Posts Tagged ‘François Legault’

Canada-Québec: Legault demande à Trudeau «d’en faire plus» aux frontières

avril 22, 2021

Justin Trudeau doit mieux contrôler l’arrivée des voyageurs au pays pour éviter que les variants indiens et brésiliens ne multiplient le nombre de cas de COVID-19. C’est ce que lui demandent François Legault et les premiers ministres de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique dans une lettre qu’ils comptent lui envoyer jeudi.

La détection d’un premier cas du variant indien en Mauricie préoccupe le premier ministre québécois.

© Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne La détection d’un premier cas du variant indien en Mauricie préoccupe le premier ministre québécois.

« On est en train de préparer une lettre, peut-être même qu’elle est déjà envoyée avec quelques premiers ministres, entre autres, de l’Alberta, Colombie-Britannique, l’Ontario, une lettre à M. Trudeau pour dire il faut en faire plus sur les vols internationaux, sur les entrées terrestres et entre nous aussi, on s’est entendus pour tout faire pour réduire les “voyagements” entre les provinces », a-t-il affirmé en point de presse.

Il a rappelé aux Québécois d’éviter de se déplacer en Colombie-Britannique, où quelques dizaines de cas du variant indien ont été identifiés, et en Ontario où le nombre de cas de COVID-19 a récemment explosé.

Bien que la situation au Québec soit plus encourageante qu’il y a quelques semaines, le premier ministre québécois demeure « extrêmement prudent ». La détection d’un premier cas du nouveau variant indien en Mauricie mercredi l’inquiète. « Évidemment, l’inquiétude qu’on a toujours c’est de savoir est-ce que nos vaccins sont efficaces contre ce variant, a-t-il dit. Ce qui me réjouit, c’est de savoir qu’on l’a détecté, donc ça veut dire qu’on fait bien le travail de détection. »

Or, des voyageurs ont trouvé une façon de « contourner la quarantaine » et préfèrent payer une amende, a déploré M. Legault. Les voyages internationaux soulèvent également d’autres questions. « Sur un vol de New Delhi à Montréal ou à Toronto, est-ce qu’il y a des passagers qui peuvent être contaminés, être testés négatifs à l’arrivée, mais ensuite développer le virus ? », a-t-il demandé.

« Il y a aussi, on me dit, des faux certificats de tests négatifs, donc il y aurait des passagers qui sont embarqués avec des faux tests et qui étaient contaminés », a ajouté celui qui préside le Conseil de la fédération.

Il espère que son homologue fédéral va acquiescer à sa demande. « Je pense qu’il y a déjà beaucoup qui a été fait par M. Trudeau, mais avec le variant indien et le variant brésilien, il faut être encore plus prudent », a-t-il souligné.

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 détectés en Inde a atteint le chiffre record de 315 000 en une seule journée jeudi, selon le quotidien britannique The Guardian. Le pays compte près de 1,4 milliard d’habitants. L’Australie a décidé de limiter le nombre de vols en provenance de ce pays pour tenter de contrôler le risque de transmission du virus.

Avec Le Devoir par  Mylène Crête 

Canada: Justin Trudeau et François Legault de passage à Trois-Rivières

mars 22, 2021

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau et le premier ministre du Québec François Legault seront à Trois-Rivières, lundi, pour une annonce sur l’accès à Internet haute vitesse.

Le premier ministre du Québec François Legault et le premier ministre du Canada Justin Trudeau la semaine dernière, lors d'une annonce à Saint-Jérôme.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Le premier ministre du Québec François Legault et le premier ministre du Canada Justin Trudeau la semaine dernière, lors d’une annonce à Saint-Jérôme.

Les deux premiers ministres feront un point de presse à l’hôtel Delta de Trois-Rivières à 14h. Il y sera question d’une entente entre le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial pour financer l’accès à Internet haute vitesse au Québec.

Le ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie François-Philippe Champagne, qui est aussi député de Saint-Maurice—Champlain, ainsi que le député provincial d’Orford et adjoint parlementaire du premier ministre du Québec, Gilles Bélanger, seront aussi du point de presse.

Il y a quelques semaines, le gouvernement provincial de François Legault s’était engagé à brancher tous les Québécois à Internet haute vitesse d’ici septembre 2022.

Environ 250 000 Québécois n’ont toujours pas accès à Internet haute vitesse.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada-Québec: La pression monte pour que Legault exempte les personnes itinérantes du couvre-feu

janvier 25, 2021

QUÉBEC — Le couvre-feu du gouvernement Legault représente une menace directe à la santé et à la sécurité des personnes en situation d’itinérance, ont martelé plusieurs groupes et élus, lundi.

© Fournis par La Presse Canadienne

Des représentants des trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale se sont joints en conférence de presse virtuelle à un regroupement d’organismes communautaires pour exiger l’exemption des itinérants.

Ce débat fait rage depuis plusieurs jours au Québec, le premier ministre François Legault refusant catégoriquement d’exempter les personnes itinérantes de sa mesure sanitaire.

Il a justifié son refus le 20 janvier dernier en déclarant que selon lui, s’il y a exemption, n’importe qui pourra s’improviser itinérant afin de ne pas recevoir de contravention. 

M. Legault a par la suite essuyé de vives critiques, dont celles du gouvernement fédéral de Justin Trudeau, qui l’a appelé à faire preuve de plus de flexibilité et d’humanité.

Le Québec est la seule province à avoir imposé un couvre-feu pour contrôler la pandémie.

Une pétition lancée par le Parti québécois (PQ) demandant que les sans-abri soient exemptés du couvre-feu a récolté jusqu’à maintenant plus de 20 000 signatures.  

Lundi, le Regroupement pour l’aide aux itinérants et itinérantes de Québec (RAIIQ) a rappelé que les itinérants ont peur de se faire intercepter par la police. 

Lorsqu’ils se cachent, cela les expose davantage à un risque de surdoses, à la violence et à la judiciarisation, a renchéri le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).

Rappelons qu’un homme innu, Raphaël André, est mort dans une toilette chimique à Montréal, le 17 janvier dernier.

Par ailleurs, le gouvernement va à l’encontre de son propre objectif d’éliminer les rassemblements lorsqu’il tente d’entasser les itinérants dans des refuges, a ajouté le porte-parole du PQ en santé, Joël Arseneau,

«Le couvre-feu, c’est pour contenir la propagation de la pandémie. Est-ce que cette mesure-là appliquée aux personnes en situation d’itinérance contribue à l’objectif? La réponse, clairement, c’est non», a-t-il dit. 

Par Caroline Plante, La Presse Canadienne

Canada-Québec: « J’ai besoin de chacun d’entre vous », dit Legault

janvier 9, 2021

À quelques heures de l’entrée en vigueur du couvre-feu annoncé mercredi par Québec, le premier ministre François Legault s’adresse « à l’ensemble de la nation québécoise » pour expliquer les raisons de sa décision et « l’implorer de faire ce dernier effort ».

François Legault demande la coopération de tous les Québécois au cours du mois à venir pour éviter tous rassemblements.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada François Legault demande la coopération de tous les Québécois au cours du mois à venir pour éviter tous rassemblements.

Pour tenter d’endiguer la propagation de la COVID-19, le gouvernement a fait savoir qu’à partir de ce soir, et ce, jusqu’au 8 février inclus, il sera interdit à tous les citoyens du Québec, sauf exception, de circuler dans les rues ou de se trouver à l’extérieur des limites de leur propriété entre 20 h et 5 h.

Dans un message publié samedi matin sur son compte Facebook, François Legault insiste : cette demande vise à protéger les Québécois, ce qu’il juge comme son premier devoir.

Le premier ministre rappelle que des dizaines de personnes meurent tous les jours de la maladie et que les hospitalisations ne cessent d’augmenter, entraînant le report d’examens, de traitements et d’opérations importantes dans les centres hospitaliers.

Il demande cependant aux citoyens de ne pas se décourager, puisque les opérations de vaccination vont de l’avant, même si leur effet ne se fera pas sentir avant plusieurs semaines.

«Notre bataille s’achève et, comme dans un long marathon, ce sont les derniers kilomètres qui sont les plus durs. Je vous implore de faire ce dernier effort», demande-t-il encore.

Des amendes et des exceptions

Même si aucun barrage routier ne sera installé, la police pourra intercepter à sa discrétion quiconque se trouvera à l’extérieur pendant les heures du couvre-feu.

Et on doit s’attendre à ce qu’ils le fassent, si l’on se fie aux propos de Robert Pigeon, président de l’Association des directeurs de police du Québec, tenus sur les ondes de RDI.

Également en entrevue à RDI Matin, le directeur général de l’Association, Didier Deramond, surenchérit.

«Sur les routes du Québec, vous allez voir des policiers en quantité suffisante. On va s’assurer d’avoir une présence très visible sur la route dès 20 h, et même, dans certains quartiers, avec l’utilisation des gyrophares», mentionne-t-il.

M. Deramond avertit que les fautifs ne doivent pas s’attendre à recevoir un simple avertissement, même dans les premiers jours du couvre-feu. «Les policiers vont utiliser leur jugement et leur discernement, mais je pense que la sensibilisation, c’est fini», lance-t-il.

Les contrevenants s’exposent à des amendes allant de 1000 $ à 6000 $, plus les frais, selon la gravité de l’infraction. L’État n’a cependant pas précisé les facteurs déterminant le montant imposé dans ces circonstances.

Pendant le couvre-feu, tous les commerces devront être fermés à compter de 19 h 30.

© Conrad Fournier/Radio-Canada Pendant le couvre-feu, tous les commerces devront être fermés à compter de 19 h 30.

À partir de ce soir, tous les commerces devront donc être fermés à compter de 19 h 30, y compris les épiceries.

Seuls les restaurants qui offrent un service de livraison, les pharmacies et les stations-service pourront continuer d’opérer en fin de soirée.

Plusieurs types de déplacements ou de sorties jugées nécessaires ou humanitaires seront cependant autorisés, entre autres pour le travail.

Le gouvernement incite les employeurs à délivrer des lettres justificatives aux employés qui doivent travailler et circuler pendant les heures de couvre-feu. Un formulaire d’attestation de déplacements durant le couvre-feu est d’ailleurs disponible sur le site du gouvernement pour simplifier la tâche des employeurs.

Il sera aussi possible de présenter une facture ou une preuve d’achat, par exemple, s’il est nécessaire de récupérer des biens après 20 h. Il sera également possible d’offrir des explications verbales aux policiers qui devraient faire preuve de discernement.

Ce sera à la police de déterminer la validité d’une exemption présentée par une personne interpellée pendant le couvre-feu, prévient le gouvernement.

Un message cellulaire sera envoyé à 18 h sur Québec En Alerte pour aviser les citoyens de l’entrée en vigueur imminente du couvre-feu. À noter queles habitants du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James sont exemptés de ce couvre-feu.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada: Québec met en place un couvre-feu pour casser la deuxième vague

janvier 6, 2021

EN DIRECT – Le gouvernement Legault adopte une série de nouvelles mesures qui entreront en vigueur en fin de semaine sur presque tout le territoire québécois afin de freiner la progression de la pandémie de COVID-19.

François Legault

© Ivanoh Demers/Radio-Canada François Legault

Comme Radio-Canada l’avait annoncé mardi, ces restrictions supplémentaires seront applicables du 9 janvier au 8 février dans toutes les régions du Québec, à l’exception du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James.

Pour la première fois, un couvre-feu sera imposé de 20 h à 5 h du matin, un peu à l’image de celui en vigueur dans l’Hexagone. Durant cette période, seuls les déplacements essentiels seront autorisés, et des amendes variant de 1000 $ à 6000 $ pourront être données à ceux qui ne respectent pas les consignes.

«Le couvre-feu, il passe un signal, mais, aussi, il permet de diminuer les activités et les possibilités de contacts à partir d’une certaine heure», explique pour sa part le directeur national de santé publique Horacio Arruda. «Il y en a eu des rassemblements, il y a eu des contacts», dit-il, à la lumière des chiffres des derniers jours.

Horacio Arruda, directeur national de santé publique

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Horacio Arruda, directeur national de santé publique

La fermeture des commerces non essentiels sera également maintenue pour quatre semaines, et ceux qui demeureront ouverts, comme les supermarchés et les dépanneurs, devront fermer leurs portes dès 19 h 30 pour s’arrimer avec le couvre-feu. Seuls les restaurants offrant un service de livraison, les pharmacies et les stations-service pourront continuer d’opérer en soirée.

La cueillette à la porte sera toutefois permise dans les commerces non essentiels, précise le gouvernement. Il sera donc possible d’acheter un produit en ligne et de se le faire livrer ou d’aller le chercher sur place, mais sans entrer dans le commerce.

Par ailleurs, les activités extérieures permises pendant les Fêtes seront désormais limitées aux bulles familiales; le ski de soirée sera interdit; et les cérémonies funéraires seront limitées à un maximum de 10 personnes.

En ce qui concerne la réouverture des écoles, le retour en classe au primaire aura lieu comme prévu lundi, tandis que le secondaire reprendra une semaine plus tard, le 18 janvier.

Québec entend toutefois resserrer les mesures sanitaires dans les établissements d’enseignement. Au primaire, par exemple, tous les enfants devront mettre un masque dans les corridors et les aires communes. De plus, les élèves de 5e et 6e année devront porter le couvre-visage en tout temps, y compris dans les salles de classe.

Des masques de procédure, plus sécuritaires que les masques artisanaux, seront également distribués dans les écoles secondaires. Québec promet la livraison de deux couvre-visages par jour par élève et par enseignant.

À partir du 11 janvier, les enfants pourront aussi aller étudier dans les bibliothèques municipales. Le gouvernement souhaite ainsi que ceux qui n’ont pas Internet à la maison puissent y avoir accès.

À noter que les services de garde demeureront ouverts, et les places en services de garde en milieu scolaire continueront d’être réservées pour les enfants des travailleurs essentiels.

Avec ces nouvelles mesures, le gouvernement Legault veut frapper un grand coup pour faire reculer la pandémie, qui a repris de la vigueur depuis l’automne.

Le Québec recensait mercredi 2641 nouveaux cas de COVID-19 (pour un total de 217 999 cas depuis le début de la pandémie); 47 décès supplémentaires (pour un total de 8488 morts depuis mars); 1393 hospitalisations (soit 76 de plus que mardi), dont 202 aux soins intensifs (en hausse de 8 par rapport à la veille).

L’évolution de la COVID-19 au Québec

Les Québécois ont vécu un premier confinement particulièrement sévère le printemps dernier, quand le gouvernement Legault a ordonné la fermeture des écoles, des cégeps et des universités.

En outre, de larges pans de l’économie avaient été mis sur pause, des barrages routiers avaient été mis en place à l’entrée de certaines régions, et les établissements pour aînés avaient reçu la directive de ne plus laisser personne entrer ou sortir.

Ces mesures avaient été progressivement abandonnées ou allégées avec l’arrivée de la saison estivale, mais le retour en force de la COVID-19 a forcé le gouvernement de François Legault à ajuster le tir au cours des derniers mois, notamment en annulant les célébrations de Noël et du jour de l’An.

Avec Radio-Canada par Jérôme Labbé 

Canada: Les commerces pourraient être fermés au Québec à compter du 25 décembre, dit Legault

décembre 14, 2020

Aux prises avec une augmentation soutenue des cas de COVID-19 et des hospitalisations au Québec, le premier ministre François Legault confirme qu’il devra annoncer mardi de nouvelles restrictions impliquant la fermeture des commerces non essentiels, ce qui pourrait survenir à compter du jour de Noël.

François Legault accordait une entrevue au journaliste Patrice Roy pour faire notamment le point sur la lutte contre la pandémie.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada François Legault accordait une entrevue au journaliste Patrice Roy pour faire notamment le point sur la lutte contre la pandémie.

Lors d’une entrevue accordée à l’animateur Patrice Roy, le premier ministre a expliqué qu’il n’avait pas d’autre choix que de restreindre davantage les contacts sociaux en imposant ces nouvelles restrictions. «On va annoncer tout ça demain après-midi», a confirmé François Legault.

En entrevue à l’émission Le 15-18, le premier ministre a précisé que cette fermeture pourrait être décrétée à partir du 25 décembre.

«Les gens veulent avoir le temps de finir leur magasinage d’ici le 25 décembre pour acheter les cadeaux à leurs enfants, être prêts au moins dans leur bulle familiale», a expliqué M. Legault sur les ondes d’ICI Première.

Il reste à déterminer si cette fermeture sera d’une durée d’une ou deux semaines. «On discute avec la santé publique pour savoir […] c’est combien de temps qu’on a besoin pour vraiment casser la vague», a dit le premier ministre.

La stratégie du gouvernement est de profiter du congé des Fêtes pour tenter de ralentir le plus possible la contagion dans la province, sans causer trop de tort à l’économie, a ajouté François Legault en entrevue avec Patrice Roy.

Citant le cas de l’Allemagne qui fermera aussi la plupart de ses commerces jusqu’au 10 janvier pour tenter de contenir la propagation du coronavirus, François Legault explique que c’est principalement en raison du nombre trop élevé d’hospitalisations qu’il doit resserrer encore les mesures sanitaires.

Québec ne peut tout simplement pas se permettre un débordement de cas de COVID-19 dans les hôpitaux lors de la période la plus achalandée de l’année dans le réseau.

«On était dimanche à 880 hospitalisations. Ça, c’est 880 lits occupés par des patients COVID. Des lits qui ne peuvent pas être occupés par des patients qui ont d’autres problèmes, des traitements à avoir. Ce qui est le plus critique, c’est le nombre d’hospitalisations», déplore le premier ministre.

François Legault, premier ministre du Québec

Ivanoh Demers/Radio-Canada François Legault, premier ministre du Québec

Feu vert pour la vaccination

Confirmant qu’il allait se faire vacciner dès qu’il obtiendra le signal de la santé publique, François Legault s’est dit tout de même étonné par le fait que 60 % du personnel du CHSLD de Côte-Saint-Luc ne compte pas se faire vacciner pour le moment.

«Je ne m’attends pas à ce qu’il y ait beaucoup de gens qui refusent le vaccin. Actuellement, tous les pays ont accepté le vaccin. Donc, ça a été vérifié et contre-vérifié par à peu près tous les pays», a-t-il ajouté sur un ton positif.

Le début, aujourd’hui, de l’administration des premiers vaccins de Pfizer-BioNTech dans des CHSLD du Québec est très encourageant, selon le premier ministre, qui explique que dès que le personnel de la santé et les résidents des CHSLD et des RPA auront été vaccinés, la situation devrait s’améliorer rapidement.

«Actuellement, il y a 70 % des décès qui sont dans les CHSLD et les RPA. On a besoin de quelques centaines de milliers de vaccins pour vacciner tous les résidents et le personnel des CHSLD et des RPA. Techniquement, une fois que c’est fait, on vient d’éliminer 70 % des décès, ça va changer le portrait complètement», anticipe le premier ministre.

Le premier ministre Legault au Palais des congrès de Montréal effectuait une tournée d'entrevues pour les médias.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Le premier ministre Legault au Palais des congrès de Montréal effectuait une tournée d’entrevues pour les médias.

Une première vague douloureuse

En ce qui a trait au refus de son gouvernement d’ouvrir une enquête publique sur les 4000 personnes qui sont mortes dans des conditions très difficiles dans les CHSLD lors de la première vague de COVID-19 au printemps dernier, François Legault défend sa décision en rappelant que trois enquêtes sur le sujet sont déjà en cours.

Il y a entre autres l’enquête de la commissaire à la santé, Johanne Castonguay, une autre enquête de la protectrice du citoyen, qui a déposé la semaine dernière un rapport préliminaire, en plus d’enquêtes criminelles qui ont été ouvertes dans certains CHSLD, a-t-il énuméré.

«Moi, ce que je voulais surtout, c’est d’avoir des réponses rapides. Parce que, pour moi, ce qui est important, c’est que s’il y a des choses à corriger, il faut les corriger [rapidement].»

Plus de 4000 personnes ont été emportées par la COVID-19 dans les CHSLD du Québec au printemps dernier.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Plus de 4000 personnes ont été emportées par la COVID-19 dans les CHSLD du Québec au printemps dernier.

Blâmant l’ancien gouvernement libéral pour avoir aboli les directeurs généraux dans les CHSLD, François Legault a démenti l’existence de pénuries de matériel de protection médicale lors de la première vague.

Selon lui, s’il y a eu manque de matériel dans certains établissements, c’est essentiellement dû à l’absence de supervision et de coordination dans les CHSLD, où il n’y avait plus de reddition de comptes.

«Quand un CHSLD nous demandait de l’équipement, c’était livré la journée même. On n’a jamais manqué d’équipement», soutient François Legault, en dépit du fait que 48 % du personnel hospitalier a rapporté avoir manqué d’équipements de protection à un moment ou l’autre lors de la première vague, selon la protectrice du citoyen.

Les étudiants ont-ils été oubliés?

Pendant que la situation se fait critique dans les hôpitaux, l’inquiétude est aussi palpable dans le réseau de l’éducation, notamment dans les cégeps et les universités où des milliers de jeunes n’ont pas mis les pieds dans un établissement d’enseignement depuis des mois maintenant.

Forcés d’étudier à temps plein à la maison devant des ordinateurs et privés d’activités sportives et sociales, de nombreux étudiants font face à l’échec, à des problèmes de santé mentale et ultimement au décrochage. «Les jeunes ont besoin de voir d’autres jeunes», reconnaît François Legault.

Pour tenter de leur offrir un peu de présence en classe, il affirme travailler avec la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, afin d’implanter un système où les étudiants pourraient aller en classe occasionnellement en groupes restreints.

«C’est une situation dont je discute depuis des mois et des semaines avec la santé publique et sur laquelle je reviens à la charge», assure-t-il.

La fermeture des restaurants

Toutes les salles à manger, les gyms, les bars, salles de cinéma et de spectacle et plusieurs autres ont été fermés de nouveau sur ordre de Québec en octobre dernier.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Toutes les salles à manger, les gyms, les bars, salles de cinéma et de spectacle et plusieurs autres ont été fermés de nouveau sur ordre de Québec en octobre dernier.

Questionné sur la proximité du Dr Horacio Arruda avec son gouvernement et sur la mise en place de restrictions qui allaient au-delà des recommandations de la santé publique, notamment la fermeture des restaurants cet automne, François Legault rappelle que c’est au gouvernement qu’appartient le dernier mot.

«Quand la santé publique a dit : « On pense que ce n’est pas nécessaire de fermer les restaurants », moi j’ai dit : « Je pense qu’il faut les fermer ». Je regardais ce qui se fait ailleurs et aujourd’hui, presque partout dans le monde, les restaurants sont fermés. J’ai toujours été aussi prudent ou même plus prudent que la santé publique. Mais en bout de ligne, c’est moi qui es au batte», rappelle le premier ministre.

Parlons d’argent…

Dans la mesure où la pandémie a engendré des dépenses gouvernementales astronomiques autant à Ottawa qu’à Québec, les Québécois sont en droit de se demander comment le gouvernement Legault compte faire pour redresser les finances publiques du Québec qui fait face à un déficit de 15 milliards de dollars cette année.

Déçu qu’Ottawa ait refusé d’augmenter de façon récurrente les transferts provinciaux en santé, le premier ministre Legault assure cependant que les finances publiques seront équilibrées, mais peut-être sur une période plus longue que prévu.

Pour y parvenir, M. Legault exclut tout retour à l’austérité. «Il n’y aura pas d’augmentation des impôts et des taxes et il n’y aura pas de coupures dans les dépenses de santé, d’éducation, dans les dépenses du gouvernement du Québec», assure-t-il.

Pour ce qui est des positions du gouvernement fédéral sur les transferts en santé, François Legault estime que le point de vue de Justin Trudeau peut encore évoluer, dans la mesure où le parti qui promettra des hausses des transferts en santé aux prochaines élections jouira, selon lui, d’un avantage certain sur ses adversaires.

«Pour les Québécois, c’est important la santé. Donc, si un parti fédéral dit : « Moi je vais mettre plus d’argent en santé », je pense que ça va l’aider», croit le premier ministre.

Avec  Stéphane Bordeleau par Radio-Canada

Canada-Québec: L’hôpital de Trois-Rivières “au bord de la limite” dit François Legault

décembre 1, 2020

Le premier ministre François Legault a cité le CHAUR dans la liste des hôpitaux “au bord de la limite” lors de son point de presse quotidien. La région compte actuellement 50 hospitalisations dans ses unités COVID à Trois-Rivières et Drummondville. Sept de ces patients sont aux soins intensifs. La capacité maximale combinée des deux hôpitaux est de 56 lits pour les patients atteints de la COVID-19 et 10 aux soins intensifs.

Le CHAUR fait lui-même face à cinq éclosions de COVID-19.

© /Radio-Canada Le CHAUR fait lui-même face à cinq éclosions de COVID-19.

Les hospitalisations combinées à la douzaine d’éclosions en cours dans des résidences privées pour aînés forcent la direction régionale de la santé à accentuer le délestage. Depuis quelques jours, les activités de l’unité de courte durée de gériatrie (UCDG) du centre Christ-Roi à Nicolet sont suspendues. Une partie du personnel a été dépêché au centre L’Assomption à Saint-Léonard-D’Aston.

De plus, les chirurgies non urgentes sont reportées et des infirmières praticiennes spécialisées de première ligne (IPSPL) de plusieurs groupes de médecine familiale ont été déployées à l’École nationale de police de Nicolet et dans les milieux en éclosion. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, affirme que les chirurgies ont été maintenues à 80% pendant la deuxième vague. «Si la situation continue d’être difficile dans certaines RPA, il va falloir faire plus de délestage», affirme le ministre, puisque le personnel hospitalier est appelé en renfort.

La pression sur le système de santé est telle que les fêtes de fin d’années sont remises en cause. Le premier ministre promet une décision le 11 décembre. «On va regarder de très près la situation dans les hôpitaux. Ça va être le critère peut-être le plus important dans notre décision finale», précise François Legault.

Les employés de la santé fatigués

Ce sont 6542 employés de la santé dans la province qui sont soit en congé de maladie, soit en retrait préventif, un nombre qui augmente chaque jour. «C’est un épuisement de plus en plus important de nos ressources», s’inquiète la présidente par intérim du syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Jacynthe Bruneau.

Un comité a été formé pour trouver des solutions au manque de personnel sur le terrain en fonction des besoins. Selon le syndicat des professionnelles en soins de la région, l’ensemble des départements sont maintenant touchés par le manque de personnel. La présidente Jacynthe Bruneau affirme que la fin de semaine prochaine, 30 quarts de travail ne sont pas comblés seulement aux soins intensifs de l’hôpital Trois-Rivières.

Jacynthe Bruneau affirme que la situation est préoccupante et estime que les rassemblement à Noël risquent de compromettre les soins à la population. «Entre ce qu’on a envie et ce qu’il est nécessaire de faire, un moment donné, il faut prendre une décision. Je pense que le plus sage, serait d’éviter les rassemblements dans le temps des fêtes», affirme madame Bruneau.

Du renfort dans les résidences pour personnes âgées

Alors que le centre l’Assomption de St-Léonard-d’Aston est en tête des résidences les plus touchées de la province, une seule nouvelle infection au sein du personnel a été rapportée mardi.

À la résidence pour aînés Les Jardins du parc linéaire de Victoriaville 69 résidents et 23 employés ont été infectés. La directrice générale, Sylvie Bergeron, également touchée par le virus, affirme que deux résidents ont succombé à la maladie depuis 24 heures. Même si elle affirme recevoir le soutien de la Santé publique, la pression demeure importante sur le personnel en place dans ce complexe de 270 résidents.

«Ce dont nous avons besoin actuellement c’est des préposés aux bénéficiaires parce que mes employés ont quitté eux aussi pour une quarantaine. Graduellement, les employés reviennent à tour de rôle», explique Sylvie Bergeron.

CBC/Radio-Canada avec les informations d’Amélie Desmarais et Jean-François Dumas

Québec: Des leçons pour la deuxième vague

juillet 10, 2020

Le premier ministre du Québec, François Legault, était de passage dans le comté de Maskinongé, où il était accompagné du député Simon Allaire.

© STÉPHANE LESSARD Le premier ministre du Québec, François Legault, était de passage dans le comté de Maskinongé, où il était accompagné du député Simon Allaire. YAMACHICHE

— Les CHSLD de la région, comme partout au Québec, devront s’assurer d’avoir une personne responsable du respect de l’application des directives liées aux mesures sanitaires afin d’éviter de nouvelles éclosions comme celles connues dans plusieurs CHSLD de la Mauricie. C’est du moins ce qu’a annoncé le premier ministre du Québec, François Legault, qui était de passage dans la région vendredi.

Appelé à commenter son appréciation de la gestion de la crise de la COVID-19 dans la région depuis le début de la pandémie, François Legault a avancé que les nombreuses éclosions connues dans les CHSLD avaient été, en partie, le résultat d’une mauvaise utilisation des équipements de protection par le personnel de la santé en début de pandémie. Une critique qui avait, par le passé, été formulée par la haute direction du CIUSSS MCQ qui reprochait au personnel de ne pas s’être suffisamment lavé les mains, et qui avait soulevé l’ire des syndicats.

«Malheureusement, les équipements de protection, incluant le masque, n’étaient pas toujours bien utilisés par le personnel. Donc en partie c’est le personnel qui a infecté les résidents et ça s’est propagé de façon importante dans certains CHSLD. Il faut la prochaine fois, lorsqu’il y aura une deuxième vague, être bien certain qu’il y ait une personne responsable d’appliquer les directives. Actuellement ce n’est pas clair qu’il y a un patron ou une patronne dans chaque CHSLD pour faire appliquer les directives», a indiqué François Legault.

Le premier ministre croit que la région sera prête pour la deuxième vague, notamment en raison de la formation, actuellement, de quelque 360 préposés aux bénéficiaires, qui feront leur entrée dans les établissements de la région au 15 septembre. Il compte également sur la construction, dans un futur rapproché, des maisons des aînés, où il y aura de plus grands espaces communs et où chaque résident aura une chambre privée, ce qui n’est actuellement pas le cas de près de 500 résidents en CHSLD de la région.

En attendant la construction de ces établissements, certaines mesures seront mises en place rapidement en prévision d’une deuxième vague. Une deuxième vague pour laquelle François Legault se dit confiant que la région s’en sortira mieux, puisque «on a appris» de la première contamination.

Vendredi matin, François Legault a rencontré le PDG du CIUSSS-MCQ, Carol Fillion, dans les locaux du Centre Interval de la rue Nicolas-Perrot.

© STÉPHANE LESSARD Vendredi matin, François Legault a rencontré le PDG du CIUSSS-MCQ, Carol Fillion, dans les locaux du Centre Interval de la rue Nicolas-Perrot.
«On a appris de nos erreurs du début de la pandémie. On a beaucoup insisté sur le port du masque et des équipements de protection individuelle pour éviter de propager le virus aux résidents. Je pense qu’on est prêt (pour la deuxième vague). On n’aura pas nos nouvelles maisons des aînés de bâties pour cet automne, mais on va regarder certains aménagements. On n’exclut pas d’installer temporairement des modulaires, mais je veux avoir le moins possible de chambres avec plus qu’un résident», indique-t-il.

Accueilli à Trois-Rivières en début de journée par des employés du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers, puis en après-midi par des représentants de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, M. Legault a ajouté avoir confiance que les négociations qui ont actuellement cours avec les 500 000 employés de l’État se dérouleront bien, lui qui a placé sa confiance en la ministre et députée de Champlain Sonia LeBel pour piloter le dossier à la tête du Conseil du trésor.

Internet haute vitesse

Outre une rencontre avec le PDG du CIUSSS MCQ, Carol Fillion, le premier ministre a profité de son passage en Mauricie pour s’entretenir avec les 18 maires du comté de Maskinongé. Parmi les dossiers chauds discutés, la question du branchement de nombreuses résidences du comté au service d’Internet haute vitesse est revenue sur la table, un dossier pour lequel M. Legault a promis d’agir rapidement avec son ministre de l’économie, Pierre Fitzgibbon.

«J’ai donné le mandat à Pierre Fitzgibbon de me déposer un plan détaillé cet automne pour être capable de brancher tout le monde. On va le regarder dossier par dossier. Ça va vouloir dire une contribution du gouvernement du Québec. Je n’ai pas l’intention de continuer d’attendre après le gouvernement fédéral parce que le programme du gouvernement fédéral ne s’applique pas à beaucoup de dossiers, incluant dans Maskinongé. Il y aura des rencontres pour qu’on soit capable d’avoir un plan concrètement pour chaque résidence de Maskinongé pour être capable ensuite de faire des ententes», a déclaré M. Legault

En rencontre avec les élus du comté, M. Legault a également insisté sur l’importance de relancer l’économie le plus rapidement possible. «On a transféré des fonds aux MRC pour être capables d’aider les petites entreprises avec des fonds locaux d’investissement. J’ai relancé un appel aux préfets pour que toute l’aide soit donnée à toutes les entreprises en difficulté, puis encore plus aux entreprises qui ont des projets de développement. On va avoir plus de pouvoirs chez Investissement Québec Mauricie. C’est très important qu’on relance l’économie le plus vite possible», ajoute le premier ministre, qui ajoute avoir bien senti l’exaspération de plusieurs élus quant aux délais relatifs aux évaluations environnementales.

François Legault a profité de son passage en Mauricie pour rencontrer tous les maires du comté de Maskinongé.

© STÉPHANE LESSARD François Legault a profité de son passage en Mauricie pour rencontrer tous les maires du comté de Maskinongé.
«J’ai senti un certain support à notre projet de loi 61 pour réduire la durée des évaluations environnementales, j’ai senti une certaine frustration même. Il faut réduire les délais pour la construction des infrastructures. Que ce soit Internet haute vitesse, que ce soit les infrastructures routières, actuellement c’est très long avant d’obtenir les autorisations», considère François Legault.

Avec Le Nouvelliste par Paule Vermot-Desroches

«Défaite et victoire du Québec»: une déclaration de Legault qui ne passe pas

juin 25, 2020

 

© Fournis par La Presse canadienne
QUÉBEC — L’opposition veut que François Legault cesse de dire que le Québec a connu une défaite dans les CHSLD et une victoire dans la communauté.

Encore mercredi, le premier ministre déclarait dans une vidéo pour la Fête nationale: «On a connu une défaite dans nos centres de soins de longue durée (…) mais on ne doit pas oublier que dans le reste de la société, les Québécois ont gagné».

© Fournis par La Presse canadienne
Cette métaphore sportive ne devrait plus jamais être utilisée, selon les trois partis d’opposition, qui accusent le gouvernement de relativiser les pertes de vie dans le but de faire passer un message positif et d’améliorer son image.

Le gouvernement Legault serait même à la limite de l’âgisme, soutient-on.

Par exemple, jamais M. Legault ne se serait permis de dire une chose pareille si la mort avait frappé des enfants, a illustré Québec solidaire (QS).

«Imaginez si M. Legault avait dit: « Mis à part dans les pouponnières, on a bien géré ça ». Ça aurait été un scandale total, il ne se serait jamais permis de dire ça», a déclaré en entrevue le député Sol Zanetti.

Selon lui, il est «très problématique» que le premier ministre fasse le bilan de la première vague de la pandémie «en excluant les aînés».

«C’est comme si en ce moment il disait: « Écoutez, la situation des feux de forêt au Québec, si on exclut le Lac-Saint-Jean, ça va très bien, c’est sous contrôle ». Dire ça, c’est dire: « Le Lac-Saint-Jean, ça ne compte pas tant que ça ».

«Quand on dit: « À part les CHSLD au Québec, on gère bien la crise et on peut se féliciter », bien on est en train de dire: « Les aînés, c’est moins grave ». C’est ça que ça sous-entend», a martelé M. Zanetti.

Réécrire l’histoire

Le Québec affiche l’un des pires bilans au monde avec ses 5448 décès liés à la COVID-19.

Dans ce contexte, la métaphore de M. Legault est «totalement inadmissible», malaisante et irrespectueuse envers les victimes et leurs familles, estime également le Parti québécois (PQ).

«On tente de faire disparaître le bilan négatif particulièrement chez les personnes aînées en institution, a déclaré son porte-parole en santé, Joël Arseneau. On dit: « Oubliez les CHSLD, ça n’existe pas, c’est une quantité négligeable, c’est un bilan positif ».»

Parler de victoire dans ces conditions, c’est faire fi de la réalité et tenter de «réécrire l’histoire», a renchéri la cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade.

«C’est d’essayer de dépeindre une histoire qui n’est pas exacte, a-t-elle dit en entrevue téléphonique. Je pense que quand on fait ça, on essaie de ne pas voir la réalité en face.»

Selon la cheffe libérale, les Québécois ensemble n’ont mené qu’une seule bataille, et ils doivent «prendre acte» du résultat: «On a perdu cette bataille-là.»

Mme Anglade soutient qu’il faut admettre les ratés si on veut pouvoir les corriger avant une deuxième vague.

Elle se demande si le gouvernement a vraiment tiré des leçons de la première vague, dans la mesure où l’on tergiverse encore sur le port du masque obligatoire dans les transports en commun.

«Est-ce qu’on a tiré des leçons quand on rend les informations moins disponibles, qu’on est moins transparent et qu’on ne prend pas des décisions de précautions de base?»

Manque de transparence

Jeudi, l’opposition a déploré la décision de Québec de ne plus offrir de mise à jour du nombre de cas ou de décès qu’une fois par semaine.

Cette décision vise également à «masquer» une partie de la réalité, selon le PQ.

«On ne révélera pas les chiffres, donc on va continuer à pouvoir dire à peu près ce qu’on veut sur la situation, sans nécessairement que ce soit appuyé par des données réelles», prévient M. Arseneau.

En conférence de presse jeudi à Montréal, le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, s’est défendu de vouloir cacher de l’information. Il a expliqué que la décision n’était pas politique, et qu’elle avait été prise parce que la situation épidémiologique au Québec s’était stabilisée.

D’Ottawa, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, s’est quand même montré critique: «Je pense qu’au Québec, on continue de voir de nouveaux cas à tous les jours. Et c’est important de voir comment cette situation est en train d’évoluer. J’espère que le premier ministre Legault va continuer d’être ouvert et transparent avec les citoyens comme il l’est depuis le début», a-t-il déclaré.

Avec La Presse canadienne par Caroline Plante

Canada: Québec maintient son plan de déconfinement à Montréal

mai 18, 2020

 

© Fournis par La Presse canadienne 

QUÉBEC — Le premier ministre François Legault dit avoir obtenu le feu vert de la santé publique pour aller de l’avant avec l’ouverture des commerces le 25 mai et des garderies le 1er juin à Montréal.

Malgré le congé de la Journée nationale des patriotes, le premier ministre a participé à la conférence de presse quotidienne en compagnie de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, et du directeur national de la santé publique, Dr Horacio Arruda.

Selon le plus récent bilan, la tendance à la baisse s’est poursuivie dans la plupart des données concernant l’évolution de l’épidémie de COVID-19 au Québec. Lundi, on a annoncé le décès de 34 personnes, en plus de cinq nouvelles hospitalisations.

Tous ces indicateurs ont permis au gouvernement de confirmer la décision d’aller de l’avant avec les prochaines étapes de la stratégie de déconfinement.

Comme prévu, les commerces de détail ayant pignon sur rue pourront accueillir des clients dès lundi prochain en respectant les consignes de distanciation physique. Les autorités recommandent fortement aux clients de porter un couvre-visage dans les espaces fermés.

En ce qui concerne les services de garde, le premier ministre a indiqué que tous les établissements pourront rouvrir dès le 1er juin, mais avec la consigne de limiter le nombre d’enfants. Il se peut donc que des parents n’aient pas accès au service ou seulement à temps partiel.

François Legault n’a pas pu dissimuler son enthousiasme en annonçant «la meilleure nouvelle, la vraiment bonne nouvelle du jour», soit que 608 employés de la santé sont retournés au travail au cours du weekend. Ces personnes avaient dû s’isoler après avoir été infectées ou exposées à une personne porteuse du nouveau coronavirus.

Dans la foulée de la reprise des activités, la ministre de la Santé a annoncé la relance progressive des interventions chirurgicales dites électives. Les chirurgies qui étaient jugées non urgentes vont maintenant pouvoir être effectuées.

Selon Danielle McCann, environ 68 000 interventions chirurgicales ont été reportées dans le réseau de la santé au Québec

Avec La Presse canadienne