Posts Tagged ‘Front national’

France: Manuel Valls a peur que la France « se fracasse contre le FN »

mars 8, 2015

Le premier ministre français Manuel Valls a réitéré dimanche sa « peur » que la France ne « se fracasse contre le Front national » aux prochaines élections départementales. Il a également estimé que Marine Le Pen pourrait l’emporter à la présidentielle de 2017.

« Le Front national à 30%, c’est d’une extrême gravité », a dit le premier ministre dans le cadre du « Grand rendez-vous » Europe 1-Le Monde-iTELE. Il a évoqué les prévisions de certains instituts de sondage pour le premier tour des départementales, le 22 mars.

« Est-ce que vous ne pensez pas qu’un Front national qui fait 25% aux élections européennes, peut-être 30% aux départementales, et ainsi de suite, ne peut pas gagner l’élection présidentielle? Pas en 2022, pas en 2029, mais en 2017 », a-t-il lancé, dramatisant l’enjeu.

« Le Front national, son programme de sortie de l’euro, de sortie de la politique agricole commune, c’est un désastre pour le pays, c’est la ruine pour les Français », a-t-il répété. « Le Front national n’apporte aucune solution (…) C’est un programme qui jettera les Français contre les autres », a-t-il poursuivi.

Appel contre l’abstention
Invoquant « l’esprit du 11 janvier », à la suite des attentats meurtriers de Paris et Montrouge, Manuel Valls a appelé à « un réveil des consciences » face à la forte abstention qui menace lors de ce scrutin pour lequel la gauche redoute une débâcle.

« Il faut à tout prix, par la participation beaucoup plus importante, faire en sorte que le Front national baisse », a-t-il déclaré, jugeant « dramatique » la division à gauche pour le scrutin départemental.

Le vice-président du FN, Florian Philippot, a estimé que le Premier ministre était « en état de panique électorale ». Selon lui, M. Valls « transpirait de haine contre les patriotes et en même temps il transpirait de peur pour sa place, pour son poste, poste qu’il partage avec l’UMP ».

Romandie.com

Jean-Marie Le Pen légèrement blessé lors d’un incendie

janvier 26, 2015

Le fondateur du Front national (FN), Jean-Marie Le Pen, a été légèrement blessé lundi en voulant échapper à un incendie accidentel survenu à son domicile près de Paris. Le sinistre s’est déclaré vraisemblablement dans un conduit de cheminée sur laquelle travaillait un ouvrier, a indiqué une source policière.

« La maison a brûlé, mon père était à l’intérieur. Il est blessé au visage, mais il n’y a rien de grave, rien d’inquiétant », a déclaré Marine Le Pen, fille de Jean-Marie Le Pen et présidente du FN, un parti français d’extrême droite.

M. Le Pen, 86 ans, « s’est réfugié sur la terrasse » et « est tombé en voulant échapper aux flammes », a expliqué une autre source. Jean-Marie Le Pen et son épouse Jany ont été pris en charge par les pompiers, mais leur état ne nécessite pas une hospitalisation, a-t-on précisé dans l’entourage du président d’honneur du FN.

Jean-Marie Le Pen a fondé le Front national en 1972 et est resté à la tête du parti jusqu’en 2011, avant de céder les rênes à sa fille. Le FN a depuis accumulé les succès électoraux, allant jusqu’à se hisser à la première place lors du scrutin européen l’an dernier.

Romandie.com

France: Converti à l’Islam, l’élu FN suspendu par son parti

octobre 25, 2014

 

Maxence Buttey, l'élu du FN

Maxence Buttey, l’élu du FN

Le Front national lui reproche d’avoir fait du prosélytisme. L’élu de Seine Saint-Denis, récemment converti à l’Islam a été suspendu.

Voilà une affaire qui risque d’embarrasser le FN. Maxence Buttey a-t-il fait du « prosélytisme » en envoyant une vidéo sur l’islam à des cadres du FN?

« Ce n’est pas sa religion qui est en cause, mais la manière dont il fait du prosélytisme »

Maxence Buttey, conseiller municipal à Noisy-le-Grand, a été « suspendu provisoirement », a déclaré Jordan Bardella, secrétaire départemental du FN en Seine-Saint-Denis. Selon M. Bardella, l’élu a, « par son attitude, dépassé une limite ». « Ce n’est pas sa religion qui est en question mais il a fait ouvertement du prosélytisme en envoyant une vidéo qui vantait l’islam. Il est sorti de la sphère privée », a-t-il dit.

« Je voulais expliquer ma conversion »

Élu en mars dernier, Maxence Buttey, 22 ans, dément « fermement » les accusations de son parti et préfère expliquer qu’il a envoyé cette vidéo pour « expliquer » sa conversion. Selon lui, cette vidéo a été adressée à « une dizaine » de cadres lors d’un échange d’emails et présente « des miracles scientifiques », dont certains étaient prédits dans le Coran, affirme-t-il.« Face à l’incompréhension sur mon choix, j’ai voulu m’expliquer, montrer une autre image de cette religion. L’islam, ce n’est pas le jihad », explique cet étudiant en droit converti depuis le mois de juillet, reconnaissant toutefois avoir fait « un mauvais choix » en diffusant cette vidéo.

« Un parti n’est pas le lieu pour cela »

« Il a eu un comportement prosélyte dans l’enceinte du parti », a jugé samedi le vice-président du Front national, Florian Philippot, lors d’un déplacement au Blanc-Mesnil consacré à la politique du Front national dans le 93.« Sa religion n’est pas l’affaire du parti car nous défendons la laïcité. Mais là, on a quitté le domaine de la conviction personnelle et de la foi. Un parti politique n’est pas le lieu pour cela », a-t-il poursuivi. Une « commission des conflits » se réunira fin novembre pour « faire la transparence » et que « chacun puisse s’exprimer », a dit M. Philippot. Suspendu de façon temporaire, le conseiller municipal, secrétaire de l’une des 12 circonscriptions du département, pourrait alors être exclu du Front national.

Face à la polémique, le jeune élu a publié un communiqué sur sa page Facebook

« A la suite de l’article qui m’a été consacré ce jour dans Le Parisien, je tiens à couper court à toute polémique. Ma conversion religieuse est un non-évènement qui n’est aucunement incompatible avec les valeurs défendues par le Front National. Les responsables nationaux du parti m’ont confirmé que l’hostilité envers une religion n’avait pas sa place au sein du mouvement. Quant aux interprétations et commentaires des uns et des autres, ils ne m’intéressent pas. N’ayant pas fait de prosélytisme, je ne commenterai pas la sanction prise à mon encontre par le Secrétaire Départemental du FN 93, décision qui n’engage que lui. Je reste concentré sur mon mandat de conseiller municipal et sur la campagne pour les élections départementales de mars prochain. Mon engagement politique s’est toujours porté sur l’intérêt général et non sur le conflit et l’affrontement. »

Eric Bullet, avec AFP

Jean-Marie Le Pen maintient la pression sur sa fille Marine

juin 13, 2014

Jean-Marie Le Pen a publié vendredi une lettre ouverte dans laquelle il répond sans prendre de gants à sa fille Marine sur les critiques le visant au sein du Front national. Il dénonce comme une « injustice supplémentaire » la suppression de son journal de bord sur le site officiel du parti pour des raisons juridiques.

Le président d’honneur du parti d’extrême-droite n’hésite pas non plus à rappeler à Marine Le Pen certaines actions controversées. « Vous-même, n’avez-vous pas été mise en cause par votre déclaration sur ‘l’occupation’ de rues par des fidèles musulmans ou encore par votre présence à Vienne, à un bal, réputé ‘nazi’ par nos ennemis ? », écrit-il en vouvoyant sa fille.

« Vous estimez-vous donc fondée à sanctionner le fondateur et président d’honneur du Front National, en outre, député européen depuis 30 ans et brillamment réélu avec quatre colistiers ? », ajoute M. Le Pen, vivement critiqué dans son mouvement pour avoir parlé d’une « fournée » d’artistes opposés au FN.

Marine co jugés responsables

Le député européen qualifie la dénonciation de ses propos de « campagne médiatique diffamatoire déclenchée par les sycophantes, chiens de chasse de l’antisémitisme ». Il épingle Marine Le Pen, son compagnon et député européen Louis Aliot et le député « mariniste » Gilbert Collard, les jugeant responsables de l’ampleur prise par l’affaire.

« Cette dénonciation de mes propos est, hélas, banale et n’aurait pas pris d’ampleur (…) si cette calomnie odieuse n’avait été accréditée par les commentaires maladroits d’un responsable FN et celui d’un député, qui n’est pas membre du Front national, tout en lui devant son élection, mais surtout par votre condamnation d’une ‘faute politique' », écrit-il.

Censure préalable

« Vous me faites grief de n’avoir pas anticipé les éventuelles attaques dont je pouvais être l’objet, autrement dit, de ne pas m’être appliqué une censure préalable volontaire comme dans les pays totalitaires », ajoute-t-il.

Jean-Marie Le Pen termine son courrier en réclamant à sa fille « la simple réparation d’un dommage injustifié (…) Dès lors, je considérerai dans l’intérêt commun que l’incident est clos ».

La présidente du Front national n’a pas réagi dans l’immédiat à l’appel de son père. Mais la création d’un lien sur le site officiel du parti renvoyant au blog personnel de Jean-Marie Le Pen, où figure son journal de bord – bien qu’il n’y en ait pas cette semaine – pourrait constituer un compromis.

Romandie.com

Ex-otages au Niger : Marine Le Pen, un malaise à la sauce « homelandaise »

octobre 31, 2013

Portée par des sondages favorables à quelques mois des municipales en France, Marine Le Pen ne sait plus quoi inventer pour pousser son avantage. Jeudi, elle a exprimé son malaise devant l' »habillement étrange » des ex-otages français récemment libérés, dont deux portaient même, selon elle, « la barbe taillée d’une manière assez étonnante » (sic). La présidente du Front national a-t-elle trop regardé la série américaine « Homeland » ?

Au Front national, on ose tout. Jeudi 31 octobre, la présidente du parti d’extrême-droite, Marine Le Pen, a réagi à la libération des quatre otages français mardi, en y allant de sa petite provocation subliminale. « Ces images m’ont laissée dubitative », explique, sans rire, la fille de Jean-Marie Le Pen, au micro de la radio Europe 1. « Je vous le dis très sincèrement. J’ai trouvé cette extrême réserve [des otages, NDLR] étonnante, j’ai trouvé leur habillement étonnant, j’ai ressenti un malaise en voyant ces images, je pense que je n’ai pas été la seule », poursuit-elle avant de s’expliquer, à la demande de son interlocuteur.

« C’est ce qu’ont ressenti beaucoup de Français », extrapole-t-elle, avant de porter le coup de grâce à la décence qui devrait guider chaque commentaire portant sur la libération des quatre otages retenus pendant trois longues années dans le désert. « On avait l’impression d’avoir des images d’hommes qui étaient très réservés, c’est le moins qu’on puisse dire, les deux qui portaient la barbe taillée d’une manière assez étonnante, l’habillement était étrange ». Et de conclure : « Cet otage avec le chèche sur le visage… Tout ça mérite quelques explications de leur part ».

L’art du sous-entendu pervers. La barbe, un chèche (qui n’est, rappelons-le, qu’un foulard pour se protéger du soleil et de la poussière portée par le vent sec du désert) : il n’en fallait pas plus pour éveiller les soupçons de la protectrice auto-proclamée de « beaucoup de Français » – qui n’existent, on l’espère, que dans son imagination paranoïaque.

La réalité dépasse la fiction

Sans doute Marine Le Pen a-t-elle abusé de la série américaine Homeland, dans lequel un soldat américain détenu en Irak est « retourné » par une organisation terroriste pour commettre un attentat sur le sol des États-Unis. « Je n’irai pas jusqu’à faire des théories parce que je ne serais pas dans mon rôle », a fini par éluder la députée européenne, avant de faire marche arrière, en quelque sorte, quelques heures plus tard. « Manifestement, je me suis exprimée de manière maladroite puisqu’il ne s’agissait en aucun cas dans mon esprit, d’émettre la moindre critique à l’égard des otages [dont] je me réjouis de la libération ».

Mais ces larmes de crocodile ne devraient pas convaincre grand monde, tant la présidente du Front national est allée loin, sur le chemin de la suggestion malsaine et populiste, dans l’outrage aux otages libérés et à leurs familles. Fallait-il ne pas réagir à cette énième provocation xénophobe et anxiogène, au risque de laisser le discours de l’extrême droite se banaliser

Jeuneafrique.com par Mathieu Olivier