Posts Tagged ‘Fuite’

La fuite de la princesse Haya vers Londres fait craindre des tensions entre Dubaï et le Royaume-Uni

août 1, 2019

 

Haya de Jordanie, qui avait souhaité s’éloigner de son mari, le premier ministre des Emirats arabe unis, a demandé à la justice britannique des mesures de protection.
La princesse Haya Bint al-Hussein arrive à la Haute Cour de justice de Londres, mardi 30 juillet.
© Alastair Grant / AP La princesse Haya Bint al-Hussein arrive à la Haute Cour de justice de Londres, mardi 30 juillet.
 

C’est le genre d’histoires de princesse que l’on ne raconte pas aux enfants. Depuis plus d’un mois, la princesse Haya de Jordanie a fui son émir de mari, le souverain de Dubaï Mohammed Ben Rached al-Maktoum, qui est également vice-président, premier ministre et ministre de la défense des Emirats arabes unis. Réfugiée à Londres avec ses deux enfants de 7 et 11 ans, ses valises et quelque 34,5 millions d’euros, la sixième épouse du richissime dirigeant émirati a demandé à la justice britannique des mesures de protection exceptionnelles, faisant craindre des tensions diplomatiques accrues.

Mardi 30 juillet, le juge aux affaires familiales de la Haute Cour de justice de Londres a écouté les demandes de cette femme de 45 ans, fille du défunt roi Hussein de Jordanie. Lors de cette audience, qui s’est tenue à huis clos et avec des restrictions quant à sa diffusion publique, relate le quotidien britannique The Guardian, Haya Bint al-Hussein a demandé à bénéficier d’une mesure de protection contre un mariage forcé qui pourrait concerner l’un des deux enfants du couple. La princesse a également demandé une mesure de protection contre des brutalités et réclamé la garde de ses enfants.

« Vivante ou morte, peu m’importe »

L’affaire aurait pu en rester à un contentieux conjugal comme il en existe des centaines de milliers dans le monde, s’il n’entachait le plus haut sommet des Emirats arabes unis et la réputation de Mohammed Ben Rached al-Maktoum, 70 ans. Ce dernier n’a pas caché sa haine à l’égard de celle qu’il a épousée en 2004, y compris sur Instagram, où il a publié un poème se concluant par : « Vivante ou morte, peu m’importe. Tu n’as plus ta place dans ma vie. Pars avec qui tu veux. » Une accusation tacite d’adultère qui pourrait servir à jeter le discrédit sur Haya Bint al-Hussein et dédouaner sa parole.

Dans ce dossier exceptionnel, tout fait en effet l’objet d’une homérique bataille de communication. Nulle surprise, donc, si la princesse Haya, qui a fait ses études dans la prestigieuse université d’Oxford, a choisi pour avocate Fiona Shackleton, connue pour avoir représenté le prince Charles, héritier du trône britannique, lors de son divorce avec la princesse Diana. Mohammed Ben Rached al-Maktoum est, lui, représenté par Helen Ward, qui avait représenté le réalisateur britannique Guy Ritchie lors de son divorce avec la chanteuse américaine Madonna.

Après deux jours d’auditions préliminaires, la Haute Cour de justice de Londres a annoncé la tenue d’un procès pour le 11 novembre. D’ici là, nul doute que les deux protagonistes continueront à fourbir leurs armes, notamment pour obtenir la garde des deux enfants, Jalia, 11 ans, et Zayed, 7 ans.

Troisième princesse en exil

Car Haya Bint al-Hussein a assurément le pouvoir de ternir un peu plus l’image du vice-président, premier ministre et ministre de la défense des Emirats arabes unis. Plusieurs militants des droits de l’homme qui œuvrent à Dubaï espèrent ainsi que la dirigeante en fuite profitera de l’occasion pour faire des révélations sur certaines affaires ayant déjà conduit deux femmes de la famille à s’enfuir.

A l’été 2000, Shamsa al-Maktoum, l’une des vingt-trois enfants de l’émir, avait profité d’un séjour en Angleterre pour tenter l’exil, du haut de ses 17 ans. Elle avait été rattrapée rapidement par des proches et renvoyée de force à Dubaï, où elle n’est pas reparue en public depuis.

Dix-huit ans plus tard, c’est sa sœur cadette, Latifa, qui avait à son tour tenté de s’échapper. La princesse, âgée de 32 ans, avait embarqué sur un yacht privé à destination de l’Inde, avant que le navire ne soit arraisonné par des militaires indiens qui l’avaient restituée à son pays malgré des accusations de mauvais traitements que lui aurait infligés son père.

Depuis, la jeune femme a, elle aussi, quasiment disparu des écrans radar. Régulièrement, on la dit objet de sévices et de rétention forcée. A Noël dernier, des photographies l’avaient toutefois montrée aux côtés de l’ancienne présidente irlandaise Mary Robinson, le regard légèrement fuyant. Une « opération photo totalement orchestrée », lors de laquelle la princesse Latifa était apparue « hébétée » et « sous sédatifs », selon Radha Stirling, la présidente de l’organisation Detained in Dubai, basée à Londres, qui tente d’aider juridiquement les victimes d’injustice aux Emirats.

« A la fois une victime et un témoin »

« Latifa aurait subi des abus indicibles de la part du cheikh Mohammed et n’avait pas d’autre choix que de s’échapper. Haya s’est apparemment retrouvée dans la même situation. Heureusement pour elle, elle a réussi à s’enfuir », avait déclaré Mme Stirling, début juillet, dans un communiqué. Elle avait estimé que la princesse Haya « est à la fois une victime et un témoin ». « Nous espérons donc qu’elle restera en sécurité et qu’elle coopérera avec les autorités internationales pour révéler les abus présumés perpétrés derrière les portes du palais royal de Dubaï », avait-elle ajouté.

De son côté, l’émir de Dubaï entend bien faire monter la pression sur son épouse. Comme le rappelle le quotidien israélien Haaretz, traduit par Courrier international, le dossier risque en effet de prendre un tour diplomatique et pourrait constituer une « bombe à retardement politique » entre les Emirats arabes unis et la Jordanie.

Haya est, en effet, la demi-sœur du souverain jordanien, le roi Abdallah II. Or ce dernier « sait que la moindre remarque déplacée pourrait causer préjudice aux 200 000 Jordaniens qui travaillent aux Emirats arabes unis, tarir l’aide financière qu’il reçoit du pays et bouleverser le fragile équilibre diplomatique entre la Jordanie et les Etats du Golfe », rappelle le quotidien israélien.

Quitte à abandonner à son sort d’exilée sa demi-sœur ? « Je me suis senti parmi les miens », a écrit la semaine passée sur Twitter le souverain jordanien à l’issue de sa visite à Abou Dhabi, le 28 juillet. Il a aussi précisé vouloir « maintenir des liens entre les deux pays et les deux peuples frères ».

Par Le Monde.fr

Angola: une fille de l’ex-président dos Santos affirme avoir «fui» le pays

mai 10, 2019

 

L’une des filles de l’ancien président angolais José Eduardo dos Santos, Welwitschia, députée du parti au pouvoir MPLA, a déclaré à la presse angolaise avoir «fui» son pays après avoir reçu des intimidations, selon elles, des services secrets. «J’ai souffert de menaces de la part du président du groupe parlementaire et d’agents des services secrets», a affirmé Welwitschia dos Santos, dite Tchizé, dans un message audio adressé à des journalistes angolais.

«J’ai fui depuis qu’ils ont kidnappé un député dans l’avion» en janvier, a-t-elle ajouté. Un député du MPLA et ancien ministre du président dos Santos, Manuel Antonio Rabelais, qui était poursuivi pour détournement de fonds, avait été empêché de quitter l’Angola alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour Lisbonne.

Le MPLA a «suggéré» ce jeudi de suspendre le mandat de Welwitschia dos Santos, qui «a dépassé le délai de 90 jours d’absence» du pays, selon une lettre du groupe parlementaire du parti adressée au président du parlement. Très critique du gouvernement de l’actuel président Joao Lourenço, Welwitschia dos Santos a accusé le MPLA de vouloir se «débarrasser» d’elle. Elle se trouve actuellement au Royaume-Uni, tout comme sa demi-sœur Isabel dos Santos, la fille aînée de l’ex-président considérée comme la femme la plus riche d’Afrique.

Cette dernière a ignoré plusieurs convocations récentes de la justice angolaise dans une enquête sur des virements suspects alors qu’elle exerçait les fonctions de PDG de la compagnie pétrolière nationale Sonangol. Si elle rentre en Angola, elle pourrait être arrêtée. Son frère, José Filomeno dos Santos, ancien patron du fonds souverain angolais, est lui interdit de quitter le territoire angolais, après avoir passé six mois en détention provisoire dans une affaire de détournement de fonds. Les relations entre la famille dos Santos et le président Lourenço sont exécrables depuis que José Eduardo dos Santos a passé le relais à Joao Lourençco en 2017, après trente-huit ans de règne.

Le nouveau président, issu lui aussi du MPLA, a lancé une purge de grande ampleur dans l’administration et les entreprises publiques qui a visé les proches de l’ancien chef de l’Etat. Symboles de ce nettoyage, Isabel dos Santos a été évincée en novembre 2017 du poste de PDG de la Sonangol, et José Filomeno dos Santos a été démis de ses fonctions à la tête du Fonds souverain en janvier 2018. La plupart des membres de la famille dos Santos se trouve désormais à l’étranger. L’ex-président, âgé de 76 ans, est actuellement soigné en Espagne, selon la présidence angolaise.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Nigeria: après les massacres, les habitants du Plateau enterrent leurs morts et s’enfuient

juin 29, 2018

Un homme emporte ses maigres biens le 27 juin 2018 après l’attaque meurtrière du village de Ganaropp, dans le centre du Nigeria.n / © AFP / STEFAN HEUNIS

Ils reposent sous un vaste monticule de terre recouvert de branches épineuses pour que les charognards ne viennent souiller leur sépulture: depuis dimanche, 79 corps ont été enterrés dans un champs de Nghar, dans le centre du Nigeria, après des tueries de masse.

Au total, une douzaine de villages de l’Etat du Plateau ont été attaqués au cours du week-end par des hordes d’assaillants armés de kalachnikovs et de machettes. Ils ont massacré plus de 200 personnes, mais ce bilan officiel pourrait s’avérer beaucoup plus lourd.

D’après les témoignages d’habitants recueillis par l’AFP et corroborés par une source policière, des centaines d’hommes « vêtus de noirs » et pour certains masqués ont encerclé à pied les différentes localités depuis les collines environnantes, avant de commencer à tirer.

Difficile d’imaginer pareil enfer, dans ce paysage à couper le souffle qui alterne entre dômes rocheux et plaines agricoles fertiles où transhument paisiblement des troupeaux de vaches.

Mafwak Mature, 68 ans, explose en sanglots devant la fosse commune où sont enterrés ses voisins: « Ceux qui nous ont attaqués ont tout brûlé. Ma maison a été rasée, ils ont emporté tout ce qui pouvait être utile, les motos, les engrais que j’utilisais pour ma ferme, même la télévision ».

« Tout ce qu’il me reste, ce sont les vêtements que je porte là », articule le vieil homme en montrant son costume gris élimé par le temps.

Nigeria / © AFP / Gillian HANDYSIDE

En entendant les premiers coups de feu samedi vers 15 heures, dans ce village isolé en pleine brousse, le réflexe de nombreux habitants de Nghar a été de se calfeutrer chez eux, en implorant Dieu de les épargner.

Treize personnes d’une même famille ont ainsi été piégées, brûlées vives lorsque les bandits ont mis le feu à leur maison. Leurs squelettes calcinés ont été évacués le lendemain sur des morceaux de tôle, vestiges de toitures emportées. Ceux qui tentaient de fuir ont été froidement abattus.

– Accès à la terre –

A Nghar comme dans les autres villages attaqués, tous accusent les « éleveurs peuls » nomades et musulmans, d’avoir perpétré les violences dirigées contre les communautés « indigènes » d’agriculteurs majoritairement chrétiens: énième acte d’un cycle de représailles sans fin qui ravage les régions centrales du Nigeria depuis des mois.

Les circonstances de ces massacres restent floues, de même que l’identité des assaillants. Mais, dans le pays le plus peuplé d’Afrique avec 180 millions d’habitants, où la croissance démographique explose, l’accès à la terre et à l’eau est le premier enjeu de ce conflit qui prend une dangereuse tournure identitaire et religieuse.

Une maison incendiée lors d’une attaque meurtrière dans le village de Ganaropp, dans le centre du Nigeria, photographiée le 27 juin 2018. n / © AFP / STEFAN HEUNIS

Historiquement le Plateau est l’une des zones explosives entre chrétiens et musulmans, qui représentent environ chacun la moitié de la population nigériane.

Mais contrairement à ce qui se passe dans les Etats voisins comme Benue ou Taraba, théâtre de sanglants affrontements intercommunautaires depuis janvier, une paix fragile régnait ces dernières années, notamment grâce aux efforts de réconciliation menés par les autorités et des ONG.

Avec ce regain de tensions, certains peuls sédentarisés qui cohabitent et commercent depuis plusieurs générations avec les Berom, l’ethnie locale majoritaire, craignent d’être assimilés aux fauteurs de troubles.

« Ceux qui sont venus sont des étrangers, nous ne savons pas qui ils sont », affirme à l’AFP le chef de la communauté peule de Nghar, Chiroma Yaçu. « Je suis né ici, mon père a terminé ses jours ici, nous avons toujours vécu en paix tous ensemble, jusqu’à cette sale journée ».

– Chemin de l’exode –

Un camion de villageois de Ganaropp fuyant le 27 juin 2018 les violences intercommunautaires dans l’Etat du Plateau, dans le centre du Nigeria.n / © AFP / STEFAN HEUNIS

Mais la méfiance règne désormais: à côté des maisons éventrées, devant lesquelles reposent des carcasses de voitures encore fumantes, les victimes chrétiennes montrent du doigt avec rancoeur les quartiers musulmans, pour la plupart épargnés par le déferlement de violence.

Dans le village de Ganaropp, où 35 personnes ont été tuées le même jour, « ceux qui se sont réfugiés dans la mosquée ont eu de la chance », souligne Pam Nuhu, 54 ans.

« Quand les tirs ont commencé, vers 17h30, nous terminions notre repas du soir. J’ai dit à ma famille de courir pour sauver leur vie », raconte avec calme ce père de sept enfants. « Mon fils aîné a pris une balle entre les deux yeux. Il avait 19 ans et venait de terminer son lycée ».

Comme ceux qui ont tout perdu, Pam Nuhu a décidé de prendre le chemin de l’exode. Matelas, télévisions, bassines en plastique et sacs de riz sont chargés sur les toits de vieilles voitures brinquebalantes ou dans des camions de marchandises.

Dans un silence de mort, les familles sont escortées par des militaires ou des policiers armés jusqu’aux dents, et prennent la route les unes après les autres en direction des villes voisines, protégées par d’imposants check-points.

« Je m’en vais à Mangu parce que j’ai peur, j’ai vraiment peur », explique Paulina Auta, les bras chargés d’énormes paquets.

« Je ne sais pas ce que je vais faire, je vais devoir tout recommencer à zéro, mais si je reste ici, je crains qu’ils ne reviennent et refassent la même chose ».

Romandie.com avec(©AFP / 29 juin 2018 15h22)

L’évasion organisée

avril 12, 2017

 

Arrêtée pour détournement des fonds

Puis placée en détention dans une prison

Mais par un semblant de maladie constatée

La présumée innocente capricieuse s’est évadée

 

Collaboratrice précieuse du président de la République

Elle a bénéficié des largesses d’une complicité sympathique

Par la machine puissante du pouvoir la permettant

D’aller se la couler douce dans une autre île de l’océan

 

Ô corruption d’État quand tu nous ronges avec orgueil

Dans la Grande île de Mada en distribuant de faux rôles

L’impunité décriée par la population déjà appauvrie

Fait le lit des détenus qui nous narguent en fuyant leur délit

 

Ô pouvoir qui vient de servir le peuple copieusement

D’un cadeau pascal trop insolent que nous refusons

Dis-nous exactement quels sont les organisateurs de la fuite

De la dame puissante lors de la réunion étonnante

 

Désormais au-delà des discours point de vérité

La démocratie est un leurre pour la duplicité

Un rendez-vous du pouvoir se moquant du peuple

Qu’après le vol d’argent, il faut ranger les meubles

 

Bernard NKOUNKOU

Madagascar: Claudine Razaimamonjy en fuite vers l’île Maurice

avril 11, 2017
 

clad-300x200

Claudine Razaimamonjy

Claudine Razaimamonjy, conseillère spéciale du président Hery Rajaonarimampianina a été évacuée à l’ile Maurice, malgré les interdictions de sortie hors du territoire malgache.

Un malaise après la décision de la Chaine pénale anticorruption

Vendredi dernier, à la sortie du Bianco (Bureau indépendant anti-corruption) et de la chaîne pénale anti-corruption (CPAC), Claudine Razaimamonjy victime d’un malaise a été immédiatement admise à l’hôpital HJRA. La CPAC venait de prendre la décision de la placer en détention préventive.

Il semblerait que les médecins ont diagnostiqué une maladie nécessitant une angiographie cérébrale. Le traitement a donc nécessité une évacuation à l’étranger. Elle a donc quitté l’hôpital HJRA d’Antananarivo le lundi 10 avril, vers 4h du matin, avec son avocat et un agent pénitentiaire avec une autorisation d’évacuation sanitaire en main.

 » Une évasion organisée « 

Pour le SMM (syndicat des magistrats), il s’agit d’une « évasion organisée ». Fanirisoa Ernaivo explique d’ailleurs :  » L’expertise médicale a seulement été menée par le médecin de l’hôpital d’Antananarivo, or des contre-expertises conduites par le médecin du ministère de la Justice et par celui de la prison sont obligatoires  »

Magré la déclaration du ministère de la justice indiquant que Claudine Razaimamonjy est  » sous bonne garde ». Et qu »elle n’est pas libre « , le syndicats des magistrats demande une enquête et poursuite sur les auteurs et complices de ces « violations de la loi ».

Linfo.re

Fuite des cerveaux : Le FMI découvre que l’Afrique est peuplée de Noirs

octobre 5, 2016

Du 5 au 7 février 1997, sous la haute autorité du président de Côte d’Ivoire de l’époque, Henri Konan Bédié (notre photo), le magazine Afrique Education avait organisé, à Abidjan, un colloque intitulé : « Retour en Afrique des cadres et diplômés africains ». Le colloque était encadré par le mathématicien, Saliou Touré, à l’époque, ministre de l’Enseignement supérieur de Côte d’Ivoire. Financièrement soutenu par le ministère français de la Coopération et l’Organisation internationale de la francophonie, il avait réuni une cinquantaine de participants de très haut niveau dont de très grands chefs d’entreprise, des chefs de partis politiques (au pouvoir) et de l’opposition, des ministres concernés par des questions de fuite de cerveaux. Objectif : étudier ce problème sans fuir nos responsabilités et trouver des solutions adéquates, ce qui fut fait.

Malheureusement, les milieux politiques de la Françafrique avaient ruiné l’espoir placé sur les résultats de ce Colloque pour lequel le président, Henri Konan Bédié, s’était engagé à rapporter ses conclusions à ses homologues chefs d’Etat, notamment, lors du Sommet francophone tenu, à Hanoi, en octobre de la même année. A Afrique Education, on avait touché du doigt la façon dont on empêche l’éclosion du continent africain. Actuellement président du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) et président du PDCI, le président, Henri Konan Bédié, grâce à sa vision, en 1997, aurait pu aider l’Afrique, mais, on ne lui en a pas laissé la possibilité. Une vingtaine d’années, plus tard, le FMI découvre que la « fuite des cerveaux » est à l’origine du sous-développement de l’Afrique. Une trouvaille susceptible de bénéficier du Prix Nobel ! Une véritable plaisanterie.

Dans son rapport sur les prévisions économiques mondiales, le FMI estime, en effet, que le chiffre des migrants africains à destination des pays les plus riches pourrait bondir de 7 millions en 2013 à 34 millions en 2050.

« La fuite des cerveaux est particulièrement importante en Afrique subsaharienne », note l’institution internationale en précisant que ce boom migratoire est largement nourri par la rapide croissance de la population active des pays africains.

« L’immigration de jeunes travailleurs qualifiés fait peser un lourd tribut à une région au capital humain déjà rare », ajoute-t-elle.

Le FMI prend, en exemple, le départ de « docteurs et infirmières du Malawi et du Zimbabwe », qui pèse sur le plan « purement économique mais aussi social ».

La France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis accueillent près de la moitié de la diaspora d’Afrique subsaharienne aujourd’hui.

Tout cela, c’est du déjà vu et du déjà entendu. C’est un constat qui ne change rien à la situation actuelle. A Abidjan, les participants au Colloque avaient trouvé des solutions à ce problème, qui demandent toujours à être appliquées pour vaincre ce mal. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Le président, Henri Konan Bédié, est, toujours, disponible. Tout comme le professeur Saliou Touré et le magazine Afrique Education.

Afriqueeducation.com

Deux braqueurs tentent de s’enfuir à la nage en France

juin 2, 2016

Deux braqueurs d’un supermarché du centre de la France ont pris la fuite en voiture avant d’opter, bloqués par les inondations, pour une tentative de fuite à la nage, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. La police les a cueillis épuisés et frigorifiés.

Mercredi, en milieu de journée, deux hommes encagoulés et armés, soupçonnés d’avoir braqué un supermarché près d’Orléans, ont fui en voiture poursuivis par des motards de la police. Mais en pleine forêt d’Orléans, sur une route départementale coupée par la montée des eaux qui touche la région depuis lundi, ils ont été contraints d’abandonner leur véhicule.

Ils ont alors tenté, en vain, de fuir à la nage, l’eau atteignant à certains endroits 1,50 mètre de profondeur. Epuisés et frigorifiés, ils ont finalement été interpellés par des policiers de la brigade anticriminalité, a indiqué une source proche de l’enquête.

Romandie.com

Attentats de Paris : Abdeslam a été contrôlé trois fois durant sa fuite

décembre 20, 2015

 

Exfiltré après les attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam a pris, avec ses complices, les petites routes, mais s’est fait contrôler sans être inquiété.

salah-abdeslam-
Salah Abdeslam est toujours recherché. Image d’illustration. © AFP/ KENZO TRIBOUILLARD

Burundi: le 2e vice-président s’enfuit à l’étranger, appelle le président à ne pas se représenter

juin 25, 2015

Bujumbura (Burundi) – Le 2e vice-président du Burundi, membre éminent du parti au pouvoir, Gervais Rufyikiri, a fui le pays et a trouvé refuge en Belgique, appelant le président Pierre Nkurunziza à renoncer à un troisième mandat, a-t-on appris de sources concordantes.

J’ai quitté le Burundi (…) parce que je n’étais plus capable de continuer à soutenir l’attitude du président de la République, sa volonté de conduire le peuple burundais sur la voie de l’illégalité, a-t-il déclaré sur France 24 mercredi soir, disant avoir aussi été visé par des menaces en raison de ses prises de positions contre une nouvelle candidature du chef de l’Etat.

Cette défection intervient à quatre jours d’élections législatives controversées, que l’opposition n’exclut pas de boycotter et dont la communauté internationale demande le report compte tenu de la grave crise que traverse le Burundi depuis l’annonce fin avril de la candidature de Pierre Nkurunziza, déjà élu en 2005 et 2010, à la présidentielle du 15 juillet.

Dans une lettre officielle, dont l’AFP a eu copie, M. Rufyikiri a également appelé le chef de l’Etat à retirer cette candidature dans l’intérêt du peuple burundais.

Cette candidature va conduire le pays à une véritable crise socio-politique, a-t-il mis en garde, rappelant qu’on en voyait déjà les conséquences avec des dizaines de milliers de Burundais réfugiés dans les pays voisins, des manifestations réprimée de façon surdimensionnée par la police et un isolement international croissant d’un pays au bord de l’effondrement économique.

Dénonçant intimidations et menaces contre opposants politiques et membres de la société civile contraints eux-aussi à vivre dans la clandestinité ou à s’exiler, M. Rukyikiri a déploré un dérapage du processus démocratique au Burundi.

Le second vice-président a aussi regretté les sanctions infligées aux membres du parti au pouvoir, le Cndd-FDD, qui, comme lui, se sont opposés au troisième mandat.

Alors qu’ils prévenaient une crise qu’ils voyaient venir, qu’ils exprimaient une peur fondée par rapport aux conséquences évidentes de cette crise et qu’ils vous proposaient la meilleure attitude à prendre pour ne pas rater ce tournant historique pour le Burundi, ils ont été marginalisés et humiliés, exclus ou suspendus du parti, démis de leurs fonctions au service de l’Etat avec interdiction de réintégration dans un service quelconque de l’Etat, intimidés et même menacés de mort, poursuit-il.

Rappelant au président Nkurunziza cette expression en kirundi qu’il aime à employer — Mu Burundi hari intumva (au Burundi, il y a des sourds) — il averti le chef de l’Etat que l’histoire risquera de (le) classer en tête de liste de cette catégorie de Burundais si on considère comment (il a) tourné le dos à tous les acteurs qui (…) (lui) ont adressé des messages (lui) conseillant d’abandonner (son) ambition de briguer un troisième mandant anti-constitutionnel.

M. Rufyikiri était considéré comme l’un des grands intellectuels du régime au pouvoir au Burundi. Professeur d’université, très apprécié de la communauté internationale pour sa rigueur, il a été président du Sénat lors du 1er mandat de Nkurunziza de 2005 à 2010 avant de devenir 2e vice-président en charge des affaires économiques après la réélection du chef de l’Etat.

Il est considéré comme l’un des leaders des frondeurs du parti au pouvoir, qui ont contesté dès le mois d’avril la candidature de Nkurunziza à un 3e mandat. Quelque 130 hauts cadres frondeurs, ouvertement opposés à ce troisième mandat ont été évincés de leurs postes, menacés, certains emprisonnés et d’autres ont fui en exil ou sont passés dans la clandestinité, disant craindre pour leur vie.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juin 2015 12h48)

Congo-Brazzaville : violents heurts entre jeunes et forces de l’ordre après l’annulation du baccalauréat

juin 5, 2015

La place de l'Hôtel de ville, à Brazzaville.
La place de l’Hôtel de ville, à Brazzaville. © AFP

Après d’importantes fuites de sujets, les autorités congolaises ont annoncé vendredi matin l’annulation du baccalauréat général. Une décision qui a provoqué la colère de nombreux jeunes, qui sont descendus dans les rues des grandes villes du pays et affrontent les forces de l’ordre.

Le baccalauréat général provoque des remous au Congo-Brazzaville. Après le début des premières épreuves, mardi dernier, d’importantes fuites de sujets ont été constatées un peu partout dans le pays. Plusieurs sujets d’examens étaient diffusés sur les réseaux sociaux, échangés par téléphones portables, voire vendus dans la rue.

Face à ce problème grandissant, Hellot Matson Mampuya, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire, et de l’alphabétisation, est intervenu jeudi soir à la télévision nationale pour tenter de rassurer ses compatriotes et affirmer que la situation était sous contrôle.

Quelques heures à peine plus tard, brusque changement de communication ministérielle. Vendredi 5 juin, dans la matinée, le ministre a envoyé un bref communiqué aux différents médias pour annoncer l’annulation du baccalauréat général en cours. « Il a été constaté des irrégularités graves dans son déroulement, indique le texte. Pour des raisons de crédibilité de cet examen qui sanctionne la fin du cycle secondaire, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire, et de l’alphabétisation a décidé de l’annulation de la présente session ». D’après ce communiqué, un « calendrier sera publié en vue de l’organisation de la session de remplacement ».

Affrontements avec les forces de l’ordre

Cette annonce a rapidement provoqué des violences entre jeunes et forces de l’ordre. À Brazzaville, Pointe-Noire, et les grandes villes du pays, des lycéens et étudiants sont descendus dans la rue vendredi matin, brûlant des pneus et des véhicules, poussant les policiers à faire usage de gaz lacrymogène et à mettre en place des barrages filtrants.

Ce incidents violents interviennent dans un contexte politique et pré-électoral tendu au Congo-Brazzaville. L’élection présidentielle est prévue en 2016, un scrutin auquel le président Denis Sassou-Nguesso est soupçonné par l’opposition de vouloir se présenter en modifiant l’actuelle Constitution.

Jeuneafrique.com par Benjamin Roger