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Canada-Québec: Une dizaine de marins étrangers coincés à Trois-Rivières, dans le froid, depuis trois mois

janvier 28, 2023
Deux bateaux-remorqueurs amarrés au port de Trois-Rivières.

Deux des trois bateaux-remorqueurs bloqués au port de Trois-Rivières depuis plusieurs mois, le Bradley C. devant, et le Brianna T. derrière. Photo : Radio-Canada/Julie Grenon

Onze marins sont bloqués dans le port de Trois-Rivières depuis trois mois en attendant d’obtenir une autorisation de Transports Canada. Leurs trois bateaux-remorqueurs ne répondent pas aux exigences des lois et conventions maritimes internationales, et sont donc non conformes pour prendre le large.

Les bateaux, qui devaient prendre la mer vers la Guyane en octobre, sont stationnés au port de Trois-Rivières avec ses marins caribéens et sud-américains.

L’entreprise guyanaise B.K. Marine a fait l’acquisition de ces bateaux qui étaient antérieurement de propriété canadienne, selon Vince Giannopoulos, vice-président St-Laurent et côte est du Syndicat international des marins canadiens.

Les nouveaux propriétaires ont l’intention de les utiliser pour du remorquage et du transport maritime en Amérique du Sud et dans les Caraïbes. Dans ce contexte, les bateaux doivent se soumettre à des changements de réglementation, affirme M. Giannopoulos.

Au moment de publier ces lignes, l’entreprise B.K. Marine n’avait pas répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada. Impossible de savoir à quelle réglementation doivent maintenant se plier les bateaux afin de retrouver leurs nouveaux propriétaires, en Guyane.

Les marins dans le froid québécois

La chute des températures a été difficile pour les marins qui ne sont pas habitués au climat. La plupart d’entre eux n’ont pas de vêtements ni d’équipements pour faire face à l’hiver.

Il leur est permis de débarquer du bateau et de se promener dans la ville, mais ils n’ont tout simplement pas l’équipement nécessaire pour rester au chaud, explique Vince Giannopoulos.

L’aide de la communauté locale est venue. Paul Racette, directeur général du Foyer des marins de Trois-Rivières, a mené les efforts pour récolter des vêtements d’hiver pour les marins. Le Foyer leur permet d’utiliser son espace pour se réchauffer et avoir accès à Internet.

M. Racette affirme n’avoir rien vu de tel en huit ans de service au port de Trois-Rivières.

Ils sont arrivés ici et n’avaient aucun salaire, raconte-t-il, mentionnant que 25 marins sont venus au début, mais que 14 sont repartis depuis.

Avec Radio-Canada

Canada-Ottawa/Convoi des camionneurs : « Il faisait trop froid, et c’était trop »

octobre 28, 2022

L’ex-chef de la police d’Ottawa, Peter Sloly, craque en plein interrogatoire devant la commission Rouleau.

Peter Sloly séchant ses larmes à la barre des témoins.

Sous le coup de l’émotion, l’ex-chef Peter Sloly a déclaré que les officiers du SPO « ont fait de leur mieux » pendant l’occupation du centre-ville d’Ottawa, l’hiver dernier, ajoutant qu’il était reconnaissant pour leur travail. Photo: Radio-Canada/Sean Kilpatrick

Même si le Service de police d’Ottawa (SPO) avait pris en considération tous les indices laissant entendre que la manifestation des camionneurs avait le potentiel de dégénérer et de se transformer en occupation prolongée, il aurait été incapable de l’empêcher par manque de ressources, estime son ancien chef, Peter Sloly.

Pour verrouiller la ville, fermer les bretelles d’autoroutes et bloquer les ponts interprovinciaux, le SPO aurait eu besoin d’au moins 2000 agents supplémentaires, a précisé M. Sloly vendredi matin devant la Commission d’enquête sur l’état d’urgence.

Il faisait trop froid, et c’était trop, a-t-il déclaré, ému, après avoir interrompu son témoignage pendant quelques secondes, le temps de reprendre ses esprits.

Dans le contexte, ses policiers ont fait de leur mieux, a insisté M. Sloly, déplorant du même souffle que l’opinion publique se soit rapidement retournée contre le SPO dans les jours ayant suivi le début de l’occupation du centre-ville d’Ottawa.

L’ex-chef de police, qui avait vite déclaré qu’il n’y aurait probablement pas de solution policière à la crise, a cependant convenu avoir contribué à l’impression que son service avait capitulé. Ça a pu donner l’impression qu’on avait baissé les bras, je ne remets pas cela en doute, a-t-il reconnu.

Avec le recul, M. Sloly – qui a quitté ses fonctions le 15 février, soit au lendemain de l’invocation de la Loi sur les mesures d’urgence – juge que les autorités fédérales auraient dû s’impliquer davantage dans la planification de la manifestation.

Les rapports sur la gestion de la menace à laquelle nous faisions face venaient de la Police provinciale de l’Ontario, a-t-il expliqué. À ce jour, j’ai encore une question : « Pourquoi n’ai-je pas reçu de telles informations, de la qualité de celles que je recevais de la PPO, mais de nos partenaires fédéraux, et ce, sur une base régulière? »

Dès le départ, il s’agissait, dit-il, d’un événement d’envergure nationale, puisque les camions arrivaient tout autant de l’Ouest canadien que du sud de l’Ontario, du Québec et des Maritimes.

Des agents entourés de manifestants bien emmaillotés.

Les policiers d’Ottawa, a souligné M. Sloly vendredi, ont travaillé dans des conditions particulièrement difficiles, l’hiver dernier, pendant l’occupation du centre-ville d’Ottawa. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Le gouvernement Trudeau a invoqué la Loi sur les mesures d’urgence le 14 février 2022 pour mettre fin à un rassemblement réunissant des camionneurs et d’autres manifestants opposés aux mesures sanitaires liées à la COVID-19, qui ont paralysé le centre-ville d’Ottawa du samedi 29 janvier au dimanche 20 février.

Cette loi – adoptée en 1988 pour succéder à la Loi sur les mesures de guerre – prévoit notamment qu’une enquête publique doit a fortiori se pencher sur les circonstances ayant mené les autorités à prendre une telle décision.

L’ex-chef Sloly, qui a été remplacé de façon intérimaire par Steven (Steve) Bell, devrait témoigner toute la journée et revenir à la barre lundi pour les contre-interrogatoires.

Sa comparution a été jusqu’ici l’occasion de souligner une fois de plus la confusion qui régnait à l’époque dans la structure de commandement du SPO et sur le manque de coordination entre l’équipe de liaison avec les manifestants et celle du maintien de l’ordre public.

Elle intervient après deux semaines d’audiences presque entièrement consacrées aux points de vue policiers sur la crise. Des organisateurs du convoi seront entendus après lui.

Le fil des événements de plus en plus clair

Les témoignages recueillis par la Commission jusqu’à maintenant ont notamment permis de comprendre que le service de police municipal n’a pas tenu compte des alertes lancées par les hôteliers et le service du renseignement de la PPO laissant entendre que le convoi pourrait rester à Ottawa plus longtemps que prévu.

Le SPO a effectivement erré dans sa lecture des événements, a reconnu la semaine dernière sa cheffe adjointe par intérim, Patricia (Trish) Ferguson, et les policiers ont été pris de court lorsque les camionneurs ont cessé de collaborer avec eux, a raconté lundi Steven Bell.

Résultat : la police locale a rapidement perdu la confiance du gouvernement Trudeau. Pour sortir de la crise, le fédéral a songé à rencontrer les organisateurs du convoi, mais cette rencontre n’a jamais eu lieu. La Loi sur les mesures d’urgence a finalement été invoquée le 14 février.

Des témoins, comme le chef surintendant à la retraite Carson Pardy, de la PPO, ont toutefois déclaré à la Commission qu’ils auraient pu s’en passer. Le convoi, qui a été démantelé à partir du 18 février, l’aurait été de toute façon, a renchéri un autre officier de la police provinciale, jeudi.

Encore quatre semaines d’audiences

Outre des policiers, la Commission présidée par le juge Paul Rouleau a entendu depuis le début des audiences, le 13 octobre, des résidents, des commerçants et des élus locaux, comme l’ex-maire Jim Watson.

Les travaux de la Commission se sont jusqu’ici déroulés uniquement en anglais, ce qui a mené dès le 14 octobre à un échange tendu entre l’ancien conseiller municipal Mathieu Fleury et l’un des avocats du convoi, Me Brendan M. Miller.

D’ici le 25 novembre, 68 témoins auront comparu. Justin Trudeau figure dans le lot, de même que sept ministres, dont Marco Mendicino (Sécurité publique), qui a réitéré en Chambre vendredi que le recours aux mesures d’urgence avait été une décision de dernier recours pour régler une situation sans précédent.

M. Mendicino debout en Chambre.

L’invocation de la Loi sur les mesures d’urgence était « nécessaire », a une nouvelle fois plaidé Marco Mendicino, vendredi, aux Communes. Photo : La Presse Canadienne/Adrian Wyld

Des représentants du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) seront également appelés à comparaître, tout comme la commissaire de la GRC Brenda Lucki, qui croyait le 14 février que les autorités n’avaient pas encore épuisé tous les moyens à leur disposition pour déloger les manifestants.

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, et l’ex-solliciteure générale de la province Sylvia Jones ont reçu une citation à comparaître, mais ils s’y opposent pour toutes sortes de raisons, faisant notamment valoir qu’il s’agit, selon eux, d’une affaire exclusivement fédérale.

M. Ford et Mme Jones ont aussi rejeté cette semaine une assignation à comparaître devant les élus fédéraux du comité d’examen parlementaire sur l’état d’urgence, créé dans la foulée de l’invocation des mesures d’urgence fédérales. C’est ce que montre une lettre de l’avocat général du Bureau du conseil des ministres de l’Ontario, Don Fawcett, adressée le 27 octobre au comité en question pour décliner l’invitation à témoigner.

Avec Radio-Canada

Dans une tranchée ukrainienne, trucs et astuces contre le froid

octobre 25, 2022
Dans une tranchee ukrainienne, trucs et astuces contre le froid
Dans une tranchée ukrainienne, trucs et astuces contre le froid© AFP/Dimitar DILKOFF

Des chaussettes « tactiques », des sacs de couchage norme Otan et même un sauna: dans une tranchée de l’Est ukrainien, à 700 m des positions russes, un groupe de soldats de la 5e brigade d’assaut se pare pour le grand froid.

« L’hiver dans le Donbass est un enfer. C’est un climat de steppe avec des nuits glaciales, des températures jusqu’à -30°C », prévient le soldat Iouri Syrotiouk, 46 ans, un ancien élu local de la municipalité de Kiev, au front depuis février dernier.

« Il n’y a aucune forêt, le vent passe partout. J’étais là en 2014, c’était intenable », dit le doyen du groupe.

Sur cette partie stabilisée du front, l’ennemi est tout proche et les tirs réguliers, mais la vie continue dans le dédale de tranchées.

Ces onze soldats de la 5e brigade, et leur chat, John, vivent une semaine complète sur la tranchée, avant d’être relevés.

A un mètre de terre, les gars ont construit grâce à un tutoriel internet un sauna qui fait aussi hammam.

L’alcôve de 2m2, chauffée par un poêle à bois spécial, est tapissée de revêtement isolant couleur argent. Les parois ont aussi été blindées. Un mortier de 82 mm peut tomber dessus.

A l’entrée, un baril de munitions sert de « vestiaire », pour les soldats qui entrent nus au « bania », le sauna, et en profitent pour se laver.

« Là vous mettez de l’eau ou de la neige dans un seau et ici ça fait de la vapeur », fait visiter le soldat Syrotiouk.

« Après être resté dans la gadoue, on en ressort comme une nouvelle personne », dit le barbu dans un grand sourire.

5°C dehors, 22°C dedans

Tout autour du campement enterré et dissimulé sous des filets camouflages, un océan de boue marron, qui colle aux semelles.

Avant d’entrer dans la tranchée d’habitation et de cuisine, on s’essuie les bottes sur un tube de métal disposé à effet.

Une fois sous terre, le roi de la tranchée c’est la « bourjouïka », le petit poêle à bois traditionnel en métal avec une cheminée.

On y approche ses mains, rarement gantées pour des raisons pratiques, qu’on glisse ensuite entre le torse et le gilet pare-balle.

C’est là aussi, autour du réchaud à gaz, qu’on prépare le thé ou le café fumant et réconfortant.

Au bout du boyau, rempli de boue au sol, à l’intérieur de la cavité elle aussi tapissée d’isolant, là où les soldats dorment sur des paillasse, il faut se déchausser.

Un thermomètre en plastique décoré de fleurs roses annonce 22°C. Dehors il en fait 5, en ce matin brumeux de fin d’automne.

L’unité a reçu de volontaires des sacs de couchage pouvant résister à -30°C, explique le commandant « Locha ».

« Avec ça vous dormez dans la neige », assure le militaire.

Pour l’habillement, le paquetage inclut une cagoule, des sous-vêtements spéciaux, dont des collants et surtout les « chaussettes tactiques » pour éviter le redouté « pied de tranchée », le pied qui moisit, un mal de la Première guerre mondiale qui peut mener à la gangrène.

« Mais ce qui nous réchauffe plus encore que des chaussettes ou des sacs de couchage aux normes de l’Otan, c’est les mots, les appels et les petits dessins de nos proches », lance dans un sourire de tendresse le soldat Syrotiouk.

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: Après la tempête, le froid et la neige sont de retour

octobre 13, 2022

Après le passage d’une solide tempête automnale d’ici ce week-end, la semaine prochaine va enchaîner avec un système porteur de froid et de neige.

Après une séquence aux températures plutôt clémentes – avec plusieurs secteurs qui ont enregistré des 20 degrés – la semaine prochaine verra le froid faire son grand retour au Québec. Le responsable de cette situation est un creux atmosphérique qui va descendre et qui risque de s’installer sur la province toute la semaine prochaine.

Après la tempête, le froid et la neige sont de retour© Fournis par MétéoMédia

Jusqu’au 23 octobre, on peut même parler d’une anomalie de température négative pour une bonne partie du Québec. Dans certains secteurs, le thermomètre pourrait même indiquer jusqu’à 8 degrés sous les normales de saison.

Après la tempête, le froid et la neige sont de retour© Fournis par MétéoMédia

De la neige également possible

Lundi va marquer l’arrivée possible de la neige dans certains secteurs et du temps gris pour d’autres. De la pluie est prévue pour le sud, mais plus au nord, les précipitations pourraient se changer en neige à cause de cet air froid bien installé. Les soirs et les nuits sont plus propices à cette tendance vers la neige, les températures chutant en période nocturne. On risque même de passer sous le point de congélation dans certains secteurs.

Après la tempête, le froid et la neige sont de retour© Fournis par MétéoMédia

Ainsi, le Nord-du-Québec et l’Abitibi-Témiscamingue sont susceptibles de recevoir de la neige. Certains endroits plus au sud pourraient aussi voir tomber une faible neige, mais de véritables accumulations sont peu probables dans des secteurs comme l’Outaouais et l’Estrie.

Avec MétéoMédia 

Québec-Froid glacial : un record absolu enregistré pour une ville

janvier 22, 2022

Cette semaine, plusieurs records de froids et de consommation d’électricité ont été fracassés

Les froids polaires ont engendré une demande gigantesque en énergie depuis le début de l’année. Pas plus tard que vendredi dernier, la province battait un record en demande d’électricité.

Plus de 40 000 mégawatts requis

« Vendredi matin autour de 8 h, la consommation totale au Québec était de 40 380 mégawatts environ, c’est la consommation la plus élevée jamais enregistrée au Québec. Le 11 janvier dernier, on avait enregistré un nouveau record également qui était tout près de 40 000 mégawatts, on était à un peu plus de 39 900 mégawatts », a indiqué le porte-parole d’Hydro-Québec, Cendrix Bouchard.

© Fournis par MétéoMédia

La dernière fois que la consommation électrique des Québécois a atteint de tels sommets remonte à 2014. « Dans les deux cas (11 et 21 janvier), on a dépassé la pointe historique qui datait du 22 janvier 2014 à 39 031 mégawatts. Donc, c’est effectivement un mois de janvier qui est très froid et qui a un impact », a souligné M. Bouchard.

Hydro-Québec a demandé à nouveau, pour ce samedi, l’aide de la population pour diminuer la demande en électricité. Le matin, la pointe de consommation a été de 39 420 mégawatts, battant un record pour le week-end. Le record précédent datait de la fin de semaine dernière, alors que la province avait atteint 38 360 mégawatts.

Un froid record

Il n’y a pas que la consommation d’électricité qui a battu des records, les températures aussi ! Pas plus tard que samedi matin, Québec fracassait son record de froid, vieux de huit ans pour un 22 janvier, en enregistrant une température de -36,7 °C. Cette température a aussi égalé le record absolu pour la ville, enregistré en 2015.

© Fournis par MétéoMédia

Toutefois, la situation est particulière : cette marque a été observée à la station météorologique de l’aéroport Jean-Lesage de Québec, qui est configurée un peu comme une cuvette froide – et qui accentue, d’une certaine manière, les températures. Ainsi le froid n’est-il pas aussi poignant au sein même de la ville. De plus, la ville de Québec étant aussi un îlot de chaleur urbain, les températures sont plus élevées au sein de la municipalité qu’en périphérie.

Plusieurs autres records quotidiens de froid ont été battus pour la seule journée de samedi, un peu partout sur le territoire :

  • St-Hubert : -32.9 (l’ancien record était de -30.0 en 1934)
  • La Tuque : -38.4 (l’ancien record était de -38.0 en 1991)
  • Causapscal : -39.7 (l’ancien record était de-38.3 en 1961)

Mercure glacial encore bien présent

La semaine à venir risque d’avoir encore quelques journées froides. Notamment, les températures minimums avoisineront les -25 °C, mercredi prochain. Avec le refroidissement éolien, les ressentis se rapprocheront à nouveau des -30 dans le jour. D’ici la fin du mois, les températures seront un peu moins glaciales.

© Fournis par MétéoMédia

 Avec MultiMédia par Catherine Aubry et Julie Perreault

Canada-Québec: Une chute brutale du mercure est à prévoir

février 28, 2021

Le froid n’a pas dit son dernier mot. Après avoir pris une brève pause, voilà qu’il reviendra en force sur l’ensemble du territoire québécois.

C’est le passage de l’imposant système, qui éternisera sa visite jusqu’à mardi, qui ouvrira la porte à l’air glacial de l’Arctique de descendre jusque vers nos latitudes.

Le contraste sera brutal. Plusieurs régions passeront d’un mercure frôlant les 5 °C à un froid ambiant flirtant avec les -15 °C en à peine 24 heures. Cela représente une perte de près de 20 °C.

Des avertissements en ce sens ont d’ailleurs été émis par Environnement Canada.

Les premiers à souffrir de cette chute sont les régions du nord-ouest du Québec, qui verront les chiffres du thermomètre baisser dès lundi. Des vents modérés du nord-ouest accentueront cette sensation de froid, et des températures ressenties allant jusqu’à -40 sont possibles vers Matagami et Waskaganish.

Cette baisse radicale du mercure atteindra les autres secteurs au cours de la journée de mardi. Dans la grande région métropolitaine, un mercure d’environ -8 °C est possible.

Cela représente de 6 à 10 °C sous les normales saisonnières, tout dépendant des régions.

Cette incursion du froid polaire quittera de manière presque aussi flamboyante que son arrivée. Dès mercredi, les températures remonteront vers des eaux plus saisonnières, frôlant le point de congélation dans certaines régions du sud du Québec.

Surfaces glacées

Ce brusque retour du froid glacial après quelques journées douces, où beaucoup d’eau s’est accumulée, risque fort de se solder par des chaussées, des routes et des trottoirs glacés. Il sera d’ailleurs préférable de déblayer ou de pelleter les entrées de maison ou de garage avant que toute cette eau ne se solidifie.

Les risques de chutes et de blessures sont donc importants.

De plus, la chaussée glissante compliquera la conduite de nombreux automobilistes. La prudence sera de mise sur l’ensemble du territoire.

Avec MétéoMédia 

Des millions d’Américains sont toujours sans eau ni chauffage

février 18, 2021

Pendant que des millions d’Américains ont enduré une autre journée de temps glacial sans électricité et sans chauffage après le passage d’une tempête hivernale qui s’est notamment abattue sur le Texas, l’un des sénateurs de cet État, Ted Cruz, s’est envolé pour le Mexique.

Des équipes tentent de déneiger les pistes d’atterrissage à l'aéroport international de Dallas-Fort Worth, après de nouvelles chutes de neige.

© Tom Fox/Associated Press Des équipes tentent de déneiger les pistes d’atterrissage à l’aéroport international de Dallas-Fort Worth, après de nouvelles chutes de neige.

Près de 3,4 millions d’abonnés à travers les États-Unis étaient privés d’électricité mercredi midi.

Des équipes tentent de rétablir le courant avant qu’une nouvelle tempête ne vienne s’abattre sur des régions qui ne sont tout simplement pas équipées pour y faire face.

Au Texas, les responsables ont ordonné à sept millions de personnes – soit le quart de la population du deuxième État américain le plus peuplé – de faire bouillir l’eau avant de la boire, après que des infrastructures et des conduites eurent été endommagées par plusieurs journées d’un froid sans précédent.

Une tempête qui approche devrait compliquer la situation dans des secteurs qui n’ont pas l’habitude de telles intempéries, comme le Texas, l’Arkansas et la vallée du Mississippi.

«Il n’y a vraiment aucun répit de la misère que ressentent les habitants de cette région», a dit le météorologue Bob Oravec au sujet du Texas.

Des gens font la queue pour ramasser du bois de chauffage dans un centre ouvert au public, mercredi 17 février 2021, à Dallas.

© LM Otero/Associated Press Des gens font la queue pour ramasser du bois de chauffage dans un centre ouvert au public, mercredi 17 février 2021, à Dallas.

Plus de 100 millions de personnes sont actuellement sous le coup d’avertissements, de veilles ou d’alertes de temps hivernal.

Les intempéries des derniers jours ont fait une trentaine de morts. Certaines victimes ont perdu la vie en tentant de se réchauffer. Dans la région de Houston, une famille a succombé aux émanations provenant de la voiture qui était en marche dans leur garage. Une autre famille a perdu la vie lors d’un incendie qui aurait été causé par un foyer qu’elle utilisait pour se tenir au chaud.

Les pannes causées par le mauvais temps sont particulièrement longues dans l’Oregon, où certains clients sont privés d’électricité depuis près d’une semaine. Un responsable local a décrit une situation sans précédent et a refusé de prédire à quel moment tous les foyers seraient rebranchés.

C’est toutefois au Texas qu’on retrouve les pires pannes, avec plus de trois millions d’abonnés dans le noir. Quelque 200 000 clients supplémentaires étaient privés de courant dans quatre États de la région Appalachia et un nombre similaire dans celle du Pacific Northwest.

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a demandé aux résidents, quand c’est possible, de couper l’alimentation en eau de leur maison pour empêcher l’éclatement d’autres conduites et protéger la pression dans les réseaux municipaux.

Des pannes tournantes ont été mises en place du Minnesota jusqu’au Texas, pour alléger la pression sur le réseau électrique. On a décrit une «solution de dernier recours» pour préserver l’intégrité entière du réseau.

Le mauvais temps a aussi interféré avec l’approvisionnement en eau de villes du sud des États-Unis, comme La Nouvelle-Orléans et Shreveport, où les pompiers ont été appelés à livrer de l’eau potable à plusieurs hôpitaux, selon la télévision locale.

Les déplacements demeurent compliqués presque partout aux États-Unis, en raison de routes dangereuses et de l’annulation de milliers de vols. Plusieurs établissements scolaires ont annulé ou reporté la rentrée en personne.

Ted Cruz dans l’eau chaude

Un illustre voyageur a cependant réussi à quitter le pays mercredi : le sénateur Ted Cruz, dont le départ pour le Mexique a provoqué un tollé alors que des centaines de milliers de citoyens de son État, où l’état d’urgence a été déclaré, restaient privés d’électricité et de chauffage.

Depuis mercredi soir, des photographies le montrant à l’aéroport de Houston et dans un avion en direction de Cancún ont circulé sur les réseaux sociaux.

L’équipe du sénateur du Texas n’a initialement pas répondu aux questions des médias cherchant à corroborer l’information, mais le sénateur a confirmé jeudi après-midi son déplacement dans un communiqué annonçant son retour au pays.

«Comme des millions de Texans, notre famille a aussi été privée de chaleur et d’électricité», a-t-il déclaré, assurant que lui et son équipe avaient été en «communication constante» avec les dirigeant locaux et de l’État.

Avec CBC/Radio-Canada 

Le froid le plus étendu du siècle va frapper au Québec

février 11, 2021

Le coup de froid du siècle

Cette fois, c’est du sérieux ! Alors qu’un écoulement très vigoureux du vortex polaire s’infiltre jusqu’au sud des États-Unis, mais aussi d’un océan à l’autre, les températures vont chuter de façon brutale durant plusieurs jours dans toutes les capitales canadiennes. Il s’agit d’un événement rare, puisque le creux se forme normalement dans une région moins étendue pour ensuite glisser en direction est. Cela permet à une crête de prendre forme pour laisser le mercure effectuer une remontée. Croyez-nous, c’est très difficile d’engloutir dans le froid dix millions de kilomètres carrés en même temps !© Fournis par MétéoMédia

Presque tout le pays plongé dans l’air arctique

Les régions nordiques ont déjà connu des températures exceptionnellement froides, il y a quelques jours. Cette même incursion du vortex polaire en est responsable. Dorénavant, le gros du froid est concentré plus au sud. La vague de froid va s’intensifier dès jeudi alors que les Prairies canadiennes verront les maximums chuter sous les -25 °C. Les seuls secteurs épargnés par le vortex : les Maritimes, l’est du Québec, le Labrador et une partie du Nunavut. Du reste, toutes les capitales canadiennes se retrouvent avec des températures sous le point de congélation !© Fournis par MétéoMédia

Vague de froid

L’expression « vague de froid » est appropriée lorsque le sud du Québec enregistre un mercure à -20 °C, -25 °C pour le centre et -30 °C pour le nord-ouest. Même si cette marque n’est pas officiellement atteinte, il s’agira d’une importante poussée de froid au même moment que le Québec quitte le coeur de l’hiver.© Fournis par MétéoMédia

Descente incisive

Non seulement le vortex polaire couvre le pays au grand complet, mais il s’étend également vers le sud, jusqu’au Texas. En début de semaine prochaine, le mercure devrait plonger sous les -15 °C au Missouri et dans le nord du Texas. Et ici, on parle bien de températures maximales. Pour le Québec, le froid devrait se dissiper quelque peu alors que les maximums atteindront des valeurs saisonnières au cours de la semaine.

Canada: Le Québec subit une intense vague de froid

avril 22, 2020
Le Québec se retrouve au beau milieu d’une intense vague de froid. Selon les dernières prévisions, il faudra être patient.

© Fournis par MétéoMédia

Au cours du mois d’avril, le Québec a connu peu de journées avec 10 °C. De fait, la province est sous l’influence d’un dôme d’air arctique qui fait plonger le mercure nettement sous les valeurs saisonnières. On prévoit une remontée des températures d’ici la fin du mois, mais elles demeureront sous les moyennes de saison.

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En considérant le sud du Québec, le mois d’avril donne lieu à 17 journées avec un maximum de 10 °C ou mieux. Cette année, nous aurons droit à un total de 14 journées selon les dernières prévisions. La remontée vers des températures un peu plus douces devrait s’amorcer à compter de samedi.

© Fournis par MétéoMédia Mercredi, la journée sera la plus froide de la semaine alors que des maximums entre 10 °C et 15 °C sous la normale sont prévus. À Montréal, il devrait faire 13 °C le jour.

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Cette semaine, des records de froid (bas maximums) pourraient être battus dans plusieurs secteurs au Québec. Des maximums sous la barre des 5 °C sont prévus, même pour le sud de la province. À Montréal, l’ancien record pour un 22 avril est de 3,1 °C.

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Des records de bas minimums pourraient aussi être battus pour les régions plus au nord de Montréal durant la nuit de mercredi à jeudi alors qu’on prévoit des températures inférieures à -3 °C.

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Pour le sud du Québec, les 10 ° durables, les maximums enregistrés de 10 ° ou mieux jour après jour, arrivent le 12 avril en moyenne. Cette année, ce sera vraisemblablement le 24 avril. Pour les régions du nord-ouest et de l’est de la province, ce sera plus tard en mai.

© Fournis par MétéoMédia
En ce qui concerne les premières journées à 20 °C, nous sommes encore loin du compte. En moyenne, cette marque est atteinte vers la mi-avril dans le sud du Québec. Pour l’heure, les modèles ne prévoient aucun maximum de 20 °C avant deux semaines.

Avec MétéoMédia

Canada-Québec: Un système majeur est sur les radars

février 29, 2020

 

La fin du mois de février n’est décidément pas de tout repos. À peine une tempête majeure vient-elle de se terminer qu’un autre système costaud se profile à l’horizon.

Le Québec vient de subir les affres d’un important système provenant du sud des États-Unis qui a apporté de la neige abondante, de la poudrerie et des vents forts sur de nombreux secteurs.

© Fournis par MétéoMédia
La prochaine semaine ne s’annonce d’ailleurs pas de tout repos, alors que plusieurs systèmes dépressionnaires prennent le chemin de la province.

© Fournis par MétéoMédia
Dès dimanche soir, un petit système en provenance de l’Ouest canadien s’amènera au Québec et apportera de faibles quantités de neige. Les accumulations seraient plus importantes vers le nord de la province, alors qu’elles ne dépasseraient pas les cinq centimètres sur les secteurs au sud.

Une autre dépression originaire du Texas a le Québec dans sa mire. Le hic : elle a le potentiel d’être particulièrement costaude. La configuration du courant-jet et le fait qu’elle aura eu l’opportunité de se gorger d’humidité dans le golfe du Mexique risquent effectivement d’accentuer sa puissance.

Plusieurs scénarios sont sur la table en ce qui a trait aux précipitations. Les régions sur la rive-sud du fleuve Saint-Laurent risquent d’écoper d’un mélange de pluie et de neige, alors que les secteurs plus au nord verront des quantités appréciables de flocons tomber.

Toutefois, la trajectoire exacte de cette dépression reste incertaine pour le moment. C’est de cette dernière dont dépendra la forme des précipitations et leur abondance. Nous suivrons pour vous sa progression au cours des prochains jours.

Cela pourrait d’ailleurs avoir une influence sur le couvert neigeux, qui s’épaissira ou non selon les circonstances.

© Fournis par MétéoMédia
Après le passage de ces perturbations, le calme reviendra sur le Québec pour le reste de la semaine de relâche.

Avec MétéoMédia