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Canada: Une victime de viol refoulée à l’urgence de Fredericton

septembre 12, 2022
L'affiche à l'entrée de l'Hôpital régional Dr Everett Chalmers, à Fredericton.

La femme s’est présentée à l’urgence de l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers de Fredericton. Photo : Joe McDonald/CBC

Une femme de Fredericton est encore sous le choc après s’être rendue à l’urgence de l’hôpital local pour subir un examen médico-légal après une agression sexuelle et avoir reçu la consigne de prendre rendez-vous le lendemain.

Elle s’est fait dire qu’aucune infirmière qualifiée du programme des infirmières examinatrices en cas d’agression sexuelle n’était sur place ou de garde ce soir-là pour effectuer l’examen à l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers.

La victime de 26 ans, dont l’identité n’est pas dévoilée, a raconté qu’on lui avait dit de rentrer chez elle en pleine nuit, de ne pas prendre de douche ni de se changer et d’utiliser la salle de bain le moins possible, pour aider à préserver toute preuve.

« Je voulais vraiment ne pas avoir à préserver mon corps dans l’état où il était pendant encore 12 heures. J’avais l’impression qu’on me demandait de garder cette expérience. Que je pouvais le sentir sur moi. »— Une citation de  La victime

Elle a rappelé la police pour obtenir des conseils sur ce qu’elle pouvait faire. Ce n’est que lorsqu’un agent est intervenu que l’hôpital a appelé une infirmière pour l’aider, a-t-elle indiqué.

Aucune femme qui a été violée ne devrait jamais se faire dire de revenir le lendemain pour obtenir de l’aide après avoir trouvé le courage de demander de l’aide, plaide la victime.

Une trousse d'examen médico-légal des agressions sexuelles.

Une trousse d’examen médico-légal des agressions sexuelles.Photo: CBC

Une expérience traumatisante

Elle a décidé de parler de son expérience, ajoute-t-elle, pour s’assurer que cela n’arrive à personne d’autre.

L’agression a eu lieu en août, pendant la longue fin de semaine de la fête du Nouveau-Brunswick, lorsqu’elle est allée à un rendez-vous avec un homme qu’elle avait rencontré en ligne.

Elle est rentrée chez elle vers 22 h 30 et a décidé d’appeler le service de police de Fredericton pour lui demander ce qu’elle devait faire lorsqu’elle a vu tout ce sang.

L’agent à qui elle a parlé lui a recommandé d’aller à l’hôpital pour se faire examiner, bien que ce soit ultimement son choix.

Il lui a également mentionné qu’elle pourrait obtenir une trousse médico-légale pour recueillir des preuves au cas où elle déciderait de porter des accusations contre l’homme.

« Le policier m’avait dit que je ne devrais pas avoir à attendre longtemps. Les mots qu’il a utilisés étaient qu’ils traitent cela aussi sérieusement que si vous aviez une blessure par balle. »— Une citation de  La victime

La femme a attendu anxieusement dans la salle d’attente d’urgence de l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers. Une infirmière l’a finalement amenée dans la zone de triage et a commencé à lui poser des questions de routine.

Je l’ai interrompue et je lui ai dit que j’étais là pour une trousse de viol.

L’infirmière l’a ensuite emmenée dans une pièce calme avec une porte, où elle pouvait être seule, tandis qu’ils ont contacté une infirmière du programme des infirmières examinatrices des cas d’agression sexuelle (programme SANE).

Après environ de 15 à 20 minutes, elle a pu parler au téléphone avec une infirmière du programme qui lui a dit qu’elle était très courageuse d’être venue.

Toutefois, personne n’était de garde jusqu’au soir suivant à 20 heures, a déclaré la représentante du programme, mais elle était disposée à se déplacer pour lui faire passer l’examen elle-même le lendemain matin.

Sachant qu’il aurait pu y avoir de l’aide disponible et qu’il n’y avait personne autour, c’était difficile à entendre, se souvient la femme. Et j’étais un peu sous le choc de prendre rendez-vous pour voir quelqu’un pour ce traumatisme.

« Je voulais vraiment que ce soit fini. Et se faire demander d’attendre jusqu’au lendemain, c’était comme me demander de continuer à vivre cette expérience pendant 12 heures de plus, comme si c’était comme un rhume que je pourrais affronter demain. »— Une citation de  La victime

Elle ajoute avoir été surprise que l’hôpital ne lui offre pas de rester.

La police rappelée

Elle a alors rappelé la police peu après 1 heure du matin, depuis sa voiture dans le stationnement.

« Quand j’ai parlé à la police [la première fois], ils m’ont dit que c’était une grosse affaire, qu’elle serait traitée comme telle et que j’obtiendrais les soins médicaux dont j’avais besoin.  »— Une citation de  La victime

La victime a parlé au même agent, qui, selon elle, a été très surpris d’apprendre qu’elle avait été renvoyée chez elle sans aucun soin. Ça n’aurait pas dû t’arriver, lui aurait-il dit.

Son partenaire policier a également été surpris, à un point tel qu’il est allé directement à l’hôpital pour la rencontrer et parler ensuite aux infirmières.

Une autopatrouille de la police de Fredericton.

La victime d’agression sexuelle affirme avoir obtenu la collaboration de la police de Fredericton dans ses demandes. Photo : Archives

Il lui a dit que si personne n’était disponible à l’hôpital Chalmers cette nuit-là, ils pourraient avoir à conduire jusqu’aux hôpitaux d’Oromocto ou de Woodstock. Selon la victime, le policier lui a assuré qu’il allait trouver un endroit où elle pourrait être vue.

Personne à l’hôpital Chalmers ne lui avait mentionné que d’autres options existaient.

Après environ 30 minutes, l’agent est sorti pour lui dire que l’hôpital Chalmers avait appelé une infirmière et qu’elle arriverait sous peu.

Je suis très reconnaissante que la police ait pu trouver quelqu’un… pour m’aider ce soir-là, confie-t-elle.

La police de Fredericton a confirmé qu’un agent avait fourni de l’aide et fait un suivi auprès de l’hôpital Chalmers au nom d’une personne qui avait signalé un crime sexuel grave. Le dossier est maintenant entre les mains de la GRC, précise-t-elle.

Le Service de police de Fredericton prend très au sérieux toute allégation d’agression sexuelle et encourage les membres du public à demander de l’aide s’ils en ont fait l’expérience le plus rapidement possible. Nous sommes très fiers de la façon dont notre agent a géré la situation ce soir-là, a répondu la force dans un courriel.

Le réseau Horizon au courant de la situation 

Margaret Melanson, présidente intérimaire et chef de la direction du Réseau de santé Horizon, a confirmé qu’elle est au courant de cette situation.

Mes pensées sont certainement avec la victime en ce moment, déclare-t-elle dans un courriel.

En ce qui concerne le programme des infirmières examinatrices en cas d’agression sexuelle, il est conforme aux normes de pratique que si un examen en personne ne peut être effectué immédiatement, le patient a alors la possibilité de retourner à la maison, dans un environnement confortable où il peut y avoir du soutien, plutôt que d’attendre à l’urgence, a indiqué Mme Melanson.

Margaret Melanson.

La présidente-directrice générale par intérim du Réseau de santé Horizon, Margaret Melanson Photo : Radio-Canada

Dans ces situations, et conformément aux protocoles du programme, les patients recevront de l’information sur la façon de préserver toute preuve jusqu’à ce qu’une trousse de collecte de preuves puisse être administrée en personne par l’infirmière en service du programme. Cela se fait habituellement dès que l’infirmière est disponible, souvent au plus tard le lendemain, a-t-elle poursuivi.

Le programme est offert dans 12 des 23 hôpitaux de la province, seulement ceux ouverts 24 heures sur 24. Mais les infirmières du SANE peuvent se rendre dans d’autres hôpitaux.

Environ 80 infirmières du Nouveau-Brunswick ont reçu une formation spéciale tenant compte des traumatismes pour traiter les survivantes de violence sexuelle et utiliser des trousses de preuve en cas d’agression sexuelle.

Roxanne Paquette, coordonnatrice du programme des infirmières examinatrices en cas d’agression sexuelle pour les réseaux Horizon et Vitalité, n’a pas répondu à une demande d’entrevue.

Radio-Canada d’après un reportage de Bobbi-Jean MacKinnon et des informations de Sarah Déry, de CBC

Canada: Des Québécois se ruent vers Fredericton dans l’espoir d’obtenir un passeport

juin 27, 2022

File d'attente.

Les gens attendaient depuis longtemps devant l’édifice de la rue Regent à Fredericton. Photo : Radio-Canada/Mikaël Mayer

Des dizaines de personnes, surtout des Québécois, faisaient la queue lundi matin devant les bureaux de Service Canada à Fredericton dans l’espoir d’obtenir leur passeport.

Plusieurs voyageurs se sont installés dimanche soir dans l’espoir d’être les premiers à être servis.

Martin Labrosse, qui est originaire de la région des Laurentides, au Québec, est arrivé vers 2 h.

Martin Labrosse.

Martin Labrosse trouve la situation plus facile qu’à Laval, où se trouve le bureau le plus près de chez lui. Photo : Radio-Canada/Mikaël Mayer

« À Laval ça fait 48 h qu’ils attendent, alors on est pas pire. »— Une citation de  Martin Labrosse

Certaines personnes avaient entendu parler des péripéties de François Gamache, un Montréalais qui, après avoir attendu 30 heures en vain dans un bureau de Chicoutimi, avait obtenu son passeport au bureau néo-brunswickois en moins de 3 heures.

Il faudra voir si tous les demandeurs pourront obtenir leurs documents aussi rapidement.

Selon des témoins, dimanche soir il y avait déjà une vingtaine de personnes qui attendaient, mais la file d’attente a rapidement encerclé l’édifice aux premières heures du matin. On pouvait voir dans le stationnement de nombreuses plaques d’immatriculation de la Belle Province.

Des gens assis sur des chaises de camping.

Des voyageurs espèrent mettre la main sur leur passeport rapidement. Photo : Radio-Canada/Mikaël Mayer

J’ai avancé d’un coup, mais là j’attends. Mais c’est beaucoup plus calme qu’à Montréal, où c’est plus stressant, indique Louis, qui a préféré ne pas dire son nom de famille.

Sur le site web de Service Canada, on indique que le temps d’attente lundi est de 6 heures.

Un constat d’échec

Partout au pays, mais particulièrement au Québec, la délivrance des passeports connaît d’importants délais. Des voyageurs ont indiqué avoir dû annuler leur voyage devant l’impossibilité d’obtenir leurs documents.

Ottawa a créé un groupe d’intervention pour s’attaquer aux délais, autant dans les bureaux des passeports que dans les aéroports.

Le coprésident du groupe, le ministre des Relations Couronne-Autochtones, Marc Miller, a admis que la situation actuelle est un constat d’échec.

Malgré tout, les voyageurs présents à Fredericton lundi gardent espoir. Selon des personnes présentes, le service était courtois et une employée est venue répondre aux questions de tous ceux qui en avaient besoin

Avec Radio-Canada

Quatre morts dans une fusillade dans l’est du Canada

août 10, 2018

Montréal – Une fusillade a fait au moins quatre morts vendredi matin dans la ville canadienne de Fredericton, située dans la province du Nouveau-Brunswick (est), a annoncé la police locale.

Cette fusillade « a fait au moins quatre morts », a indiqué la police sur son comte Twitter sans apporter plus de précisions sur ses causes et en conseillant aux habitants du quartier de rester chez eux.

A 09H00 locales (12h00) GMT, la fusillade était « en cours », a précisé le service de police.

Selon la chaîne publique CBC, la fusillade a eu lieu dans un quartier résidentiel de cette ville de près de 60.000 habitants.

Robert DiDiodato, un habitant du quartier interviewé par CBC, a raconté avoir entendu des bruits de « pétards » vers 7H00 du matin. « Vu le rythme, ça aurait pu être un coup de feu. Ca faisait +pop, pop, pop+ », a-t-il déclaré.

Dans la soirée du 22 juillet, un homme a ouvert le feu dans une artère animée de Toronto, tuant une jeune fille de 18 ans et une fillette de 10 ans, et blessant 13 autres personnes.

La fusillade avait été revendiquée par le groupe Etat islamique(EI), mais la police a affirmé n’avoir aucune preuve permettant d’étayer cette revendication.

Romandie.com avec(©AFP / 10 août 2018 12h33)