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Gabon – Santé d’Ali Bongo Ondimba : la Cour d’appel se dessaisit de la demande d’expertise

septembre 3, 2019

Le président Ali Bongo Ondimba lors du conseil des ministres du mardi 26 février 2019, à Libreville. © Présidence de la République du Gabon.

 

Une Cour d’appel gabonaise a refusé lundi d’entendre des opposants qui demandaient une audience sur leur demande d’examen médical du président Ali Bongo Ondimba, dix mois après son AVC.

En respectant une demande de la Cour de cassation, qui avait demandé à la Cour d’appel de se dessaisir, la justice a « enterré à jamais » l’affaire, a regretté en sortant du palais de Justice de Libreville Jean-Paul Moumbembe, avocat des dix opposants qui avaient demandé l’examen après la séance.

Victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) fin octobre, le président Ali Bongo a passé cinq mois de convalescence à l’étranger et n’a pas pris la parole en direct et en public depuis les quelques mots prononcés à son retour à Libreville fin mars.

Ce silence avait poussé dix personnalités de l’opposition, du monde syndical et de la société civile à demander cet examen médical.

Court feuilleton judiciaire

Un tribunal de première instance avait jugé cette demande irrecevable, au motif que seule la Cour constitutionnelle saisie par le gouvernement ou les deux chambres du Parlement peuvent constater l’empêchement du président à gouverner.

Mais la présidente de la première Cour d’appel de Libreville, Paulette Akolly, avait déclenché un court feuilleton judiciaire en acceptant d’entendre l’appel des 10 requérants.

Les avocats du président gabonais avaient saisi la Cour de cassation, qui avait demandé à Mme Akolly de se dessaisir, ce qu’elle avait refusé de faire. Le ministère de la Justice l’avait alors suspendue de ses fonctions.

En son absence, les juges de la Cour d’appel ont donc renvoyé lundi le dossier devant la Cour de cassation, qui doit décider si le président gabonais peut répondre de sa santé devant la Cour.

Il s’agit d’une « reprise du cours normal de la justice », selon Tony Serge Minko Mi Ndong, avocat d’Ali Bongo Ondimba. « Soit la Cour de cassation ira dans notre sens, effectivement cela mettrait un terme à notre affaire, soit elle prend une décision contraire, et le dossier reviendra devant la Cour d’appel », a-t-il détaillé à l’AFP.

Une prudence que la partie adverse balaye: « il faut considérer que ce dossier est enterré à jamais », assène maître Moumbembe. Le collectif à l’origine de la plainte, Appel à Agir, dénonce pour sa part dans un communiqué « l’instrumentalisation de la justice ».

« Examens médicaux de routine »

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba subit des « examens médicaux de routine » à Londres où il effectue un « séjour privé », a annoncé lundi la présidence.

« À aucun moment, la santé du président ne s’est détériorée. Au contraire (…) Ali Bongo Ondimba est en phase de recouvrement de la plénitude de ses capacités physiques », lit-on dans un communiqué de la présidence de la République gabonaise qui a ainsi démenti une information de l’agence Bloomberg qui assurait lundi que le président gabonais était hospitalisé à Londres « alors que son état se détériore », citant « des sources proches du dossier ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Le Gabon suspend l’accréditation du journaliste de RFI

août 23, 2019

 

L’autorité de régulation des médias au Gabon a suspendu pour deux mois l’accréditation du journaliste de Radio France internationale (RFI) jugeant «mensonger» un article mettant, selon elle, «en cause l’intégrité physique» du président Ali Bongo Ondimba.

La Haute autorité de la communication (HAC) a signifié cette suspension jeudi soir dans une décision lue à l’antenne de la télévision nationale. En cause, un reportage publié samedi sur le site internet de la radio française sur la cérémonie de la fête de l’indépendance à Libreville, en présence du chef de l’Etat, dix mois après son accident vasculaire cérébral (AVC). «Le président de la République ne s’est à aucun moment levé comme autrefois pour saluer les troupes de l’armée» lors du défilé militaire, avait notamment écrit le journaliste gabonais de RFI sur le site de la radio, Yves-Laurent Goma.

Pour la HAC l’article utilise des «informations inexactes avec insinuation malveillant (…) mettant en cause l’intégrité physique» du président Bongo. Le président, «conformément aux directives du protocole d’Etat, s’est levé chaque fois que nécessaire», poursuit le texte de la décision. La HAC a donc suspendu deux mois l’accréditation de Yves-Laurent Goma, lui interdisant de facto d’exercer son métier de journaliste au Gabon. Outre RFI, Yves-Laurent Goma dirige également un site d’information, Gabonactu.com. «La direction de RFI déplore le retrait par la HAC de l’accréditation de son correspondant pour une durée de deux mois», lit-on vendredi sur le site internet de la radio française.

«RFI est attachée à la liberté de l’information et souhaite que son correspondant retrouve au plus vite son autorisation de travail afin qu’il continue de couvrir l’actualité gabonaise, comme il le fait sans discontinuer depuis 17 ans», poursuit le texte. La HAC a également suspendu jeudi pour trois mois l’un des principaux sites privés d’information en ligne du pays, Gabon Review. En cause, un article publié début août ayant nui «à l’image de la HAC par des insinuations malveillantes», selon elle.

Depuis le début de l’année, la HAC a multiplié les suspensions de médias pour non respect de la loi. «Les médias qui osent critiquer le président ou ses proches s’exposent à des sanctions presque systématiques», avait estimé fin juin l’organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF). Créée en 2018, la HAC est présidée par Raphaël Ntoutoume Nkoghe, ancien conseiller chargé des relations avec la presse à la présidence de la République. Pays pétrolier d’Afrique centrale, le Gabon est dirigé par Ali Bongo Ondimba, qui a succédé en 2009 à son père Omar Bongo, arrivé au pouvoir en 1967.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Gabon – Santé d’Ali Bongo Ondimba : la présidente de la cour d’appel de Libreville suspendue de ses fonctions

août 21, 2019

Le président Ali Bongo Ondimba à Abidjan, le 29 novembre 2017. © Diomande Ble Blonde/AP/SIPA

 

Le ministère de l’Intérieur et de la Justice a suspendu de ses fonctions la présidente de la cour d’appel de Libreville. Paulette Ayo Mba avait pris, le 12 août, une décision permettant à la justice de statuer sur la demande d’examen médical d’Ali Bongo Ondimba, ce que les avocats du président avaient contesté.

Le feuilleton judiciaire n’en finit plus. Lundi 19 août, la présidente de la cour d’appel de Libreville, Paulette Ayo Mba, a été suspendue de ses fonctions par le ministère de l’Intérieur et de la Justice, et ce jusqu’au 30 septembre 2019.

Selon le document, la magistrate « s’est illustrée par un refus de respecter une décision rendue le 26 juillet 2019 par le premier président de la Cour de cassation, attitude qui pourrait être assimilée à un manquement aux convenances de son état de magistrat, à l’honneur, à la délicatesse ou la dignité ».

Bataille judiciaire

Le début de l’affaire remonte à mars 2019. « Appel à agir », un collectif qui regroupe des personnalités de l’opposition et de la société civile, avait alors déposé une requête demandant un examen médical du président Ali Bongo Ondimba. Débouté en première instance début mai, le collectif avait ensuite interjeté appel. Après un renvoi le 15 juillet, la Cour d’appel lui avait donné raison le 12 août.

Mais, de leur côté, les avocats d’Ali Bongo Ondimba avaient entre temps – le 26 juillet – contesté la compétence de la Cour d’appel devant la Cour de cassation. Cette dernière juridiction n’avait pas rendu de décision sur le fond mais elle avait prononcé une mesure suspensive, demandant à la Cour d’appel de ne pas se prononcer tant que sa propre décision ne serait pas rendue.

La procédure devrait continuer

Le 12 août, ladite Cour d’appel, présidée par Paulette Ayo Mba, avait cependant fait fi de cette injonction, se déclarant compétente pour trancher le litige. Elle avait alors annoncé une audience le 26 août pour juger sur le fond la demande d’examen médical. « C’est une décision rassurante pour la justice de ce pays, cela prouve que la cour d’appel n’a pas cédé aux pressions du pouvoir », s’était félicité l’avocat Ange-Kévin Nzigou, du collectif Appel à agir.

La suspension de Paulette Ayo Mba intervient donc à cinq jours de l’audience prévue pour l’examen par la Cour d’appel de la requête du collectif citoyen. La magistrate ne pourra donc la présider. Celle-ci devrait toutefois avoir lieu ce 26 août, sous la direction d’un autre magistrat.

Suspension de la présidente de la Cour d’appel de Libreville, le 19 août 2019. © DR

Jeuneafrique.com par Mathieu Olivier

 

Gabon : l’ancien ministre Ali Akbar Onanga Y’Obegue exclu du parti au pouvoir

août 3, 2019

L’ex-ministre Ali Akbar Onanga Y’Obegue. © DR

Le Parti démocratique gabonais (PDG) a exclu de ses rangs Ali Akbar Onanga Y’Obegue pour « atteinte à l’unité du parti et acte contraire à la probité ». Une décision qui n’a pas surpris grand monde à Libreville : l’ancien ministre ne manque pas d’ennemis…

Le conseil disciplinaire du PDG a exclu Ali Akbar Onanga ce jeudi 1er août. Ex-secrétaire général du gouvernement, fidèle de la première heure du président Ali Bongo Ondimba, il est accusé d’avoir fait des « déclarations tendant non seulement à semer de façon insidieuse la confusion et la discorde dans les esprits des militantes et militants du Parti démocratique gabonais, mais aussi à remettre en cause la teneur du message du DCP [directeur de cabinet de la présidence] traduit par le camarade secrétaire général à l’ensemble des militants ».

Sur sa page Facebook, Ali Akbar Onanga, par ailleurs député de la circonscription de Léconi Lékori (Haut-Ogooué), a écrit en revenant d’une récente tournée du parti dans sa région que le secrétaire général du parti au pouvoir, Eric Dodo Bounguendza, est le « seul remplaçant du Distingué camarade » Ali Bongo Ondimba après l’Accident vasculaire cérébral (AVC) de ce dernier, fin octobre.

Lors d’une tournée fin juin dans le Haut-Ogooué du directeur de cabinet de la présidence, Brice Laccruche Alihanga, Ali Akbar Onanga Y’Obegue avait brillé par son absence. Depuis l’épisode de l’accident vasculaire cérébral présidentiel, on le disait en délicatesse avec Brice Laccruche Alihanga, le directeur de cabinet d’ABO. En outre, il n’avait pas fait mystère de ses visées sur le poste de directeur de cabinet.

Philippe Ngaipé et Nicole Assélé aussi limogés

Ali Akbar Onanga Y’Obegue avait d’ailleurs déjà perdu de sa superbe en janvier, lorsqu’il avait été limogé de son poste de ministre de l’Agriculture. Et le chemin pourrait devenir de plus en plus glissant : selon nos informations, il a été convoqué deux fois la semaine dernière à la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), un organe chargé de la lutte contre la corruption.

Jeudi, le conseil disciplinaire du PDG a également exclu le député Philippe Ngaipé, soupçonné d’avoir commandité un crime rituel à Léconi. Par ailleurs, Nicole Assélé, fille du général Jean Boniface Assélé et cousine d’Ali Bongo Ondimba, a été démise de sa nouvelle fonction de directrice de la Société gabonaise d’entreposage de produits pétroliers (SGEPP), jeudi en Conseil des ministres. Elle avait été remerciée fin juillet de son poste à la direction de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), après de nombreuses tensions au sein de la structure.

Jeuneafrique.com par Caroline Chauvet

Deux femelles gorilles d’un zoo français vont partir pour le Gabon

juin 19, 2019

 

Deux femelles gorilles des plaines de l’Ouest, nés au célèbre zoo de Beauval dans le centre de la France, vont partir pour le Gabon où elles vont être réintroduites dans la forêt équatoriale, a annoncé mercredi le zoo dans un communiqué.

Le départ de ces deux femelles gorilles, baptisées Mayombe et Kuimba, âgées de 12 et 9 ans, est prévu lundi. Elles vivront d’abord pendant plusieurs mois sur une île du parc national des plateaux Batéké, à l’est du pays. Elles devraient y être rejointes par un gorille venu d’Angleterre, avant d’être relâchées dans le parc, aux confins de la frontière du Congo.

La fondation britannique Aspinall, qui s’emploie à réadapter des animaux nés en captivité à la vie sauvage, soutient l’opération menée par l’association Beauval Nature. Cinq représentants du parc, dont un vétérinaire et leur soigneur, accompagneront les deux femelles gorilles dans leur voyage vers le Gabon, un pays recouvert à près de 80% par la forêt.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Gabon : Ali Bongo demande au premier ministre de former un nouveau gouvernement

juin 8, 2019

 

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a annoncé ce samedi soir avoir demandé à son premier ministre la formation d’un nouveau gouvernement « capable de faire preuve d’exemplarité ».

« Aussi ai-je demandé au premier ministre de former un nouveau gouvernement plus restreint, constitué de femmes et d’hommes prêts à donner la priorité à l’intérêt général et capable de faire preuve d’exemplarité, de probité, d’éthique », a déclaré Ali Bongo.

Le dirigeant s’exprimait lors d’un discours enregistré diffusé par la télévision nationale, une première depuis décembre 2018. Il se remet actuellement d’un accident vasculaire cérébral survenu en octobre 2018.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un cabinet américain de lobbying réclame 1,25 million de dollars au Gabon suite à une prestation non payée

juin 7, 2019

Ali

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba au sommet Union africaine-Union européenne le 29 novembre 2017 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. © Diomande Ble Blonde/AP/SIPA

Le cabinet d’avocats Bryan Cave Leighton Paisner (BCLP) réclame plus de 1,25 million de dollars à la République gabonaise pour des frais de lobbying non payés, dans le cadre d’un contrat signé en janvier 2016 par l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, Maixent Accrombessi.

L’affaire débute le 29 janvier 2016. À quelques mois d’une présidentielle qui s’organise dans un climat tendu, le gouvernement gabonais sollicite, par le biais de l’ancien tout-puissant directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, Maixent Accrombessi, le cabinet d’avocats américains Bryan Cave Leighton Paisner (BCLP)  afin de « resserrer les liens diplomatiques » entre le Gabon et les États-Unis.

La mission que mène le cabinet américain consiste à « fournir des conseils en matière de relations gouvernementales afin de sensibiliser les membres du Congrès et les fonctionnaires de l’administration [américaine] aux préoccupations et aux enjeux de la République gabonaise dans divers domaines ». Le total des honoraires, précise le feuille de mission, relayée par le site américain Law, « se montent 1,38 million de dollars (1,26 million d’euros) et sont payables d’avance.

Assurant, en mars 2018, ne pas avoir perçu les frais dus par le gouvernement depuis le 26 mai 2016 – soit 1,261 million de dollars de dettes – , la firme américaine se tourne vers le Conseil d’arbitrage entre avocats et clients du District de Columbia (ACAB), le 31 juillet 2018

Poursuites engagées

« En cas de litige concernant nos honoraires et autres frais, le différend sera réglé par voie d’arbitrage. L’arbitrage doit être entendu par le Conseil d’arbitrage entre avocats et clients du District de Columbia (D.C. Attorney Client Arbitration Board ou « ACAB ») », précise le contrat signé en janvier 2016 entre le cabinet BCLP et la présidence de la République gabonaise.

Après avoir accepté la demande d’arbitrage, l’ACAB a informé le cabinet et la présidence gabonaise de la sélection d’un panel pour une audience prévue le 3 avril 2019. À l’issue de cette audience, au cours de laquelle le Gabon était représenté par deux avocats, la Cour a enjoint la présidence à régler 1,25 million de dollars.

La somme n’ayant, selon le cabinet américain, pas été réglée en temps voulu, c’est-à-dire avant le 3 mai 2019, l’ACAB a informé la République gabonaise, par le biais d’un courrier daté du 29 mai et adressé au ministre des Affaires étrangères, Abdu Razzaq Guy Kambogo, que la firme BCLP avait engagé des poursuites pour aboutir à une « ordonnance de jugement » dans ce dossier.

Le gouvernement doit adresser une réponse « dans les soixante jours » suivant la citation adressée au chef de la diplomatie gabonaise. Sollicitée par Jeune Afrique, la présidence gabonaise n’a pas répondu à nos sollicitations.

Jeuneafrique.com par Par Romain Gras

Gabon: Guy-Bertrand Mapangou et Pierre Claver Maganga Moussavou limogés

mai 22, 2019

Guy Bertrand Mapangou, ministre gabonais de la Communication et porte-parole du gouvernement. © DR

 

Le vice-président gabonais, Pierre Claver Maganga Moussavou, et le ministre des Eaux, des Forêts et de l’Environnement, Guy-Bertrand Mapangou, ont été limogés mardi 21 mai.

L’affaire du kevazingo n’aura pas tardé à faire sa première victime au gouvernement : mardi 21 mai, dans la soirée, Guy-Bertrand Mapangou a été limogé du ministère des Forêts et de l’Environnement, selon un décret du chef de l’État lu par le secrétaire général de la présidence, Jean-Yves Teale.

L’ancien ministre de la Communication, mis en cause à mots couverts ces derniers jours par le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale dans une affaire de trafic de bois précieux présumé – dans lequel il nie être impliqué -, n’est pas remplacé à son poste. Le portefeuille des Forêts et de l’Environnement est désormais rattaché directement à la primature.

Plus de vice-président

Depuis plusieurs semaines, Guy-Bertrand Mapangou, un proche de Marie-Madeleine Mborantsuo et – surtout – du président Ali Bongo Ondimba, se savait sur la sellette. Certains proches du gouvernement le disaient en délicatesse avec le directeur de cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga, ce que le palais du bord de mer dément.

« C’est une décision du président de la République, qui illustre son retour aux affaires, y compris les plus sensibles », confie une source proche de la présidence. Le chef de l’État s’était engagé il y a une semaine, dans un communiqué, à prendre des sanctions contre les officiels impliqués dans l’affaire du kevazingo.

Autre grand changement annoncé ce 21 mai : Ali Bongo Ondimba a décidé de mettre fin aux fonctions du vice-président, Pierre Claver Maganga Moussavou. Ce dernier avait fait savoir, durant la convalescence du président, qu’il était disponible pour effectuer davantage de missions officielles. L’appel du pied n’a visiblement pas plu.

Le fils du désormais ex-vice-président reste quant à lui au gouvernement. Biendi Maganga Moussavou conserve en effet son poste de ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de l’Alimentation.

Jeuneafrique.com par Mathieu Olivier

Gabon : la justice rejette la demande d’expertise médicale d’Ali Bongo Ondimba

mai 5, 2019

Le président Ali Bongo Ondimba lors du conseil des ministres du mardi 26 février 2019, à Libreville. © Présidence de la République du Gabon.

 

Fin mars, un collectif d’opposants avait déposé une demande d’expertise médicale du président gabonais Ali Bongo Ondimba pour déterminer la capacité du chef de l’État à exercer ses fonctions après son AVC. Celle-ci vient d’être rejetée par la justice.

La requête « est irrecevable et il n’y a pas lieu à autoriser (les requérants) à assigner le président de la République devant nous », a jugé le tribunal de première instance de Libreville, d’après l’ordonnance transmise par l’une des dix personnalités à l’origine de la requête.

Selon ce texte daté de jeudi 2 mai, le tribunal gabonais rappelle, entre autres, que seul « le gouvernement » ou à défaut « les deux chambres du Parlement » peuvent saisir la Cour constitutionnelle en vue de constater « la vacance de la présidence de la République ou l’empêchement définitif de son titulaire ».

« Cette décision de justice renforce notre doute sur la capacité d’Ali Bongo à encore assumer ses fonctions présidentielles », a réagi Marc Ona Essangui, membre de la société civile et du collectif « Appel à agir », par ailleurs proche de l’opposition.

Ce groupe, qui rassemble dix personnalités du monde politique, syndical et de la société civile, avait déposé fin mars une demande afin qu’une expertise médicale puisse attester de la capacité du président Ali Bongo Ondimba à exercer ses fonctions, après son AVC en octobre 2018 et sa convalescence à l’étranger. 

Jeuneafrique.com avec AFP

Gabon: la CPI n’ouvrira pas d’enquête sur les violences post-électorales de 2016

septembre 22, 2018

La police gabonaise sur les dents, le 1er septembre 2016 à Libreville, suite aux violences post-électorales. © Joel Bouopda/AP/SIPA

Le gouvernement gabonais s’est réjoui samedi de la décision de la Cour pénale internationale (CPI) de ne pas ouvrir d’enquête sur les violences post-électorales de 2016 au Gabon.

« Le gouvernement gabonais se réjouit de cette décision juste et courageuse de la CPI qui confirme la version des faits donnée par le gouvernement dans sa saisine de la CPI », a indiqué le samedi 22 septembre le porte-parole du gouvernement, Guy-Bertrand Mapangou dans un communiqué transmis à l’AFP, ajoutant que le Gabon « réitère sa croyance en l’institution, au moment où elle est bousculée » par l’administration américaine.
Vendredi, la CPI a décidé de ne pas ouvrir d’enquête sur les violences post-électorales qui ont éclaté dans le pays en 2016.

La présidentielle avait donné lieu à des violences meurtrières après l’annonce de la victoire du président sortant Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 2009, un résultat contesté par son principal adversaire Jean Ping et mis en doute par des observateurs internationaux.

Fin septembre 2016, le gouvernement gabonais avait saisi la CPI pour des « faits relevant de l’incitation à commettre le crime de génocide » de la part de certains opposants.

L’opposition et la société civile avaient également saisi la Cour pour « crimes contre l’humanité », accusant les forces de l’ordre d’exactions lors de la manifestation du 31 août 2016, suivie d’un bombardement du QG de Jean Ping dans la nuit du 31 août au 1er septembre, et de plusieurs actes de répression par des milices armées en septembre.

Législatives et locales en ligne de mire

En juin 2017, la CPI avait achevé une mission préliminaire au Gabon, mandatant trois experts à Libreville afin d’examiner des plaintes déposées par le gouvernement, le camp de Jean Ping, et 15 ONG.

Par sa décision, la Cour vient aussi de « rejeter toutes ces accusations du gouvernement », note Marc Ona, porte-parole de la société civile gabonaise, joint par l’AFP.

La CPI a expliqué sa décision  de ne pas ouvrir d’enquête vendredi soir, par le fait que les « conditions juridiques » ne sont « pas remplies ».

Dans son communiqué, la CPI note que ses conclusions « ne sauraient en aucun cas masquer la gravité des actes de violence et des violations des droits de l’homme qui semblent avoir été commis au Gabon lors de la crise post-électorale ».

Les autorités gabonaises appellent par ailleurs à des élections « libres, apaisées et démocratiques » pour les législatives et les locales prévues en octobre.

Jeuneafrique.com  par AFP