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France: Mayenne, ce département qui regorge d’emplois et peine à trouver de la main d’œuvre

septembre 21, 2018

Selon le président du Medef départemental, en Mayenne 50% des offres d’emplois ne sont pas pourvues / © AFP/Archives / JEAN-FRANCOIS MONIER

Avec un taux de chômage de 5,8%, second parmi les faibles de France, la Mayenne frôle le plein emploi. Mais sur le terrain, c’est un véritable casse-tête pour les entreprises, qui ne savent plus comment s’y prendre pour embaucher.

« On cherche une vingtaine de personnes en CDI sur des métiers physiques comme des maçons et des carreleurs, mais aussi des plombiers et des chauffagistes et on a très peu, voire pas du tout de candidatures. Résultat la durée des chantiers s’allonge », témoigne Bruno Lucas, président du groupe éponyme spécialisé dans le bâtiment. Ailleurs, ce sont des comptables, des commerciaux, des chauffeurs ou encore des animateurs qui font défaut.

Dans une note de synthèse, la Chambre de commerce fait état d' »une population de jeunes difficile à maintenir sur le territoire » et d’un « manque d’attractivité du département pour les cadres », un constat qui se traduit notamment par un solde migratoire négatif.

« Aujourd’hui, 50% des offres d’emplois en Mayenne ne sont pas pourvues, les entreprises se privent de marchés, ça devient un sujet critique pour l’avenir du territoire », s’alarme Samuel Tual, président du Medef départemental.

« Ce serait caricatural de dire qu’il n’y a qu’à traverser la rue pour trouver du travail en Mayenne », nuance toutefois Franck Leroy, directeur territorial délégué à Pôle Emploi. « Il faut souvent suivre des formations complémentaires pour répondre vraiment aux besoins », précise-t-il.

Plus globalement, c’est l’image rurale du territoire liée à l’absence de grande métropole, qui, de l’avis des décideurs locaux, pose problème. « On cherche à gommer cette image par une +hyperconnectivité+ en donnant l’accès à la fibre pour tous les Mayennais d’ici 2021 », souligne Xavier de la Bretesche, président de « Made in Mayenne », un label qui promeut les savoir-faire locaux.

« On n’a pas d’image », déplore de son côté le président du conseil départemental Olivier Richefou. « Pendant longtemps l’état d’esprit a été de dire: +le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit+, selon les mots du père de l’actuel président de Lactalis (dont le siège est à Laval NDLR), mais c’est fini, le bruit s’appelle la communication, et ça fait du bien ».

– « Chargé d’attractivité » –

Le taux de chômage par département en 2017 selon l’Insee / © AFP /

En novembre, 53 patrons ont tenté de faire parler d’eux en se rendant à la Maison de la Radio pour une séance de « job dating ». Le groupe Lucas compte former une cinquantaine de migrants à ses métiers, tandis que l’équipementier automobile Tenneco verse une prime de 400 euros à ceux de ses salariés qui permettent l’embauche d’un collaborateur.

Pour attirer de la main d’œuvre, la Mayenne mise sur « le contrat de travail » et « la vie qui va avec ». Qualité de vie », « nature », ou encore « faible prix de l’immobilier » mais aussi proximité avec Rennes, Angers et Paris, que deux TGV par jour mettent à 1H15 de Laval. Le département, qui vient de recruter un « chargé de l’attractivité », s’apprête à faire voter un « plan attractivité ».  »

Dernièrement, l’agglomération lavalloise a également lancé une opération de séduction en allant présenter ses entreprises aux demandeurs d’emploi de départements où le taux de chômage avoisine les 12%, comme la Seine-Saint-Denis.

« On a une vingtaine de familles qui arrivent et qu’on accompagne pour trouver un logement, des écoles pour les enfants et un emploi pour le conjoint », explique Frédéric Mellier, responsable de l’emploi à l’agglomération.

Parmi les bénéficiaires, Mohamed El Khaldi, 46 ans, s’est installé à Laval il y a deux semaines où il a décroché un CDI de régleur sur presse. « Je viens de la Marne où même mon conseiller Pôle emploi me disait qu’il n’y avait pas de boulot », raconte-t-il. « Ici les gens sont accueillants et à l’écoute. J’ai reçu une mallette de bienvenue qui propose une promenade en bus pour découvrir la ville », s’amuse-t-il.

Sandra Roy, 41 ans, a elle déménagé de Rennes avec mari et enfants pour un poste de responsable de production à Laval. « On avait peur de s’ennuyer, mais on est super contents de la qualité de vie avec une maison gigantesque et une salle de spectacle de folie », assure cette cadre qui n’a « pas l’intention de partir ».

Romandie.com avec(©AFP / (21 septembre 2018 18h54)

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Interview Paris-Match avec Ferdinand Mbaou: « Pourquoi on veut me tuer »

septembre 20, 2018

 

Ferdinand Mbaou, opposant redoutable

 

Selon les révélations du Monde et du Figaro, ce général congolais aurait été la cible d’une tentative d’assassinat en France impliquant deux anciens agents de la Dgse. Ferdinand Mbaou répond aux questions de Paris Match Afrique.

Paris Match Afrique. La semaine dernière, Le Monde et Le Figaro révèlent qu’une tentative d’assassinat a été planifiée en région parisienne contre vous. Etiez-vous au courant ?

Ferdinand Mbaou. Non ! Je l’ai appris en même temps que tout le monde, en lisant dans le journal que des personnes avaient été arrêtées parce qu’elles projetaient d’assassiner un opposant congolais ici en région parisienne. J’ai été surpris de lire qu’il s’agissait de ma modeste personne.

Quel sentiment avez-vous éprouvé ?

J’ai déjà échappé à une tentative d’assassinat le 10 novembre 2015 à coté de chez moi dans le Val d’Oise. On m’a tiré dessus à bout portant. J’ai encore les projectiles dans mon corps, on n’est jamais heureux de ce genre de situation, jamais aguerri. On essaye de faire avec. La différence cette fois, c’est que d’après les articles des anciens agents des services de sécurité français sont impliqués. Cela m’a fait beaucoup de peine de l’apprendre. Heureusement, d’autres agents, en fonction ceux-là, ont bien travaillé. Je tiens à les remercier et j’espère qu’ils vont continuer maintenant qu’ils ont la preuve que je suis dans la ligne de mire de ce commanditaire dont je ne veux pas citer le nom.

Saviez-vous que des personnes cherchaient à vous tuer ?

Oui je sais pourquoi on veut me tuer. Les Congolais m’ont averti et puis j’ai reçu des menaces par SMS: « on va venir te tuer aujourd’hui. » J’ai tenté d’alerter les services, mais ils n’ont pas donné suite.

La justice ne m’a informé de rien et je n’ai aucune protection policière

Bénéficiez-vous d’une sécurité rapprochée ?

Non pas du tout. La justice ne m’a pas encore informé officiellement et je n’ai aucune protection policière. Seule la presse nous a informés. D’ailleurs, je suis très heureux que cette presse utile existe en France. Chez nous au Congo, les hommes de presse qui ont dit la vérité ont fini en prison.

Vous avez été le chef de la garde présidentielle du président congolais Pascal Lissouba jusqu’en 1997 avant l’arrivée au pouvoir de l’actuel président Denis Sassou-Nguesso, pourquoi vous en voudrait-il encore autant ?

Je suis l’un de ses ennemis les plus redoutables et dans sa république un peu bananière, tout est en train de partir en lambeau. Il y a une crise politique, économique, sociale, il est isolé sur le plan international et cela qui le rend comme un chien en cage.

Est-ce que vous constituez une menace ?

Quand un peuple est opprimé, c’est l’oppresseur qui définit la nature du combat. Quand le peuple est descendu dans la rue pacifiquement il s’est fait tirer dessus. Il y a eu des morts et les gens ont a compris qu’il fallait trouver d’autres moyens plus adéquats pour renverser cet état des choses.

Est-ce la raison pour laquelle vous avez été emprisonné lors de votre retour au Congo en 2009 ?

J’étais allé au Congo pour me recueillir sur la tombe de mon père, mort dans les combats en 1997. A mon arrivée, on m’a jeté en prison pour « atteinte à la souveraineté extérieure de l’Etat » et « usurpation de grade de général ». J’ai passé 170 jours bien comptés en prison. A ma sortie, les Congolais ont exigé que je sois jugé à la Cour criminelle qui m’a acquitté sur les deux chefs d’accusation.

Avez-vous subi d’autres intimidations depuis lors ?

Oui on a gelé mes comptes et mes avoirs en France à quatre reprises. Là aussi, je me demande pourquoi ! Quand je pose la question, on me répond : « Vous voulez renverser le Président Sassou Nguesso » (réélu après des élections contestées le 16 mars 2016, ndlr). Je dis clairement : « C’est votre président, ce n’est pas le nôtre ! » J’ai toujours dit à haute voix que je considère que depuis 1997 le Congo Brazzaville vit entre parenthèses. Pour autant, je sais qu’un jour, avec notre intelligence, dans l’unité et dans la paix, nous sortirons de cette situation pour que notre pays soit comme le dit notre hymne national dans l’unité, le travail et le progrès !

Zenga-mambu.com by Laurent avec François de Labarre

France: la justice ordonne un examen psychiatrique de Marine Le Pen, qui s’indigne

septembre 20, 2018

Paris – La cheffe de l’extrême droite française Marine Le Pen s’est insurgée jeudi contre la décision d’un juge de lui imposer un examen psychiatrique –comme le prévoit la loi– pour avoir diffusé en décembre 2015 des photos d’exactions du groupe jihadiste Etat islamique sur Twitter.

« C’est proprement hallucinant. Ce régime commence vraiment à faire peur », a écrit sur son compte Twitter la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN), en publiant l’ordonnance de cet examen.

L’ordonnance est datée du 11 septembre et émane de la juge qui instruit l’enquête dans laquelle Mme Le Pen est inculpée pour « diffusion d’images violentes ». Elle demande de procéder à un examen psychiatrique de Marine Le Pen « dans les délais les plus brefs ».

« Je croyais avoir eu droit à tout: eh bien non! Pour avoir dénoncé les horreurs de Daech par tweets, la +justice+ me soumet à une expertise psychiatrique! Jusqu’où vont-ils aller?! », a aussi tweeté la finaliste de la présidentielle en 2017.

Cet examen vise, notamment, à vérifier « si elle est en mesure de comprendre les propos et de répondre aux questions » et si « l’infraction reprochée au sujet est en relation avec des éléments factuels ou biographiques de l’intéressée ».

La procédure pénale impose, pour l’infraction pour laquelle Mme Le Pen est inculpée, une expertise médicale, selon le parquet de Nanterre, près de Paris, où est instruite l’enquête.

Dans les couloirs de l’Assemblée nationale, la députée a affirmé qu’elle ne se rendrait pas à cette expertise. « J’attends de voir comment le magistrat entend m’y contraindre », a-t-elle déclaré.

Ses partisans sur Twitter qualifiaient cette mesure de dictatoriale. « La psychiatrisation des adversaires était une spécialité soviétique et des régimes totalitaires », a tweeté son compagnon et dirigeant RN Louis Aliot.

Le chef de la France insoumise (extrême gauche) Jean-Luc Mélenchon a estimé sur Twitter que ce n’était « pas avec des méthodes pareilles qu’on fera reculer l’extrême droite ». « Madame Le Pen est politiquement responsable de ses actes politiques », selon lui.

Marine Le Pen avait tweeté le 16 décembre 2015 des photos d’exactions du groupe EI, en réponse au journaliste Jean-Jacques Bourdin qu’elle accusait d’avoir « fait un parallèle » entre l’EI et le FN.

Évoquant un « dérapage inacceptable » et des « propos immondes », Mme Le Pen avait posté sur son compte trois photos mentionnant l’animateur de BFMTV-RMC avec le texte « Daech c’est ça! ».

Les photos montraient un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d’un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et une photo du journaliste américain James Foley, le corps décapité et la tête posée sur le dos.

Un mois après les attentats parisiens qui ont fait 130 morts, les pires jamais commis en France, ces publications avaient immédiatement soulevé un tollé au sein de la classe politique mais aussi au-delà.

Le parquet de Nanterre, près de Paris, avait lancé le jour même une enquête pour « diffusion d’images violentes » suite à un signalement des clichés par le ministre de l’Intérieur d’alors.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2018 11h47)                                                        

France: Éric Zemmour, on pouvait déjà s’appeler Hapsatou, Williamou Natcha avant 1993

septembre 17, 2018

L’essayiste a affirmé dimanche que ce sont les socialistes qui ont autorisé des prénoms autres que ceux des saints chrétiens à partir de 1993. C’est faux.

L’essayiste Eric Zemmour a été coupé au montage des Terriens du dimanche, l’émission de Thierry Ardisson sur C8. En cause : une sortie jugée insultante à l’encontre de la chroniqueuse Hapsatou Sy, a expliqué le producteur de l’émission, Stéphane Simon, au Parisien. A l’origine de cette altercation, on trouve de premiers échanges entre M. Zemmour et Mme Sy, autour du choix des prénoms en France. Une séquence qui, elle, a bien été diffusée sur C8 et au cours de laquelle l’essayiste a développé une argumentation fallacieuse.

Ce qu’il a dit :

Interrogé par Thierry Ardisson, Eric Zemmour a confirmé estimer que, selon lui, Rachida Dati n’aurait pas dû choisir le prénom Zohra pour sa fille (comme il l’avait déjà affirmé à plusieurs reprises), se justifiant de la sorte :

« Normalement, chez moi, en tout cas depuis une loi de Bonaparte qui a malheureusement été abolie en 1993 par les socialistes, on doit donner des prénoms dans ce qu’on appelle le calendrier, c’est-à-dire les saints chrétiens. »

La chroniqueuse Hapsatou Sy l’interpelle alors : « Je m’appelle Hapsatou, hein… », sourire aux lèvres. « Eh ben elle a eu tort », rétorque Eric Zemmour (faisant référence à la mère de Mme Sy), estimant qu’elle aurait par exemple pu s’appeler « Corinne ». L’essayiste a également critiqué les prénoms de deux autres chroniqueurs : Gilles-William Goldnadel, parce que William, « c’est limite », et Natacha Polony, parce que « Nathalie, c’est mieux ».

POURQUOI C’EST FAUX

Cette question des prénoms est une vieille lune de l’essayiste. Mais contrairement à ce qu’affirme Eric Zemmour, l’article 1er de la loi du 11 germinal de l’an XI (1er avril 1803) relative aux prénoms et changements de noms ne parle pas du « calendrier des saints », mais dit que les prénoms acceptés à l’état civil seront « les noms en usage dans les différents calendriers, et ceux des personnages connus de l’histoire ancienne (…). Il est interdit aux officiels publics d’en admettre aucun autre dans leurs actes. »

Cette règle vise en fait les nouveaux prénoms, comme Marat, Lepelletier ou Brutus, apparus dans la foulée de la Révolution, explique le spécialiste Baptiste Coulmont dans son livre Sociologie des prénoms.

L’évolution date de Charles de Gaulle, pas de François Mitterrand

Ce cadre a, il est vrai, été assoupli, mais surtout sous Charles de Gaulle, en 1966, avec une circulaire du ministère de la justice qui a donné un cadre d’« application pratique » au choix des prénoms. On y lit, certes, que « les enfants français doivent, normalement, recevoir des prénoms français », mais les prénoms étrangers, tels que « Ivan, Nadine, Manfred, James, etc. », y sont mentionnés comme largement tolérés.

Le texte préconise par ailleurs « l’admission des prénoms coraniques pour les enfants de Français musulmans ». Tout en conseillant d’adjoindre un prénom français pour « permettre ultérieurement une meilleure assimilation ». En revanche, il demande aux officiers d’état civil de rejeter « les prénoms de pure fantaisie ».

La modification du code civil en 1993 citée par Eric Zemmour existe bel et bien. Mais loin de supprimer une prétendue obligation de donner des prénoms issus du calendrier chrétien aux enfants, elle donne une plus large liberté dans le choix des prénoms, fixant simplement « l’intérêt de l’enfant » comme limite.

Ce n’est pas la première fois qu’Eric Zemmour se lance dans une argumentation fallacieuse sur l’origine des prénoms. L’équipe des Décodeurs en avait déjà relevé une similaire en 2016, dans son livre Un quinquennat pour rien, parmi d’autres erreurs « chroniques ».

Lemonde.fr par Les Décodeurs

Affaire des financements libyens en France: Claude Guéant de nouveau mis en examen

septembre 17, 2018

 

Nicolas Sarkozy, accompagné de Claude Guéant, en décembre 2011. © Michel Euler/AP/SIPA

L’ancien ministre français de l’Intérieur, qui fut directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, a de nouveau été mis en examen par la justice française, pour « corruption passive » cette fois.

Nouveau rebondissement dans l’affaire des financements libyens : l’ex-ministre de l’intérieur de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, a été entendu le 11 septembre dernier par les juges d’instruction dans le cadre de l’affaire du financement libyen présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. À l’issue de cet audition, il a été mis en examen pour « corruptions passive », « complicité de recel de détournement de fonds publics » et « complicité de financement illégal de campagne électorale ».

L’ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy avait déjà été mis en examen en 2015 pour « blanchiment de fraude fiscale » et « usage de faux », après la découverte en 2013 d’un virement suspect de 500 000 euros depuis l’étranger. Claude Guéant justifie ce virement par la vente de deux tableaux en 2008.

Une affaire tentaculaire

Le 21 mars dernier, après deux jours de garde à vue, Nicolas Sarkozy a pour sa part été mis en examen pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens ». Il est soupçonné d’avoir bénéficié de financements libyens pour sa campagne présidentielle de 2007.

En juin, son avocat, Me Thierry Herzo a saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de paris pour demander l’invalidation de la mise en examen, invoquant un vice de procédure. La mise en examen pour corruption portant sur la période 2005-2011, Me Herzog estime que les juges ne pouvaient se saisir de ces faits, compte tenu des fonctions exécutives de Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur jusqu’en 2007, puis président de la République jusqu’en 2012.

Jeuneafrique.com

France/Macron conseille à un chômeur de se réorienter dans la restauration du travail: « je vous en trouve »

septembre 16, 2018

Emmanuel Macron fait un selfie samedi 15 septembre 2018 à l’Elysée / © POOL/AFP / Anne-Christine POUJOULAT

Du travail dans la restauration, « je traverse la rue, je vous en trouve »: la suggestion de se réorienter lancée par Emmanuel Macron à un jeune horticulteur au chômage a suscité de nombreux commentaires dimanche.

« J’ai 25 ans, j’ai beau envoyer des CV et des lettres de motivation, ça ne fait rien », avait confié samedi au président ce jeune homme, venu au palais de l’Elysée à l’occasion des journées du patrimoine.

« Vous voulez travailler dans quel secteur ? », l’interroge le président dans un bref échange capté par les caméras. « A la base, je suis en horticole », répond le jeune homme.

Le président lui suggère alors de changer de secteur. « Si vous êtes prêt et motivé, dans l’hôtellerie, les cafés et la restauration, dans le bâtiment, il n’y a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu’ils cherchent des gens. Pas un! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve ! », poursuit le président de la République en désignant d’un geste les rues alentour.

Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration connaît une pénurie aiguë de main d’oeuvre. En août, Roland Héguy, président de la principale organisation du secteur hôtelier, l’Umih, avait affirmé à l’AFP que le secteur était « en capacité de signer 100.000 embauches tout de suite », dont la moitié en CDI.

Le jeune homme se dit d’accord avec l’idée, et le président insiste: « Vous faites une rue, vous allez à Montparnasse, vous faites la rue avec tous les cafés et les restaurants… Franchement, je suis sûr qu’il y en a un sur deux qui recrute en ce moment. Allez-y ! »

« Entendu, merci », dit le jeune horticulteur, avant que les deux hommes ne se serrent la main. Ce n’est pas la première fois que le chef de l’Etat répond à des chômeurs qui l’interpellent dans ses bains de foule, en insistant sur le manque de main d’œuvre dans certaines filières.

Son échange a suscité dimanche de nombreux commentaires acerbes, d’abord sur les réseaux sociaux, puis de la part des oppositions.

Depuis son élection, le président s’est vu accuser à plusieurs reprises de tenir des propos hautains sur la question sociale, notamment quand il a évoqué le « pognon de dingue » des aides sociales, ou les « Gaulois réfractaires ».

« Macron invite 6 millions de personnes à traverser la rue pour avoir du boulot. Pour lui, les chômeurs sont coupables de leur chômage. Où vit cet homme ? Qui a jamais insulté plus odieusement les Français en difficulté ? », a ainsi asséné sur Twitter Jean-Luc Mélenchon.

Consacré « méprisant de la République » par le communiste Ian Brossat, le chef de l’Etat s’est vu également accusé de « mépris permanent » par la députée LR Valérie Boyer.

Des accusations vivement récusées par Christophe Castaner, délégué général de La République en marche et secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement.

« Est-ce que ce que dit le président de la République est faux ? », a-t-il interrogé lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro: « Vous préférez la langue de bois ? (…) Moi, je préfère un président de la République qui dit la vérité ».

Romandie.com avec(©AFP / (16 septembre 2018 19h48)

Projet d’assassinat d’un opposant congolais: deux Français inculpés

septembre 13, 2018

Ferdinand Mbaou

 

Lyon – Deux Français d’une cinquantaine d’années, soupçonnés d’avoir projeté l’assassinat d’un opposant congolais, ont été inculpés à Lyon (centre-est), a-t-on appris jeudi de source proche de l’enquête.

Les deux hommes, nés en 1961 et 1967, ont été inculpés mercredi pour « participation à une association de malfaiteurs » et « détention d’explosif » et placés sous contrôle judiciaire, contre l’avis du parquet qui a fait appel, a-t-on précisé.

Un troisième homme, né en 1962, a été placé sous le statut de témoin assisté.

Deux des trois personnes interpellées sont d’anciens agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les renseignements extérieurs français, a indiqué une source proche du dossier sans préciser s’il s’agissait des deux inculpés.

Les trois hommes ont été arrêtés en Corse, une île française de la Méditerranée, en Haute-Savoie (est) et à Orléans (centre), a précisé cette source.

La justice leur reproche d’avoir projeté d’assassiner « dans les prochaines semaines » un opposant au régime du Congo-Brazzaville, domicilié en région parisienne. L’identité de cette « cible » n’a pas été divulguée, pas plus que le mode opératoire des auteurs présumés du complot.

Le parquet de Lyon a ouvert une information judiciaire.

Romandie.com avec(©AFP / 13 septembre 2018 20h20)                                                        

France: un footballeur professionnel renvoyé aux assises pour viol

septembre 11, 2018

Nîmes – Un footballeur professionnel qui appartient à un club de Premier League anglaise a été renvoyé aux assises pour le viol en 2012 d’une jeune fille de 15 ans dans un camping en France, a-t-on appris mardi de sources judiciaires.

Ce footballeur, qui n’est pas français, était âgé de 17 ans au moment des faits.

Il a été renvoyé avec son cousin, âgé de 19 ans au moment des faits, devant la cour d’assises des mineurs de Nîmes (sud), selon l’ordonnance de mise en accusation signée le 18 juillet par un juge d’instruction.

Selon ce document, les deux cousins, qui étaient alors en vacances, nient tout viol, affirmant qu’il s’agissait de relations sexuelles consenties et qu’ils ne connaissaient pas l’âge de la victime.

Me Rémy Nougier, l’avocat du footballeur, a indiqué mardi à l’AFP avoir fait appel de ce renvoi devant les assises. Me Nougier assure que son client « conteste vigoureusement » les faits qui lui sont reprochés.

La victime avait été retrouvée le 7 juillet 2012 en état de choc et en pleurs et avait affirmé immédiatement avoir été abusée sexuellement par deux jeunes plus âgés.

Elle avait expliqué que les deux garçons avaient profité de son état d’ébriété avancé et affirmé qu’ils connaissaient son âge, comme plusieurs témoins.

La victime n’a jamais varié dans ses dires.

Le jeune footballeur avait dans un premier temps dit ne pas avoir eu de relations sexuelles avec elle, avant de revenir sur ses déclarations et de parler de relations « consenties ».

Romandie.com avec(©AFP / 11 septembre 2018 12h02)                                                        

France: Un Congolais fait un AVC après avoir obtenu son titre de séjour à la préfecture d’Orléans

septembre 10, 2018

 

France : centre hospitalier régional d’Orléans
 

JMT, originaire du Congo-Brazzaville, la trentaine révolue, a été victime d’un AVC à la sortie de la préfecture d’Orléans avec sa première carte de séjour en main. Pour le pasteur de son église, il s’agit d’une attaque spirituelle venant du Congo, alors que les médecins y voient une combinaison d’émotions, après cinq ans de séjour de manière illégale en France.

En quittant la maison, JMT se portait bien et avait même fait une prière familiale, demandant à Dieu de l’accompagner à la préfecture et partout en cette journée. Il avait même pris rendez-vous avec son pasteur pour lui montrer la fameuse carte de séjour.

C’est en franchissant la porte de la préfecture après la réception de ses papiers, qu’il s’est écroulé.

Les services de secours arrivés sur place ont pu le trouver en vie, grâce à la rapidité d’une bonne volonté l’ayant assisté.

Il a été admis d’urgence aux soins intensifs de l’hôpital de la source d’Orléans.

Jack MAÏSSA / Les Echos du Congo Brazzaville

Droit d’auteur: la France et 200 personnalités soutiennent la réforme face aux GAFA

septembre 9, 2018

Paris – La ministre de la Culture française, Françoise Nyssen, et plus de 200 personnalités, dont des artistes comme Jean-Jacques Goldman, Agnès Jaoui et Stromae, signent dimanche une tribune appelant les députés européens à approuver un projet de réforme du droit d’auteur combattu par les géants américains du Net.

« Le droit d’auteur est aujourd’hui en danger, en France et dans le monde entier. Avec lui, c’est tout notre modèle qui est menacé », souligne dans le Journal du dimanche la tribune initiée par Mme Nyssen, dont les signataires comprennent plusieurs de ses prédécesseurs (Jean-Jacques Aillagon, Renaud Donnedieu de Vabres, Aurélie Filippetti et Jack Lang), des musiciens, écrivains, comédiens et cinéastes ainsi que des dirigeants de médias comme l’Agence France-Presse, TF1, France Télévisions et Radio France.

Les signataires assurent que la réforme permettra de « renforcer la capacité des créateurs à être rémunérés par les plateformes numériques qui exploitent leurs oeuvres, pour un meilleur partage de la valeur; créer un droit voisin pour les éditeurs et agences de presse afin de leur assurer une meilleure rémunération lors de la reproduction de leurs articles en ligne; instaurer le droit à une rémunération juste et proportionnelle pour les créateurs ».

Et appellent l’Europe à défendre son propre modèle face aux géants du numérique qui combattent la réforme.

Cet appel s’ajoute à de nombreux autres lancés ces derniers jours dans les milieux culturels et médiatiques en faveur du projet de directive sur le droit d’auteur, au coeur d’une intense bataille de lobbying dans les instances européennes et qui doit être soumis au vote des eurodéputés le 12 septembre.

La réforme du droit d’auteur vise à inciter les plateformes à mieux rétribuer les créateurs de contenus (article 13), mais aussi à créer un nouveau « droit voisin » pour les éditeurs de presse (article 11), qui doit permettre aux journaux ou agences de presse, comme l’AFP, de se faire rémunérer lors de la réutilisation en ligne de leur production.

Deux fronts se sont dégagés: d’un côté les créateurs et la presse, en quête de revenus; de l’autre, une alliance inattendue entre les géants du numérique et les militants d’internet, qui craignent pour la liberté du web.

Les opposants au projet affirment que la directive mettrait en péril la gratuité de nombreux sites internet et pénaliserait le pluralisme, ce que contestent vivement ses partisans.

L’industrie numérique a remporté début juillet une première manche quand le Parlement a rejeté le texte. Plusieurs eurodéputés avaient alors dénoncé le lobbying « sans précédent » des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon).

Romandie.com avec(©AFP / 09 septembre 2018 09h39)