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France/Primaire: Manuel Valls va-t-il changer la donne ?

décembre 2, 2016

Manuel Valls, vendredi à Nancy.

Manuel Valls, vendredi à Nancy. Crédits photo : VINCENT KESSLER/REUTERS

La prochaine candidature du premier ministre va bousculer les rapports de force au sein du fragile édifice socialiste.

«Ne soyez pas impatients!» Depuis Nancy où il était en déplacement vendredi, Manuel Valls a promis que la suite allait «très vite» arriver. Le premier ministre pourrait être dès dimanche soir l’invité d’un JT et remettre sa démission dans la foulée. Sa mise sur orbite pose toutefois un certain nombre de questions. Car sa candidature est loin de faire l’unanimité chez les socialistes.

• Valls peut-il gagner la primaire?

S’il est difficile d’évaluer les contours et le corps électoral de la primaire, un sondage Harris Interactive pour RMC, réalisé vendredi, place toutefois le premier ministre en tête (33 %) des suffrages chez les sympathisants de gauche. Il devance même assez nettement Arnaud Montebourg (20 %). Pour créer une dynamique au premier tour, Valls doit compter sur la dispersion des frondeurs et limiter l’émergence de candidatures concurrentes au sein de l’aile réformiste. Au second tour, le match s’annonce serré. Face au chantre du «made in France», le premier ministre gagnerait d’une très courte tête, avec 51 % des intentions de vote.

• Valls peut-il réconcilier les deux gauches?

Le chef du gouvernement a un positionnement politique très clivant. C’est lui qui a théorisé «les deux gauches irréconciliables». «C’est lui aussi qui a affirmé: “Comprendre, c’est déjà excuser”, mettant toutes les sciences sociales par terre» – et s’attirant des foudres à gauche après les attentats du Bataclan -, rappelle la sénatrice PS Bariza Khiari, soutien d’Emmanuel Macron. Valls tente d’arrondir les angles depuis septembre. Mais il faudra plus que des bonnes paroles pour soigner les blessures du quinquennat, marqué par de vifs affrontements entre les pro et les anti-Valls. Celui-ci peut toutefois compter, à ce stade, sur les désaccords entre les frondeurs. Ainsi, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg se distinguent trop sur de nombreux sujets (Europe, écologie, travail…) pour parvenir à s’entendre avant le premier tour.

• Cambadélis va-t-il le soutenir?

Manuel Valls s’est beaucoup rapproché du patron du PS ces derniers mois. Le soutien sera bientôt officiel. Les frondeurs ont toutefois fait pression sur Jean-Christophe Cambadélis pour que Manuel Valls ne conclue pas samedi la convention de la Belle Alliance populaire à Paris, censée porter la primaire. Et ont gagné le bras de fer. «Pas question de les laisser en faire un meeting de lancement de Manuel Valls», s’agace un proche d’Arnaud Montebourg.

• Valls a-t-il besoin du soutien de Hollande?

Lors de son allocution, jeudi, François Hollande n’a pas eu un mot pour son premier ministre. Selon Jean-Pierre Mignard, un de ses amis proches, le chef de l’État ne s’immiscera pas dans le débat de la primaire socialiste: «Il veut seulement soutenir le pays. C’est cela, son engagement», a-t-il dit vendredi sur Europe 1. Stratégiquement, Valls aura besoin du ralliement des hollandais historiques pour remporter la primaire. Mais un adoubement solennel du chef de l’État pourrait être encombrant pour la présidentielle, le marquant à jamais du sceau de l’échec. L’équation se résume ainsi: Valls ne peut être ni «traître» ni «doublure».

• Sa candidature va-t-elle aiguiser de nouvelles ambitions?

Valls pourrait susciter des vocations. Christiane Taubira, sa meilleure ennemie, est poussée par certains. Depuis son départ du gouvernement, l’ex-garde des Sceaux fait régulièrement entendre sa voix, se posant ainsi comme un recours à gauche. Également citées, les ministres Najat Vallaud-Belkacem (Éducation) et Marisol Touraine (Affaires sociales) incarneraient une candidature «hollandaise». L’une et l’autre s’étaient opposées cet été au chef du gouvernement lors de l’épisode du burkini. «Depuis, beaucoup de parlementaires et d’élus se sont rapprochés de Marisol pour lui demander d’être candidate si Hollande renonçait», confie un socialiste. Le secrétaire d’État Matthias Fekl, avec son mouvement, Movida, pourrait-il porter une «candidature d’idées»? Il n’est «pas souhaitable d’ajouter une candidature», tranche un proche. Quant à Ségolène Royal, interrogée vendredi au cours d’un déplacement au Mexique, elle a exclu d’être candidate.

• Que vont faire les «orphelins» de Hollande, aubrystes et ségolénistes?

«Nous sommes d’une gauche orpheline», a reconnu Thierry Mandon, animateur avec Matthias Fekl du mouvement Movida, au centre du PS. Le secrétaire d’État à la Recherche veut se focaliser sur le bilan «constructif et lucide» du quinquennat de François Hollande, «première victime de la primaire». Un travail indispensable «pour ne pas rester dans la position frontale entre l’autosatisfaction et la destruction au canon». Chez les aubrystes aussi, il y a ce souci d’être constructif et de ne pas tout balayer. «Aubry, cela fait longtemps que nous n’en attendons plus rien», ironise pourtant un élu alors que la maire de Lille avait ces derniers mois commencé à se rapprocher de Hollande. Que va faire Anne Hidalgo, potentielle héritière du courant? La maire PS de Paris soigne surtout sa réélection en 2020. Quant aux hollandais et ségolénistes, certains refusent net de soutenir Valls. D’autres, comme l’avocat et ami du président Jean-Pierre Mignard, partiront chez Emmanuel Macron. D’autres enfin soutiendront les hypothétiques candidatures de Najat Vallaud-Belkacem ou de Marisol Touraine.

• Valls peut-il provoquer des retraits de candidatures?

Les règles de la primaire imposent aux candidats battus de soutenir celui qui l’emporte. En cas de victoire de Manuel Valls, la perspective s’annonce donc assez peu réjouissante pour Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon. Ce dernier estime que le premier ministre «ne peut incarner l’avenir de la gauche». Une candidature hors primaire de ces candidats, déjà entrés de plain-pied dans la campagne, reste cependant peu probable. À l’inverse, la candidate du PRG Sylvia Pinel, qui s’est déclarée hors primaire, pourrait finalement se rapprocher de Manuel Valls.

Lefigaro.fr par Jim Jarrassé, Tristan Quinault Maupoil, Sophie de Ravinel

France: Qui sont les candidats à la primaire de la gauche ?

décembre 1, 2016

Les prétendants ont jusqu’au 15 décembre pour se déclarer. Tour d’horizon des candidatures.

 

Une primaire en chasse une autre. Après celle de la droite, la gauche se lance aussi dans ce scrutin organisé par La Belle Alliance populaire. Si la campagne débute officiellement jeudi 1er décembre, les candidats ont jusqu’au 15 décembre pour se déclarer. Coorganisé par le Parti socialiste (PS) et trois groupes écologistes progouvernementaux (L’Union des démocrates et des écologistes, le Front démocrate et le mouvement Ecologistes !), le scrutin aura lieu les 22 et 29 janvier.

Les candidats du Parti socialiste

Aux candidats issus du PS, le parti a fixé les règles suivantes : ils devront avoir le soutien de 5 % des membres du conseil national du parti ou de 5 % des parlementaires socialistes ou de 5 % des conseillers régionaux et départementaux socialistes représentant au moins quatre régions et dix départements, ou de 5 % des maires socialistes de villes de plus de 10 000 habitants représentant au moins quatre régions et dix départements.

  • Arnaud Montebourg
Arnaud Montebourg, le 28 novembre 2016, dans son QG de campagne du XVe arrondissement de Paris.
Arnaud Montebourg, le 28 novembre 2016, dans son QG de campagne du XVe arrondissement de Paris. OLIVIER LABAN MATTEI / MYOP POUR LE MONDE

Déclaré

Après avoir entretenu un secret de polichinelle sur le cadre dans lequel il se présenterait à l’élection présidentielle, Arnaud Montebourg a finalement déposé, jeudi, sa candidature à la primaire de La Belle Alliance populaire. L’ancien ministre du redressement productif n’avait ni les moyens politiques ni les moyens financiers de faire cavalier seul dans cette bataille, où il est pour l’heure le rival le plus sérieux de François Hollande si celui-ci se présente.

  • Marie-Noëlle Lienemann

Déclarée

Figure des « frondeurs » et de la gauche du Parti socialiste, la sénatrice de Paris a fait partie de ceux qui ont, dès le mois de mars, plaidé pour l’organisation d’une primaire au sein du PS, à laquelle elle se portait candidate. Parmi ses propositions : une hausse immédiate du smic à 1 300 euros net par mois, puis à 1 500 euros d’ici à la fin du prochain quinquennat, un plafonnement du salaire des patrons et la mise en œuvre du revenu de base pour tous les jeunes de moins de 28 ans.

  • Benoît Hamon
Benoît Hamon, le 23 novembre 2016, à Rouen.
Benoît Hamon, le 23 novembre 2016, à Rouen. CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Benoît Hamon, en meeting à La Plaine-Saint-Denis, le 28 août 2016.

Déclaré

Depuis sa sortie du gouvernement en 2014, le député des Yvelines cherche sa place parmi les « frondeurs », dans l’ombre d’Arnaud Montebourg. L’ancien ministre de l’éducation nationale veut faire campagne sur la réduction du temps de travail et sur l’instauration d’un « revenu universel d’existence », sans pour autant trouver, pour l’heure, d’écho dans les enquêtes d’opinion.

  • Gérard Filoche

Déclaré

L’ancien inspecteur du travail Gérard Filoche sera bien candidat à la primaire. « Je me suis décidé depuis le mois de juin », a-t-il dit le 5 octobre, après avoir publié dans la soirée une note de blog intitulée Je suis candidat.

M. Filoche, membre du conseil national du PS, avait pourtant jusqu’ici laissé planer le doute en répétant privilégier « une grande primaire » qui laisserait une place à une participation du PCF et d’EELV afin d’obtenir « une candidature unique » de la gauche à la présidentielle. Une condition qu’il estime donc remplie par la primaire dont les modalités ont été entérinées à l’unanimité, son vote y compris, au conseil national du PS dimanche. M. Filoche dit avoir les soutiens nécessaires.

Les candidats pressentis du PS

  • François Hollande
  • Francois Hollande, à Prague, en République tchèque, le 30 novembre 2016.
Francois Hollande, à Prague, en République tchèque, le 30 novembre 2016. MICHAL CIZEK / AFP

Non déclaré

Il n’a de cesse de distiller des signes d’entrée en campagne, sans toutefois se lancer. Ira ou n’ira pas ? Le chef de l’Etat entretient le suspense quant à sa candidature, plombée par un bilan loin de ses promesses de campagne, même si tout porte à croire qu’il briguera l’investiture du parti. François Hollande devrait se prononcer juste à temps pour la date limite de dépôt des candidatures, fixée au 15 décembre.

Pourrait-il présenter sa candidature pour un second mandat en évitant de passer par la primaire ? « C’est absolument inimaginable et ça serait d’ailleurs intolérable », a estimé Aurélie Filipetti, ex-ministre de la culture et soutien de M. Montebourg, lundi 28 novembre, sur France Inter. « Il y a un processus qui a été décidé collectivement. Personne, fût-il président de la République, ne peut s’en abstraire. »

  • Manuel Valls
  • Manuel Valls, à l’Assemblée nationale, le 29 novembre 2016.
Manuel Valls, à l’Assemblée nationale, le 29 novembre 2016. JACQUES DEMARTHON / AFP

Non déclaré

Le premier ministre n’exclut pas, dans un entretien au Journal du dimanche du 27 novembre, d’être candidat face au chef de l’Etat à la primaire du PS. Pourrait-il être candidat à la primaire face au chef de l’Etat, comme l’a évoqué samedi le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone ?

« Chacun doit mener ses réflexions en responsabilité. Je prendrai ma décision en conscience. Quoi qu’il arrive, le sens de l’Etat m’animera toujours », répond M. Valls au JDD. « C’est une question de jours », a-t-il précisé. Accentuant encore la pression sur François Hollande dans la perspective de la présidentielle, M. Valls explique vouloir « casser cette mécanique qui conduirait [la gauche] à la défaite ».

Les candidats des partis associés

Eux n’auront pas à faire la course aux parrainages pour se porter candidat à la primaire. Les règles de cette dernière précisent en effet que « chaque parti coorganisateur arrête, en son sein, les conditions de candidature de ses membres aux primaires citoyennes ». Une aubaine pour des âmes politiques en quête d’existence publique qui pourront être candidates pour leur micro-organisation.

  • Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate)

Déclaré

Des Verts au MoDem en passant par Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le voilà à la tête du Front démocrate, membre de L’Union des démocrates et des écologistes (UDE), montée avec l’ex-EELV Jean-Vincent Placé. L’ancien député européen sera candidat à l’élection présidentielle pour « moderniser » et « rajeunir la démocratie française ».

  • François de Rugy (Ecologistes !)

Déclaré

Sa candidature est l’une des raisons principales de la scission de son mouvement, Ecologistes !, avec L’Union des démocrates et des écologistes. Puisqu’il ne pouvait y avoir qu’une seule candidature par mouvement associé à la primaire, le député de Loire-Atlantique, ex-EELV, a décidé de prendre du champ vis-à-vis de l’UDE, lui permettant de se frayer une place dans la course à l’investiture sans avoir à chasser les parrainages. Il entend s’en prendre au bilan du gouvernement, soulignant les réussites mais aussi les échecs en matière d’écologie.

  • Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne)

L’économiste est pour l’instant le dernier en date à avoir annoncé sa candidature, jeudi 1er décembre, dans un entretien au Parisien. « Nouvelle Donne a rassemblé 550 000 voix aux dernières élections européennes [en mai 2014]. Si ces 550 000 se mobilisent, nous pouvons faire un beau score », veut croire l’ancien conseiller régional d’Ile-de-France. Celui-ci compte faire appel en partie à la société civile pour se distinguer de ses concurrents, avec le lancement d’un nouveau collectif baptisé « 2017, reprenons la main ».

Lemonde.fr

Macron: « La gauche aujourd’hui ne me satisfait pas »

avril 23, 2016

 

France: Valls, alarmiste sur une gauche qui peut mourir, appelle à serrer les rangs

juin 14, 2014

Paris – Le Premier ministre français Manuel Valls a appelé samedi les socialistes à serrer les rangs autour de son gouvernement, sous peine de voir la gauche mourir et la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen arriver au second tour de la présidentielle de 2017.

Pour son premier discours en tant que Premier ministre devant le conseil national du Parti socialiste, Manuel Valls s’est voulu alarmiste: le risque de voir Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2017 existe et oui, la gauche peut mourir, a-t-il lancé devant ses camarades réunis à Paris, trois semaines après la déroute électorale des européennes, qui ont vu le Front national (extrême droite) arriver en tête avec près de 25% des voix, le PS arrivant à la troisième place.

Nous sentons bien que nous sommes arrivés au bout de quelque chose, au bout peut-être même d’un cycle historique pour notre parti, a-t-il mis en garde, soulignant le fait que la gauche n’a jamais été aussi faible depuis 1958 et l’avènement de la Ve République en France.

Face à ce constat, nous devons nous réinventer, a-t-il exhorté, et tenir bon, dans la durée sur les réformes et les choix économiques qui sont les nôtres. Avec le président de la République, nous considérons que c’est le cap qu’il faut maintenir.

Le choix de la politique de l’offre, je l’assume et je n’ai qu’une certitude: prendre un autre chemin nous conduirait à l’échec, a-t-il déclaré, alors que les choix budgétaires du gouvernement sont de plus en plus ouvertement contestés par l’aile gauche du Parti socialiste.

Le Parlement français doit se prononcer dans les semaines à venir sur le projet de loi de finances rectificative et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale rectificatif, deux textes qui mettent en musique les orientations du Pacte de responsabilité et de solidarité voulu par le président François Hollande. Une partie des députés socialistes s’opposent aux 50 milliards d’économies décidés qui doivent permettre à la France de ramener son déficit public sous les 3% du PIB en 2015.

Aux récalcitrants, le chef du gouvernement a promis un dialogue permanent empreint de respect, de confiance et de responsabilité tout en affirmant que la radicalité en interne ou dans la société mène à une impasse.

C’est le réformisme qui est en jeu. Tenir dans la durée. Nous avons encore trois ans pour nous. Trois ans pour réussir et pour continuer à gouverner, a-t-il insisté.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juin 2014 16h08)

Municipales en France: la gauche perd plusieurs villes, sauf Paris

mars 30, 2014

La gauche a perdu dimanche plusieurs villes au soir du second tour des élections municipales en France, selon plusieurs estimations ou résultats partiels. Le Front national (FN) a échoué dans sa course aux mairies de Perpignan, Forbach et Avignon mais remporte Béziers et gagne Fréjus, Villers-Cotterêts ou encore Hayange.

Anne Hidalgo sera la première femme maire de Paris

La socialiste Anne Hidalgo sera la première femme à devenir maire de Paris. Elle a remporté l’élection face à l’UMP Nathalie Kosciusko-Morizet avec 54,5 % des voix contre 45,5 %, selon l’institut IPSOS.

La droite ravit à la gauche Reims, Angers ou encore Saint-Etienne. Le centriste François Bayrou serait lui largement élu à Pau.

La participation finale au second tour est estimée à 61,5% par deux instituts, IFOP-SAS pour I-Télé et CSA, ce qui constituerait un record d’abstention de 38,5, jamais atteint pour ce type d’élection. Un autre institut l’estime à 61 %.

Romandie.com

France: Spectaculaire poussée du FN et sanction pour la gauche

mars 23, 2014

Dans un climat de vive défiance vis-à-vis du gouvernement, le Front national (FN) a réalisé dimanche une spectaculaire poussée au premier tour des élections municipales en France, marqué par une abstention record. La gauche est en recul et la droite arrive elle en tête dans plusieurs villes gérées par le PS, dont Paris qu’elle ne devrait toutefois pas emporter.

Le FN dirigera Hénin-Beaumont, bastion de sa présidente Marine Le Pen, où Steeve Briois a été élu avec 50,26 % des voix. Il est en tête dans plusieurs villes comme Perpignan, Avignon, Béziers, Fréjus ou Forbach.

Selon une estimation de l’institut BVA, la droite obtient 48 % dans les communes de 3500 habitants au moins, devant la gauche à 43 %. Le FN est crédité de 7 % mais ne présentait des listes que dans près de 600 municipalités. L’extrême gauche obtient de son côté 2 %.
Pas de front contre le FN pour l’UMP

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a appelé « l’ensemble des forces démocratiques » à faire barrage au FN au second tour. Mme Le Pen a elle salué « un cru exceptionnel » et « la fin de la bipolarisation de la vie politique ».

Le président de l’UMP Jean-François Copé – réélu au premier tour dans sa ville de Meaux – a lui appelé les électeurs du FN à reporter leurs voix sur les candidats de son parti au second tour.

L’UMP ou des partis de droite ou de centre droit arrivent en tête devant dans plusieurs villes gérées par la gauche comme Paris, Toulouse, Reims, Amiens ou Pau, où François Bayrou recueille 41 % des voix.

Kosciusko-Morizet en tête et derrière

A Paris, la candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, avec de 34,8 à 35,8 %, devance la socialiste Anne Hidalgo créditée de 33,6 à 34,5%, selon plusieurs estimations. En revanche, elle n’est elle-même que deuxième dans le 14e arrondissement, devancée par la candidate PS Carine Petit. Le gain de cet arrondissement est indispensable à la victoire de l’UMP en raison des particularités du scrutin parisien.

Cette élection municipale constituait le premier grand test électoral pour le président socialiste François Hollande en proie à une très forte impopularité après 22 mois au pouvoir. MM. Hollande et Ayrault ne sont crédités que de 20 à 25% de confiance dans les sondages.

Romandie.com