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Les Etats-Unis menacent les talibans de poursuivre leurs frappes aériennes en Afghanistan

juillet 25, 2021
Les Etats-Unis menacent les talibans de poursuivre leurs frappes aeriennes en Afghanistan
Les Etats-Unis menacent les talibans de poursuivre leurs frappes aériennes en Afghanistan© AFP/SAJJAD HUSSAIN

Les Etats-Unis vont continuer leurs frappes aériennes contre les talibans, si ceux-ci poursuivent l’offensive qu’ils mènent depuis début mai en Afghanistan, a averti dimanche à Kaboul le chef des opérations militaires américaines dans ce pays.

« Les Etats-Unis ont intensifié leurs frappes aériennes en soutien aux forces afghanes ces derniers jours et nous sommes prêts à continuer ce haut niveau de soutien dans les jours à venir, si les talibans continuent leurs attaques », a déclaré le général Kenneth McKenzie, patron du Commandement central de l’armée américaine (Centcom).

Les talibans se sont emparés depuis presque trois mois de vastes portions rurales de l’Afghanistan, à la faveur d’une offensive tous azimuts contre les forces afghanes, coïncidant avec le début du retrait définitif des forces internationales du pays, désormais quasiment achevé.

Les forces afghanes n’ont offert jusqu’ici qu’une faible résistance et ne contrôlent plus pour l’essentiel que les capitales provinciales et les principaux grands axes.

« Le gouvernement d’Afghanistan sera soumis à rude épreuve dans les jours à venir, les talibans tentent de donner un caractère inéluctable à leur campagne. Ils se trompent (…) La victoire des talibans n’est pas inévitable », a affirmé le général McKenzie.

« Nous allons continuer à soutenir les forces afghanes, même après le 31 août », date-butoir annoncée de la fin du retrait des forces américaines, « cela se fera généralement depuis l’extérieur du pays. Et cela sera un changement significatif », a-t-il poursuivi.

Le général McKenzie a aussi annoncé qu’après cette date, les Etats-Unis « continueraient de fournir un important soutien logistique, en particulier à l’aviation afghane », en Afghanistan ou sur des bases du Centcom.

« solution politique »

En tant que chef du Centcom, qui supervise les activités militaires américaines dans 20 pays du Moyen-Orient et d’Asie centrale et du Sud, le général McKenzie dirige les opérations militaires en Afghanistan depuis la fin des fonctions du commandant des forces américaines dans le pays, le général Austin Scott Miller, le 12 juillet.

La récente avancée éclair des talibans fait craindre qu’ils ne s’emparent à nouveau du pouvoir, quasiment 20 ans exactement après en avoir été chassés fin 2001 par une coalition internationale menée par les Etats-Unis, après leur refus de livrer le chef d’Al-Qaïda Oussama ben Laden dans la foulée des attentats du 11-Septembre.

Les Etats-Unis ont signé en février 2020 à Doha un accord historique avec les talibans prévoyant le retrait de tous les soldats étrangers d’Afghanistan en échange de la fin des attaques contre les troupes internationales et l’ouverture de négociations directes entre insurgés et autorités de Kaboul.

Un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid avait dénoncé vendredi des bombardements aériens « barbares » menés par les « forces d’occupation américaines ». Il avait qualifié ces frappes de « claire violation de l’accord signé (à Doha) qui aura des conséquences ».

Entamées en septembre dernier au Qatar, les pourparlers interafghans n’ont connu aucune avancée, les deux camps s’accusant mutuellement de ne pas vouloir la paix.

Le général McKenzie a toutefois estimé qu' »il y a une voie pouvant conduire à une solution politique à cette guerre ».

Couvre-feu

Ces dernières semaines, les talibans se sont approchés de Kandahar, la grande ville du Sud, berceau de leur mouvement, dont les faubourgs sont le théâtre de combats.

Forte de plus de 650.000 habitants, Kandahar est la deuxième ville du pays derrière Kaboul. Les talibans en avaient fait le centre de leur régime, basé sur une interprétation ultrarigoriste de l’islam, qui régna sur l’Afghanistan entre 1996 et 2001.

Quelque 22.000 familles ont, depuis un mois, « fui des districts instables des faubourgs » ouest, nord et sud de Kandahar, « vers des zones plus sûres » du centre-ville, a déclaré dimanche à l’AFP Dost Mohammad Daryab, directeur provincial du service des Réfugiés.

Ces 22.000 familles représentent environ 150.000 personnes, le Bureau national des statistiques estimant qu’en Afghanistan une famille est en moyenne composée de sept personnes.

« Quand les combats ont éclaté, mes cousins et moi avons fui avec nos femmes et nos enfants vers le centre-ville », a raconté à l’AFP un habitant, Hafiz Mohammad Akbar.

« Nous vivons désormais à 20 personnes de la même famille dans un endroit qui n’a même pas de toilettes. Je n’ai aucune idée de combien de temps nous allons rester là ».

Le vice-gouverneur de la province de Kandahar, Lalai Dastageeri, a indiqué dimanche à l’AFP que « les combats continuent dans les faubourgs sud, nord et ouest de Kandahar ».

Après une relative accalmie sur le terrain durant les trois jours de l’Aïd el Adha, la fête musulmane du Sacrifice, les autorités afghanes ont annoncé avoir lancé de multiples opérations militaires depuis vendredi dans une quinzaine de provinces, pour tenter de reprendre du terrain.

Elles ont décrété samedi un couvre-feu nocturne sur l’ensemble du territoire à l’exception de trois provinces, dont celle de Kaboul.

Par Le Point avec AFP

Ethiopie: 64 morts dans une frappe aérienne de l’armée éthiopienne au Tigré

juin 24, 2021
Ethiopie: 64 morts dans une frappe aerienne de l'armee ethiopienne au Tigre
Ethiopie: 64 morts dans une frappe aérienne de l’armée éthiopienne au Tigré© AFP/Yasuyoshi CHIBA

Au moins 64 personnes ont été tuées et 180 autres blessées mardi sur un marché de la région en guerre du Tigré, dans une frappe aérienne menée par l’armée éthiopienne qui affirme avoir visé des combattants rebelles.

Mercredi, des survivants sortis au compte-gouttes de la localité de Togoga, située à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale régionale Mekele, avaient raconté le carnage causé la veille à la mi-journée par un bombardement aérien alors que le marché hebdomadaire était bondé.

Jeudi, un responsable régional de l’administration intérimaire de cette région du nord de l’Ethiopie a dressé le lourd bilan.

« Jusqu’à présent, il y a 64 morts et 180 blessés à Togoga », a déclaré à l’AFP Mulu Atsbaha, conseiller en charge de la santé maternelle et infantile au sein de l’administration de transition du Tigré.

Ce bilan, élaboré à partir de chiffres recueillis auprès « des dirigeants locaux et de la population de Togoga », reste provisoire. M. Mulu a indiqué que la collecte d’informations auprès des familles des victimes allait se poursuivre.

Ce bombardement sanglant a été condamné mercredi par l’ONU, qui a demandé une « enquête rapide sur cette attaque et les actes ultérieurs privant les victimes de soins médicaux », ainsi que l’Union européenne et les Etats-Unis. Le pape François a indiqué jeudi suivre « avec appréhension » le conflit au Tigré.

Le bombardement est intervenu au lendemain d’élections législatives et régionales en Ethiopie, qui ne se sont pas tenues au Tigré, où l’armée fédérale mène depuis novembre une opération qui a conduit au renversement des autorités locales dissidentes, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Depuis, Addis Abeba a installé une administration de transition au Tigré.

Cette opération militaire s’est transformée en conflit de longue durée, marqué par de nombreux récits d’exactions sur les civils (massacres, viols, déplacements de population…).

« Propagande »

Au centre des accusations, l’armée éthiopienne a indiqué jeudi avoir mené une « opération » le 22 juin à Togoga contre des forces réunies « pour célébrer ce qu’ils appellent la fête des martyrs », commémoration d’un bombardement sur la ville tigréenne d’Hawzen le 22 juin 1988 durant la guerre civile, a déclaré à l’AFP un porte-parole, le colonel Getnet Adane.

« Il n’est pas possible que ces (combattants) lorsqu’ils dansent armés pour célébrer leur soi-disant +Jour des martyrs+, puissent en même temps s’appeler des civils lorsqu’ils sont ciblés dans une opération militaire. C’est inacceptable », a-t-il affirmé.

« Il est clair que les derniers combattants du TPLF et de ses milices s’habillent en civil », a-t-il insisté.

« Lier cette opération à un jour de marché (…), c’est de la pure propagande », a-t-il affirmé. L’armée éthiopienne est également accusée d’avoir empêché les secours d’accéder à Togoga et les blessés de se rendre à l’hôpital de Mekele.

Plusieurs ambulanciers ont raconté avoir voulu rejoindre Togoga depuis mardi et en avoir été empêchés par des soldats.

De rares ambulances ont été autorisées à passer. Un total de 73 blessés, dont plusieurs enfants en bas âge, avaient atteint Mekele jeudi après-midi, a-t-on appris de source médicale.

Un médecin a déclaré jeudi matin à l’AFP que le personnel de l’hôpital de Mekele avait procédé à des amputations et traitait également des brûlures et des blessures par éclats d’explosif, caractéristiques d’un bombardement.

« Je n’ai rien entendu jusqu’à ce qu’un avion de chasse nous survole. Et tout à coup, il y a eu une explosion, des débris métalliques ont volé dans tous les sens. Deux de mes amis ont été tués » a rapporté à l’AFP à Mekele un survivant, Gebregiorgies Gebrehaweria, 23 ans.

Avion abattu

Un haut responsable du TPLF, Getachew Reda, a dénoncé sur Twitter une « attaque gratuite ». Il a par ailleurs affirmé mercredi soir que les forces pro-TPLF avaient abattu un avion « transportant des explosifs et des munitions ».

Jeudi, les vols commerciaux en provenance et à destination de Mekele étaient annulés pour la seconde journée consécutive.

Les combats durent depuis plus de sept mois au Tigré entre les forces pro-TPLF et l’armée fédérale éthiopienne, épaulée par des troupes des autorités régionales voisines de l’Amhara et l’armée de l’Erythrée, pays frontalier du Tigré.

Ils ont fait des millions de déplacés et selon l’ONU, au moins 350.000 personnes sont en situation de famine dans la région, ce que conteste le gouvernement éthiopien.

Ces derniers jours, habitants, responsables locaux et diplomates ont relaté à l’AFP un regain d’activité militaire, notamment autour des villes stratégiques d’Adigrat et Wukro.

Jeudi matin, des habitants faisaient état de bombardements au nord de Mekele.

Par Le Point avec AFP

La Corée du Nord condamne la frappe américaine en Syrie (média d’Etat)

avril 8, 2017

Séoul – La Corée du Nord a qualifié samedi d' »acte d’agression intolérable » la frappe américaine sur un aéroport militaire syrien, un acte « prouvant plus d’un million de fois » selon Pyongyang la justesse de son programme nucléaire.

Ce commentaire, diffusé par les médias d’Etat, constitue la première réaction nord-coréenne à l’attaque ordonnée dans la nuit de jeudi à vendredi par le président américain Donald Trump après un bombardement chimique présumé, imputé au régime de Damas.

« L’attaque américaine par missiles contre la Syrie est clairement un acte intolérable d’agression contre un Etat souverain, que nous condamnons fortement », a déclaré un porte-parole non identifié du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par l’agence officielle KCNA.

« La réalité d’aujourd’hui montre que nous devons exercer pouvoir contre pouvoir, et cela prouve plus d’un million de fois que notre décision de renforcer notre dissuasion nucléaire a été le bon choix », a-t-il ajouté.

Des analystes avaient estimé auparavant que ces frappes contre l’aéroport militaire syrien constituaient aussi un message clair à destination de Pyongyang, pour lui signifier que les Etats-Unis n’auraient pas peur d’utiliser une option militaire contre la Corée du Nord.

Donald Trump a récemment menacé Pyongyang d’une action unilatérale si Pékin n’arrive pas à freiner le programme d’armes nucléaires de son voisin, ce que Pyongyang ne s’est nullement montré disposé à faire.

« Même s’ils plastronnent comme une superpuissance, les Etats-Unis ne s’en sont pris qu’à des pays dépourvus d’armes nucléaires, et l’administration Trump ne fait pas exception », a ajouté le porte-parole officiel cité par KCNA.

« L’attaque sur la Syrie nous rappelle le fait qu’il est très dangereux d’avoir des illusions sur l’impérialisme, et que seule notre puissance militaire nous protègera de l’agression impérialiste. (…) Nous continuerons à garder notre puissance militaire d’autodéfense de diverses manières pour faire face aux actes américains d’agression sans cesse grandissants », a-t-il poursuivi.

La Corée du Nord a mené cinq tests d’armes nucléaires, dont deux l’année dernière, et pourrait être en train d’en préparer un sixième, selon les analyses d’experts en imagerie satellitaire.

Elle n’a montré aucune volonté de freiner son programme de tests de missiles balistiques, ayant pour but ultime de pouvoir envoyer une charge nucléaire jusqu’aux Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 08 avril 2017 19h15)

Afghanistan: au moins onze policiers tués dans des frappes aériennes

septembre 7, 2015

Kandahar (Afghanistan) – Au moins onze policiers afghans d’une unité antidrogue ont été tués ce weekend lors de frappes aériennes dans le sud du pays, ont affirmé lundi des responsables locaux.

Les frappes sont survenues dimanche après-midi dans la province du Helmand, cœur de la production d’opium en Afghanistan, ont précisé ces responsables gouvernementaux, dont l’un a accusé les forces de l’Otan d’avoir bombardé par erreur des policiers.

Onze policiers de la brigade antidrogue ont été tués et quatre autres blessés par une frappe aérienne menée par les forces internationales dans le district de Garmsir de la province de Helmand, a déclaré à l’AFP Najib Danish, porte-parole adjoint du ministère afghan de l’Intérieur.

Contactée par l’AFP, la mission de l’Otan en Afghanistan a toutefois affirmé n’avoir mené aucun raid aérien dimanche dans ce secteur. Il n’y a eu aucune frappe menée par les forces américaines ou de l’Otan dans la province de Helmand le (dimanche) 6 septembre, a déclaré un responsable de la coalition internationale.

Les forces américaines ont mené dimanche des bombardements au sol dans le district de Maiwand de la province voisine de Kandahar, mais ceux-ci n’ont fait aucune victime dans les rangs des alliés afghans, a précisé ce responsable.

L’Afghanistan est le premier producteur mondial d’opium, une des principales sources de revenus des insurgés talibans. En 2014, la surface cultivée de pavot à opium a atteint un record en Afghanistan selon l’ONU, signe de l’échec de la politique antidrogue de Washington dans ce pays.

Romandie.com avec(©AFP / 07 septembre 2015 14h26)

Plusieurs chefs du groupe Etat islamique tués dans des frappes aériennes

décembre 18, 2014

Washington – Plusieurs chefs du groupe État islamique (EI) en Irak ont été tués par des frappes aériennes de la coalition depuis la mi-novembre, portant un coup sérieux aux forces jihadistes, a indiqué jeudi le Pentagone.

Je peux confirmer que depuis mi-novembre des frappes ciblées de la coalition sont parvenues à tuer plusieurs hauts dirigeants et responsables de moindre niveau du groupe Etat islamique, a fait savoir dans un communiqué le contre-amiral John Kirby, porte-parole du Pentagone, sans fournir d’identités ni la localisation de ces frappes.

Nous pensons que la perte de ces dirigeants cruciaux va affecter la capacité de l’EI à commander et à contrôler ses opérations actuelles contre les forces de sécurité irakiennes, y compris les forces kurdes et autres troupes locales, a-t-il poursuivi.

Un responsable américain avait indiqué plus tôt sous couvert d’anonymat que plusieurs chefs de l’EI avaient été tués lors d’une série de frappes aériennes conduites ce mois-ci sur plusieurs jours.

Le chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi, ne fait pas partie des victimes, avait précisé ce responsable.

Mais, selon un second responsable américain parlant sous couvert d’anonymat, l’un des deux adjoints de Baghdadi a été tué lors de ces frappes.

Je peux confirmer que depuis mi-novembre, des frappes ciblées de la coalition ont permis de tuer Haji Moutazz et Adb al-Basset (Inad Allah Moulla Gaidh). Moutazz et Basset étaient considérés comme des dirigeants de haut niveau de l’État islamique, a indiqué ce responsable.

Haji Moutazz –Abou Muslim al-Tourkmani de son nom complet– était considéré comme l’adjoint de Baghdadi en charge de l’Irak.

De plus, depuis mi-septembre, nous avons tué d’autres dirigeants subalternes de l’EI dont Radwin Talib Hamdoun, a ajouté le responsable.

Le général Martin Dempsey, plus haut gradé américain, avait indiqué jeudi dans un entretien au Wall Street Journal que plusieurs chefs importants de l’organisation islamiste avaient été tués par l’armée américaine.

Ce sont des cibles de grande importance, des hauts responsables, avait-il précisé.

Cette opération n’est pas négligeable, a souligné l’un des responsables s’exprimant sous couvert d’anonymat, et s’inscrit dans un effort plus large pour accentuer la pression sur les jihadistes, au moment où l’armée irakienne se prépare à une importante contre-offensive dans les mois à venir.

La coalition a intensifié son offensive contre les jihadistes de l’EI, notamment depuis le début de la semaine, avec plus de soixante raids aériens dans le nord de l’Irak.

Les soldats kurdes, grâce à l’appui massif de la coalition internationale, ont repris une centaine de kilomètres carrés aux jihadistes de l’EI près de Sinjar, au nord-ouest du pays, près de la frontière syrienne, a déclaré jeudi le général américain James Terry.

Romandie.com avec(©AFP / 18 décembre 2014 23h02)