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L’Allemagne restreint les passages à la frontière avec la Moselle, la France demande plus de souplesse

février 28, 2021

Le secrétaire d’État français aux Affaires européennes Clément Beaune a invoqué le cas des travailleurs transfrontaliers, alors que l’Allemagne a classé ce dimanche la Moselle en «zone à haut risque».

L’Allemagne va restreindre les passages à sa frontière en provenance de France après avoir classé le département de Moselle en zone Covid à haut risque, mais renonce à la quasi-fermeture telle qu’imposée à la République tchèque et à l’Autriche. «Le département français de Moselle sera considéré à partir du 2 mars à 00h00 comme zone affectée par les variants» du virus du Covid-19, soit la catégorie la plus élevée dans l’échelle de risque en Allemagne pour le coronavirus, qui en compte trois, a indiqué dimanche le ministère de la Santé. En conséquence, à partir de cette date les personnes entrant sur le territoire allemand «devront présenter un test PCR ou antigène» négatif, a-t-il ajouté. Un test datant de 48 heures maximum sera a priori nécessaire.

«Je regrette cette décision allemande parce qu’elle implique un certain nombre de ralentissements, de difficultés aux frontières pour non pas des mouvements touristiques mais de travail», a commenté sur France Inter le secrétaire d’État français aux Affaires européennes Clément Beaune. Le président de la région Grand-Est, qui inclut la Moselle, Jean Rottner, s’est dit lui dimanche matin «surpris» par une «décision extrêmement brutale».

Pas de contrôles systématiques

Une chose est pourtant acquise: l’Allemagne n’a pas l’intention d’introduire à sa frontière avec la Moselle des contrôles de douane permanents, contrairement à ce qu’elle avait fait au printemps 2020 au début de la pandémie à la frontière française, ce qui avait créé des tensions avec Paris et entre les populations locales. Contrairement aussi à ce que Berlin a déjà mis en place en février avec la République tchèque et la Tyrol autrichien.

«La frontière ne sera pas fermée», a indiqué dimanche à l’AFP un porte-parole du ministère de l’Intérieur, notamment car les régions allemandes limitrophes de la Moselle, la Sarre et la Rhénanie-Palatinat, ne l’ont pas demandé, mais aussi parce que les autorités régionales de part et d’autre de la frontière «coopèrent étroitement» sur cette question. Les contrôles policiers doivent être aléatoires et à l’intérieur du territoire allemand dans la zone frontalière, a-t-il précisé. La France va donc bénéficier d’une forme de traitement de faveur car le passage d’une région en catégorie zones de variants implique normalement une quasi-fermeture des frontières.

«On n’en veut pas»

«Cela on n’en veut pas» pour les 16.000 travailleurs frontaliers de Moselle, a martelé Clément Beaune dimanche. Il a aussi suggéré des tests «qui ne soient pas obligatoires chaque jour mais tous les deux ou trois jours».

Les contrôles mis en place par l’Allemagne avec la République tchèque et la région autrichienne du Tyrol l’ont été pour les mêmes raisons que la Moselle : la crainte d’une nouvelle vague de contamination au Covid-19 liée aux variants britannique ou sud-africain du virus, ce qui a suscité des critiques en Autriche notamment mais aussi de la part de l’Union européenne. La Commission européenne s’est ainsi émue de voir la libre circulation à l’intérieur de l’UE remise en cause et tente depuis de promouvoir une approche commune entre pays.

À la frontière avec la Moselle, «il faut donner l’exemple et revenir à un dispositif plus allégé», a plaidé Clément Beaune, en arguant d’un «esprit franco-allemand coopératif» pour «éviter de revenir à ce qu’on a vécu douloureusement» au début de la pandémie.

Ce traitement privilégié a pourtant déjà suscité des commentaires amers du chancelier autrichien Sebastian Kurz. «Il y a en Allemagne, en fonction des directions géographiques, des différences de rigueur en matière de règles à la frontière», a-t-il ainsi regretté ce week-end dans une interview au quotidien allemand Merkur. «Il est tout à fait approprié en période de pandémie de tendre un filet de sécurité avec des tests, des masques etc. Mais ce n’est à mon avis pas le cas pour des mesures qui mettent en danger le marché intérieur (européen), qui impliquent que les gens ne puissent se rendre sur leur lieu de travail ou que des familles soient séparées», a-t-il dit.

Par Le Figaro avec AFP

France/Covid-19 : les femmes plus affectées par le télétravail que les hommes

février 23, 2021

Selon une enquête menée par Ipsos et le Boston Consulting Group, 34% des femmes déclarent être sur le point de craquer en raison de la situation sanitaire.

Alors que la crise du Covid-19 a poussé des millions de Français à travailler depuis chez eux, la situation pèse largement sur leur moral et leur vie professionnelle. Près d’un tiers des salariés déclare être proche du burn-out en raison de la crise sanitaire (32%). Sans aller jusque-là, près des trois quart des salariés (70% ) se disent anxieux, selon une enquête du Boston Consulting Group (BCG) réalisée avec l’institut Ispos.

L’un des sentiments dominants de cette crise est la diminution de la frontière entre vie privée et vie professionnelle. Ainsi, 39% des sondés affirment travailler à l’heure du déjeuner, sans faire de véritable pause, plus souvent qu’avant la crise sanitaire. Et 41% des répondants estiment avoir moins de temps pour eux, tandis qu’un tiers déclare en avoir beaucoup ou un peu plus. Une majorité indique aussi passer plus de temps à effectuer des tâches domestiques (50%), à encadrer le travail scolaire des enfants (46%) ou à accompagner ou récupérer les enfants (44%), des tâches qui sont majoritairement réalisées par les femmes, rappelle l’étude du BCG et Ipsos. Près de la moitié des hommes déclarent toutefois faire plus de tâches par rapport à avant la crise.

Conséquences négatives sur la carrière à court terme.

L’enquête révèle surtout une disparité entre les hommes et les femmes face à la crise sanitaire. L’enquête s’est intéressée plus particulièrement aux salariés du privé. Sur le long terme, les femmes y sont moins confiantes sur leur avenir professionnel. Ainsi, 60% des femmes se disent confiantes contre 70% pour les hommes. Les femmes sont aussi plus pénalisées que les hommes en télétravail. Elles sont 1,3 fois moins nombreuses à disposer d’un espace de télétravail isolé, et 1,5 fois plus fréquemment interrompues en travaillant depuis chez elles. Les femmes sont aussi plus nombreuses à se sentir anxieuses (50% des hommes contre 66% des femmes). 34% des femmes interrogées indiquent être sur le point de craquer ou proches du burn-out, contre 28% des hommes.

Si 70% de l’ensemble des salariés interrogés sont confiants dans leur avenir professionnel à long terme, un tiers (33%) estime que la crise a des conséquences négatives sur leur carrière à court terme. Concernant la productivité, un tiers se considère un peu ou beaucoup plus performant par rapport à avant la crise sanitaire, tandis que 36% pensent être un peu ou beaucoup moins performants.

Dans ce contexte, près de la moitié des managers ont fait en sorte d’échanger davantage avec leurs équipes (49%), mais ces efforts ne sont pas toujours suffisants. En effet, la moitié des salariés interrogés se sentent isolés de leurs collègues. Au cours des deux dernières semaines, 70% des salariés indiquent avoir ressenti de la nervosité, de l’anxiété ou de la tension au moins plusieurs jours.

(*) Étude menée en ligne auprès de 2002 salariés français, dont 1001 femmes et 1001 hommes, dans le secteur privé et public, du 29 janvier au 8 février 2021.

Avec Le Figaro par Salomé Kourdouli

Diaspora : Pap Ndiaye, à la tête du musée de l’histoire de l’immigration en France

février 19, 2021

L’historien Pap Ndiaye, frère de l’écrivaine Marie Ndiaye (prix Goncourt en 2009 pour son roman « Trois femmes puissantes »), est nommé à la direction générale du Palais de la Porte Dorée, qui chapeaute le « Musée national de l’histoire de l’immigration », et « l’Aquarium Tropical », à Paris.

Photo1: Pap Ndiaye

Né en France en 1965, d’un père sénégalais et d’une mère française, cet intellectuel noir est agrégé d’histoire. Spécialiste de la condition noire et des minorités, il est aussi spécialiste de l’histoire sociale des États-Unis et de ses minorités. Ses travaux s’intéressent également à l’histoire et à la sociologie des populations noires en France. 

A propos de sa nomination, Pap Ndiaye, qui est l’auteur d’un essai publié en 2009 sur les minorités françaises intitulé : « La Condition noire »a déclaré à la presse : « Je suis honoré de cette nomination. Je suis très content de pouvoir travailler pour une question qui est d’importance »Même si ce dernier dévoilera les détails de son projet seulement lors de sa prise de fonction le mois prochain, on sait déjà qu’il souhaite faire du Musée national de l’histoire de l’immigration un lieu de débats, en lien avec les universités, développer les échanges internationaux avec d’autres lieux consacrés au thème de l’immigration, et renforcer la présence des questions coloniales au sein de l’exposition permanente.

Donner un nouveau départ au musée de l’immigration

Le musée de l’Histoire de l’immigration est le nom adopté depuis janvier 2012 pour désigner les instances de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI). Ce « musée des Migrations  français » est aménagé dans le palais de la Porte-Dorée à l’est de Paris et ouvert au public depuis octobre 2007. Crée sous la présidence de Jacques Chirac, il a été officiellement inauguré le 15 décembre 2014, par François Hollande, sept ans après son ouverture par Nicolas Sarkozy.

Tout d’abord « musée des Colonies » de 1931 à 1935 avec sa dédicace d’inauguration « À la France colonisatrice et civilisatrice », il change plusieurs fois de nom : « musée des Colonies et de la France extérieure » en 1932, « musée de la France d’outre-mer » en 1935, « musée des Arts africains et océaniens » en 1960 et « musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie » de 1990 à 2003, année au cours de laquelle le musée ferme ses portes. Ses collections partent rejoindre celles du musée du quai Branly qui sera inauguré par l’ancien président Jacques Chirac en juin 2006, tandis qu’en juillet 2004, Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, affecte le palais de la Porte-Dorée à la future Cité nationale de l’histoire de l’immigration. De nouveaux travaux sont entamés en 2005 qui aboutiront à l’ouverture du musée de l’Histoire de l’immigration en 2007.

Selon ses statuts, ce dernier a pour mission de « rassembler, sauvegarder, mettre en valeur et rendre accessibles les éléments relatifs à l’histoire de l’immigration en France, notamment depuis le XIXe siècle ; contribuer ainsi à la reconnaissance des parcours d’intégration des populations immigrées dans la société française et faire évoluer les regards et les mentalités sur l’immigration en France ». Le musée de l’Histoire de l’immigration est le seul musée national français consacré à l’histoire et aux cultures de l’immigration en France. À travers l’exposition permanente « Repères », le musée présente deux siècles de l’histoire de l’immigration sous un angle neuf en croisant les points de vue historique, anthropologique et artistique. En complément, le musée propose régulièrement une programmation artistique et culturelle : expositions, conférences, concerts, cinéma, théâtre, ateliers, etc.

Avec Adiac-Congo par Boris Karl Ebaka

France-Présidentielle 2022 : le gouvernement veut autoriser le vote «par anticipation»

février 16, 2021

Le gouvernement a déposé un amendement pour permettre aux électeurs de voter de manière électronique la semaine précédant le scrutin dans un certain nombre de communes.

C’est une souplesse supplémentaire qui pourrait être ajoutée aux modalités de l’élection présidentielle. Si la possibilité d’un vote par correspondance a rapidement été balayée ces derniers mois concernant les régionales, les électeurs pourraient bien être autorisés à voter «par anticipation» pour la présidentielle 2022. Le gouvernement vient de déposer un amendement en ce sens au Sénat, alors que le projet de loi relatif à l’élection du président de la République y est cette semaine en discussion.

Un vote anticipé sur une machine à voter

Dans le détail, les Français qui le souhaitent auraient la possibilité de voter dans une autre commune de leur choix – ou une ville se trouvant à l’étranger – parmi une liste arrêtée par le ministre de l’Intérieur. Le vote s’effectuerait sur une machine à voter durant la semaine précédant le scrutin. Les votes seraient en revanche tous dépouillés en même temps, le dimanche soir.

Pour éviter un risque de «double-vote», tout électeur ayant voté par anticipation se verrait ajouter une mention sur la liste électorale pour l’empêcher de voter à nouveau dans sa commune. Les procurations seraient également interdites avec ce mode de vote. Cette réglementation pourrait entrer en vigueur au plus tard au 1er janvier 2022.

Alors que les discussions sur le projet de loi relatif à l’élection du président de la République doivent se poursuivre toute la semaine, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a déjà exprimé sa réticence à cet amendement. «Pourquoi vouloir compliquer les choses ?», s’est interrogé l’élu sur son compte Twitter. Avant d’affirmer : «Le Sénat s’opposera à toute manœuvre politicienne qui dénaturerait ce rendez-vous essentiel de notre démocratie.»

Avec Le Figaro par Dinah Cohen

France/Disparition de Delphine Jubillar : son téléphone portable s’est réactivé mardi soir

février 10, 2021

L’infirmière de 33 ans a mystérieusement disparu depuis la mi-décembre. L’enquête se poursuit.

Le téléphone portable de Delphine Jubillar s’est réactivé dans la soirée du mardi 9 février, a appris ce mercredi Le Figaro du parquet de Toulouse, confirmant une information du média Actu Toulouse . «Les investigations sont entreprises sur cette activation sous l’autorité des juges d’instruction co-saisis», nous précise le parquet.

Pour rappel, l’infirmière de 33 ans, mère de deux enfants, a mystérieusement disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Le mari de la jeune femme, Cédric Jubillar, assure avoir constaté son absence vers 4 heures du matin, après avoir été réveillé par les pleurs de l’un de ses enfants.

Contacté par Le Figaro, Maître Philippe Pressecq, l’avocat de deux cousines et quatre proches de Delphine Jubillar, estime qu’il faut «rester très prudent» et «laisser travailler les enquêteurs». La réactivation du téléphone lui inspire trois possibilités. «Soit elle est vivante et c’est un départ volontaire, soit elle est séquestrée, soit son téléphone a été volé», indique l’avocat.

Il y a un mois, un message «vide» posté sur un groupe Facebook par le profil de la jeune femme avait suscité de l’espoir. Mais cette piste n’avait rien donné, laissant plutôt penser à un «bug».

Avec Le Figaro par Guillaume Poingt

France/Affaire Benalla : le parquet demande un procès pour les violences du 1er mai 2018

février 9, 2021

La décision finale sur un procès revient désormais aux juges d’instruction chargés de ces investigations.

Le parquet de Paris a requis un procès pour l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron à l’Élysée, Alexandre Benalla, dans l’affaire des violences du 1er mai 2018 dans la capitale, a appris mardi 9 février l’AFP de source proche du dossier. Une information confirmée par le parquet.

Dans son réquisitoire définitif, le parquet demande un procès en correctionnelle pour quatre personnes, dont Alexandre Benalla, âgé aujourd’hui de 29 ans, accusé notamment d’avoir commis des «violences volontaires», dans ce dossier qui a empoisonné la première partie de la présidence d’Emmanuel Macron. La décision finale sur un procès revient désormais aux juges d’instruction chargés de ces investigations.

Dans le volet du 1er-Mai, point de départ du scandale Benalla révélé par nos confrères du Monde, cinq personnes avaient été mises en examen dans cette enquête ouverte le 19 juillet 2018 pour des faits de violences. Rapidement élargie à des faits de détournements d’images de vidéo-surveillance, elle avait été confiée à des juges d’instruction trois jours plus tard.

«Violences volontaires» et «port d’arme» non-autorisé

Le parquet de Paris demande un procès pour l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron à l’Élysée pour plusieurs infractions, notamment «violences volontaires», «immixtion sans titre dans l’exercice d’une fonction publique» ou encore «port d’arme» non-autorisé. Le parquet demande également un procès pour ces mêmes infractions pour son acolyte Vincent Crase, ex-salarié de la République en marche. Les deux sont accusés d’avoir molesté des manifestants place de la Contrescarpe à Paris ainsi qu’au Jardin des plantes en marge du défilé du 1er-Mai. Benalla et Crase contestent les violences, estimant avoir aidé les forces de l’ordre à interpeller des manifestants qui leur jetaient des projectiles.

Deux anciens hauts gradés de la Préfecture de police de Paris, impliqués dans la remise des images des incidents de la place de la Contrescarpe à Alexandre Benalla, font également l’objet de réquisitions de renvoi, notamment pour «violation du secret professionnel». Il s’agit de Laurent Simonin, alors chef d’état-major adjoint de la puissante Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la Préfecture de police, et de Maxence Creusat, commissaire de police de cette même DOPC. Le parquet de Paris demande en revanche un non-lieu pour un troisième fonctionnaire de police.

Visé par de multiples procédures

Cinq manifestants se sont portés parties civiles dans ce dossier, dont un couple interpellé place de la Contrescarpe par Benalla et Crase. Le couple de manifestants a été condamné en février 2019 à 500 euros d’amende pour des jets de projectiles sur les policiers le jour des faits.

Outre ce dossier emblématique, Alexandre Benalla est visé par quatre autres procédures. Dans celui de l’utilisation frauduleuse de ses passeports diplomatiques et de service, Alexandre Benalla a déjà été renvoyé fin janvier en correctionnelle.

Par Le Figaro avec AFP

Le plus ancien assigné à résidence de France libéré

février 3, 2021

La cour d’appel de Riom dans le Puy-de-Dôme a décidé la remise en liberté de Kamel Daoudi, un Algérien condamné pour terrorisme et assigné à résidence depuis 2008.

La cour ne s’est pas prononcée sur le fond du dossier, demandant au ministère public de fournir «des éléments factuels» pour appuyer l’assignation à résidence de Daoudi, d’ici une nouvelle audience fixée au 24 février. Elle a toutefois décidé la remise en liberté de Kamel Daoudi, 45 ans, condamné en octobre par le tribunal correctionnel d’Aurillac à un an de prison ferme pour ne pas avoir respecté les conditions de son assignation.

Lors de l’audience devant la cour d’appel le 27 janvier, le parquet avait requis la confirmation de sa condamnation à un an de prison. «C’est un soulagement pour M. Daoudi et sa famille. La cour ne considère pas en l’état que Kamel Daoudi est dangereux contrairement aux affirmations sans preuves du ministère de l’Intérieur reprises telles quelles par le ministère public», a déclaré son avocat Emmanuel Daoud. «Lorsque des magistrats, gardiens des libertés d’ordre individuel, sont saisis et font leur travail, les affirmations du ministère de l’Intérieur ne sont pas prises pour argent comptant et c’est réconfortant pour nos libertés», au-delà du cas de Daoudi, a ajouté le conseil. Pour Nicolas Krameyer, responsable Libertés à Amnesty International, cette décision «est une première étape et une bonne nouvelle pour la justice en France. Le tribunal reproche au ministère public de ne pas avoir fourni de preuves qui attesteraient de la dangerosité supposée de M. Daoudi», sur laquelle se fonde son assignation à résidence.

Daoudi avait été arrêté fin septembre dans un café alternatif d’Aurillac où il préparait des repas et avait été écroué pour ne pas avoir respecté les horaires de son assignation qui lui imposait un couvre-feu entre 21H00 et 07H00. En 2005, l’homme avait été condamné en appel à six ans de prison et à une interdiction définitive du territoire pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» et déchu de sa nationalité française. Il était membre d’un groupe islamiste affilié à Al-Qaïda, soupçonné d’avoir préparé un attentat contre l’ambassade des États-Unis à Paris. Interdit de territoire, il n’est toutefois pas expulsable en Algérie au vu des risques de torture encourus. Il est donc resté assigné à résidences successives depuis 2008, une assignation «à perpétuité» qu’il dénonce et qui en faisait, selon ses soutiens, le plus ancien assigné à résidence de France.

Par Le Figaro avec AFP

France: Une voiture remplie de cannabis accidentée sur l’A10

janvier 30, 2021

Les occupants de la voiture ont quitté l’autoroute et pris la fuite dans la campagne après avoir eu l’accident.

Une voiture contenant «une quantité assez importante de cannabis» a été retrouvée samedi matin accidentée sur l’autoroute A10 entre Chartres et Paris, dans ce qui s’apparente à un «go fast», a-t-on appris auprès du procureur de Chartres.

«Une voiture accidentée, une Audi A3, a été abandonnée par ses occupants lesquels ont manifestement pris la fuite en quittant l’autoroute et ont fui dans la campagne après avoir eu l’accident», a déclaré samedi à l’AFP Rémi Coutin, procureur de la République de Chartres.

«C’est typiquement ce qu’on appelle un ‘go fast’ dont les auteurs ont eu un accident pour des raisons non connues, peut-être à cause d’une vitesse excessive ou des conditions météo», a-t-il ajouté.

Le pesage de la drogue n’est pas définitif mais il pourrait avoisiner les 300 kg. La Section de recherches (SR) d’Orléans a été saisie pour une enquête de flagrance pour trafic de stupéfiants.

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19: les Français approuvent l’idée d’un troisième confinement mais pas les restrictions qui vont avec

janvier 28, 2021

SONDAGE – Selon une étude Odoxa Backbone Consulting pour Le Figaro et France Info, les citoyens rejettent la fermeture des écoles et des commerces. Ils semblent plutôt favorables à un dispositif «léger».

Les Français sont-ils prêts à accepter un troisième confinement ? Après bientôt une année à vivre avec l’épidémie de Covid-19, l’état d’esprit des citoyens semble empreint de paradoxes, comme le révèle un sondage Odoxa Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro et France Info.

Contrairement à certaines craintes exprimées par l’exécutif, une grande majorité d’entre eux (62%) est en effet favorable – du moins sur le principe – à ce que le pays soit de nouveau mis sous cloche. Ils sont même 70% à souhaiter que cela soit décidé au plus vite, afin de stopper au mieux la propagation de l’épidémie et de ses variants britannique et sud-africain.

Toutefois, bien qu’ils soient favorables à un renforcement du dispositif, les Français exigent que le confinement soit souple, et non pas «serré» comme l’a évoqué le porte-parole du gouvernement mercredi.

La plupart des mesures normalement associées à ces périodes de mise sous cloche sont effectivement rejetées : seuls 14% des sondés se disent prêts à accepter à nouveau les restrictions, tandis que 69% d’entre eux sont davantage enclins à un confinement «à la carte».

Un confinement «à la carte»

Dans le détail, c’est la fermeture des commerces non-alimentaires (64%) et celle des écoles, collèges et lycées (60%) qui recueillent le plus d’opinion négatives. En revanche, plus de 6 Français sur 10 soutiennent l’interdiction des déplacements interrégionaux, et ce malgré l’imminence des vacances scolaires de février.

Dans ce contexte, une part non négligeable des Français (42%) a d’ores et déjà décidé qu’elle désobéirait aux restrictions. Ce chiffre est au plus haut lorsqu’il s’agit des 18-24 ans (66%) et des 25-34 ans (58%). Comble du paradoxe : un quart des Français favorables au reconfinement assurent qu’ils ne le respecteront pas.

Cette désobéissance pourra prendra la forme de «quelques écarts», ou du refus pur et simple des restrictions. Quelque 2% envisagent par exemple un acte militant pouvant aller de protestations sur les réseaux sociaux à des manifestations. Un activisme déjà présent sur Twitter, où le mot-clé «#JeNeMeConfineraiPas» a été mentionné plus de 100.000 fois ces sept derniers jours.

Cette attitude en demi-teinte des Français s’explique en partie par le regard critique qu’ils portent sur la gestion de la crise par l’exécutif. Aucun des responsables politiques en première ligne n’est considéré comme étant «à la hauteur de la situation». Le seul à sortir du lot est le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, qui obtient 46% de satisfaction au sein de la population. Il devance ainsi de huit points Emmanuel Macron et son ministre de la Santé Olivier Véran. Le premier ministre Jean Castex est quant à lui le moins apprécié par l’opinion, avec seulement 34% de Français satisfaits de son action à Matignon.

Avec Le Figaro par Dinah Cohen

France/Accusation d’inceste : «Victor» Kouchner a pour la première fois porté plainte contre son beau-père Olivier Duhamel

janvier 26, 2021

Une enquête préliminaire avait été ouverte par le parquet de Paris à la suite de la parution du livre de Camille Kouchner dans lequel elle raconte les actes d’incestes qu’aurait subis son frère jumeau de la part d’Olivier Duhamel.

«Victor», le frère jumeau de Camille Kouchner qui selon elle a été agressé sexuellement à l’adolescence par leur beau-père, le politologue Olivier Duhamel, a pour la première fois porté plainte ce mardi contre ce dernier, a annoncé à l’AFP son avocate dans un communiqué. «Dans le cadre de l »affaire Duhamel’, la victime présumée fait savoir, par l’intermédiaire de son avocate Maître Jacqueline Laffont, qu’elle a déposé plainte contre son ex-beau-père Monsieur Olivier Duhamel suite à l’ouverture d’une enquête préliminaire diligentée par le parquet de Paris», indique son conseil dans ce communiqué.

Cet homme aujourd’hui âgé de 45 ans a été entendu le 21 janvier par les policiers de la Brigade de protection des mineurs (BPM) chargés de l’enquête ouverte pour «viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans». Pendant cette audition, il est revenu longuement sur les faits révélés par sa soeur dans «La Familia Grande», paru le 7 janvier. Dans ce récit autobiographique de 200 pages, à la parution duquel «Victor» ne s’est pas opposé, Camille Kouchner accuse M. Duhamel, politologue de renom et influent, ancien eurodéputé et habitué des médias, d’avoir agressé sexuellement son jumeau à la fin des années 80.

«Victor», fils de l’ancien ministre Bernard Kouchner et de la professeure de droit Evelyne Pisier (morte en 2017), remariée avec Olivier Duhamel, avait été interrogé dans une première procédure ouverte en 2011. Mais il avait alors refusé de déposer plainte pour ces faits, probablement prescrits. L’enquête avait été «classée sans suite», a indiqué le 5 janvier dans un communiqué le procureur de Paris Rémy Heitz, sans motiver cette décision. La nouvelle enquête ouverte à la parution du livre vise à vérifier que les faits sont bien prescrits depuis 2003, «à faire la lumière» sur cette affaire et à «identifier toute autre victime potentielle», selon M. Heitz. Contactée mardi par l’AFP, Me Frédérique Baulieu, l’avocate d’Olivier Duhamel, n’a pas souhaité faire de commentaire.

Depuis la parution du livre, ces accusations suscitent un vaste débat et de nombreux témoignages sur l’inceste, notamment sur les réseaux sociaux via le mot-dièse #Metooinceste. Après les révélations, Olivier Duhamel a démissionné de l’ensemble de ses fonctions: outre la présidence de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), qui chapeaute Sciences Po, le politologue a aussi quitté celle du club d’influence «Le Siècle» et arrêté ses émissions sur LCI ou Europe 1.

Plusieurs personnes de l’entourage de M. Duhamel, accusées d’avoir été au courant des faits depuis plusieurs années, ont été éclaboussées par le scandale. Le préfet d’Ile-de-France Marc Guillaume, membre du conseil d’administration du «Siècle» et ex-secrétaire général du gouvernement, a quitté l’ensemble des fonctions dans lesquelles il a travaillé avec Olivier Duhamel. L’ancienne ministre Elisabeth Guigou a, elle, quitté la présidence de la Commission sur l’inceste et les violences sexuelles subies pendant l’enfance.

Par Le Figaro avec AFP