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Afrique du Sud: visé par une enquête, le ministre des Finances dans la tourmente

octobre 9, 2018

Le ministre sud-africain des Finances, Nhlanhla Nene, le 27 février 2018 lors de sa prestation de serment au Capn / © AFP/Archives / RODGER BOSCH

Le ministre sud-africain des Finances, Nhlanhla Nene, se trouvait mardi dans la tourmente, visé par une enquête après avoir reconnu s’être entretenu avec un trio de sulfureux hommes d’affaires proches de l’ex-président Jacob Zuma.

« La médiatrice va enquêter sur les allégations de conduite frauduleuse qui visent le ministre des Finances », a déclaré à l’AFP sa porte-parole, Oupa Segalwe.

Depuis plusieurs jours, les rumeurs vont bon train sur une éventuelle démission ou une éviction de M. Nene, 59 ans, nourrissant l’inquiétude des marchés financiers.

L’affaire a démarré mercredi dernier, lorsque le ministre a raconté à une commission d’enquête qu’il avait été remercié par M. Zuma pour avoir refusé la signature d’un juteux contrat nucléaire favorable aux frères Gupta, proches de M. Zuma.

L’ancien chef de l’Etat a été contraint à la démission en février, poussé vers la sortie par son parti en raison de nombreux scandales de corruption dans lesquels il est mis en cause. Il a toujours ces accusations.

Titulaire du portefeuille des Finances depuis 2014, M. Nene en a été écarté en décembre 2015. Il l’a retrouvé il y a huit mois, nommé par le successeur de M. Zuma, Cyril Ramaphosa.

Lors de son témoignage, le ministre a concédé avoir rencontré les Gupta à leur domicile.

Mais il a catégoriquement nié les accusations d’un parti d’opposition, les Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale), qui l’accuse d’arrangements douteux avec les Gupta lorsqu’il était vice-ministre des Finances puis patron du fonds de pension des fonctionnaires (PIC).

Le lendemain, M. Nene a publié une lettre pour s’en excuser, concédant une « faute et une « erreur de jugement ».

« Je vous dois, en tant que serviteur de l’Etat, une conduite irréprochable (…) Ces visites jettent un doute sur ma conduite. Je les regrette profondément et demande votre pardon », a-t-il écrit.

Loin de calmer les critiques, son courrier n’a fait que relancer les accusations et les appels au départ du ministre.

La presse locale a rapporté pendant le week-end que M. Nene avait présenté sa démission à M. Ramaphosa, désormais pressé de toutes parts de trancher sur le sort du ministre.

« Le président est conscient de l’urgence de la situation et il s’est engagé à la résoudre le plus vite possible, d’une façon ou d’une autre », a déclaré sa porte-parole, Khusela Diko, aux journalistes, « sa décision est imminente ».

« Le maintenir à son poste de ministre des Finances n’est pas dans l’intérêt de l’Afrique du Sud », a insisté le porte-parole des EFF, Mbuyiseni Ndlozi, « le Trésor ne peut pas être dirigé par une personne dépourvue d’intégrité ».

Depuis son arrivée au pouvoir en février, M. Ramaphosa a promis d’éradiquer la corruption et de relancer l’économie du pays, en difficulté depuis la crise financière de 2008.

Romandie.com avec(©AFP / (09 octobre 2018 15h39)

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L’ex-avocat de Trump soupçonné de fraudes sur 20 millions de dollars

août 20, 2018

Michael Cohen, l’ancien avocat personnel de Donald Trump, à New York le 27 juillet 2018 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / Drew Angerer

La justice américaine enquête pour établir si Michael Cohen, l’ancien avocat personnel du président Donald Trump, a commis des fraudes bancaires et fiscales sur un montant de 20 millions de dollars dans le cadre de prêts obtenus par une société familiale, a rapporté le New York Times.

Les enquêteurs tentent aussi de déterminer si M. Cohen a violé la législation sur le financement des campagnes électorales ou d’autres lois lorsqu’il a mis en place des accords prévoyant le versement d’argent pour obtenir le silence de femmes qui prétendaient avoir eu une liaison avec Donald Trump, selon cet article paru tard dimanche soir.

Les procureurs pourraient lancer des inculpations d’ici la fin du mois, selon le journal, qui cite deux personnes proches du dossier.

Une condamnation pour fraude fiscale ou bancaire peut donner lieu à de lourdes peines de prison, ce qui pourrait accroître la pression exercée sur Michael Cohen pour coopérer avec les procureurs.

L’avocat a longtemps affiché une indéfectible fidélité à Donald Trump au point de se déclarer prêt « à prendre une balle pour le président », avant de prendre récemment ses distances avec lui.

Michael Cohen avait reconnu avoir versé 130.000 dollars à l’actrice porno Stormy Daniels pour acheter son silence au sujet d’une relation sexuelle qu’elle aurait eue avec Donald Trump en 2006.

Romandie.com avec(©AFP / (20 août 2018 13h46)

Zimbabwe: le président élu Mnangagwa défend une élection « libre, juste et crédible »

août 3, 2018

Harare – L’élection présidentielle au Zimbabwe a été « libre, juste et crédible », a affirmé vendredi le chef de l’Etat élu Emmerson Mnangagwa, en dépit des accusations de fraude de l’opposition.

« On a assisté à une célébration de la démocratie au Zimbabwe, un festival de liberté sans entraves. Alors que les yeux du monde étaient tournés vers nous, nous avons organisé une élection libre, juste et crédible, comme nous l’avions promis », a déclaré Emmerson Mnangagwa au cours d’un point de presse au palais présidentiel à Harare.

« Je suis fier et humble d’avoir été élu (…). Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour être à la hauteur des attentes de ceux qui ont voté pour moi », a-t-il ajouté, affichant sur son costume sombre une écharpe aux couleurs du Zimbawbe

Emmerson Mnangagwa a remporté l’élection présidentielle de lundi avec 50,8% des voix, devant son principal rival et opposant Nelson Chamisa qui a obtenu 44,3% des voix, selon des résultats officiels.

Ce dernier a rejeté vendredi les résultats, jugeant l’élection « frauduleuse, illégale et illégitime ».

Emmerson Mnangagwa a assuré à son opposant qu’il avait « un rôle crucial à jouer au Zimbabwe, maintenant et dans l’avenir ».

Depuis son indépendance en 1980, le Zimbabwe n’a connu que deux présidents, tous les deux issus de la Zanu-PF: Robert Mugabe, qui a dirigé d’une main de fer le pays pendant trente-sept ans, et Emmerson Mnangagwa, son ancien bras droit, arrivé au pouvoir après un coup de force de l’armée.

Ce dernier a confirmé cette semaine dans les urnes, à l’occasion des premières élections de l’ère post-Mugabe, son emprise sur le pays,

Romandie.com avec(©AFP / 03 août 2018 16h01)                                                        

Russie: Poutine prêt au sacre des urnes, l’opposition crie à la fraude

mars 18, 2018

Dans un bureau de vote installé dans la gare Kazansky de Moscou, le 18 mars 2018 / © AFP / Mladen ANTONOV

Vladimir Poutine se préparait dimanche à être sacré par les urnes lors d’une présidentielle aux airs de plébiscite, l’opposition accusant le pouvoir de gonfler la participation par des fraudes pour légitimer un scrutin sans suspense.

Le président russe, 65 ans dont plus de 18 au pouvoir, a fait de la participation sa principale bataille alors qu’il devrait remporter haut la main un quatrième mandat courant jusqu’à 2024, dans un contexte de nouveau bras de fer avec les Occidentaux depuis l’empoisonnement de l’ex-espion Sergueï Skripal en Angleterre.

Peu après 14H00 GMT, à moins de quatre heures de la fermeture des derniers bureaux dans l’enclave de Kaliningrad, la participation atteignait 51,9% selon la Commission électorale, soit plus élevée que pour le retour au Kremlin de Vladimir Poutine après quatre ans au poste de Premier ministre en 2012.

Plus de 107 millions d’électeurs sont appelés aux urnes. L’agence publique TASS a fait état de taux de participation dépassant 60%, voire 70%, dans l’Extrême-Orient russe, où le vote s’est terminé plus tôt compte tenu du décalage horaire.

Ecarté de l’élection en raison d’une condamnation judiciaire, le principal opposant Alexeï Navalny a accusé le Kremlin de gonfler la mobilisation en bourrant les urnes ou en organisant le transport massif d’électeurs vers les bureaux de vote. « Ils ont besoin de participation. Le résultat, c’est que la victoire de Poutine avec plus de 70% (des voix) a été décidée d’avance », a-t-il expliqué à la presse, assurant que la participation réelle était inférieure à celle de 2012.

« Le seul moyen de mener une lutte politique en Russie, c’est de manifester. Nous allons continuer de le faire », a-t-il prévenu.

L’ONG Golos, spécialisée dans la surveillance des élections, a dressé sur son site internet une carte des fraudes faisant état à 14H00 GMT de 2.255 irrégularités, tels que bourrages d’urne, votes multiples ou entraves au travail des observateurs.

Pour encourager des électeurs à participer à un scrutin sans suspense à l’issue d’une campagne atone, les autorités ont mené des campagnes massives d’information et d’incitation, facilitant le vote hors du lieu de résidence mais aussi, selon des médias, faisant pression sur les fonctionnaires ou les étudiants pour aller voter.

Des militants de l’opposition ont fait par exemple état dimanche d’électeurs amenés en bus dans les bureaux de vote par la police ou de coupons de réductions pour des produits alimentaires distribués aux Russes se rendant aux urnes.

– Stabilité –

Loué par les uns pour avoir ramené la stabilité après les dures années 1990 et vilipendé par d’autres pour un recul des libertés, Vladimir Poutine est crédité d’environ 70% des intentions de vote dans les derniers sondages.

Son principal adversaire, le candidat communiste Pavel Groudinine, est crédité de 7% des voix par l’institut public VTSIOM et le troisième, l’ultranationaliste Vladimir Jirinovski, de 5%, devant la journaliste libérale Ksénia Sobtchak (1-2%).

« Ce n’est que sous Poutine que nous avons commencé à avoir une vie normale (…) L’isolement de la Russie, ce n’est pas grave et c’est même bénéfique pour le marché économique intérieur », a déclaré à l’AFP Andreï Zoubov, un homme d’affaires de 42 ans

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, a été exclu de la course après avoir été déclaré inéligible en raison d’un jugement pour détournement de fonds, qu’il dénonce comme orchestrée par le pouvoir.

Jouissant d’une fidèle base de soutiens dans tout le pays, M. Navalny a appelé au boycott et dépêché plus de 33.000 observateurs dans les bureaux de vote.

La candidate proche de l’opposition libérale, Ksenia Sobtchak, a de son côté appelé les électeurs à se rendre aux urnes: « Plus le score de Poutine sera élevé, plus dur sera le système ».

– Vote bloqué en Ukraine –

La dernière semaine de campagne a été marquée par un regain de tension entre Moscou et les Occidentaux en raison de l’empoisonnement en Angleterre de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille.

Cette affaire, sur laquelle M. Poutine est resté silencieux, a encore renforcé en fin de campagne le climat de quasi Guerre froide qui s’est installé pendant son dernier mandat, sur fond de soutien au régime syrien, de crise ukrainienne et d’accusations d’ingérence russe dans la présidentielle américaine.

Symboliquement, le scrutin se tient quatre ans jour pour jour après la ratification du rattachement de la péninsule ukrainienne de Crimée, décidé à l’issue d’un référendum jugé illégal par Kiev et les Occidentaux.

Plus de 1.200 bureaux de vote ont ouvert en Crimée mais beaucoup de Tatars, une communauté musulmane qui s’est largement opposée à l’annexion, ne comptent pas se rendre aux urnes. « Il y a eu une grosse pression avant le vote sur les Tatars », a déclaré à l’AFP Alim Mambetov, président d’une organisation de défense des droits des Tatars.

La mobilisation était très faible dans les quartiers à majorité tatare de Crimée. « Nous avons 1.946 inscrits et à 10H30 (07H30 GMT), seules 67 personnes sont venues », aregretté Natalia, la présidente d’un bureau de vote du centre de Simféropol n’ayant pas souhaité donner son nom de famille.

En représailles à la tenue de la présidentielle en Crimée, Kiev a empêché le vote des Russes résidant en Ukraine. Des dizaines de policiers, ainsi que des militants nationalistes, bloquaient ainsi dimanche l’accès aux consulats russes dans plusieurs grandes villes.

Romandie.com avec(©AFP / 18 mars 2018 16h09)                

Nobel de la paix: soupçons de fraude d’une candidature de Trump

février 28, 2018

Donald Trump à la Maison Blanche à Washington, le 27 février 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

L’Institut Nobel norvégien a annoncé mercredi le dépôt d’une plainte après avoir reçu une nomination, vraisemblablement frauduleuse, du président américain Donald Trump au prix Nobel de la paix.

« Nous avons de bonnes raisons de croire qu’une candidature que nous avons reçue concernant Trump a été falsifiée », a déclaré à l’AFP le directeur de l’Institut Nobel, Olav Njølstad.

M. Njølstad a refusé de fournir plus de détails, laissant à la police norvégienne le soin de faire la lumière sur cette affaire.

Comme chaque année, les candidatures au prix Nobel de la paix devaient être déposées avant le 31 janvier, seules certaines personnalités étant habilitées à proposer un nom (parlementaires et ministres, anciens lauréats, certains professeurs d’université…).

Si la liste des candidatures est tenue secrète pendant au moins 50 ans, l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (Prio) assurait cependant au début du mois que l’actuel locataire de la Maison Blanche en faisait partie.

Salué pour son « idéologie de paix par la force », M. Trump aurait, comme l’an dernier, été proposé par un Américain ne souhaitant pas dévoiler publiquement son identité, croyait savoir le Prio, organisation indépendante du cercle Nobel mais qui suit ces questions de près en recensant notamment les nominations annoncées publiquement.

Tout indique désormais que cette nomination était le fait d’une personne ayant usurpé une identité pour se donner une apparente légitimité.

L’Institut Nobel a précisé avoir reçu cette année 329 candidatures –valides– pour le Nobel de la paix, y compris celles avancées par les cinq membres du comité attribuant le prix, eux aussi autorisés à proposer des noms lors de leur première réunion annuelle, qui s’est tenue lundi.

Le chirurgien congolais Denis Mukwege et la Yézidie Nadia Murad, qui combattent tous deux les violences sexuelles, ont à ce stade les faveurs du Prio.

« Bien que leurs expériences et pratiques soient très différentes, la force de leur mobilisation contre les violences sexuelles dans les conflits ne fait aucun doute », estime le directeur du Prio, Henrik Urdal, sur le site de l’institut.

Parmi les quelques candidatures rendues publiques par leurs parrains figure aussi la « Révolte des parapluies », mouvement qui avait réclamé des réformes démocratique à Hong Kong en 2014 et proposé par des élus américains.

En France, l’ex-président Jacques Chirac aurait également été nominé, de même que Latifa Ibn Ziaten, mère d’un militaire assassiné par Mohamed Merah.

Autres nominations citées par divers médias: l’Agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR), le pape François, la Cour européenne des droits de l’Homme, Edward Snowden, les « Casques blancs » syriens, le journal russe Novaïa Gazeta, le Comité contre la torture (OHCR), les peshmargas (combattants kurdes) ou encore la campagne pro-palestinienne BDS (Boycott, désinvestissements, sanctions).

Le nom du ou des lauréats sera annoncé début octobre.

Romandie.com avec(©AFP / 28 février 2018 14h37)                

Cartes bancaires piratées: la justice américaine démantèle un réseau international

février 8, 2018

  Pour le ministère américain de la Justice, il s'agit de l'une des plus importantes actions engagées contre une entreprise cybercriminelle.

Pour le ministère américain de la Justice, il s’agit de « l’une des plus importantes » actions engagées contre une entreprise cybercriminelle. (Crédits : Reuters Dado Ruvic)

La justice américaine a annoncé, mercredi 7 février, l’inculpation de 36 personnes accusées d’animer Infraud, un forum spécialisé dans l’échange et l’achat de données personnelles, notamment piratées sur des cartes bancaires. D’après le ministère américain de la Justice, près d’un demi-milliard de dollars a été volé.

Les autorités locales et internationales ont arrêté 13 suspects aux États-Unis, en Australie, au Royaume-Uni, en France, en Italie, au Kosovo et en Serbie, dans le cadre d’une grande affaire de fraudes à la carte bancaire, a précisé dans un communiqué le ministère américain de la Justice.

« Ces poursuites et arrestations sont parmi les plus importantes jamais engagées en matière de cybercriminalité », s’est félicité John Cronan, un responsable des affaires criminelles au ministère.

D’après une liste détaillée, mise en ligne par le ministère, ces personnes opéraient sous pseudos, comme « TonyMontana », « Banderas » ou encore « Moneymafia ». Le préjudice financier causé par ce réseau international est estimé à environ 530 millions de dollars.

Leur devise : « In Fraud We Trust »

Le réseau Infraud a été créé en octobre 2010 par l’Ukrainien Svyatoslav Bondarenko, 34 ans, qui opérait lui aussi sous les pseudonymes de « Obnon », « Rector » ou « Helkern ». Il n’a pas encore été appréhendé.

Ayant adopté comme slogan « In Fraud We Trust » (« Nous avons foi en la fraude », en français), Infraud mettait en lien acheteurs potentiels et sites de vente, les transactions ayant pour point commun d’être fondées sur des fraudes ou des usurpations d’identité.

L’organisation comptait 10.901 membres enregistrés en mars 2017. Ils pouvaient acheter ou vendre des données personnelles ou des cartes piratées, ainsi que des logiciels malveillants.

Les victimes ont été identifiées aux quatre coins de la planète.

Latribune.fr avec AFP

 

Ouganda: enquête sur des accusations de fraudes massives liées à l’aide humanitaire

février 5, 2018

Une réfugiée sud-soudanaise transporte de l’eau dans un camp de réfugiés en Ouganda, le 26 novembre 2017 / © AFP/Archives / Isaac Kasamani

L’Ouganda a annoncé lundi une enquête sur des allégations de fraudes massives liées à l’aide humanitaire, l’ONU ayant également alerté les autorités sur des accusations de trafic d’êtres humains dans des camps de réfugiés dans ce pays.

« Le bureau du Premier ministre a reçu des informations alléguant des actes de mauvaise gestion de fonds et d’autres ressources destinées aux réfugiés et aux communautés accueillies dans le pays », a indiqué Musa Ecweru, ministre d’État notamment en charge des questions liées aux réfugiés, dans un communiqué.

« Le gouvernement a pris des mesures pour enquêter sur ces informations en vue d’agir à l’encontre des coupables, s’il y en a », a ajouté la même source, assurant travailler à cet égard en collaboration avec l’ONU, mais sans préciser la nature des allégations et quand l’enquête a été ouverte.

Interrogés par l’AFP, des responsables d’ONG ont indiqué soupçonner depuis plusieurs années que les chiffres officiels sur le nombre de réfugiés en Ouganda ont été gonflés artificiellement, notamment dans le but de détourner massivement des fonds et autres ressources humanitaires.

« Si vous dites qu’il y a 1.000 réfugiés alors qu’il y en a 800, et bien vous gardez pour vous l’aide destinée aux 200 réfugiés » qui n’existent pas, a expliqué un de ces responsables, sous couvert de l’anonymat.

L’Ouganda, un des pays les plus pauvres au monde, est depuis longtemps considéré comme l’un de ceux offrant l’environnement le plus favorable aux réfugiés. Officiellement, il accueille 1,4 million de réfugiés, dont environ un million de Sud-Soudanais. Jeudi, le Haut-Commissaire de l’ONU aux réfugiés, Filippo Grandi, avait encore salué « une des politiques les plus progressistes pour les réfugiés, pas seulement en Afrique, mais aussi dans le monde ».

Selon des sources diplomatiques, au moins un important donateur a suspendu, à la lumière de ces allégations, la majeure partie de l’aide humanitaire qu’il fournit, dans l’attente de la mise en place d’un système d’identification biométrique des réfugiés. D’autres donateurs ont menacé de lui emboîter le pas.

Un document interne au bureau du Premier ministre ougandais, daté du 29 janvier, évoque par ailleurs des allégations de corruption de fonctionnaires ougandais réclamant de l’argent à des réfugiés souhaitant s’enregistrer en Ouganda, un service censé être gratuit.

La coordinatrice résidente de l’ONU en Ouganda, Rosa Malango, a précisé à l’AFP qu’un audit interne était en cours au sein du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) en Ouganda, en lien avec les allégations de corruption et de fraude.

– ‘Femmes et filles vendues’ –

L’annonce de l’ouverture de l’enquête fait suite à l’envoi par Mme Malango d’un courrier au bureau du Premier ministre, le 26 janvier. Mme Malango a assuré lundi à l’AFP s’être inquiétée auprès des autorités ougandaises d’allégations « allant de la corruption à la fraude, en passant par le trafic de femmes et filles ainsi que par l’intimidation et le harcèlement du personnel de l’ONU ».

« A partir du moment où quelqu’un, qui qu’il soit, évoque quelque chose qui ressemble à de l’exploitation ou des abus sexuels, je me dois de demander une enquête (…), et c’est ce que j’ai fait », a affirmé Mme Malango, ajoutant que les autorités ougandaises lui ont assuré qu’une enquête serait ouverte à ce sujet.

Les autorités ne se sont toutefois pas exprimées lundi sur cette éventuelle enquête, se contentant de mentionner dans le document interne daté du 29 janvier que « le trafic de filles mineures et de femmes est une question que (le bureau du Premier ministre) prend très au sérieux ».

Une source diplomatique sous couvert d’anonymat a précisé que ces accusations portent sur des femmes et filles sud-soudanaises se trouvant dans des camps de réfugiés dans le nord de l’Ouganda, qui seraient vendues comme « épouses » à des combattants sud-soudanais et donc renvoyées dans leur pays en guerre. Des fonctionnaires ougandais chargés de la protection des réfugiés pourraient être impliqués, selon la même source.

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2018 15h32)                

Élections locales en Guinée: l’opposition dénonce une fraude massive

février 4, 2018

Conakry – Des responsables de l’opposition en Guinée ont dénoncé des fraudes massives lors des élections locales de dimanche, les premières depuis 2005 dans un pays marqué par plus de 50 ans de régimes autoritaires,

« Il y a une fraude à l’échelle nationale », a déclaré après la fermeture des bureaux de vote à 18H00 GMT pour les quelque 5,9 millions d’électeurs inscrits, l’une des figures de l’opposition, l’ancien premier Ministre Sidya Touré (1996-1999).

« Nous constatons des problèmes, notamment celui de l’encre, dans pas mal de bureaux de vote », a expliqué à la presse, sans expliciter, M. Touré, qui préside l’Union des Forces républicaines (UFR). Il a cité également le cas d’un « sous-préfet » qui a voulu « changer le président d’un bureau de vote » à Tanéné, dans le nord-ouest du pays.

La fin d’après-midi, lorsque l’affluence constatée le matin n’était plus au rendez-vous, a été le « moment choisi par certains chefs de quartiers qui détenaient des dizaines de procurations, pour les livrer à des partisans du pouvoir », a-t-il affirmé.

Il a cité trois communes de la capitale, Dixinn, Matam et Matoto, « où un chef de quartier a été pris par des électeurs de l’opposition en possession de 2.000 procuration qu’il était prêt à introduire dans les urnes ».

M. Touré s’est toutefois dit « confiant » de l’emporter, à condition que les opérations de dépouillement supervisées par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qui ont commencé dans la soirée, se déroulent correctement.

« Si la transparence est au rendez-vous, je pense bien que les résultats de l’UFR seront étonnants. Si les résultats sont faussés, nous ne les accepterons pas », a-t-il prévenu.

La Céni a indiqué qu’elle espérait proclamer les résultats « le plus tôt possible ».

« Nous allons démontrer que le président Alpha Condé a, à l’aide de l’administration, volé cette élection, ce qui ne lui profitera pas », a pour sa part lancé un autre ancien Premier ministre, Cellou Dalein Diallo (2004-2006), chef de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti de l’opposition.

Opposant historique, élu président de Guinée en 2010, Alpha Condé avait appelé ses partisans, après avoir déposé son bulletin, à « rester mobilisés pour refuser la fraude ». « Nous ne souhaitons pas la fraude et si cela arrivait, il faudra qu’on résiste comme on l’a toujours fait », a-t-il déclaré.

Des échauffourées ont eu lieu entre électeurs et entre des administrateurs territoriaux et électeurs de l’opposition ou candidats indépendants, selon des témoins.

Au lycée Kipé de Conakry, de nombreux électeurs n’ont pas pu voter parce que leurs noms ne figuraient pas sur les listes électorales. D’autres étaient abandonnés à eux-même, sans assistance de l’administration, a constaté un correspondant de l’AFP.

Les dernières élections locales remontaient à 2005, sous la présidence du général Lansana Conté (1984-2008), dont le parti avait raflé plus de 80% des suffrages.

Après de nombreuses manifestations de protestation, souvent meurtrières, elles avaient été fixées à février 2017, puis à noveau retardées en raison de divergences sur l’organisation du scrutin, pour être finalement convoquées en décembre par le président Condé pour le 4 février.

Pour désigner les dirigeants des 342 communes guinéennes, les électeurs devaient choisir parmi 29.554 candidats, dont 7.055 femmes, répartis sur plus de 1.300 listes. Les élus constitueront les conseils municipaux, chargés ensuite de désigner les exécutifs locaux.

En province, si des villes comme Kankan (est) et Labé (centre) paraissent respectivement acquises au pouvoir et à l’opposition, la bataille s’annonçait rude à Kindia (ouest) ou N’Zérékoré (sud).

A Kindia, le maire, appartenant à l’opposition, faisait face au candidat du parti présidentiel, qui a reçu le renfort de deux ministres, Cheick Taliby Sylla (Energie) et Oyé Guilavogui (Transports), tous deux natifs de la ville.

Romandie.com avec(©AFP / 04 février 2018 21h35)                                            

Congo/Scandale de détournement de fonds à la CRF: le ministre Emile Ouosso auditionné par la Commission de lutte contre la fraude

janvier 18, 2018

Scandale de détournement de fonds à la CRF : Le ministre Emile Ouosso auditionné par la Commission de lutte contre la fraude
Le Congo embourbé dans une grave crise financière sonnera t-il la fin de l’impunité en 2018? L’audition mardi à Brazzaville, de l’actuel ministre congolais de l’Equipement, Emile Ouosso par la Commission de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude,  peut être une preuve aux yeux des congolais qui attendent de voir tous les « voleurs de la République » cloués au pilori.
Selon l’attaché à la communication du ministre, Philippe Ngangoye, cette audition a permis à Emile Ouosso de dire sa part de vérité dans cette affaire de malversation financière à la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF).

Philippe Ngangoye Ngomba a livré devant la presse un communiqué à la suite d’une plainte déposée contre le journal Le Soleil du Congo pour «diffamation ».

Dans le communiqué, le ministre dénonce des « fausses informations » et « basses manœuvres » orchestrées par leurs différents instigateurs dans l’ombre pour assouvir leurs ambitions politiciennes.

Le prétendu scandale de détournement de neuf milliards de FCFA destinés à la CRF remonte entre novembre et décembre 2016, pendant qu’Emile Ouosso dirigeait le Ministère du Travail et de la sécurité sociale.

Le ministre Émile Ouosso souligne que « les ordonnateurs de la CRF d’hier et d’aujourd’hui, les banquiers de la CRF sont à Brazzaville et pourront fournir plus d’informations pour clarifier et mieux élucider la situation afin de mettre un terme à cette vaste campagne d’instrumentalisation des pauvres pensionnés de la CRF. Et aux auteurs de ce complot de comprendre que les documents comptables aussi bien de la CRF, de ses banquiers, que du trésor public traduisent la situation réelle des comptes de la CRF, quiconque veut, peut s’en référer ».

Organe technique de l’État, la commission de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude a deux missions essentielles à savoir, le contrôle et l’enquête.

Quand les investigations de la commission mettent en évidence des faits susceptibles de constituer des infractions graves, celle-ci saisit les autorités judiciaires compétentes.

Le 31 juillet 2016, le président de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, Lamyr Nguelé, a accusé le Parquet de Brazzaville de ne pas engager les poursuites judiciaires contre les tierces sur certains dossiers avérés, notamment les actes d’extorsion de fonds.

A qui le tour demain ?

Les Echos du Congo Brazzaville par Edwige KISSINGER

Les manifestations s’intensifient au Honduras après la réélection du président

décembre 18, 2017

Un manifestant court au milieu de gaz lacrymogènes à Tegucigalpa, le 18 décembre 2017 / © AFP / ORLANDO SIERRA

Les forces de l’ordre ont fait lundi usage de gaz lacrymogènes au Honduras pour disperser des manifestants qui protestaient contre l’annonce officielle de la victoire du président sortant Juan Orlando Hernandez lors d’un scrutin controversé.

Depuis le vote du 26 novembre, les partisans du candidat de gauche Salvador Nasralla manifestent pour dénoncer une « fraude » lors de cette élection entachée d’irrégularités selon l’opposition et une partie des observateurs internationaux.

Dimanche, l’autorité électorale a officiellement déclaré vainqueur M. Hernandez, 49 ans. Un résultat immédiatement contesté par le camp adverse qui a appelé ses partisans à descendre dans la rue.

– Décision controversée –

Le président sortant conservateur s’était prévalu d’une décision controversée du Tribunal constitutionnel pour briguer un second mandat, ce qu’interdit la Constitution hondurienne.

Les protestations ont éclaté dimanche soir avec la mise en place de barricades à travers ce pays d’Amérique centrale et se sont poursuivies dans la nuit.

Dans la capitale Tegucigalpa, les habitants se sont réveillés lundi devant des tas de pierres, pneus et autres débris fumants qui obstruaient les rues. Les forces de l’ordre ont parfois dû utiliser des engins de chantier pour les dégager.

A la sortie nord de la ville, la police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des protestataires. Dans le nord du Honduras, à San Pedro Sula, la police a rapporté le pillage de plusieurs magasins et l’incendie d’une agence bancaire et d’un autobus.

Des manifestations se poursuivaient en fin de journée dans plusieurs parties du pays. Les manifestants résistaient aux forces de sécurité qui tentaient de les disperser avec des grenades lacrymogènes, particulièrement dans le nord du pays et à Tegucigalpa.

« Ils ne vont pas résoudre le problème en nous tuant et en tirant des gaz lacrymogènes », a déclaré l’ancien président Manuel Zelaya, qui est à la tête de l’alliance de gauche opposée à M. Hernandez.

Un rapport d’Amnesty International publié au Mexique affirme qu’au moins 14 personnes sont mortes dans les manifestations survenues depuis le jour de l’élection présidentielle. Les autorités honduriennes ont confirmé seulement trois décès, tandis que M. Nasralla avance le chiffre de 20 morts.

Lors des obsèques de sa soeur décédée dans l’ accident d’un hélicoptère de l’armée près de Tegucigalpa, M. Hernandez a appelé les Honduriens à l’union.

« Nous sommes tous honduriens, nous pouvons penser différemment les uns des autres et nous en avons le droit, mais nous devons nous embrasser », a-t-il déclaré.

Pendant ce temps, M. Nasralla, 64 ans, animateur de télévision novice en politique, était à Washington où il a rencontré le secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA), Luis Almagro. Il devait ensuite être reçu au département d’Etat américain.

« Nous avons présenté de très nombreuses preuves car ce vol (du scrutin) a plusieurs facettes », a déclaré M. Nasralla après son entretien avec le secrétaire général de l’OEA.

M. Almagro a estimé qu’il y avait trop de zones d’ombre dans l’élection hondurienne pour qu’elle soit valable et a appelé à un nouveau scrutin.

« Les conditions (dans lesquelles s’est déroulé le scrutin) ne permettent pas d’affirmer que l’un ou l’autre des candidats est vainqueur, (…) contrairement à ce qui a été annoncé », a déclaré le secrétaire général de l’OEA.

« La seule voie possible pour que le vainqueur soit vraiment le peuple du Honduras, c’est d’appeler à de nouvelles élections générales », a-t-il déclaré.

– ‘Totalement inacceptable’ –

Deux porte-parole du Parti national (PN) de M. Hernandez, Guillermo Perez Arias et Oswaldo Ramos Soto, ont rejeté devant la presse ces déclarations de M. Almagro et exclu l’idée d’un nouveau scrutin.

« Le secrétaire général (de l’OEA) a outrepassé son mandat », a dit M. Perez Arias. « Le Parti national considère (la proposition de M. Almagro) comme totalement inacceptable, étrangère aux traités internationaux et aux compétences de l’OEA », a renchéri M. Ramos Soto.

Interrogée sur la suggestion du secrétaire général de l’OEA, la responsable de la mission d’observateurs de l’Union européenne au Honduras, la Portugaise Marisa Matias, a répondu que sa mission « ne peut pas et ne doit pas intervenir dans l’indépendance et dans l’autonomie du peuple hondurien ».

Romandie.com avec(©AFP / 19 décembre 2017 02h28)