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Turquie: fusillade dans une université, quatre morts

avril 5, 2018

Une ambulance dans la province de Diyarbakir en Turquie le 3 novembre 2017 / © AFP/Archives / ILYAS AKENGIN

Au moins quatre personnes ont été tuées jeudi en Turquie lorsqu’un homme a ouvert le feu dans une université à Eskisehir (ouest) avant d’être interpellé, a rapporté l’agence de presse Dogan.

Selon l’agence de presse étatique Anadolu, l’assaillant, un employé de l’Université Osmangazi, a tué un vice-doyen, deux membres du corps enseignant et un ou une secrétaire de l’établissement pour des raisons inconnues.

Plusieurs ambulances et des véhicules de police ont été dépêchés sur place, a rapporté l’agence Dogan, tandis que les télévisions montraient des employés et des étudiants de l’Université en larmes ou la tête entre les mains.

Cité par le quotidien Hürriyet, le recteur de l’université, Hasan Gönen, a confirmé que quatre de ses employés avaient été tués. Selon lui, le tireur est entré dans le bureau du doyen qui n’y était pas à ce moment-là, avant d’en sortir et d’abattre quatre personnes avec une arme de poing.

Après avoir semé la mort dans l’établissement, l’assaillant a pris la fuite, mais a été rattrapé par des policiers, selon M. Gönen.

Dogan a indiqué que le suspect avait été conduit au commissariat pour y être interrogé, ajoutant que ses motivations n’étaient pour l’instant pas connues.

Si la Turquie a été visée par plusieurs attentats ces dernières années, ce type de fusillade est relativement rare dans le pays.

Des ONG tirent régulièrement la sonnette d’alarme sur l’augmentation du nombre d’armes en circulation en Turquie.

Romandie.com avec(©AFP / 05 avril 2018 15h28)                

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États-Unis: une femme se suicide après avoir fait plusieurs blessés au siège de YouTube

avril 3, 2018

Des journalistes rassemblés derrière un cordon de police pendant la fusillade au siège de YouTube/Google à San Bruno, en Californie, le 3 avril 2018 / © AFP / Josh Edelson

Une femme ayant fait plusieurs blessés après avoir ouvert le feu mardi sur le campus de YouTube, près de San Francisco (Californie), s’est suicidée, a indiqué le chef de la police de San Bruno.

« Nous avons quatre victimes. Elles ont toutes été transportées à l’hôpital avec des blessures provoquées par une arme à feu. Nous avons une personne qui est décédée des blessures qu’elle s’est infligées. Et, à l’heure actuelle, nous pensons qu’il s’agit du tireur », a souligné le chef de la police Ed Barberini, au cours d’une très brève conférence de presse.

Il n’était pas clair dans l’immédiat si l’auteure des coups de feu faisait partie des victimes comptabilisées par le chef de la police.

Les femmes sont très rarement les auteurs des très nombreuses fusillades qui ont lieu chaque année aux Etats-Unis.

– Une cible en particulier –

D’après un témoin indirect de la scène cité par CNN, « une femme a fait irruption au moment du déjeuner et semblait tirer sur une personne en particulier ».

La police a reçu les premiers appels sur le numéro d’urgences 911 à 12H46 locales (19H46 GMT).

D’autres témoignages sur Twitter ont semblé confirmer que l’auteure des tirs se serait ensuite suicidée.

L’attaque semble s’être produite dans « une cour intérieure » où les employés déjeunent habituellement.

Le président Donald Trump a indiqué sur Twitter avoir été tenu informé des événements.

« Nos pensées et nos prières sont avec toutes les personnes impliquées », a-t-il écrit. « Merci à nos phénoménaux officiers des forces de l’ordre et aux secouristes qui sont actuellement sur place ».

Une employée de YouTube, qui a souhaité garder l’anonymat, a indiqué également sur CNN qu’elle se trouvait « en vidéo conférence » lorsque l’attaque est survenue.

Elle a évoqué des gens qui « se sont soudainement mis à courir et à crier », ajoutant que les personnes présentes sur le campus se sont efforcées de quitter le bâtiment le plus vite possible.

« Il y a plein de sorties. Donc plein de personnes ont pu sortir », a-t-elle encore ajouté.

Les images diffusées par les télévisions américaines montraient des employés sortant les mains sur la tête pour être ensuite fouillés au corps par des policiers. De nombreuses voitures de police et de pompiers circulaient autour du campus, qui se trouve au sud de San Francisco.

Le débat sur les armes à feu aux Etats-Unis divise l’opinion publique, notamment après la tuerie commise dans un lycée de Parkland, en Floride, le 14 février qui a fait 17 morts.

Plus de 1,5 million de personnes ont participé le 24 mars aux Etats-Unis à la « March for our lives » demandant un plus grand contrôle des armes à feu. Ces rassemblements sont les plus importants du pays en au moins deux décennies.

Romandie.com avec(©AFP / 04 avril 2018 00h09)                

États-Unis: Trump assure qu’il aurait agi pendant la fusillade en Floride

février 26, 2018

Le président Donald Trump à la Maison Blanche le 26 février 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

Donald Trump l’a affirmé lundi: il serait intervenu même à mains nues pendant la fusillade dans le lycée de Floride pour empêcher le carnage, point de départ d’un mouvement porté à Washington par de jeunes élèves réclamant des lois plus strictes sur les armes.

« Je pense vraiment que je serais rentré là-dedans même sans arme, et je pense que la plupart des gens ici aurait fait pareil », a affirmé le président américain, qui s’est entretenu de la sécurité dans les écoles avec les gouverneurs des 50 Etats fédérés à la Maison Blanche.

« Ce qu’il a voulu dire, c’est qu’il aurait agi en leader et aurait cherché à faire acte de courage », a insisté sa porte-parole Sarah Sanders.

Le président Trump en a profité pour réitérer ses critiques contre les agents du shérif dans le lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland qui ne sont pas intervenus alors que Nikolas Cruz tuait 17 personnes le 14 février grâce à son fusil d’assaut AR-15.

« Ce ne sont pas exactement des décorés de la Médaille d’honneur. La manière dont ils ont agi était franchement dégoûtante », a-t-il déclaré, avant de marteler: « La manière dont ils ont agi est une honte ».

Ses propos visaient notamment Scot Peterson, déjà cité nommément par le président. Cet agent, qui a démissionné après sa suspension sans rémunération, a réagi pour la première fois lundi.

« Les accusations qui font de M. Peterson un lâche et qui assurent que sa prestation, vu les circonstances, ne respecte pas le niveau attendu des agents de police sont fausses », a assuré son avocat dans un communiqué.

Lors de sa réunion, le milliardaire a également insisté sur sa volonté de prévenir d’autres drames de ce genre. Pour cela, il entend interdire les « bump stocks », ce dispositif notamment utilisé par Stephen Paddock lors de la fusillade de Las Vegas (58 morts) qui transforme des fusils semi-automatiques en armes automatiques.

« On va en finir avec les +bump stocks+. Je vais en finir moi-même, et je m’en fiche que le Congrès le fasse ou pas ».

Le locataire de la Maison Blanche s’était déjà prononcé en faveur de cette mesure la semaine dernière, en plus de l’amélioration des contrôles d’antécédents et du relèvement de l’âge légal pour acheter des armes (souvent disponibles à la vente à un plus jeune âge que l’alcool).

Ces annonces marquaient une divergence notable avec les propositions de la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes dont il est proche.

– ‘Grand fan de la NRA’ –

Le président a cependant réaffirmé très clairement ses liens avec la NRA en expliquant avoir déjeuné dimanche avec son dirigeant Wayne LaPierre.

« Il n’y a pas plus grand fan du deuxième amendement (qui garantit aux Américains le droit de posséder des armes, ndlr) et de la NRA que moi. Ces gens-là sont géniaux », a-t-il affirmé.

« Tout le monde est d’accord (…) pour faire ce qu’on peut pour protéger les enfants américains », a pour sa part déclaré Mme Sanders, assurant que le président écoutait tous les points de vue sur le sujet.

Elle a fait état d’une rencontre prévue mercredi entre le président Trump et des parlementaires démocrates et républicains.

« Mes amis républicains font face à un choix simple: faire quelque chose de concret sur les armes, ou faire plaisir à la NRA. Faire les deux est impossible », a estimé le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer.

Pour l’instant, les leaders républicains au Congrès, Paul Ryan et Mitch McConnell, sont restés en retrait sur le sujet, mais de part et d’autre de l’échiquier politique, comme dans la société civile, des voix se sont élevées pour réclamer une réglementation plus stricte sur les ventes d’armes.

Un grand rassemblement est ainsi prévu le 24 mars à Washington pour mettre la pression sur les responsables politiques.

Mais cette manifestation sera-t-elle suivie d’effet? La question reste en suspens alors que 70% des Américains sont en faveur d’un durcissement de la législation, selon un récent sondage de CNN.

Toujours à Washington, des survivants de la fusillade de Floride sont arrivés au Capitole lundi mais n’ont pas souhaité s’adresser à la presse.

A Parkland, les enseignants et le personnel du lycée revenaient lundi dans l’établissement endeuillé, afin de préparer le retour des élèves mercredi.

Romandie.com avec(©AFP / 26 février 2018 23h00)                

Russie: cinq morts dans une fusillade à la sortie d’une église au Daguestan

février 18, 2018

Moscou – Un homme a tué dimanche cinq femmes lors d’une fusillade « à la sortie d’une église » orthodoxe à Kizliar, dans le nord du Daguestan, république musulmane instable du Caucase russe, ont annoncé les autorités locales, affirmant avoir tué l’assaillant.

« Un inconnu a tiré avec un fusil de chasse à Kizliar, blessant mortellement quatre femmes », a indiqué dans un communiqué le ministère local des Affaires intérieures.

Une cinquième femme est décédée de ses blessures à l’hôpital, a déclaré à l’agence de presse TASS Zalina Mourtazalieva, porte-parole du ministère de la Santé.

Ce bilan a été confirmé par le Comité d’enquête russe, qui a indiqué dans un communiqué ouvrir une enquête pour « le meurtre de deux personnes ou plus » et « atteinte à la vie de policiers ».

L’assaillant, qui a également blessé deux membres des forces de l’ordre, a été « éliminé » lors d’un échange de tirs avec la police, a déclaré le ministère local des Affaires intérieures.

Il s’agit d’un habitant de Kizliar né en 1995, a déclaré à l’agence russe Interfax Rassoul Temirbekov, directeur-adjoint de l’antenne locale du Comité d’enquête.

La fusillade, qui a eu lieu un mois exactement avant l’élection présidentielle du 18 mars en Russie, s’est déroulée « à la sortie d’une église », a affirmé à l’AFP sous couvert d’anonymat une source au sein du ministère de la Santé.

Le quotidien russe RBK a publié le récit d’un prêtre affirmant que l’homme a visé ses fidèles sortant tout juste de la messe qu’il venait de donner à l’occasion du Dimanche gras marquant la veille du début du Carême orthodoxe.

« Aujourd’hui, vers 16 heures, nous avions terminé la messe, les gens commençaient à sortir. Un homme avec une barbe a couru vers l’église en criant +Allah Akbar+ et a blessé mortellement quatre personnes », a raconté à RBK le prêtre Pavel.

« Il avait un fusil et un couteau », a-t-il affirmé, précisant: « Quand nous avons entendu les tirs, nous avons vite fermé les portes pour qu’il n’entre pas ».

Des photos publiées par les médias locaux montraient le cadavre d’un homme présenté comme l’assaillant avec une barbe fournie et un treillis militaire. Elles montraient également deux corps sans vie sur le sol boueux, recouverts d’un drap blanc.

Voisin de la Tchétchénie, le Daguestan, dont la population est majoritairement musulmane, est l’une des régions les plus pauvres et instables de Russie.

Elle est la cible régulière d’attaques parfois revendiquées par le groupe Etat islamiste, à qui la rébellion armée islamiste dans le Caucase russe a prêté allégeance en juin 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 16h24)                                            

17 morts dans un lycée américain: des prières, pas d’explication

février 14, 2018

Des élèves sous le choc durant la fusillade au lycée Marjory Stoneman Douglas en Floride, le 14 février 2018 / © AFP / Michele Eve SANDBERG

Elus et policiers n’avaient que des prières et aucune explication à offrir mercredi soir aux proches des 17 personnes abattues de rafales de fusil d’assaut par un jeune homme de 19 ans dans un lycée de Floride.

« C’est juste le mal à l’état pur », a lâché le gouverneur de Floride, Rick Scott, lors d’un point de presse à Parkland, en guise de maigre explication pour ce qui est l’une des pires tueries aux Etats-Unis depuis un quart de siècle.

Le shérif local a fait aveu d’impuissance. « Si quelqu’un veut vraiment commettre un carnage, il n’y a pas grand chose que l’on puisse ou que les forces de l’ordre puissent faire », a déclaré Scott Israel.

Nikolas Cruz –identifié précédemment par la police comme Nikolaus Cruz– a choisi la Saint-Valentin, la fête de l’amour, pour se rendre à Marjory Stoneman Douglas, son ancien lycée d’où il avait été expulsé, et ouvrir le feu avec un de ces fusils d’assaut AR-15 semi-automatiques, si répandus aux Etats-Unis.

Des images, filmées à l’intérieur d’une salle de classe pendant l’assaut sanglant probablement par un élève, donne une petite idée de la terreur qui s’est emparée de ce complexe scolaire qui compte près de 3.000 élèves.

On y entend des coups de feu à cadence très rapprochée, caractéristiques d’un semi-automatique et on y voit des élèves prostrés sous leur bureau ou allongés en silence, tandis que des hurlements s’élèvent plus loin.

En milieu de soirée, les autorités n’avaient toujours pas réussi à identifier 5 des 12 victimes, parmi lesquelles se trouvaient aussi bien des élèves que des enseignants.

– Signes avant-coureurs –

La police n’a pour l’heure livré aucun motif, mais le portrait encore très en pointillés laissait poindre un adolescent à problèmes amateurs d’armes.

« Il y a eu des problèmes quand il a menacé des étudiants l’année dernière et je pense qu’on lui a dit de quitter le campus », a déclaré au quotidien Miami Herald Jim Gard, un professeur de mathématiques qui avait eu l’élève dans sa classe.

Selon un lycéen, Nicholas Cokes, Cruz était un « solitaire » qui avait quitté l’établissement il y a quelques mois pour emménager dans le nord de l’Etat après la mort de sa mère.

Il aurait également fait une préparation militaire, selon des sources au Pentagone qui n’ont pas donné de détails.

Un autre lycéen a souligné que le tireur connaissait parfaitement les lieux et les procédures de sécurité, mises en place dans toutes les écoles aux Etats-Unis, qui simulent régulièrement une intrusion armée pour préparer leurs élèves.

Nikolas Cruz avait posté sur les réseaux sociaux des messages « très alarmants », a souligné le shérif et des images sur Instagram présentées par plusieurs médias comme le compte du tireur –avant qu’il ne soit désactivé– montraient un homme au visage masqué coiffé d’une casquette ou d’un bonnet de l’armée de terre avec des couteaux ou encore l’image d’un fusil à pompe.

« Nous n’avons reçu aucun avertissement, aucune indication », a pourtant précisé Robert Runcie, le proviseur du lycée. « A notre connaissance, aucune menace n’avait été proférée ». Quand au shérif il a répété à de multiples reprises que c’était la responsabilité de tous « de signaler des choses inhabituelles ».

– Cachés dans les placards –

Des témoins, dont plusieurs arboraient des coeurs et autres décorations de la Saint-Valentin –qu’enseignants et élèves célèbrent traditionnellement ensemble et avec beaucoup de ferveur dans les écoles américaines–, ont rapporté s’être cachés jusque dans les placards lorsque les coups de feu ont retenti peu avant la fin des cours, à 14H30.

« C’était la fin de la journée scolaire et l’alarme incendie s’est déclenchée. Nous avons commencé à évacuer. On pensait que c’était un exercice et après avoir fait 15, 20 pas hors de la classe on était à terre, et on se cachait dans le placard », a raconté une enseignante, Melissa Falkowski, sur CNN.

Une élève, Peri Harris, a elle raconté à la chaîne CBS Miami que « toute sa classe » avait trouvé refuge dans « un tout petit placard ».

– Déjà 18 fusillades –

« Aucun enfant, enseignant ou quiconque, ne devrait jamais se sentir en danger dans une école américaine », a tweeté le président Donald Trump dans l’après-midi.

Le drame survenu mercredi est le dernier d’une longue série de fusillades ayant ensanglanté l’Amérique ces dernières années. A Las Vegas en octobre 2017, 58 personnes ont péri sous les balles d’un seul tireur et 49 personnes avaient été abattues dans un club gay d’Orlando en 2016.

Et les fusillades sont particulièrement récurrentes dans les écoles américaines: il y en a déjà eu 18 en 2018 en comptant celle du lycée Marjory Stoneman Douglas.

« Il s’agit de la 291e fusillade en milieu scolaire depuis le début de 2013 », souligne Shannon Watts, fondatrice de « Moms Demand Action For Gun Sense In America », une organisation qui lutte contre la prolifération des armes à feu.

Romandie.com avec(©AFP / 15 février 2018 04h31)

Fusillade à l’entrée de l’agence de renseignements américaine NSA

février 14, 2018

Le siège de la NSA à Fort Meade, près de Washington, le 25 janvier 2006 / © NSA/AFP/Archives / HO

La police enquêtait mercredi sur une fusillade qui a eu lieu tôt dans la matinée près du siège de l’agence de renseignement NSA, aux alentours de la capitale américaine Washington, faisant au moins un blessé.

La chaîne de télévision NBC Washington a diffusé des images d’un SUV noir, présentant des impacts de balle dans le pare-brise, encastré dans les barrières de béton qui protègent l’entrée de ce complexe ultra-sécurisé.

Une personne menottée pouvait être vue assise sur le trottoir. « La situation est sous contrôle et il n’y a plus de menace pour la sécurité », a sobrement annoncé sur Twitter l’agence de renseignement.

« Nous pouvons confirmer qu’une personne a été blessée et nous ne savons pas dans quelles circonstances », a indiqué un porte-parole de Fort Meade à l’AFP. Ce complexe militaire, situé à une demi-heure de route de Washington, est l’un des endroits les plus sécurisés du pays.

Selon la chaine locale ABC 7 News, trois personnes ont été blessées par balle et un suspect a été arrêté.

« Le président a été informé de la fusillade à Fort Meade. Nos pensées et nos prières accompagnent toutes les personnes qui ont été touchées », a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

– Inviolable –

La National Security Agency est un organisme qui fait office de grandes oreilles parmi toutes les agences de renseignements américaines. Elle est notamment chargée de collecter et d’analyser toutes les formes de communication électronique.

En 2015, deux hommes travestis en femme avaient essayé de pénétrer en voiture dans l’enceinte de la célèbre et mystérieuse agence de renseignement. L’un d’entre eux avait été tué, et l’autre blessé.

La NSA était aussi l’une des agences américaines les plus secrètes jusqu’à ce que son ancien employé, l’informaticien et lanceur d’alertes Edward Snowden ne remette à la presse des millions de documents secrets en 2013. Les informations livrées par Snowden –depuis réfugié à Moscou– ont mis en lumière les méthodes parmi les plus secrètes de l’agence pour écouter, intercepter et infiltrer les échanges sur les réseaux de communication et informatiques. Un coup terrible pour cette agence qui avait jusque-là une aura d’inviolabilité et une réputation impeccable.

Outre la NSA, l’immense complexe de Fort Meade accueille également le Cyber Command (le commandement militaire américain pour le cyberespace), et plusieurs autres agences américaines.

Le département de police du comté de Anne Arundel dans le Maryland, où se trouve la NSA, a annoncé sur Twitter qu’il n’était pas en charge de l’enquête. L’autoroute qui se trouve à proximité a été fermée dans les deux sens, a annoncé Fort Meade.

Romandie.com avec(©AFP / 14 février 2018 15h43)                

Italie: fusillade aux relents racistes en pleine campagne électorale

février 3, 2018

Le véhicule d’un jeune italien sympathisant d’extrême droite suspecté d’avoir blessé par balles six étrangers, à Macerata, le 3 février 2018 / © AFP / Giuseppe Bellini

Une fusillade attribuée à un jeune italien sympathisant d’extrême droite a fait samedi six blessés, tous d’origine africaine, à Macerata dans le centre de l’Italie, suscitant une vague de réactions politiques alors que le pays est en pleine campagne électorale.

Le jeune homme au crâne rasé a vidé deux chargeurs avec un pistolet semi-automatique alors qu’il circulait seul en voiture en plein centre-ville, selon les premiers éléments de l’enquête révélés par la presse. « L’Italie aux Italiens », aurait-il dit aux policiers, selon l’agence de presse Agi.

« Il y a six blessés et tous sont des étrangers », a affirmé de son côté le maire de la ville, Romano Carancini, contraint d’imposer un couvre-feu pendant ce raid raciste, qui a semé durant deux heures la panique dans le centre-ville de cette localité de 43.000 habitants de la région des Marches située à 30 km des côtes de l’Adriatique.

Les six blessés, cinq hommes et une femme, sont originaires du Mali, du Ghana et du Nigeria, selon Agi.

Un homme d’origine nigériane, touché à la cuisse dans la rue alors qu’il allait acheter des cigarettes, a raconté depuis son lit d’hôpital avoir vu un tireur au volant en train de le viser. « Je souffre beaucoup », a-t-il confié en montrant sa blessure à un journaliste de la télévision Rai News.

Un jeune homme a été grièvement blessé au thorax, les cinq autres victimes ayant des lésions moins sérieuses, selon les médias.

Le tireur, identifié par les médias comme étant Luca Traini et âgé de 28 ans, a été arrêté peu avant 13h00 locales (12H00 GMT) sur les marches de l’immense monument aux morts de Macerata, juste après être descendu de son Alfa Romeo noire à bord de laquelle la police a ensuite retrouvé un pistolet.

Le jeune homme a eu le temps de s’envelopper dans le drapeau tricolore de l’Italie, avant de tendre le bras pour faire un salut fasciste, a précisé la presse italienne sur la base de témoignages.

Des coups de feu ont été tirés dans de nombreux endroits de la ville. Des bureaux du Parti démocrate (centre-gauche, au pouvoir) ont notamment été visés, alors que l’Italie se prépare à voter le 4 mars pour des législatives aux résultats incertains.

– Candidat de la Ligue du Nord –

Luca Traini avait été candidat en 2017 sous l’étiquette de la Ligue du Nord (parti souverainiste anti-immigration proche du Front national français) à des élections communales non loin de Macerata.

« Quelqu’un qui tire est un délinquant, abstraction faite de la couleur de la peau », a très vite réagi le patron de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, avant de dénoncer l' »invasion » migratoire en Italie. « J’ai hâte d’arriver au gouvernement pour ramener dans toute l’Italie la sécurité, la justice sociale et la sérénité ».

« La haine et la violence ne nous diviseront pas », a de son côté assuré le chef du gouvernement Paolo Gentiloni, appelant au calme et à s’abstenir de toute récupération politique à un mois du scrutin.

« Il me semble qu’il s’agit du geste d’un déséquilibré, qui mérite la plus ferme condamnation, mais qui ne peut être considéré comme ayant une connotation politique claire », a jugé Silvio Berlusconi, dont le parti de droite Forza Italia est allié à la Ligue de Matteo Salvini.

Chasse raciste aux immigrés ou opération punitive? La police n’a pour l’instant fait « aucun lien direct » entre Luca Traini et un sordide fait divers amplement couvert depuis deux jours par les médias.

Un Nigérian demandeur d’asile et dealer de drogue a été arrêté cette semaine dans cette même ville de Macerata, soupçonné d’avoir assassiné Pamela Mastropietro, une Italienne de 18 ans dont le corps a été retrouvé mercredi découpé en morceaux dans des valises.

La police a notamment découvert vendredi au domicile de ce Nigérian de 29 ans des vêtements de la victime et un couteau avec des traces de sang. Il a été formellement inculpé d’homicide samedi, quelques heures après la fusillade de Macerata.

La jeune femme assassinée s’était échappée lundi d’un centre de désintoxication situé précisément à Corridonia, la commune où le tireur présumé s’était présenté à des élections.

Romandie.com avec(©AFP / 03 février 2018 20h01)                

États-Unis: une fusillade fait « environ » 25 morts dans une église du Texas

novembre 5, 2017

Un véhicule de police bloque la route après une fusillade à proximité, le 5 novembre 2017 à Sutherland Springs (Texas) / © AFP / SUZANNE CORDEIRO

Un homme a ouvert le feu dimanche dans une église du Texas, tuant « environ 25 personnes » en plein service religieux dans cet Etat du sud des Etats-Unis, encore sous le choc de la pire fusillade de leur histoire en octobre à Las Vegas.

Albert Gamez Jr, un responsable du comté de Wilson où se trouve la First Baptist Church de Sutherland Springs, a dit à l’AFP avoir été informé d’un bilan de « 27 morts et plus de vingt blessés », tout en précisant attendre une confirmation formelle.

Le shérif du comté de Wilson Joe Tackitt a indiqué à la chaine NBC qu' »environ 25 personnes » ont été tuées et au moins dix blessées.

« Le tireur est mort », a déclaré à l’AFP un porte-parole du bureau du shérif du comté voisin de Guadalupe, précisant qu’il n’y avait pas eu de poursuite entre lui et la police. « Il était dans son véhicule », a-t-il ajouté.

« Que Dieu soit avec les gens de Sutherland Springs, Texas », a tweeté le président américain Donald Trump, actuellement en tournée en Asie. « Je surveille la situation depuis le Japon », a-t-il poursuivi, soulignant que les enquêteurs, dont la police fédérale, se trouvaient sur place.

Le sénateur du Texas Ted Cruz et le gouverneur de l’Etat Greg Abbott ont aussi adressé sur Twitter leurs « prières » aux victimes et remercié les « courageux premiers secours » et les forces de l’ordre.

Une porte-parole du Connally Memorial Medical Center, à Floresville, chef-lieu du comté de Wilson, a dit à l’AFP que l’établissement avait reçu « huit patients blessés par balles », dont trois ont ensuite dû être « transférés à l’hôpital universitaire de San Antonio », une des grandes villes du Texas située à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest.

Selon le site internet du Dallas Morning News, un enfant de deux ans fait partie des blessés.

– Débat sur les armes –

Les tirs ont commencé vers 11H30 locales (17H30 GMT) dans la First Baptist Church de Sutherland Springs, a rapporté la chaîne locale KSAT12 sur son site internet.

Selon cette chaîne, un témoin a expliqué avoir vu un homme entrer dans l’église qui a ensuite commencé à tirer sur les paroissiens réunis pour un service religieux. Selon les médias, une cinquantaine de personnes y assistent en général.

Le 1er octobre, les Etats-Unis ont connu la pire fusillade de leur histoire, avec 58 morts et près de 550 blessés parmi le public d’un concert en plein air à Las Vegas (Nevada). Cette tuerie a été perpetrée par Stephen Paddock, un riche comptable à la retraite de 64 ans, mais l’enquête n’a à ce stade pas permis d’élucider ses motivations.

Paddock, qui s’est suicidé après le carnage, avait transporté un véritable arsenal dans sa chambre au 32e étage de l’hôtel Mandalay Bay, dans cette capitale du jeu, d’où il a tiré sur une foule de 22.000 personnes venues assister à un concert de musique country. Une revendication du groupe jihadiste Etat islamique n’a été étayée par aucun élément concret.

En juin 2015, Dylann Roof, un partisan de la suprématie blanche, a tué neuf paroissiens dans l’église de l’Emanuel à Charleston, en Caroline du Sud, symbole de la lutte des Noirs contre l’esclavage. Il a été condamné à la peine capitale en janvier.

Chaque année, plus de 33.000 décès liés aux armes à feu sont recensés aux Etats-Unis –dont 22.000 suicides–, selon une récente étude. Le débat sur la réglementation des armes, particulièrement conciliante, est relancé à chaque fusillade d’ampleur.

Malgré cela, peu de mesures concrètes ont été prises pour tenter d’endiguer ce phénomène, principalement en raison du poids du puissant lobby en faveur des armes, la National rifle association (NRA).

Romandie.com avec(©AFP / 05 novembre 2017 23h38)                

États-Unis: Las Vegas, un homme abat 58 personnes, le FBI écarte la piste jihadiste

octobre 2, 2017

Les lieux de la fusillade qui a fait au moins 58 morts le 2 octobre 2017 à Las Vegas / © AFP / Mark RALSTON

Un sexagénaire américain a tué 58 spectateurs d’un concert en plein air dimanche soir à Las Vegas, commettant la pire fusillade de l’histoire moderne des Etats-Unis. Les autorités ont réfuté « à ce stade » tout lien avec l’organisation Etat islamique, qui a revendiqué la tuerie.

Perché dans un étage élevé d’un hôtel adjacent, surarmé, le tireur était un Américain blanc de 64 ans, Stephen Craig Paddock. Il s’est suicidé avant que les policiers ne l’atteignent.

Le groupe Etat islamique a affirmé, via son organe de propagande Amaq, que l’homme s’était converti à l’islam il y a plusieurs mois et qu’il en était un « soldat », sans toutefois étayer cette affirmation.

Mais le FBI a déclaré, peu après, n’avoir établi « aucun lien à ce stade avec un groupe terroriste international ».

Le bilan humain n’a cessé d’augmenter au cours de la nuit et dans la matinée de lundi: il est désormais de 58 morts et 515 blessés, dépassant celui de la boîte gay d’Orlando en juin 2016, quand 49 personnes avaient péri.

Le président Donald Trump, lors d’une déclaration à la Maison Blanche en milieu de matinée, n’a rien dit sur l’état de l’enquête, consacrant son allocution à un appel à l’unité de la nation. Il se rendra mercredi à Las Vegas.

« Notre unité de ne peut pas être brisée par le mal, nos liens ne peuvent pas être défaits par la violence et, bien que nous ressentions de la colère face à l’assassinat insensé de nos compatriotes, c’est l’amour qui nous définit aujourd’hui », a-t-il déclaré, sans répondre aux questions de la presse.

Stephen Paddock s’était installé au 32e étage de l’hôtel Mandalay Bay, massif établissement qui offrait une vue dégagée sur le festival de musique country « Route 91 Harvest ».

– Longues rafales –

Plus de 22.000 spectateurs écoutaient alors le chanteur Jason Aldean, en pleine chanson. Des images amateurs montrent l’incrédulité puis la panique peu après les premiers tirs, vers 22H08 heure locale dimanche.

De longues et terribles rafales sont audibles. Entre les tirs, des gens tentent une échappée, sautant comme ils le peuvent des barrières. D’autres se couchent à plat ventre, certains protégeant de leurs corps les plus vulnérables.

Les mobiles du tireur sont inconnus à ce stade. Dans la nuit la police s’était déjà refusée à évoquer la piste terroriste, le shérif de Las Vegas Joseph Lombardo qualifiant l’homme de « loup solitaire ».

Stephen Paddock, 64 ans, habitait la ville de Mesquite, 18.000 habitants, située à quelque 120 kilomètres de Las Vegas, toujours dans le Nevada.

Il était arrivé au Mandalay Bay le 28 septembre et y a apporté lui-même les armes, a déclaré le shérif, sans que le personnel de l’hôtel n’ait rien remarqué. A l’aide d’un outil comme un marteau, il a brisé les vitres de la chambre pour pouvoir mieux tirer.

Le shérif a déclaré que l’homme s’est suicidé avant que les unités d’intervention de la police ne pénètrent de force dans sa chambre. Plus de 10 fusils y ont été retrouvés.

La police avait dans les heures suivant la fusillade lancé un avis de recherche pour la compagne du tireur, Marilou Danley. Les forces de l’ordre ont finalement pu lui parler. Elle se trouve à l’étranger, sans précision du pays, et n’est pas suspectée d’être impliquée.

Le frère du tueur, Eric Paddock, est apparu stupéfait devant les caméras. Son frère, a-t-il dit, n’avait « pas d’affiliation religieuse ou politique » et « n’était pas du tout un fan des armes ».

– ‘Au-delà de l’horreur’ –

Les rafales ont commencé alors que le chanteur Jason Aldean se produisait sur scène. Lui et son groupe sont sains et saufs. « La soirée a été au-delà de l’horreur », a-t-il écrit sur Instagram.

« On a entendu pop-pop-pop-pop. On a pensé que c’était des feux d’artifice ou des pétards. Et on a réalisé que ce n’était pas le cas, que c’étaient des coups de feu », a raconté une spectatrice, Monique Dekerf à la chaîne CNN.

Le son des rafales, audible dans quantité de vidéos amateurs, ressemble à celui émis par les armes automatiques, où un tireur peut garder son doigt appuyé sur la détente pour continuer à tirer de façon continue. Ces armes sont interdites depuis les années 1930 aux Etats-Unis, mais les versions semi-automatiques, où il faut relâcher la gâchette entre chaque balle, sont autorisées à la vente.

Plusieurs dirigeants étrangers ont réagi à la tragédie, notamment la Première ministre britannique Theresa May et le président français Emmanuel Macron. « Pensée émue pour nos partenaires et amis américains qui ont eu à subir la violence contemporaine à il y a quelques heures », a-t-il écrit sur Twitter.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2017 18h45)

L’EI revendique la fusillade de Las Vegas(organe de propagande)

octobre 2, 2017

Beyrouth – Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué lundi la fusillade perpétrée à Las Vegas qui a fait au moins 50 morts, en affirmant que son auteur, un sexagénaire américain, s’était « converti à l’islam il y a quelques mois ».

« L’auteur de l’attaque de Las Vegas est un soldat de l’Etat islamique, il a perpétré l’opération en réponse aux appels (de l’organisation) à prendre pour cible les pays de la coalition » internationale emmenée par les Etats-Unis pour lutter contre les jihadistes, a indiqué Amaq, l’organe de propagande de l’EI.

Un Américain de 64 ans a tué dimanche soir au moins 50 spectateurs d’un concert en plein air à Las Vegas, commettant la pire fusillade de l’histoire moderne des Etats-Unis.

Perché dans un hôtel adjacent, surarmé, le tireur a été identifié comme Stephen Craig Paddock. Il s’est apparemment suicidé avant que les policiers ne l’atteignent.

« L’auteur de l’attaque de Las Vegas s’est converti à l’islam il y a quelques mois », souligne Amaq, dans un deuxième communiqué partagé sur le réseau social Telegram.

Jeudi, le chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi, était sorti d’un long silence pour demander à ses combattants acculés en Syrie et en Irak à « résister », tout en appelant à de nouvelles attaques contre les « ennemis » du groupe.

Il avait ainsi appelé « les soldats du califat et les héros de l’islam » à poursuivre leur « jihad » (guerre sainte) et leurs attaques. « Déclenchez la guerre contre votre ennemi (…) partout ».

Une coalition internationale emmenée par Washington intervient militairement en Irak et en Syrie en soutien à des forces locales qui luttent contre les jihadistes de l’EI.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2017 16h50)