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Moscou: un agent des services de sécurité tué dans une fusillade près du FSB

décembre 19, 2019

 

Un agent des services de sécurité russes, le FSB, a été tué jeudi lors d’une fusillade près du siège de cette institution à Moscou, ont rapporté plusieurs médias d’Etat.

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Moscou, près du siège du FSB, le 19 décembre 2019. Vasily MAXIMOV / AFP

«Un inconnu a ouvert le feu près du n°12 rue Bolchaïa Loubianka, il y a des blessés. Son identification est en cours, le criminel a été neutralisé», a indiqué le service de presse du FSB aux médias d’Etat russe.

«Un agent du service est mort», a ensuite indiqué la même source. Le ministère de la Santé avait fait état quelques minutes plus tôt de deux agents du FSB «souffrant de blessures extrêmement graves». Un échange de tirs a eu lieu ce jeudi soir près du siège à Moscou du FSB, les services secrets russes, ont rapporté plusieurs médias russes, dont le journal Izvestia et la radio Echo de Moscou. Le terme «neutralisé» signifie généralement dans le jargon policier russe qu’un assaillant a été tué. Le président russe Vladimir Poutine a été informé de la situation, selon son porte-parole Dmitri Peskov, cité par Tass.

L’échange de tirs a eu lieu jeudi soir aux abords immédiats du siège du FSB, un des héritiers du KGB soviétique, en plein centre de Moscou, à une dizaine de minutes à pied de la place Rouge et du Kremlin, siège de la présidence russe. Les circonstances de l’attaque restent floues, mais selon plusieurs médias, citant le FSB, l’assaillant n’est pas entré dans le bâtiment des services secrets. Les forces de l’ordre étaient toujours déployés en grand nombre dans le quartier, vers 20h00, soit environ deux heures après que de premiers témoins ont fait état d’échanges de tirs sur les réseaux sociaux.

Toujours selon les médias russes, un homme aurait ouvert le feu dans la salle de réception du Service fédéral de sécurité (FSB). Le tireur se serait barricadé dans un bâtiment avant d’être neutralisé par les forces de l’ordre. D’autres médias russes et témoins interrogés font cependant état de plusieurs assaillants.

Les autorités russes ont qualifié l’attaque d’«attentat terroriste». D’après une source proche du FSB citée par l’agence Reuters, les services de sécurité russes suspectent que l’attaque aurait été organisée afin de coïncider avec une allocution du président Vladimir Poutine.

Par Le Figaro avec AFP et Reuters

Panama: le bilan de la fusillade s’élève à 14 morts et une dizaine de blessés

décembre 18, 2019

Un affrontement à l’arme à feu entre détenus mardi dans une prison du Panama a fait au moins 14 morts et plus d’une dizaine de blessés parmi les prisonniers, selon le bilan actualisé mercredi par le gouvernement panaméen.

«Après la rixe d’hier (mardi) dans le pavillon 14 du centre pénitentiaire La Joyita, nous annonçons que jusqu’à présent 14 détenus sont décédés», a écrit sur Twitter le ministre de l’Intérieur, qui ajoute que 11 personnes ont été blessées. Un précédent bilan du directeur général adjoint de la police panaméenne, Alexis Muñoz, faisait état de 12 morts et 13 blessés. Les faits se sont produits dans un pavillon du centre pénitentiaire de La Joyita, à 36 kilomètres à l’est de la capitale. Les motifs de la fusillade «sont des différends entre les détenus», a indiqué M. Muñoz. «Il est triste et regrettable que les jeunes de ce pays se battent pour des territoires, pour des activités de narcotrafic ou pour le pouvoir», a-t-il commenté.

Dans un premier temps, le gouvernement avait précisé dans un communiqué que le personnel pénitentiaire n’avait eu aucun blessé et avait repris le contrôle de la situation. Le président du Panama, Laurentino Cortizo, a réagi à la fusillade en soulignant la nécessité de garantir la sécurité dans les prisons du pays. M. Cortizo a déclaré qu’une perquisition effectuée il y quelques semaines dans ce même établissement avait permis la découverte de plusieurs armes. Cela veut dire qu’il est possible de faire entrer des armes dans la prison, mais «nous n’allons pas le permettre», a-t-il assuré. Le communiqué du gouvernement indique que «les meneurs de l’incident» seront déplacés et isolés pour prévenir de nouveaux accès de violence. Une enquête a été ouverte.

Plusieurs armes à feu, dont cinq pistolets et trois fusils, ont été découverts après la fusillade, selon le gouvernement. Le Panama a environ 17.000 détenus dans une vingtaine d’établissements pénitentiaires, selon les derniers chiffres officiels. La Joyita, avec 3.700 détenus, est la prison la plus peuplée du pays avec celle de La Nueva Joya. Elles sont tous deux situées dans la localité de Pacora, non loin de Panama.

Par Le Figaro avec AFP

Fusillade dans un hôpital tchèque: le bilan passe à 7 morts

décembre 12, 2019

 

Une femme blessée à la tête durant une fusillade dans un hôpital tchèque cette semaine est morte jeudi, devenant la septième victime du tireur qui s’est suicidé.

Le tueur solitaire avait ouvert le feu mardi dans une salle d’attente du service de traumatologie de l’hôpital universitaire d’Ostrava, à 300 kilomètres à l’est de Prague. Il avait tué sur le coup six personnes et en avait blessé trois, dont la femme décédée jeudi. «La dame a succombé à ses blessures et elle est morte cet après-midi», a déclaré jeudi la porte-parole de l’hôpital Petra Petlachova à l’AFP. Blessée à bout portant comme les autres victimes, la femme était dans un état critique après avoir été opérée.

Petra Petlachova a ajouté qu’un homme blessé mardi était sorti de l’hôpital jeudi matin, et que la vie de l’autre blessé, toujours hospitalisé, n’était pas menacée. La police n’a pas encore réussi à déterminer les motifs du tueur, un homme de 42 ans identifié par les médias tchèques comme Ctirad Vitasek. Certains médias ont évoqué des troubles mentaux. Des témoins ont déclaré à la presse locale que Vitasek croyait souffrir du cancer et que personne ne voulait le soigner.

Le tireur avait pris la fuite dans sa voiture, déclenchant une chasse à l’homme impliquant des centaines de policiers et deux hélicoptères. La police l’avait finalement repéré dans un village proche d’Ostrava, où il s’est suicidé d’une balle dans la tête en voyant un hélicoptère le survoler. Il est mort sur place quelques minutes plus tard. Selon la police, il avait un casier judiciaire comportant des condamnations pour des violences et des vols.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Fusillade dans une mosquée en Norvège

août 10, 2019

 

Une personne a été blessée dans une fusillade dans une mosquée près d’Oslo, et un suspect arrêté, a annoncé samedi la police de la capitale norvégienne. «Une personne a été touchée. Nous ne connaissons pas le niveau de gravité de ses blessures. Un suspect a été arrêté. La police est sur place», a déclaré la police sur Twitter. Selon un porte-parole des forces de l’ordre, cité par Reuters, la victime est un homme de 75 ans.

La fusillade a eu lieu dans le centre islamique al-Nour à Baerum, ville de la banlieue d’Oslo. La police a précisé ne pas avoir d’informations sur la présence d’autres assaillants, ni sur le suspect arrêté qui est «blanc». «Un des nôtres a été touché par balles par un homme blanc avec un casque et un uniforme», a déclaré de son côté le responsable de la mosquée, Irfan Mushtaq, à un journal local Budstikka. Il a ensuite précisé à la chaine TV2 que l’homme portait plusieurs armes sur lui. «Un homme de type norvégien avec un fusil à pompe et des pistolets est entré dans la mosquée (…). Il a commencé à tirer autour de lui», a-t-il raconté.

Selon la chaîne publique NRK, la police a trouvé plusieurs armes dans la mosquée, et une personne qui s’y trouvait est parvenue à maîtriser l’assaillant avant l’arrivée des forces de l’ordre. Les services de sécurité de la police norvégienne (PST) ont indiqué «suivre les évènements». «Il est trop tôt pour tirer des conclusions», a déclaré à NRK le responsable de l’information des PST, Martin Bernsen.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

France/Var : trois morts dans une fusillade à Ollioules

juillet 28, 2019

Var

Les lieux de la fusillade. Capture d’écran Google Maps.

 

Une des victimes est une vacancière en scooter qui a été tuée par une balle perdue.

Trois personnes ont été tuées et une personne blessée dimanche soir à Ollioules, dans le Var, dans une fusillade dont l’origine était dans l’immédiat inexpliquée, a-t-on appris auprès d’une source proche du dossier.

L’une des personnes décédées est une femme à scooter, qui serait une victime collatérale, a-t-on précisé de même source, confirmant l’information initiale donnée par le quotidien régional Var Matin.

Le journal explique que les faits se sont produits ce dimanche soir peu avant 20 heures, «à hauteur d’une station-service située à proximité de la résidence La Baume», c’est à dire à proximité du centre-ville. Toutes les victimes de la fusillade ont été transportées à l’hôpital militaire Saint-Anne à Toulon.

Toujours selon Var Matin, un couple de vacanciers, qui avait ses habitudes à Olioulles, commune située à l’ouest de Toulon, a été touché par des balles perdues. Le conducteur d’un scooter a été blessé au niveau du dos tandis que sa passagère serait décédée des suites de ses blessures. On ignore à ce stade qui est la troisième victime.

La police judiciaire a été saisie de l’enquête. Dans un communiqué publié sur la page Facebook de la ville, le maire Robert Robert Bénéventi, a déploré «une situation très préjudiciable pour notre commune et pour les familles qui habitent ce quartier», tout en ayant une pensée pour « pour les deux victimes innocentes et leur famille ».

«Comme je l’ai fait à plusieurs reprises, je fais à nouveau appel aux autorités préfet, police, justice, pour déployer les moyens nécessaires afin de tranquilliser, protéger et sécuriser les administrés. Je supplie les parents des enfants qui sont trop souvent livrés à eux-mêmes de les garder chez eux. Il n’y a pas de petite délinquance, cela se termine toujours par des drames qui plongent des familles dans le malheur », a notamment écrit l’élu.

Par Le Figarop.fr avec AFP

États-Unis: plusieurs personnes tuées au cours d’un tournoi de jeu vidéo en Floride

août 26, 2018

Une personne a ouvert le feu dimanche au cours d’un tournoi de jeu vidéo à Jacksonville en Floride, de « multiples morts » étant à déplorer, a tweeté le bureau du shérif de la ville, précisant par la suite qu’un suspect était mort.

Selon des médias locaux, il y a quatre morts et onze blessés, mais la police n’avait pas communiqué dans l’immédiat de bilan exact.

La police continuait à intervenir pour fouiller les lieux, à la recherche d’un éventuel second tireur.

« Fusillade de masse au Jacksonville Landing. Eloignez-vous de la zone. La zone n’est pas sûre à ce stade », a tweeté le bureau du shérif. « Multiples morts sur place, plusieurs transportés » à l’hôpital, a-t-il ajouté ensuite.

Les tirs se sont produits lors d’un tournoi du jeu vidéo Madden NFL 19, une référence pour le football américain. Cette compétition se déroulait dans un bar de la zone de Jacksonville Landing, qui regroupe restaurants et lieux de divertissement au bord de la rivière St Johns.

– Tournoi en direct –

L’organisateur EA Sports Madden NFL a indiqué sur Twitter avoir connaissance d’un « événement » lors de son tournoi de Jacksonville. « C’est une situation terrible, et nous présentons nos condoléances les plus sincères à tous ceux affectés », a-t-il écrit.

Le tournoi était une phase éliminatoire et était suivi en direct sur internet. La vidéo d’un extrait de cette retransmission, où l’on peut entendre les tirs mais ne pas voir la scène, circulait sur internet.

Des équipes professionnelles participaient à cette rencontre.

Au moins l’un des joueurs, qui a pu s’échapper, a raconté sur Twitter son calvaire.

« On vient de tirer sur le tournoi », a expliqué ce joueur de 19 ans, Drini Gjoka, qui appartient à l’équipe Complexity Gaming. « J’ai eu beaucoup de chance. La balle a touché mon pouce ».

Le patron de cette équipe, Jason Lake, qui n’était pas présent, a indiqué à l’AFP par message sur Twitter que son joueur « avait réussi à s’échapper dans la rue et à se réfugier dans un club de sport ».

Plusieurs joueurs ont écrit sur Twitter qu’ils étaient sains et saufs, bien qu’effrayés.

« Il y a eu une fusillade au tournoi Madden à Jacksonville. Notre joueur @JoelCP_ est sain et sauf », a écrit l’équipe SK Gaming.

D’immenses renforts de police étaient sur place, selon des images des télévisions locales.

La police fédérale (FBI) est en train d’intervenir, a indiqué le sénateur de Floride Marco Rubio.

La Floride a été marquée par plusieurs fusillades ces dernières années.

En juin 2016, un homme a tué 49 personnes dans un club gay d’Orlando. Le 14 février 2018, un jeune homme de 19 ans, a ouvert le feu dans un lycée de Parkland, tuant 17 personnes avant d’être arrêté.

Romandie.com avec(©AFP / (26 août 2018 21h58)                                                        

Grande-Bretagne: dix blessés dans une fusillade à Manchester

août 12, 2018

Des policiers sur les lieux où s’est produite une fusillade à Claremont Road, dans le quartier de Moss Side, le 12 août 2018 à Manchester / © AFP / Oli SCARFF

Dix personnes, dont deux enfants, ont été hospitalisées après une fusillade à Manchester (nord de l’Angleterre) dans la nuit de samedi à dimanche, a indiqué la police.

La police a été appelée à 02H30 dimanche à Claremont Road, dans le quartier de Moss Side, et a découvert plusieurs personnes blessées.

Un homme est dans un état grave mais stable et neuf autres personnes, dont deux enfants, ont été blessées par des plombs, a précisé la police plus tard dans la matinée. La police espère que les blessés légers puissent quitter l’hôpital dans la journée.

Un certain nombre de personnes étaient présentes dans le quartier de Moss Side après leur participation à un carnaval des Caraïbes qui s’était terminé quelques heures plus tôt, a expliqué la police.

Les enquêteurs tentent d’établir exactement où cet incident a eu lieu et qui est responsable.

« C’était un acte grave qui aurait pu avoir des conséquences gravissimes », a déclaré un responsable de la police, Wasim Chaudhry.

Manchester avait été frappé par un attentat le 22 mai 2017, mené par un Britannique d’origine libyenne de 22 ans qui avait déclenché un engin explosif à la sortie d’un concert de la chanteuse pop américaine Ariana Grande à la Manchester Arena.

Vingt-deux personnes sont mortes dans cet attentat et une centaine de spectateurs ont été blessés. La plus jeune victime, Saffie Roussos, avait huit ans.

Romandie.com avec(©AFP / (12 août 2018 13h40)

Quatre morts dans une fusillade dans l’est du Canada

août 10, 2018

Montréal – Une fusillade a fait au moins quatre morts vendredi matin dans la ville canadienne de Fredericton, située dans la province du Nouveau-Brunswick (est), a annoncé la police locale.

Cette fusillade « a fait au moins quatre morts », a indiqué la police sur son comte Twitter sans apporter plus de précisions sur ses causes et en conseillant aux habitants du quartier de rester chez eux.

A 09H00 locales (12h00) GMT, la fusillade était « en cours », a précisé le service de police.

Selon la chaîne publique CBC, la fusillade a eu lieu dans un quartier résidentiel de cette ville de près de 60.000 habitants.

Robert DiDiodato, un habitant du quartier interviewé par CBC, a raconté avoir entendu des bruits de « pétards » vers 7H00 du matin. « Vu le rythme, ça aurait pu être un coup de feu. Ca faisait +pop, pop, pop+ », a-t-il déclaré.

Dans la soirée du 22 juillet, un homme a ouvert le feu dans une artère animée de Toronto, tuant une jeune fille de 18 ans et une fillette de 10 ans, et blessant 13 autres personnes.

La fusillade avait été revendiquée par le groupe Etat islamique(EI), mais la police a affirmé n’avoir aucune preuve permettant d’étayer cette revendication.

Romandie.com avec(©AFP / 10 août 2018 12h33)

Le Canada débat du contrôle des armes à feu après une fusillade

juillet 23, 2018

Des policiers de Toronto dans Danforth Street, sur la scène de la fusillade qui a fait deux morts, le 23 juillet 2018 / © AFP / Cole BURSTON

Une fusillade visant des passants dans une rue de Toronto, faisant deux morts dont une enfant de 10 ans, a choqué le Canada qui débattait lundi du contrôle des armes à feu.

Et alors que les questionnements reprenaient de plus belle sur la succession de violences qui a frappé le pays ces derniers mois, un homme a été arrêté lundi sur la colline du Parlement à Ottawa après avoir tenté de poignarder un soldat lors de la cérémonie protocolaire de la relève de la garde.

Les motifs restaient inconnus pour les deux évènements, selon les autorités.

Dimanche soir à Toronto, une jeune femme de 18 ans et une fillette de 10 ans ont été tuées et 13 personnes ont été blessées –certaines grièvement– par un homme armé de 29 ans identifié comme Faisal Hussain, de Toronto, a indiqué lundi le chef de la police de la ville Mark Saunders.

Le tireur a ouvert le feu au hasard sur des piétons déambulant sur l’avenue Danforth avant de cibler des restaurants bondés.

Arrivée rapidement sur les lieux, la police a ouvert le feu sur l’homme, qui a été découvert mort quelques instants plus tard dans une ruelle, ont indiqué les enquêteurs.

La fusillade a éclaté en fin de soirée, semant le chaos dans le très animé quartier grec de Toronto où des témoins ont affirmé que plus d’une vingtaine de coups de feu avaient été tirés.

Le chef de la police a souligné qu’il était trop tôt pour s’avancer sur les motivations de cet homme, qui a utilisé une arme de poing.

Mais selon sa famille, il souffrait depuis son enfance de « sérieux problèmes mentaux » qu’il n’a jamais pu surmonter même s’il a pris des médicaments et suivi des thérapies.

« Je promets à tous les habitants de Toronto, et encore plus à ceux qui ont été touchés par cette tragédie, que nous ne ménagerons aucun effort pour fournir des réponses à cette attaque insensée », a déclaré John Tory, le maire de Toronto.

« C’est une attaque contre des familles innocentes et contre l’ensemble de la ville. C’est une tragédie, une tragédie de plus dans notre ville cette année », a regretté John Tory.

En avril, un homme au volant d’une camionnette avait foncé sur des piétons à Toronto, visant surtout des femmes et tuant 10 personnes, une des attaques les plus meurtrières dans le pays.

– « Problème d’armes » –

Fusillade meurtrière à Toronto / © AFP / AFP

Entre le début de l’année 2018 et le 14 juillet, Toronto a connu 220 fusillades qui ont coûté la vie à 27 personnes, contre 196 échanges de coups de feu et 17 morts pour toute l’année 2017, selon les statistiques officielles. Ces violences par balles ont augmenté de 10% par rapport à la même période de l’année dernière.

Face à cette augmentation des violences par armes à feu, dues principalement aux gangs, la police de Toronto a annoncé la semaine dernière un plan prévoayant un renfort de quelque 200 policiers supplémentaires, destinés à être déployés la nuit dans les quartiers sensibles.

Pour le maire, la fusillade de dimanche soir témoigne du fait que sa ville, la quatrième plus importante métropole d’Amérique du Nord, a « un problème d’armes à feu ».

« Les armes sont trop facilement disponibles pour trop de personnes », a déploré M. Tory, bien que la législation canadienne sur le port d’armes soit bien plus sévère qu’aux Etats-Unis, par exemple.

« Pourquoi quelqu’un aurait-il besoin d’une arme à feu dans cette ville? », s’est-il demandé, ravivant le débat sur le contrôle des armes à feu au Canada.

Le précédent gouvernement conservateur de Stephen Harper avait tranché en 2012 en abolissant l’obligation pour les Canadiens d’enregistrer leurs carabines et leurs fusils de chasse et en ordonnant la destruction des données collectées depuis l’entrée en vigueur de ce registre en 1998.

Faisant cavalier seul, le Québec a remis en vigueur en début d’année un registre obligeant tous les propriétaires d’armes de la province à les enregistrer auprès du gouvernement.

En mars, le gouvernement libéral de Justin Trudeau a durci les conditions pour posséder des armes à feu avec l’augmentation des crimes violents, mais sans s’engager à recréer un sytème national rendant obligatoire l’enregistrement de toutes les armes.

L’institut officiel de la statistique a amené lundi de l’eau au moulin des défenseurs du contrôle des armes en publiant des chiffres qui montrent une hausse de la criminalité pour une troisième année consécutive dans le pays en 2017, avec une augmentation de 7% du taux d’homicides, pour un total de 660.

En outre, selon Statistique Canada, 7.700 Canadiens ont été victimes d’un crime violent en 2017 impliquant une arme à feu, poursuivant la tendance à la hausse amorcée en 2013.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2018 00h40)

Fusillade: le journal d’Annapolis publie une édition d’hommage aux victimes

juin 29, 2018

Les journalistes du Capital Gazette Chase Cook (D) et Joshua McKerrow (G) travaillant le 29 juin sur le journal du lendemain / © AFP / Ivan Couronne

« Nous n’avons pas les mots »: malgré le deuil, le Capital Gazette, journal américain du Maryland cible d’une attaque à l’arme à feu qui a fait cinq morts jeudi, a tenu à publier son édition de vendredi pour rendre hommage à ses journalistes tués.

Les rescapés de la fusillade d’Annapolis ont fait avec les moyens du bord jeudi soir pour boucler leur édition de vendredi. Leur « Une » est simple, factuelle et glaçante, sans adjectif. « Cinq personnes abattues au Capital », est-elle titrée.

A l’arrière de camionnettes, dans un parking situé à quelques centaines de mètres de leur salle de rédaction bouclée par la police, ils ont recréé des bureaux de fortune pour raconter la tragédie dont ils ont été les victimes.

« Je ne sais pas quoi faire d’autre à part ça », a expliqué un journaliste, Chase Cook, jeudi. « On va sortir un journal demain », avait-il dit à l’AFP.

« Je ne peux pas dormir, dont la seule chose que je puisse faire c’est rendre compte des faits », a écrit sur Twitter pendant la nuit un autre journaliste, Phil Davis.

Il a ainsi rapporté que le suspect, Jarrod Ramos, 38 ans, avait été inculpé de cinq chefs d’inculpation de meurtre avec préméditation. Il sera entendu par la justice à 10h30 locales vendredi (14h30 GMT).

Le tireur avait fait irruption jeudi après-midi dans la salle de rédaction, armé d’un fusil. Une fois ses crimes commis, il s’était laissé arrêter sans difficulté. C’est un homme qui entretenait une relation conflictuelle avec le journal qu’il avait, sans succès, attaqué en diffamation.

Quatre des victimes de la fusillade de jeudi sont mortes sur le coup, la cinquième est décédée à l’hôpital. L’attaque a également fait deux blessés légers.

Ce sont quatre journalistes et une employée du marketing qui ont été abattus.

Gerald Fischman, le responsable des éditoriaux, fait partie des personnes tuées. Âgé de 61 ans, il travaillait au journal depuis 26 ans.

Robert Hiaasen, le rédacteur en chef adjoint du journal, journaliste expérimenté et respecté, a également été fauché par les balles du tireur, à 59 ans.

Les noms des victimes sont imprimés à la page habituellement réservée aux éditoriaux, laissée vide. Y figurent aussi les noms de John McNamara et Wendi Winters, deux autres journalistes et celui de Rebecca Smith, une assistante marketing décrite comme gaie et dynamique.

« Demain, cette page reviendra à son but originel, qui est de proposer à nos lecteurs des opinions informées », est-il précisé.

La « Une » du 29 juin du Capital Gazette / © TWITTER ACCOUNT OF THE CAPITAL GAZETTE/AFP / HO

– « Proche de notre communauté » –

Au-delà du monde du journalisme, c’est toute la ville d’Annapolis, paisible bourgade historique à une heure de Washington, qui est endeuillée.

« Le Capital Gazette est le journal d’Annapolis (…) J’avais bien sûr rencontré les cinq victimes, et tous les autres journalistes », a déclaré sur Fox News vendredi matin le chef de police du comté d’Anne Arundel, Timothy Altomare.

De retour à Washington jeudi après-midi, le président Trump, qui critique régulièrement et violemment les journalistes, n’a eu aucun mot pour les victimes lorsqu’il a été interrogé par la presse sur la pelouse de la Maison Blanche.

Quelques minutes après l’annonce de la fusillade, il avait tweeté pour offrir ses « pensées et (ses) prières » aux personnes tuées et à leurs familles

« Les journalistes racontent les histoires de nos communautés, protègent notre démocratie et mettent souvent leur vie en danger dans l’exercice de leurs fonctions. L’attaque d’aujourd’hui à Annapolis est bouleversante », a pour sa part réagi le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Le Capital, qui fait partie du groupe Capital Gazette, est un petit journal fondé en 1727. Il employait six reporters, deux photographes et 5 secrétaires de rédaction. Ses locaux sont protégés par une porte fermée en permanence, a expliqué à l’AFP un de ses journalistes.

Les alentours du journal, situé dans une en pleine zone commerciale derrière une banque, étaient toujours bloqués par la police vendredi matin.

Des habitants d’Annapolis sont venus offrir leur respect aux victimes pendant la nuit, en déposant des bouquets de fleurs. Le journal fait partie du quotidien des habitants de la ville qui connaissaient bien souvent personnellement ses reporters.

« La Gazette est proche de notre communauté », a expliqué à l’AFP Kelly O’Brian

Romandie.com avec(©AFP / 29 juin 2018 14h41)