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Un poste de l’armée ivoirienne attaqué par des inconnus à la frontière avec le Ghana

décembre 28, 2015

 

      

Un poste de l’armée ivoirienne a été attaqué dans la nuit de samedi à dimanche dans la localité de Nougoua à environ 5 km de Noé, à la frontière avec le Ghana (Est), sans faire de victime.

Selon des sources sécuritaires interrogées, dimanche, par APA, les éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) en poste dans cette localité, « ont riposté à ces attaques menées par des inconnus, venus certainement du Ghana » voisin.

Dans leur fuite vers le fleuve qui sépare le Ghana et la Côte d’Ivoire, expliquent les mêmes sources, « les assaillants ont abandonné des armes qui ont été saisies » par les soldats ivoiriens. « Aucune victime n’est à déplorer », ajoutent ces sources sécuritaires.

Le ministre ivoirien auprès du Président de la République chargé de la défense, Paul Koffi Koffi en tournée à ce post frontalier de Noé dans le Sud-Comoé du pays, à la frontière avec le Ghana, avait encouragé, jeudi, les forces de l’ordre dans la sécurisation des fêtes de fin d’année, les invitant dans la foulée à la vigilance.

Début décembre dernier, une position de l’armée ivoirienne a été lourdement attaquée par surprise dans le village d’Olodjo (Sud-Ouest), non loin de la frontière libérienne. Ces attaques avaient fait au moins dix morts dont six soldats des FRCI et quatre chez les assaillants.

Après la grave crise postélectorale ayant pris fin en avril 2011 et qui a marqué l’épilogue de la décennie de crise qu’a connue la Côte d’Ivoire, le Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a créé les Forces spéciales, une unité d’élite rompue au combat en milieu hostile et dont les éléments été formés au Maroc, en Egypte, aux Etats-Unis et en Chine.

Les autorités ivoiriennes entendent prémunir la Côte d’Ivoire, notamment sa partie ouest contre les attaques et autres actions de déstabilisation, venues jusque-là du Libéria. L’Ouest ivoirien qui fait l’objet de plusieurs attaques depuis ces dernières années est régulièrement instable.

Apanews.net

 

Côte d’Ivoire : ex-miliciens pro-Gbagbo et ex-combattants pro-Ouattara dans la même caserne

juillet 10, 2011

Dans une caserne d’Abidjan, les frères ennemis d’hier, des miliciens de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et des combattants qui ont porté Alassane Ouattara au pouvoir, se côtoient au nom du retour à « la paix », en attendant d’être fixés sur leur avenir.

« Nous sommes ensemble! », clame un homme en treillis, kalachnikov en bandoulière. Dans le quartier de Yopougon (ouest), théâtre des derniers combats, ce qui fut la caserne de la BAE (Brigade anti-émeutes), une unité d’élite du régime déchu, est désormais sous l’autorité des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), à qui la victoire est revenue en avril après quatre mois de crise post-électorale.

La base, dirigée par le commandant Ousmane Coulibaly, dit « Ben Laden » – l’un des chefs les plus connus des FRCI et de l’ex-rébellion du Nord qui en est l’ossature -, accueille plusieurs centaines de jeunes, membres des anciennes milices et volontaires FRCI.

Apprentissage de la discipline

Au petit matin, c’est le rassemblement sur la place d’armes en terre battue, au pied du drapeau ivoirien. La journée est rythmée par les exercices physiques et l’apprentissage de la discipline. Dans les rues de ce quartier très populaire qui a été un fief de Laurent Gbagbo, on voit ces jeunes courir en entonnant des chants guerriers.

Augustin Mian, chef de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), tout-puissant et sulfureux syndicat sous l’ère Gbagbo, a été un artisan de ce rapprochement en appelant à déposer les armes après la chute de son mentor le 11 avril. « Il faut que véritablement la tranquillité, la quiétude, la sécurité soient de mise pour tout le monde », explique-t-il à l’AFP. De nombreux sympathisants de la Fesci s’étaient engagés au sein des milices, connues pour leurs exactions, qui combattaient aux côtés des militaires loyaux à l’ex-président.

« Je suis un ex-milicien, j’ai pris les armes pour une cause, mais j’ai compris qu’il fallait revenir à la paix », confie Guy-Hermann Gnakabi, étudiant. « Nous avons été accueillis après notre ralliement par nos frères des FRCI », dit-il, vantant « cohésion » et « fraternité ».

« On mange le même repas »

« Ici on patrouille ensemble, on dort dans la même chambre, on mange le même repas », confirme un élément FRCI. Ex-milicienne devenue secrétaire du commandant en second du camp, Edichy Gladis N’guessan renchérit : « il n’y a plus de miliciens pro-Gbagbo ni de rebelles pro-Ouattara, nous formons une seule entité pour aller à la paix ».

Mais une autre, Annick Emma Tieyon, reconnaît que les débuts ont été difficiles. « Il fallait enlever la peur et vivre ensemble. Ce n’était pas évident de rencontrer ses ex-ennemis ».

« C’est ici que la nouvelle armée ivoirienne est en train de prendre forme », s’enthousiasme un officier FRCI. Beaucoup de jeunes encadrés dans cette base – souvent des chômeurs – souhaitent embrasser le métier des armes. Si M. Ouattara vient tout juste de nommer un nouvel état-major, le chantier de la fusion-restructuration de l’armée n’est cependant pas vraiment lancé, et il fera nécessairement des déçus: nombre de FRCI et d’anciens miliciens seront recalés.

« Pour l’instant, on n’a pas eu d’assurance », témoigne un jeune. En attendant, placardé dans le camp, un message de « Ben Laden » annonçant la mort de « Maguy Le Tocard », ex-chef de milice emporté par une maladie, démontre que l’heure est officiellement à la réconciliation. « Information: le commandant Coulibaly Ousmane a le profond regret de vous annoncer le décès du commandant Maguy Le Tocard survenu le 3/07/11 ».

Jeuneafrique.com

Des Frci capturés hier au Ghana: ce qui s’est passé à Elubo

juin 23, 2011

Des éléments présentés comme étant issus des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), au nombre de quatre, ont été capturés hier mercredi 22 juin au Ghana par la Police de John Atta Mills.

Selon la source qui nous a donné l’information, les faits se sont déroulés à Elubo, première localité ghanéenne frontalière de la Côte d’Ivoire. C’est aux environs de 14h, a confié notre source, que les quatre éléments FRCI, partis d’Abidjan, sont arrivés à la frontière ivoiro-ghanéenne à bord d’une double cabine blanche immatriculée M328 FE 01. Le véhicule à bord duquel étaient ces hommes en armes, a-t-on précisé, appartiendrait au Port Autonome d’Abidjan (PAA).

Une fois aux portes du Ghana voisin, ces éléments identifiés comme étant ceux des FRCI ont pu, au dire de notre informateur sur place, franchir la frontière avant d’être stoppés net à Elubo, première escale ghanéenne. Cette localité est la première ville qu’on trouve lorsqu’on franchit le pont qui relie la Côte d’Ivoire au Ghana via la ville frontalière de Noé (localité ivoirienne).

Notre source a indiqué que les autorités ghanéennes sont très regardantes sur cette frontière d’avec la Côte d’Ivoire notamment à cause d’un nombre croissant de réfugiés ivoiriens qui y transitent pour demander asile. «Il fut un moment où les militaires d’Alassane Ouattara, ceux qu’on appelle les FRCI, rentraient à Elubo en treillis très facilement. Mais depuis que ces FRCI ont molesté un étudiant ivoirien qu’ils avaient accusé de milicien de Gbagbo, les autorités ghanéennes ont pris des mesures et restent désormais vigilantes à leur frontière », a dit notre informateur, joint hier dans l’après-midi sur place à Elubo. Dans cette localité ghanéenne, se trouve le camp de transit, là où les entrées et sorties du Ghana sont désormais beaucoup filtrées par la police ghanéenne.

Les quatre éléments FRCI, capturés, étaient encore entendus hier par la Police quand l’information nous est parvenue. Ils nous est revenu qu’après leur entrée à Elubo, ces éléments FRCI ont été encerclés par des policiers ghanéens qui les ont arrêtés par la suite, avant de les conduire au poste de Police. L’un des quatre soldats FRCI portait une arme sur lui, au contraire des trois autres.

Sur place à Elubo, notre source a noté que Ghanéens et Ivoiriens commentaient diversement cette entrée brutale d’éléments FRCI dans la localité. Si pour les uns, il s’agissait de soldats envoyés aux trousses des réfugiés pro-Gbagbo au Ghana, pour les autres, les quatre hommes appréhendés seraient des éléments incontrôlés des FRCI qui seraient en train de fuir la normalisation militaire en Côte d’Ivoire.

L’Inter TRA BI Charles Lambert

Côte d’Ivoire: 8 personnes tuées par les forces pro-Ouattara (ONU)

juin 23, 2011

Au moins huit personnes ont été tuées par des éléments des forces armées qui ont porté au pouvoir le président ivoirien Alassane Ouattara, lors de plusieurs incidents la semaine dernière, a annoncé jeudi l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci).

Dans des incidents survenus notamment à Abidjan et dans ses environs et dans le centre-ouest du pays, « des éléments des FRCI (Forces républicaines) ont tué au moins huit personnes et blessé plusieurs autres », a déclaré lors d’un point presse Guillaume Ngefa, chef de la Division des droits de l’Homme de l’Onuci.

« Au moins 30 autres personnes ont été arbitrairement arrêtées et détenues. Certaines victimes ont été soumises à des actes de torture et de mauvais traitements », a-t-il ajouté.

L’Onuci a souligné à plusieurs reprises les exactions des FRCI, souvent commises dans des zones comptant de nombreux partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril après plus de quatre mois de crise post-électorale et dix jours de guerre dans Abidjan.

Jeuneafrique.com avec AFP

Grand-Bassam: les Frci assassinent un professeur Rhdp

juin 22, 2011

Tous les établissements secondaires de Grand-Bassam n’ont pas dispensé de cours hier. Parce qu’ils ont, dans la nuit de mardi à mercredi 22 juin 2011, à 3 h du matin, au quartier dit «Château», perdu dans des conditions atroces, l’un des leurs. Il s’agit, notamment de Bernard N’Gouan qui enseignait les maths au Collège moderne.

Il est 9 h. Notre équipe de reportage arrive sur les lieux du drame. Collègues, voisins, élèves et connaissances de Bernard sont inconsolables. Des sanglots par-ci, des pleurs par là. C’est une foule complètement en émoi qui pleure M. Bernard N’Gouan qui, dit-on, «était l’un des durs hommes du Rhdp».

Un de ses voisins, sous le sceau de l’anonymat, écrase une grosse larme, se ressaisit un tant soit peu et nous raconte, en substance, les faits. «Tout a commencé à 3h du matin. Ma famille et moi habitons juste en face de sa maison. Nous avons été réveillés par les violents bruits et surtout les multiples coups de feu. Mais nous n’avons pas osé mettre le nez dehors sachant pertinemment que ce sont des malfaiteurs. Ce matin – hier matin ndlr -, d’autres voisins et moi avons accouru. Et nous avons trouvé son épouse et ses enfants pleurant à chaudes larmes.

Bernard qui a reçu plusieurs balles dans la poitrine, gisait encore dans une marre de sang devant la douche, dans la chambre des enfants.

Selon sa femme, il s’y est rendu pour les mettre à l’abri eu égard aux nombreux coups de feu. C’est lorsqu’il y est entré qu’ils l’ont tué à travers la fenêtre vitrée. Ils étaient au nombre de trois, habillés en treillis et armés jusqu’aux dents, nous a dit sa femme. C’est tout à l’heure à 8 h (ndlr, hier) qu’un corbillard est venu chercher son corps…

Or c’était un membre influent du Rhdp ici à Grand-Bassam…» Il arrête le récit, la gorge étreinte par la douleur et l’émotion. Une dizaine d’appartements, au dire des riverains, ont été visités par ces hommes en armes. Des appareils électroménagers, et de fortes sommes d’argent auraient été emportés chez les autres victimes qui ont eu la vie sauve.

Bernard N’Gouan laisse derrière lui une femme inconsolable, trois enfants dont le dernier n’a que 7 mois.

Le Temps Philomène Aquouama

Yopougon: Affrontement hier entre gendarmes et Frci/Des blessés/Le film des événements

juin 22, 2011

Encore une autre page sombre.

Hier mercredi 22 juin, un affrontement sanglant est survenu entre les gendarmes de l`Escadron logé au quartier Toit-rouge de Yopougon, et les éléments des Forces républicaines de Côte d`Ivoire (Frci) basés dans les locaux du commissariat du 19è arrondissement, situé à environ 200 mètres du camp de Gendarmerie dans ce même quartier. Ce clash a fait, selon des sources militaires, un blessé dans chaque camp, et de nombreux dégâts matériels dans la caserne des gendarmes. Pillages et saccages étaient au rendez-vous, rapporte-t-on. Pis, l`épouse d`un gendarme, qui se trouve être un élément de la garde raprochée du ministre de l`intérieur Hamed Bakayoko, a été rudoyée.

Retour sur ce mercredi où les armes ont encore tonné à Yopougon. Le matin, les éléments Frci du commandant Doumbia, qui faisaient du sport, arrivent au niveau de l`Escadron de gendarmerie. Au même moment, un gendarme en tenue civile et à bord d`un véhicule se retrouve nez-à-nez avec les Frci. « Garez! garez! », lui intiment ces militaires sportifs du matin. Surpris, le gendarme conducteur met quelques minutes pour terminer sa manoeuvre. Cela ne met pas fin cependant à la volonté des éléments du commandant Doumbia d`en imposer à cet élément de l`Escadron de gendarmerie. Il s`ensuit une altercation, qui alerte vite d`autres éléments de la gendarmerie qui étaient dans le camp. Ceux-ci, croyant leur compagnon en difficulté avec les Frci, viennent à sa rescousse. La tension monte, mais les gendarmes finissent par obtenir le repli des militaires. Ces Frci, certainement frustrés, retournent sur leur base, non pas pour y rester, mais pour s`armer et venir régler les comptes aux éléments de l`Escadron. Rocket RPG7, Grenade offensive, Kalashnikov constituaient, selon cette source militaire, l`arsenal d`attaque contre les gendarmes. « On a entendu des détonnations d`armes lourdes, et c`était la débandade totale. Les gens ont fui croyant revivre les affrontements de la crise post-électorale », a témoigné un riverain joint par téléphone hier.

D`autres sources indiquent par ailleurs que ces deux corps qui cohabitent se regardent en chiens de faïence depuis quelque temps. « Nous sommes sur nos gardes, car ils ne sont pas prêts pour nous, ceux-là. On était venu pour faire du sport dans le quartier et on a vu une voiture foncer sur nous avec à son bord un gendarme. On n`a rien compris, les éléments ont pris peur et certains ont tiré en l`air en sommation », a déclaré un élément Frci , interrogé par le site koaci.com.

Du côté des gendarmes, l`on pense qu`il existe une volonté cachée de les désarmer par la force. « Ils veulent nous désarmer mais nous on n`est pas prêt pour ça, on les attend de pied ferme », aurait lâché, toujours selon le même site, un élément de l`Escadron.

Tout compte fait, l`affrontement d`hier indique que la tension demeure encore vive entre gendarmes et Frci depuis la crise post-électorale. Cela nécessite que les nouvelles autorités prennent des dispositions rigoureuses pour éviter que l`étincelle du coin n`embrase toute la commune.

L’Inter Hamadou ZIAO