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France: Les «Rafale Papers», enquête explosive de Mediapart

avril 9, 2021

Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros.
Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros. AP

Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros. Entre commissions occultes, documents confidentiels qui ont fuité ou encore clauses anticorruption supprimées, Yann Philippin, le journaliste auteur de l’enquête en trois volets, explique ce que son équipe a découvert. 

RFI : Que dévoile votre enquête en trois volets ?

Yann Philippin : Notre enquête dévoile beaucoup de choses. Mediapart révèle des documents qui montrent que, d’une part, Dassault et son partenaire Thales ont versé des millions d’euros de commissions occultes à un intermédiaire qui était au cœur du contrat Rafale, que cet intermédiaire, dans une note, fait des avertissements très explicites, par exemple, « des gens en fonction demandent de l’argent, si on ne les paie pas, on va aller en prison… »

D’autre part, ce même intermédiaire, trois ans plus tard – en 2015 – en pleine négociation sur le prix des Rafale, a obtenu des documents confidentiels du ministère indien de la Défense, sur l’activité des négociateurs indiens et notamment la manière dont ils calculaient les prix, ce qui est évidemment, dans une négociation, un élément très fort.

Enfin, nous avons découvert que, parallèlement à toutes ces manœuvres que l’on peut qualifier de suspectes, c’est la France et les industriels français, dont Dassault, qui se sont battus pour que les clauses anticorruption soient retirées des annexes à l’accord gouvernemental.

C’est là que c’est embarrassant pour le pouvoir, parce que c’était un contrat d’État à État qui a été signé par Jean-Yves Le Drian, à l’époque ministre de la Défense, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères d’Emmanuel Macron. Donc c’est lui qui avait l’autorité sur les négociations et nous aimerions bien savoir s’il a accepté le retrait de ces clauses anticorruption et s’il en a été informé. Il ne nous a malheureusement pas répondu précisément. Tout ce qu’il nous a dit, c’est : « Je ne valide pas vos informations ».

En quoi cette enquête peut-elle être explosive pour le gouvernement français ?

Cette enquête est explosive pour le gouvernement français, d’une part, de par le rôle qu’a joué un éminent ministre, qui est Jean-Yves Le Drian. Et d’autre part, parce qu’il y avait déjà eu des soupçons en 2018 au sujet du partenaire de Dassault en Inde, Reliance, qui aurait été imposé par le gouvernement indien. Ce monsieur est un très proche du Premier ministre indien. Il y avait deux épisodes qui étaient susceptibles de concerner, d’une part l’ancien président François Hollande et d’autre part, l’actuel président Emmanuel Macron, qui était à l’époque du deal, ministre de l’Économie.

Dans votre enquête, vous dites que l’Agence française anticorruption (AFA) a découvert des choses suspectes, mais n’a rien fait ?

C’est vraiment un mystère. Ce que l’on révèle, c’est que l’AFA, lors d’un contrôle de routine de Dassault, a découvert un paiement suspect d’un million d’euros à cet intermédiaire, au cœur du contrat Rafale, pour l’achat de maquettes de Rafale. Et malgré les suspicions, l’Agence française anticorruption n’a pas signalé ces faits à la justice.

De son côté, le Parquet national financier avait reçu un signalement de Sherpa, une ONG anticorruption. Ce que nous révélons dans l’enquête, c’est que cette affaire a été classée dans des circonstances troubles, étant donné que l’ancienne patronne du Parquet national financier a classé l’affaire contre l’avis d’un de ses adjoints en charge du dossier et n’a effectué aucune vérification sérieuse. À tel point que, la seule personne qu’elle a reçue dans son bureau, c’est l’avocat de Dassault et ce, sans qu’aucun procès-verbal de cette rencontre ne soit rédigé.

Éliane Houlette a dit publiquement dans Paris Match que, si elle l’a classée, c’est en partie parce qu’elle jugeait que les soupçons n’étaient pas assez sérieux, mais aussi parce que – dit-elle – il fallait « préserver les intérêts de la France ». Or, c’est une déclaration qui n’avait pas fait beaucoup de bruit à l’époque, mais c’est quand même très étonnant de voir une figure de la lutte anticorruption comme madame Houlette – qui a été la toute première patronne du Parquet national financier – justifier ainsi le classement d’une affaire sensible, au nom de la raison d’État.

À quoi vous attendez-vous suite à vos révélations ?

Ce qui nous a frappés, dans cette enquête, c’est que cette affaire a été enterrée en France, et que – semble-t-il – les autorités indiennes ne se sont pas montrées très diligentes non plus. Je ne suis que journaliste, mais j’ai la conviction qu’aujourd’hui il y a suffisamment d’éléments sur la table, entre les premières révélations de 2018 et ces nouvelles révélations de Mediapart avec les Rafale Papers, pour qu’une enquête soit ouverte.

Avec RFI Texte par :Clea Broadhurst

France/Écoles fermées : Macron participe à un cours d’histoire avec des collégiens en visioconférence

avril 6, 2021

Emmanuel Macron s’est invité à un cours d’histoire en échangeant mardi après-midi avec des collégiens en visioconférence, à qui il a assuré qu’il ne devrait pas y avoir «de nouveau confinement d’ici la fin de l’année scolaire».

«Je voulais vous remercier de vous adapter à la situation actuelle, je sais que ce n’est pas évident», a déclaré le chef de l’État au début de son échange avec 18 élèves d’une classe de 3ème du collège Itard à Oraison (Alpes-de-Haute-Provence).

Au premier jour de la généralisation de l’enseignement à distance après la fermeture des écoles à cause du Covid-19, il est intervenu durant un cours d’histoire-géographie consacré au général de Gaulle pendant la Seconde guerre mondiale. Au début, les élèves n’ont pas voulu activer leur caméra, restant en écran noir, à l’exception de deux d’entre eux. À la question d’un collégien lui demandant s’il y aurait «un autre confinement avant la fin de l’année?», Emmanuel Macron a répondu: «on va tout faire pour éviter ça. Je dis souvent que le maître du temps c’est le virus, mais je tiens beaucoup à ce que l’école reste ouverte au maximum».

Le brevet maintenu

À l’issue des semaines de fermeture des écoles, «on pense qu’on aura bien freiné le virus un peu partout et on aura accéléré la vaccination. Cela nous permettra d’être dans une situation plus confortable» et de «prendre le virus en tenaille entre les mesures de freinage et la vaccination». «Et donc je pense que, jusqu’à la fin de l’année scolaire, il ne devrait pas y avoir un nouveau confinement». «Est-ce que le brevet sera annulé?», lui a demandé un élève. «Non, on y tient tous. L’année dernière, il n’avait pas été annulé non plus», a-t-il répondu.

Le chef de l’Etat a remercié «les enseignants, les élèves et leur famille» car l’enseignement à distance «est un travail d’adaptation». «Ce matin, il y a eu quelques difficultés: des incidents ont eu lieu, peut-être des actes de malveillance», a-t-il ajouté, en faisant référence aux bugs liés à la forte affluence d’élèves connectés en même temps et à d’éventuelles attaques informatiques. Il s’est connecté par le biais de la plateforme «Ma classe à la maison», mise en place par le Centre national d’enseignement à distance (Cned).

L’enseignement à distance a été généralisé pour cette semaine depuis la fermeture des établissements scolaires, vendredi soir, et jusqu’aux vacances de printemps unifiées à partir du 12 avril. La rentrée est fixée au 26 avril en présentiel dans les écoles, et en distanciel une semaine supplémentaire dans les collèges et lycées.

Par Le Figaro avec AFP

CONGO-BRAZZAVILLE : Selon Nathalie Kolelas, Sassou a fait tuer son mari dans l’avion (au Bourget)

avril 5, 2021

Alors que l’autopsie (déjà effectuée) se fait toujours attendre, une lettre envoyée par quatre députés français lève le voile sur les conditions du décès de celui qui a, réellement, gagné l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville. Il s’agit de Bertrand Pancher (Meuse), de Sébastien Nadot (Haute-Garonne), de Jean-Michel Clément (Vienne) et de Frédéric Dumas (Hauts-de-Seine), tous membres du Groupe « Libertés et Territoires » à l’Assemblée nationale française.

Dans cette lettre à Emmanuel Macron, datée 3 avril et dont copie nous a été envoyée à Afrique Education, les quatre députés écrivent ceci noir sur blanc : « Les conditions d’arrivée de M. Kolelas sur le sol français sont entourées d’importantes zones d’ombres. A son atterrissage à l’aéroport du Bourget, un médecin dépêché par le gouvernement congolais, depuis Brazzaville, a exigé que Mme Kolelas sorte de l’appareil. Elle finit par obtempérer. Son mari est vivant. Cinq minutes plus tard, le médecin ressort : son mari est décédé ».

Ce témoignage poignant qui fait froid au dos a été recueilli par le député, Sébastien Nadot, lors du long échange, par téléphone, qu’il a eu avec celle qui est désormais appelée « Veuve » Nathalie Kolelas.

Toujours dans leur courrier (qui est une véritable bombe) qu’ils envoient au président, Emmanuel Macron, les quatre députés précisent : « A l’heure où nous écrivons ce courrier, la famille du défunt attend toujours les conclusions détaillées de l’autopsie effectuée par l’Institut médico-légal de Paris. Mme Kolelas, comme la grande majorité des Congolais, soupçonne un empoisonnement et ne croit pas dans la théorie officielle d’un décès dû à la Covid-19. A la suite de ces événements, le parquet de Bobigny a d’ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête criminelle ».

Pour terminer, les quatre députés assomment Emmanuel Macron en lui demandant de faire ce qu’il redoute depuis plusieurs jours : « Dans l’attente des conclusions de cette enquête, et dans le respect du principe de séparation des pouvoirs, nous vous demandons, au regard des nombreux liens d’amitiés qui unissent les peuples français et congolais, d’oeuvrer pour que toute la lumière soit faite sur les causes du décès de M. Kolelas. Ce dernier disposait de la double nationalité congolaise et française » (fin du courrier envoyé à Emmanuel Macron).

Autrement dit, ils demandent au président de la République de rien cacher au nom des liens de la Françafrique qui l’unit au président congolais, et de tout faire pour que tout soit su. C’est-à-dire livrer Sassou à la justice française (même s’il bénéficie d’une immunité) dont c’est le énième assassinat impuni dans son pays.

Il y va du bien du président français lui-même. Car à l’allure où vont les choses, alors que l’autopsie traînerait sur sa table dans le seul souci de protéger le tueur de Kolelas, il n’est pas exclu que ce dossier (explosif) soit exploité, dans les prochains jours, par les amis du défunt qui se recrutent dans les états majors de certaines grandes formations politiques françaises. L’affaire deviendrait alors nationale. Ce qui d’ailleurs ne serait pas plus mal.

Cela dit, au même moment, certains députés LREM souhaitent (vivement) que leur chef coupe (définitivement) le cordon ombilical et les liens incestueuses qu’il entretient, actuellement, avec le dictateur 5 étoiles de Brazzaville, s’il veut une préparation sereine, c’est-à-dire, non tumultueuse, de l’élection présidentielle de 2022.

Avec Afriqueeducation, publié le Lundi 5 avril 2021 à 16:11

Congo-Diaspora: Rassemblement en mémoire de Guy-Brice Parfait Kolelas

avril 4, 2021

Avec Polémique Congo-Brazza-Europe

France: Le stade de l’Olympique lyonnais transformé en vaccinodrome géant

avril 3, 2021

D’ici lundi, 9 000 personnes auront reçu une première dose de vaccin contre le Covid dans l’immense Groupama Stadium de Lyon.

Vaccination avec vue sur le Groupama Stadium.
Vaccination avec vue sur le Groupama Stadium.© Catherine Lagrange

À70 ans, Magda pénètre pour la première fois dans le Groupama Stadium, antre de l’Olympique lyonnais. L’herbe vert fluo, les gradins tricolores, l’immense arène sont pour elle un éblouissement et valent bien une petite photo souvenir. Si cette habitante de Saint-Symphorien-sur-Coise, à l’autre extrémité du département du Rhône, a pu entrer dans le stade fermé au public depuis plus d’un an, ce n’est pas en raison de la reprise des matchs, mais pour être vaccinée. Arrivée en voiture dans la matinée, Magda a dû patienter pendant une bonne heure en raison d’un bug informatique qui a perturbé un temps les opérations. La retraitée a ensuite suivi le parcours balisé par des sapeurs-pompiers pour remplir son dossier administratif. Et la voilà enfin qui prend place dans l’un des 38 box de vaccination aménagés pour l’occasion dans les salons VIP du Groupama Stadium, qui accueillent habituellement, les soirs de match, les personnalités invitées.

Stan, pompier volontaire de 20 ans, prend Magda en charge et lui demande de remonter la manche de sa veste. La septuagénaire a un petit mouvement de recul. « C’est vous qui allez me piquer ? » demande-t-elle, surprise par l’âge du jeune homme. Stan la rassure, lui explique qu’il a reçu une formation pour vacciner. Trois secondes plus tard, la dose de vaccin Moderna est administrée à la retraitée. « Je n’ai rien senti », sourit-elle, soulagée. Elle a déjà son rendez-vous pour sa deuxième injection. Ce sera le 2 mai. « Je n’ai eu aucun problème pour prendre rendez-vous, confie-t-elle. J’avais même le choix entre plusieurs dates. » Magda est ensuite invitée à prendre un quart d’heure de repos afin de prévenir d’éventuelles réactions. Puis la dernière étape de ce parcours la conduit à un nouvel arrêt administratif « pour entrer dans les données du ministère de la Santé », explique Serge Delaigue, contrôleur général des sapeurs-pompiers du Rhône qui supervise les opérations.closevolume_off

« Tout se passe pour le mieux »

Le docteur Naïma Baladi, médecin-chef des sapeurs-pompiers de Lyon, surveille le bon déroulement des opérations.© Catherine Lagrange

Dans son box avec vue imprenable sur ce stade flambant neuf de 60 000 places, Stan n’en est pas à son coup d’essai. « Nous sommes arrivés très tôt ce matin et nous avons suivi une formation de trois heures pour apprendre le protocole, pour apprendre à piquer et avoir le droit de vacciner », confie le jeune homme. Il a bien eu une petite appréhension lors de sa première injection sur un patient, mais maintenant son geste est assuré. Et, à l’entrée des box, le docteur Naïma Baladi, médecin-chef des sapeurs-pompiers de Lyon, surveille le bon déroulement de la campagne. « Tout se passe pour le mieux », se félicite-t-elle en expliquant que les seringues sont préparées par le personnel médical. Dans le box voisin, Marie, élève infirmière, vaccine elle aussi à la chaîne : « On a la chance de travailler dans un super équipement. Je pense que c’est la première fois, mais aussi la dernière, que je peux pénétrer dans les salons VIP du stade de l’OL. »

Il y a quelques jours, quand Jean-Michel Aulas a proposé à la préfecture du Rhône de mettre son stade et ses équipes au service de la campagne de vaccination, l’offre a été rapidement acceptée. Le président de l’OL confie que l’opération a suscité « un engouement incroyable » chez ses équipes. « À l’OL, notre raison d’être, c’est d’apporter du lien social. Aujourd’hui, il est rompu à cause de la crise sanitaire, mais on peut retrouver ce lien en mettant à disposition nos infrastructures et votre bonne volonté. »

C’est ainsi que 200 personnes du club se sont mobilisées de façon bénévole en ce week-end de Pâques pour encadrer l’opération. Cinq cents personnes au total avec les pompiers et l’agence régionale de santé (ARS). « Et tout cela, dans la bonne humeur, avec le sentiment de servir à quelque chose », explique Jean-Michel Aulas, amusé de voir les gens jouer aux touristes en prenant son grand stade en photo sous toutes les coutures. « À une époque où tout le monde souffre, ça fait du bien de voir des gens heureux de se faire vacciner. »

9 000 personnes vaccinées en trois jours

Ce samedi, ils sont 3 000 à avoir décroché un rendez-vous au Groupama transformé en plus grand vaccinodrome de France. À la fin de ce week-end de trois jours, 9 000 personnes y auront reçu leur première injection. « Il y a énormément d’inscriptions, mais il reste des places disponibles pour ce week-end et les week-ends prochains », assure Thierry Suquet, le préfet délégué pour la défense et la sécurité. « Les réservations sont toujours possibles sur Doctolib. »

Dernière étape de l’opération de vaccination, l’enregistrement des données pour le ministère de la Santé.  © Catherine Lagrange

Une opération coup de poing qui sera réitérée les 17 et 18 avril prochains, ainsi que pendant deux week-ends du mois de mai pour la deuxième injection. « C’est un véritable coup d’accélérateur », estime Jean-Yves Grall, directeur général de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, les yeux rivés sur la courbe montante des taux d’incidence du Rhône, espérant que « cette manifestation, sur deux week-ends, sera de nature à augmenter et accélérer une vaccination indispensable pour protéger ».

Une opération d’envergure montée avec le secteur privé, qui s’ajoute à celle organisée avec la ville de Lyon et les hospices civils de Lyon au stade de Gerland, transformé dans la nuit de mercredi à jeudi en super vaccinodrome. Là-bas, grâce au travail d’une centaine de personnes, le rythme d’injections quotidiennes est passé de 400 à 2 000, sept jours sur sept. « Et d’autres centres devraient encore ouvrir prochainement, dans la métropole lyonnaise comme dans la région », promet encore le docteur Grall

Avec Le Point par la correspondante à Lyon, Catherine Lagrange

France: Trois personnes interpellées devant l’Élysée avec un tissu enflammé

avril 3, 2021
Trois personnes interpellees devant l'Elysee avec un tissu enflamme
Trois personnes interpellées devant l’Élysée avec un tissu enflammé© AFP/Archives/Ludovic MARIN

Deux personnes interpellées devant l’Elysée jeudi soir parmi lesquelles un artiste biélorusse qui détenait une bouteille avec un tissu préalablement enflammé sur lui, ont écopé d’un rappel à la loi pour une action présentée comme politico-artistique, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Paris.

Ces deux personnes, interpellées avec une troisième jeudi soir devant l’Elysée, avaient été placées en garde à vue pour « violences volontaires avec arme ».closevolume_off

Selon les premiers éléments de l’enquête dévoilés par le ministère public, « l’homme s’est présenté jeudi soir devant l’Élysée en tenant à la main une bouteille contenant un liquide (identifié comme n’étant pas un hydrocarbure) et une pièce de tissu préalablement enflammée. »

« Devant la présence policière, il a jeté sa bouteille en direction du sol », a précisé la même source.

Selon une source proche du dossier, confirmant une information du Point, il s’agit d’un artiste biélorusse de 33 ans, Alexei Kuzmich.

Il a été déféré pour un rappel à la loi, selon le parquet de Paris.

Sur son compte Instagram, l’artiste assure dans une publication intitulée « Lettre à Macron. Président. France » être venu « accomplir une révolution », dans un pays qui « fraie aujourd’hui avec le fascisme ».

L’artiste compare le président français à Alexandre Loukachenko, qui fait l’objet d’un grand mouvement de contestation depuis 2020 qu’il tente d’affaiblir par des arrestations massives, des violences ayant fait au moins quatre morts et de lourdes peines de prison qui continuent de tomber.

Les deux autres personnes avec lui, un homme et une femme, « prenaient des photographies et des vidéos de la scène », a précisé le parquet de Paris.

La femme a aussi fait l’objet d’un rappel à la loi par officier de police judiciaire, selon le parquet de Paris, tandis que l’homme prenant des photographies, a été admis à l’Infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (I3P) et sera reconvoqué ultérieurement.

L’enquête a été confiée à la brigade criminelle.

Par Le Point avec AFP

Covid-19 : 6600 policiers et gendarmes mobilisés en Île-de-France pour veiller au respect des mesures sanitaires

avril 3, 2021

Si une tolérance est accordée jusqu’à lundi soir pour les déplacements entre régions, des contrôles sont organisés pour assurer le respect de chacune des règles sanitaires en vigueur.

Conformément aux annonces d’Emmanuel Macron lors de sa dernière allocution aux Français ce mercredi, la préfecture de police a annoncé ce samedi 3 avril que des mesures de freinage renforcées de l’épidémie en Île-de-France ont été prises. Ainsi, quelque 6600 policiers et gendarmes sont d’ores et déjà mobilisés dans la région pour veiller au respect des différentes mesures sanitaires.

Alors que la France entame son troisième confinement en plein week-end de Pâques, cet important dispositif de contrôles doit permettre de casser une possible flambée de l’épidémie à l’échelle du pays au regard «de la tension extrêmement forte qui pèse déjà sur les hôpitaux, avec une circulation toujours active du virus», comme l’a rappelé la préfecture de police dans un communiqué.

Si une tolérance est accordée jusqu’à lundi soir aux personnes souhaitant se déplacer hors de leur région pour rejoindre le lieu où elles souhaitent passer les prochaines semaines, des contrôles seront organisés pour assurer le respect de chacune des règles en vigueur. Chaque déplacement au-delà de 10 km doit d’ailleurs toujours être justifié par un motif valable. S’agissant des autres mesures déjà établies, qu’il s’agisse des rassemblements sur la voie publique, du couvre-feu de 19h à 6h tous les jours ou encore du port du masque et de la distanciation sociale, ces mesures sont toujours à respecter avec rigueur. La vente à emporter de boissons alcoolisées par les bars et les restaurants sera aussi interdite sur l’ensemble du territoire francilien à compter de dimanche matin.

«Le préfet de Police rappelle qu’aucune tolérance ne sera accordée aux comportements irresponsables susceptibles de nuire à l’effort collectif de freinage de l’épidémie», peut-on lire dans le communiquéEt d’ajouter que «les forces de l’ordre seront particulièrement fermes et attentives à l’égard des rassemblements de personnes et des fêtes clandestines organisées dans des domiciles privés ou les établissements recevant du public».

S’il est encore difficile de pronostiquer une date précise de sortie de crise, Emmanuel Macron a évoqué mercredi dans son allocution solennelle la possibilité d’une réouverture à partir de mi-mai des «lieux de rencontre, de culture, des restaurants et cafés».

Avec Le Figaro par Nicolas Daguin

France: Covid-19: les assistantes maternelles n’accueilleront plus d’enfants

avril 1, 2021

Les assistantes maternelles ne pourront plus accueillir d’enfants pendant trois semaines, «en cohérence avec les crèches», a affirmé ce jeudi Matignon à l’AFP. Certaines continueront cependant à accueillir «les publics prioritaires», dont la liste est en cours d’arbitrage.

Le président de la République avait annoncé ce mercredi la fermeture des crèches et des écoles primaires pour trois semaines. «L’étude de l’Institut Pasteur montre qu’il y a plus de contaminations chez les assistantes maternelles que dans les écoles», explique encore Matignon, en évoquant une demande des assistantes maternelles. La question du «régime d’indemnisation» des employées concernées n’est «pas encore tout à fait tranchée», celui-ci n’étant «pas forcément celui de l’activité partielle», a-t-on précisé.

Lors du premier confinement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 en mars, l’État avait à l’inverse assoupli les normes, permettant aux assistantes maternelles d’accueillir simultanément six enfants au lieu de quatre et ainsi «accompagner progressivement la reprise de l’activité». En parallèle, celles qui n’avaient pas pu travailler pendant cette période avaient bénéficié du dispositif «d’indemnités exceptionnelles» mis en place pour les salariés travaillant pour des particuliers employeurs.

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19 : déplacements limités partout en France, fermeture des écoles, vaccination… Ce qu’il faut retenir des annonces de Macron

mars 31, 2021

Pour tenter d’endiguer la «troisième vague» de l’épidémie, le chef de l’État a annoncé mercredi soir de nouvelles restrictions qui s’appliquent à tout le territoire métropolitain.

Emmanuel Macron a tranché. Face à la «troisième vague» de l’épidémie de Covid-19, le chef de l’État s’est résolu à étendre les «mesures de freinage» à l’ensemble du territoire et à aménager le calendrier scolaire. Devant la nouvelle flambée épidémique, le président appelle «à la mobilisation de chacun» au mois d’avril, «où beaucoup se joue»

Après un an de restrictions, il s’agit de «fournir chacun un effort supplémentaire», pour «protéger» les «malades» et «nos enfants», a-t-il insisté mercredi soir lors d’une allocution solennelle depuis l’Élysée. La nouvelle stratégie sanitaire de l’exécutif sera défendue jeudi par le premier ministre, devant le Parlement, et soumise à un vote consultatif des députés et des sénateurs.

● Les restrictions de déplacement étendues à l’ensemble du territoire

C’est la fin des mesures «localisées». «Plus aucune région n’est épargnée», a assuré le chef de l’État, insistant sur la puissance du variant anglais. En conséquence, la limitation des déplacements en journée, qui concernait depuis le 18 mars 19 départements en zone rouge, va être étendue à l’ensemble du territoire métropolitain. À partir de samedi soir, et pour quatre semaines, il ne sera plus possible de se déplacer dans un périmètre de plus de 10 km, sauf motif impérieux, a annoncé le chef de l’État.

L’attestation ne sera pas nécessaire pour ces déplacements dans un périmètre de 10 km en journée. Pendant les horaires du couvre-feu, de 19h à 6h, ou pour des déplacements dépassant les 10 kilomètres, une attestation sera en revanche exigée.

● Une tolérance pour se déplacer pendant le week-end de Pâques

Les Français pourront choisir leur lieu de confinement. Qu’il s’agisse d’un changement de région ou d’un retour en France depuis un pays étranger, une tolérance sera de mise pour les déplacements qui se feront durant ce week-end de Pâques. Les «contrôles et sanctions» seront en revanche «renforcés sur la voie publique pour limiter les rassemblements» et pour «encadrer la consommation d’alcool».

● Les écoles fermées pendant trois semaines, les vacances de printemps unifiées

C’est le retour des cours à distance. Un an après une fermeture inédite des écoles, les établissements scolaires n’accueilleront plus d’élèves la semaine prochaine. Jusqu’au samedi 10 avril, les cours pour les élèves de primaire, collèges et lycées se feront en «distanciel». Les vacances de printemps débuteront ensuite le 12 avril pour une durée de deux semaines pour toutes les zones. Enfin, à partir du 26 avril et pour une semaine, les cours reprendront en «présentiel» à l’école primaire et en maternelle, et à distance dans pour les collégiens et les lycéens. Le 3 mai marquera la réouverture générale des établissements scolaires avec des jauges adaptées.

De leur côté, les étudiants pourront continuer à se rendre à l’université pour une journée par semaine.

● Tous les dispositifs maintenus pour les parents qui doivent garder leurs enfants

En conséquence de la fermeture des crèches, écoles, collèges et lycées pendant trois semaines, le chef de l’État a rappelé que les parents concernés qui doivent garder leurs enfants et ne peuvent pas télétravailler «auront droit au chômage partiel». Pour les salariés, commerçants, indépendants, entrepreneurs et entreprises, «tous les dispositifs seront prolongés».

● La vaccination étendue aux plus de 50 ans le 15 mai

«Vacciner, vacciner, vacciner sans répit.» Une fois encore, Emmanuel Macron souhaite accélérer sur la vaccination en fixant de nouveaux objectifs : les personnes de plus 60 ans pourront se faire vacciner le 16 avril, celles de plus de 50 ans y auront accès au 15 mai. Enfin, tous les Français qui souhaitent se faire vacciner pourront le faire dès la mi-juin. Une «stratégie spécifique» sera aussi adoptée pour «toutes les professions les plus exposées», comme les enseignants et les forces de l’ordre.

● Des renforts supplémentaires en réanimation

Emmanuel Macron a salué «l’action remarquable de nos soignants, en particulier des équipes de réanimation et de soins critiques», et annoncé qu’ils «sont et seront appuyés dans les prochains jours par des renforts supplémentaires». Le nombre de lits en réanimation, qui a déjà été porté à 7000, devrait atteindre un peu plus de 10.000, a-t-il ajouté.

● Tous les commerces non essentiels fermés en France

Conséquence de l’élargissement à tout l’Hexagone des mesures de restriction imposées dans 19 départements, tous «les commerces seront fermés dans tout le territoire métropolitain selon la liste déjà définie», a précisé Emmanuel Macron. Seuls resteront ouverts les commerces considérés comme essentiels.

● Le télétravail doit être «systématisé»

Concernant le télétravail, qui «est sans doute la mesure la plus efficace» selon le chef de l’État, il sera «systématisé». «J’appelle tous les travailleurs et employeurs à y avoir recours à chaque fois qu’ils le peuvent», a déclaré Emmanuel Macron.

● Culture, bars, restaurants… Une réouverture progressive à partir de la «mi-mai»

Lieux de culture et de sport, bars, restaurants, cafés, commerces… Grâce aux «efforts d’avril» et au «déploiement de la vaccination», Emmanuel Macron souhaite «rouvrir progressivement le pays» à partir de la «mi-mai». «Nous allons bâtir, entre la mi-mai et le début de l’été, un calendrier de réouverture progressive», assorti de «règles strictes», promet-il, afin de «retrouver progressivement une vie normale».

● Des «erreurs» commises mais «nous avons bien fait» de ne pas reconfiner

Le chef de l’État a admis avoir commis «des erreurs» dans sa gestion de la crise sanitaire. Mais sur la stratégie de ne pas reconfiner au mois de janvier, contrairement à plusieurs pays européens, Emmanuel Macron considère qu’il a «bien fait». «Nous avons permis à des centaines de milliers de travailleurs de garder la tête hors de l’eau sans jamais perdre le contrôle de l’épidémie», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que «croire en la responsabilité des Français» n’est «jamais un pari».

Par Le Figaro par Loris Boichot, Jim Jarrassé, Dinah Cohen et Coline Vazquez

Covid-19 : face à une troisième vague en Europe, le Maroc se calfeutre

mars 31, 2021
Un avion de la Royal Air Maroc (RAM).

Ces dernières semaines, le royaume a pris la décision de suspendre les liaisons aériennes avec une quarantaine de pays. La France et l’Espagne sont les derniers en date.

Le royaume a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les liaisons aériennes avec 39 pays, dont certains sont de gros pourvoyeurs de touristes pour le Maroc, pour freiner la propagation du Covid-19, dont le nombre de cas a fortement progressé en Europe depuis début mars. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) précise que cette suspension concernent les vols de passagers, les « vols spéciaux de passagers » étant eux soumis à des contrôles renforcés.

Ces « vols spéciaux » sont des vols non-réguliers organisés pour une circonstance particulière, comme un rapatriement d’urgence. Les conditions d’accès à ces vols spéciaux demeurent néanmoins floues à l’heure qu’il est.

LA FRANCE, AVEC 1,9 MILLION DE TOURISTES QUI SE RENDENT CHAQUE ANNÉE AU MAROC, EST DE LOIN LE PREMIER PAYS DE DÉPART VERS LE ROYAUME

Depuis le 30 mars les liaisons régulières avec la France et l’Espagne en particulier sont suspendues, toutes compagnies aériennes confondues. Selon les chiffres du ministère marocain du Tourisme, la France, avec 1,9 million de touristes qui se rendent chaque année au Maroc, est de loin le premier pays de départ vers le royaume. L’Espagne arrive en deuxième position avec près de 815 000 touristes par an. Sans compter que les deux Etats européens comptent une forte communauté marocaine binationale.

Baisse des recettes

Autant dire que le cru 2021 s’annonce particulièrement médiocre pour le tourisme marocain, un secteur déjà touché de plein fouet par la crise sanitaire mondiale depuis janvier 2020. En constante hausse depuis 2012, le nombre de visiteurs étrangers du Maroc avait atteint la barre des 13 000 000 en 2019, selon les chiffres du ministère marocain du Tourisme. Sur l’année 2020, le secteur touristique marocain a été confronté à une baisse des recettes en devises de l’ordre de 60 %.

Parmi les autres pays européens concernés par les mesures marocaines, la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas ou encore l’Allemagne. Du côté africain, les liaisons avec l’Algérie, l’Egypte, l’Afrique du Sud, la République démocratique du Congo (RDC) ou encore la Guinée-Conakry, ont elles aussi été suspendues jusqu’à nouvel ordre.

SUR LE FRONT DE LA VACCINATION, LE MAROC SE CLASSE PARMI LES BON ÉLÈVES MONDIAUX, AVEC PLUS DE 8 % DES MAROCAINS QUI ONT REÇU LEURS DEUX DOSES DE VACCIN À CE JOUR

Sur le front de la vaccination, le Maroc se classe parmi les bon élèves mondiaux, avec plus de 8 % des Marocains qui ont reçu leurs deux doses de vaccin à ce jour. Sur le continent africain, le royaume est même le plus performant dans le domaine. L’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la France, tous concernés par la suspension des liaisons aériennes avec le Maroc, se classent derrière le royaume en termes de vaccination de leur population.

Avec Jeune Afrique