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France/Covid-19 : «La deuxième vague pourrait être supérieure à la première», selon Jérôme Salomon

octobre 28, 2020

La «deuxième vague» de l’épidémie de Covid-19 qui frappe la France «pourrait être supérieure à la première» car le nombre de malades en réanimation va encore «augmenter mécaniquement, quoi qu’on fasse», a déclaré mercredi 28 octobre le numéro 2 du ministère de la Santé Jérôme Salomon. «C’est justement parce qu’on est dans l’anticipation que les autorités tirent la sonnette d’alarme, alors même que les services hospitaliers ne sont pas encore arrivés à saturation», a expliqué le directeur général de la Santé devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la gestion de la crise sanitaire.

Plus de 2900 malades du Covid-19 étaient hospitalisés en réanimation mardi, occupant ainsi la moitié des lits actuellement disponibles en France dans ces services accueillant les patients les plus gravement atteints, selon les derniers chiffres officiels. Au pic de la première vague épidémique, en avril, plus de 7000 malades étaient hospitalisés en réanimation.

«Ce qu’on voit dans les statistiques» quotidiennes du nombre de nouveaux cas positifs, ce sont des personnes qui ont été contaminées en moyenne «une semaine avant» «on regarde dans le rétroviseur», a indiqué le Pr Salomon, prenant en exemple le chiffre de plus de 50.000 nouvelles contaminations publié dimanche. Parmi elles se trouvent des «personnes fragiles» (âgées, obèses, diabétiques, etc.) qui ont «une probabilité élevée d’être hospitalisées, voire d’aller en réanimation ou de décéder, mais pas aujourd’hui», a-t-il ajouté.

Les «symptômes de difficulté respiratoire nécessitant une hospitalisation» apparaissent généralement «plusieurs jours après» les premiers symptômes et le diagnostic, avait déjà déclaré le Pr Salomon mercredi matin, au cours d’un point presse en ligne. «Nous ne sommes pas encore, loin de là, arrivés au pic de cette 2e vague, compte tenu de cet effet de latence», a-t-il ajouté.

L’infectiologue de formation a par ailleurs souligné devant les députés qu’«avoir trois à quatre fois plus de lits de réanimation ne supprimerait pas le problème», expliquant qu’il s’agissait d’éviter au maximum que des patients développent des formes graves nécessitant une hospitalisation dans ces services. Outre le fait que le taux de mortalité en réanimation est d’environ 30%, «un séjour en réanimation est horriblement traumatisant psychologiquement et laisse des séquelles» dont il est difficile de se remettre, a-t-il insisté.

Par Le Figaro avec AFP

France/Lutte contre l’islamisme: «Il y a trop d’agitation au gouvernement», affirme Jadot

octobre 25, 2020

Yannick Jadot, député européen EELV, a affirmé qu’en matière de lutte contre l’islamisme radical, il y avait «trop d’agitation au gouvernement», ce dimanche 25 octobre sur France Inter, France Info et Le Monde. «Notre première priorité aujourd’hui, c’est de combattre l’islamisme radical, sans trembler, avec intransigeance, avec fermeté», a affirmé Yannick Jadot. Mais «on ne réussira à combattre les ennemis de la République que si l’on tient la promesse républicaine».

Au contraire, «si on laisse la ghettoïsation dans les quartiers, les discriminations économique, sociale, territoriale, religieuse, s’installer et s’empirer, à ce moment-là, toutes les associations islamistes pullulent et gangrènent» ces quartiers. Selon lui, «lutter contre l’islamisme radical, c’est aussi pour protéger les Françaises et les Français de confession ou de culture musulmane».

«Tenons la promesse républicaine, luttons avec fermeté contre l’islamisme radical, évitons les agitations et mettons un terme définitif à toutes les complaisances qu’il a pu y avoir dans les mairies, avec des associations, ou avec ce gouvernement, comme les précédents, avec l’Arabie saoudite», a-t-il ajouté.

«Pas de leçons»

L’eurodéputé a également souligné que les ministres comme Gérald Darmanin (Intérieur), Bruno Le Maire (Economie) ou encore le premier ministre Jean Castex avaient «gouverné avec Nicolas Sarkozy», qui a «supprimé 13.000 postes de policiers et gendarmes, a déstabilisé tous les acteurs du terrain sur le renseignement» et «a mené une guerre en Libye qui a armé tous les terroristes du Sahel».

«Donc, pas de leçons de ces personnes qui nous ont désarmé sur la question du terrorisme. Ce que les Françaises et les Français attendent, ce n’est pas les discours de [Jean-Michel] Blanquer [ministre de l’Education nationale, NDLR] qui dit que l’université bientôt, c’est le berceau du terrorisme islamiste, c’est pas les invectives de Gérald Darmanin ou du premier ministre. Ce qu’ils attendent, c’est l’unité, le rassemblement et la fermeté». «Du côté du gouvernement, il y a trop d’agitation», a-t-il affirmé.

Yannick Jadot veut également «un réarmement idéologique sur les réseaux. Nous avons un problème sur les réseaux: 95% des messages autour de l’islam relèvent de l’islamisme radical […] Laisser les salafistes tenir les réseaux sociaux, c’est une faute politique lourde», a-t-il affirmé.

Par Le Figaro avec AFP

Le président turc Erdogan appelle de nouveau Macron à faire examiner sa «santé mentale»

octobre 25, 2020

Le président turc avait déjà appelé son homologue français a «se faire soigner», condamnant son attitude à l’encontre des musulmans. L’Élysée avait alors dénoncé des propos «inacceptables», tandis que Jean-Yves Le Drian a relevé une «volonté d’attiser la haine» de la part de la Turquie.

Nouvelle surenchère dans les tensions diplomatiques entre Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron. Le président turc a une nouvelle fois, ce dimanche 25 octobre, appelé son homologue français à faire examiner sa santé mentale. Erdogan a accusé Emmanuel Macron d’être «obsédé» par lui «jour et nuit», ajoutant : «C’est un cas, et en conséquence, il a vraiment besoin de subir des examens (mentaux)».

Samedi, lors d’un discours télévisé, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait critiqué avec virulence les décisions de son homologue français envers la communauté musulmane. «Tout ce qu’on peut dire d’un chef d’État qui traite des millions de membres de communautés religieuses différentes de cette manière, c’est : allez d’abord faire des examens de santé mentale», avait-il déclaré. L’Elysée avait alors réagi en dénonçant, en fin d’après-midi samedi, les propos «inacceptables» du président turc. «Les propos du président Erdogan sont inacceptables. L’outrance et la grossièreté ne sont pas une méthode. Nous exigeons d’Erdogan qu’il change le cours de sa politique car elle est dangereuse à tous points de vue. Nous n’entrons pas dans des polémiques inutiles et n’acceptons pas les insultes.»

Puis, ce dimanche 25 octobre, ce fut au tour du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, de dénoncer, de la part de la Turquie, «une volonté d’attiser la haine» contre la France et son président Emmanuel Macron. Le ministre des Affaires étrangères, depuis l’avion qui l’emmenait vers le Mali, a ainsi fustigé «un comportement inadmissible, à fortiori de la part d’un pays allié», tout en soulignant que l’ambassadeur serait de retour à Paris «pour consultation», dès ce dimanche.

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a également appelé Ankara à «cesser cette spirale dangereuse de confrontation». «Les propos du président Recep Tayyip Erdogan à l’égard du président Emmanuel Macron sont inacceptables. Appel à la Turquie à cesser cette spirale dangereuse de confrontation», a-t-il tweeté.

«Caricatures offensantes»

La surenchère ne s’est pas faite attendre : en fin de matinée ce dimanche 25 octobre, Fahrettin Altun, directeur de communications à la présidence turque, a affirmé que les «caricatures offensantes» du prophète Mahomet étaient utilisées pour intimider les musulmans en Europe sous le prétexte de la liberté d’expression.

«La politique insidieuse des caricatures offensantes, des accusations de séparatisme contre les musulmans et des perquisitions de mosquées ne sont pas liées à la liberté d’expression», a affirmé Fahrettin Altun en anglais sur Twitter. «Il s’agit d’intimider les musulmans et de leur rappeler qu’ils sont les bienvenus pour continuer à faire fonctionner l’économie de l’Europe, mais qu’ils n’en feront jamais partie – sur fond de de discours sur l’intégration», a-t-il ajouté. Il a également soutenu que cette attitude à l’égard des musulmans était «étrangement familière» et ressemblait à «la diabolisation des juifs européens dans les années 1920»

Ces commentaires interviennent après la réponse de la France au président turc dans laquelle l’Elysée avait notamment relevé «l’absence de messages de condoléances et de soutien du président turc après l’assassinat de Samuel Paty», l’enseignant décapité il y a une semaine après avoir montré des caricatures de Mahommet lors d’un cours sur la liberté d’expression. Un avis partagé par Jean-Yves Le Drian qui a déclaré, dans son communiqué : «A l’absence de toute marque officielle de condamnation ou de solidarité des autorités turques après l’attentat terroriste de Conflans Sainte-Honorine, s’ajoutent désormais depuis quelques jours une propagande haineuse et calomnieuse contre la France.»

Il y a deux semaines, Recep Tayyip Erdogan avait dénoncé comme une provocation les déclarations du président français sur le «séparatisme islamiste» et la nécessité de «structurer l’islam» en France. Un projet de loi sur la lutte contre «les séparatismes» en France, qui vise l’islam radical, doit être présenté début décembre. Il vise à renforcer la laïcité et à consolider les principes républicains en France et comporte plusieurs points susceptibles de provoquer des tensions avec la Turquie, comme le contrôle renforcé des financements des mosquées ou l’interdiction de la formation des imams à l’étranger.

Ce contentieux vient s’ajouter à une longue liste de désaccords entre Emmanuel Macron et son homologue turc, qui prend régulièrement la défense des minorités musulmanes dans le monde. Des tensions en Méditerranée au conflit en Libye, en passant par les affrontements au Karabakh, de nombreux dossiers opposent actuellement Paris et Ankara.

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19 : plus d’un million de cas détectés en France depuis le début de l’épidémie, près de 300 morts en 24 heures

octobre 23, 2020

People wearing protective masks walk on the Champs-Elysees near the Arc de Triomphe, as France reinforces mask-wearing as part of efforts to curb a resurgence of the coronavirus disease (COVID-19) across the country, in Paris, France August 12, 2020. REUTERS/Charles Platiau

184 personnes sont mortes à l’hôpital ces dernières 24 heures, et 114 en Ehpad et établissement médico-sociaux depuis le dernier bilan. 42.032 nouveaux cas ont été détectés depuis hier.

L’épidémie de coronavirus vient de dépasser ce vendredi 23 octobre le seuil symbolique du million de cas détectés depuis l’apparition de la maladie en France, fin janvier 2020. 1.041.075 tests positifs ont été délivrés depuis lors, selon les données de Santé Publique France et du ministère de la santé. 42.032 nouveaux cas ont été détectés ces dernières 24 heures, ce qui constitue un nouveau record.

Mais plus grave encore, 298 personnes ont été annoncées mortes depuis hier. Dans le détail, 184 personnes sont mortes à l’hôpital ces dernières 24 heures, et 114 en Ehpad et établissement médico-sociaux depuis le dernier bilan, portant le total à 34.508 décès. 15.008 personnes sont actuellement hospitalisées, dont 2441 en réanimation.

Ce qu’il faut retenir de ce vendredi 23 octobre

Un couvre-feu est actuellement en vigueur dans une partie de la France entre 21 heures et 6 heures. Celui-ci va s’étendre, dès ce soir minuit, à 38 nouveaux départements, ainsi qu’à la Polynésie. Pour télécharger une attestation dérogatoire afin de vous déplacer durant cette tranche horaire, cliquez ici.

Le directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, a estimé «possible» que la «deuxième vague» en France «soit pire que la première», soulignant que la situation était «redoutable pour chacun d’entre nous». Évoquant une moyenne de 30.000 cas par jour, Martin Hirsch a fait valoir que «la réalité est bien supérieure, ça c’est ceux qu’on dépiste». «Il y a beaucoup de personnes positives, contaminantes, qui sont dans la rue sans le savoir et sans que personne ne le sache, probablement trois fois plus» que ces 30.000 cas, a-t-il estimé.

«Le mois de novembre sera éprouvant», a également averti jeudi le premier ministre Jean Castex. «Les semaines qui viennent seront dures, et le nombre de morts va continuer d’augmenter. Les nouveaux cas d’aujourd’hui sont les malades hospitalisés de demain et malheureusement parfois les morts d’après demain.»

L’évolution de l’épidémie suscite d’ailleurs une «grave inquiétude» dans 23 pays de l’Union européenne, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). La situation est particulièrement alarmante en Espagne, où le «nombre réel» de personnes infectées depuis le début de la pandémie «dépasse les trois millions», a affirmé le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez.

Avec Le Figaro par Steve Tenré

Aide de la France à la Tunisie pour la lutte contre le Covid-19

octobre 22, 2020

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian a assuré la Tunisie de la «solidarité de la France dans la lutte contre l’épidémie» de Covid-19 et annoncé la livraison d’équipement médical à ce pays, à l’occasion de sa septième visite à Tunis jeudi.

Jean-Yves Le Drian a signé avec son homologue Othmane Jarandi le versement en 2020 d’une première tranche de 100 millions d’euros dans le cadre d’un plan d’aide triennal annoncé par le président Emmanuel Macron en juin. Mais il a aussi annoncé, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, la livraison de 500.000 euros d’équipements, dont des masques, des réactifs pour les tests et 19 respirateurs pour le transfert médicalisé des patients.

La Tunisie, qui avait initialement circonscrit la pandémie grâce à des mesures précoces et strictes, avec 50 morts de mars à fin juin, enregistre actuellement plus de 20 morts chaque jour, et s’inquiète de voir ses hôpitaux débordés. Un couvre-feu en place à Tunis depuis 15 jours devrait être prolongé mais le premier ministre a souligné que le pays n’avait pas les moyens d’un nouveau confinement général.

Emmanuel Macron avait promis une enveloppe de 350 millions d’euros lors de la visite de son homologue tunisien Kaïs Saïed à Paris en juin. Ces prêts viendront appuyer sur trois ans (de 2020 à 2022) les réformes économiques engagées en matière de gouvernance des entreprises publiques, de protection sociale, d’accès au secteur financier et de mobilité urbaine, a-t-on précisé de source française. Outre ces sommes, une seconde convention a été signée pour un prêt de 38 millions d’euros destiné à l’installation d’une station de traitement de l’eau potable à Bjaoua, dans la banlieue ouest de Tunis. «L’objectif est d’appuyer l’économie publique tunisienne», a déclaré Jean-Yves Le Drian après un entretien avec Kaïs Saïed et le premier ministre Hichem Mechichi.

Par Le Figaro avec AFP

France/Paris : décédé sur son lieu de travail, un congolais abandonné par sa propre femme

octobre 21, 2020

Sa femme qui était en partance pour Perpignan au sud de la France, n’a pas renoncé à son voyage après que son mari lui ai annoncé avoir été victime d’un malaise à son lieu de travail. Le Congolais a rendu l’âme trois jours après son hospitalisation assisté de sa première ex femme avec laquelle, il maintenait une relation amicale. L’actuelle femme qui est toujours à Perpignan n’a pas réagit du décès de son homme.

En France, les relations amoureuses ne sont plus basées sur la sincérité, complémentarité, l’amour sincère, mais juste sur les intérêts mutuels. Rares sont les femmes qui se mettent en couple avec un homme sans papiers et beaucoup sont aussi les hommes qui sont à la chasse des femmes seules ayant une maison.

Le cas de ce Congolais décédé et abandonné par celle avec laquelle il passait des nuits en est un exemple parfait. Après la séparation amicale avec la mère de ses enfants pour incompatibilité d’humeurs, il a refait sa vie avec une autre Congolaise connue sur la place de Paris. L’homme croyait avoir trouvé l’amour, mais au vu des faits, ce n’était qu’un amour de façade.

Victime d’un malaise à son lieu de travail, le Congolais a pris soin d’avertir celle qu’il croyait être sa femme et qui avait prévu un voyage à Perpignan au sud de la France. Il semblerait que la femme n’a pas pris au sérieux l’état de santé de son mari, pensant à une scène de jalousie pour renoncer à son voyage.

Elle a donc pris son train pour le sud de la France sans broncher malgré l’intervention du médecin de l’hôpital où était interné son mari. Se sentant abandonné, le Congolais a été contraint de faire recours à son ex femme et mère de ses enfants. Cette dernière n’a pas hésité à assister le père de ses enfants les trois jours ayant précédé son décès. L’autre est toujours à Perpignan.

Par Stany Franck avec Sacer-infos

Disparition : l’historien, poète-essayiste, Dominique Ngoïe-Ngalla est mort

octobre 19, 2020

De sources concordantes, la sombre nouvelle annonçant le décès du professeur Dominique Ngoïe-Ngalla est tombée aux premières heures de dimanche 18 octobre. L’homme de lettres est décédé à l’âge de 77 ans, dans la nuit de samedi 17 au dimanche 18 octobre, à l’hôpital de Melun, dans le département de la Seine-et-Marne, en France, où il était admis pour des problèmes récurrents de santé.

Dominique Ngoïe-Ngalla

Photo : Dominique Ngoïe-Ngalla Crédit

Dominique Ngoïe-Ngalla, professeur d’histoire à l’Université Marien-Ngouabi de Brazzaville, était également poète et essayiste. Dans le paysage social congolais, il est apparu comme un intellectuel désintéressé et apolitique. De son regard distancié d’historien, il militait pour la coexistence de groupes ethniques au point de favoriser l’intégration nationale.

Dès les premières lignes consacrées à cet illustre personnage par Philippe Moukoko dans le Dictionnaire général du Congo-Brazzaville (2ème édition, 2019), on peut lire : « Historien, poète et essayiste, né à Kimvembé en 1943, au Congo ».

Il était titulaire d’une thèse de doctorat de 3ème cycle (Bordeaux, 1970) et d’un doctorat d’État obtenu à la Sorbonne (Les sociétés et les civilisations de la vallée du Niari dans le complexe ethnique koongo, Paris 1, 1989).

Il a voué sa carrière à l’enseignement de l’histoire à l’Université de Brazzaville. Déjà rédacteur d’articles publiés dans plusieurs revues, il s’est affirmé comme poète dans les années 70. Ses œuvres poétiques (Poèmes rustiques, Les Mandouanes, Nouveaux poèmes rustiques) révèlent une âme sensible et restent marquées par la nostalgie de l’univers de son enfance, par son attachement à ses parents et à son terroir (Villages de la vallée du Niari).

Ce qui confère à cette poésie un aspect bucolique et impressionniste. Cette quête de soi apparaît comme un baume appliqué sur une conscience qui doute sans cesse de l’avenir (Enfance de Mpassi).

Ainsi, la musicalité des mots et le rêve lui servent de paravent, car il se définit lui-même comme un « gouverneur du nuage » ou, dans une formule heureuse, comme un « fiancé du rêve » (Poèmes rustiques).

Auteur d’une œuvre à tonalité générale intimiste, Dominique Ngoïe-Ngalla n’hésite toutefois pas à évoquer la misère humaine, dont les premières victimes sont des enfants : « Dans ma société désaccordée qui grince, Des comme toi il y en a deux sur trois/deux petits gars sur trois qui ont faim » (Mandouanes). Le nœud central de la poésie de Ngoïe Ngalla est la quête du bonheur de l’homme dans l’Histoire. Cette vision est très perceptible dans ses autres écrits en forme d’essai (Lettre à un étudiant africain, Lettre d’un pygmée à un Bantou, élégie d’arrière-pays) où le poète fait figure d’intellectuel anticonformiste.

Sous sa plume, le pygmée sort de sa torpeur équatoriale, de son état inférieur pour briser les idées reçues des Bantou et leur donner des conseils. Ces thèmes sont rendus intelligibles par un style qui se caractérise par des mots recherchés et par le recours constant aux inversions, le tout versé dans une vaste culture médiévale. « Par la recherche d’une paix intérieure, par son inspiration élégiaque, cette œuvre présente, comme le notent Arlette et Roger Chemain, un contraste avec une poésie nationale dans l’ensemble plus combative ». De cette œuvre poétique est sorti un très beau poème nostalgique, intitulé « Prière d’être enterré à Mandou ».

Depuis les guerres civiles de 1993 et de 1997, les écrits de l’auteur, constitués essentiellement d’essais ou d’articles publiés dans La Semaine Africaine, traitent des problématiques liées à la résurgence des ethnies dans l’espace politique et aux freins de l’évolution politique africaine ».

Prière pour être enterré à Mandou

Lorsque la nuit sera descendue
Sur ma paupière close à jamais
Et que ma carcasse humiliée
Demandera à retourner à ses origines,
Permets ô Dieu
Que je prenne mon repos parmi les ruines
De Mandou déserté par ses fils oublieux.
L’ouragan des passions ou l’effroi de la mort
Les dispersa par toute la terre
Où le soir, lorsque le cœur s’alourdit,
Ils se souviennent en pleurant.

Là couché sous un humble tumulus,
Comme tant d’autres fauchés,
Jeunes et vieux avant la funeste diaspora
J’attendrai l’heure du jugement.
Sur ce tertre sans gloire il n’y aura rien
Que de pauvres fleurs des champs
Et l’humble croix latine.
Et le passant avisant ce modeste mausolée
Lira avec un pleur au coin de son œil rougi :
Ici repose Dominique NGOIE-NGALLA
Un rien mandouan qui ne fit rien pour sa patrie
Si ce n’est qu’il l’aima avec piété,
La paix sur lui et qu’il dorme tranquille.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

France: Un homme, «probablement» migrant, retrouvé noyé sur une plage de Sangatte

octobre 18, 2020

La nuit de samedi à dimanche a été marquée par de nombreuses tentatives de traversées de la Manche.

Le corps d’un homme portant un gilet de sauvetage, «probablement» un migrant qui tentait de gagner l’Angleterre, a été découvert dimanche 18 octobre sur une plage de Sangatte (Pas-de-Calais) après une nuit marquée par de nombreuses tentatives de traversées, a indiqué le parquet.

Les pompiers ont expliqué avoir trouvé dimanche matin cet homme, dont l’âge est évalué entre 20 et 40 ans, en état de raideur cadavérique, portant un gilet de sauvetage, sur une plage de Sangatte. Cet homme est «probablement» un migrant tombé à l’eau alors qu’il tentait de traverser la Manche, a indiqué à l’AFP le procureur de Boulogne-sur-Mer, Pascal Marconville.

Selon un communiqué diffusé par la préfecture du Pas-de-Calais, l’homme décédé est «d’apparence iranienne». Une enquête a été ouverte pour tenter de déterminer les circonstances de son décès. Pascal Marconville souligne qu’«énormément de tentatives de traversées» se sont produites pendant la nuit. «Une fenêtre météorologique semble avoir tenté les réseaux de passeurs».

Une mer d’huile près des côtes françaises et un temps calme ont en effet succédé à plusieurs jours de météo agitée, mais le calme près de la côte pouvait être trompeur car les grandes marées provoquent de très violents courants dans le détroit.

Pour la seule journée de samedi, la préfecture a recensé neuf tentatives de traversées «empêchées», représentant 201 migrants, et sept traversées qui ont atteint les côtes britanniques, en transportant 102 autres. Dimanche matin, ce sont 11 traversées qui ont été interceptées par les autorités françaises, concernant 191 migrants.

Selon la préfecture, depuis le début de l’année, 479 tentatives de traversées ont été interceptées par les autorités françaises tandis que 559 ont atteint leur but, la Grande-Bretagne.

Si les falaises de Douvres semblent tout proches par beau temps depuis la côte du Calaisis, la Manche constitue «une des zones les plus fréquentées au monde et où les conditions météorologiques sont souvent difficiles», rappelle la préfecture maritime.

Par Le Figaro avec AFP

               

Congo: Décès du professeur NGOIE NGALLA en France

octobre 18, 2020
Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews

France/Paris: Koffi Olomide accompagne le cercueil blanc de sa maman Amy sur un tapis rouge jusqu’à sa dernière demeure du cimetière

octobre 16, 2020

Avec Ensemble HDTV