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Virus: les Palestiniens appellent Israël à fermer les accès à la Cisjordanie

juillet 6, 2020

Le gouvernement palestinien a appelé lundi Israël à fermer tous les points de passage avec la Cisjordanie occupée pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, après une recrudescence du nombre de cas de chaque côté.

L’Autorité palestinienne avait déjà décidé la semaine dernière de boucler pendant cinq jours, à partir du 3 juillet, les zones qu’elle gouverne en Cisjordanie, mais sa décision n’a pas d’effet sur les parties de ce territoire qui sont sous contrôle israélien. L’Etat hébreu occupe depuis 1967 la Cisjordanie, territoire palestinien dont il contrôle toutes les entrées.

«Les taux de contamination ont atteint des niveaux sans précédent en Palestine pour plusieurs raisons, notamment le fait que nous ne contrôlions pas nos points de passages et nos frontières», a affirmé le premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, avant la réunion hebdomadaire du gouvernement. «Nous demandons à Israël de fermer tous les points de passages et aux Palestiniens travaillant en Israël de rester sur leurs lieux de travail et de ne pas revenir dans les territoires palestiniens», a-t-il ajouté.

16 morts en Cisjordanie

Selon le dernier bilan du ministère de la Santé palestinien, plus de 4200 personnes ont été contaminées par la pandémie de Covid-19 en Cisjordanie, dont 16 en sont décédées. Il y a une semaine, le nombre de cas s’y élevait à 2015. La plupart des personnes contaminées l’ont été après avoir assisté à des mariages et des enterrements, et les autres sont des Palestiniens qui se sont déplacés en Israël, a précisé Mohammed Shtayyeh.

A la mi-juin, la ministre de la Santé palestinienne, Mai al-Kaila, avait fait état d’une deuxième vague de contaminations, «plus dangereuse que la première». Côté israélien, les autorités ont officiellement recensé plus de 30.000 cas de coronavirus, dont plus de 330 sont décédés.

Constatant une hausse importante du nombre des malades consécutive au déconfinement, Israël a annoncé lundi de nouvelles restrictions: les bars, boîtes de nuit et salles de sport vont refermer, tandis que les restaurants ne pourront accueillir que 20 personnes contre 30 précédemment.

Par Le Figaro avec AFP

La fermeture de la frontière canado-américaine sera prolongée au-delà du 21 juin

juin 10, 2020

 

© Getty La fermeture de la frontière canado-américaine à tout déplacement non essentiel sera prolongée au-delà de la date du 21 juin, date fixée le mois dernier, selon des sources citées CBC News.

Des sources informées de la situation ont confirmé à CBC News que le Canada et les États-Unis discutent de la prolongation des restrictions frontalières, mais que l’accord n’a pas encore été signé.

En mars, les deux pays avaient conclu un accord pour fermer temporairement la frontière aux voyages non essentiels – pas de visites récréatives – tout en la gardant ouverte au trafic commercial et aux travailleurs essentiels qui traversent la frontière pour travailler.

La prolongation de cet accord a été rapportée une première fois par l’agence Reuters, mardi.

On ignore pour l’instant combien de temps les restrictions frontalières seront prolongées. L’accord initial a été prolongé de 30 jours en avril jusqu’au 21 mai, avant d’être prolongé de 30 jours le mois dernier.

Certaines visites familiales seront autorisées

Lundi, le gouvernement fédéral a annoncé que le Canada commencerait à autoriser certains membres de familles séparées par des restrictions temporaires de voyage à traverser la frontière.

«Nous introduisons une exemption limitée pour permettre aux membres de la famille immédiate de citoyens ou de résidents permanents de venir au Canada», a déclaré lundi le premier ministre Justin Trudeau. «C’est une période incroyablement difficile pour être séparé d’un conjoint, d’un enfant ou d’une maman ou d’un papa.»

Toute personne qui entre au pays devra se placer en quarantaine pendant 14 jours, et le non-respect des règles pourrait entraîner des «sanctions sévères», a déclaré M. Trudeau.

Ces changements sont entrés en vigueur lundi à minuit et s’appliquent aux ressortissants étrangers qui sont des membres de la famille immédiate de citoyens canadiens et de résidents permanents et qui n’ont pas la COVID-19 ou qui ne présentent pas de symptômes du coronavirus.

Un certain nombre de cas ont été évoqués au cours des dernières semaines de familles coincées de part et d’autre de la frontière, y compris de futurs parents.

La fermeture des frontières a donné de bons résultats, soutient une porte-parole de la ministre Chrystia Freeland

Une porte-parole de la vice-première ministre canadienne Chrystia Freeland, qui a la responsabilité globale des relations avec les États-Unis, a déclaré que les deux parties étaient d’accord sur le fait que l’interdiction avait bien fonctionné.

Cependant, la prolongation des restrictions nuirait aux compagnies aériennes canadiennes et à l’industrie touristique.

Les transporteurs, y compris Air Canada, ont été durement touchés, car les interdictions de voyager ont entraîné des milliers d’annulations de vols, les obligeant à réduire leurs emplois.

«Certains secteurs poussent pour l’ouverture de la frontière, comme Air Canada», a indiqué une source du gouvernement canadien.

Interrogée sur la réouverture de la frontière, Air Canada a déclaré dans un communiqué que les gouvernements du monde entier assouplissaient les restrictions et que la compagnie travaillait avec des groupes touristiques et industriels pour «rationaliser et clarifier les règles concernant les voyages».

Avec CBC/Radio-Canada

Diplomatie : tension persistante à la frontière entre la Zambie et la RDC

mai 23, 2020

 

La brouille est localisée plus vers les provinces de Tanganyika et du Haut-Katanga où les troupes zambiennes manifestent des velléités d’annexion d’une partie du territoire congolais en mettant, d’ores et déjà, plusieurs localités sous leur coupe.

 

Des informations en provenance des provinces du Tanganyika et du Haut-Katanga ne sont guère rassurantes. Il est, en effet, fait état depuis quelques jours de la présence de l’armée zambienne dans quelques localités congolaises situées dans la zone frontalière. Il s’agit précisément des villages de Kibanga et Kalubamba où les troupes zambiennes se pavanent encore aujourd’hui comme en territoires conquis. Nonobstant les appels de détresse des communautés locales, l’intervention des forces loyalistes se fait toujours désirer dans cette partie du pays au grand désarroi de la population livrée à son triste sort. Plusieurs habitants, tétanisés par cette présence militaire zambienne, ont rejoint la forêt. Difficile pour eux de continuer à demeurer dans des villages envahis par des soldats étrangers non coopératifs et à la gâchette facile. C’est dans ce contexte de panique générale exacerbée par la présence des chars de combat et le survol régulier des hélicoptères de l’armée zambienne qui a déjà dans son giron 15 km du territoire congolais que Kinshasa tente de négocier une voie de sortie.

Des éléments des Fardc

Malgré l’avancée des troupes zambienne sur le sol congolais – les territoires de Moba et de Pweto constituent la prochaine étape -, l’exécutif national négocie une voie de sortie diplomatique à ce différend frontalier. Il est entendu, en effet, que la Zambie nourrit des velléités annexionnistes sur quelques localités congolaises. Ceci est un secret de polichinelle que la Zambie revendique une partie du territoire congolais qu’elle voudrait s’approprier de grès ou de force. Côté congolais, l’on continue à jouer la carte de la tempérance en privilégiant les contacts diplomatiques déjà fort avancés plutôt que l’option militaire. Bien que les Fardc soient d’ores et déjà en alerte maximale, le gouvernement envisage saisir l’Union africaine et la Sadec dont la commission chargée de la sécurité au niveau de la région s’occupe de la surveillance aux frontières. La médiation de ces deux institutions permettra d’examiner les revendications zambiennes de sorte à trouver un modus vivendi entre les deux parties.

En attendant, la population locale dans les localités concernées sont en proie à l’insécurité. Elles développent un sentiment d’abandon car elles ne voient rien venir en termes d’assistance. Et pourtant, les éléments des Fardc sont bel et bien présents dans la région et tergiversent pour lancer l’offensive contre les assaillants. « Oui, il y a suffisamment des militaires congolais, mais ils disent toujours qu’ils attendent le mot d’ordre, ils attendent des négociations et, entre-temps, c’est la population qui souffre », allègue un membre de la société civile de Tanganyika.  Face aux atermoiements du gouvernement congolais peu enclin à régler rapidement ce différend, l’armée zambienne continue à renforcer ses positions dans les territoires occupés, sans crainte d’y être délogée.

 

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

La frontière canado-américaine restera fermée jusqu’au 21 juin

mai 19, 2020

 

© /CBP Great Lakes Un véhicule du Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis, devant le pont Ambassador, qui relie Windsor, au Canada, à Détroit, aux États-Unis.
La frontière entre le Canada et les États-Unis restera fermée jusqu’au 21 juin, soit 30 jours de plus que ce qui avait été convenu jusqu’ici, a annoncé mardi le premier ministre canadien Justin Trudeau.

La frontière entre les deux pays a été fermée pour une première période de 30 jours le 21 mars dans le but d’endiguer la propagation du coronavirus. Une première prolongation de 30 jours avait été annoncée le 18 avril.

C’est une décision importante, qui va protéger les gens des deux côtés de la frontière, a fait valoir M. Trudeau lors de sa conférence de presse quotidienne devant sa résidence de Rideau Cottage.

Selon lui, le gouvernement américain s’est montré très ouvert à cette prolongation, dont les termes n’ont d’ailleurs pas été modifiés, notamment en ce qui concerne les demandeurs d’asile entrant irrégulièrement au pays.

Les provinces avaient exprimé le désir clair que la fermeture de la frontière, qui ne concerne pas le commerce de biens et de services essentiels, demeure en vigueur.

Justin Trudeau n’a cependant pas voulu supputer sur la possibilité que la frontière demeure fermée au-delà du 21 juin. La situation change extrêmement rapidement, a-t-il dit, de sorte que d’autres discussions auront lieu ultérieurement.

L’accès à un programme d’aide pour les PME élargi

Le premier ministre a aussi annoncé un accès élargi au programme de Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes, destiné à aider les petites et moyennes entreprises en leur offrant un prêt pouvant atteindre 40 000 $.

Si vous êtes l’unique propriétaire et employé d’une entreprise, si votre entreprise dépend de travailleurs sous contrat ou si vous avez une entreprise familiale et vous payez vos employés avec des dividendes, vous allez être admissibles, a-t-il expliqué.

Par exemple, si vous avez un salon de coiffure où vos stylistes louent des fauteuils, si vous êtes un physio qui travaille à son compte, ou si vous êtes propriétaire d’un gym qui emploie des entraîneurs sous contrat, le programme sera là pour vous.

La frontière canado-américaine fermée pour encore au moins 30 jours

avril 18, 2020
Le premier ministre Justin Trudeau.
© Sean Kilpatrick/Radio-Canada Le premier ministre Justin Trudeau.
Le premier ministre Justin Trudeau confirme que le Canada et les États-Unis vont prolonger de 30 jours les mesures mises en place aux frontières.

Cette annonce fait en sorte que la frontière canado-américaine sera fermée au moins jusqu’au 21 mai.

Le dernier bilan fait état de 31 927 cas et de 1366 décès de la COVID-19 au Canada.

Vendredi, lors de son point de presse quotidien, le premier ministre a annoncé deux enveloppes totalisant 4 milliards de dollars pour venir notamment en aide aux secteurs pétrolier et culturel.

Ces deux investissements permettront de conserver, selon M. Trudeau, 10 000 emplois au pays alors que la pandémie force plusieurs travailleurs à rester à la maison.

En plus de la COVID-19, l’Alberta doit également faire face à une importante chute des prix du pétrole qui a sévèrement frappé son économie.

Aussi, le premier ministre a annoncé que 125 militaires ayant une formation médicale iront prêter main-forte dans les CHSLD du Québec.

Avec CBC/Radio-Canada

Coronavirus à la vice-présidence américaine et à Cuba

mars 20, 2020

Un collaborateur du vice-président américain positif au coronavirus

Un collaborateur du vice-président des Etats-Unis Mike Pence a été testé positif au coronavirus, a indiqué vendredi une porte-parole du numéro deux de l’Etat américain, précisant que ni ce dernier, ni le président Donald Trump n’avaient été en «contact étroit» avec cette personne. «Nous avons été avertis ce soir qu’un membre de l’équipe du vice-président avait été testé positif au coronavirus», a fait savoir dans un communiqué la porte-parole, Katie Miller.

Mike Pence a été désigné par Donald Trump à la tête de la «task force» chargée de lutter contre la propagation de la pandémie aux Etats-Unis.

Coronavirus : Cuba ferme ses frontières

Cuba a annoncé vendredi la fermeture de ses frontières aux non-résidents en raison de la pandémie de coronavirus, après avoir tenté ces derniers jours de préserver au maximum son activité touristique, moteur de l’île.

«Nous allons réguler l’entrée aux frontières du pays, en n’autorisant que l’entrée des résidents à Cuba», a annoncé à la télévision le président Miguel Diaz-Canel, après avoir fait état d’un nouveau bilan de la maladie sur l’île, avec 21 cas dont un décès, celui d’un touriste italien.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis/Coronavirus : la décision de Donald Trump fait craindre une «catastrophe» économique

mars 12, 2020

Donald Trump a immédiatement voulu rassurer les acteurs économiques : le commerce n’est pas – encore – touché par ces restrictions.
Donald Trump a immédiatement voulu rassurer les acteurs économiques : le commerce n’est pas – encore – touché par ces restrictions. BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

L’économie poursuit sa descente aux enfers. Ce jeudi, l’annonce par les États-Unis de la suspension de tous les voyages depuis l’Europe vers le pays – exception faite du Royaume-Uni -, a asséné un coup de massue à plusieurs secteurs, plongeant les Bourses dans une nouvelle spirale négative. Les retombées économiques du «travel ban» risquent en effet d’être nombreuses. Pour la Maison Blanche, toutefois, la décision s’imposait : «l’épicentre du coronavirus est désormais en Europe», a déclaré le vice-président américain, Mike Pence, jeudi.

Donald Trump a immédiatement voulu rassurer les acteurs économiques : le commerce n’est pas – encore – touché par ces restrictions. Alors que son allocution restait floue sur ce point, le président américain a précisé dans un message posté sur Twitter qu’il était «très important pour tous les pays et toutes les entreprises de savoir que le commerce ne sera en aucun cas affecté par la restriction». Celle-ci concernera donc «les gens et non les marchandises», a-t-il ajouté.

La précision avait son importance, l’Union européenne tirant un bilan fortement positif de ses échanges en biens et services avec son partenaire outre-Atlantique : en 2019, le bloc européen a tiré un excédent de 152,6 milliards d’euros de ses échanges avec les États-Unis, en hausse de près de 15 milliards (soit 11%) sur un an. À l’inverse, le déficit vis-à-vis de Moscou s’est réduit, de même que celui vers Oslo. Il reste à voir si les produits européens ne seront pas victimes d’une méfiance accrue des consommateurs américains, inquiets d’être potentiellement contaminés par les denrées qu’ils achètent…

Une catastrophe pour les compagnies aériennes

En outre, la décision de la Maison Blanche est une bien mauvaise nouvelle pour les compagnies aériennes européennes, qui avaient préféré redéployer leur flotte sur des axes sûrs, notamment au-dessus de l’Atlantique pour compenser les pertes en Orient. En février, le groupe Air France-KLM avait ainsi augmenté fortement sa capacité vers l’Amérique du Nord (en hausse de 13,6%), l’Amérique latine (+10,1%) et l’Afrique ou le Moyen-Orient (+7,3%), afin de compenser une réduction importante de sa capacité vers l’Asie (-15,8%).

Évolution de la capacité et du trafic d'Air France-KLM en février

Évolution de la capacité et du trafic d’Air France-KLM en février Le Figaro

Pour mars, la compagnie s’attend à l’annulation de 3600 vols, soit «13% de ses capacités sur le réseau long courrier», 17% dans l’Hexagone et 25% sur le réseau européen. La décision américaine assombrit encore les perspectives de l’aérien, entraînant un plongeon vertigineux de l’action du groupe franco néerlandais dans les abysses, revenu à un niveau jamais vu depuis 2012. Il n’est pas le seul en difficulté : toutes les compagnies aériennes européennes ont encaissé, ce jeudi, l’annonce américaine. C’est par exemple le cas de l’allemand Lufthansa, qui perdait près de 10% en Bourse en fin de matinée.

Quelques heures plus tard, Bruno Le Maire a déclaré qu’il suivait la situation de la compagnie française de près, et que l’État français était prêt à soutenir Air France-KLM. Le ministre français de l’Économie a également regretté la décision américaine, prise sans en parler au préalable avec les pays concernés.

Le tourisme sonné par la décision américaine

Autre secteur particulièrement touché, le tourisme français, qui s’inquiète d’une décision qui achève une série noire. Après plusieurs mois difficiles, la chute des arrivées de touristes chinois et une année 2019 marquée par les mouvements sociaux, les voyagistes risquent de voir un marché particulièrement attractif se réduire comme peau de chagrin : les visiteurs américains représentent le premier contingent de touristes étrangers à Paris et dans la région Île-de-France et ils sont particulièrement prisés des professionnels, étant plus dépensiers que la moyenne. «C’est la pire des nouvelles pour les compagnies aériennes, et c’est la pire des dispositions pour nous», a ainsi alerté le président de la fédération des tour-opérateurs (Seto), René-Marc Chikli. De son côté, le président des Entreprises du voyage, Jean-Pierre Mas, a souligné une «catastrophe», ainsi qu’une situation «dramatique […] pour l’industrie du voyage d’affaires comme de loisirs».

Pays membres de l'Union mis à part, les États-Unis restent le premier émetteur de touristes en France, de loin.

Pays membres de l’Union mis à part, les États-Unis restent le premier émetteur de touristes en France, de loin. Le Figaro

Même constat de l’autre côté de l’Atlantique : les États-Unis se privent d’une manne importante en fermant les vannes de certaines nations. La décision n’est pas anodine, ce secteur étant particulièrement dynamique. Le pays coiffait le classement des pays tirant le plus de revenus du tourisme international, en 2017, avec 186,6 milliards d’euros, soit 15,7% des recettes mondiales. Loin devant l’Espagne (5,1% des recettes, 60,3 milliards) et la France (4,5% des recettes, 53,7 milliards), qui complètent le podium.

Au total, parmi les vingt premières nations émettrices de touristes vers les États-Unis, huit sont en Europe. Et, parmi les plus importants marchés américains, un grand nombre est touché par l’épidémie, comme la Corée du Sud, la Chine, le Japon, l’Italie, la France ou l’Australie. En 2017, les États-Unis comptaient ainsi parmi les destinations les plus prisées des Français, avec 786.000 voyages, la première destination hors-UE devant le Maroc (581.000 voyages), la Suisse (709.000) et le Canada (291.000 voyages).

D’après les estimations d’octobre 2019, la France et l’Allemagne comptaient parmi les gros contingents de touristes aux États-Unis, avec près de 4 millions de visiteurs en 2018. Maigre consolation : le Royaume-Uni, troisième émetteur, et premier hors-ALENA, est épargné par la décision américaine. Les voyageurs britanniques pourront donc continuer de se rendre aux États-Unis.

La France et l’Allemagne comptaient parmi les gros contingents de touristes aux États-Unis, avec près de 4 millions de visiteurs en 2018.

La France et l’Allemagne comptaient parmi les gros contingents de touristes aux États-Unis, avec près de 4 millions de visiteurs en 2018. Le Figaro

Bruxelles dénonce une décision «unilatérale»

En face, les autorités nationales des pays membres de l’Union veulent agir pour fournir un coussin protecteur aux professionnels. En France, les représentants du secteur du tourisme seront reçus cette semaine par le secrétaire d’État Jean-Baptiste Lemoyne. En outre, la commission européenne promet d’agir pour éviter la «perturbation économique» engendrée par la décision américaine. «L’Europe prend toutes les mesures nécessaires pour contenir l’expansion du Covid-19, limiter le nombre de personnes contaminées et soutenir la recherche», a déclaré le président du conseil, Charles Michel.

Reste que Bruxelles a tancé la présidence américaine sur sa décision : jeudi, la Commission a désapprouvé la décision «unilatérale» des États-Unis, prise sans consulter ses partenaires. «Le coronavirus est une crise mondiale qui ne se limite pas à un continent», ont rappelé Charles Michel et la présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen dans un communiqué laconique.

Avec Le Figaro par WladImir Garcin-Berson

Trump dément avoir envisagé de mettre des alligators à la frontière des États-Unis

octobre 2, 2019

 

Donald Trump a contesté mercredi des informations du New York Times selon lesquelles il aurait envisagé de créer des tranchées remplies d’alligators pour empêcher les migrants de traverser la frontière séparant le Mexique et les États-Unis.

«Le presse essaye de vendre l’idée selon laquelle je voulais un fossé rempli d’alligators et de serpents avec des barrières électriques et des pics pointus à la frontière sud», a tweeté le président américain. «Je suis peut-être dur sur la sécurité aux frontières, mais pas à ce point. La presse est devenue folle. Fake News!» a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison-Blanche réagissait à un long article du New York Times évoquant sa frustration dans la lutte contre l’immigration clandestine. Selon le quotidien, il aurait en particulier évoqué, lors d’échanges avec son équipe, la possibilité de tirer dans les jambes des migrants tentant de traverser la frontière mythique pour rejoindre les États-Unis.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Rwanda – Ouganda : la tension monte après un nouvel incident à la frontière

mai 27, 2019

Le président ougandais Yoweri Museveni et le président rwandais Paul Kagame, à Kampala en 2012. ©

 

Kampala a accusé l’armée rwandaise d’avoir tué deux personnes près d’un poste frontière lors d’une incursion que les autorités qualifient de violation territoriale. Kigali conteste cette version de l’incident. Après plusieurs mois de crise, l’incident marque un nouveau regain de tension entre les deux pays.

Hasard du calendrier, le président rwandais Paul Kagame et son homologue ougandais Yoweri Museveni, en froid depuis plusieurs mois, se retrouvaient samedi côte-à-côte dans les tribunes du stade de Pretoria où Cyril Ramaphosa organisait sa cérémonie d’investiture. Au même moment la crise diplomatique que traversent leurs deux pays prenait un nouveau tournant suite à un incident près d’un poste frontière.

Version divergentes

Samedi , le ministère des Affaires étrangères ougandais a accusé l’armée rwandaise d’avoir violé l’intégrité de son territoire. Selon la version des faits relatée dans un communiqué de la police ougandaise diffusé samedi, l’incident s’est produit vendredi soir dans le village de Kiruhura, situé près d’un poste-frontière dans le sud-ouest de l’Ouganda. Un commerçant rwandais aurait tenté de traverser la frontière en direction du Rwanda à bord d’une moto chargée de marchandises et aurait fait demi-tour à la vue des soldats rwandais.

Ces derniers auraient alors pourchassé le commerçant en pénétrant d’environ « 80 mètres » sur le territoire ougandais avant d’abattre le jeune homme d’une balle dans la tête, après que celui-ci a résisté à son arrestation, précise le communiqué.

Toujours selon la version ougandaise, l’armée rwandaise aurait également tué un citoyen ougandais, qui aurait tenté de s’interposer, avant de battre en retraite, laissant les deux corps côté ougandais. « Le gouvernement ougandais proteste dans les termes les plus forts contre cette violation de son intégrité territoriale par des soldats rwandais ainsi que contre cet acte criminel, brutal et violent », ajoute le ministère des Affaires étrangères.

La version rwandaise de l’incident diffère. Selon la police, « l’incident s’est déroulé du côté rwandais », dans le district de Tabagwe. Une patrouille aurait alors intercepté un contrebandier présumé qui venait de traverser la frontière depuis l’Ouganda. Le contrôle aurait mal tourné. L’individu est, selon la police rwandaise, devenu « violent » et a été « rejoint par d’autres qui ont attaqué les agents avec des machettes tout en tentant de retourner en Ouganda ».

Les forces de sécurité ont alors tiré et tué deux personnes, dont un ougandais. « Lorsque le gang est repassé du côté ougandais de la frontière, aucune autre action n’a été entreprise par la patrouille », précise-t-il.

L’incident a par la suite été discuté par les officiels des deux districts frontaliers, précise le ministère des Affaires étrangères rwandais.

Tensions récurrentes

Après plusieurs mois de mise en garde et d’accusations mutuelles entre les deux gouvernements, la mort des deux personnes jette un nouveau froid sur les relations entre Kigali et Kampala. Les différends qui opposent les deux voisins sont nombreux.

Fin février, la fermeture temporaire pour cause de travaux d’un des postes frontières entre les deux pays – celui de Gatuna dans le nord-ouest du Rwanda- a contribué a détériorer les relations entre les deux pays, l’Ouganda accusant son voisin de vouloir imposer un embargo commercial. Selon Kampala, 44 ressortissants rwandais ont été interceptés à la frontière et renvoyés au Rwanda.

Kigali a soulevé de son côté plusieurs problèmes dont des cas d’arrestations et de torture de ses ressortissants en Ouganda. Les autorités rwandaises accusent aussi certains officiels ougandais d’entretenir des liens – et de fournir un soutien – avec des groupes rebelles rwandais, dont le Rwanda National Congress (RNC) de l’ancien général Kayumba Nyamwasa.

Jeudi 23 mai, lors de sa première audition devant la justice rwandaise Callixte Nsabamina, disident du RNC et depuis porte-parole des FNL, branche armée du MRCD de Paul Rusesabagina, a lui-même évoqué des contacts avec les renseignements ougandais.

Jeuneafrique.com par Romain Gras

Niger : attaque meurtrière contre l’armée à la frontière malienne

mai 16, 2019

Des soldats de l’armée nigérienne, le 7 mars 2015. © Jerome Delay/AP/SIPA

 

Vingt-huit soldats ont été tués mardi dans la région de Tillabéri, dans l’ouest du pays. Les autorités nigériennes évoquent une attaque « complexe » menée par des assaillants « lourdement armés ».

« Le 14 mai vers 08 h 00 locales (07 h 00 GMT) dans la zone nord de Mangaïzé, une colonne militaire des forces armées nigériennes en mouvement a été prise à partie par des terroristes lourdement armés dans une attaque complexe à base d’engin explosifs improvisés », selon un communiqué du ministère nigérien de la Défense lu à la radio mercredi soir.

Le bilan initialement établi à 17 tués et 11 portés disparus a été réévalué à 28 morts dans la soirée. « Des renforts ont été déployés dans le secteur pour poursuivre et neutraliser les assaillants qui se sont exfiltrés vers le Nord », à la frontière malienne. « Des opérations de ratissage se poursuivent dans la zone avec l’appui des partenaires », ont ajouté les autorités.

Auparavant, une source sécuritaire avait indiqué que « l’embuscade » était l’oeuvre d’un « groupe terroriste composé de centaines d’hommes lourdement armés venus du Nord », situant l’attaque en soirée et non dans la matinée.

Attaque repoussée

« Un véhicule (des militaires nigériens) a d’abord sauté sur un engin explosif, et puis une fusillade s’est déclenchée », selon une source sécuritaire. Selon cette même source, « la patrouille traquait les terroristes qui ont attaqué lundi la prison de haute sécurité de Koutoukalé », à 50 km au nord de Niamey.

Lundi, les forces de sécurité ont perdu un homme en repoussant une « attaque terroriste contre la prison de haute sécurité de Koutoukalé », l’établissement pénitentiaire le mieux gardé du Niger, où sont détenus de nombreux jihadistes.

Les assaillants, qui avaient notamment utilisé une voiture de Médecins sans frontières (MSF) volée dans un camp de réfugiés à la frontière malienne, avaient fui vers cette même frontière du Nord.

La France, très active dans la région dans le cadre de l’opération anti-jihadiste Barkhane, a indiqué ne pas « avoir été associée » aux opérations. Les Etats-Unis disposent également d’une base au Niger.

État islamique dans le grand Sahara

En 2017, une attaque perpétrée dans cette zone contre des soldats américains et nigériens avait été revendiquée par le groupe État islamique dans le grand Sahara (EIGS). Le 4 octobre 2017, quatre soldats américains et cinq militaires nigériens avaient été tués par des jihadistes venus à bord d’une dizaine de véhicules et d’une vingtaine de motos à hauteur de Tongo Tongo, situé à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Mali.

Le Pentagone avait expliqué que le but de l’opération américano-nigérienne était de capturer un chef jihadiste, Doundoun Cheffou, soupçonné d’être impliqué dans l’enlèvement de l’humanitaire américain Jeffery Woodke.

Jeuneafrique.com avec AFP