Posts Tagged ‘François Hollande’

France/Nicolas Sarkozy condamné: François Hollande «n’accepte pas les attaques répétées contre la justice»

mars 6, 2021

L’ancien président a défendu l’action du Parquet national financier (PNF), cible des critiques des soutiens de Nicolas Sarkozy.

François Hollande n’a pas apprécié les attaques du clan Sarkozy contre le Parquet National Financier, qu’il a lui même créé. Samedi 6 avril, dans un entretien au Parisien, il a déclaré ne pas accepter «les attaques répétées contre la justice» après la condamnation à de la prison ferme de Nicolas Sarkozy, même s’il «mesure ce que représente» cette décision pour son prédécesseur à l’Élysée.

«Je mesure ce que représente pour Nicolas Sarkozy cette condamnation à la fois sur le plan humain et sur le plan politique. C’est aussi une question d’honneur compte tenu des fonctions qu’il a exercées», affirme l’ancien chef de l’État. «En revanche ce que je n’accepte pas, ce sont les attaques répétées contre la justice et son indépendance, avec des magistrats qui sont nommément pointés du doigt», ajoute François Hollande, déplorant que le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti n’ait pas défendu «immédiatement l’institution judiciaire».

Alors que la droite a concentré ses attaques sur le Parquet national financier (PNF), qu’elle accuse d’avoir joué un rôle politique dans le procès, l’ancien dirigeant socialiste rappelle que le jugement a été rendu «par un tribunal indépendant après une enquête menée par le PNF, puis une instruction confiée à d’autres magistrats».

«Enfin les magistrats du PNF n’ont pas été choisis par moi, pas plus que par mon successeur. Ils l’ont été sur proposition du Garde des Sceaux après avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature», insiste François Hollande, qui a créé le PNF en 2013 après l’affaire Cahuzac.

«Prétendre que le PNF agirait à des fins partisanes, c’est porter atteinte à l’impartialité de 18 magistrats qui travaillent en toute indépendance pour l’intérêt général», poursuit l’ex-chef de l’État. «À ceux qui comme Mme Le Pen ou M. Mélenchon se plaignent qu’il y aurait un gouvernement des juges, je dis que le temps où les politiques étaient intouchables est révolu», ajoute-t-il encore.

À propos du «soutien personnel» apporté par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin à Nicolas Sarkozy, François Hollande considère qu’«en ces circonstances», cela «ne (le) heurte pas».

Il estime par ailleurs que la «meilleure façon de combattre» le Rassemblement national, «ce n’est pas de se présenter juste comme une solution contre l’extrême droite, mais comme une solution pour le pays». Et juge à propos de la gauche que «ce n’est pas la division qui est la plus inquiétante» mais «le fait qu’il n’y ait pas une ligne politique qui puisse s’affirmer et être capable de rassembler» en vue de 2022.

Par Le Figaro avec AFP

France: Hollande propose «Socialistes» comme nouveau nom du PS

novembre 25, 2020

L’ex-président de la République s’est invité dans le débat sur un potentiel changement de nom du PS, lancé mardi par le premier secrétaire du parti, Olivier Faure.

François Hollande a suggéré au Parti socialiste (PS), qui songe à changer de nom, de prendre celui de «Socialistes» en marge d’un déplacement dans un collège et un lycée de Courbevoie (Hauts-de-Seine) mercredi 25 novembre.

Il a lancé cette idée alors qu’il s’entretenait avec des élèves, auxquels il était venu parler de laïcité. La veille, lors d’un conseil national du PS, son premier secrétaire Olivier Faure avait indiqué que son parti pourrait, «pourquoi pas», changer de nom. «Réinventons le mouvement socialiste pour en continuer l’histoire», avait-il dit. «Notre feuille de route doit être celle d’un big bang».

Michel Sapin, proche de Hollande, sous la présidence duquel il a géré plusieurs portefeuilles de ministre, a lui aussi affirmé mercredi qu’il n’était «pas attaché à un nom» mais à «l’affirmation» des socialistes.

Par Le Figaro avec AFP

France : Hollande entendu dans une enquête sur la nomination de Delphine Ernotte

octobre 6, 2019

 

L’ancien chef de l’État a été entendue sur la nomination de la présidente de France télévisions.

François Hollande a été entendu au printemps dans le cadre d’une enquête sur la nomination de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions en avril 2015, a indiqué dimanche l’entourage de l’ancien président de la République.

«Je vous confirme que le Président a bien été entendu» par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a-t-on déclaré, confirmant une information du Journal du Dimanche. «Il n’y était pas obligé mais tenait à le faire pour rappeler qu’il n’y avait eu aucune intervention de l’Élysée», a-t-on ajouté.

Cette enquête avait été ouverte à la suite de plaintes de la CFDT-Medias et de la CGC-Audiovisuel, qui soupçonnent notamment le président du CSA, Olivier Schrameck, d’avoir fait pression sur d’autres membres de l’instance pour écarter certaines candidatures au profit de Delphine Ernotte.

Ces syndicats avaient déposé une première plainte qui avait été classée sans suite en juillet 2015 par le parquet de Paris. Ils avaient alors décidé de déposer une plainte avec constitution de partie civile, afin d’obtenir la désignation d’un juge d’instruction pour mener les investigations.

S’appuyant sur plusieurs sources proches de l’enquête, Le JDD affirme que l’ex-chef de l’Etat aurait indiqué lors de son audition que Mme Ernotte «avait sa préférence, mais qu’il n’avait exercé aucune pression en sa faveur». Selon Le JDD, après «plusieurs dizaines d’auditions de professionnels de l’audiovisuel» et de tous les membres du CSA, la juge d’instruction a notifié la fin des investigations, et doit désormais rendre sa décision dans ce dossier.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Mort de Jacques Chirac : Giscard d’Estaing, Sarkozy et Hollande réunis lundi

septembre 28, 2019

 

Un service solennel sera rendu en l’église Saint-Sulpice à Paris à midi.

Les anciens présidents de la République Valéry Giscard d’Estaing, François Hollande et Nicolas Sarkozy assisteront lundi 30 septembre au service solennel en l’église Saint-Sulpice à Paris à l’intention de Jacques Chirac. C’est ce qu’a annoncé l’Elysée samedi 28 septembre.

L’office doit débuter à midi, il sera présidé par Mgr Michel Aupetit, Archevêque de Paris.

Le chef de l’Etat Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron seront présents, ainsi qu’une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement étrangers. Sont attendus Vladimir Poutine, mais aussi les présidents italien Sergio Mattarella et congolais Denis Sassou Nguesso, les premiers ministres libanais Saad Hariri, et hongrois Viktor Orban et le président allemand Frank-Walter Steinmeier, celui de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ainsi que le premier ministre belge Charles Michel. Certains resteront au déjeuner prévu ensuite à l’Elysée.

Le gouvernement et des ambassadeurs seront également réunis, ainsi que les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Parmi les responsables politiques français, Marine Le Pen a confirmé sur BFMTV qu’elle assisterait à la cérémonie : « Je suis la présidente du premier parti de France et il est parfaitement naturel que je me rende aux obsèques de l’ancien président de la République », a-t-elle indiqué.

Emmanuel Macron ne prononcera pas de discours lors de ce service, donné dans l’église du VIe arrondissement en raison des travaux liés à l’incendie de Notre-Dame.

Par Le Figaro.fr

François Hollande et Julie Gayet, en amoureux pour le concert d’Alain Souchon

juillet 20, 2018

 

Un couple souriant et heureux

Ils partagent ensemble une vie douce et simple. Depuis la fin du mandat de François Hollande comme président de la République française, l’homme politique est enfin libre de profiter de la vie en compagnie de sa compagne, Julie Gayet. Aperçus au restaurant ou en week-end, le couple semble passer du bon temps ensemble loin de la pression des ors de l’Elysée. Ce 19 juillet, Francois Hollande, Julie Gayet étaient à Vence au Festival Nuits du Sud pour le concert d’Alain Souchon. Avant le spectacle, ils ont rencontré en toute simplicité le directeur du festival.

Après un mandat controversé, François Hollande a publié un livre, Les leçons du pouvoir, sur les dessous de ces années à la tête de l’état. Le livre, un véritable succès de librairies, a été plusieurs réimprimé par son éditeur et les séances de dédicaces que François Hollande fait dans toute la France attirent les foules.

Gala.fr par Lucile Bellan

France/François Hollande en deuil, l’ancien président vient de perdre un être cher: Son frère est mort

mai 18, 2017

François Hollande en deuil, l'ancien président vient de perdre un être cher

Triste nouvelle pour François Hollande. L’ancien président vient de perdre son grand frère. Il avait 64 ans.

 

Le mois de mai 2017 est doulou­reux pour l’ancien président François Hollande. Triste de quit­ter l’Elysée, il démarre une nouvelle vie : une autre vie avec sa compagne Julie Gayet, une vie dans laquelle il a hâte de se proje­ter, auprès des siens, dans la maison en Corrèze où il espère bien réunir ses enfants et des amis. Mais alors que l’ancien président prépare l’après Elysée, le voilà confornté à une vie triste nouvelle.

son frère aîné est décédé dans la nuit de mercredi 17 à jeudi 18 mai, comme le rapportent nos confrères de Nice Matin. Malade, il était hospi­ta­lisé. Admis il y a quelques jours au centre hospi­ta­lier d’Antibes Juan-les-Pins, Philippe Hollande « se trou­vait dans un état préoc­cu­pant », ajoute le quoti­dien régio­nal sur son site. Il avait 64 ans et vivait à Cannes, dans la même rési­dence que Georges Hollande, le père de François Hollande, qui est lui âgé de 94 ans. François Hollande s’était discrè­te­ment rendu au chevet de son frère mardi soir, deux jours seule­ment après la passa­tion de pouvoir le 14 mai avec Emma­nuel Macron. François Hollande a perdu sa maman, il y a quelques années.

Discret, éloi­gné de la vie poli­tique, il menait une carrière de jazz­man expé­ri­men­tal. François Hollande a lui-même contacté Nice-Matin, ce jeudi , pour confir­mer la triste triste nouvelle. « Mon frère était malade depuis plusieurs mois. Dès lundi, il a été hospi­ta­lisé dans la nuit à Antibes, à la suite d’un cancer qui s’est géné­ra­lisé. J’y suis venu pendant 48 heures. Et il est décédé dans la nuit [de mercredi à jeudi]. » Les obsèques se dérou­le­ront sur la Côte d’Azur.

Gala.fr par Élodie MandelÉlodie Mandel

France: François Hollande a quitté l’Élysée

mai 14, 2017

Paris – Le président socialiste sortant François Hollande a quitté l’Elysée, sous les applaudissements du personnel et de la foule massée devant le palais, à l’issue de la passation de pouvoir avec Emmanuel Macron, 39 ans.

Le nouveau chef de l’État, le plus jeune jamais élu en France, l’a raccompagné sur le tapis rouge jusqu’à sa voiture, au terme d’un entretien de plus d’une heure avec lui.

Après une longue poignée de mains, il s’est brièvement joint aux applaudissements du personnel de l’Élysée. « Bon courage », a glissé M. Hollande à son ex-conseiller et ex-ministre de l’Économie, avant de quitter l’Élysée, sous le soleil.

M. Hollande qui présidait la France depuis 2012, s’est ensuite rendu au siège du Parti socialiste, parcourant à pied les derniers mètres jusqu’à l’entrée du bâtiment, entre deux haies de militants et sympathisants, qui l’ont chaleureusement applaudi.

« Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j’ai trouvé », a déclaré l’ancien président, qui souligne dans un tweet avoir exercé pendant 5 ans « dans des épreuves terribles ».

François Hollande a remis les clés de l’Élysée, mais contrairement à son prédécesseur Nicolas Sarkozy, s’est bien gardé d’annoncer son retrait de la scène politique. « Il ne faut jamais dire jamais dans la vie », a-t-il dit ces derniers jours.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2017 12h31)                                            

Hollande à Berlin pour ses adieux présidentiels à Merkel

mai 8, 2017

François Hollande et Angela Merkel à Metz le 7 avril 2016 / © POOL/AFP/Archives / FREDERICK FLORIN

La boucle est bouclée : François Hollande qui avait consacré sa première visite à l’étranger à Angela Merkel au soir même de son investiture, le 15 mai 2012, est attendu lundi à Berlin pour un dîner privé avec la chancelière, son ultime déplacement présidentiel hors du territoire national.

La semaine prochaine, ce sera au tour de son successeur, Emmanuel Macron, de consacrer, tout comme lui, sa première visite à un dirigeant étranger à la chancelière allemande.

Ravie de la victoire de ce pro-européen convaincu, elle s’est empressée de l’appeler dimanche soir pour le « féliciter chaleureusement » avant de souligner lundi qu’il portait les espoirs « de millions » de Français, d’Allemands et d’Européens.

Mais en attendant, Angela Merkel s’apprête donc à recevoir une dernière fois le président sortant après leurs innombrables rencontres des sommets européens, du G7 ou du G20, dans les heures sombres des attentats jihadistes de 2015 où lors d’une interminable nuit de négociations sur l’Ukraine à Minsk.

Les deux dirigeants s’entretiendront à la chancellerie avant un dîner en tête-à-tête dans un restaurant de la capitale allemande, accompagnés de leurs seuls interprètes.

Leur première rencontre, au soir du 15 mai 2012, est restée dans toutes les mémoires quand l’avion présidentiel, frappé par la foudre peu après son décollage de la base aérienne de Vélizy-Villacoublay, dans le sud de Paris, avait fait promptement demi-tour.

D’aucuns avaient voulu y voir un signe. Mais François Hollande avait redécollé peu après pour la capitale allemande où il était arrivé sous une pluie battante qui devait devenir l’un des marqueurs de ce début de quinquennat.

Puis il y avait eu ce nouvel accroc : à deux reprises, Angela Merkel l’avait rattrapé par le bras quand il avait marqué des hésitations sur le tapis rouge de la chancellerie.

Depuis leur relation a pris une toute autre dimension avec un tournant : les commémorations du 70e anniversaire du Débarquement des troupes alliées, le 6 juin 2014.

En marge de ces cérémonies sur les plages de Normandie, François Hollande et Angela Merkel avaient provoqué la première rencontre entre les présidents russe et ukrainien, Vladimir Poutine et Petro Porochenko, depuis l’annexion de la Crimée par la Russie, amorçant une détente entre les belligérants.

Un avant et un après

« Il y a eu un avant et un après », remarque l’entourage du président qui se souvient aussi de l’interminable nuit de négociations qui avait réuni ce même quatuor à Minsk en février 2015.

« Ce travail en commun sur un sujet qui n’était ni bilatéral ni lié à l’Union européenne a modifié le climat de leurs rencontres et leur degré de complicité, ce qui s’est exprimé ensuite lors de la crise grecque puis de la crise des migrants », explique-t-on de même source.

D’autres images ont marqué ce couple franco-allemand comme celle de la chancelière posant son front sur la tête du président français dans un geste d’affection qui s’adressait, au-delà de lui, à la France toute entière après l’attentat contre Charlie Hebdo.

Il y eut aussi le survol à bord du même hélicoptère du site des Alpes françaises où s’était crashé un Airbus de la compagnie Germanwings précipité au sol par son copilote avec ses 150 occupants.

Ainsi, toujours selon l’entourage de François Hollande, « les différences économiques, à savoir le déficit budgétaire structurel français et les excédents allemands, ont toujours été surmontées politiquement ».

La semaine prochaine, ce sera au tour d’Emmanuel Macron de fouler pour la première fois le tapis rouge de la chancellerie.

Le vainqueur de la présidentielle avait été reçu en pleine campagne par Angela Merkel, à la mi-mars, expliquant avoir « beaucoup de convergences » avec elle et l’assurant de son fort attachement au « couple franco-allemand ».

« Emmanuel Macron a mené une campagne pro-européenne courageuse, il défend l’ouverture sur le monde et est résolument pour l’économie sociale de marché », s’est-elle encore félicitée lundi, saluant une nouvelle fois sa « magnifique victoire ».

Romandie.com(©AFP / 08 mai 2017 16h18)                

Maroc : dernière rencontre entre Mohammed VI et François Hollande

mai 2, 2017

Le président français François Hollande accueillie le roi du Maroc Mohammed VI au palais de l’Élysée, à Paris, le 2 mai 2017. © Michel Euler/AP/SIPA

Le roi du Maroc Mohammed VI a rencontré le président français François Hollande à l’Élysée ce mardi 2 mai. Les deux hommes étaient entourés de nombreuses personnalités connues pour leurs initiatives en faveur d’un raffermissement des liens entre les deux pays sur les plans culturel et médiatique.

François Hollande a reçu mardi à l’Élysée le roi du Maroc Mohammed VI pour une visite privée à dimension politique et culturelle, a-t-on appris auprès de la présidence. Mohammed VI avait été, le 24 mai 2012, le premier chef d’État accueilli à l’Élysée par le président Hollande après son élection et pourrait être le dernier avant la fin de son mandat, à la mi-mai.

À l’issue d’un tête-à-tête d’une vingtaine de minutes, le président français et le roi du Maroc ont partagé un déjeuner en compagnie des écrivains Leïla Slimani et Tahar Ben Jelloun, de l’islamologue Rachid Benzine, du comédien Jamel Debbouze et du judoka Teddy Riner.

Jamel Debbouze et Mohammed VI, une proximité affichée

En juin 2015, un cliché du monarque, attablé à une terrasse parisienne en compagnie de Jamel Debbouze et de l’artiste Michel Polnareff, avait fait le tour de la Toile. Sur la table, posés devant le roi, trônaient quelques livres. Aux couvertures, on pouvait deviner qu’il s’agissait d’ouvrages de Rachid Benzine : La République, l’Église et l’Islam et Les nouveaux penseurs de l’Islam. L’islamologue et l’humoriste sont tous deux originaires de la même ville : Trappes. Debbouze n’a jamais caché sa proximité avec le roi du Maroc. En 2001 déjà, on le trouvait assis aux côtés de Mohammed VI au Festival international du film de Marrakech. Depuis on les dit même amis. Quant à Benzine, il avait rencontré Mohammed VI alors que celui-ci était encore prince héritier, en France, en 1999.

Autour de la table également: les ministres des Affaires étrangères français et marocain Jean-Marc Ayrault et Nasser Bourita, les ministres françaises de la Culture et de l’Environnement, Audrey Azoulay et Ségolène Royal, le président de l’Institut du Monde arabe Jack Lang et celui de la Fondation nationale des musées marocains Mehdi Qotbi. Azoulay est la fille de André Azoulay, conseiller de Mohammed VI après avoir été celui de son père, Hassan II. Jack Lang et Mehdi Qotbi sont quant à eux deux amis de longue date. Lang est un « habitué » du Maroc, où il voyage souvent et Qotbi, lui, ne cache plus ni sa proximité avec Mohammed VI, ni son rôle diffus et informel de lobbyiste, à l’aise dans le monde de la culture et fort d’un important réseau.

Jihadisme et réchauffement climatique au menu des discussions

Ce déjeuner répondait à celui organisé lors d’une visite du président français à Tanger, en septembre 2015.Toujours selon l’Élysée, François Hollande et Mohammed VI ont évoqué, entre autres questions, la lutte contre le jihadisme et le réchauffement climatique, le Maroc ayant organisé en novembre 2016 la COP22 dans la continuité de l’Accord de Paris conclu un an plus tôt. A l’ordre du jour de cette rencontre devait également figurer le retour du Maroc au sein de l’Union africaine en début d’année, ainsi que sa volonté d’adhérer à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Le Maroc a mené ces derniers mois une vaste offensive diplomatique en Afrique, marquée par des visites de Mohammed VI dans plusieurs pays du continent et la signature de nombreux accords et conventions. François Hollande devait également remercier le roi pour la contribution de 1,5 million d’euros apportée par son pays à un fonds pour la sauvegarde du patrimoine culturel de l’humanité menacé notamment par le terrorisme et les guerres au Proche-Orient.

Jeuneafrique.com

France/présidentielle: Hollande appelle à voter Macron pour contrer Le Pen

avril 29, 2017

Bruxelles – Le président François Hollande a envoyé samedi depuis Bruxelles un message très clair aux Français: contre le « risque majeur » de voir Marine Le Pen accéder à l’Elysée, il a appelé tous les électeurs républicains à « prendre un bulletin Macron au 2ème tour de la présidentielle » le 7 mai.

« Ca ne devrait pas être un sujet de discussion pour les forces républicaines: on prend le bulletin Macron et on considère que c’est le bulletin qui empêche l’extrême droite » d’arriver au pouvoir, a affirmé M. Hollande à huit jours du second tour de scrutin.

Lors d’une conférence de presse à l’issue du dernier sommet européen de son quinquennat, M. Hollande a accusé le parti de Mme Le Pen, le Front national (FN, extrême droite), de « masquer » son projet de sortir de la zone euro et de l’Union européenne.

Marine le Pen a scellé une alliance avec le chef du parti souverainiste Debout La France (DLF) Nicolas Dupont-Aignan et elle a présenté avec lui samedi un accord semblant ajourner son intention de faire sortir la France de la zone euro.

« Leur volonté », c’est bien « la sortie de la France de la zone euro et de l’UE », a réagi le chef de l’Etat français, mais « en même temps qu’ils continuent de préparer ce projet dangereux, ils le camouflent, ils le cachent, ils le gomment parce qu’ils savent bien que les Français ne veulent pas que leur pays sorte de l’Union européenne et se prive de l’euro et de la monnaie unique », a-t-il expliqué.

Tous deux « cachent leur projet » parce qu' »il fait peur », a insisté M. Hollande, mais « si la candidate de l’extrême droite devait être élue le 7 mai, tout ce qu’elle propose » mettrait automatiquement « la France en dehors de la zone euro et de l’UE ».

Il a parallèlement apporté un soutien très appuyé à Emmanuel Macron sur la scène européenne, estimant que son ancien ministre de l’Economie serait « un bon partenaire pour l’Allemagne « parce qu’il défendra les intérêts de son pays la France mais qu’il a aussi la conviction que l’Europe est au service de nos intérêts communs ».

« Il est suffisamment conscient des règles européennes. Il a été avec moi dans la plupart des conseils européens comme conseiller, puis ensuite il y a été associé comme ministre », a témoigné le président sortant.

Il s’est dit certain que son ex-protégé, qui s’est émancipé sans ménagement de sa tutelle pour briguer l’Élysée, « aurait à coeur de poursuivre avec sa méthode les propositions et la politique menée pour faire avancer l’Europe en étroite liaison avec l’Allemagne ».

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2017 18h24)