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Congo: la compagnie aérienne ECAir mise en liquidation en France

avril 21, 2018

 

Un appareil de la compagnie ECAir. © ECAir

Alors que les appareils d’Equatorial Congo Airlines (ECAir) sont cloués au sol depuis un an, le tribunal de commerce de Bobigny, en France, a prononcé le 18 avril la liquidation judiciaire immédiate de la compagnie, sans maintien d’activité des établissements.

C’en est fini de l’aventure ECAir, du moins en France. En milieu de semaine le tribunal de commerce de Bobigny a prononcé la liquidation judiciaire sans maintien d’activité de la compagnie aérienne qui constituait « la fierté nationale » du Congo-Brazzaville, selon les mots de Fidèle Dimou, le ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, qui s’exprimait à ce sujet le 23 mars dernier devant le Sénat.

120 000 euros d’arriérés de salaires

Criblée de dettes et clouée au sol depuis octobre 2016, la société, qui n’avait plus déposé ses comptes annuels depuis 2014, avait conservé dans la région parisienne des locaux commerciaux et des salariés – non payés mais tenus à disposition. Trois d’entre eux ont saisi la justice française, estimant que leur entreprise leur doit plus de 120 00 euros d’arriérés de salaires.

Le tribunal leur a donné raison en ouvrant une procédure de liquidation judiciaire qui doit être clôturée au 18 avril 2020 et en fixant provisoirement au 28 juillet 2017 la date de cessation de paiement.

De son côté, le conseil de la compagnie a déclaré à la barre qu’ECAir « appartient à l’État congolais et est donc solvable », et que son siège étant au Congo, « les tribunaux congolais sont seuls compétents pour gérer son dossier ».

La décision attaquée ne pourrait s’appliquer qu’en France. En aucun cas, elle n’est exécutoire sur le territoire de la République du Congo

« La décision du tribunal de Commerce va permettre aux salariés d’ECAir [en France] de bénéficier du régime de garantie des salaires (AGS) et de percevoir une partie de leurs arriérés de rémunération. C’est un soulagement pour mes clients », explique quant à lui Me Aymeric Beauchene, l’avocat des salariés qui ont assigné le 22 janvier dernier la compagnie afin d’obtenir sa liquidation.

« ECAir ne disposant sur le territoire français que d’un établissement secondaire, le tribunal français devait se déclarer incompétent pour ouvrir une procédure de liquidation judiciaire à son encontre », proteste de son côté l’avocate de la compagnie aérienne, qui précise qu’ECAir a d’ores et déjà interjeté appel et déposé une demande de suspension de l’exécution de cette décision.

« En tout état de cause, la décision attaquée ne pourrait s’appliquer qu’en France. En aucun cas, elle n’est exécutoire sur le territoire de la République du Congo, où elle ne peut produire aucun effet », poursuit Judith Adam-Caumeil dans un communiqué de presse.

Tentative de sauvetage

Cette décision intervient alors que les discussions avec Ethiopian Airlines lancées depuis plus d’un an en vue de faire redécoller les avions de la compagnie congolaise semblaient sur le point d’aboutir, et que la compagnie avait tenté ces derniers mois de régler une partie de ses impayés auprès de ses fournisseurs et prestataires. Elle a ainsi pu récupérer, en janvier, son quatrième appareil retenu en Europe pour maintenance.

C’est également le sens des propos tenus par Fidèle Dimou devant les sénateurs congolais le 23 mars dernier, lors d’une séance de questions orales au gouvernement. Il avait alors affirmé que des « projets de partenariats », voire une « prise de participation minoritaire » étaient envisagés afin de faire redémarrer la compagnie.

ECAir était pourtant née sous de bons auspices. L’État congolais avait injecté 500 millions d’euros dans la compagnie depuis sa création en 2011, la gestion des Boeing était confiée à un l’opérateur suisse Privatair, qui fournissait les pilotes, assurait la formation des équipages et s’appuyait sur Lufthansa Technik pour la maintenance de la flotte, afin de contourner l’interdiction faite aux compagnies congolaises de se poser sur le sol des pays membres de l’Union européenne.

Endettement

Brazzaville, Pointe-Noire, Douala, Cotonou, Libreville, Bamako, Dakar, Kinshasa, Bruxelles, Paris, Dubaï, des projets vers Lomé, Malabo et Luanda… La compagnie avait rapidement multiplié les dessertes peu après son lancement officiel en septembre 2011.

Mais le beau temps n’avait pas duré. Le premier emprunt obligataire lancé par la compagnie avait été un échec, et les dettes se sont accumulées. Suspendus une première fois en juillet 2016, les vols intérieurs avaient brièvement repris fin septembre, du moins entre Brazzaville et Pointe Noire, avant que les avions ne soient à nouveau cloués au sol le 10 octobre, quand l’Asecna a décidé de suspendre la fourniture des services de la navigation aérienne à la compagnie sur toutes ses plate-formes en raison de son état d’endettement.

Devant cet état de fait, nombreux sont les Congolais qui se montrent amers et n’hésitent pas à pointer du doigt certaines pratiques – vols gratuits, etc. – dont l’abus a pu mettre en difficulté l’ex-roi des airs congolais.

Jeuneafrique.com par

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Congo-Diaspora: Décès d’Éric Mackoumbou

avril 20, 2018
La disparition hier le 19 avril d’Éric MACKOUMBOU, ancien enfant de troupe et fils du général Anselme MACKOUMBOU-NKOUKA.

Il est décédé dans un accident de la route sur le chemin de la ville de Tours. Nous adressons nos condoléances à sa famille. Que son âme repose en paix.

 

Photo de BrazzaNews.
Éric Mackoumbou
Avec Brazzanews.fr

Face à Macron, des manifestants en colère partout en France

avril 19, 2018

Le cortège des manifestants, jeudi 19 avril 2018 à Marseille / © AFP / BERTRAND LANGLOIS

Cheminots, personnels hospitaliers, postiers, fonctionnaires, étudiants: ils ont manifesté côte à côte jeudi partout en France à l’appel de la CGT et de Solidaires qui espèrent une « convergence des luttes » pour s’opposer à Emmanuel Macron.

Plus de 130 mobilisations étaient prévues dans toute la France.

A Marseille, selon le comptage du cabinet Occurrence réalisé pour un collectif de médias, dont l’AFP, 5.700 personnes ont manifesté. La police en a comptabilisé 5.000, la CGT 65.000.

Le gouvernement veut « tout privatiser. il faut les arrêter », a estimé Olivier Mateu, patron de la CGT des Bouches-du-Rhône, en tête du cortège marseillais mené par plusieurs centaines de cheminots. Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon était présent.

A Paris, plusieurs milliers de manifestants se sont ébranlés à 14H30 de Montparnasse, en direction de la place d’Italie, derrière une banderole affirmant: « Public + privé + étudiants, ensemble, stoppons les régressions sociales ». En tête du défilé, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a demandé au gouvernement qu' »il arrête de nous prendre pour des imbéciles et nous explique ce qu’il veut ».

Comme à Marseille, en plus des chiffres « police » et « organisateurs », le collectif de médias publiera son propre comptage.

– Soutien à la ZAD –

« On est dans un bouillonnement social », a constaté Mireille Stivala, secrétaire générale de la CGT Santé. La convergence des luttes, « ça braque les projecteurs sur des sujets communs, par exemple la question de l’endettement des hôpitaux, du manque de financement de la santé, ça répond complètement au même sujet que le système ferroviaire », a déclaré Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.

Quelques heures plus tôt, l’intersyndicale CGT-CFDT-Sud-Unsa de la SNCF a annoncé qu’elle suspendait les concertations avec la ministre des Transports, Élisabeth Borne, et attendait du Premier ministre Édouard Philippe qu’il reprenne la main sur le dossier.

A Rennes, les manifestants étaient accompagnés de trois tracteurs de la confédération paysanne en soutien à la ZAD de Notre-Dame des Landes. A Besançon aussi le cortège affichait son soutien avec des affiches « ZAD mon amour ».

Grèves et manifestations s’accompagnent de perturbations, notamment à la SNCF où un TGV sur trois et deux TER sur cinq sont prévus. Le taux de grévistes était plus important jeudi que la veille (22,7), avec 66,4% de conducteurs à l’arrêt.

Une trentaine de cheminots ont bloqué le trafic en gare de Lille dans la matinée, en brûlant des pneus sur les voies, ce qui a poussé des passagers à descendre le long des voies pour rejoindre les quais.

Dans l’énergie, les militants CGT, qui promettaient des « coupures ciblées », ont, par exemple, arrêté l’électricité en gare de Pau, coupé les radars au Creusot (Saône-et-Loire) ou organisé un barrage filtrant sur un rond-point près de la centrale nucléaire de Bugey (Ain).

La mobilisation a affecté aussi certaines crèches et écoles, ainsi que l’audiovisuel public.

– « Mettre un certain bazar » –

Si cette journée d’actions bénéficiait d’une atmosphère estivale, la météo sociale, quant à elle, est orageuse.

Les grèves s’enchaînent dans divers secteurs: les cheminots en sont à leur huitième journée de grève depuis début avril contre la réforme ferroviaire. La grogne monte également dans le secteur de la santé, les hôpitaux et les maisons de retraite médicalisées (Ehpad), chez l’ensemble des fonctionnaires. Et le conflit salarial chez Air France est dans l’impasse.

Des facultés sont en outre occupées ou bloquées par des opposants à la réforme « Parcoursup », accusée d’instaurer une « sélection » à l’entrée à l’université.

La CGT et Solidaires espèrent construire un front unique à partir de ces colères. Une « coagulation » des « mécontentements » à laquelle ne croit pas le président Emmanuel Macron, qui estime que les différents mouvements ont « peu à voir » entre eux.

Mais la « convergence des luttes » ne fait pas l’unanimité chez les syndicats. Pour Laurent Berger (CFDT), ce mode d’action « ne fonctionne pas ». Elle « nuit à l’efficacité syndicale », a jugé aussi la CFE-CGC.

Le président du groupe LREM à l’Assemblée Richard Ferrand voit dans cette journée « une volonté de mettre un certain bazar en mobilisant toute une série de professions qui n’ont pas de revendications précises ».

Mais, selon Jean-Luc Mélenchon, c’est « la radicalité du comportement du président » qui a « poussé au rapprochement de tout le monde ».

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2018 15h05)                

France: Tarik Ramadan souffre de sclérose en plaques mais peut être soigné en prison

avril 18, 2018

Paris – Tariq Ramadan, écroué en février près de Paris pour des accusations de viols qui se sont depuis multipliées, souffre d’une sclérose en plaques mais son traitement médical « n’est pas incompatible » avec sa détention provisoire, selon une expertise très attendue.

Le théologien musulman de 55 ans à la nationalité suisse et égyptienne, qui avait invoqué sans succès son état de santé pour être libéré, « souffre d’une sclérose en plaques depuis 2006, diagnostic considéré comme certain », concluent les médecins dans leur rapport déposé mercredi chez les juges d’instruction, selon des sources concordantes.

« La prise en charge actuelle (…) n’est pas incompatible avec la détention. Toutefois les experts insistent sur le fait que Tariq Ramadan, s’il restait en détention, devra continuer à bénéficier de l’accès aux soins », notamment de son traitement médicamenteux et de ses quatre séances de kinésithérapie hebdomadaire, écrivent-ils encore.

M. Ramadan, qui conteste toute relation sexuelle avec ses deux premières accusatrices et fustige une « campagne de calomnie », est écroué à la prison de Fleury-Mérogis, près de Paris, depuis son inculpation le 2 février pour viol et viol sur personne vulnérable.

Disant souffrir d’une sclérose en plaques et d’une neuropathie, il avait contesté son incarcération, mais une première expertise rapide n’avait pas confirmé ces diagnostics. Le 22 février, la cour d’appel de Paris avait alors validé son maintien sous écrou, au grand dam de ses soutiens qui, depuis, ne cessent de dénoncer une « injustice ».

Selon le rapport rendu mercredi, le diagnostic de la sclérose en plaques, posé au Qatar en novembre 2014 puis à Londres en 2016, a été confirmé à Paris « en mars 2018 à l’hôpital de la Salpêtrière par deux neurologues d’une compétence reconnue ».

« Il n’y a pas eu de poussée de la maladie » récente, notent-ils, affirmant que « le stress peut majorer les symptômes ».

En revanche, selon ces experts, aucun argument « ne permet de retenir le diagnostic de neuropathie périphérique des membres inférieurs » alléguée par Tariq Ramadan. Selon sa femme, il se rend au parloir de sa prison en fauteuil roulant.

Relevant « un état dépressif réactionnel à la détention », les médecins estiment que les maux de tête et la perturbation de la marche dont se plaint l’intellectuel sont « très probablement » des troubles physiques liés à « sa situation actuelle ».

Après s’être plaint de ces symptômes, il a été hospitalisé au moins deux fois depuis son incarcération. Mais ses adversaires y voient surtout une comédie pour obtenir sa remise en liberté.

– Robe tachée –

Au-delà du volet médical, la situation de Tariq Ramadan s’est encore assombrie.

Début mars, une troisième plaignante s’est signalée, affirmant avoir subi de multiples viols entre 2013 et 2014 en France, à Bruxelles et à Londres. Cette Lilloise a décrit dans sa plainte des rapports sexuels très violents sous la contrainte, le plus souvent dans des hôtels en marge des conférences à succès du prédicateur, selon un scénario similaire à celui raconté par les autres plaignantes.

Les enquêteurs analysent les enregistrements audio et les messages qu’elle leur a fournis, ainsi qu’une robe noire tachée de sperme, selon une source proche du dossier. Mercredi, une expertise a été ordonnée par les juges pour vérifier si cette tache correspond à l’ADN de M. Ramadan, a ajouté cette source.

En Suisse, une femme a également déposé plainte la semaine dernière contre M. Ramadan, l’accusant de l’avoir violée et séquestrée en 2009 dans une chambre d’hôtel de Genève.

La détention de ce petit-fils du fondateur de la confrérie islamiste des Frères musulmans a suscité un vif émoi au sein de la communauté musulmane. Certains ont dénoncé un « deux poids, deux mesures », voire un « complot » contre une des rares figures médiatiques de l’islam européen, accusée par ses détracteurs de fondamentalisme camouflé sous un discours réformiste.

Son étoile avait cependant déjà commencé à pâlir et rares sont les responsables communautaires à avoir affiché leur soutien. Néanmoins, le mouvement des Musulmans de France (ex-UOIF) a marqué les esprits fin mars quand son président, Amar Lasfar, a exprimé l’espoir que Tariq Ramadan, dont la « pensée reste intacte », soit bientôt « libéré » de prison et « blanchi ».

Romandie.com avec(©AFP / 18 avril 2018 21h04)                                            

La France engage la procédure pour retirer sa légion d’honneur à Bachar Al-Assad

avril 16, 2018

Le dirigeant syrien reçut cette décoration en 2001 des mains du président Jacques Chirac, qui l’avait élevé au grade de grand-croix.

Le président syrien avait été fait grand-croix de la Légion d’honneur par Jacques Chirac en 2001, peu après avoir succédé à son père, Hafez Al-Assad, à la tête du pays.

La procédure de retrait de la Légion d’honneur appartient au grand maître de la Légion d’honneur, en l’occurrence, le président de la République en exercice. Emmanuel Macron a déjà engagé l’an dernier la même démarche de déchéance contre le producteur américain Harvey Weinstein, accusé d’agressions sexuelles et de viols.

Depuis 2010, un décret permet de déchoir plus facilement un étranger ayant « commis des actes contraires à l’honneur ». La Légion d’honneur a ainsi déjà été retirée au cycliste américain Lance Armstrong ou au styliste britannique John Galliano. Pour les Français, cette distinction est automatiquement retirée à toute personne condamnée à au moins un an de prison ferme.

Lemonde.fr avec AFP

Zone CFA: aide de la France au Congo-Brazzaville et à l’Afrique centrale

avril 14, 2018

 

Réunion des ministres de la zone franc © Twitter / Bruno Le Maire

La France s’est dite prête vendredi à aider le Congo-Brazzaville à hauteur de 135 millions d’euros si le pays conclut un programme de soutien avec le Fonds monétaire international (FMI) comme d’autres économies d’Afrique centrale (Gabon, Cameroun, Tchad, Centrafrique).

Cette aide s’inscrit dans le milliard d’euros d’aide ou de prêt que la France a prévu pour les pays d’Afrique centrale appartenant à la zone franc CFA et frappés par la chute des prix du pétrole, leur principale ressource (sauf pour la Centrafrique et dans une moindre mesure le Cameroun).

« La France est prête à apporter une aide de 135 millions d’euros à la République du Congo, sous réserve que le Congo conclut son programme avec le FMI. C’est comme ça qu’on apportera de la visibilité au programme de désendettement », a déclaré à l’AFP le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire.

Soutien du FMI aux pays de la Cemac

M. Le Maire a participé vendredi à Brazzaville à la réunion bi-annuelle des ministres des 14 pays de la zone franc CFA (Afrique centrale et Afrique de l’Ouest).

Depuis fin 2016, la France et le FMI portent une attention particulière aux pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac), qui ont connu une croissance nulle en 2017 contre 6% de croissance pour les pays de l’Union économique et monétaire d’Afrique de l’Ouest (UEMOA), tirés par le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

Le prédécesseur de M. Le Maire, Michel Sapin, avait ainsi annoncé un milliard d’euros de prêt ou d’aide pour ces pays à l’issue d’un sommet à Yaoundé le 23 décembre 2016. Ce sommet avait dissipé les risques d’une dévaluation du CFA d’Afrique centrale moyennant l’ouverture de négociations bilatérales avec le FMI.

Des décaissements semestriels ont eu lieu en faveur des pays qui ont conclu avec le FMI, sous forme de prêt pour le Gabon et le Cameroun, d’aide pour la Centrafrique, ou d’une formule mixte pour le Tchad, précise-t-on dans l’entourage de M. Le Maire.

Situation plus complexe au Congo

Les choses sont plus complexes avec le Congo qui négocie toujours avec le FMI (une mission du Fonds se trouve à Brazzaville jusqu’au 17 avril). Le Congo-Brazzaville avait masqué une partie de sa dette que le FMI évalue à 117% de son PIB.

Dans leur communiqué final, les ministres de la zone franc ont d’ailleurs « noté les risques découlant d’importants déficits publics et d’un ré-endettement rapide ». « La convergence réelle peine à progresser dans la zone franc, témoignant des nombreux obstacles auxquels se heurte l’intégration régionale », ajoute le communiqué final.

Les participants ont aussi « échangé sur les enjeux de la lutte contre le financement du terrorisme » et « l’importance de renforcer la lutte contre les flux financiers illicites et le financement du terrorisme via la coopération fiscale internationale ».

« Le premier atout de cette monnaie c’est la stabilité »

Le communiqué ne fait pas allusion au débat sur le franc CFA, que certains considèrent comme un héritage colonial. Des économistes avancent aussi que la parité fixe avec une monnaie forte comme l’euro (à environ 1 euro pour 656) pénalise les exportations des pays CFA.

« Le premier atout de cette monnaie c’est la stabilité », a déclaré M. Le Maire. « Quand je regarde les résultats économiques de ces États de la zone franc comparés à d’autres pays qui ont des situations économiques et de production similaires, les États membres de la zone franc s’en sortent mieux sans doute parce qu’il y a cette convertibilité avec l’euro », selon lui.

« Une monnaie a besoin de stabilité, une monnaie a besoin de solidarité, une monnaie a besoin de fluidité, une monnaie a besoin de sécurité. Enfin, elle a besoin de force parce qu’elle soutient l’économie. Vous avez compris que la zone franc recherche tous ces éléments » a déclaré le ministre congolais des Finances, Calixte Nganongo.

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo: Jeff Louna s’en est allé

avril 11, 2018

 

Congo – Musique : Jeff Louna s’en est allé
Le guitariste congolais Jeff Louna de son vrai nom Joseph Lounana, est décédé à Amiens en France, le mercredi 4 Avril 2018 à l’âge de 70 ans, de suite d’une longue maladie décelée depuis 2015. Virtuose de la guitare, auteur compositeur, arrangeur et professeur de musique, l’artiste est l’un des pionniers du jazz-rock congolais.

Depuis 2015, Jeff Louna  avait réduit considérablement ses activités musicales et pédagogiques, en raison de son mauvais état de santé qui hélas ne s’est pas améliorée jusqu’à son dernier souffle, le mercredi 4 avril 2018.

Jeff Louna était une icône de la musique congolaise. Parti en France pour ses études universitaires sanctionnées par un doctorat en biologie, Jeff Louna a créé, en 1973, le célèbre groupe Tao-Tao  au Campus d’Amiens qui regroupait des jeunes étudiants des deux Congo, de la Centrafrique, du Gabon, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire et du Dahomey ( actuel Bénin).

Plus tard, il intègre le groupe semi-professionnel « Cabaret espagnol » où il côtoie  de nombreux artistes français de renom de l’époque avant de rejoindre le groupe de pop, rock’n roll et de variétés « Les Dauphins ».

À partir du début des années 80, la notoriété de Jeff Louna s’affirme de plus en plus en tant que guitariste, mais aussi en tant que chanteur, compositeur, interprète et conseiller musical, avec notamment la sortie coup sur coup de cinq albums personnels, ainsi que sa participation en qualité de musicien de studio ou comme directeur artistique à une trentaine d’albums réalisés par d’autres musiciens ou par des orchestres professionnels africains, tels que: Orchestre National du Congo Brazzaville, OK Jazz, Tanawa, Céli-Bitsu, Très-Fâchés, Casimir Zoba Zao, Ras Kebo, Gérard Madiata, Clotaire Kimbolo, Nzongo-Soul, Brush, Walla, Kosmos Mountouari, Samba-Dio, Jacques Loubélo, Boulhos Loupino, Chairman Jacques Koyo et bien d’autres. Son apport fait de l’IAD un studio quasi incontournable.

En 1984, en compagnie de Biks Bikouta et Bruno Houla, il a créé le groupe africain de jazz fusion baptisé « Jungle Trio » de Brazzaville,  qui a connu un succès retentissant dans toute l’Afrique grâce à leur tube « Jungle Spirit ». Avec ce groupe, il a fait de nombreux cabarets et participé à de nombreux festivals nationaux et internationaux.

En 1999, Jeff  Louna s’est exilé en France. Dans l’hexagone, il s’adonne à nouveau à la musique  et  anime des conférences en musicologie aux universités d’Amiens, de Toulouse et de Pau. À Amiens où il a résidé, il est sollicité comme directeur artistique par de nombreux artistes et a donné des cours de guitare.

Jeff Louna a tout au long de sa carrière d’artiste et de musicien, touché à tous les styles musicaux. Ce qui a donné une couleur atypique à son style magnifié par son jeu de guitare au carrefour de plusieurs influences musicales, apportant  des colorations de jazz dans la rumba congolaise.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Afrique – Médias: Décès de Michel de Breteuil, fondateur du magazine Amina

avril 4, 2018

 

Afrique – Médias : Décès de Michel de Breteuil, fondateur du magazine Amina
Il avait 91 ans. Il a consacré sa vie au service des autres, et notamment de la Femme africaine, en lui donnant la parole et en portant sa voix à travers les pages du Magazine AMINA qu ‘il avait créé pour elle. Michel de Breteuil est décédé d’une rupture d’anévrisme, mardi 3 avril peu avant midi, à L’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine.

Avant-gardiste de l’édition féminine en Afrique, Michel de Breteuil a su saisir les opportunités et puiser toutes les ressources au moment opportun pour inonder la Femme noire de la lumière médiatique et porter son message à l’universel, à une période où elle était encore dans l’ombre des à-priori.

AMINA, magazine de référence, clame haut et fort la place, la puissance et l’élégance des femmes depuis 1972, essentielles au développement de la société africaine à l’échelle internationale. Il est depuis devenu « le Magazine de la Femme ».

« AMINA est un journal pour les femmes, il vise à donner la parole aux femmes, de leur permettre de s’exprimer, et de faire part de leur avancement qui est considérable. AMINA a permis à beaucoup de femmes de faire connaître leur réussite, de faire connaître leur opinion et surtout de faire connaître l’état d’avancement dans ce qu’elles étaient. Aujourd’hui, les femmes ont beaucoup avancé et leur réussite est très grande », se réjouissait Michel de Breteuil en 2017, à l’occasion du 45ème anniversaire du Magazine AMINA, comme pour se satifaire d’une mission accomplie.

Avec les magazines AMINA et BINGO entre autres titres, Michel de Breteuil était pour les nombreux journalistes-collaborateurs et pigistes, à la fois un chef, un ami et même un père.

Passionné de l’Afrique, il avait longtemps vécu au Sénégal et en Côte d’Ivoire où il avait crée de nombreux titres de journaux locaux dans la période d’avant les indépendances et même après. AMINA aura été la grande expérience fédératrice, épousant la réalité locale de chaque pays, avec un titre désignant le mot  »Femme  » en langue locale. Ainsi dans les deux Congo, les femmes s’illustreront-elles à travers le magazine « Mwasi », avant que ne soit gardé un seul titre : AMINA.

À 91 ans, Michel de Breteuil tire sa révérence, en étant presque parvenue au bout de ce qu’il voulait : « Faire la promotion de la Femme à travers un titre de référence ». Il y a de quoi dire : Mission accomplie.

Puisse nos prières accompagner son repos éternel.

Benoît BIKINDOU/Les Échos du Congo-Brazzaville

France: le beau-père de Pippa Middleton la sœur de Kate mis en examen pour viol

mars 31, 2018

L’homme d’affaire de 74 ans a été inter­pellé en France

Après le beau-frère de Pippa Midd­le­ton, c’est au tour de son beau-père de défrayer la chro­nique mais cette fois-ci, de la pire des façons. David Matthews, 74 ans, a été arrêté cette semaine et mis en examen par la police française pour « viol sur mineure ».

En disant oui à James Matthews, Pippa Midd­le­ton semblait avoir mis la main sur l’un des meilleurs partis d’Angle­terre. Jeune, spor­tif, issu d’une famille écos­saise aisée, devenu multi-million­naire grâce à une société de conseil en inves­tis­se­ment, le jeune britan­nique éduqué aux côtés des princes Harry et William dans le légen­daire collège d’Eton appa­rais­sait comme un parti digne d’épou­ser la sœur de l’épouse du futur roi d’Angle­terre. Depuis, Pippa a cepen­dant dû apprendre à faire avec les déra­pages répé­tés de son beau-frère Spen­cer Matthews, ancien candi­dat de télé-réalité dont les aven­tures extra-conju­gales font régu­liè­re­ment le régal des tabloïds. Cette semaine, la belle-famille de Pippa Midd­le­ton vient pour­tant de prendre un coup bien plus impor­tant sur la tête.

Comme le révèle Europe 1, le patriarche du clan écos­sais, David Matthews, beau-père de Pippa Midd­le­ton et célèbre homme d’affaire, a été inter­pellé mardi 27 mars par la police française alors qu’il venait d’at­ter­rir à l’aéro­port d’Orly. Immé­dia­te­ment placé en garde à vue, l’aris­to­crate de 74 ans a été entendu par les enquê­teurs durant 48 heures avant d’être fina­le­ment mis en examen pour « viol sur une mineure par une personne ayant auto­rité sur la victime ». Il a depuis été placé sous contrôle judi­ciaire. Selon le quoti­dien britan­nique The Mirror, les faits qui lui sont repro­chés remontent à près de vingt ans. Monsieur Matthews ferait en effet l’objet d’une plainte dépo­sée l’année passée par l’une de ses nièces. Les enquê­teurs de la Brigade de protec­tion des mineurs (BPM) de Paris souhaitent en apprendre d’avan­tage sur la période 1998–1999. C’est à cette époque que le million­naire est soupçonné d’avoir abusé au moins une fois d’une personne mineure et ce à au moins deux reprises: une première fois en 1998 sur l’île de Saint-Barthé­lemy, dans les Caraïbes. Une seconde fois, l’année suivante, à Paris. Pour l’instant, l’accusé nie caté­go­rique­ment les faits qui lui sont repro­chés. Un juge d’instruc­tion est à présent en charge de l’enquête.

Gala.fr par  Nicolas Deschamps

France: un journaliste azerbaïdjanais et son épouse cibles de tirs, la femme décède

mars 30, 2018

Toulouse – Un journaliste azerbaïdjanais en exil en France, Rahim Namazov, et son épouse, ont été la cible de tirs d’armes à feu vendredi matin à Colomiers (sud-ouest) et sa femme, Aïda, est décédée, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon une source policière, le couple circulait dans son véhicule dans un quartier résidentiel de Colomiers, dans la région de Toulouse, vers 07H00 GMT, lorsque sept coups de feu ont été tirés dans sa direction.

Rahim Namazov a été blessé dans le dos et se trouve entre la vie et la mort, selon cette source policière.

Il est marié et père de trois enfants, a précisé la mairie de la commune.

Interrogée par l’AFP, la maire socialiste de Colomiers Karine Traval-Michelet a estimé qu’on ne peut pas s’empêcher de penser à « un éventuel règlement de comptes politique », car Rahim Namazov est un « journaliste qui a été torturé et emprisonné dans son pays », et « a obtenu le statut de réfugié politique en France ».

« Cette attaque n’a aucun lien avec les attentats terroristes qui se sont produits la semaine dernière dans l’Aude » (sud), a-t-elle cependant précisé, reconnaissant n’avoir jamais été informée de la présence de cette famille dans sa ville, ni de celle de M. Namazov en tant que réfugié politique.

« Il appartiendra aux enquêteurs de faire toute la lumière sur cette dramatique affaire », a ajouté l’élue.

Rahim Namazov a été emprisonné, puis menacé de mort et expulsé de son pays, selon l’Association des journalistes de Toulouse (AJT). Il a trouvé refuge à Toulouse avec sa famille en 2010.

L’Azerbaïdjan, ex-république soviétique du Caucase, arrive 162 sur 170 dans le classement 2017 de la Liberté de la presse établi par Reporters sans Frontières.

L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Toulouse.

Romandie.com avec(©AFP / 30 mars 2018 11h05)