans cette affaire.

Le 15 janvier, c’est le ministre lui-même qui avait révélé avoir fait l’objet au printemps 2017 d’une enquête préliminaire à la suite d’une lettre l’accusant, selon lui, « d’abus de faiblesse, d’abus de pouvoir, voire de viol ». Cette enquête avait d’abord été close en juillet 2017, la plaignante n’ayant pas répondu aux convocations des enquêteurs qui souhaitaient l’entendre.

Mais cette femme, âgée de 46 ans selon nos informations, a relancé les investigations en janvier en adressant un nouveau courrier au parquet de Paris. L’enquête, confiée à la police judiciaire, a été rouverte le 22 janvier et la plaignante a été entendue le 25.

Interrogé en janvier sur sa réputation de « dragueur lourd », le ministre avait reconnu « avoir pu être léger », « avoir envoyé des SMS un peu lourds » et « avoir pris des vents ».

Dans le texte communiqué samedi à plusieurs médias, Matignon indique que « M. Darmanin a été d’une totale transparence vis-à-vis des faits ». « Il a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse et avait déjà répondu aux questions d’un autre quotidien français qui enquêtait sur les mêmes faits, rapporté au premier ministre l’accusation dont il faisait l’objet et avait révélé lui-même l’affaire sur Franceinfo et constaté que l’affaire avait été classée. »

Lemonde.fr

Crue de la Seine à Paris: pic attendu ce week-end

janvier 25, 2018

Le zouave du pont de l’Alma le 25 janvier 2018 à Paris, de l’eau jusqu’à mi-cuisses / © AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

De l’eau jusqu’a mi-cuisse, le Zouave du pont de l’Alma à Paris témoignait de la poursuite de la crue de la Seine, dont le pic est attendu ce week-end, qui a déjà provoqué des évacuations et des coupures d’électricité.

Au niveau national, 13 départements français étaient encore dans la nuit de jeudi à vendredi en vigilance orange, principalement autour du bassin de la Seine, et dans une moindre mesure de la Saône, les deux cours d’eau qui restent sous surveillance après les décrues amorcées sur le Rhin ou le Doubs.

Face à la poursuite de la lente montée des eaux à Paris où la Seine atteignait près de 5,6 mètres jeudi matin, les ministères ont été placés en phase d’alerte pour qu’ils se préparent notamment à un repli éventuel vers des sites de secours.

La navigation a été interdite, les péniches et musées étaient sous surveillance dans la région parisienne où 395 personnes ont été évacuées, principalement dans le sud. Un millier d’abonnés sur 6,2 millions sont privés d’électricité.

Dans la capitale, « on attend le maximum ce week-end, avec une hauteur entre 5,80 m et 6,20 m », a annoncé Bruno Janet, expert de l’organisme de surveillance des crues. Un niveau comparable à la crue de juin 2016 (6,10 m) mais très loin de celle, historique, de 1910 (8,62 m).

Selon lui, il est « probable que le niveau de la Seine reste assez haut pendant encore plusieurs jours la semaine prochaine ».

Dans un quartier de Villeneuve-Saint-Georges, au sud-est de Paris, la rivière de l’Yerres débordait toujours jeudi. Des habitants se déplaçaient en barque dans des rues où les voitures étaient en partie immergées. En bateau à moteur, la brigade fluviale aidait les habitants à récupérer des affaires chez eux.

« Après les inondations de 2016, on a mis presque deux ans à faire les travaux. On vient de finir. Là, on va devoir tout recommencer », se désolait Akca, 31 ans, même si l’eau n’a pas encore atteint sa maison. Un peu plus bas, le sous-sol de Carlos, 21 ans, est déjà « complètement rempli, c’est une vraie piscine ».

Quelque 150 habitants de cette zone sont hébergés dans un gymnase, selon la préfecture.

La pluie a repris jeudi après une accalmie, mais cela ne devrait pas changer les prévisions de crue de la Seine, selon Vigicrues.

– Jusqu’à la semaine prochaine –

Dans les musées parisiens du Louvre, d’Orsay et de l’Orangerie, aucune fermeture n’était programmée mais le Plan de protection contre les inondations (PPCI) a été déclenché.

« Le musée est ouvert, il n’y a pas de mouvement d’œuvres », soulignait la direction du Louvre. Seul le niveau bas du département des Arts de l’Islam est interdit à la visite « à titre préventif ».

La direction du musée le plus fréquenté au monde (8,1 millions de visiteurs en 2017) a aussi indiqué que « des mesures de protection du Palais sont mises en œuvre ».

Même vigilance aux musées d’Orsay et de l’Orangerie (plus de 4 millions de visiteurs cumulés en 2017) où, selon la direction, du matériel a été acheminé et des zones de repli aménagées.

En juin 2016, le Louvre et Orsay avaient dû fermer pendant plusieurs jours. Au Louvre, 35.000 œuvres, soit 25% des 152.000 pièces conservées dans des zones inondables, avaient été mises à l’abri en 48 heures.

Sur la Seine, les propriétaires des péniches sont inquiets. « On surveille le bateau pour s’assurer qu’il reste bien sur le lit du fleuve. Le danger principal c’est qu’il se pose sur les quais », explique Eric Merour, responsable d’une péniche-restaurant.

Les Voies navigables de France ont interdit la navigation sur certains cours d’eau, notamment la Seine en amont, jusqu’à Paris, laissant les bateaux-mouches de la capitale au chômage technique.

La situation s’améliorait malgré tout sur la partie amont du bassin de la Seine, selon Vigicrues.

Autre point d’attention: la Saône, dans l’est de la France, qui voit arriver la crue du Doubs.

A l’origine de ce phénomène national, des précipitations importantes, sur des sols gorgés d’eau. Le bimestre décembre-janvier est l’un des trois les plus pluvieux depuis le début des relevés en 1900, selon Météo-France.

Romandie.com avec(©AFP / 26 janvier 2018 04h17)                

France: l’historienne Suzanne Citron est morte

janvier 23, 2018

L’enseignante et auteure du « Mythe national », qui déconstruit les strates historiographiques et idéologiques sur lesquelles s’est fabriquée la légende scolaire de la IIIe République, s’est éteinte à Paris, à l’âge de 95 ans.

« Je dénie formellement toute justification à la présence d’un homme cautionnant les exactions et les méfaits de la colonisation israélienne en Palestine et je récuse la sempiternelle et démagogique confusion entre antisémitisme et critique de l’Etat d’Israël », écrivait-elle.

Comme souvent lorsqu’elle prenait la plume, l’historienne rappelait son parcours, celui de Suzanne Grumbach, née le 15 juillet 1922, à Ars-sur-Moselle (Moselle), issue d’une famille bourgeoise juive, dont l’adolescence heureuse au lycée Molière, à Paris, fut brisée par la débâcle de juin 1940. Un « premier choc avec la grande histoire » qu’elle avait raconté dans Mes lignes de démarcation (Syllepse, 2003).

Elevée dans le culte de la France dreyfusarde et dans la mémoire de la Grande Guerre, elle éprouve la honte de la capitulation. Après que son père est fait prisonnier en Allemagne et que deux cousins sont raflés, elle passe la ligne de démarcation clandestinement à bicyclette, le 15 août 1941. A Lyon, elle poursuit ses études d’histoire tout en participant à des activités de résistance. Arrêtée par la Gestapo à Lyon, elle est internée à Drancy le 4 juillet 1944, avant d’être libérée le 17 août.

Prise de distance critique avec l’histoire de France

Agrégée d’histoire en 1947, elle exerce pendant plus de vingt ans comme professeur de lycée à Enghien-les-Bains (Val-d’Oise). La guerre d’Algérie sera pour elle un « second choc intérieur ». Révoltée par le vote des pouvoirs spéciaux en Algérie par le gouvernement du socialiste Guy Mollet en 1956, l’historienne se penche sur le colonialisme français, les enfumades pendant la conquête de l’Algérie, les répressions des années 1930 en Indochine et les massacres à Madagascar en 1947. Les révélations de ces occultations dans le récit national républicain traditionnel seront essentielles dans sa prise de distance critique avec l’histoire de France.

L’historienne mariée au musicologue, Pierre Citron, s’engage dans les mouvements pédagogiques des années 1960-1970 pour la rénovation des contenus de l’enseignement. Au lendemain de mai 1968, elle publie dans Le Monde un long point de vue intitulé Ce que nous attendons du ministère de l’éducation dans lequel elle esquisse les grandes lignes d’une réorganisation d’ensemble de la scolarité. Ses réflexions autour d’un abandon des programmes cloisonnés et encyclopédiques seront prolongées dans L’Ecole bloquée (Bordas, 1971).

Historienne de l’enseignement de l’histoire, sa thèse de doctorat, qu’elle soutient à l’université de Paris-X en 1974, s’intitule Aux origines de la Société des professeurs d’histoire : la réforme de 1902 et le développement du corporatisme dans l’enseignement secondaire (1902-1914). Devenue professeure à l’université de Villetaneuse (Paris-XIII), elle continue de signer régulièrement des tribunes dans Le Monde, appelant notamment, en 1982, à une « croisade» pour une école nouvelle qui se soucie des droits et des aspirations de l’enfant.

Travail de déconstruction

En 1985, l’historienne démissionne du Parti socialiste où elle militait depuis dix ans. Elle reproche au ministre de l’éducation, le socialiste Jean-Pierre Chevènement, d’avoir rétabli une histoire nationale plaçant la France au centre du monde. Retraitée, Suzanne Citron se consacre alors à la question qui la préoccupe : dans une France en mutation économique, sociologique, culturelle, quelle histoire enseigner ? Dans Enseigner l’histoire aujourd’hui. La mémoire perdue et retrouvée (Les Editions ouvrières, 1984), elle égratigne quelques stéréotypes de l’histoire nationale, critiquant notamment le fait qu’on enseigne encore la Grande Guerre comme une « victoire du droit ».

L’historienne notait des avancées majeures dans les programmes d’histoire au cours des trente dernières années.
Un travail de déconstruction qu’elle poursuit dans Le Mythe national. L’histoire de France revisitée (Les Editions ouvrières, 1987). L’ouvrage démonte méthodiquement les strates historiographiques et idéologiques sur lesquelles s’est fabriquée la légende scolaire de la IIIRépublique, la projection dans le passé d’une France sans commencement, la substitution d’ancêtres gaulois aux ancêtres troyens des Francs, la construction d’une logique d’Etat remontant à Clovis et symbolisée par une succession de personnages glorieux.

Plusieurs fois réédité, l’ouvrage devient une référence. Dans sa dernière version (Les éditions de l’Atelier, 2016), l’historienne notait des avancées majeures dans les programmes d’histoire au cours des trente dernières années : l’émergence d’une histoire critique de Vichy, de la guerre d’Algérie, de la colonisation et l’irruption dans l’espace public de l’histoire de l’immigration. Elle n’en dénonçait pas moins la permanence en filigrane de la matrice du Petit Lavisse, manuel à l’usage des écoliers sous la IIIRépublique. « Ce récit ne permet pas aux enfants français nés en France ou venus des quatre coins du monde de se situer dans l’histoire humaine avant de découvrir leur appartenance à la France comme être historique », écrivait-elle encore dans la préface de la seconde édition de La Fabrique scolaire de l’histoire (Agone, 2017), ouvrage dirigé par le collectif Aggiornamento histoire-géographie, fondé au domicile de l’historienne en 2011.

Ses membres se placent d’ores et déjà comme les héritiers des combats de Suzanne Citron. Lors de L’Emission politique, sur France 2, en mars 2017, son amie, l’historienne Laurence De Cock, principale animatrice d’Aggiornamento, avait offert un exemplaire du Mythe national à François Fillon, candidat LR à la présidence de la république, qui proposait de privilégier l’enseignement du récit national à l’école. Les téléspectateurs avaient voulu en savoir plus. Résultat : une semaine plus tard, l’ouvrage était en rupture de stock…

Lemonde.fr par Antoine Flandrin