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Les congolais sont fatigués de la galère et de Sassou

juin 2, 2019



Le mot galère n’a jamais aussi bien été conjugué à Brazzaville, chacun veut à tous prix vendre quelque chose pour s’en sortir, même les étudiants veulent vendre quelque chose. Les études sont relégués au second plan.

Tous les trottoirs sont encombré par les vendeurs, on y trouve tout et n’importe quoi, de la tisane anti-constipation à l’électronique bon marché en passant des racines qui vous redonne la vigueur sexuelle (une sorte de viagra du pauvre), sauf personne n’achète.

Dans les marchés les vendeurs se plaignent, les rares acheteurs redoublent de vigueurs pour marchander, les négociations deviennent interminables, chacun convoque ses dieux ou ses ancêtres pour ne pas se faire rouler dans la farine.

Assis dans un bus à l’arrêt des coasters du marché Total, les voyageurs attendent stoïques que le chauffeurs veuillent bien les ramener. Ils ont fait des kilomètres, traversé toute la ville pour acheter à vil prix au marché réservé pour les grossistes.

Le chauffeur de bus ne démarrera pas tant qu’il n’aura pas fait le plein. alors tout le monde attend. Dieu merci les grandes chaleurs sont passé, nous sommes fin mai, début juin, les températures sont clémentes.

Le gros manioc de 500 Fcfa très prisé par les congolais n’est plus d’actualité, trop onéreux. Tout le monde se rabat sur les petits manioc de 100 Fcfa qui viennent de faire leur apparition sur les étables. Les congolais qui ne mangeaient pas déjà à leur faim sont en train d’expérimenter la mal-nutrition. tout le monde à faim, la question ne se pose même plus, la misère et les problèmes se voient au simple coup d’œil. Certains ne répondent même plus au téléphone pour ne pas gérer les difficultés des autres. La technique d’aller rendre visite au cousin aux heures de repas pour en définitive profiter de sa générosité, ne fonctionne plus. Certaines familles mangent dans la rue avec femmes et enfants car préparer un repas pour toute la famille devient de plus en plus onéreux.

Et pourtant chaque congolais a une solution pour sortir le pays de la faillite généralisée qui ne se cache plus. Tout le monde boit avec indifférence les mensonges des autorités qui ne cessent de calmer le jeu en faisant espérer une sortie prochaine d’une crise fabriquée par la mauvaise gouvernance de ces mêmes autorités. Des campagnes télévisées sont même lancées à travers tout le pays pour endiguer les velléités de violence de certains. A la moindre alerte on envoie un bataillon armé d’armes de guerre pour impressionner les téméraires.

Le Congo va mal, on ne compte plus le nombre de décès ou d’enterrements par jour, les cimetières sont pleins et on en ouvre d’autres (cimetières) régulièrement. La morgue est en train de devenir la seule entreprise rentable du pays, il faudra penser à la faire cotée en bourse même s’il n’y a pas de place financière dans la pays. Les rares billets de banque échangés dans les marchés et chez les commerçants sont fatigués, noircit d’être passé de main en main, certains billets ont une odeur indéfinissable, repoussante même. Même les distributeurs de banque vous donne des billets de banque d’un autre âge.

Les agents des sociétés étrangères ayant acquis des permis d’exploitation font tout à leur guise. Comme à Kakamoeka, où il est signalé qu’une société ne s’est pas empêchée d’aller creuser dans les cimetières pour y suivre un hypothétique filon d’or. Les cambriolages dans les quartiers se multiplient, avant les cambrioleurs cherchaient une faille dans la sécurité, maintenant ils n’hésitent plus à défoncer les murs, à tabasser les gardiens pour se servir, c’est la politique du désespoir.

On ne compte plus le nombre d’entreprises ou de sociétés qui mettent la clé sous le paillasson, Même la boulangerie qui était au pied de la Tour Nabemba (endroit le plus huppé de Brazzaville) a fermé. Idem pour la boulangerie flambant neuve située à côté de l’ambassade de France. Les restaurateurs vous servent des plats qu’on aurait servi à un enfant de 8 ans, ils ont des charges incompressibles, vous répondent-ils, ne pouvant plus baissé continuellement les prix des repas, ils ont fini par allégé le contenu de l’assiette Les commerçants sont à leur énième baisse de prix, rien ne marche, chaque commerce se retrouve avec des recettes minables qui ne couvrent même pas les charges. Les détenteurs de chambres froides croulent sous le poids des contrôles à force de conserver les aliments périmés. Même la bière est devenue hors délai de consommation.

Le Congo va mal, ce drôles de pays est en train de mourir comme une personne en phase terminale dont le respirateur poussif n’inspire plus confiance. Deux ans déjà qu’on négocie avec le FMI sans résultat probant. Le pays aurait même un PND sur cinq ans qu’on a pas encore mis en route depuis deux ans faute de financement. Peut on être fatigué de vivre ? Au Congo la réponse est oui.

Sacer-infos.com par Pascal Nguie

Écrire sur DSK: La galère des éditeurs

juillet 1, 2011

Après le dernier rebondissement, il devient ardu de mettre un point final à un livre sur l’affaire DSK. Comment les éditeurs s’adaptent-ils?

Parutions reportées, mises à jour, l’affaire DSK n’en finit pas de bousculer auteurs et éditeurs. Après le formidable rebondissement de jeudi 30 juin, qui a vu les procureurs chargés d’établir l’accusation soulever eux même des doutes sur le crédibilité de la plaignante Nafissatou Diallo, les auteurs des livres qui devaient paraître dans les mois qui viennent n’ont plus qu’à retourner à leur clavier. LEXPRESS.fr a fait le point avec les éditeurs.

Le directeur des éditions du Moment, Yves Derai, estime que la deuxième version du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn, de Michel Taubmann, qui paraissait hier, est bien à jour. « Nous sommes dans la tendance. Notre postface est tout à fait ouverte. Et nous avons toujours cru en l’innocence de DSK. » Donc pas de troisième version du livre à prévoir, alors que cette seconde parution mise à jour, à deux mois d’intervalle, est déjà une curiosité éditoriale.

La chute, les secrets du cas DSK (Robert Laffont), de David Revault D’Allonnes et Fabrice Rousselot. Date de parution: 25 août. Devrait paraître à la date prévue, « mais s’il y a d’autres rebondissements il se pourrait que non ». Il y aura de toutes façons des mises à jour.

Un inconnu nommé DSK (Grasset), de Claude Askolovitch. Date de parution juin 2011. Reporté sine die.

Docteur Strauss et Mister Kahn, de Philippe Martinat (Max Milo). Parution suspendue depuis le début de l’affaire, malgré cet excellent titre prémonitoire. Mais le projet est toujours en cours: « Il faut attendre que les choses se posent ».

Madame DSK (First Editions), de Catherine Rambert et Renaud Revel. Date de parution: 13 juillet. Date confirmée. « C’est un portrait des relations entre Anne Sinclair et DSK ». Pas de mise à jour prévue. Au fond, l’amour, il n’y a que ça de vrai.

L’Express.fr par Laurent Martinet et Emmanuelle Alfee