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Xavier Dupont de Ligonnès aurait été arrêté après huit ans de cavale

octobre 11, 2019

 

Celui qui est soupçonné d’avoir assassiné sa famille à Nantes en avril 2011 s’était volatilisé. Il aurait été interpellé ce vendredi à l’aéroport de Glasgow.

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Xavier Dupont de Ligonnès, en 2003. Coll.privee De Ligo/FSMADJA/FDEMANGE/SIPA/SIPA

Une cavale de huit ans. Autant d’années à fuir les polices de l’Europe entière sans donner le moindre signe de vie, sans laisser la moindre trace. Au point que nombreux étaient ceux qui le croyaient mort. Mais toute fuite, aussi minutieusement préparée soit-elle, a une fin. Celle de Xavier Dupont de Ligonnès, soupçonné d’avoir tué sa femme et ses quatre enfants en 2011 à Nantes, semble s’être écrite en Écosse.

À l’aéroport de Glasgow, plus précisément, où un homme, identifié comme Xavier Dupont de Ligonnès, a atterri en provenance de Roissy-Charles-de-Gaulle vendredi soir.

Selon une source proche de l’enquête, la police écossaise a eu l’information selon laquelle Xavier Dupont de Ligonnès était vivant et s’apprêtait à prendre un avion pour Glasgow en provenance de France. Alertée, la police française décide de contacter Interpol qui met alors en place, aux côtés des Écossais, un dispositif pour interpeller cet homme à Glasgow.

À son arrivée dans la capitale écossaise, l’individu est contrôlé. Ses empreintes correspondent à celles de Xavier Dupont de Ligonnès, précise la police écossaise. Les enquêteurs français en charge de ce dossier doivent rejoindre l’Écosse samedi. Pour qu’aucun doute ne persiste, des analyses plus poussées doivent être réalisées très prochainement.

Selon plusieurs sources, Xavier Dupont de Ligonnès serait méconnaissable, son physique et son look ayant beaucoup évolué. Sous le coup d’un mandat d’arrêt international, Xavier Dupont de Ligonnès doit être ramené en France dans les prochains jours. Il devra ensuite être entendu par un magistrat instructeur, selon la procédure dédiée.

De nombreuses zones d’ombre

Selon une source bien informée, il voyageait avec un passeport français volé en 2014. Il aurait également passé une partie de sa cavale au Royaume-Uni. Selon une source du Figaro, il serait marié à une Écossaise. Depuis huit ans, cet homme était activement recherché. À maintes reprises, des signalements sont parvenus aux enquêteurs dont les milliers de procès-verbaux rédigés n’ont pas permis de dire s’il était mort ou vivant, s’il avait pu organiser sa fuite ou s’il s’était suicidé.

Xavier Dupont de Ligonnès avait été aperçu pour la dernière fois en avril 2011: le 14 avril, il avait été filmé par la caméra d’un distributeur de billets, et le 15, il avait quitté à pied un hôtel avec, sur le dos, un étui pouvant contenir une carabine. Six jours plus tard, le 21 avril, l’effroi saisissait la ville de Nantes. Ce matin-là, la police découvrait les corps d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants, enterrés sous la terrasse du jardin familial. Les cinq victimes ont vraisemblablement été tuées deux semaines plus tôt, entre le 3 et le 5 avril, d’au moins deux balles de 22 Long Rifle dans la tête. Les chiens de la famille, également abattus, étaient enterrés au même endroit. L’enquête débute mais, rapidement, les enquêteurs butent sur une énigme: où est Xavier Dupont de Ligonnès, le mari et père de cette famille décimée ?

Avec six jours de retard sur le père de famille, les enquêteurs avaient alors remonté le fil de son emploi du temps, sans percer l’énigme. Un mandat de recherche a été émis contre Xavier Dupont de Ligonnès dès le 22 avril, transformé le 10 mai en mandat d’arrêt international. Depuis, plus aucun signe de mouvement de comptes bancaires, d’appels téléphoniques ni de connexions Internet.
En proie à des problèmes d’argent, Xavier Dupont de Ligonnès avait acheté un silencieux et des munitions qui semblent avoir servi au crime. Il s’était inscrit à un club de tir peu avant le quintuple meurtre. Il mentait sur ses activités professionnelles, se disait ruiné et envisageait de supprimer sa famille plus d’un an avant les faits, dans un courriel adressé en janvier 2010 à sa maîtresse, retrouvé par la police.

Malgré un mandat d’arrêt international lancé contre lui, il n’avait jamais été retrouvé. Plusieurs opérations et campagnes de fouilles ont été menées dans le Var, département où la famille Dupont de Ligonnès avait habité dans les années 1990, notamment après des découvertes de cadavres non identifiés.

Une pincée de théorie du complot – née d’un courrier du père à neuf de ses proches, affirmant qu’il allait être exfiltré vers les États-Unis en raison de sa supposée vie d’agent double -, une famille en apparence tout à fait classique, une préparation qui semble méthodique et une certaine mise en scène de la disparition du père sont venus nourrir l’intérêt pour cette affaire hors du commun. Peu après l’annonce de l’arrestation, le député de Loire-Atlantique et ex-ministre François de Rugy a salué sur Twitter la « coopération » entre les polices française et écossaise qui « devrait permettre à ce drame de trouver enfin son dénouement judiciaire ».

Le Figaro.fr par Par Yohann Blavignat et Christophe Cornevin

France/Attaque à la préfecture: Macron appelle la nation à «se mobiliser» face à l’«hydre islamiste»

octobre 8, 2019

FRANCE-CRIME-ATTACK

Le président de la République a rendu hommage mardi matin aux quatre fonctionnaires tués lors de l’attaque à la préfecture de police jeudi dernier.

Emmanuel Macron a rendu hommage mardi matin aux quatre fonctionnaires tués lors de l’attaque à la préfecture de police jeudi dernier. «Quatre policiers sont tombés. Ils avaient fait le choix de porter l’uniforme, de consacrer leur vie à protéger les autres. Ils sont morts en service, au travail, comme avant eux ceux, qui, depuis 2015, ont été victimes du terrorisme islamiste», a regretté le chef de l’Etat dans son discours.

Il a promis que «la lumière sera faite», «les responsabilités établies» et que «la justice passera comme il se doit». Le tueur, fonctionnaire à la préfecture de police, adhérait à une «vision radicale de l’islam» et était connu pour avoir soutenu «certaines exactions commises au nom de cette religion». Il n’avait pourtant fait l’objet d’aucun signalement. «C’est inconcevable, inacceptable», a martelé Emmanuel Macron.

«Nous mènerons le combat sans relâche»

«Ce drame n’érode rien de la confiance que j’ai en vous, que la nation place en vous, en votre professionnalisme, en votre engagement», a-t-il repris, prenant pour cible le «terrorisme islamiste». «Nous mènerons le combat sans relâche», a-t-il promis. «Ce n’est en aucun cas un combat contre sa religion mais contre son dévoiement», a tenu à préciser le chef de l’Etat.

Emmanuel Macron a ainsi promis : «Les moyens humains juridiques technologiques continueront à être renforcés. Loi après loi, budget après budget, nous continuerons à resserrer les mailles du filet», a-t-il déclaré, jugeant que l’État se devait «d’être exemplaire, de se réarmer partout, de mieux former chacun pour agir».

Pour autant, Emmanuel Macron a reconnu que «les institutions seules ne suffiront pas» pour en finir avec l’«hydre islamiste». Le président de la République en a appelé à «la nation toute entière qui doit s’unir, se mobiliser, agir». «Nous ne l’emporterons que si notre pays se lève pour lutter contre cet islamisme sous-terrain qui corrompt les enfants de France», a-t-il affirmé.

«Société de vigilance»

Il a notamment prôné une «écoute attentive de l’autre» pour «savoir repérer à l’école, au travail, dans les lieux de culte, les relâchements, les déviations. Ces petits gestes qui signalent un éloignement avec les valeurs de la République». Emmanuel Macron a ainsi proposé d’établir une «société de vigilance», et non du «soupçon qui corrode».

«Opposons à la haine l’intransigeance républicaine, à l’obscurantisme l’amour de la raison et son exigence. Faisons bloc, tous ainsi réunis. Face au terrorisme islamiste, nous mènerons toujours le combat et à la fin nous l’emporterons car nous avons cette force d’âme. Nous le faisons pour nos morts, pour nos enfants, au nom de la Nation», a conclu le chef de l’État.

Quelques instants avant le discours d’Emmanuel Macron, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, avait remis la légion d’honneur aux quatre fonctionnaires à titre posthume.

Le Figaro.fr par Pierre Lepelletier

France/Finistère : une femme retrouvée morte à son domicile

octobre 6, 2019

 

Son conjoint de 36 ans a été placé en garde à vue. Le couple avait 4 enfants en bas âges.

Une femme d’une trentaine d’années à été retrouvée morte à son domicile près de Morlaix (Finistère) et son conjoint de 36 ans placé en garde à vue.

Les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Martin-des-Champs, près de Morlaix, dans le Finistère. L’homme a étranglé son épouse, qui est morte, selon le quotidien régional Ouest-France.

Le parquet de Brest n’a pas confirmé cette information, en précisant que l’autopsie de la victime aurait lieu lundi. Le parquet a néanmoins ouvert une enquête pour homicide volontaire aggravé.

C’est le suspect qui a appelé la police dans la nuit pour leur signaler la mort de sa femme, selon la même source.

Les quatre enfants du couple, âgés de 2 à 9 ans, étaient présents au domicile lorsque les faits se sont produits.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Trois hommes victimes d’une agression homophobe à Lyon

octobre 6, 2019

 

Trois jeunes hommes ont été victimes dans la nuit de samedi à dimanche d’une agression homophobe dans le 6e arrondissement de Lyon, a appris l’AFP ce dimanche de sources concordantes.

Au petit matin, un couple d’hommes et une troisième personne, sortant d’une discothèque, ont été suivis par trois individus, qui les ont frappé à coups de poing et de pied, tout en proférant des insultes homophobes, selon le parquet de Lyon. Les trois agresseurs ont ensuite pris la fuite.

Une enquête a été confiée à la police pour «violences en réunion aggravées» par le caractère homophobe de l’attaque. Le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes Pascal Mailhos a dans un tweet condamné «avec la plus grande fermeté l’agression homophobe survenue cette nuit à Lyon et adresse toute sa sympathie aux victimes», tout comme le maire de Lyon Gérard Collomb qui a également apporté «tout (s)on soutien» aux trois hommes agressés.

Le président de la métropole de Lyon David Kimelfeld a pour sa part dénoncé sur Twitter une «répétition infernale» après cette nouvelle agression homophobe. «Assez!», a-t-il lancé.

Un couple homosexuel avait déjà été agressé dans la nuit du 27 au 28 septembre quai de la pêcherie, dans le 2e arrondissement de Lyon, entraînant plusieurs réactions d’indignation d’élus locaux.

Un autre couple d’hommes avait également été victime d’insultes et de coups fin juillet à Villeurbanne, près de Lyon, où une vingtaine d’individus les avaient pris à partie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France : Hollande entendu dans une enquête sur la nomination de Delphine Ernotte

octobre 6, 2019

 

L’ancien chef de l’État a été entendue sur la nomination de la présidente de France télévisions.

François Hollande a été entendu au printemps dans le cadre d’une enquête sur la nomination de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions en avril 2015, a indiqué dimanche l’entourage de l’ancien président de la République.

«Je vous confirme que le Président a bien été entendu» par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a-t-on déclaré, confirmant une information du Journal du Dimanche. «Il n’y était pas obligé mais tenait à le faire pour rappeler qu’il n’y avait eu aucune intervention de l’Élysée», a-t-on ajouté.

Cette enquête avait été ouverte à la suite de plaintes de la CFDT-Medias et de la CGC-Audiovisuel, qui soupçonnent notamment le président du CSA, Olivier Schrameck, d’avoir fait pression sur d’autres membres de l’instance pour écarter certaines candidatures au profit de Delphine Ernotte.

Ces syndicats avaient déposé une première plainte qui avait été classée sans suite en juillet 2015 par le parquet de Paris. Ils avaient alors décidé de déposer une plainte avec constitution de partie civile, afin d’obtenir la désignation d’un juge d’instruction pour mener les investigations.

S’appuyant sur plusieurs sources proches de l’enquête, Le JDD affirme que l’ex-chef de l’Etat aurait indiqué lors de son audition que Mme Ernotte «avait sa préférence, mais qu’il n’avait exercé aucune pression en sa faveur». Selon Le JDD, après «plusieurs dizaines d’auditions de professionnels de l’audiovisuel» et de tous les membres du CSA, la juge d’instruction a notifié la fin des investigations, et doit désormais rendre sa décision dans ce dossier.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Attaque à la préfecture de police de Paris : l’auteur aurait adhéré à une «vision radicale de l’islam»

octobre 5, 2019

 

 

On en sait plus sur le profil de l’homme qui a tué 4 personnes jeudi 3 octobre.

L’auteur de l’attaque qui a tué jeudi 3 octobre quatre fonctionnaires de la préfecture de police de Paris, «aurait adhéré à une vision radicale de l’islam» et était en contact avec des individus de la «mouvance islamiste salafiste», a indiqué samedi Jean-François Ricard, procureur antiterroriste.

L’homme s’appelait Mickaël Harpon, était né en 1974 à Fort-de-France en Martinique. Il était marié, et père de deux enfants de 9 et 3 ans. Depuis 2003, il était affecté au service technique de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP).

Les premières investigations ont relevé son «approbation de certaines exactions commises au nom de cette religion», «son souhait de ne plus avoir certains contacts avec des femmes», «sa justification» des attentats de Charlie Hebdo en 2015, «son changement d’habitude vestimentaire depuis quelques mois», a déclaré le procureur antiterroriste lors d’une conférence de presse.

Il avait abandonnait «toute tenue occidentale au profit d’une tenue traditionnelle pour se rendre à la mosquée», a-t-il expliqué.

Les investigations ont aussi «permis de faire apparaître des contacts entre l’auteur des faits et plusieurs individus, susceptibles d’appartenir à la mouvance islamiste».

Cet homme au casier judiciaire vierge mais qui avait fait l’objet d’une procédure pour violences conjugales en 2009 s’était converti à l’islam il y a «une dizaine d’années», a précisé Jean-François Ricard. Il souffrait d’une surdité consécutive à une méningite.

Devant les enquêteurs, l’épouse de l’assaillant, d’origine marocaine, a évoqué un « comportement inhabituel et agité » de son mari, la veille de son passage à l’acte, selon une source proche du dossier.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Un avocat parisien jugé pour avoir poignardé à mort l’amant de sa compagne

octobre 5, 2019

 

Une relation chaotique, des infidélités et un «accès de rage»: un jeune avocat parisien a comparu ce vendredi devant la cour d’assises de Paris pour avoir poignardé à mort l’amant de sa compagne, surpris dans le lit conjugal. «Je dois être jugé», a déclaré à l’ouverture des débats l’accusé, chemise bleue ciel, pull marron et barbe blonde finement taillée. «Ce n’est pas mon sort qui me préoccupe» mais celui des proches de la victime, a-t-il ajouté.

Fils d’un magistrat, ce Bordelais d’origine de 34 ans, avait découvert sa compagne au lit avec son amant dans la nuit 4 au 5 janvier 2017, en rentrant de façon inopinée dans leur appartement parisien. Le jeune homme, qui travaillait alors dans un cabinet d’avocat spécialisé en droit public, était alors entré dans un état de «rage». Il avait saisi un couteau dans la cuisine et avait poignardé sa victime au niveau du cœur. Son regard était alors «froid et vide», a raconté sa compagne, alors âgée de 26 ans. Selon elle, son compagnon aurait alors lancé : «C’est un crime passionnel, cela se défend très bien au tribunal». Des mots que ce dernier nie avoir prononcés. Rapidement alertés, les secours n’étaient pas parvenus à réanimer la victime. Cet étudiant en biologie, qui rédigeait une thèse, s’était engagé 15 jours plus tôt dans une relation avec la jeune femme, sans savoir qu’elle avait un compagnon.

Entendu par les enquêteurs, l’accusé a raconté avoir «ressenti une énorme douleur» et avoir «voulu la restituer», assurant avoir «eu l’impression» que ce n’était pas lui «qui agissait». «La fidélité, je la pose en principe… même si je ne parviens pas toujours à la respecter», a expliqué vendredi l’ancien avocat, voix posée et mots soigneusement choisis. «Je suis quelqu’un d’assez sentimental», a-t-il ajouté. Lors de l’enquête, des proches de l’avocat et de son ex-compagne avaient décrit un couple conflictuel, avec des «infidélités réciproques» et un «ascenseur émotionnel» permanent. L’accusé, en détention provisoire depuis près de trois ans, encourt une peine de 30 ans de réclusion. Le procès doit se poursuivre jusqu’au 11 octobre.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un trafic de cannabis entre le Maroc et la France démantelé

octobre 5, 2019

 

Un trafic de résine et d’herbe de cannabis entre le Maroc et la France a été démantelé dans la nuit de mardi à mercredi avec l’interpellation de quatre personnes et la saisie d’environ 600 kg de drogue, a annoncé la gendarmerie française. L’enquête avait débuté après une première saisie de 150kg de résine de cannabis, dont la date et le lieu n’ont pas été précisés.

Le commanditaire, «défavorablement connu et en fuite à l’étranger», organisait des remontées régulières de résine et d’herbe de cannabis depuis le Maroc, en passant par l’Espagne, où des complices venaient récupérer le chargement, précise vendredi la gendarmerie dans un communiqué, qui estime que ce trafic générait un chiffre d’affaires de 200.000 euros par semaine.

Dans la nuit de mardi à mercredi, les deux véhicules d’un convoi ont été interceptés sur une autoroute du sud de la France, près de Narbonne. Trois personnes ont été interpellées et 528 kg de résine de cannabis et 90 kg d’herbe ont été saisis. À Clermont-Ferrand (centre), un quatrième homme a été arrêté en possession de 200.000 euros en espèces. Les quatre interpellés, âgés «d’une trentaine à une cinquantaine d’années», étaient déjà connus de la police et de la gendarmerie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Rouen-Lubrizol : 5253 tonnes de produits chimiques ont été détruits dans l’incendie

octobre 1, 2019

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La fumée s’échappe de l’usine Lubrizol classée Seveso lors de l’incendie du 26 septembre à Rouen. HO/AFP

Il reste à évacuer de l’usine de Rouen «160 fûts en état délicat», a indiqué mardi le préfet de Normandie Pierre-André Durand. «Il n’y a pas de risque lié à l’amiante», a également ajouté la direction de l’environnement (DREAL).

La préfecture de Seine-Maritime a annoncé mardi 1er octobre sur son site internet que 5253 tonnes de produits chimiques avaient été détruits dans l’incendie de l’usine Lubrizol, dont plus de 60% d’«additifs multi-usages». «Tous les produits ne sont pas dangereux. La dangerosité dépend de la quantité présente, du devenir des molécules après avoir brûlé et de la manière dont on est exposé (contact cutané, inhalation, ingestion)», est-il précisé sur un des documents publiés, accompagnant la liste des produits incendiés.

La préfecture publie également sur son site internet la liste des produits chimiques présents dans les principaux «additifs multi-usages» et les 479 fiches de sécurité qui «précisent les caractéristiques des produits et les risques associés, notamment en cas de combustion». Une campagne de prélèvements (air, eau, sols, aliments…), «engagée dès le début de l’accident» sera adaptée «et si nécessaire complétée afin de procéder à une évaluation quantitative des risques sanitaires qui se déroulera pendant plusieurs semaines», précise la préfecture. «En fonction des résultats de cette évaluation, une surveillance sanitaire adaptée sera mise en place», indique-t-elle.

160 fûts à évacuer

La préfecture de Normandie a assuré qu’il n’y avait pas de «risque avéré» lié à l’amiante dans l’air, selon les premiers relevés réalisés vendredi au lendemain de l’incendie. «En ce qui concerne l’amiante dans l’air, on est sur le bruit de fond des fibres d’amiante dans l’air, des niveaux extrêmement faibles», a assuré Patrick Berg, directeur de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) de Normandie. «On peut estimer qu’avec cette première série de relevés, il n’y a pas de risque lié à l’amiante. Ce risque n’est pas avéré».

Il reste à évacuer de l’usine «160 fûts en état délicat», a indiqué le préfet de Normandie Pierre-André Durand. Le préfet a précisé qu’«il restait de l’ordre de 1000 fûts dont 160 en état délicat pour lesquels un protocole d’intervention est en cours de finalisation». Il permettra «d’évacuer des fûts qui participent aux émanations d’odeurs», a-t-il dit. «Les fûts ont explosé et fracassé» la toiture du bâtiment et «projeté des fragments de fibro-ciment», a précisé le directeur de la Dreal de Normandie.

Par ailleurs, la métropole de Rouen-Normandie a réagi sur Twitter à la diffusion d’une vidéo par un internaute montrant une eau noire sortant d’un robinet. La métropole «a procédé à des prélèvements chez l’habitant ayant posté hier matin sur les réseaux sociaux la vidéo de son robinet distribuant une eau noire. Après analyse il s’avère que l’eau distribuée au niveau de son compteur est parfaitement potable et que la couleur de l’eau est due à son réseau intérieur vétuste, en acier. Nous réaffirmons la parfaite portabilité de l’eau sur l’ensemble du réseau métropolitain», a-t-elle expliqué.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Incarcérée après avoir craché au visage d’un maire de la Loire

septembre 30, 2019

 

Une femme de 34 ans a été écrouée lundi soir après avoir injurié et craché au visage du maire de Montbrison (Loire) dimanche, a appris l’AFP auprès du parquet de Saint-Etienne.

Dimanche après-midi, le maire DVD Christophe Bazile a été pris à partie par cette femme, après avoir fait connaître sa qualité de premier magistrat de cette sous-préfecture. Il tentait de calmer la bruyante altercation qui l’opposait à son compagnon dans un jardin public de la ville. D’après les déclarations contenues dans sa plainte, elle a réagi en l’injuriant et en lui crachant dessus à plusieurs reprises, au visage et sur ses vêtements.

Le juge des libertés et de la détention a validé le placement en détention de cette habitante de Montbrison au centre de détention de La Talaudière (Loire), dans l’attente de son jugement, mercredi, en comparution immédiate, devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne. Connue pour son addiction à l’alcool, elle avait été jugée par défaut et condamnée en octobre dernier à quatre mois de prison avec obligation de soin à la suite de l’agression d’un gendarme, indique encore le parquet qui précise qu’elle n’a pas respecté son contrôle judiciaire.

Par Le Figaro.fr avec AFP