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Le Danemark annonce une fuite de gaz en mer Baltique près de Nord Stream 2

septembre 26, 2022

La fuite de gaz «est dangereuse pour le trafic maritime», a indiqué l’autorité maritime danoise dans un avis aux navires.

Le gazoduc Nord Stream 2, qui relie la Russie à l’Allemagne mais n’a pas été mis en service, est victime d’une fuite de gaz en mer Baltique, ont annoncé lundi l’opérateur du pipeline et les autorités danoises.

Après l’annonce par l’autorité danoise du trafic maritime d’une fuite de gaz détectée sur le tracé de Nord Stream 2, son opérateur a confirmé dans un communiqué adressé à l’AFP que la fuite touchait bien le gazoduc sous-marin, majoritairement détenu par le géant russe Gazprom.

Repérée à une vingtaine de kilomètres au sud-est de l’île danoise de Bornholm, juste à l’extérieur des eaux territoriales danoises, la fuite «est dangereuse pour le trafic maritime», indique l’autorité maritime danoise dans un avis aux navires. «La navigation est interdite dans un rayon de cinq milles nautiques (environ 9 kilomètres, ndlr) autour de la position signalée», précise l’autorité.

«Baisse de pression»

Selon des sources officieuses de l’AFP, une interdiction de survol a aussi été décrétée pour les avions au-dessus de la zone. Juste avant l’annonce de cet incident côté danois, le ministère allemand de l’Économie avait fait savoir qu’il enquêtait sur une «baisse de pression» imprévue et rapide dans le gazoduc Nord Stream 2.

Cette baisse de pression avait été repérée au cours de la nuit de lundi à mardi, selon l’opérateur du gazoduc, «et les autorités maritimes de l’Allemagne, du Danemark, de la Suède et de la Russie ont été notifiées immédiatement». «Grâce à cette coopération avec les autorités maritimes, le lieu de l’incident a été identifié dans la zone économique exclusive danoise au sud-est de Bornholm», écrit Nord Stream 2.

Bien que son ouverture ait été annulée en début d’année en représailles à l’invasion russe de l’Ukraine, le pipeline avait été «préparé techniquement» et «rempli de gaz», a expliqué lundi à l’AFP Ulrich Lissek, porte-parole de la société Nord Stream 2. Ce pipeline controversé devait renforcer les capacités d’exportations de gaz russe directement vers l’Allemagne, en supplément du premier gazoduc Nord Stream. Ce dernier a été complètement arrêté début septembre par Gazprom.

Par Le Figaro avec AFP

France-Expulsion de l’imam Iquioussen : la piste d’« une fuite en Belgique » privilégiée

août 31, 2022

Tentant de se soustraire à un arrêt d’expulsion, l’imam Hassan Iquioussen aurait potentiellement pris la fuite en Belgique, selon le préfet des Hauts-de-France.

Le predicateur musulman Hassan Iquioussen pourrait etre parti en Belgique.
Le prédicateur musulman Hassan Iquioussen pourrait être parti en Belgique.© PIERRE ROUANET / MAXPPP / PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

Le préfet des Hauts-de-France, Georges-François Leclerc, a affirmé mercredi 31 août que l’imam marocain Hassan Iquioussen, recherché depuis la validation mardi de son expulsion par le Conseil d’État, était susceptible d’avoir pris la fuite en Belgique.

« Le scénario qui est aujourd’hui privilégié est une fuite en Belgique de Hassan Iquioussen », a déclaré le préfet lors d’une conférence de presse, qualifiant le prédicateur, mis en cause pour des propos jugés contraires aux valeurs de la République, de « délinquant » dès lors « qu’il s’est soustrait à un arrêt d’expulsion ». « Il y a deux scénarios : ou bien Hassan Iquioussen, qui est sous le coup d’un arrêté exécutoire d’expulsion et d’une saisine de l’autorité judiciaire, est dans un pays étranger, auquel cas la coopération internationale se fera ; ou bien s’il est sur le territoire français et est interpellé, il sera immédiatement placé en rétention administrative », a-t-il expliqué.

Son domicile était surveillé

Le préfet a précisé avoir « saisi le parquet du tribunal de Valenciennes » mardi soir, après que deux « visites domiciliaires » organisées à Lourches, où réside l’imam, se sont « révélées infructueuses ». Un des fils du prédicateur avait affirmé mardi soir aux journalistes sur place que son père n’était pas présent à cette adresse et que lui-même ignorait où il se trouvait. Le domicile de Hassan Iquioussen « faisait l’objet d’une surveillance », a souligné Georges-François Leclerc, mais il « était susceptible d’être en plusieurs endroits ». « La surveillance de son domicile était proportionnée aux pouvoirs d’investigation dont les services de police bénéficiaient dans un cadre administratif », a-t-il mis en avant.

Le Conseil d’État a donné son feu vert mardi à l’expulsion de Hassan Iquioussen (né en France il y a 58 ans mais de nationalité marocaine) dont le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait fait ces dernières semaines un symbole de la lutte du gouvernement contre les « discours séparatistes ». Gérald Darmanin avait annoncé le 28 juillet l’expulsion de ce prédicateur du Nord, fiché S (pour sûreté de l’État) par la DGSI « depuis dix-huit mois », selon lui. L’arrêté d’expulsion lui reproche « un discours prosélyte émaillé de propos incitant à la haine et à la discrimination et porteur d’une vision de l’islam contraire aux valeurs de la République ».

Le Maroc suspend son « laissez-passer consulaire »

Le Maroc a suspendu le « laissez-passer consulaire » qu’il avait délivré le 1er août à l’imam Hassan Iquioussen afin de permettre son expulsion par la France vers ce pays, a appris mercredi l’AFP de source proche du dossier. Cette source proche du Maroc a expliqué cette décision par le fait qu’il « n’y avait pas eu de concertations avec les autorités marocaines », au lendemain de la décision du Conseil d’État ouvrant la voie à son expulsion. La décision d’expulsion est « unilatérale », a-t-on ajouté.

Dans l’entourage du ministre de l’Intérieur, on a rappelé que la validité d’un laissez-passer était de « 60 jours », soulignant qu’il serait « incompréhensible que ce document qui n’a d’autre fonction que d’officialiser la reconnaissance par le Maroc de la nationalité de M. Iquioussen soit suspendu ». « Comment peut-on reconnaître la nationalité d’un de ses ressortissants un jour et ne plus la reconnaître le lendemain ? » s’est étonné l’entourage de Gérald Darmanin.

Né en France, Hassan Iquioussen n’avait pas opté pour la nationalité française à sa majorité, prenant la nationalité marocaine de ses parents. Âgé de 58 ans, il réside régulièrement en France. Il a 5 enfants et 15 petits-enfants, tous Français.

Par Le Point avec AFP

Canada- Paul Mukendi aurait fui le Canada par l’aéroport Pearson de Toronto

décembre 6, 2021
Plan moyen de Mukendi, vêtu de blanc.

(Archives) Paul Mukendi au palais de justice de Québec. Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Le révérend Paul Mukendi aurait fui le Canada le 18 août par l’aéroport Pearson de Toronto, selon la police de Québec. Des démarches afin qu’Interpol lance une notice rouge ont été amorcées dans l’espoir, bien mince, d’obtenir son extradition de la République démocratique du Congo, où il est parti se réfugier.

Condamné à huit ans d’emprisonnement pour agression sexuelle et voies de fait, Paul Mukendi ne s’est jamais livré aux autorités en août dernier lorsqu’il a été débouté en appel de sa condamnation. Un mandat d’arrestation pancanadien avait alors été lancé contre lui.

Sa disparition soudaine était demeurée plutôt nébuleuse et les autorités avaient refusé de s’avancer sur l’endroit où Mukendi pouvait se terrer, bien que ce dernier clamait sur les réseaux sociaux avoir fui l’injustice en rentrant dans son pays natal.

Il a par la suite réapparu dans un hôtel de Kinshasa le 19 octobre. Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) avait à nouveau refusé de commenter ou de confirmer sa fuite du pays.

Deux avions à l'embarquement de passagers.

Paul Mukendi aurait fui le Canada vers la République démocratique du Congo par l’aéroport international Pearson de Toronto. Photo : Radio-Canada

Voilà que dans le cadre d’un second procès pour agression sexuelle au palais de justice de Québec, qui se poursuivait lundi matin, la sergente-détective du SPVQService de police de la Ville de Québec Suzie Gagné a admis qu’il avait vraisemblablement échappé aux autorités canadiennes. Selon l’enquête en cours, oui, Paul Mukendi est bel et bien en République démocratique du Congo, a-t-elle répondu à une question de la Couronne.

Selon les informations disponibles à ce jour, il aurait fui par l’aéroport international Pearson de Toronto le 18 août, soit deux jours seulement après avoir été débouté par la Cour d’appel et deux jours avant l’échéance ordonnée par la cour pour qu’il se livre aux autorités.

Notice rouge

L’enquêteuse a aussi confirmé que des démarches avaient été entreprises auprès d’Interpol afin de lancer un mandat d’arrestation international contre Paul Mukendi. La sergente-détective Gagné a évoqué une notice rouge.

Les notices rouges concernent les fugitifs recherchés dans le cadre de poursuites ou afin qu’ils purgent leur peine. Une notice rouge consiste à demander aux services chargés de l’application de la loi du monde entier de localiser et de procéder à l’arrestation provisoire d’une personne dans l’attente de son extradition, de sa remise ou de toute autre procédure judiciaire.

Source : Interpol

Avec Radio-Canada par David Rémillard

France-Covid-19 : des milliers de données et de résultats de tests ont fuité

août 31, 2021

Les noms, prénoms, dates de naissance et adresses de 700 000 personnes ainsi que leurs numéros de sécurité sociale et de téléphone étaient consultables vendredi.

Les donnees de 700 000 personnes testees ont fuite a la suite d'une faille informatique (illustration).
Les données de 700 000 personnes testées ont fuité à la suite d’une faille informatique (illustration).© Thierry THOREL / MAXPPP / PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPP

Une faille sur un site transmettant les résultats de tests Covid réalisés en pharmacie vers la plateforme gouvernementale a rendu accessibles les données personnelles et les résultats de tests de milliers de personnes, a révélé, mardi, Mediapart. Les noms, prénoms, dates de naissance, adresses, numéros de téléphone, numéros de sécurité sociale et adresse e-mail, ainsi que le résultat des tests de 700 000 personnes étaient disponibles jusqu’à vendredi grâce à « un mot de passe trouvable, en clair, dans un dossier accessible à tous » sur le site de Francetest, écrit le site d’information.

Francetest est une société fondée en janvier dernier qui s’est spécialisée dans le transfert de données de tests Covid réalisés en pharmacie vers la plateforme SI-DEP. Le SI-DEP (système d’information de dépistage) est une plateforme sécurisée où sont systématiquement enregistrés les résultats de tests Covid-19 afin « de s’assurer que tous les cas positifs sont bien pris en charge » et d’identifier les cas contacts, explique le ministère de la Santé sur son site.

Une plateforme mise en place « en urgence »

Cette plateforme, « fabriquée par l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) en urgence en décembre […], n’est pas très ergonomique », explique Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Résultat : nombre de pharmaciens ont recours à des intermédiaires pour entrer les résultats des tests réalisés dans le SI-DEP. Francetest facture ainsi un euro par transmission, d’après Mediapart.

Dimanche, la Direction générale de la santé (DGS) a envoyé un mail aux pharmaciens pour leur rappeler les logiciels agréés et compatibles avec le SI-DEP, dont Francetest ne fait pas partie. « Ça fait des semaines et des semaines que nous alertons les autorités sur ces sociétés qui se présentent comme labellisées et facilitent la tâche des pharmaciens pour aller sur le SI-DEP », rappelle Philippe Besset. « Nous avons absolument besoin que les autorités nous fournissent un outil permettant de transmettre les données au SI-DEP avec notre logiciel métier, qui est sûr et agréé », a-t-il insisté, précisant que même les logiciels autorisés par la DGS n’étaient pas suffisamment sécurisés. Contactée, la société Francetest n’était pas joignable dans l’immédiat.

Par Le Point avec AFP

France: Ivre, il tente de s’enfuir avec la voiture des gendarmes

août 22, 2021

L’homme alcoolisé a été placé en garde à vue par la gendarmerie de Gironde : il a tenté de dérober la voiture mais a calé, rapporte France Bleu.

Les gendarmes ont d'abord ete appeles pour tapage nocturne, aux alentours de quatre heures du matin. (Photo d'illustration)
Les gendarmes ont d’abord été appelés pour tapage nocturne, aux alentours de quatre heures du matin. (Photo d’illustration)© Lionel VADAM / MAXPPP / PHOTOPQR/L’EST REPUBLICAIN/MAXPP

À Saint-Maixant, dans le département de la Gironde, un homme âgé d’une vingtaine d’années a cumulé les méfaits dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 août. Les gendarmes ont d’abord été alertés pour des problèmes de tapage nocturne, aux alentours de quatre heures du matin, rapporte France Bleu Gironde.

Arrivés sur place, les agents ont dans un premier temps contrôlé un autre individu, près de la mairie de la ville. L’homme se trouvait à bord d’une Peugeot 206. Mais à la vue des forces de l’ordre, l’individu a, semble-t-il, préféré prendre la fuite. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais c’était sans compter le fait que, quelques instants plus tard, l’homme en question est revenu de lui-même en arrière. Il a alors fait gronder le moteur de son véhicule près des gendarmes. Visiblement très en forme, l’individu a tenu à les injurier avant de repartir, probablement un brin content de sa performance.

L’homme, alcoolisé, a été placé en garde à vue

Une performance qui n’aura sans doute pas été du goût de tous. Les gendarmes ont finalement retrouvé le fugitif dans un parking. Après avoir garé leur véhicule derrière celui de l’individu, afin de l’empêcher de s’enfuir, les gendarmes sont sortis et se sont approchés pour procéder à un contrôle. Mais l’homme a alors tenté à plusieurs reprises de rentrer dans le véhicule… des agents, avant d’y parvenir. En toute hâte, l’individu, qui avait quelques grammes d’alcool dans le sang au moment des faits, a réussi à démarrer le moteur, avant de… caler. Les gendarmes ont fini par interpeller ce téméraire aventurier de la nuit. L’homme a depuis été placé en garde à vue.

Par Le Point

Canada-Québec: Deux ouvriers agricoles guatémaltèques fuient leur employeur à Bécancour

juillet 26, 2021

Deux travailleurs agricoles guatémaltèques embauchés par une ferme de Bécancour ont fui leur employeur, il y a quelques jours, sans demander leur reste. L’un des propriétaires, Jocelyn Hébert, ne s’explique toujours pas pourquoi les deux frères, qui travaillaient pour l’entreprise depuis quatre ans, ont pris la poudre d’escampette. Il assure que les hommes étaient bien traités et souligne qu’ils faisaient pratiquement partie de la famille.

Certains ouvriers agricoles étrangers profitent de leur emploi au Québec pour traverser illégalement vers les États-Unis.

© LA PRESSE Certains ouvriers agricoles étrangers profitent de leur emploi au Québec pour traverser illégalement vers les États-Unis.

«J’ai dormi trois ou quatre heures la nuit dernière [dimanche à lundi] en me posant des questions. Ce sont les questionnements qui font mal parce qu’ils étaient bien traités, on les gâtait», confie M. Hébert.

Le principal intéressant avoue qu’il avait développé une relation de confiance avec ses travailleurs et que le désistement s’avère particulièrement blessant.

«On leur prêtait notre camion pour qu’ils puissent se déplacer, on payait leur essence, on les emmenait au restaurant. On leur achetait des cadeaux. On leur a même prêté de l’argent avant qu’ils arrivent pour la saison. Tout le monde les aimait beaucoup, ils nous disaient qu’ils étaient bien. Ils travaillaient bien.»

Ce dernier est presque convaincu que les frères guatémaltèques se sont laissés séduire par des passeurs.

«Je suis déçu, c’est certain. J’espère qu’il ne leur arrivera rien. Oui, il faut combler leur perte, mais ce n’est pas ça qui m’embête présentement», a-t-il précisé.

Des conditions parfois précaires

Pour Michel Pilon, directeur général du Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec, il n’y a rien de surprenant. Ce genre de phénomène se multiplie au Québec à cause des mauvais traitements infligés à ces travailleurs par certains entrepreneurs agricoles qui ne respectent pas leurs droits fondamentaux, selon lui.

«Il y a des abus», affirme Michel Pilon en donnant l’exemple d’un salaire de 345 $ par semaine versé à des travailleurs pour 56 à 70 heures de travail par semaine, sans congés fériés et sans vacances, illustre-t-il. Ça, c’est en plus des conditions souvent indécentes dans lesquelles ces ouvriers migrants sont parfois contraints à vivre, dit-il, car le cas des serres Demers n’est pas le seul, affirme Michel Pilon. En mars dernier, rappelons-le, Radio-Canada dévoilait que cette entreprise logeait ses travailleurs de Drummondville dans des logements insalubres infestés de moisissure.

Des fuites d’ouvriers agricoles comme celle qui vient de survenir à Bécancour, «on en voit de plus en plus. J’interviens aussi auprès de travailleurs qui ont été arrêtés à la frontière», dit-il en donnant l’exemple de trois ouvriers étrangers arrêtés récemment du côté de Québec puis ramenés à Montréal. On s’occupe d’eux actuellement, car ils sont 14 jours en quarantaine», dit-il.

Michel Pilon apprenait lundi matin la fuite des deux employés guatémaltèques d’une ferme de Bécancour. Pour l’instant, personne ne sait où ils sont passés, mais à la lumière d’autres cas identiques, le directeur du RATTMAQ est certain qu’ils ont tenté et peut-être réussi à traverser la frontière en direction des États-Unis sans se faire prendre. «Beaucoup réussissent à traverser et à aller du côté américain», affirme-t-il.

«Ces travailleurs-là trouvent qu’aux États-Unis, c’est plus facile de travailler bien qu’ils soient sans papier. C’est moins lourd que ce qu’ils font ici et souvent, du côté américain, et ils ont des familles. Il y a une grosse communauté latino-américaine aux États-Unis. Au lieu de passer par la frontière du Mexique, ils viennent ici; ils s’enregistrent et décident de traverser la frontière», raconte M. Pilon.

Pour y arriver, «ils utilisent des passeurs», explique-t-il. Dans le cas de trois ouvriers agricoles de Québec, des passeurs ont exigé 5000 $ à chacun d’entre eux pour traverser. Quelqu’un de l’autre côté de la frontière devait venir les chercher, mais n’est jamais venu.

«Ils se sont retrouvés dans un petit village américain où ils pouvaient difficilement passer inaperçus et ils se sont fait arrêter par la police», raconte-t-il.

Denis Roy, consultant en immigration pour l’Union des producteurs agricoles, assure que les cas comme ceux de Bécancour et de Québec sont rarissimes et que «dans 99,9 % des cas», l’apport de la main-d’oeuvre étrangère sur les fermes du Québec est un succès, assure-t-il.

Si certains fuient vers les États-Unis, dit-il, c’est que notre voisin du sud détient encore la réputation d’être un Eldorado. Le rêve américain attire encore, analyse-t-il.

«Il n’y a pas une semaine où je ne sors pas des travailleurs à cause d’abus épouvantables», maintient toutefois M. Pilon. «Les employeurs savent que ces travailleurs-là ne connaissent pas leurs droits», explique-t-il. «Ils abusent d’eux au niveau salarial. C’est sans compter la question d’hébergement», renchérit-il.

C’est d’ailleurs le RATTMAQ qui avait dénoncé la situation aux serres Demers. «Il n’y a pas juste Demers. Je peux vous en donner plein. Il y en a partout», dit-il, fort d’un sondage réalisé en janvier dernier auprès des travailleurs et auquel 632 travailleurs ont répondu.

Denis Roy, de son côté, affirme au contraire que les employeurs doivent se conformer aux normes, car ils s’exposent à des amendes très salées en cas contraire. «Ça ne vaut pas la peine pour eux d’essayer», affirme-t-il, d’autant plus que des inspecteurs en bâtiment visitent aux huit mois les fermes qui logent ces travailleurs. «On veut que ce soit un succès pour les employeurs, un succès pour les travailleurs, un succès pour leur famille dans leur pays.»

Quant aux abus en matière salariale, il faudrait faire des vérifications avant de juger, selon lui, car il arrive que les entrepreneurs agricoles avancent de l’argent à leur main-d’oeuvre étrangère, pour faciliter leurs premières journées au Québec.

Denis Roy invite d’ailleurs Michel Pilon et le RATTMAQ à soumettre le nom des endroits où les normes ne sont pas respectées.

Le RATTMAQ assure également une présence à l’aéroport de Montréal où il a pu croiser 18 000 ouvriers agricoles étrangers dans le but de faire connaître ses services. Le RATTMAQ a également réalisé de nombreuses vidéos en espagnol sur sa chaîne YouTube afin de faire connaître aux travailleurs leurs droits.

«On a été consulté sur la question de l’hébergement. On est membre d’une table de concertation avec l’UPA, avec FERME, avec sept ministères, la Commission des droits de la personne, le TUAC. Nous sommes 22 qui y siégeons et on discute de ça», résume-t-il. La CNESST et Immigration Canada en font également partie.

Un règlement sur l’hébergement devrait être adopté d’ici l’automne «qui va nettement améliorer les conditions de vie et d’hébergement des travailleurs agricoles», souligne le directeur général du RATTMAQ.

Avec Brigitte Trahan – Le Nouvelliste, Marc-André Pelletier – Initiative de journalisme local – Le Nouvelliste

RDC: La population fuit la ville Goma à cause du volcan Nyiragongo

mai 26, 2021

Avec TV5Monde

La fuite du diable incarné

décembre 16, 2019

 

Au cœur de la nuit glacée à la peau endiablée

Dans le silence noir sous les ailes de Morphée

Un bruit insolite roule une bille sur le plancher

L’oreille alerte mon esprit qui s’arme d’un archer

 

En posture de grande défense et d’attaque

Je prends mes armes spirituelles et mon arc

Pour affronter l’esprit malin sans invitation

Orgueilleux comme Asmodée pour son intrusion

 

D’un air furtif et discret contre toute attente

Je le cerne et le contourne dans sa position

Quand soudain je lui lance les flèches brûlantes

D’un cri mortel il fait tomber le rideau dans sa fuite

 

Du haut du deuxième étage où il s’est mal jeté

Laissant ses plumes sur les arbres accrochées

Il s’est finalement écrasé le visage sur le trottoir

Dans les douleurs mortelles de son dernier pouvoir

 

Bernard NKOUNKOU

TransUnion : compromission possible des données personnelles de 37 000 Canadiens

octobre 10, 2019
L’agence de crédit TransUnion a avisé environ 37 000 Canadiens que la confidentialité de leurs renseignements personnels a pu être compromise l’été dernier.

Ces milliers de Canadiens ont reçu récemment une lettre pour les informer qu’une personne non identifiée a eu accès à leurs données personnelles, notamment le nom, la date de naissance, l’adresse et le numéro d’assurance sociale, en s’immisçant illégalement dans le système de TransUnion.

La compagnie offre aux personnes touchées une protection de deux ans de surveillance du crédit. Elle affirme aussi mener une enquête et a informé le commissaire à la protection de la vie privée du Canada de l’incident.

Déjà victime de la fuite de données au Mouvement Desjardins, le Montréalais Benjamin Gingras a eu la désagréable surprise hier de recevoir une lettre de TransUnion. C’était comme un choc, nous a-t-il confié dans une entrevue téléphonique. Qui est TransUnion? Pourquoi ils me parlent? Une autre fuite de données avec une compagnie avec laquelle je n’ai jamais fait affaire.

Benjamin Gingras a été avisé dans cette lettre, comme 37 000 autres Canadiens, que ses renseignements personnels ont pu tomber entre des mains malveillantes.

L’agence de crédit affirme qu’un de ses clients d’affaires, la société de financement d’équipement CWB National Leasing, lui a rapporté que son code d’accès lui permettant de consulter le dossier de crédit de consommateurs dans les systèmes de TransUnion a pu être détourné et utilisé par un intrus pour ainsi accéder aux données personnelles d’environ 37 000 Canadiens.

«L’enquête de TransUnion sur cette situation a également révélé que l’intrus a eu accès à vos renseignements personnels à partir d’une source inconnue d’une tierce partie qui a été utilisée pour faciliter l’attaque.» – Extrait de la lettre de l’agence de crédit TransUnion

On peut aussi lire que l’intrus en question a pu mettre la main sur des renseignements concernant l’identité des personnes touchées, leur crédit et leur historique de paiements entre le 28 juin et le 11 juillet derniers.

Il est aussi précisé dans la lettre que les renseignements du dossier de crédit auxquels l’intrus aurait pu avoir accès comprennent possiblement votre nom, votre date de naissance, votre adresse actuelle, vos adresses antérieures et des renseignements liés à votre crédit et à vos engagements sous forme d’emprunts et aux entités avec lesquelles vous avez ces engagements. Ces renseignements pourraient aussi inclure vos antécédents de paiement. Les renseignements n’incluaient AUCUN numéro de compte.

Inquiétudes et frustrations

Benjamin Gingras est particulièrement préoccupé par le fait qu’il n’a jamais été client de TransUnion et que cette compagnie ait pu donner accès à ses données à un tiers.

Une fois le choc passé, j’ai réalisé : OK, il y a de quoi qui ne marche vraiment pas ici. Que cette compagnie ait mes données, qu’elle fasse affaire avec d’autres compagnies qui peuvent accéder à mes données et que ces compagnies avec qui je n’ai jamais fait affaire. […] Il y a quelque chose de profondément problématique sur la façon dont l’industrie du crédit est réglementée, organisée, et comment les données sont transmises. Il y a lieu d’être très très frustré par rapport à tout ce qui se passe ici.

Il espère que les gouvernements vont presser le pas pour légiférer afin de mieux encadrer l’industrie du crédit et l’utilisation de données confidentielles.

L’expert en cybersécurité Steve Waterhouse partage les craintes et les frustrations de Benjamin Gingras. Les gens ont certainement raison de s’inquiéter, lance-t-il. On s’est fait imposer comme population de ne faire affaire qu’avec deux autorités financières qui sont TransUnion et Equifax en matière de protection de dossier de crédit. Donc, ce sont deux entreprises privées qui ne répondent qu’à elles-mêmes.

Steve Waterhouse attend toujours que les chefs de partis fédéraux dans la campagne électorale se prononcent sur la protection des données personnelles.

Comment ils voient ça maintenant en 2019 et pour les années à venir? Parce que les lois au Canada sont vraiment faibles et les conséquences sont quasi inexistantes pour les compagnies qui sont fautives en matière de fuites d’informations. Si l’on fait la comparaison avec le Règlement général sur la protection des données personnelles en Europe, lui va être impitoyable sur la négligence, alors qu’ici il y a encore une clémence accordée aux entreprises.

Radio-Canada.ca par Éric Plouffe

La fuite de la princesse Haya vers Londres fait craindre des tensions entre Dubaï et le Royaume-Uni

août 1, 2019

 

Haya de Jordanie, qui avait souhaité s’éloigner de son mari, le premier ministre des Emirats arabe unis, a demandé à la justice britannique des mesures de protection.
La princesse Haya Bint al-Hussein arrive à la Haute Cour de justice de Londres, mardi 30 juillet.
© Alastair Grant / AP La princesse Haya Bint al-Hussein arrive à la Haute Cour de justice de Londres, mardi 30 juillet.
 

C’est le genre d’histoires de princesse que l’on ne raconte pas aux enfants. Depuis plus d’un mois, la princesse Haya de Jordanie a fui son émir de mari, le souverain de Dubaï Mohammed Ben Rached al-Maktoum, qui est également vice-président, premier ministre et ministre de la défense des Emirats arabes unis. Réfugiée à Londres avec ses deux enfants de 7 et 11 ans, ses valises et quelque 34,5 millions d’euros, la sixième épouse du richissime dirigeant émirati a demandé à la justice britannique des mesures de protection exceptionnelles, faisant craindre des tensions diplomatiques accrues.

Mardi 30 juillet, le juge aux affaires familiales de la Haute Cour de justice de Londres a écouté les demandes de cette femme de 45 ans, fille du défunt roi Hussein de Jordanie. Lors de cette audience, qui s’est tenue à huis clos et avec des restrictions quant à sa diffusion publique, relate le quotidien britannique The Guardian, Haya Bint al-Hussein a demandé à bénéficier d’une mesure de protection contre un mariage forcé qui pourrait concerner l’un des deux enfants du couple. La princesse a également demandé une mesure de protection contre des brutalités et réclamé la garde de ses enfants.

« Vivante ou morte, peu m’importe »

L’affaire aurait pu en rester à un contentieux conjugal comme il en existe des centaines de milliers dans le monde, s’il n’entachait le plus haut sommet des Emirats arabes unis et la réputation de Mohammed Ben Rached al-Maktoum, 70 ans. Ce dernier n’a pas caché sa haine à l’égard de celle qu’il a épousée en 2004, y compris sur Instagram, où il a publié un poème se concluant par : « Vivante ou morte, peu m’importe. Tu n’as plus ta place dans ma vie. Pars avec qui tu veux. » Une accusation tacite d’adultère qui pourrait servir à jeter le discrédit sur Haya Bint al-Hussein et dédouaner sa parole.

Dans ce dossier exceptionnel, tout fait en effet l’objet d’une homérique bataille de communication. Nulle surprise, donc, si la princesse Haya, qui a fait ses études dans la prestigieuse université d’Oxford, a choisi pour avocate Fiona Shackleton, connue pour avoir représenté le prince Charles, héritier du trône britannique, lors de son divorce avec la princesse Diana. Mohammed Ben Rached al-Maktoum est, lui, représenté par Helen Ward, qui avait représenté le réalisateur britannique Guy Ritchie lors de son divorce avec la chanteuse américaine Madonna.

Après deux jours d’auditions préliminaires, la Haute Cour de justice de Londres a annoncé la tenue d’un procès pour le 11 novembre. D’ici là, nul doute que les deux protagonistes continueront à fourbir leurs armes, notamment pour obtenir la garde des deux enfants, Jalia, 11 ans, et Zayed, 7 ans.

Troisième princesse en exil

Car Haya Bint al-Hussein a assurément le pouvoir de ternir un peu plus l’image du vice-président, premier ministre et ministre de la défense des Emirats arabes unis. Plusieurs militants des droits de l’homme qui œuvrent à Dubaï espèrent ainsi que la dirigeante en fuite profitera de l’occasion pour faire des révélations sur certaines affaires ayant déjà conduit deux femmes de la famille à s’enfuir.

A l’été 2000, Shamsa al-Maktoum, l’une des vingt-trois enfants de l’émir, avait profité d’un séjour en Angleterre pour tenter l’exil, du haut de ses 17 ans. Elle avait été rattrapée rapidement par des proches et renvoyée de force à Dubaï, où elle n’est pas reparue en public depuis.

Dix-huit ans plus tard, c’est sa sœur cadette, Latifa, qui avait à son tour tenté de s’échapper. La princesse, âgée de 32 ans, avait embarqué sur un yacht privé à destination de l’Inde, avant que le navire ne soit arraisonné par des militaires indiens qui l’avaient restituée à son pays malgré des accusations de mauvais traitements que lui aurait infligés son père.

Depuis, la jeune femme a, elle aussi, quasiment disparu des écrans radar. Régulièrement, on la dit objet de sévices et de rétention forcée. A Noël dernier, des photographies l’avaient toutefois montrée aux côtés de l’ancienne présidente irlandaise Mary Robinson, le regard légèrement fuyant. Une « opération photo totalement orchestrée », lors de laquelle la princesse Latifa était apparue « hébétée » et « sous sédatifs », selon Radha Stirling, la présidente de l’organisation Detained in Dubai, basée à Londres, qui tente d’aider juridiquement les victimes d’injustice aux Emirats.

« A la fois une victime et un témoin »

« Latifa aurait subi des abus indicibles de la part du cheikh Mohammed et n’avait pas d’autre choix que de s’échapper. Haya s’est apparemment retrouvée dans la même situation. Heureusement pour elle, elle a réussi à s’enfuir », avait déclaré Mme Stirling, début juillet, dans un communiqué. Elle avait estimé que la princesse Haya « est à la fois une victime et un témoin ». « Nous espérons donc qu’elle restera en sécurité et qu’elle coopérera avec les autorités internationales pour révéler les abus présumés perpétrés derrière les portes du palais royal de Dubaï », avait-elle ajouté.

De son côté, l’émir de Dubaï entend bien faire monter la pression sur son épouse. Comme le rappelle le quotidien israélien Haaretz, traduit par Courrier international, le dossier risque en effet de prendre un tour diplomatique et pourrait constituer une « bombe à retardement politique » entre les Emirats arabes unis et la Jordanie.

Haya est, en effet, la demi-sœur du souverain jordanien, le roi Abdallah II. Or ce dernier « sait que la moindre remarque déplacée pourrait causer préjudice aux 200 000 Jordaniens qui travaillent aux Emirats arabes unis, tarir l’aide financière qu’il reçoit du pays et bouleverser le fragile équilibre diplomatique entre la Jordanie et les Etats du Golfe », rappelle le quotidien israélien.

Quitte à abandonner à son sort d’exilée sa demi-sœur ? « Je me suis senti parmi les miens », a écrit la semaine passée sur Twitter le souverain jordanien à l’issue de sa visite à Abou Dhabi, le 28 juillet. Il a aussi précisé vouloir « maintenir des liens entre les deux pays et les deux peuples frères ».

Par Le Monde.fr