Posts Tagged ‘Garde rapprochée’

Burundi: la garde rapprochée de Pierre Nkurunziza

mai 9, 2018
 

Pierre Nkurunziza le 14 mars 2013 à l’Hôtel Meurice à Paris © Bruno Levy pour JA

Président du Burundi depuis 2005. Réélu en 2010, puis en 2015 pour un troisième mandat contesté. Le référendum constitutionnel du 17 mai pourrait lui permettre de rester en poste jusqu’en 2034.

• Alain-Guillaume Bunyoni 

Alain-G-Bunyoni, ministre de la Sécurité Publique depuis le 24 août 2015 © Présidence de la République du Burundi

Ministre de la Sécurité. Ex-chef militaire au sein de la rébellion du CNDD­-FDD et premier directeur de la police créée après la guerre civile de 1993-2003. Considéré, depuis l’assassinat du chef des renseignements Adolphe Nshimirimana, comme le numéro deux du régime.

• Willy Nyamitwe 

Conseiller à la présidence chargé de la communication depuis 2011. Directeur de Rema FM, il défend la politique de Bujumbura dans les médias et sur les réseaux sociaux. Il a participé à la rébellion née après l’assassinat du président hutu Melchior Ndadaye en 1993.

• Evariste Ndayishimiye  

Evariste Ndayishimiye , patron du CNDD-FDD © Evrard Ngendakumana/XINHUA-REA

Actuel patron du CNDD-FDD. Camarade de lutte de Pierre Nkurunziza au sein de l’ex-rébellion hutue. Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique entre 2006 et 2007, il a été propulsé chef de cabinet avant de prendre la tête du parti au pouvoir en 2016.

• Prime Niyongabo

Chef d’état-major de l’armée. Considéré comme un pilier de l’appareil sécuritaire de Bujumbura, ce général a joué un rôle crucial dans l’échec du putsch de mai 2015. Membre de l’ancienne rébellion hutue aux côtés de Pierre Nkurunzi.

• Ézéchiel Nibigira 

Ministre des Affaires étrangères depuis le mois d’avril. Ancien ambassadeur du Burundi au Kenya et ex-chef des Imbonerakure, la ligue des jeunes du CNDD-FDD, que l’ONU considère comme une milice. Il a remplacé Alain-Aimé Nyamitwe, frère de Willy, à la tête de la diplomatie.

 

Jeuneafrique.com

Centrafrique: la garde rapprochée russe du président Touadéra

avril 16, 2018

 

Faustin Archange Touadéra, président centrafricain, ici en janvier 2012. © Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique

Une quarantaine d’éléments des forces spéciales russes ont été affectés à la garde rapprochée du président Faustin-Archange Touadéra. Ils font partie des militaires russes déployés en Centrafrique pour une « mission de formation et de sécurisation » dans le cadre d’une livraison d’armes en janvier 2018.

Depuis la mi-mars, des militaires russes assurent la protection rapprochée du président Centrafricain. Il s’agit d’une section de forces spéciales russes assurant la « première ceinture » de la garde rapprochée de Faustin-Archange Touadera. « Nous avons jugé nécessaire de renforcer la sécurité autour du président et les Russes, avec qui nous entamons une coopération militaire, sont les mieux placés », précise une source proche du président.

L’information est confirmée par le directeur de cabinet du président centrafricain, Firmin Ngrebada qui ajoute que « ce dispositif vise à renforcer la capacité des forces armées centrafricaines à protéger le président ». Considéré par plusieurs diplomates en poste à Bangui comme « la main qui a finalisé l’arrivée des Russes dans le pays », Firmin Ngrabada assure à Jeune Afrique que « les décisions viennent du président ».

Les Russes devant la Minusca

Les soldats russes ont fait leur première apparition officielle aux côtés du président centrafricain le 30 mars, lors de la célébration des deux années de son quinquennat organisée dans le grand stade de football de Bangui. Depuis la transition avec Catherine Samba-Panza, la sécurité présidentielle était confiée aux Casques bleus rwandais déployés dans le cadre de la Minusca. Désormais, lors des déplacements présidentiels, ce sont les éléments des forces spéciales russes qui ouvrent la voie, devant les Rwandais et les forces centrafricaines.

« Ils travaillent à tous les niveaux et ils sont là pour observer et former la garde présidentielle centrafricaine dans cette tâche », a déclaré à Jeune Afrique Albert Yaloké-Mokpem, porte-parole de la présidence, qui insiste sur le fait que ce dispositif « fait partie du package de la formation à l’endroit des forces centrafricaines ».

Mi-décembre, après de longues négociations avec le Conseil de sécurité de l’ONU, la Russie avait été autorisée à livrer un stock d’armement à la Centrafrique. Les autorités russes avaient alors obtenu une exemption à l’embargo sur les armes imposé au pays depuis le début de la crise, en 2013. La première cargaison a été livrée fin janvier.

Craintes de coup d’État

En faisant appel à la Russie pour assurer sa sécurité, Touadéra serait en outre « conscient des choses qui se manigancent contre lui depuis l’accord militaire avec la Russie », commente un autre conseiller du président, qui pense que « des occidentaux sont capables d’organiser la chute de Touadéra ».

Dans la nuit du 8 au 9 avril, l’attaque qui a visé le camp Fidel – une base des Casques bleus située à quelques mètres de la résidence présidentielle – a renforcé les craintes de coup d’État, largement relayées sur les réseaux sociaux.

Signe de la nervosité qui s’est emparée alors de Bangui, au lendemain de l’attaque, plusieurs riverains ont assuré à Jeune Afrique avoir vu une colonne de véhicules remplis d’éléments de la garde présidentielle patrouiller dans les environs du palais et de la résidence de Touadéra. Selon nos sources à la présidence, d’autres éléments des forces spéciales russes sont attendus dans les prochains jours en vue de renforcer la sécurité autour du président.

Jeuneafrique.com par

Côte d’Ivoire : 14 membres de la garde rapprochée de Gbagbo acquittés

mars 18, 2015

Les 14 membres de la garde rapprochée de Laurent Gbagbo étaient arrêtés le 11 avril 2011.
Les 14 membres de la garde rapprochée de Laurent Gbagbo étaient arrêtés le 11 avril 2011. © AFP

La Cour militaire d’Abidjan a acquitté mardi quatorze membres de la garde rapprochée de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, poursuivis pour leur implication présumée dans la crise postélectorale de 2010-2011.

« Qu’il plaise à la Cour de les déclarer non coupables pour délit non constitué. » C’est le procureur militaire Alexis Gabo qui a lui-même, dans son réquisitoire, plaidé mardi 17 mars pour l’acquittement de 14 membres de la garde rapprochée de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, les qualifiant d' »exécutants ».

La Cour militaire d’Abidjan a abondé dans le même sens. « Les accusés, acquittés purement et simplement pour délit non constitué, seront immédiatement mis en liberté », a déclaré Anna Désirée Ettia, la présidente de la juridiction.

Ces militaires, arrêtés le 11 avril 2011 au même moment que Laurent et Simone Gbagbo par des éléments favorables à Alassane Ouattara dans la résidence présidentielle, étaient notamment poursuivis pour violation des consignes lors de la crise post-électorale de 2010 et 2011.

Après quatre ans d’emprisonnement

Le procureur avait néanmoins réclamé dix mois avec sursis pour le lieutenant-colonel René Daleba, ex-médecin militaire de Laurent Gbagbo, estimant qu’il n’avait pas déféré à l’appel lancé à l’armée par Alassane Ouattara, alors fraîchement élu président, de se rallier à lui.

Pourtant, « la sanction maximale pour des violations des consignes est de deux ans d’emprisonnement, alors que ces accusés ont passé quatre années de prison », a déploré de son côté Me Martial Gahoua, avocat de la défense.

Outre le lieutenant-colonel Daleba, le commandant Norbert Kouassi Dua, ancien aide de camp de Laurent Gbagbo et 12 autres militaires acquittés constituaient le premier cercle ou la dernière ceinture dans le dispositif sécuritaire de l’ex- président.

Jeuneafrique.com avec AFP