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Canada-Québec: Legault demande à Trudeau «d’en faire plus» aux frontières

avril 22, 2021

Justin Trudeau doit mieux contrôler l’arrivée des voyageurs au pays pour éviter que les variants indiens et brésiliens ne multiplient le nombre de cas de COVID-19. C’est ce que lui demandent François Legault et les premiers ministres de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique dans une lettre qu’ils comptent lui envoyer jeudi.

La détection d’un premier cas du variant indien en Mauricie préoccupe le premier ministre québécois.

© Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne La détection d’un premier cas du variant indien en Mauricie préoccupe le premier ministre québécois.

« On est en train de préparer une lettre, peut-être même qu’elle est déjà envoyée avec quelques premiers ministres, entre autres, de l’Alberta, Colombie-Britannique, l’Ontario, une lettre à M. Trudeau pour dire il faut en faire plus sur les vols internationaux, sur les entrées terrestres et entre nous aussi, on s’est entendus pour tout faire pour réduire les “voyagements” entre les provinces », a-t-il affirmé en point de presse.

Il a rappelé aux Québécois d’éviter de se déplacer en Colombie-Britannique, où quelques dizaines de cas du variant indien ont été identifiés, et en Ontario où le nombre de cas de COVID-19 a récemment explosé.

Bien que la situation au Québec soit plus encourageante qu’il y a quelques semaines, le premier ministre québécois demeure « extrêmement prudent ». La détection d’un premier cas du nouveau variant indien en Mauricie mercredi l’inquiète. « Évidemment, l’inquiétude qu’on a toujours c’est de savoir est-ce que nos vaccins sont efficaces contre ce variant, a-t-il dit. Ce qui me réjouit, c’est de savoir qu’on l’a détecté, donc ça veut dire qu’on fait bien le travail de détection. »

Or, des voyageurs ont trouvé une façon de « contourner la quarantaine » et préfèrent payer une amende, a déploré M. Legault. Les voyages internationaux soulèvent également d’autres questions. « Sur un vol de New Delhi à Montréal ou à Toronto, est-ce qu’il y a des passagers qui peuvent être contaminés, être testés négatifs à l’arrivée, mais ensuite développer le virus ? », a-t-il demandé.

« Il y a aussi, on me dit, des faux certificats de tests négatifs, donc il y aurait des passagers qui sont embarqués avec des faux tests et qui étaient contaminés », a ajouté celui qui préside le Conseil de la fédération.

Il espère que son homologue fédéral va acquiescer à sa demande. « Je pense qu’il y a déjà beaucoup qui a été fait par M. Trudeau, mais avec le variant indien et le variant brésilien, il faut être encore plus prudent », a-t-il souligné.

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 détectés en Inde a atteint le chiffre record de 315 000 en une seule journée jeudi, selon le quotidien britannique The Guardian. Le pays compte près de 1,4 milliard d’habitants. L’Australie a décidé de limiter le nombre de vols en provenance de ce pays pour tenter de contrôler le risque de transmission du virus.

Avec Le Devoir par  Mylène Crête 

Canada: La frontière entre le Québec et l’Ontario fermée dès lundi

avril 16, 2021

Le Québec a emboîté le pas au gouvernement ontarien et a décidé de fermer lui aussi sa frontière la plus à l’ouest, vendredi soir, au moment où l’Ontario est en proie à une situation sanitaire qui n’a rien de rassurante, selon les experts. À partir de lundi, des barrages routiers seront érigés par les deux provinces pour restreindre les déplacements non-essentiels.

La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault

© Jacques Boissinot La Presse canadienne La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault

« Dès lundi, nous fermerons notre frontière avec l’Ontario et nous assurerons un contrôle serré des déplacements. Nous sommes en discussion avec le gouvernement ontarien pour déterminer les modalités », a annoncé la ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, vendredi soir.

Son annonce est survenue peu après celle du premier ministre ontarien, Doug Ford, qui s’est dit inquiet de « perdre la bataille entre les variants et les vaccins ». Il a annoncé la fermeture de ses frontières avec le Québec et le Manitoba, parmi une série nouvelles mesures sanitaires.

Les seules exceptions permises pour se rendre en Ontario seront pour le travail, l’obtention de soins médicaux et le transport de marchandises. Le premier ministre Ford a également exhorté le fédéral de restreindre encore plus les déplacements internationaux.

« Si une personne n’a pas de raison valide pour se rendre en Ontario, elle devra faire demi-tour », a averti la solliciteuse générale de l’Ontario, Sylvia Jones, lors d’un point de presse, vendredi après-midi.

L’Ontario a également prolongé à six semaines son « ordonnance de rester à la maison », décrétée la semaine dernière et ayant pour but de réduire les déplacements non essentiels. La province a rejeté l’idée d’imposer un couvre-feu similaire à celui en vigueur au Québec. Elle imposera toutefois de nouvelles restrictions à la pratique de sports extérieurs, comme le golf, et interdira dès samedi les rassemblements extérieurs de personnes issues de foyers différents.

Nouveaux barrages

Les villes d’Ottawa et de Gatineau seront ainsi une nouvelle fois séparées par des barrages policiers, après une première interdiction des déplacements interprovinciaux non-essentiels au printemps dernier, imposée par le Québec. « J’espère que les raisons humanitaires seront permises. On a besoin d’exceptions », a réagi le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, peu après l’annonce de l’Ontario qui n’en faisait pas mention. Le maire invite le gouvernement Ford à tenir compte de la réalité de la région frontalière, où les résidants ont l’habitude de se déplacer d’une rive à l’autre de la rivière des Outaouais. « Mais c’est une décision qui leur appartient », conclut-il.

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, a pour sa part critiqué plus sévèrement la mesure de son gouvernement. « Je n’ai jamais été un grand adepte des barrages », a-t-il laissé tomber, vendredi soir, dans un appel avec des journalistes. « Nous n’avons pas été consultés. C’est une loi de la province de l’Ontario, nous n’avons pas beaucoup de choix, et ça va nous coûter beaucoup d’argent pour les services policiers. »

Bientôt 15 000 cas ?

Les nouvelles mesures imposées par l’Ontario sont justifié par une importante dégradation de sa situation sanitaire, et des projections qui laissent entrevoir une catastrophe à venir. La province enregistrait vendredi un autre record de nouveaux cas de COVID-19, à 4812. Des modélisations présentées par des experts gouvernementaux vendredi ont dressé un portrait encore plus inquiétant : si des mesures fortes n’étaient pas prises par l’Ontario, le nombre de ses nouveaux cas par jour pourrait dépasser les 15 000. Déjà, tant les cas de COVID-19 et les hospitalisations sont à leur plus haut niveau depuis le début de la pandémie dans cette province.

Le premier ministre fédéral Justin Trudeau a par ailleurs offert vendredi matin au gouvernement Ford de déployer en Ontario des effectifs de la Croix-Rouge, dont des unités mobiles de vaccination et un coup de main dans les hôpitaux et les foyers de soins de longue durée. Une porte-parole du premier ministre Ford a toutefois indiqué aussitôt que le gouvernement déclinait l’offre d’Ottawa, parce qu’inutile. Selon son gouvernement, l’Ontario a besoin de plus de vaccins, pas de vaccinateurs.

Appel aux autres provinces

Le gouvernement Ford a par contre demandé à d’autres provinces de lui prêter des infirmières et d’autres travailleurs de la santé, alors que les hôpitaux sont poussés à bout, surtout aux soins intensifs, par la flambée des infections et la pénurie de personnel.

Dans une lettre à ses homologues des autres provinces et territoires, la sous-ministre de la Santé de l’Ontario, Helen Angus, explique que sa province aura besoin de 4145 infirmières de plus dans le seul secteur hospitalier au cours des quatre prochains mois. Elle demande aussi 620 autres professionnels de la santé, y compris des infirmières et des inhalothérapeutes. Le besoin est le plus aigu dans le sud de l’Ontario, plus précisément dans le Grand Toronto et les environs immédiats.

Avec La Presse canadienne par  Boris Proulx

Covid-19 : face à une troisième vague en Europe, le Maroc se calfeutre

mars 31, 2021
Un avion de la Royal Air Maroc (RAM).

Ces dernières semaines, le royaume a pris la décision de suspendre les liaisons aériennes avec une quarantaine de pays. La France et l’Espagne sont les derniers en date.

Le royaume a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les liaisons aériennes avec 39 pays, dont certains sont de gros pourvoyeurs de touristes pour le Maroc, pour freiner la propagation du Covid-19, dont le nombre de cas a fortement progressé en Europe depuis début mars. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) précise que cette suspension concernent les vols de passagers, les « vols spéciaux de passagers » étant eux soumis à des contrôles renforcés.

Ces « vols spéciaux » sont des vols non-réguliers organisés pour une circonstance particulière, comme un rapatriement d’urgence. Les conditions d’accès à ces vols spéciaux demeurent néanmoins floues à l’heure qu’il est.

LA FRANCE, AVEC 1,9 MILLION DE TOURISTES QUI SE RENDENT CHAQUE ANNÉE AU MAROC, EST DE LOIN LE PREMIER PAYS DE DÉPART VERS LE ROYAUME

Depuis le 30 mars les liaisons régulières avec la France et l’Espagne en particulier sont suspendues, toutes compagnies aériennes confondues. Selon les chiffres du ministère marocain du Tourisme, la France, avec 1,9 million de touristes qui se rendent chaque année au Maroc, est de loin le premier pays de départ vers le royaume. L’Espagne arrive en deuxième position avec près de 815 000 touristes par an. Sans compter que les deux Etats européens comptent une forte communauté marocaine binationale.

Baisse des recettes

Autant dire que le cru 2021 s’annonce particulièrement médiocre pour le tourisme marocain, un secteur déjà touché de plein fouet par la crise sanitaire mondiale depuis janvier 2020. En constante hausse depuis 2012, le nombre de visiteurs étrangers du Maroc avait atteint la barre des 13 000 000 en 2019, selon les chiffres du ministère marocain du Tourisme. Sur l’année 2020, le secteur touristique marocain a été confronté à une baisse des recettes en devises de l’ordre de 60 %.

Parmi les autres pays européens concernés par les mesures marocaines, la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas ou encore l’Allemagne. Du côté africain, les liaisons avec l’Algérie, l’Egypte, l’Afrique du Sud, la République démocratique du Congo (RDC) ou encore la Guinée-Conakry, ont elles aussi été suspendues jusqu’à nouvel ordre.

SUR LE FRONT DE LA VACCINATION, LE MAROC SE CLASSE PARMI LES BON ÉLÈVES MONDIAUX, AVEC PLUS DE 8 % DES MAROCAINS QUI ONT REÇU LEURS DEUX DOSES DE VACCIN À CE JOUR

Sur le front de la vaccination, le Maroc se classe parmi les bon élèves mondiaux, avec plus de 8 % des Marocains qui ont reçu leurs deux doses de vaccin à ce jour. Sur le continent africain, le royaume est même le plus performant dans le domaine. L’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la France, tous concernés par la suspension des liaisons aériennes avec le Maroc, se classent derrière le royaume en termes de vaccination de leur population.

Avec Jeune Afrique

Côte d’Ivoire : attaque meurtrière contre des militaires près de la frontière avec le Burkina

décembre 31, 2020
Des soldats des forces spéciales ivoiriennes, lors d’un défilé militaire en 2015 (illustration).

Un soldat ivoirien a été tué dans une attaque menée par un groupe armé non identifié à Koguienou, dans le nord-ouest du pays.

Deux éléments isolés des Forces de défense et de sécurité ivoiriennes (FDS), qui étaient en patrouille à moto, ont été la cible d’une attaque, dans la nuit du mercredi 30 au jeudi 31 décembre. Les militaires ont essuyé des tirs alors qu’ils se trouvaient à 4 kilomètres du poste frontière de Koguienou, dans le département de Doropo, dans le nord du pays.

Des « coupeurs de route » ?

L’attaque s’est produite dans une zone agricole. Les soldats patrouillaient dans un champ d’ancarde sur les pistes habituellement empruntées par les trafiquants qui font de la contrebande entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

« Il semble que ce soit des coupeurs de route qui ont ouvert le feu sur ces éléments des FDS qui étaient alors isolés, a précisé à Jeune Afrique une source sécuritaire sous couvert d’anonymat. Aucun poste frontière n’a été attaqué. »

Un « ratissage de la zone » est en cours et une enquête a été ouverte, a affirmé la même source, qui précise que la piste terroriste n’est, pour l’heure, pas la thèse privilégiée. En cette période de fêtes de fin d’année, une recrudescence de la criminalité transfrontalière est en revanche redoutée par les autorités des deux pays.

Le spectre de Kafolo

Cette région frontalière fait cependant l’objet d’une surveillance particulière de la part des autorités ivoiriennes et burkinabè, en particulier depuis l’attaque, dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin, de la base militaire de Kafolo, située à une soixantaine de kilomètres à l’ouest.

Si elle n’a jamais été formellement revendiquée, cette attaque – qui avait fait 12 morts et 8 blessés, dont deux graves, chez les militaires ivoiriens – , aurait été menée par des jihadistes en représailles à l’opération « Comoé », conduite du 11 au 24 mai, qui avait abouti à la destruction de plusieurs de leurs bases mobiles situées en territoire ivoirien.

Par Baudelaire Mieu

La frontière canado-américaine fermée pour un mois de plus

août 15, 2020
La frontière entre Détroit, aux États-Unis, et Windsor, au Canada
© Fournis par Journal Métro La frontière entre Détroit, aux États-Unis, et Windsor, au Canada
Malgré les pressions exercées par plusieurs couples non-mariés séparés par la frontière, le gouvernement canadien maintient la fermeture des douanes canado-américaines. Elles ne rouvriront pas avant le 21 septembre.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, en a fait l’annonce sur son compte Twitter, vendredi.

«Nous prolongeons les mesures réciproques à la frontière canado-américaine pour encore 30 jours, jusqu’au 21 septembre 2020. Nous continuerons à faire tout ce qui est nécessaire pour assurer la sécurité des Canadiens», a-t-il écrit.

La réouverture de la frontière devait aux dernières nouvelles avoir lieu le 21 août.

La pandémie a forcé le gouvernement de Justin Trudeau à mettre fin à tout transit non-essentiel entre les deux pays alliés, à la mi-mars. Depuis, Ottawa a repoussé de nombreuses fois la date de réouverture des douanes.

Interdits en début de crise sanitaire, les voyages des Canadiens vers l’Europe ont de nouveau obtenu l’approbation de l’Union européenne. Un voyageur canadien qui reviendrait du Vieux Continent doit s’isoler pour quatorze jours et surveiller l’apparition de symptômes.

Des couples binationaux non-mariés

Depuis le début du mois de juin, un citoyen canadien peut rapatrier certains membres de sa famille chez lui à condition qu’ils respectent la quarantaine.

Des couples binationaux qui ne sont pas inscrits comme mariés au Canada ont toutefois levé un drapeau rouge dans les dernières semaines. Ils demandent au gouvernement canadien d’assouplir ses restrictions.

Plusieurs Canadiens ont d’ailleurs manifesté en ce sens cette fin de semaine, dont certains à Montréal.

«Puis les couples qui sont séparés, vous en faites quoi?», a d’ailleurs demandé une utilisatrice de Twitter, en réponse à la publication du ministre Blair.

Avec Journal Metro

RDC-Zambie: l’armée zambienne sommée de quitter le territoire congolais

juillet 27, 2020

 

L’échéance de la communauté de développement d’Afrique australe (Sadc) court jusqu’au 1er août 2020.

La récente descente sur le terrain des experts de la Sadc s’est avérée concluante pour la République démocratique du Congo dont le conflit frontalier avec la Zambie n’a cessé de faire couler beaucoup d’encre. Les réactions de satisfaction enregistrées notamment dans les provinces de l’ex-Katanga sont éloquentes quant aux attentes des politiques et des communautés directement concernées par l’occupation des localités de Kibanga et Kalubamba.

La réaction de la Sadc est consécutive au rapport de sa délégation envoyée dans la province du Tanganyika en date du 22 juillet après avoir été saisie par la RDC du litige frontalier qui l’opposait à la Zambie. Après examen du contentieux frontalier, la Sadc a décidé que les localités de Kibanga et de Kalubamba font partie de la RDC et a exigé le retrait des troupes zambiennes du territoire congolais.

Le gouvernement provincial du Tanganyika s’est réjoui de la tournure heureuse des événements et a rappelé l’harmonie qui a toujours caractérisée les relations entre la RDC et le Zambie. Le porte-parole du gouvernement provincial affirme, par ailleurs, ne pas comprendre les raisons de l’agression de l’armée zambienne. « Ce fut une véritable agression que notre pays a semblé minimiser car, depuis plusieurs décennies, la RDC et la Zambie vivent dans une parfaite harmonie coopérative », a-t-il déclaré.

Selon des sources concordantes, les armées de la RDC et de la Zambie s’étaient affrontées dans le village de Kibanga, dans le territoire de Moba, en mars dernier. Les militaires zambiens, appuyés par leur aviation, avaient même investi depuis le 15 mars ce village et y avaient hissé leur drapeau après avoir descendu celui de la RDC. Cependant, les autorités congolaises et zambiennes avaient opté pour une solution pacifique.

Avec Adiac-Congo par Jules Tambwe Itagali

Virus: les Palestiniens appellent Israël à fermer les accès à la Cisjordanie

juillet 6, 2020

Le gouvernement palestinien a appelé lundi Israël à fermer tous les points de passage avec la Cisjordanie occupée pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, après une recrudescence du nombre de cas de chaque côté.

L’Autorité palestinienne avait déjà décidé la semaine dernière de boucler pendant cinq jours, à partir du 3 juillet, les zones qu’elle gouverne en Cisjordanie, mais sa décision n’a pas d’effet sur les parties de ce territoire qui sont sous contrôle israélien. L’Etat hébreu occupe depuis 1967 la Cisjordanie, territoire palestinien dont il contrôle toutes les entrées.

«Les taux de contamination ont atteint des niveaux sans précédent en Palestine pour plusieurs raisons, notamment le fait que nous ne contrôlions pas nos points de passages et nos frontières», a affirmé le premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, avant la réunion hebdomadaire du gouvernement. «Nous demandons à Israël de fermer tous les points de passages et aux Palestiniens travaillant en Israël de rester sur leurs lieux de travail et de ne pas revenir dans les territoires palestiniens», a-t-il ajouté.

16 morts en Cisjordanie

Selon le dernier bilan du ministère de la Santé palestinien, plus de 4200 personnes ont été contaminées par la pandémie de Covid-19 en Cisjordanie, dont 16 en sont décédées. Il y a une semaine, le nombre de cas s’y élevait à 2015. La plupart des personnes contaminées l’ont été après avoir assisté à des mariages et des enterrements, et les autres sont des Palestiniens qui se sont déplacés en Israël, a précisé Mohammed Shtayyeh.

A la mi-juin, la ministre de la Santé palestinienne, Mai al-Kaila, avait fait état d’une deuxième vague de contaminations, «plus dangereuse que la première». Côté israélien, les autorités ont officiellement recensé plus de 30.000 cas de coronavirus, dont plus de 330 sont décédés.

Constatant une hausse importante du nombre des malades consécutive au déconfinement, Israël a annoncé lundi de nouvelles restrictions: les bars, boîtes de nuit et salles de sport vont refermer, tandis que les restaurants ne pourront accueillir que 20 personnes contre 30 précédemment.

Par Le Figaro avec AFP

La fermeture de la frontière canado-américaine sera prolongée au-delà du 21 juin

juin 10, 2020

 

© Getty La fermeture de la frontière canado-américaine à tout déplacement non essentiel sera prolongée au-delà de la date du 21 juin, date fixée le mois dernier, selon des sources citées CBC News.

Des sources informées de la situation ont confirmé à CBC News que le Canada et les États-Unis discutent de la prolongation des restrictions frontalières, mais que l’accord n’a pas encore été signé.

En mars, les deux pays avaient conclu un accord pour fermer temporairement la frontière aux voyages non essentiels – pas de visites récréatives – tout en la gardant ouverte au trafic commercial et aux travailleurs essentiels qui traversent la frontière pour travailler.

La prolongation de cet accord a été rapportée une première fois par l’agence Reuters, mardi.

On ignore pour l’instant combien de temps les restrictions frontalières seront prolongées. L’accord initial a été prolongé de 30 jours en avril jusqu’au 21 mai, avant d’être prolongé de 30 jours le mois dernier.

Certaines visites familiales seront autorisées

Lundi, le gouvernement fédéral a annoncé que le Canada commencerait à autoriser certains membres de familles séparées par des restrictions temporaires de voyage à traverser la frontière.

«Nous introduisons une exemption limitée pour permettre aux membres de la famille immédiate de citoyens ou de résidents permanents de venir au Canada», a déclaré lundi le premier ministre Justin Trudeau. «C’est une période incroyablement difficile pour être séparé d’un conjoint, d’un enfant ou d’une maman ou d’un papa.»

Toute personne qui entre au pays devra se placer en quarantaine pendant 14 jours, et le non-respect des règles pourrait entraîner des «sanctions sévères», a déclaré M. Trudeau.

Ces changements sont entrés en vigueur lundi à minuit et s’appliquent aux ressortissants étrangers qui sont des membres de la famille immédiate de citoyens canadiens et de résidents permanents et qui n’ont pas la COVID-19 ou qui ne présentent pas de symptômes du coronavirus.

Un certain nombre de cas ont été évoqués au cours des dernières semaines de familles coincées de part et d’autre de la frontière, y compris de futurs parents.

La fermeture des frontières a donné de bons résultats, soutient une porte-parole de la ministre Chrystia Freeland

Une porte-parole de la vice-première ministre canadienne Chrystia Freeland, qui a la responsabilité globale des relations avec les États-Unis, a déclaré que les deux parties étaient d’accord sur le fait que l’interdiction avait bien fonctionné.

Cependant, la prolongation des restrictions nuirait aux compagnies aériennes canadiennes et à l’industrie touristique.

Les transporteurs, y compris Air Canada, ont été durement touchés, car les interdictions de voyager ont entraîné des milliers d’annulations de vols, les obligeant à réduire leurs emplois.

«Certains secteurs poussent pour l’ouverture de la frontière, comme Air Canada», a indiqué une source du gouvernement canadien.

Interrogée sur la réouverture de la frontière, Air Canada a déclaré dans un communiqué que les gouvernements du monde entier assouplissaient les restrictions et que la compagnie travaillait avec des groupes touristiques et industriels pour «rationaliser et clarifier les règles concernant les voyages».

Avec CBC/Radio-Canada

Diplomatie : tension persistante à la frontière entre la Zambie et la RDC

mai 23, 2020

 

La brouille est localisée plus vers les provinces de Tanganyika et du Haut-Katanga où les troupes zambiennes manifestent des velléités d’annexion d’une partie du territoire congolais en mettant, d’ores et déjà, plusieurs localités sous leur coupe.

 

Des informations en provenance des provinces du Tanganyika et du Haut-Katanga ne sont guère rassurantes. Il est, en effet, fait état depuis quelques jours de la présence de l’armée zambienne dans quelques localités congolaises situées dans la zone frontalière. Il s’agit précisément des villages de Kibanga et Kalubamba où les troupes zambiennes se pavanent encore aujourd’hui comme en territoires conquis. Nonobstant les appels de détresse des communautés locales, l’intervention des forces loyalistes se fait toujours désirer dans cette partie du pays au grand désarroi de la population livrée à son triste sort. Plusieurs habitants, tétanisés par cette présence militaire zambienne, ont rejoint la forêt. Difficile pour eux de continuer à demeurer dans des villages envahis par des soldats étrangers non coopératifs et à la gâchette facile. C’est dans ce contexte de panique générale exacerbée par la présence des chars de combat et le survol régulier des hélicoptères de l’armée zambienne qui a déjà dans son giron 15 km du territoire congolais que Kinshasa tente de négocier une voie de sortie.

Des éléments des Fardc

Malgré l’avancée des troupes zambienne sur le sol congolais – les territoires de Moba et de Pweto constituent la prochaine étape -, l’exécutif national négocie une voie de sortie diplomatique à ce différend frontalier. Il est entendu, en effet, que la Zambie nourrit des velléités annexionnistes sur quelques localités congolaises. Ceci est un secret de polichinelle que la Zambie revendique une partie du territoire congolais qu’elle voudrait s’approprier de grès ou de force. Côté congolais, l’on continue à jouer la carte de la tempérance en privilégiant les contacts diplomatiques déjà fort avancés plutôt que l’option militaire. Bien que les Fardc soient d’ores et déjà en alerte maximale, le gouvernement envisage saisir l’Union africaine et la Sadec dont la commission chargée de la sécurité au niveau de la région s’occupe de la surveillance aux frontières. La médiation de ces deux institutions permettra d’examiner les revendications zambiennes de sorte à trouver un modus vivendi entre les deux parties.

En attendant, la population locale dans les localités concernées sont en proie à l’insécurité. Elles développent un sentiment d’abandon car elles ne voient rien venir en termes d’assistance. Et pourtant, les éléments des Fardc sont bel et bien présents dans la région et tergiversent pour lancer l’offensive contre les assaillants. « Oui, il y a suffisamment des militaires congolais, mais ils disent toujours qu’ils attendent le mot d’ordre, ils attendent des négociations et, entre-temps, c’est la population qui souffre », allègue un membre de la société civile de Tanganyika.  Face aux atermoiements du gouvernement congolais peu enclin à régler rapidement ce différend, l’armée zambienne continue à renforcer ses positions dans les territoires occupés, sans crainte d’y être délogée.

 

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

La frontière canado-américaine restera fermée jusqu’au 21 juin

mai 19, 2020

 

© /CBP Great Lakes Un véhicule du Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis, devant le pont Ambassador, qui relie Windsor, au Canada, à Détroit, aux États-Unis.
La frontière entre le Canada et les États-Unis restera fermée jusqu’au 21 juin, soit 30 jours de plus que ce qui avait été convenu jusqu’ici, a annoncé mardi le premier ministre canadien Justin Trudeau.

La frontière entre les deux pays a été fermée pour une première période de 30 jours le 21 mars dans le but d’endiguer la propagation du coronavirus. Une première prolongation de 30 jours avait été annoncée le 18 avril.

C’est une décision importante, qui va protéger les gens des deux côtés de la frontière, a fait valoir M. Trudeau lors de sa conférence de presse quotidienne devant sa résidence de Rideau Cottage.

Selon lui, le gouvernement américain s’est montré très ouvert à cette prolongation, dont les termes n’ont d’ailleurs pas été modifiés, notamment en ce qui concerne les demandeurs d’asile entrant irrégulièrement au pays.

Les provinces avaient exprimé le désir clair que la fermeture de la frontière, qui ne concerne pas le commerce de biens et de services essentiels, demeure en vigueur.

Justin Trudeau n’a cependant pas voulu supputer sur la possibilité que la frontière demeure fermée au-delà du 21 juin. La situation change extrêmement rapidement, a-t-il dit, de sorte que d’autres discussions auront lieu ultérieurement.

L’accès à un programme d’aide pour les PME élargi

Le premier ministre a aussi annoncé un accès élargi au programme de Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes, destiné à aider les petites et moyennes entreprises en leur offrant un prêt pouvant atteindre 40 000 $.

Si vous êtes l’unique propriétaire et employé d’une entreprise, si votre entreprise dépend de travailleurs sous contrat ou si vous avez une entreprise familiale et vous payez vos employés avec des dividendes, vous allez être admissibles, a-t-il expliqué.

Par exemple, si vous avez un salon de coiffure où vos stylistes louent des fauteuils, si vous êtes un physio qui travaille à son compte, ou si vous êtes propriétaire d’un gym qui emploie des entraîneurs sous contrat, le programme sera là pour vous.