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L’Élysée annonce le décès d’Alain Chevalier, l’un des fondateurs de LVMH

novembre 4, 2018

Alain Chevalier, l’un des fondateurs du numéro un mondial du luxe LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessy), est décédé, a annoncé l’Élysée dimanche dans un communiqué, en saluant un « homme visionnaire ».

« Il a mis son intelligence et son talent au service de la politique et de l’industrie, contribuant par sa vision et sa détermination à installer la France à la première place dans le domaine du luxe », souligne la présidence de la République, sans préciser la date du décès ni l’âge de M. Chevalier.

M. Chevalier, un « pied-noir d’Algérie, resté jusqu’au bout fidèle au souvenir de sa terre natale » selon l’Élysée, est à la tête de Moët Hennessy quand il réunit en 1987 son entreprise avec le groupe Louis Vuitton, alors présidé par Henry Racamier.

Le nouveau groupe, baptisé LVMH, passe deux ans plus tard aux mains de Bernard Arnault, qui en est toujours le premier actionnaire.

Les sociétés Moët Hennessy et Louis Vuitton, « qui rassemblaient déjà sous sa direction certaines des marques les plus prestigieuses dans les domaines des vins et spiritueux, de la mode, de la parfumerie et des cosmétiques, constituent de merveilleuses ambassadrices de l’élégance et du raffinement français », souligne l’Élysée.

Mais, affirme le communiqué de la présidence de la République, « il était surtout un homme de culture et de liberté, fidèle non à un homme ou à un parti, mais à ce qu’il croyait juste et vrai ».

Henry Racamier est décédé quant à lui en mars 2003, à l’âge de 91 ans.

Romandie.com avec(©AFP / (04 novembre 2018 17h10)                                                        

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La Nouvelle-Calédonie choisit la France

novembre 4, 2018

La Nouvelle-Calédonie a fait le choix dimanche de rester dans le giron français, au terme d’un référendum d’autodétermination historique, consacrant selon le président Macron une « marque de confiance dans la République ».

Selon des résultats définitifs sur les 284 bureaux, le non à l’indépendance l’a emporté avec 56,4% des voix contre 43,6% pour le oui, un score en faveur du maintien nettement moins large que prévu par les sondeurs.

La participation a été massive, avec 80,63 % de votants, a indiqué le Haut-Commissariat.

Peu avant la proclamation définitive des résultats, Emmanuel Macron a exprimé son « immense fierté que nous ayons passé ensemble cette étape historique », en se félicitant d’une « marque de confiance dans la République française ».

« Je veux aussi dire la fierté pour le chef de l’État que la majorité des Calédoniens ait choisi la France », a ajouté M. Macron dans une allocution télévisée depuis l’Élysée, en estimant qu’il n’y avait désormais « pas d’autre chemin que celui du dialogue ».

Le Premier ministre Édouard Philippe est attendu sur place lundi, en provenance du Vietnam.

Si le non à l’indépendance l’a emporté, le résultat a aussi été salué par les indépendantistes, qui s’estiment confortés par leur score, alors que les sondages tablaient sur une large victoire du non, dans une fourchette de 63 à 75%.

Fort de ce résultat supérieur à leurs attentes, les indépendantistes ont aussitôt réaffirmé leur volonté d’aller jusqu’au bout de l’accord de Nouméa (1998) et de demander l’organisation de deux autres référendums dans les quatre ans à venir, comme prévus par l’accord.

– Le oui « à deux doigts de la victoire » –

Pour Louis Mapou, chef du groupe UNI-FLNKS au Congrès, « les indépendantistes sont encore plus motivés qu’avant pour demander le 2e et 3e référendum. Dès demain on va préparer la mariée pour qu’elle soit encore plus belle en 2020 », a-t-il dit à l’AFP.

« Les Kanak ont pris conscience que c’était à eux de montrer leur détermination à être enfin libres. On est à deux doigts de la victoire, et il nous reste deux consultations à venir », a aussi souligné Alosio Sako, président du rassemblement démocratique océanien (FLNKS).

Philippe Michel, secrétaire général de Calédonie Ensemble, le principal parti non indépendantiste, « continue de penser que c’est mieux si on peut se passer d’un deuxième et d’un troisième référendum » mais qu’il ne s’opposerait pas à l’accord de Nouméa, qui est « constitutionnalisé ».

« Est-ce que la Nouvelle-Calédonie a vraiment quatre ans à perdre ? », a de son côté demandé Sonia Backès, présidente du groupe Les Républicains au Congrès. Elle plaide pour « trouver une solution et remplacer ce deuxième et troisième référendum » afin de « stabiliser enfin la Nouvelle-Calédonie ».

Selon Pierre-Christophe Pantz, docteur en géopolitique, il est « clair qu’on ne discute pas de la même manière quand on fait 43% plutôt que 30% ». « Cela va forcer les non indépendantistes à revoir leur copie », ajoute l’expert, qui explique ce score élevé par « une forte mobilisation jamais atteinte dans les communes indépendantistes de la Grande Terre ».

Alors que les différents responsables politiques ont salué la large participation et le déroulé du scrutin, plusieurs voitures ont été brûlées et deux « faits de caillassage » ont été signalés, selon le Haut-commissariat.

En amont du scrutin, les autorités craignaient qu’une victoire du non puisse inciter une partie de la jeunesse kanak, marginalisée, à des débordements, alors que les inégalités entre les différentes communautés restent criantes.

– « L’assurance, la sécurité » –

Les électeurs de cet archipel français, colonisé en 1853 et disposant d’importantes réserves de nickel, étaient appelés à dire s’ils voulaient ou non « que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ».

À la mairie de Nouméa, Chanel Cinédrawa, paysagiste de 43 ans, a voté indépendantiste, car « c’est le combat de nos vieux, il faut honorer leur mémoire », a-t-il dit.

Cette consultation, prévue par l’accord de Nouméa, est destinée à poursuivre le travail de réconciliation entre Kanak, peuple autochtone du territoire, et Caldoches, population d’origine européenne, entamé avec les accords de Matignon de 1988. Ces derniers avaient été signés après les violences des années 1980, qui avaient culminé avec la prise d’otages et l’assaut de la grotte d’Ouvéa en mai 1988, qui avait fait au total 25 morts.

Les trois partis loyalistes, très divisés, défendent le maintien au sein de la France. Ils mettent en avant la protection qu’elle apporte et son 1,3 milliard d’euros d’aides annuelles.

« Mon choix est un choix pour la France, pour les garanties qu’elle apporte. C’est l’assurance, la sécurité », expliquait Patrick Levenchaud, fonctionnaire de 54 ans, dans le bureau de vote de l’école Candide-Koch à Nouméa.

Romandie.com avec(©AFP / (04 novembre 2018 14h33)                                                        

France ou Kanaky, la Nouvelle-Calédonie va faire son choix

novembre 3, 2018

Un enfant porte un drapeau indépendantiste calédonien lors d’un meeting du FLNKS à Nouméa, le 30 octobre 2018 / © AFP/Archives / Theo Rouby

La France ou la « Kanaky »? C’est le choix que font dimanche les électeurs de Nouvelle-Calédonie, petit territoire stratégique de 270.000 habitants dans le Pacifique, lors d’un référendum historique où les sondages prédisent la victoire du non à l’indépendance.

Près de 175.000 électeurs de cet archipel français colonisé en 1853 et disposant d’importantes réserves de nickel devront dire s’ils veulent « que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ».

Ce référendum, qui vient ponctuer 30 ans de décolonisation progressive, est attentivement surveillé par Paris, à 18.000 km de là, et Emmanuel Macron s’exprimera à la télévision à 13H00 dimanche (23H00 heures locales) à l’issue de la proclamation du résultat.

« Je ne prendrai pas parti dans ce référendum », avait déclaré le Président en mai lors de sa visite à Nouméa, soucieux de ne pas s’immiscer dans la campagne, ajoutant toutefois que « la France serait moins belle sans la Nouvelle-Calédonie ».

Ce référendum, prévu par l’accord de Nouméa signé en 1998, est destiné à poursuivre le travail de réconciliation entre Kanak, peuple autochtone du territoire, et Caldoches, population d’origine européenne, entamé avec les accords de Matignon en 1988. Ces derniers avaient été signés après les violences des années 1980 qui avaient culminé avec la prise d’otages et l’assaut de la grotte d’Ouvéa en mai 1988, faisant au total 25 morts.

Pour le Premier ministre Edouard Philippe, qui arrive sur le Caillou dès le lendemain du scrutin, ce référendum marque « le début de la Nouvelle-Calédonie qui veut construire un avenir ».

Elie Poigoune est une figure historique de la cause kanak. S’il votera oui à l’indépendance, il veut toutefois garder des liens avec la France. Photographié le 1er novembre 2018 lors d’un entretien avec l’AFP. / © AFP / Theo Rouby

A la veille du scrutin, Nouméa et ses alentours, qui concentrent les deux tiers de la population, restaient particulièrement calme.

– « Campagne très calme » –

Si dans les provinces du Nord et des Iles loyauté, à majorité kanak, les partisans de l’indépendance ont pavoisé de leur drapeau routes et arbres, les pro-France affichent peu le fanion bleu-blanc-rouge.

Xavier Moutier, jeune Caldoche de 19 ans venu de Bourail (ouest), a exhibé le sien sur son pick-up. « Ils se gênent pas pour mettre leur drapeau kanak, il faut qu’on montre le nôtre, pour dire qu’on ne se laissera pas marcher dessus », dit-il.

Dans les rues, certains n’avaient toujours pas fait leur choix, comme Sholin, technicien de 21 ans, qui verra « le jour J ». Une autre électrice espère que « Dieu guide (son) choix ».

Nouvelle-Calédonie / © AFP / Selim CHTAYTI

« C’est un événement historique que tout le monde a souhaité, mais paradoxalement, l’enjeu a perdu de son intensité », note Pierre Christophe Pantz, docteur en géopolitique. « La campagne a été très calme, le référendum ne suscite pas d’engouement, les enjeux se sont banalisés », notamment parce que « les Calédoniens pensent que cela ne va pas changer leur quotidien », mais aussi parce que les sondages prédisent une large victoire du non, dans une fourchette de 63 à 75%.

Pour Paul Fizin, docteur en histoire, « si le taux d’abstention est fort, il mettra en évidence que le projet indépendantiste n’a pas irrigué dans toute la société ».

– Inégalités criantes –

Soumynie Mene, militante indépendantiste de 38 ans, juge « dommage que la population ne se sente pas concernée par un référendum qu’on prépare depuis 30 ans », jugeant qu’il est pourtant « temps de tourner la page de la colonisation ».

En cas de victoire du oui, le FLNKS a souligné qu’il ne souhaitait pas une rupture avec la France, mais une indépendance en partenariat avec la France, qui pourrait prendre la forme d’un Etat associé.

Calédonie: dernier meeting de campagne des indépendantistes / © AFP / Guillaume Bonnet, Farid Addala

Trois partis loyalistes, très divisés, défendent le maintien dans la France, Calédonie ensemble (droite modérée), le Rassemblement LR et les Républicains calédoniens. Ils mettent en avant la protection de la France et les 1,3 milliard d’euros d’aides annuelles de la France. Ils espèrent que ce premier référendum sera aussi le dernier alors que l’accord de Nouméa prévoit la possibilité de deux autres consultations dans les quatre ans.

Pour Paul Fizin, en dépit de trente années de rééquilibrage économique et social en faveur du peuple premier, les inégalités restent criantes. Echec scolaire, chômage élevé, habitat précaire… « il y a encore des problèmes d’intégration et un sentiment d’injustice prégnant dans la société kanak », dit-il.

Une partie de la jeunesse kanak, marginalisée, a sombré dans la délinquance. Les deux camps craignent leur réaction si le non l’emporte. Dans cette optique, la vente d’alcool dans les commerces a été interdite ce week-end, les effectifs de gendarmerie ont été renforcés et le camp S, prison de Nouméa, a renforcé sa capacité d’accueil.

Les états-majors politiques ont recommandé la discrétion à leurs militants. Mais rien ne dit que certains pro-français n’iront pas fêter ostensiblement leur victoire annoncée.

Romandie.com avec(©AFP / (03 novembre 2018 14h06)

France-Neige: 800 véhicules bloqués, 1350 personnes privées d’électricité en Haute-Loire

octobre 29, 2018

Lyon – 800 véhicules étaient bloqués lundi soir sur les routes de Haute-Loire où un brutal épisode neigeux s’est abattu dans la journée, tandis que 1.350 personnes étaient privées d’électricité, selon la préfecture.

Après les importantes chutes de neige qui ont touché le département, la préfecture a décompté au total 800 véhicules bloqués, dont certains abandonnés, sur plusieurs routes départementales (RD 500, RD 15, RD 44, RD 46 et RD105), ainsi que sur une partie de la RN 88.

Ces véhicules « non équipés bloqués au bord de la route empêchent ou contrarient l’accès des moyens de déneigement et de secours », déplore la préfecture dans un communiqué.

Des hébergements d’urgence ont été ouverts pour accueillir les personnes dont les véhicules ne sont pas en état de circuler. 192 personnes étaient prises en charge en début de soirée dans différentes structures communales, selon la préfecture.

1350 personnes étaient également privées d’électricité, essentiellement dans les communes de Retournac, Saint-Pal-en-Chalancon et Beaux.

« Les précipitations parfois soutenues vont persister tout au long de la nuit. La limite pluie-neige peut s’abaisser jusqu’à 400 m d’altitude », précise la préfecture, qui s’attend pour mardi matin à de « petites précipitations » avec une limite pluie/neige vers 650 mètres.

La Haute-Loire fait partie de la petite trentaine de départements placés en alerte orange neige-verglas.

Romandie.com avec(©AFP / 29 octobre 2018 21h20)                                                        

France: Décès de Raymond Lévy, ancien PDG de Renault

octobre 11, 2018

Paris – Raymond Lévy, ancien PDG de Renault de 1986 à 1992, est décédé mercredi à l’âge de 91 ans, a annoncé sa famille dans un avis publié jeudi par le quotidien Le Monde.

En décembre 1986, M. Lévy avait pris les rênes de Renault dans des conditions tragiques. Il succédait au PDG Georges Besse, assassiné quelques semaines plus tôt par des militants du groupe révolutionnaire Action directe.

Resté six ans à la tête du constructeur alors contrôlé par l’Etat français, Raymond Lévy l’avait recentré sur l’automobile en cédant des filiales et rétabli les comptes, poursuivant un redressement engagé par son prédécesseur.

En 1988, année d’un bénéfice record pour le groupe, il avait lancé la Renault 19, qui avait connu le succès en Europe, et en 1991, il avait démarré l’accord de fusion avec Volvo, qui avait fini par avorter.

Mais c’est son successeur, Louis Schweitzer, qui avait géré l’issue de ce dossier à partir de 1992, M. Lévy ayant été contraint de passer la main, atteint par la limite d’âge.

Diplômé de Polytechnique, dont il était sorti major en 1948, ingénieur des Mines et titulaire d’un master de sciences du MIT, Raymond Lévy avait débuté sa carrière en 1952 aux Houillères du Nord-Pas-de-Calais, puis au service des Mines de Toulouse (Haute-Garonne).

Il avait travaillé durant 23 ans dans le pétrole à partir de 1957. Au sein de la société Elf, M. Lévy avait restructuré l’outil de raffinage et de distribution durant les années 1970.

Il avait assumé les fonctions de directeur général (1972-1976) puis président (1976-1980) d’Elf-Union, de PDG d’Elf-France (1975-1980), et de vice-président-directeur général de la société nationale Elf-Aquitaine (1976-1980), dont il était devenu numéro deux au côté d’Albin Chalandon.

Au début des années 1980, il avait été nommé président de la Compagnie française des aciers spéciaux (1981-1984), et PDG d’Usinor (aujourd’hui partie d’ArcelorMittal) puis du sidérurgiste belge Cockerill Sambre (1985-86).

Après son départ de Renault, Raymond Lévy avait occupé notamment la fonction de président du conseil de surveillance de Lagardère SCA puis du Consortium de réalisation (CDR), qui gérait les anciens actifs du Crédit Lyonnais.

Commandeur de la légion d’honneur, Raymond Lévy, ancien vice-président du Conseil général des Mines (1987-1993) puis président de l’Amicale du corps des Mines (1993-2002), a aussi présidé le Cercle de l’Industrie de 1993 à 2001.

Ses obsèques auront lieu vendredi, à 11 heures, au cimetière parisien de Pantin, selon l’avis de décès.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 13h39)                                                        

Francophonie: Le Pen et Mélenchon dénoncent le soutien français à la candidate rwandaise

octobre 11, 2018

Paris – L’extrême droite et l’extrême gauche françaises ont critiqué mercredi le soutien apporté par la France à la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

« Je suis indignée que la France puisse soutenir une ministre de Kagame (le président du Rwanda, NDLR) qui est violemment anti-française, d’un pays qui a choisi de faire de l’anglais sa langue d’enseignement, sa langue d’administration, qui a tourné le dos au français », a déclaré la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen.

Mme Mushikiwabo, « de surcroît, a sur la France, des propos qui sont presque insultants », a affirmé la finaliste de la dernière élection présidentielle, sans préciser à quelles déclarations elle faisait référence.

« Que le président de la République puisse soutenir cette candidature, c’est absolument incompréhensible », a ajouté la dirigeante d’extrême droite.

Le dirigeant de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a estimé jeudi que le président français Emmanuel Macron était « l’ennemi de la francophonie » en soutenant la candidate d’un Rwanda « grossièrement anglophile ».

« Macron se fait l’ennemi de la francophonie. Il montre sa fascination morbide pour la langue du libéralisme et des États-Unis », a affirmé le député d’extrême gauche dans un communiqué.

Mme Mushikiwabo est l’actuelle ministre des Affaires étrangères du Rwanda, « c’est-à-dire une membre du régime dictatorial de Paul Kagame (…) au pouvoir depuis 18 ans », a ajouté l’ex-candidat à l’élection présidentielle française.

La France a décidé de soutenir la candidature de la ministre rwandaise, geste de réchauffement dans les relations tendues entre Paris et Kigali, près d’un quart de siècle après le guerre au Rwanda et le génocide.

Le président Kagame, dirigeant du Front patriotique rwandais (FPR) qui a pris le pouvoir à Kigali quelques jours avant la fin du génocide, accuse les autorités françaises d’avoir soutenu le pouvoir hutu et d’avoir été un acteur des tueries, ce que Paris a toujours fermement démenti.

La Francophonie, réunie à partir de jeudi à Erevan en Arménie, devrait nommer à sa tête cette diplomate rwandaise de 57 ans, consacrant ainsi la victoire d’une candidature africaine face à la sortante canadienne Michaëlle Jean. Avant Mme Jean, les deux précédents dirigeants de la Francophonie étaient africains. Le continent est le principal vivier de locuteurs francophones au monde.

M. Kagame, président en exercice de l’Union africaine, a jeté tout son poids derrière la candidature de Mme Mushikiwabo, qui a suscité des réserves, son pays étant dénoncé par certaines ONG pour des violations des droits de l’homme.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 13h07)                               

France: suspense maintenu sur le remaniement gouvernemental

octobre 9, 2018

Paris – Le Premier ministre français Edouard Philippe s’est entretenu mardi matin avec le président français Emmanuel Macron, selon la présidence, mais sans présenter la démission de son gouvernement, faisant ainsi durer le suspense sur un remaniement gouvernemental.

Édouard Philippe n’a pas présenté sa démission ni celle de son gouvernement lors de son entrevue d’1H30 au palais présidentiel de l’Élysée, a indiqué une source gouvernementale à l’AFP.

Les questions au gouvernement sont maintenues comme prévu à 15H00 à l’assemblée nationale, a précisé cette source, qui n’a toutefois pas pu dire si l’hypothèse d’une démission du gouvernement était abandonnée ou simplement retardée.

Des consultations sont menées depuis plusieurs jours en vue de former une nouvelle équipe, une semaine après la spectaculaire démission du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, décidé à quitter Paris pour retrouver son fauteuil de maire de Lyon.

Son départ précipité a plongé Emmanuel Macron dans une nouvelle crise, M. Collomb représentant un allié de taille, tandis qu’il n’est pas encore sorti des secousses provoquées par l’affaire Benalla, du nom de l’ancien collaborateur de M. Macron poursuivi pour des violences sur des manifestants.

Un nouveau gouvernement pourrait être en place mercredi pour le Conseil des ministres et avant le départ d’Emmanuel Macron pour l’Arménie jusqu’à vendredi, où il doit participer au sommet de la Francophonie.

Le remplacement de M. Collomb pourrait être l’occasion de donner une nouveau souffle à la politique de l’exécutif, en butte à de nombreuses critiques et très bas dans les sondages, tandis qu’une nouvelle manifestation sé déroule ce mardi dans toute la France contre les réformes tous azimuts du président, en particulier celles de la retraite et de l’assurance chômage.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2018 10h55)                                                        

France-Congo: Décès de Maître Armand Robert Okoko à Rennes

octobre 7, 2018

 

Nous avons apprenons à l’instant que Maître Armand Robert Okoko, avocat au barreau de Brazzaville, fils de maître Jacques Okoko, est mort des suites d’un empoisonnement samedi 6 octobre 2018, à 12h00 au CHU de Rennes en France.

Après le procès du général Norbert Dabira, Armand Robert Okoko avait fait une crise de tension qui avait entrainé une chute dans son cabinet à Mpila, situé sur l’avenue Paul Doumer, à Brazzaville, au Congo. Puis il avait été admis à l’hôpital militaire de Brazzaville, où succomba rapidement et tristement le colonel Marcel Ntsourou.

Les médecins de Rennes sont formels, c’est lors de son court séjour à l’hôpital militaire de Brazzaville qu’on lui aurait transmis ou inoculé un poison en l’égratignant.

Nous retiendrons que Maître Armand Robert Okoko était aussi l’avocat de l’État congolais contre le général Jean-Marie Michel Mokoko qui avait été condamné à 20 ans de prison ferme, lors d’un procès où ses avocats avaient opté pour la stratégie du silence.

Après le décès de Maître Ambroise Hervé Malonga, il y a peu, toujours par empoisonnement, le barreau de Brazzaville est encore endeuillé

Adressons nos sincères condoléances à sa famille, à tous les membres de son cabinet ainsi qu’au barreau de Brazzaville

Paix à son âme !

By Breaking news

France: Benalla entendu par les juges

octobre 5, 2018

Paris – Alexandre Benalla, ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, a été entendu vendredi par les juges dans le cadre de son inculpation pour violences contre des manifestants, un incident qui a provoqué cet été la plus grave crise politique qu’ait connue le président français.

Alexandre Benalla n’a fait aucune déclaration à sa sortie en milieu d’après-midi du tribunal de Paris, où il était arrivé cinq heures plus tôt, en compagnie de ses nouveaux avocats Jacqueline Laffont et Pierre Haïk, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Mais selon la chaîne d’information en continu BFMTV, citant son entourage, Alexandre Benalla a été entendu pendant près de 10 heures, ce qui implique que l’audition ait repris un peu plus tard dans la journée.

Le 22 juillet, Alexandre Benalla n’avait fait qu’une brève déclaration lors de son passage devant les magistrats qui l’ont inculpé pour des soupçons de violences et d’ingérence dans l’action de la police en marge d’une manifestation du 1er-Mai à Paris.

L’homme âgé de 27 ans était ressorti du bureau des juges avec des inculpations pour « violences en réunion », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique », « port public et sans droit d’insignes réglementés », « recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection » et « recel de violation du secret professionnel ».

Le 10 août, l’information judiciaire a été étendue à d’autres possibles violences de M. Benalla, un peu plus tôt dans la journée du 1er mai, des faits sur lesquels il n’a pas encore été interrogé et pour lesquels il n’est pas inculpé à ce stade.

Pour sa part, l’enquête des juges se concentre sur les violences du 1er-Mai et sur la fuite d’images de vidéosurveillance de la préfecture de police, dans la foulée des révélations du quotidien Le Monde le 18 juillet.

Ce jour-là, le journal avait publié des images montrant M. Benalla et un employé du parti présidentiel LREM, Vincent Crase, en train de brutaliser un couple lors d’un rassemblement de manifestants du 1er-Mai qui avait dégénéré.

Les deux hommes, qui participaient en tant qu' »observateurs » à l’opération de maintien de l’ordre, avaient ensuite remis le couple à la police pour interpellation.

Sur les images, M. Benalla est filmé, casque sur la tête, en train d’empoigner la jeune femme et de frapper son compagnon au thorax et à la tête. Il a minimisé la violence de ses gestes et a affirmé avoir agi par « devoir citoyen » pour aider à arrêter « les deux personnes les plus virulentes » du groupe de manifestants.

Le couple, qui avait reconnu des jets de projectiles sur les forces de l’ordre, a été placé en garde à vue mardi et convoqué pour son procès au tribunal correctionnel de Paris à une date ultérieure.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2018 22h50)                                                        

France: une fille de Marine Le Pen frappée lors d’une altercation

octobre 5, 2018

Nanterre – Une fille de la dirigeante de l’extrême droite française Marine Le Pen et l’un de ses cousins ont été frappés lors d’un différend qui s’est déroulé dans la nuit de jeudi à vendredi à Nanterre, dans la banlieue parisienne, a-t-on appris de sources policières.

Marine Le Pen a dénoncé vendredi une « agression gratuite » et précisé « n’avoir aucun élément » à ce stade laissant penser que sa fille avait été frappée parce qu’elle était l’enfant de la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN).

Les faits se sont déroulés vers 2h40 du matin, à la sortie d’un bowling, à deux pas de la préfecture et du tribunal de Nanterre, à l’ouest de Paris. Alors que la fille de Mme Le Pen prenait l’air, deux hommes se sont approchés d’elle et se sont mis en tête de la réchauffer en lui frottant le corps car elle avait froid, selon une source proche du dossier.

Son cousin est alors intervenu pour éloigner les deux individus qui l’ont roué de coups avant de s’en prendre à sa cousine, toujours selon la même source.

La fille de la présidente du RN, âgée de 19 ans, et son cousin de 18 ans ont été frappés à coups de pieds et poings au visage et au corps.

La jeune femme a été transportée par les pompiers à l’hôpital « avec une suspicion de fracture du nez », selon une source policière.

Deux hommes, âgés de 32 et 47 ans, ont aussitôt été interpellés et placés en garde à vue au commissariat de Nanterre, chargé de l’enquête.

Tous deux très alcoolisés, ils ont dans un premier temps nié s’être rendu au bowling avant de reconnaître y être passés, sans apporter plus de précisions, selon une source proche du dossier.

Selon Marine Le Pen, « il n’y a pas eu de bagarre (…), il y a eu une agression, une agression gratuite de deux jeunes de 18 et 19 ans ».

« Hélas c’est le lot quotidien de beaucoup de nos compatriotes et de beaucoup de pères et de mères de famille qui, comme moi, ne voyons plus partir nos enfants pour une soirée étudiante ou pour un dîner entre amis avec tranquillité d’esprit », a ajouté la dirigeante politique en marge d’une visite au salon de l’automobile à Paris.

Mais « ce n’est pas une fatalité. C’est, je crois, la conséquence de choix politiques qui ont été faits depuis un certain nombre d’années », a dénoncé la finaliste de la présidentielle 2017 face à Emmanuel Macron.

Sa fille « a l’air d’aller mais elle est, comme toute jeune fille confrontée à ce genre de choses, choquée. Quant à son cousin il a pris un bon coup mais Dieu merci il n’y a rien de plus grave que cela », a-t-elle ajouté.

Le cousin de la jeune femme a porté plainte dans la nuit. Celle-ci devait porter plainte dans la journée, selon une autre source policière.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2018 21h42)