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France: Le rappeur Heuss l’Enfoiré en garde à vue pour violences conjugales

janvier 3, 2022

La compagne du musicien a appelé Police Secours le 1er janvier et a affirmé avoir reçu des coups et des gifles lors d’une dispute à leur domicile.

Photo d'illustration
Photo d’illustration© Richard Villalon / MAXPPP / BELPRESS/MAXPPP

Rendu célèbre en 2017 grâce au hit « Moulaga » chanté avec le Marseillais Jul, Heuss l’Enfoiré alias Karim Djeriou, 29 ans, a été placé en garde à vue le 1er janvier en fin d’après-midi. C’est un appel de sa compagne à Police Secours qui l’a conduit dans cette situation. La jeune femme de 26 ans qui vit avec le rappeur dans le 17e arrondissement s’est plainte aux policiers de coups et de gifles portés, selon elle, par l’artiste. Selon la police, elle reproche à son compagnon d’avoir diffusé une photo de ses fesses sur les réseaux sociaux sans son consentement.

Lors de la dispute, elle aurait été giflée puis elle s’est défendue. Selon les constatations médico-judiciaires établies lors de la garde à vue de Heuss l’Enfoiré, le médecin a validé deux jours d’incapacité totale de travail (ITT) pour le chanteur. Selon ses déclarations, c’est à l’aide de charbon à chicha que sa compagne l’a blessé au visage.

Sa compagne se défend

Si c’est bien la jeune femme qui a sollicité les forces de l’ordre, elle n’avait pas encore confirmé ses déclarations dans une plainte aux premières heures de la garde à vue du mis en cause, malgré les appels réitérés du commissariat du 17e arrondissement saisi par le parquet de Paris. De même qu’elle n’avait pas été non plus examinée par un médecin des UMJ pour faire constater les séquelles de coups donnés par son compagnon.

Contacté par Le Point, Me Steeve Ruben, l’avocat du rappeur, n’a pas souhaité commenter l’affaire à cette étape de l’enquête. Il devrait s’exprimer à l’issue de la garde à vue – imminente – de son client.

Avec Le Point par Aziz Zemouri

France: Kheira Hamraoui, footballeuse du PSG, a été agressée, son équipière Aminata Diallo en garde à vue

novembre 10, 2021

« Le Paris-Saint-Germain prend acte de la mise en garde à vue ce matin d’Aminata Diallo » dans le cadre de la procédure ouverte à la suite d’une agression, jeudi soir, à l’encontre de joueuses du club.

La milieu de terrain du PSG Kheira Hamraoui, après un but en équipe de France, en avril 2016.
La milieu de terrain du PSG Kheira Hamraoui, après un but en équipe de France, en avril 2016. FRANCOIS LO PRESTI / AFP

L’internationale française du Paris-Saint-Germain Kheira Hamraoui a été violemment agressée la semaine dernière, a appris l’Agence France-Presse d’une source proche du dossier. Son équipière en club et en sélection Aminata Diallo, présente au moment des faits, a été placée en garde à vue mercredi 10 novembre, a confirmé de son côté le club.

« Le Paris-Saint-Germain prend acte de la mise en garde à vue ce matin d’Aminata Diallo par le SRPJ [service régional de police judiciaire] de Versailles dans le cadre de la procédure ouverte » à la suite d’une agression, jeudi soir, à l’encontre de joueuses du club, précise-t-il dans un communiqué, confirmant des informations révélées par le quotidien sportif L’EquipeSa garde à vue a été prolongée de vingt-quatre heures mercredi, en fin d’après-midi, a annoncé la procureure de Versailles, Maryvonne Caillibotte.

Aminata Diallo était titulaire, mardi soir, en Ligue des champions contre le Real Madrid, au poste habituellement occupé par Kheira Hamraoui, qui était absente pour « raisons personnelles » selon le club. Aminata Diallo a été interpellée mercredi matin à Marly-le-Roi, près de Paris, et placée en garde à vue par la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Versailles.

Présentes dans le même véhicule

A Lyon, un homme « qui pourrait avoir un lien avec l’agression », mais sans lien de parenté avec Diallo, a également été placé en garde à vue par la police judiciaire, a ajouté Mme Caillibotte. L’enquête, déclenchée par la plainte de Hamraoui déposée vendredi matin, a été ouverte pour violences volontaires avec une interruption totale de travail (ITT) de moins de huit jours, en réunion, avec arme (la barre de fer) et avec préméditation. Aminata Diallo, qui s’est exprimée lors de sa garde à vue, n’a pas fait appel à un avocat, a ajouté la procureure.

Les deux joueuses, de retour d’un dîner organisé par le club jeudi soir, étaient présentes dans le même véhicule au moment où des inconnus ont agressé Kheira Hamraoui, la frappant au niveau des jambes avec une barre de fer. Diallo aurait été retenue par les agresseurs, mais pas victime de violences physiques, a précisé à l’AFP une source au sein du club.

Revenue cet été au PSG, après un premier passage dans la capitale (2012-2016), Kheira Hamraoui s’est imposée comme titulaire à 31 ans chez les championnes de France en titre, après avoir remporté la Ligue des champions féminine avec le FC Barcelone en mai. Rappelée en équipe de France en octobre, après deux ans et demi d’absence, l’ancienne joueuse du Barça a été contrainte de renoncer sur blessure. La sélectionneuse Corinne Diacre avait alors rappelé en renfort Aminata Diallo, 26 ans, sans la faire jouer.

La piste d’une rivalité interne au PSG, avancée par une source auprès de L’Equipe, a ravivé le souvenir de l’affaire Harding-Kerrigan qui avait secoué le monde du patinage artistique avant les Jeux olympiques d’hiver de 1994. La patineuse américaine Nancy Kerrigan, médaillée d’argent lors de ces JO, avait été agressée quelques semaines plus tôt à la barre de fer, au niveau d’une jambe, lors d’un guet-apens orchestré par l’entourage de Tonya Harding, une de ses rivales sur la glace.

Par Le Monde avec AFP

Le chanteur Jean-Luc Lahaye, soupçonné de viols sur mineur, en garde à vue

novembre 3, 2021
Le chanteur Jean-Luc Lahaye, soupconne de viols sur mineur, en garde a vue
Le chanteur Jean-Luc Lahaye, soupçonné de viols sur mineur, en garde à vue© AFP/Archives/DOMINIQUE FAGET

Le chanteur Jean-Luc Lahaye a été placé en garde à vue mercredi pour viol et agression sexuelle sur mineurs de plus de 15 ans et de corruption de mineurs, a indiqué à l’AFP le parquet de Paris, confirmant une information du Parisien.

Condamné en 2015 à un an de prison avec sursis pour corruption de mineure de 15 ans, Jean-Luc Lahaye est également soupçonné de détention d’image à caractère pédopornographique, selon la même source. Sa fille est également en garde à vue des chefs de subornation de témoins et complicité de viol sur mineur de plus de 15 ans, a précisé le parquet.

Deux autres femmes sont entendues pour « non-dénonciation de crime et complicité de viol sur mineur de plus de 15 ans », a-t-il ajouté. Selon le Parisien et une source proche du dossier consultée par l’AFP, il s’agit des mères des deux victimes, qui les auraient encouragées à avoir des relations avec le chanteur et qui leur auraient demandé ensuite de taire les faits.

L’interprète de « Papa chanteur », âgé de 68 ans, a été interpellé mercredi matin, selon cette source proche du dossier.

Les investigations ont été confiées à l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), a indiqué une source policière.

D’après le Parisien et la source proche du dossier, Jean-Luc Lahaye est soupçonné d’avoir eu des relations sexuelles avec deux adolescentes âgées de 16 et 17 ans, en 2013 et 2014. Il leur aurait aussi « demandé, par internet et caméras interposées, de se dévêtir et de prendre des poses sexuelles », selon le journal.

Les deux jeunes filles avaient porté plainte puis s’étaient rétractées, avant de déposer à nouveau une plainte début 2021, entraînant l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris, précise Le Parisien.

Parmi les deux plaignantes, indique le journal, figure l’adolescente, âgée alors de 14 ans, à laquelle il avait demandé il y a quelques années de s’adonner à des jeux sexuels par webcam interposée. Il avait été condamné pour ces faits à un an d’emprisonnement avec sursis le 18 mai 2015 pour corruption de mineure.

L’ex-vedette des années 80 avait également été condamné en 2007 à 10.000 euros d’amende pour des relations sexuelles avec une mineure de 15 ans.

En 2017, une scène du film « Stars 80, la suite », de Thomas Langmann, dans laquelle le chanteur déclarait que ses « copines » étaient « au lycée » avait été supprimée au montage.

L’association la Voix de l’enfant s’était indignée et avait demandé le retrait de ce passage, « révélant à nouveau l’attirance » du chanteur « pour des lycéennes et faisant référence à sa condamnation ».

Par Le Point avec AFP

France: Yohann Malory, parolier de Johnny Hallyday, en garde à vue pour agressions sexuelles

mars 10, 2021

Yohann Malory, parolier de Johnny Hallyday, Matt Pokora et Moissec notamment, a été placé en garde à vue mercredi à Paris, dans le cadre d’une enquête le visant pour agressions sexuelles, a-t-on appris de source proche du dossier. L’auteur, compositeur, parolier, âgé de 36 ans, a été placé en garde à vue à la 1ère DPJ (police judiciaire), a-t-on ajouté de même source, confirmant une information du Point.

Le parquet de Paris a ouvert le 19 octobre dernier une enquête à la suite du dépôt de plusieurs plaintes mettant en cause Yohann Malory pour des infractions de nature sexuelles. Selon le Point et le Parisien, c’est une artiste de 24 ans, Lola Le Lann, qui a fait éclater l’affaire en annonçant le 6 octobre qu’elle avait décidé d’annuler la sortie de son premier album. Elle avait expliqué alors avoir reçu plusieurs témoignages accusant Yohann Malory, un des auteurs des chansons de son album, d’agressions.

L’avocat du parolier, Me Antoine Vey, avait alors fait valoir que son client était « victime de publications calomnieuses et très évolutives sur les réseaux sociaux ». Le 8 janvier dernier, Yohann Malory a adressé au parquet de Paris une plainte pour dénonciation calomnieuse.

Par Le Figaro avec AFP

France: Un homme en garde à vue a reconnu avoir tiré sur le prêtre orthodoxe de Lyon

novembre 7, 2020

Cet homme de 40 ans, de nationalité géorgienne, est «le mari d’une femme qui entretenait une liaison avec la victime».

Selon nos informations, l’auteur présumé de l’attaque contre le prêtre orthodoxe de Lyon survenue samedi 31 octobre a été interpellé vendredi 6 novembre au matin en compagnie de sa femme.

Georgi P. et sa conjointe sont actuellement en garde à vue à Lyon. Le Géorgien de 40 ans a reconnu les faits. Il devrait être prochainement présenté à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen.

Selon une source proche du dossier, la compagne de Georgi P. était la maîtresse du prêtre attaqué. Il s’agit donc d’une affaire de droit commun et non d’une attaque terroriste, comme le contexte sécuritaire pouvait le laisser craindre. Cet homme «s’avère être le mari d’une femme qui entretenait une liaison avec la victime», a précisé dans un communiqué le procureur de la République Nicolas Jacquet. L’enquête menée par la police judiciaire.

État de santé mauvais

Le prêtre orthodoxe est «sorti du coma», a rapporté mercredi un responsable religieux de la communauté héllénique, précisant toutefois que le quinquagénaire n’est pas encore sorti d’affaire. Selon le prêtre de la paroisse Saint-Georges de Grenoble, Nikolaos Kakavelakis, 52 ans, «souffre beaucoup psychologiquement» et doit être à nouveau opéré prochainement pour «éviter l’infection». «Son état de santé est toujours mauvais. Ses proches n’ont pas encore pu le voir», a-t-il affirmé. Son audition par les enquêteurs a toutefois conduit à l’arrestation de son agresseur présumé, vendredi à son domicile lyonnais.

Kakavelakis, prêtre de l’église orthodoxe grecque du 7e arrondissement de Lyon arrivé «entre la fin 2009 et le début d’année 2010», avait déposé sa démission il y a un mois pour «raisons familiales» et s’était mis en quête «d’une autre mission à l’étranger». Samedi 31 octobre, il a été visé par un tir de fusil à canon scié à bout touchant, alors qu’il fermait la porte de l’église en tenue de civil, et a été gravement touché au thorax et à l’abdomen. Le suspect avait pris la fuite.

Cette agression, survenue deux jours après l’attentat dans la basilique de Nice, avait suscité un grand émoi mais l’absence de revendication et la personnalité de la victime avait conduit le parquet national antiterroriste à ne pas se saisir des faits.

Le suspect sera déféré dimanche au parquet dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire, selon le magistrat, pour qui «la piste terroriste est définitivement écartée». L’arme utilisée le jour des faits aurait été jetée dans la Saône.

Avec Jeune Afrique par Aude Bariéty

France/Attaque à Nice : un homme en garde à vue pour la diffusion de la photo d’une des victimes

octobre 30, 2020

ll est soupçonné d’avoir posté sur un forum du site internet Jeuxvideo.com une photo du corps de l’une des victimes âgée 60 ans.

Un homme a été placé en garde à vue vendredi 30 octobre pour avoir mis en ligne la photo d’une des trois victimes de l’attaque mortelle dans la basilique de Nice, a indiqué le parquet de Paris, qui a ouvert une enquête. Il est soupçonné d’être à l’origine de la publication de la photo sur un forum du site internet Jeuxvideo.com, selon une source proche du dossier.

Le suspect est interrogé depuis vendredi en fin d’après-midi dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), a précisé le parquet, sans donner de détails sur son profil. Une enquête a été ouverte pour «diffusion de message à caractère violent», a ajouté le parquet.

La photo de la femme âgée de 60 ans, qui a subi un profond égorgement, proche de la décapitation, a été diffusée sur les réseaux sociaux et sur plusieurs sites internet. La plateforme Pharos, chargée de détecter les contenus en ligne illicites, a signalé plusieurs diffusions de ce cliché macabre.

Outre cette femme, l’assaillant a aussi égorgé le sacristain de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice, Vincent Loquès, père de deux filles, qui aurait eu 55 ans vendredi. La troisième victime, une Brésilienne mère de trois enfants, Simone Barreto Silva, 44 ans, touchée à plusieurs reprises, est décédée dans un restaurant où elle s’était réfugiée.

L’auteur des faits, un Tunisien de 21 ans, Brahim Issaoui, a été stoppé par les policiers qui lui ont tiré dessus à plusieurs reprises. Blessé grièvement, il était toujours hospitalisé vendredi avec un pronostic vital engagé.

Par Le Figaro avec AFP

France/Incendie de la cathédrale de Nantes: un homme a été placé en garde à vue

juillet 19, 2020

 

Un ressortissant rwandais de 39 ans a été interpellé le jour de l’incendie. Selon le procureur, rien ne permet pour l’instant de «l’impliquer dans la commission des faits».

Un homme de 39 ans originaire du Rwanda a été arrêté dans le cadre des investigations pour «incendie volontaire» de la cathédrale de Nantes. Interpellé samedi 18 juillet dans la journée, il a été placé en garde à vue.

Les raisons de son arrestation sont pour le moment inconnues. Selon les informations du Figaro, il s’agit d’un réfugié rwandais travaillant pour le diocèse. Il aurait fait part de sa colère concernant son visa expiré.

Selon le parquet, l’homme a été placé en garde à vue du fait d’incohérences découvertes dans son emploi du temps. Le suspect était chargé de fermer la cathédrale la veille de l’incendie. Les enquêteurs souhaitent donc entendre cet homme «sur les conditions de fermeture de la cathédrale».

«À ce stade, il s’agit de vérifications, rien ne permet de l’impliquer dans la commission de l’incendie», a assuré le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. «Il faut rester prudent quant à l’interprétation de cette garde à vue, c’est une procédure normale», a souligné le magistrat.

Interrogé sur les premiers éléments de l’enquête, le procureur a confirmé l’arrivée samedi après-midi des experts incendie du laboratoire de police scientifique et technique.

Par Le Figaro

 

France/ Agression mortelle en Savoie: un homme et une femme en garde à vue

décembre 30, 2019

Un homme et une femme suspectés d’être liés à la mort dimanche après-midi en Savoie d’un quadragénaire, victime d’une agression à l’arme blanche en pleine rue, sont actuellement en garde à vue à la gendarmerie d’Albertville, a appris l’AFP lundi de sources concordantes.

Les deux suspects ont été interpellés par les gendarmes dimanche vers 16h00, selon ces mêmes sources, une heure après le signalement d’une agression au couteau sur la voie publique qui a coûté la vie à un homme âgé d’une quarantaine d’années. Tous deux ont été arrêtés à une station service alors qu’ils faisaient le plein de leur voiture, qui avait été rapidement signalée aux gendarmes dépêchés sur les lieux du drame par des témoins de l’agression.

Cette dernière est survenue dimanche vers 15h00 à Aime-La-Plagne, une commune située dans la vallée de la Tarentaise, à une vingtaine de kilomètres de la station de ski de La Plagne. La victime se trouvait en arrêt cardio-respiratoire à l’arrivée des secours. Malgré l’intervention rapide d’un pompier qui se trouvait non loin du lieu de l’agression, elle a rapidement perdu connaissance et n’a pu être ranimée. Aucune autre information sur l’identité de la victime et des deux gardés à vue n’avait filtré en l’état des investigations. Contacté lundi par l’AFP, le parquet de Chambéry, qui a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances du drame, s’est refusé à tout commentaire.

Par Le Figaro avec AFP

RDC : l’ex-ministre de la Santé Oly Ilunga placé en garde à vue

septembre 14, 2019

L’ancien ministre de la Santé à Béni (RDC), le 20 décembre 2018. © Al-aHadji Kudra Maliro/AP/SIPA

 

Le Dr Oly Ilunga Kalenga, ancien ministre de la Santé, a été placé en garde à vue ce samedi. Visé par une enquête judiciaire concernant l’utilisation de fonds publics dans la lutte contre Ebola, il est soupçonné d’avoir voulu prendre la fuite malgré une interdiction de sortie du territoire.

Le Dr Oly Ilunga Kalenga avait été entendu le 27 août dans le cadre d’une enquête préliminaire portant sur l’allocation, présumée frauduleuse, de fonds publics destinés à la riposte contre la maladie à virus Ebola. Quelques jours plus tard, il avait fait l’objet d’une interdiction de sortie du territoire.

D’après la police judiciaire congolaise, cet ex-ministre de la Santé sera déféré lundi 16 septembre devant le Parquet général près la cour de cassation.

Échapper à la justice ?

Dans un communiqué, la police affirme que Oly Ilunga entendait quitter le pays clandestinement en vue d’échapper à la justice. Contactés par Jeune Afrique, ses avocats n’ont pas souhaité réagir.

Oly Ilunga avait démissionné en juillet de son poste de ministre de la Santé. Il s’était notamment opposé à l’emploi d’un deuxième vaccin dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola « par des acteurs qui ont fait preuve d’un manque d’éthique manifeste », avait-il écrit dans sa lettre de démission.

Il n’avait pas non plus apprécié le fait que Félix Tshisekedi ait décidé de confier la conduite de la riposte contre l’épidémie à un secrétariat technique dirigé par le Dr Jean-Jacques Muyembe.

 « Cacophonie préjudiciable »

« Tirant les conséquences de votre décision (…) et anticipant la cacophonie préjudiciable à la riposte qui découlera inévitablement de cette décision, je viens par la présente vous présenter ma démission de mes fonctions de ministre de la Santé », avait annoncé Ilunga, ajoutant qu’« il ne peut y avoir plusieurs centres de décision, au risque de créer des confusions et une cacophonie préjudiciable ».

Durant de nombreuses années, Oly Ilunga Kalenga a travaillé comme médecin à Bruxelles. Il est notamment l’un des médecins traitants d’Étienne Tshisekedi, décédé en février 2017.

Nommé ministre de la Santé dans le gouvernement de Samy Badibanga, en décembre 2016, il avait conservé son poste lors du remaniement de mai 2017.

Jeuneafrique.com par Stanis Bujakera Tshiamala – à Kinshasa

Homme battu à mort par des adolescents en France: trois personnes en garde à vue

mai 21, 2018

Pau – Trois personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur la mort d’un trentenaire de nationalité française né au Burkina Faso vendredi soir en pleine rue à Pau (sud-ouest de la France), a-t-on appris auprès de la procureure de la République de la ville.

Les interpellations ont eu lieu « tôt ce matin », a indiqué à l’AFP la procureure, Cécile Gensac, qui n’a pas précisé l’âge des personnes placées en garde à vue.

L’homme, âgé de 32 ans, avait été battu à mort par un groupe d’adolescents dans le quartier Saragosse, un quartier populaire de Pau.

L’agression s’était produite en pleine rue aux alentours de 19H00 locales dans un parc du quartier où des familles s’étaient rassemblées pour pique-niquer.

Plusieurs témoins, qui avaient alerté les secours, ont été entendus par la police. Selon eux, la victime aurait été rouée de coups par une douzaine de mineurs. Les secours arrivés sur place rapidement n’avaient pas pu la réanimer.

Selon Cécile Gensac, « la victime n’était pas inconnue des services de police en région parisienne », mais « n’avait pas fait parler d’elle depuis début 2018 », époque de son arrivée à Pau. Selon le quotidien Sud Ouest, l’homme avait déjà été condamné pour « vol aggravé » et « trafic de stupéfiants » entre 2010 et 2015.

« Aucun lien n’est en l’état établi entre son passé et les faits survenus vendredi soir à Pau », a toutefois précisé la procureure.

Une enquête de flagrance a été ouverte. L’autopsie du corps de la victime aura lieu à l’institut médico-légal de Toulouse (sud-ouest).

Romandie.com avec(©AFP / 21 mai 2018 09h47)