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Le cerveau présumé de l’attaque islamiste de l’université de Garissa (Kenya) tué en Somalie

juin 1, 2016

Mogadiscio – Le cerveau présumé de l’attaque menée en avril 2015 par les islamistes shebab contre l’université de Garissa (Kenya), qui avait fait 148 morts, dont 142 étudiants, a été tué dans le sud-ouest de la Somalie, a affirmé mercredi le ministre de la Sécurité de l’Etat somalien du Jubaland.

Seize hommes armés, dont quatre hauts commandants parmi lesquels Mohamed Mohamud Ali (…) ont été tués par des commandos somaliens et les forces spéciales du Jubaland dans la nuit de mardi à mercredi, a déclaré le ministre, Abdirashid Janan, lors d’une conférence de presse dans la ville côtière de Kismayo.

Des responsables locaux ont paradé dans les rues de Kismayo mercredi avec les quatre corps des commandants shebab présumés.

Le Kenya avait annoncé en juillet 2015 la mort de Mohamed Mohamud, alias Kuno, dans une attaque de drone américain en Somalie, mais Nairobi s’était ensuite rétracté.

Les autorités kényanes considèrent Mohamed Mohamud comme le principal organisateur du massacre de l’université de Garissa le 2 avril dans le nord-est du Kenya. En 2015, le Kenya avait promis une récompense d’environ 200.000 euros pour la capture de cet ancien professeur kényan d’une école coranique de Garissa.

Le porte-parole de l’armée kényane, David Obonyo, a assuré à l’AFP ne pas pouvoir confirmer la mort de Mohamed Mohamud car, a-t-il assuré, les faits se sont produits dans une zone qui n’est pas sous notre contrôle, mais placée sous la responsabilité des troupes éthiopiennes déployées dans le cadre de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Nous devrions en savoir plus demain (jeudi), a-t-il ajouté.

Le Pentagone a par ailleurs annoncé mercredi la mort probable, dans une frappe aérienne menée vendredi, de Abdulallahi Haji Da’ud, un chef shebab ayant coordonné des attaques en Somalie, au Kenya et en Ouganda.

Les shebab sont des extrémistes islamistes liés à Al-Qaïda. Ils ont revendiqué mercredi une attaque à la voiture piégée contre l’hôtel Ambassador à Mogadiscio, qui a fait un nombre indéterminé de victimes. Des combats à l’arme à feu ont suivi l’explosion, selon une source sécuritaire.

Les shebab ont promis l’effondrement du gouvernement central soutenu par la communauté internationale et se livrent régulièrement à des attaques meurtrières en Somalie et dans les pays voisins.

Romandie.com avec(©AFP / 01 juin 2016 20h35)

Kenya : la police kényane soupçonnée de brutalité envers des Somaliens à Garissa

juin 3, 2015

L'une des photos publiées sur Facebook qui ont mené à l'ouverture d'une enqûete.
L’une des photos publiées sur Facebook qui ont mené à l’ouverture d’une enquête. © DR

La police kényane a ouvert une enquête après la diffusion de photos montrant des policiers qui fouettent un groupe de jeunes Somaliens au bord de la route près de Garissa.

Sur cette photo, un officier semble fouetter un groupe de dix jeunes hommes couchés face contre terre. Cette scène de brutalité policière, partagée sur Facebook, aurait été photographiée dans le comté de Garissa, dans le nord-est du pays. Cette région est le théâtre de nombreux affrontements entre policiers et islamistes Shebab, surtout depuis l’attaque de l’Université de Garissa qui a fait près de 150 morts le 2 avril dernier.

Une enquête est ouverte

Une enquête a été ouverte pour déterminer l’authenticité des photos. Selon Daily Nation, elles auraient été diffusées sous le nom de Michael Orita, officier de police à Garissa, avant d’être retirées en raison du tollé provoqué sur les réseaux sociaux. Sur sa page Facebook, il est écrit : « Ces jeunes Somaliens sont venus à Garissa pour une raison mais ils ne savent pas que nous sommes plus intelligents qu’eux. Nous ne devons pas lésiner sur les questions de sécurité. » L’enquête doit aussi déterminer si le policier est bel et bien responsable de cette page Facebook.

« Ce n’est pas la façon de combattre de terrorisme » a déclaré le chef de la police, Joseph Boinet, tout en confirmant qu’une enquête est en cours, rapporte The Star.

Le commissaire du comté de Garissa, James Kianda, a indiqué que les officiers qui ont mis les photos sur Facebook « feront face à des mesures disciplinaires » s’ils sont reconnus coupables de brutalité.

La localité de Garissa fait l’objet de nombreux affrontements depuis plusieurs jours entre Shebab et forces de l’ordre. La semaine dernière, les policiers kényans ont été victimes d’une nouvelle attaque meurtrière. Les Shebab ont dit avoir tué plus de vingt policiers. Un bilan qualifié de « propagande » par le ministre kénya de l’Intérieur qui faisait état d’un mort et de 4 blessés.

Jeuneafrique.com par Sabrina Myre

Kenya: l’odeur de la mort flotte dans les couloirs vides de l’université

avril 6, 2015

Kenya: l'odeur de la mort flotte dans les couloirs vides de l'université
Kenya: l’odeur de la mort flotte dans les couloirs vides de l’université © AFP

Des livres éparpillés au sol entre des flaques sombres de sang séché: les corps ont été retirés, mais lundi, une odeur fétide imprégnait toujours l’université kényane de Garissa, où un commando islamiste s’est livré jeudi à un carnage.

Sur le campus désormais calme, la police et les soldats se protègent du soleil à l’ombre des arbres, là où les étudiants s’asseyaient avant l’attaque pour étudier ou discuter entre amis.

Le sol poussiéreux est recouvert de livres et de stylos, perdus par les étudiants qui tentaient de fuir les assaillants.

Le massacre perpétré jeudi dans l’université de Garissa par un commando du mouvement islamiste somalien shebab – l’attaque la plus meurtrière sur le sol kényan depuis celle de l’ambassade américaine de Nairobi en 1998 – a fait 148 morts: 142 étudiants, trois policiers et trois soldats.

Lundi, quatre jours après la fin d’une tuerie qui a duré toute une journée, les journalistes ont pour la première fois été autorisés à pénétrer sur le campus. Les bâtiments, criblés de balles, restent fermés. Mais il est possible de jeter des coups d’il à travers les vitres. Suffisant pour mesurer l’horreur de l’attaque.

Dans la résidence universitaire, l’entrée du bâtiment Elgon A, haut de trois étages, où la majeure partie de la tuerie s’est déroulée, est couverte d’éclats de verre, celui des portes fracassées par les balles.

Dans le hall où les assaillants ont réuni les étudiants avant de les abattre, des taches de sang jonchent le sol.

– Bouts de chair –

Au lendemain de l’attaque, Reuben Nyaora, un infirmier travaillant pour l’ONG International Rescue Committee (IRC) et l’un des premiers secouristes à être arrivés sur les lieux, avait décrit l’horreur de corps éparpillés, « exécutés en ligne », de « gens dont les têtes (avaient) été soufflées, avec des blessures par balles partout, le tout dans un désordre effroyable ».

Les pièces sont désormais vides, mais le sang séché s’étend en longues traînées, laissant imaginer la lente agonie d’étudiants blessés, rampant pour tenter d’échapper à leurs bourreaux.

A certains endroits, se trouvent encore des affaires d’étudiants: chaussures, sandales éparpillées un peu partout, habits, livres.

Des survivants ont décrit un véritable carnage: des piles de corps, du sang s’écoulant dans les couloirs. Le tout dans un cynisme le plus complet, celui d’assaillants s’amusant avec leurs victimes.

Reuben Nyaora avait aussi raconté avoir vu trois femmes apparemment mortes, couvertes de sang de la tête aux pieds, s’extirpant indemnes de tas de cadavres. Elles lui avaient raconté que les assaillants avaient dit aux femmes « de +nager dans le sang+ » pour les humilier, avant de partir en les ignorant.

Les fils barbelés qui clôturent le campus témoignent aussi de la fuite désespérée des étudiants. Y pendent encore des bouts de chair, des cheveux, des lambeaux d’habits.

Le préfet local, Njega Miir, a empêché les journalistes de prendre des photos à l’intérieur des bâtiments, par respect pour les victimes. Il précise que le bâtiment resterait bouclé, et que les affaires des étudiants seront envoyées aux survivants ou aux familles des victimes.

« Nous nous sommes assurés que toutes les portes de tous les bâtiments de l’université étaient fermées afin que les affaires laissées à l’intérieur par les étudiants » ne soient pas volées, dit-il.

« Nous allons faire un inventaire de tout ce qui a été laissé par les étudiants, avec l’aide de la direction de l’université, pour que tout ce qu’on trouve ici soit envoyé à leurs propriétaires ».

L’université, elle, a été fermée, sine die.

Jeuneafrique.com

Kenya: Un assaillant de Garissa identifié comme un Kényan somali, diplômé en droit

avril 5, 2015

Nairobi – Un des membres du commando islamiste ayant attaqué jeudi l’université de Garissa, faisant 148 morts, a été identifié comme étant un jeune Kényan d’ethnie somali, diplômé de la faculté de droit de Nairobi, a annoncé dimanche le ministère kényan de l’Intérieur.

L’un des quatre shebab qui ont attaqué l’université de Garissa (…) a été identifié comme Abdirahim Abdullahi, originaire de la région de Mandera, située dans l’extrême nord-est du Kenya, frontalière de la Somalie, a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mwenda Njoka.

Abdirahim Abdullahi, tué dans l’assaut des forces de sécurité, était diplômé de la Faculté de droit de Nairobi et décrit par quelqu’un qui le connaît bien comme un futur brillant juriste, a-t-il ajouté.

Son père, un responsable local d’une circonscription du comté de Mandera, avait signalé aux autorités que son fils avait disparu et qu’il soupçonnait le garçon de s’être rendu en Somalie, a poursuivi M. Njoka.

Selon un proche, Abdullahi a disparu depuis 2013 et était soupçonné d’avoir rejoint la Somalie.

Les autorités kényanes tentent toujours d’identifier les trois autres corps des assaillants présumés retrouvés à l’issue de 16 heures de siège, durant lequel 142 étudiants ont été massacrés, trois policiers et trois militaires tués.

Samedi soir, dans sa première allocution depuis la fin du siège, le président Uhuru Kenyatta a estimé que contrer le terrorisme est devenu particulièrement difficile, car ceux qui le planifient et le financent sont profondément implantés dans nos communautés et sont considérés comme des gens ordinaires et inoffensifs.

La radicalisation qui engendre le terrorisme se déroule (…) au grand jour, dans les écoles coraniques, les maisons et les mosquées avec des imams sans scrupules, a-t-il mis en garde, appelant responsables religieux et communautaires, mais aussi les proches de ceux qui radicalisent les jeunes, à les dénoncer.

Romandie.com avec(©AFP / 05 avril 2015 13h00)

Kenya: Une survivante découverte deux jours après l’attaque

avril 4, 2015

Une survivante a été découverte samedi dans l’université kényane de Garissa, plus de 50 heures après le début de l’attaque du campus par un commando islamiste. Elle était restée cachée dans une penderie. L’attaque a fait 152 morts, essentiellement des étudiants.

« Une survivante a été retrouvée à l’intérieur de l’Université » par les forces de sécurité qui ratissent le campus, a déclaré Arnolda Shiundu, responsable de la communication de la Croix-Rouge kényane. « Elle a été emmenée à l’hôpital et est actuellement examinée par les médecins », a-t-elle ajouté refusant de donner d’autres détails.

Les forces de sécurité qui passent la zone au peigne fin ont entendu du bruit venant du placard et lui ont demandé de sortir après avoir armé leurs armes, selon un policier. Elle a refusé et un professeur a dû la convaincre qu’elle était en sécurité pour qu’elle accepte de s’extraire de sa cachette.

« Elle n’arrêtait pas de demander aux forces de sécurité de lui assurer qu’ils n’étaient pas des shebab, avant de sortir », a expliqué ce policier.

Surpris au saut du lit
Mme Shiundu a également indiqué, sans autres détails, que quatre autres survivants avaient été découverts vendredi sur le campus, au lendemain de la fin de l’assaut mené par les forces de sécurité.

Le commando islamiste est entré de force sur le campus jeudi à 05h30 locales. Ils ont abattu ceux qu’ils croisaient avant de pénétrer dans les chambres de la cité universitaire, surprenant les étudiants dans leur sommeil ou au saut du lit.

Après quelque 16 heures de siège, les autorités kényanes annonçaient la fin de l’attaque, marquée par la mort de 142 étudiants, pour la plupart exécutés après avoir été séparés de leurs camarades musulmans par les islamistes, et de trois policiers et trois militaires. « Quatre terroristes » ont également été tués lors de l’assaut donné par les forces de sécurité.

Romandie.com

Attaque de Garissa : cinq suspects arrêtés, les shebab menacent à nouveau

avril 4, 2015

Des personnes entrent dans une salle transformée en morgue à l'université de Garissa.
Des personnes entrent dans une salle transformée en morgue à l’université de Garissa. © AFP

  Les autorités kényanes ont annoncé samedi interroger cinq suspects, présumés liés à l’attaque de l’Université de Garissa par les islamistes somaliens shebab qui, 48 heures à peine après le massacre, ont promis au Kenya une « longue et épouvantable guerre ».

Depuis jeudi, « cinq personnes ont été arrêtées », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur Mwenda Njoka, « nous les soupçonnons d’être des complices des assaillants (…) nous tentons d’établir des liens ». Parmi eux, « deux ont été arrêtés à l’intérieur du complexe de l’université », a-t-il ajouté.

« L’un est un Tanzanien, nommé Rashid Charles Mberesero, il était caché dans le plafond de l’université en possession de grenades. Le second est un vigile (soupçonné d’avoir) aidé les assaillants à entrer (…) son nom est Osman Ali Dagane, c’est un Kényan d’ethnie somali », a détaillé M. Njoka.

Jeudi, le ministre de l’Intérieur Joseph Nkaissery avait annoncé l’arrestation d’un « présumé assaillant », durant les près de 16 heures de siège à l’université où 148 personnes ont été tuées.

M. Njoka a confirmé qu’il faisait partie des cinq suspects interrogés, sans autre détail. Les trois autres suspects ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de fuir vers la Somalie.

Les corps de « quatre terroristes », tués dans l’assaut des forces de sécurité, ont été retrouvés dans l’université selon les autorités kényanes. « Les examens médico-légaux et les investigations sont en cours », a poursuivi le porte-parole du ministre.

Des véhicules portant des plaques diplomatiques américaines ont été vus entrant sur le campus, laissant penser que le FBI pourrait participer à l’enquête comme ce fut le cas précédemment, notamment après le spectaculaire assaut contre le centre commercial Westgate par un commando shebab qui fit au moins 67 morts en septembre 2013.

Jeudi, les autorités kényanes ont lancé un avis de recherche, assorti d’une récompense d’environ 200.000 euros, contre celui qu’elle décrit comme le cerveau de l’attaque, Mohamed Mohamud, alias « Kuno ».

Cet ancien professeur kényan d’une école coranique de Garissa a d’abord rejoint le mouvement des Tribunaux islamiques, maître de Mogadiscio en 2006, avant de passer par une milice islamiste aujourd’hui alliée des troupes kényanes dans le sud somalien, puis de rejoindre les shebab.

Gouvernement critiqué

Le gouvernement kényan a promis vendredi de ne pas se laisser « intimider » par l’attaque de Garissa, la plus meurtrière sur son sol depuis l’attentat contre l’ambassade des Etats-Unis à Nairobi (213 morts) en 1998, alors revendiquée par le réseau Al-Qaïda, auquel les shebab sont affiliés depuis 2012.

Mais samedi, les islamistes somaliens, qui ont revendiqué l’attaque de Garissa, ont sommé le Kenya de quitter « les terres musulmanes » sous peine d’une « longue et épouvantable guerre » et d’un « nouveau bain de sang ».

Dans un communiqué, ils ont dénoncé « l’oppression », « les politiques répressives » et « la persécution systématique des musulmans » au Kenya, un pays chrétien à 80%, et « l’occupation des terres musulmanes » par Nairobi: la Somalie, où l’armée kényane combat les islamistes depuis 2011, mais aussi les régions kényanes majoritairement musulmanes du Nord-Est et de l’Est – frontalières de la Somalie – et de la côte.

« Rien ne nous arrêtera dans notre vengeance des morts de nos frères musulmans jusqu’à ce que votre gouvernement cesse son oppression et jusqu’à ce que toutes les terres musulmanes soient libérées de l’occupation kényane », ont-ils lancé, dans ce communiqué à la population kényane encore sous le choc.

Les islamistes somaliens menacent de viser à nouveau « écoles, universités, lieux de travail et même vos maisons »: « Vous avez choisi votre gouvernement de votre propre gré, subissez donc les pleines conséquences de sa sottise ».

Jeudi à l’aube, un commando est entré dans l’université de Garissa en ouvrant le feu au hasard, avant de pénétrer dans la résidence universitaire, séparant musulmans et non-musulmans, laissant partir les premiers et gardant les seconds, des étudiants chrétiens en majorité.

Célébrant Pâques, le pape François et le Vatican ont particulièrement dénoncé « le silence complice » et « l’indifférence » devant la « furie jihadiste » qui frappe les chrétiens dans plusieurs pays.

Le nouveau massacre au Kenya se situe dans la lignée de l’attaque du Westgate ou d’une série de raids sur la côte kényane et dans la ville de Mandera frontalière de la Somalie qui ont fait environ 160 personnes au total en 2014.

« Vous êtes vulnérables et vous le serez toujours. Votre gouvernement ne peut pas vous protéger (…) ne veut pas vous protéger », ont lancé les shebab, alors que la presse kényane a sévèrement critiqué l’incapacité des autorités à empêcher cette succession d’attaques, malgré des renseignements laissant penser à l’imminence d’un opération.

Affaiblis en Somalie, les islamistes ont choisi le Kenya, pays frontalier, miné par la corruption, où une minorité musulmane jeune et délaissée constitue un terreau à l’islamisme radical, pour montrer qu’ils peuvent continuer de frapper à leur guise, selon les observateurs.

Jeuneafrique.com

Attaque de Garissa: le Kenya ne se laissera pas intimider par les terroristes

avril 3, 2015

Garissa (Kenya) – Le Kenya ne se laissera pas intimider par les terroristes, a déclaré vendredi le ministre kényan de l’Intérieur Joseph Nkaissery, au lendemain de l’attaque de l’université de Garissa (est) par les islamistes somaliens shebab, qui a fait 147 morts.

Le gouvernement kényan ne se laissera pas intimider par les terroristes qui ont choisi de tuer des innocents pour humilier le gouvernement, a-t-il déclaré à des journalistes à Garissa.

Le gouvernement est déterminé à combattre les terroristes, a-t-il poursuivi, confiant dans la capacité de son pays à gagner cette guerre contre nos ennemis.

Les shebab, un groupe affilié à al-Qaïda, ont attaqué jeudi à l’aube l’université de Garissa. Séparant les étudiants musulmans des non musulmans, ils ont laissé partir les premiers et abattu ou retenu en otage les seconds.

A la fin de l’attaque, qui a duré toute une journée, quatre assaillants ont fait sauter les ceintures d’explosifs qu’ils portaient.

Cette tuerie est la plus meurtrière au Kenya depuis l’attentat contre l’ambassade américaine de Nairobi perpétrée en 1998 par Al-Qaïda, qui avait fait 213 morts.

Selon les autorités kényanes, l’université de Garissa compte 815 étudiants, dont plusieurs centaines étaient hébergés sur le campus. Ils ont été pris dans leur sommeil par les islamistes jeudi.

Des corps étaient toujours éparpillés vendredi matin sur le campus. Des équipes de secouristes et des forces de sécurité les collectaient et vérifiaient que les lieux ne présentaient plus de danger.

Le ministre de l’Intérieur a précisé que les forces de sécurité continuaient de nettoyer l’université pour s’assurer que les étudiants pouvaient revenir en toute sécurité récupérer leurs documents et autres affaires personnelles.

Des bus devaient transporter les étudiants survivants traumatisés dans leurs localités d’origine. Nombre d’entre eux venaient de différentes régions du Kenya.

Selon un journaliste de l’AFP, des centaines d’étudiants et leurs proches étaient massés devant l’université, bouclée par les forces de l’ordre.

Romandie.com avec(©AFP / 03 avril 2015 10h25)