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France: Un chirurgien soupçonné d’agressions sexuelles à très grande échelle

août 20, 2019

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Le chirurgien doit comparaître l’an prochain devant la cour d’assises de Saintes. Loïc Venance / AFP

 

Les enquêteurs ont retrouvé les noms de plus de 200 enfants dans les carnets du médecin, qui doit être jugé l’an prochain pour des agressions sexuelles sur quatre mineures.

Selon nos confrères d’Europe 1 et de La Charente Libre, les gendarmes de la section de recherche de Poitiers, mais également des enquêteurs en Bretagne, tentent d’établir si un ancien chirurgien ayant officié notamment en Charente, en Bretagne et en Touraine, s’est rendu coupable d’agressions pédophiles à grande échelle. Plus de 200 noms d’enfants figureraient dans les carnets intimes du médecin, dans lequel ce dernier consignait des scènes à caractère sexuel. Les enquêteurs ont donc la délicate mission de démêler ce qui, dans les carnets du médecin, relève du fantasme ou de la description de scène d’agressions sexuelles bien réelles.

Selon La Charente Libre, les gendarmes ont contacté d’anciennes victimes présumées, dont certaines ont décidé de porter plainte. Là où l’affaire se complique, c’est que le médecin, spécialisé en chirurgie digestive, est soupçonné d’avoir le plus souvent abusé ses jeunes victimes alors que celles-ci se trouvaient sous anesthésie, ou «en phase de réveil», lors de leur séjour à l’hôpital.

Perruques, objets sexuels et images pédopornographiques

« Visiblement, ce ne sont pas que des fantasmes puisque parmi les récits de ce carnet on a des victimes qui se sont constituées partie civile, donc on est passés du fantasme à la réalité », a déclaré à Europe 1 Me Francesca Satta, l’avocate d’une fillette ayant porté plainte, et qui a eu accès aux écrits du médecin. Son avocat, Me Thibault Kurzawa, ces écrits ne constituent en rien des aveux et rappelle que son client bénéficie de la présomption d’innocence. « Il n’y a aucune possibilité, aucun moyen d’apporter la preuve que les faits (…) se sont effectivement passés », appuie-t-il.

Selon La Charente Libre, les carnets en question auraient été saisis lors d’une perquisition au domicile du médecin, au cours de laquelle les enquêteurs auraient également mis la main sur «des poupées cachées sous le parquet (…) des perruques, des objets sexuels, des photos du mis en cause, nu (…) et des images à caractère pédopornographique» retrouvées dans son ordinateur. L’homme doit comparaître devant les assises l’an prochain pour des faits d’exhibition sexuelle et de viol sur quatre mineures, qui auraient été commis entre 1989 et 2017.

Accusé d

C’est en enquêtant dans le cadre d’une plainte de la fille des ses anciens voisins, âgée de six ans seulement, que les gendarmes sont allés de surprises en découvertes macabres. Me Thibault Kurzawa explique que son client « conteste les faits de pénétration ». « Il reconnaît des comportements déplacés et il travaille depuis son placement en détention provisoire. C’est presque un soulagement pour lui d’avoir été interpellé car il était dans un engrenage, il n’arrivait plus à faire autre chose que ça », explique l’avocat dans les colonnes de La Charente Libre.

Par Lefigaro.fr

France: Bernard Tapie soigne son cancer à Marseille grâce à une machine unique

août 20, 2019

 

L’ancien homme d’affaires est soigné pour son double cancer à l’Institut Paoli-Calmettes grâce à une machine ultra-précise que l’on ne trouve que dans la cité phocéenne.

L’histoire d’amour se poursuit entre Marseille et Bernard Tapie. L’homme d’affaires et ancien président de l’OM, âgé de 76 ans, a expliqué dans une interview à La Provence, dont il est l’actionnaire, se faire soigner d’un double cancer de l’œsophage et de l’estomac à l’Institut Paoli-Calmettes, dans le 9e arrondissement de Marseille.

Le choix de cet établissement n’est pas le fruit du hasard : il est le seul en France à posséder une nouvelle technologie potentiellement capable de détruire ses cellules cancéreuses. La «chimiothérapie très dure» qu’il subit depuis le début de l’été pour détruire les métastases sur sa gorge et son œsophage n’est en effet possible que grâce à une machine ultra-précise que l’on ne trouve que dans la cité phocéenne. «Quand il (le professeur Spano, son médecin, NDLR) m’a dit que la seule en service était à Marseille, je me suis mis à pleurer», déclare-t-il à La Provence. «L’idée que tu vas avoir ta vie sauvée grâce à Marseille, quand tu vois ce que les Marseillais m’ont donné ces deux dernières années encore, ça m’a bouleversé», poursuit-il.

Dans une interview à RTL, la cancérologue Laurence Moureau-Zabotto, qui s’occupe du traitement de Bernard Tapie, précise que la technologie «unique» dont va profiter l’ancien ministre est «une machine de radiothérapie, couplée à une IRM. On fait le contour de la tumeur à traiter sur l’IRM et non sur un scanner ce qui, pour beaucoup de tumeurs, augmente la précision des traitements». «Il part battant, il est plein d’espoirs», poursuit-elle sur BFMTV.

«Marseille, ce n’est pas que l’OM»

Cette innovation coûte 9 millions d’euros et seuls 60 patients ont pu en bénéficier depuis sa mise en service à Marseille il y a environ six mois. Bernard Tapie entend bien faire connaître l’excellence médicale de Marseille, comme il le confie à La Provence : «J’ai été député de Marseille et je n’avais pas réalisé à quel point la ville excelle dans le domaine médical (…) Les gens ne se rendent pas compte de l’état d’avancement, de la compétence qu’il y a ici. Il y a à Marseille des labos que seuls des labos américains pourraient concurrencer. Cela doit se savoir! Marseille, ce n’est pas que l’OM, les quartiers Nord et des immeubles insalubres! Autant vous dire que ma passion pour Marseille, qui était déjà immense, l’est encore plus !», a-t-il confié.

En septembre 2017, la famille de l’homme d’affaires avait confirmé qu’il souffrait d’un cancer de l’estomac. Âgé de 74 ans, il était alors soigné à l’hôpital Saint-Louis, à Paris.

Le 9 juillet dernier, il a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris alors qu’il était jugé pour «escroquerie» et «détournement de fonds publics» dans l’affaire de l’arbitrage controversé qui l’oppose au Crédit Lyonnais. «Combattre une injustice m’a donné de la force. Maintenant, reconnaître qu’on n’avait pas tort m’a redonné de la force aussi», indique-t-il à Franceinfo. Et d’ajouter : «Le cancer, il ne faut jamais oublier que ce sont vos cellules malades qui combattent vos cellules saines. C’est un combat intérieur. Plus vous mettez de l’acharnement, de la volonté pour vous battre, plus vous donnez de la force à vos cellules saines».

Par Lefigaro.fr

France: Un homme arrêté en voiture avec sa femme morte dans une valise

août 18, 2019

 

Un homme a été arrêté dimanche en Haute-Savoie alors qu’il circulait en voiture avec sa femme morte dans le coffre, selon des sources proches de l’enquête, confirmant une information du Parisien.

L’interpellation a été effectuée par les gendarmes vers 05H00 à Doussard, une commune riveraine du lac d’Annecy, dans le cadre d’un avis de recherche.

Le corps de la victime a été retrouvé dans une valise. Les deux enfants, âgés de 6 et 7 ans, sont «en bonne santé», selon ces mêmes sources.

La police judiciaire a été chargée d’une enquête pour meurtre. Contacté par l’AFP, le parquet d’Annecy n’a souhaité faire aucun commentaire sur cette affaire à ce stade.

La famille rentrait d’Italie et regagnait la France où elle réside, précise le quotidien. La police qui disposait d’un renseignement impliquant le suspect, connu de la justice, avait diffusé une demande d’interpellation. L’homme, de nationalité française, a été placé en garde à vue.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Maire tué dans le Var : le conducteur de la camionnette mis en examen

août 7, 2019

Mai

Mairie de Signes Google map

Ce maçon de 23 ans a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire. Il conduisait la camionnette qui a mortellement renversé le maire de Signes venu le verbaliser pour un dépôt de gravats dans une décharge sauvage.

Le conducteur de la camionnette qui a mortellement renversé le maire de Signes (Var) venu le verbaliser pour un dépôt de gravats dans une décharge sauvage a été mis en examen mercredi pour « homicide involontaire », a-t-on appris auprès du parquet de Toulon. Ce maçon de 23 ans a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire.

Le parquet de Toulon, qui avait ouvert une information judiciaire pour « homicide involontaire » mercredi matin, avait requis le placement en détention provisoire. Il peut encore faire appel de cette remise en liberté.

Maire de Signes depuis 1983, Jean-Mathieu Michel, 76 ans, est mort lundi après avoir été renversé par la camionnette dont il voulait verbaliser les occupants pour avoir jeté des gravats en bordure d’une route. Le chauffeur de la camionnette, un maçon de 23 ans, qui avait été placé en garde à vue lundi, doit être présenté à un juge d’instruction ce mercredi après-midi, en vue d’une mise en examen, a précisé le parquet qui a demandé son placement en détention provisoire. L’autre occupant de la camionnette, un apprenti de 20 ans, également placé en garde à vue lundi, avait été libéré mardi dans la soirée.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la mort de Jean-Mathieu Michel, qui a ému l’ensemble de la classe politique, serait accidentelle. Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron a «salué avec respect le dévouement inlassable» du maire de Signes et adressé une lettre de condoléances à sa famille.

La commission des lois du Sénat va consulter les maires

Ce décès a soulevé l’émotion de la classe politique et provoqué nombre de réactions d’élus locaux. Le mandat de maire est «extrêmement difficile et on doit davantage le soutenir», a abondé ce mercredi sur franceinfo la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa, rappelant que le ministre chargé des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu prépare pour la rentrée un projet de loi «qui permette de mieux sécuriser les parcours des élus et des maires».

«Leur responsabilité parfois même pénale est engagée et vous avez assez peu de rémunération, de reconnaissance et de moyens, il faut bien le dire», a-t-elle souligné. Elle a aussi jugé «intéressante» la consultation des maires sur les violences auxquelles ils sont confrontés que le Sénat va lancer la semaine prochaine, en liaison avec l’Association des maires de France (AMF). Les réponses serviront à élaborer un «plan d’action» pour des conditions d’exercice de leurs mandats en «sécurité» et dans la «dignité». Vanik Berberian, président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF), a appelé sur Europe 1 à «très rapidement trouver des réponses», alertant sur la «dégradation au fil du temps» de l’image des maires.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un navire de sauvetage de migrants quitte le port français de Marseille

août 4, 2019

 

Un nouveau bateau affrété par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières, l’Ocean Viking, a quitté dimanche soir le port français de Marseille pour sa première mission de sauvetage de migrants au large de la Libye, ont constaté des journalistes de l’AFP.

À 22 heures, l’Ocean Viking, précédemment baptisé Aquarius, a appareillé du port de Marseille, salué sur le quai par le personnel de SOS Méditerranée qui reste sur place. Ces derniers, émus, ont applaudi le départ de leur collègues à bord du navire qui a pris le couleurs de son nouveau drapeau, norvégien- a pris le relais de l’Aquarius qui, privé de pavillon, avait dû abandonner ses missions en décembre 2018.

Le bâtiment de 69 m de long devrait atteindre la principale zone de naufrage, la Méditerranée centrale, en deux à trois jours.

Au total, 31 personnes sont à bord de l’Ocean Viking pour porter secours aux naufragés prêts à tout pour fuir la Libye: 13 personnes pour SOS Méditerranée, dont neuf marins secouristes et neuf pour MSF dont un médecin, une sage-femme, un médiateur culturel, plus l’équipage.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Plus de 8.000 animaux abandonnés depuis le début de l’été, selon la SPA

juillet 28, 2019

 

Le président de la SPA a annoncé samedi avoir recueilli plus de 8000 animaux, en majorité des chiens et des chats.

Malgré les campagnes de prévention, rien n’y fait : plus de 8000 animaux ont été recueillis depuis le début de l’été par la Société protectrice des animaux (SPA), a annoncé le président de l’association Jacques-Charles Fombonne samedi sur RTL. « 8.053 animaux dans les 56 refuges de la SPA. Il y a deux tiers de chats et un tiers de chiens. », a-t-il précisé.

D’après Jacques-Charles Fombonne, ce décompte est toujours le même d’une année sur l’autre, « à quelques dizaines près ». Selon lui, la cause principale de ces abandons est l’adoption «irresponsable», insuffisamment réfléchie. « Il y a de plus en plus d’animaux alors que le nombre d’abandons reste à peu près constant. Ce qui veut dire qu’en proportion, ça baisse un petit peu », a tout de fois nuancé Jacques-Charles Fombonne.

Dans sa dernière campagne «We are the champion», la Fondation 30 millions d’amis assurait déjà, le 22 juin dernier, que 100.000 animaux seraient abandonnés au cours de l’année, dont 60% pendant l’été. Ces chiffres feraient de la France le pays «champion d’Europe de l’abandon», selon l’ONG. «60.000 salauds sans scrupule», dénonçait aussi la Fondation Brigitte Bardot »

Le 30 juin, 240 parlementaires annonçaient dans Le Journal du dimanche le prochain dépôt d’une proposition de loi pour «en finir» avec les «abandons massifs» d’animaux domestiques, à l’approche des grandes vacances

Par Le Figaro.fr

France/Var : trois morts dans une fusillade à Ollioules

juillet 28, 2019

Var

Les lieux de la fusillade. Capture d’écran Google Maps.

 

Une des victimes est une vacancière en scooter qui a été tuée par une balle perdue.

Trois personnes ont été tuées et une personne blessée dimanche soir à Ollioules, dans le Var, dans une fusillade dont l’origine était dans l’immédiat inexpliquée, a-t-on appris auprès d’une source proche du dossier.

L’une des personnes décédées est une femme à scooter, qui serait une victime collatérale, a-t-on précisé de même source, confirmant l’information initiale donnée par le quotidien régional Var Matin.

Le journal explique que les faits se sont produits ce dimanche soir peu avant 20 heures, «à hauteur d’une station-service située à proximité de la résidence La Baume», c’est à dire à proximité du centre-ville. Toutes les victimes de la fusillade ont été transportées à l’hôpital militaire Saint-Anne à Toulon.

Toujours selon Var Matin, un couple de vacanciers, qui avait ses habitudes à Olioulles, commune située à l’ouest de Toulon, a été touché par des balles perdues. Le conducteur d’un scooter a été blessé au niveau du dos tandis que sa passagère serait décédée des suites de ses blessures. On ignore à ce stade qui est la troisième victime.

La police judiciaire a été saisie de l’enquête. Dans un communiqué publié sur la page Facebook de la ville, le maire Robert Robert Bénéventi, a déploré «une situation très préjudiciable pour notre commune et pour les familles qui habitent ce quartier», tout en ayant une pensée pour « pour les deux victimes innocentes et leur famille ».

«Comme je l’ai fait à plusieurs reprises, je fais à nouveau appel aux autorités préfet, police, justice, pour déployer les moyens nécessaires afin de tranquilliser, protéger et sécuriser les administrés. Je supplie les parents des enfants qui sont trop souvent livrés à eux-mêmes de les garder chez eux. Il n’y a pas de petite délinquance, cela se termine toujours par des drames qui plongent des familles dans le malheur », a notamment écrit l’élu.

Par Le Figarop.fr avec AFP

France/Haute-Saône: un jeune Camerounais se noie dans un lac

juillet 24, 2019

 

Un jeune Camerounais de 16 ans qui participait à un chantier international en Haute-Saône s’est noyé mercredi dans un lac, a-t-on appris auprès de la préfecture.

Cet adolescent qui participait à un chantier international de jeunes installé à Beaumotte (Haute-Saône) avait disparu au cours d’une baignade dans le plan d’eau de Bonnal, situé à quelques kilomètres.

Des recherches avaient été lancées pour le retrouver.

Après l’avoir repêché, les pompiers ne sont pas parvenus à le réanimer, a précisé la préfecture

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Rouen: un suspect interpellé après l’agression mortelle d’un universitaire Guinéen

juillet 22, 2019

Barry

Marié et père d’une fille, Mamoudou Barry a été victime, vendredi 19 juillet, en marge de la CAN, d’une agression verbale puis physique d’une extrême violence, qualifiée de «raciste» par ses proches.

Un homme soupçonné d’être l’auteur de l’agression mortelle qui a tué vendredi Mamoudou Barry, un enseignant-chercheur guinéen, à Canteleu, près de Rouen, a été interpellé lundi. Sa garde à cependant été levée pour raison médicale et le suspect hospitalisé.

Le suspect, de nationalité turque, selon des sources policières, né en 1990, a été interpellé « ce matin à Rouen à 9 heures 30 » et a des « antécédents psychiatriques », étant d’ailleurs actuellement sous curatelle forcée.

Le suspect portait « un maillot du club turc de Galatasaray » au moment des faits, qui ont eu lieu vers 20 heures 20, peu avant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre l’Algérie et le Sénégal. « C’est un petit voyou connu pour des délits mineurs, comme de stupéfiants », a indiqué une autre source policière. « Il a été identifié sur la base de l’exploitation de vidéos et de témoignages ». Le suspect était originaire de Canteleu, dans la banlieue de Rouen, où s’est déroulée l’agression, mais n’y habite plus.

Après l’agression, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait indiqué sur Twitter que : «Tout [était] mis en oeuvre pour identifier et interpeller l’auteur de l’agression (…). Il appartiendra à la Justice de faire toute la lumière sur cet acte odieux». «Mes premières pensées vont à ses proches dont je partage l’émotion et l’indignation».

Mamoudou Barry, 31 ans, était chercheur à l’université de Rouen. Il venait de soutenir une thèse de droit sur les «Politiques fiscales et douanières en matière d’investissements étrangers en Afrique francophone» le 27 juin à Rouen, d’après le site de l’université. Marié et père d’une fille, il a été «victime d’une agression verbale puis physique d’une extrême violence qui lui ont causé des lésions cérébrales et l’ont mis dans un coma profond dès la soirée du 19 juillet», selon l’université. Pris en charge par les secours, il a été hospitalisé avant de décéder, samedi.

Dans un premier temps, la presse guinéenne avait affirmé que le jeune homme avait été agressé par des supporters de l’Algérie, qui affrontait le Sénégal en finale de la CAN 2019.

L’agression a été qualifiée de «raciste» par ses proches. Une affirmation réitérée par son avocat, ce lundi : « Il s’agit d’un crime raciste, sans aucun doute, mais rien ne permet d’établir que c’est en lien avec la finale de la CAN. Rien ne permet de dire aussi qu’il a été agressé par un supporteur algérien », a dit à Me Jonas Haddad.

Une agression qualifiée de «raciste»

Mamoudou Barry rentrait chez lui en voiture avec son épouse vendredi raconte Kalil Aissata Kéita, enseignant chercheur à l’université de Rouen, lui aussi Guinéen et «ami proche» de la victime. «L’agresseur les a pointés du doigt et a dit:  »Vous les sales noirs, on va vous niquer ce soir »». L’agresseur était «de type maghrébin» mais «on ne sait pas si c’est un Algérien». Mamoudou Barry serait descendu de sa voiture pour demander des explications à son agresseur qui l’aurait alors roué de coups. L’agression a été filmée par des caméras de vidéosurveillance et s’est déroulée devant plusieurs témoins, selon son ami, pour qui «la police a pris l’affaire à bras-le-corps».

Une cagnotte a été mise en ligne avec des amis pour aider au rapatriement du corps de Mamoudou Barry en Guinée et «accompagner sa femme et sa fille». «Débordant de projets, il forçait, par son travail, l’admiration de ses collègues et de ses étudiants», a réagi Joël Alexandre, président de l’Université de Rouen-Normandie, dans un communiqué. «Nous souhaitons que toute la lumière soit faite sur les circonstances du drame».

Une marche blanche doit être organisée vendredi.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Enquête ouverte après l’agression raciste d’une famille à Lyon

juillet 21, 2019

 

Une enquête a été ouverte après la plainte d’une famille pour une agression raciste vendredi soir à Lyon en marge des célébrations de la victoire de l’Algérie en finale de la CAN, a-t-on appris dimanche auprès du parquet.

Vendredi vers 23h30, un couple et son enfant en bas âge, venus en voiture participer à la liesse dans les rues de Lyon, ont été agressés par un groupe d’individus cagoulés, vêtus de noir et armés de battes de base-ball, tandis qu’ils étaient arrêtés à un feu quai Fulchiron, dans le 5e arrondissement, a précisé le parquet, confirmant une information du Progrès.

Les victimes, qui ont déposé plainte, ont indiqué aux enquêteurs que le groupe d’assaillants avait frappé le véhicule et brisé une vitre, occasionnant de légères blessures au père de famille. Ce dernier s’est vu reconnaître six jours d’ITT. Sa femme a été pour sa part choquée. La famille a également déclaré que leurs agresseurs avaient proféré des menaces et des insultes à caractère raciste.

Une enquête, confiée à la sûreté départementale du Rhône, a été ouverte pour «violence aggravée, dégradation aggravée et menaces de mort à caractère raciste», a ajouté le parquet, qui cherchait à déterminer si ce groupe avait pu commettre d’autres faits lors de cette soirée. «Des individus vêtus de noir, cagoulés, munis de battes, venant du vieux Lyon et criant ‘sales bougnoules’. Comment ne pas voir là la marque nauséabonde de l’ultra droite ? Il est temps que ces groupuscules violents soient mis hors d’état de nuire !», a réagi sur Twitter le président de la métropole de Lyon, David Kimelfeld, après la révélation de cette agression. Des groupuscules d’extrême droite sont implantés de longue date dans le Vieux Lyon, comme les mouvements Génération identitaire ou le Bastion social.

Par Le Figaro.fr avec AFP