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Congo-Talangai : des policiers et jeunes du quartier surpris en train de fumer du chanvre ensemble

octobre 17, 2022
 Talangai : des policiers et jeunes du quartier surpris en train de fumer du chanvre ensemble

Six policiers et quatre jeunes chanvreurs de Talangai, à Brazzaville, ont été surpris par le chef du quartier dans un fumoir de chanvre vers l’hôpital de cet arrondissement. Les mêmes policiers, qui, à longueur de journée réprimandent les citoyens n’ayant pas porté de masque, partageaient sans mesures de barrières un moment de joie dans le chanvre avec des jeunes. Ces policiers ont reproché au chef du quartier son manque de discrétion.

Les plus solidaires dans cette vie devenue égoïste, sont certainement ceux qui partagent les mêmes vices. Entre soûlards, fumeurs, voleurs, coureurs de jupons, les considérations sociales et ethniques n’ont jamais existé.

Des policiers en charge de la surveillance des populations en cette période de pandémie ont été surpris dans un « nganda ya mbangui » avec des jeunes du quartier. Le chef du quartier a souligné être consterné face à un tel comportement des hommes de la loi.

En ce samedi, vers 13heures, il lui a été signalé par d’autres jeunes de la présence de six éléments de la police congolaise chez le vieux N, un dealer bien connu du quartier. Arrivé sur les lieux, il a constaté le complicité entre les policiers et les jeunes, se partageant des plis du chanvre indien.

Aucun des policiers, ni moins encore des jeunes n’avaient un masque et non plus ne respectaient les mesures barrières. Selon, l’un des policiers, il n’était en aucun cas interdit aux hommes de la loi de partager quelques moments de plaisir avec leurs amis de toute la vie. « Ko benda mwa taf eza lisumu té, en plus, ekimisaka Corona » aurait justifié un policier.

Avec Le Congolais.fr

France-Paris : un jardin ouvert aux fumeurs de crack mais pas « sanctuarisé »

mai 18, 2021

Les consommateurs de crack du quartier Stalingrad vont être regroupés dans un parc à proximité. La mairie assure que cette solution est temporaire. 

Les consommateurs de crack du quartier Stalingrad vont etre regroupes dans un parc a proximite.
Les consommateurs de crack du quartier Stalingrad vont être regroupés dans un parc à proximité.© dr

Accepter temporairement le problème plutôt que le déplace, c’est la solution qui a été retenue. « Il n’est pas question de sacrifier les Jardins d’Eole », ce parc du nord-est de Paris dans lequel les fumeurs de crack sont « temporairement » regroupés depuis lundi soir après de récentes tensions avec les habitants dans le même secteur, a assuré mardi la mairie. Dans un courrier adressé lundi au préfet de police, les adjoints Emmanuel Grégoire (urbanisme), Anne Souyris (santé) et Nicolas Nordman (sécurité) affirment « prendre acte » de la décision du préfet de police de Paris Didier Lallement d’évacuer le secteur de Stalingrad, place devenue un symbole de la détresse des riverains face à ce phénomène, et insistent sur le fait que l’ouverture prolongée des Jardins d’Eole pour les fumeurs de crack « ne peut être que temporaire ».

Ils fixent l’objectif que les riverains puissent « jouir de ce jardin en toute tranquillité dès l’été ». L’encadrement des usagers de drogues à l’intérieur du parc jusqu’à une heure du matin par des forces de l’ordre, des agents municipaux et des personnels médico-sociaux a « pour objectif, de notre part, de ne pas subir une évacuation sèche de Stalingrad », a expliqué mardi Emmanuel Grégoire, premier adjoint (PS) de la maire Anne Hidalgo, lors d’un point presse.

Une zone déjà « reconquise »

Une évacuation sans redirection des usagers « n’aurait fait que repousser le phénomène de quelques dizaines, au mieux de quelques centaines de mètres ailleurs », estime l’élu socialiste. En journée, « nous sanctuarisons l’usage familial des Jardins d’Eole sur les deux tiers du parc », une zone « reconquise » après avoir été confrontée rapidement, après son ouverture en 2007, à l’occupation des toxicomanes, fait valoir Monsieur Grégoire.

A la fermeture des lieux, dont l’heure pourra être réévaluée, « il faut que les usagers de drogue se dispersent et rentrent dans les lieux dans lesquels ils dorment », hébergements d’urgence ou résidences privées, espère le premier adjoint. Début mai, le parquet de Paris a ouvert une enquête après des tirs de mortiers d’artifice qui visaient un groupe de fumeurs de crack regroupés dans la rue et laissaient craindre une escalade de la violence avec des riverains excédés, qui ont rebaptisé leur quartier « Stalincrack ».

Emmanuel Grégoire a par ailleurs qualifié de « risible » la proposition du député LREM Mounir Mahjoubi d’installer une salle de consommation à moindre risque sur l’esplanade des Invalides. « Vous pensez qu’un seul consommateur de crack va y aller ? », a raillé l’adjoint, pour qui les toxicomanes se retrouvent là où « il y a une mixité sociale ».

Une salle de ce type existe à Paris depuis 2016, mais elle ne peut pas accueillir les usagers de crack car elle est saturée par un public d’héroïnomanes. Face à cette situation, les associations réclament la création de nouvelles salles dans plusieurs quartiers de Paris. Si les adjoints ne sont pas allés dans ce sens, Mme Souyris a indiqué qu’une troisième salle de repos – qui permet aux usagers de dormir et se laver – devrait voir le jour prochainement dans un quartier plus central de Paris, sur les grands boulevards.

Par Le Point avec AFP