Posts Tagged ‘gaza’

Un handicapé, sa femme enceinte et leur fille morts dans un raid à Gaza

mai 19, 2021
Un handicape, sa femme enceinte et leur fille morts dans un raid a Gaza
Un handicapé, sa femme enceinte et leur fille morts dans un raid à Gaza© AFP/SAID KHATIB

Eyad Saleha, un Palestinien en fauteuil roulant, Amani, sa femme enceinte, et Nagham, leur fille de trois ans, ont péri dans un raid israélien mercredi dans la bande de Gaza, selon les autorité locales, devenant les dernières victimes de l’escalade entre le Hamas et Israël.

Agé de 33 ans, Eyad Saleha attendait de casser la croûte en fin de journée lorsqu’un missile a frappé la maison familiale de Deir al-Balah, dans le centre du territoire palestinien, réduisant en morceaux l’arche du salon où les pièces déchiquetées d’un vélo rouge gisent au milieu des décombres.

Dans le réfrigérateur, une fine couche de poussière grise recouvre un bol de tomates fraîches après la frappe.

L’armée israélienne pilonne la bande de Gaza depuis que le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, a lancé le 10 mai des salves de roquettes en soutien aux centaines de Palestiniens blessés dans des heurts avec la police israélienne à Jérusalem-Est.

Selon un bilan du ministère de la Santé à Gaza, au moins 227 Palestiniens ont été tués dans les frappes israéliennes, incluant 64 enfants, depuis le 10 mai.

L’armée israélienne affirme que de nombreux combattants du Hamas font partie des victimes tout en reconnaissant des « dommages collatéraux ». En Israël, les autorités chiffrent à 12 le nombre de morts, dont un enfant de six ans, dans les tirs de roquettes palestiniens.

Mercredi, la frappe a fendu la résidence familiale des Saleha, en bord de mer, à Deir al-Balah, détruisant les trois pièces et fauchant trois vies, celles d’Eyad, de son épouse Amani et de leur fille Nagham, selon le ministère local de la Santé.

« Mais qu’est-ce que mon frère a fait ? Il ne faisait que passer (ses jours) dans son fauteuil roulant », a dit à l’AFP Omar Saleha, affirmant que son frère, en chaise roulante depuis 14 ans, n’était pas un combattant.

« Qu’est-ce que sa fille a fait ? Et sa femme ? Il se préparait à manger », a-t-il ajouté, disant qu’il était avec des voisins au moment de la « frappe aérienne israélienne ».

Contactée par l’AFP au sujet de cette frappe, l’armée israélienne n’a pas réagi dans l’immédiat. Mais elle estime que des Palestiniens de Gaza ont perdu la vie dans des tirs de roquettes palestiniens tombées dans l’enclave.

« Tuer des innocents, chez eux, et même le foetus dans le ventre de sa mère est un crime », a déclaré un responsable au ministère de la Santé à Gaza, Youssef Abou al-Rich.

Oum Eyad, la mère d’Eyad, n’était pas à la maison familiale quand la frappe a décimé la famille. Elle s’était réfugiée chez son frère dont la maison était, selon elle, plus sûre.

Eyad, a dit la mère, « priait pour un retour au calme et il est mort en attendant l’arrivée d’un nouveau-né ».

par Le Point avec AFP

Palestine/Première à Gaza : deux femmes entrent au bureau politique du Hamas

mars 14, 2021

Le mouvement islamiste palestinien a annoncé ce dimanche soir la composition de son nouveau bureau politique.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a annoncé ce dimanche soir la composition de son nouveau bureau politique dans lequel figurent deux femmes, pour la première fois de son histoire.

Le Hamas avait annoncé la semaine dernière la réélection de Yahya Sinouar à la tête de son bureau politique dans cette enclave palestinienne surpeuplée de deux millions d’habitants et sous blocus israélien. Il a dévoilé ce dimanche l’identité des 20 membres de son bureau politique à l’issue de scrutins internes menés à l’approche des premières élections générales – législatives en mai, présidentielle en juillet – prévues en 15 ans dans les Territoires palestiniens.

Parmi eux figurent deux femmes, Jamila Chanti et Fatima Chourab, elle-même présidente de la Commission des femmes, selon la liste officielle consultée par l’AFP. Si Fatima Chourab avait droit à un poste à la tête de l’organisation à titre de présidente de la Commission des femmes, Jamila Chanti est, elle, devenue ce dimanche la « première femme élue » au sein du bureau politique du Hamas, selon un communiqué du mouvement. Le Hamas « veut envoyer un signal positif à la communauté internationale et à l’ensemble de la région, en changeant son image et en montrant qu’il est ouvert et que les femmes y sont représentées », a commenté Adnane Abou-Amer, professeur de sciences politiques à l’Université islamique de Gaza.

Le Hamas doit tenir dans les prochains mois des élections internes pour le chef de l’ensemble du mouvement. Outre le chef sortant Ismaïl Haniyeh, son adjoint Jamal al-Arouri et l’ex-chef du mouvement Khaled Mechaal font partie des candidats. Outre sa branche politique, le Hamas – considéré comme une organisation terroriste par de nombreux pays occidentaux – dispose d’une branche militaire comptant des milliers de combattants à Gaza et qui a été au cœur de trois guerres avec Israël (2008, 2012, 2014).

Par Le Figaro avec AFP

Nouvelles frappes israéliennes sur Gaza en représailles à des ballons incendiaires

août 14, 2020

L'armée israélienne a bombardé des positions du Hamas dans la bande de Gaza, en représailles à des lancers de ballons incendiaires.

L’armée israélienne a bombardé des positions du Hamas dans la bande de Gaza, en représailles à des lancers de ballons incendiaires. JACK GUEZ / AFP

L’armée israélienne a annoncé vendredi soir de nouveaux bombardements contre des positions du Hamas dans la bande de Gaza, en représailles à des lancers de ballons incendiaires de l’enclave palestinienne vers le territoire israélien.

«Des avions de combat, des hélicoptères militaires et des chars ont ciblé des positions du Hamas dans la bande de Gaza» incluant «un système de défense naval utilisé par le Hamas, des infrastructures souterraines et des postes d’observation», a annoncé l’armée israélienne dans un bref communiqué ajoutant avoir agi en «réponse» à la poursuite des lancers de ballons incendiaires. Le Croissant-Rouge palestinien a pour sa part déclaré qu’une femme enceinte et un enfant âgé de trois ans avaient été blessés dans les bombardements et transportés à l’hôpital.

Ces frappes interviennent au lendemain de l’annonce d’un accord de normalisation des relations entre Israël et les Emirats arabes unis, fustigé par les Palestiniens, y compris les islamistes du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. Mais au cours de la semaine passée, l’armée israélienne a revendiqué une série d’attaques nocturnes contre des positions du Hamas, en réponse à des tirs de ballons incendiaires dont certains sont à l’origine d’incendies de broussailles dans le sud d’Israël qui n’ont toutefois pas fait de victimes.

En réponse à ces lancers de projectiles, Israël a aussi fermé mardi le poste de Kerem Shalom, où entrent les marchandises à Gaza, une langue de terre peuplée de deux millions d’habitants dont plus de la moitié vivent sous le seuil de pauvreté, selon la Banque Mondiale. Le Hamas et Israël se sont livrés trois guerres (2008, 2012, 2014) depuis la prise de contrôle de la bande de Gaza par ce mouvement islamiste en 2007. Malgré une trêve l’an dernier, favorisée par l’ONU, l’Égypte et le Qatar, les deux camps s’affrontent sporadiquement avec des tirs de roquettes, d’obus de mortier ou de ballons incendiaires de Gaza et des frappes de l’armée israélienne en représailles.

  • Par Le Figaro avec AFP

Des tirs de roquette en direction d’Israël fragilisent la trêve à Gaza

novembre 15, 2019

 

Les défenses antiaériennes israéliennes ont intercepté dans la nuit de samedi deux roquettes palestiniennes qui ont été tirées de la bande de Gaza, a annoncé Tsahal. Quelques minutes plus tôt, les sirènes d’alarme ont retenti à Beersheba, la plus grande ville du sud d’Israël, à 35 km de la bande de Gaza.

Cette attaque intervient après une trêve conclue entre Israël et le Djihad islamique mettant fin à deux jours d’affrontements sans précédent depuis plusieurs mois. Les hostilités ont éclaté mardi après un raid de l’aviation israélienne qui a coûté la vie au chef militaire du mouvement à Gaza.

Le bilan des deux jours d’affrontements, communiqué par les services médicaux de l’enclave, s’élève à 34 morts, côté palestinien. Huit enfants et trois femmes figurent parmi les victimes, qui sont pour moitié des civils, ont-ils souligné.

Côté israélien, où des centaines de roquettes se sont abattues, on déplore plusieurs dizaines de blessés. Les tirs en provenance de la bande de Gaza ont en outre paralysé le sud du pays pendant deux jours.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Nouvelle flambée de violences entre Israël et Gaza

mai 5, 2019

Entre tirs de roquettes palestiniens et ripostes d’Israël, les hostilités se poursuivaient dimanche pour le deuxième jour consécutif entre I’État hébreu et les groupes armés de Gaza.

Au deuxième jour d’un accès de fièvre qui fait craindre un nouveau conflit entre les groupes armés terroristes de la bande de Gaza et Israël, les deux camps n’ont donné aucun signe de désarmer. De nouvelles roquettes se sont abattues sur Israël en provenance du territoire palestinien sous blocus coincé entre Israël, Egypte et Méditerranée, portant le nombre de roquettes et salves de mortier lancées depuis samedi à quelque 450. Et sur ordre du premier ministre Benjamin Netanyahou, l’armée israélienne a poursuivi ses frappes contre la bande de Gaza, visant le Hamas, qui contrôle l’enclave, et le Jihad islamique. Israël a aussi fermé les points de passage avec Gaza.

L’escalade entamée samedi a déjà coûté la vie à quatorze personnes. Côté israélien, samedi, trois personnes ont été tuées près d’Ahkelon. Côté palestinien, le ministère de la Santé à Gaza a affirmé samedi que les représailles israéliennes avaient causé la mort de quatre Palestiniens dont un bébé et une femme enceinte. Sept autres Palestiniens, dont trois combattants du Hamas et du Jihad islamique, ont été tués dans la confrontation.

 

Une photo prise depuis le village de Netiv Haasara, dans le sud d’Israël, montre des roquettes tirées depuis la bande de Gaza.
Une photo prise depuis le village de Netiv Haasara, dans le sud d’Israël, montre des roquettes tirées depuis la bande de Gaza. JACK GUEZ/AFP
Des habitants de Gaza inspectent les dégâts causés par les frappes israéliennes, ce dimanche.
Des habitants de Gaza inspectent les dégâts causés par les frappes israéliennes, ce dimanche. MAHMUD HAMS/AFP

L’UE appelle à la «désescalade»

L’UE a appelé à l’«arrêt immédiat» des tirs de roquettes palestiniennes tirées de la bande de Gaza vers Israël, dans un communiqué diffusé samedi. «Il est urgent de remédier à cette dangereuse situation pour protéger la vie des civils», a déclaré dans le communiqué la porte-parole de l’UE, Maja Kocijancic, en exhortant à une «désescalade». «Israéliens et Palestiniens ont le droit de vivre en paix, en sécurité et dans la dignité», a plaidé la porte-parole.

De son côté, la Turquie a condamné la destruction par un bombardement de l’aviation israélienne d’un immeuble à Gaza accueillant les locaux de l’agence de presse étatique turque Anadolu. «Israël a bombardé l’immeuble où se trouvait le bureau de l’agence Anadolu à Gaza, offrant un nouvel exemple de son agressivité. Nous condamnons fermement cette attaque», a déclaré sur Twitter le porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan, Ibrahim Kalin.

L’Égypte et l’ONU tentent une médiation

Ces violences remettent en cause une trêve fragile observée depuis fin mars entre Israël et le Hamas et ses alliés, qui se sont livré trois guerres dans l’enclave depuis 2008. Le voisin égyptien, intercesseur historique entre Israël et Palestiniens, ainsi que les Nations unies s’emploient à une médiation pour faire retomber la tension, alors que le ramadan commence dans les jours à venir. Trois facteurs pourraient pousser Israël à tenter de calmer le jeu: les négociations en cours pour former une coalition gouvernementale après la victoire de Benjamin Netanyahou aux élections, l’Eurovision prévu à Tel-Aviv mi-mai et les célébrations de la création de l’État d’Israël jeudi.

Depuis mars 2018, des manifestations ont lieu à Gaza le long de la barrière séparant Gaza d’Israël contre le blocus imposé depuis plus d’une décennie par Israël et pour le retour des réfugiés palestiniens chassés ou ayant quitté leurs terres à la création d’Israël en 1948. Israël accuse le Hamas d’orchestrer ces manifestations et soutient que les soldats ne font que protéger la frontière. Au moins 276 Palestiniens, ainsi que deux soldats et un civil israélien, ont été tués au cours de ces violences.

Par Le Figaro.fr avec Agences

Six Palestiniens par des tirs de soldats israéliens

septembre 28, 2018

Un manifestant palestinien sur une chaise roulante lance des pierres sur les soldats israéliens lors de heurts près de la barrière de sécurité séparant la bande de Gaza du territoire israélien, le 28 septembre 2018 / © AFP / Said KHATIB

Six Palestiniens, dont deux garçons de 12 et 14 ans, ont été tués vendredi par des tirs de soldats israéliens dans la bande de Gaza lors de manifestations et de heurts, a indiqué le ministère de la Santé dans l’enclave palestinienne.

Selon le ministère, il s’agit de la journée la plus sanglante depuis le 14 mai qui avait vu la mort de plus de 60 Palestiniens lors de violences coïncidant avec l’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, un motif d’indignation pour les Palestiniens.

Après plusieurs semaines de relative accalmie, ces affrontements rappellent combien la situation demeure précaire dans et autour du territoire palestinien appauvri et reclus dirigé sans partage par le mouvement islamiste Hamas.

Nasser Mossabeh, 12 ans, a été atteint d’une balle dans la tête à l’est de Khan Younès, a dit le porte-parole du ministère gazaoui de la Santé, Achraf al-Qodra. Mohammed al-Houm, 14 ans, et Iyad Al-Shaer, 18 ans, ont été tués lors d’affrontements distincts dans le centre et le nord du territoire, a-t-il ajouté.

Il a fait état de la mort de trois autres Palestiniens d’une vingtaine d’années.

« Les six martyrs ont été tués par les tirs à balles réelles des forces israéliennes », selon lui.

L’armée israélienne a fait état de manifestations et de heurts auxquels ont pris part selon elle plus de 20.000 Palestiniens en différents points de l’enclave le long de la barrière de sécurité lourdement gardée, séparant la bande de Gaza du territoire israélien.

Elle a dit que les soldats postés à la barrière avaient ouvert le feu pour riposter à des jets d’engins explosifs et de pierres. Interrogée par l’AFP, elle ne s’est pas exprimée sur les cas particuliers des Palestiniens tués.

L’armée a ajouté avoir identifié l’infiltration sur son territoire de plusieurs Palestiniens qui ont ensuite rebroussé chemin.

Les soldats israéliens lancent des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants palestiniens près de la barrière de sécurité séparant la bande de Gaza du territoire palestinien, le 28 septembre 2018n / © AFP / SAID KHATIB

– Raids israéliens –

Outre l’emploi de moyens anti-émeutes pour tenir les Palestiniens à distance, l’aviation israélienne a frappé deux positions du Hamas, qu’Israël tient pour responsable de tout ce qui se passe à Gaza, toujours selon l’armée.

En tout, 90 Palestiniens ont été blessés par balles, a dit Achraf al-Qodra.

Depuis le 30 mars, les environs de la barrière de sécurité sont le théâtre de manifestations pour réclamer la levée du blocus imposé depuis plus de 10 ans par Israël à la bande de Gaza et le droit au retour des Palestiniens sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël en 1948.

La mobilisation est allée de pair avec plusieurs épisodes de tensions entre les groupes armés palestiniens, dont le Hamas, et l’armée israélienne. Les tirs de roquettes et d’obus de mortier palestiniens et les frappes de riposte israéliennes ont ravivé le spectre d’une nouvelle guerre, qui serait la quatrième dans le territoire depuis 2008.

Au moins 193 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars, pour la majorité lors des manifestations et heurts le long de la frontière. Un soldat israélien a été tué.

Israël accuse le Hamas d’orchestrer ces manifestations et soutient ne faire que défendre ses soldats et son territoire contre les infiltrations de Palestiniens.

Il justifie le blocus par la nécessité de contenir le Hamas qui refuse de reconnaître son existence et qu’il considère comme une organisation terroriste, à l’instar des Etats-Unis ou de l’Union européenne.

Des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza face à un véhicule blindé israélien de l’autre côté de la barrière de sécurité séparant l’enclave du territoire israélien, le 28 septembre 2018 / © AFP / SAID KHATIB

– « En chute libre » –

Les heurts de vendredi nourrissent la crainte, constamment présente, d’une nouvelle confrontation dans l’enclave coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée.

Le 20 septembre, l’émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient, Nickolay Mladenov, a estimé devant le Conseil de sécurité que Gaza pouvait « exploser d’une minute à l’autre ».

L’horizon politique paraît bouché. L’ONU et l’Egypte, l’un des deux seuls pays arabes à avoir fait la paix avec Israël, s’emploient depuis des semaines à tenter de forger une trêve durable entre l’Etat hébreu et le Hamas. En échange du calme, le blocus pourrait être allégé.

L’issue de cette entreprise reste cependant très aléatoire, comme l’effort pour mettre fin à des années de dissensions entre groupes rivaux palestiniens, sans quoi les perspectives à Gaza demeurent très sombres.

Soumise aux blocus israélien et égyptien, la bande de Gaza est affligée par la pauvreté et les pénuries. Son économie est « en chute libre », disait cette semaine la Banque mondiale, selon laquelle 53% de la population et 70% des jeunes sont au chômage.

La bande de Gaza risque encore d’être affectée par les coupes dans l’aide des Etats-Unis et l’arrêt par l’administration Trump du financement à l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens. L’Unrwa est un acteur primordial à Gaza, où 80% des deux millions d’habitants sont tributaires de l’assistance étrangère.

Romandie.com avec(©AFP / (28 septembre 2018 20h42)

Israël renforce le blocus sur Gaza dans un contexte de vives tensions

juillet 17, 2018

Photo prise le 17 juillet 2018 à Kerem Shalom, le seul point de passage de marchandises entre Israël et la bande de Gaza sous blocus / © AFP / SAID KHATIB

Israël a renforcé encore davantage le blocus sur la bande de Gaza, en réaction aux cerf-volants incendiaires lancés ces derniers mois depuis l’enclave palestinienne, qui ont provoqué des dommages pour son secteur agricole et contribué au risque d’embrasement.

Trois jours après la pire confrontation armée entre Israël et le mouvement islamiste Hamas depuis la guerre de 2014, le ministère de la Défense israélien a suspendu mardi les livraisons de fioul et de gaz via Kerem Shalom, le seul point de passage de marchandises entre Israël et l’enclave.

La semaine dernière, Israël avait déjà annoncé la fermeture immédiate de ce point de passage, le Hamas dénonçant un « crime contre l’humanité ».

Depuis plus de dix ans, la bande de Gaza, territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, est soumis à un strict blocus terrestre, maritime et aérien imposé par Israël.

Le renforcement de ce blocus intensifie la pression sur le Hamas, détériorant encore la situation humanitaire déjà précaire dans l’enclave où 80% des deux millions d’habitants sont tributaires d’une aide, selon la Banque mondiale.

Rafah, l’autre point de passage des biens vers Gaza ouvrant vers l’Egypte, était aussi fermé mardi matin, a constaté un journaliste de l’AFP, sans qu’une confirmation officielle en détaille les raisons.

Il était fermé de manière quasi-permanente depuis quelques années.

– Cerfs volants incendiaires – / © AFP / SAID KHATIB

– « Tuer les incendiaires » –

Depuis plus d’une semaine, Israël durcit sa réponse aux cerfs-volants et ballons enflammés lancés depuis Gaza, qui ont déjà dévoré plus de 2.600 hectares de terres israéliennes, selon les autorités.

Après les pierres, le cerf-volant et sa déclinaison incendiaire sont devenus le symbole de la mobilisation palestinienne, embarrassant les dirigeants israéliens qui ne parviennent pas à stopper les dégâts causés par ces engins artisanaux, le plus souvent fabriqués avec un morceau de bois, du plastique et des tissus enflammés.

Ces projectiles incendiaires accompagnent les manifestations de Gazaouis qui protestent le long de la barrière qui sépare Israël de Gaza depuis le 30 mars contre le blocus et pour exiger le retour des réfugiés palestiniens chassés ou qui ont fui de leurs terres en 1948 lors de la création de l’Etat d’Israël.

Au moins 144 Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne depuis le début de ce mouvement. Aucun Israélien n’a été tué.

En visite lundi dans les localités voisines de la bande de Gaza, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a rappelé que son pays considérait les cerfs-volants enflammés comme des violations du cessez-le-feu avec le Hamas.

Photo prise le 17 juillet 2018 montrant des bateaux de pêche au port de Gaza, Israël réduisant la zone de pêche sur la côte de 6 à 3 milles / © AFP / SAID KHATIB

« Si je ne me fais pas comprendre par les mots, le message sera clarifié par des actions de l’armée », a-t-il prévenu.

Son ministre de l’Education, Naftali Bennett, a lui estimé mardi qu’il fallait « tuer les terroristes incendiaires et « éteindre cette vague de terrorisme ».

– « Jouer avec le feu » –

Lundi, l’armée israélienne a attaqué deux positions du Hamas d’où, selon elle, des ballons incendiaires avaient été lancés. Ces dernières semaines, les frappes israéliennes étaient surtout dissuasives, ciblées à proximité des lanceurs de projectiles enflammés.

« L’occupation israélienne a exagéré les dégâts causés par les cerfs-volants et les ballons, afin de justifier son attaque contre Gaza », a estimé Sami Abou Zohri, un porte-parole du Hamas dans un communiqué.

« L’occupation israélienne joue avec le feu si ses avions de guerre visent les lanceurs de cerfs-volants », a-t-il averti.

Un cerf-volant auquel est attaché un cocktail Motlotov est dirigé par de jeunes Palestiniens vers la frontière entre la bande de Gaza et Israël, le 18 avril 2018 / © AFP / MAHMUD HAMS

Pour Israël, le Hamas a la capacité de stopper les cerfs-volants.

« Rien ne se passe à Gaza sans le consentement du Hamas », a affirmé à l’AFP Gabi Siboni, directeur de l’institut israélien des études de sécurité nationale et ancien officier de l’armée israélienne, précisant que les cerfs-volants pourraient être à l’origine d’une nouvelle escalade militaire.

Pour Jamal al-Fadi, professeur de science politique à Gaza, le Hamas pourrait stopper ces projectiles mais il les utilise pour faire pression sur Israël.

« Le Hamas est limité dans sa réponse militaire », a-t-il expliqué à l’AFP. « Il n’a pas intérêt à aller à la confrontation, car les gens ne veulent pas d’une guerre à moins qu’elle soit imposée par Israël ».

Samedi, Israël a mené des dizaines de raids aériens, en réponse aux projectiles incendiaires et aux manifestations le long de la barrière qui le sépare de la bande de Gaza.

Ces frappes ont tué deux adolescents palestiniens de 15 et 16 ans, alors que 200 roquettes et obus ont été tirés en réponse depuis l’enclave vers le territoire israélien.

Le Hamas a annoncé plus tard qu’un cessez-le-feu avait été conclu grâce à une médiation égyptienne. Depuis, quelques échanges de tirs seulement sont venus troubler le calme précaire.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2018 14h30)

Gaza: plus de 13.000 blessés par Israël, Guterres inquiet d’un risque de guerre

juin 18, 2018

Des manifestants palestiniens se protègent des gaz lacrymogènes israéliens pendant une manifestation à Jabalia, au centre de la bande de Gaza, le 8 juin 2018 / © AFP / Mohammed ABED

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’inquiète d’un risque de guerre entre les Palestiniens et Israël dans un rapport remis récemment au Conseil de sécurité, alors que plus de 13.000 d’entre eux ont été blessés par balles depuis mars dans la bande de Gaza, selon la Croix-Rouge internationale.

Dans son premier rapport écrit sur la colonisation israélienne, en application d’une résolution adoptée en décembre 2016 grâce à une rare abstention de l’ex-administration démocrate de Barack Obama, Antonio Guterres souligne qu’il « condamne sans équivoque les étapes franchies par toutes les parties pour arriver à la situation dangereuse et fragile » aujourd’hui dans le conflit israélo-palestinien.

Son document écrit, réclamé de longue date par certains membres occidentaux de l’ONU et obtenu par l’AFP, a été remis la semaine dernière au Conseil de sécurité dans la perspective d’une réunion mensuelle sur le Proche-Orient programmée mardi.

L’aggravation du conflit est la pire depuis la guerre en 2014 entre Israël et le Hamas. « C’est et cela devrait être pour tous un avertissement sur le risque qui se rapproche d’une guerre », avertit le patron de l’ONU. « Je suis choqué par le nombre de morts et de blessés palestiniens en raison du recours aux balles réelles par les forces de défense israéliennes » depuis le début en mars de manifestations palestiniennes dans la bande de Gaza près d’Israël, ajoute-t-il.

Israël a le devoir d' »exercer un maximum de retenue » et de protéger les civils en application du droit international, souligne-t-il dans son rapport.

Selon la Croix-Rouge internationale, ce recours à des balles réelles par Israël a fait au moins 13.000 blessés depuis mars.

La « grande majorité des blessés hospitalisés sont atteints sérieusement, certains souffrant de multiples blessures par balles », a précisé à des médias à New York Robert Mardini, responsable pour le Moyen-Orient au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Quelque 1.400 Palestiniens ont été touchés chacun par trois à cinq balles, principalement dans les jambes, a-t-il indiqué.

« C’est une crise d’une ampleur sans précédent dans la bande de Gaza », a affirmé Robert Mardini. La charge de travail pour les secouristes et personnels médicaux dépasse la guerre de 2014 entre Israël et le Hamas, a-t-il ajouté. La Croix-Rouge internationale prévoit d’ouvrir une nouvelle unité de 50 lits à l’hôpital de Gaza, a précisé le responsable.

Au moins 132 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars, début d’un mouvement de protestation dans l’enclave sous contrôle du mouvement islamiste Hamas, le long de la frontière. Aucun Israélien n’a été tué.

Les Palestiniens de Gaza protestent contre le blocus israélien qui étouffe l’enclave depuis plus de 10 ans et pour le droit au retour des Palestiniens qui ont fui ou été chassés de leurs terres lors de la création d’Israël en 1948.

Israël dit tirer à balles réelles en dernier recours pour protéger ses frontières, ses soldats et sa population. Il accuse le Hamas de se servir de la protestation pour couvrir des attaques contre les soldats et des tentatives d’infiltration en Israël.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juin 2018 22h13)

Heurts à la frontière Gaza-Israël, deux Palestiniens tués

avril 6, 2018

/ © AFP / MAHMUD HAMS

Deux Palestiniens ont été tués et quelque 250 blessés par des tirs de soldats israéliens lors de protestations vendredi près de la frontière entre Gaza et Israël, une semaine après une journée particulièrement meurtrière lors de manifestations similaires.

Le 30 mars, au début d’une série de manifestations palestiniennes pour réclamer le retour des réfugiés et la fin du blocus de Gaza par Israël, les violences ont coûté la vie à 19 Palestiniens et blessé quelque 1.400, la journée la plus sanglante depuis la guerre en 2014 entre Israël et le Hamas palestinien.

Vendredi, des milliers de Palestiniens se sont à nouveau rassemblés près de la barrière de sécurité séparant le territoire israélien de l’enclave palestinienne contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, ennemi juré de l’Etat hébreu.

Des affrontements ont éclaté en plusieurs lieux longeant la barrière. Des manifestants ont incendié des pneus et lancé des pierres sur les soldats israéliens, provoquant des champignons de fumée au dessus de la barrière de sécurité, selon des correspondants de l’AFP sur place. Les militaires ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes et des balles réelles.

Selon le ministère de la Santé à Gaza, deux Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats israéliens à l’est de la ville de Gaza et à l’est de celle de Khan Younès, et quelque 250 blessés.

En prévision des protestations, de jeunes Palestiniens avaient collecté des pneus pour les faire brûler et empêcher ainsi les tireurs israéliens de les voir distinctement. Mais les soldats ont installé d’énormes ventilateurs avec l’objectif apparent de dissiper la fumée. Ils ont également utilisé des canons à eau.

L’armée a affirmé que ses forces ripostaient « avec les moyens anti-émeutes et par balles, conformément aux règles d’engagement ».

Dès jeudi, Israël a prévenu que les consignes de tir resteraient les mêmes que celles données le 30 mars, malgré les critiques de l’ONU et de l’Union européenne sur l’usage par Israël de balles réelles.

« S’il y a des provocations, il y aura une réaction des plus dures comme la semaine dernière. Nous n’avons pas l’intention de changer les consignes de tir », a prévenu le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman.

– « N’approchez pas de la barrière » –

S’inquiétant de nouvelles victimes, l’envoyé spécial de l’ONU pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a appelé les forces israéliennes à la « retenue maximale » et les Palestiniens à éviter les frictions.

L’émissaire du président américain Donald Trump pour le Proche-Orient, Jason Greenblatt, a lui demandé aux manifestants de ne « pas s’approcher de la barrière ». « Nous condamnons les leaders et les manifestants qui appellent à la violence ou envoient des manifestants -y compris des enfants- vers la barrière, sachant qu’ils pourraient être blessés ou tués ».

Les manifestations de vendredi étaient néanmoins moins importantes que celles d’il y a une semaine, selon des correspondants de l’AFP sur place.

Le 30 mars, des dizaines de milliers de Palestiniens avaient afflué près de la barrière de sécurité, la plupart de manière pacifique, au premier jour de « la marche du retour ».

Même si la majorité des manifestants se sont rassemblés de manière pacifique, des heurts ont éclaté dès son lancement entre de petits groupes de Palestiniens jetant des pierres et des soldats israéliens tirant à balles réelles.

Israël avait alors affirmé que ses soldats avaient tiré contre ceux qui jetaient des pierres et des cocktails Molotov ou tentaient d’endommager la clôture et de s’infiltrer en Israël.

– Transfert ambassade américaine –

La protestation inédite de « la marche du retour » prévoit des rassemblements et campements durant six semaines à la frontière Israël-Gaza pour réclamer « le droit au retour » de quelque 700.000 Palestiniens chassés de leurs terres ou ayant fui lors de la guerre qui a suivi la création d’Israël le 14 mai 1948.

La désespérance dans la bande de Gaza, éprouvée par les guerres, le blocus, la réclusion, la pauvreté et les pénuries, alimente la forte tension et le ressentiment.

Parmi les autres périodes à hauts risques entre Israéliens et Palestiniens figure à la mi-mai le transfert prévu de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem.

Cette décision annoncée en décembre par le président Donald Trump et qui va coïncider avec le 70e anniversaire de la création d’Israël, a ulcéré les Palestiniens. Ces derniers veulent faire de Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël, la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. L’ONU ne reconnaît pas l’annexion de Jérusalem-Est par Israël.

La proclamation de l’Etat hébreu le 14 mai 1948 est considérée comme une « Nakba » (« catastrophe » en arabe) par les Palestiniens.

Romandie.com avec(©AFP / 06 avril 2018 15h39)                

Gaza: mort du principal suspect dans l’attentat contre le Premier ministre palestinien

mars 22, 2018

Un membre des forces de sécurité du mouvement palestinien Hamas est en position à Nusseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 22 mars 2018, lors d’un raid ayant débouché sur l’arrestation d’un suspect dans un attentat contre le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah / © AFP / MAHMUD HAMS

Le principal suspect dans l’attentat contre le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah est décédé de ses blessures jeudi dans la bande de Gaza après son arrestation lors de laquelle deux membres des forces de sécurité du Hamas ont été tués.

M. Hamdallah était sorti indemne de l’attaque contre son convoi le 13 mars lors d’une rare visite dans l’enclave palestinienne, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas. Des responsables palestiniens avaient dénoncé une « tentative d’assassinat ».

Cet incident était intervenu alors que l’Autorité palestinienne, dirigée par le président Mahmoud Abbas et qui n’exerce plus ses prérogatives limitées que sur des parties de la Cisjordanie, occupée par Israël, essaie depuis des années de reprendre le contrôle de Gaza au Hamas qui s’en est emparé par la force en 2007.

Après des années de dissensions, le mouvement islamiste a accepté en octobre de rétrocéder à l’Autorité le pouvoir à Gaza, au moins civil. Mais le processus patine.

Le ministère de l’Intérieur à Gaza, contrôlé par le Hamas, a indiqué jeudi que le principal suspect de l’attentat du 13 mars avait été blessé avec un complice lors d’une opération ayant débouché sur leur arrestation à Nousseirat, dans le centre de l’enclave palestinienne.

Il a annoncé un peu plus tard que les deux suspects étaient décédés des suites de leurs blessures lors du raid. Un troisième suspect a été arrêté.

Deux membres des forces de sécurité du mouvement islamiste ont également péri dans l’opération, avait indiqué plus tôt un haut responsable du Hamas, Salah al-Bardawil.

Un correspondant de l’AFP a vu les corps des deux membres du Hamas dans un hôpital et un officier de police sur place a confirmé les morts, sous couvert de l’anonymat.

Des échanges de tirs avaient eu lieu plus tôt à Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, alors que les membres des forces de sécurité du Hamas recherchaient activement le suspect de l’attentat contre M. Hamdallah.

– Avertissement d’Abbas –

Des dizaines de barrages avaient été mis en place à travers l’enclave palestinienne où les véhicules étaient fouillés, selon un correspondant de l’AFP.

Lundi, le président palestinien Mahmoud Abbas avait accusé le Hamas d’être directement impliqué dans l’attentat, non revendiqué, et annoncé de futures sanctions contre le mouvement islamiste.

Mercredi, le Hamas avait dit être à la recherche du principal suspect de l’attaque, l’identifiant comme Anas Abou Koussa, né en 1993.

Une source de sécurité du Hamas avait alors affirmé que des enquêteurs avaient arrêté et étaient en train d’interroger trois personnes, dont deux membres des services de renseignement de l’Autorité palestinienne.

Une autre source de sécurité a indiqué que la bombe aurait pu être posée par des salafistes radicaux.

Selon un ministre du gouvernement de M. Hamdallah, deux engins de 15 kilos avaient été disposés le 13 mars le long de la route. Le second n’avait pas explosé.

L’accord de réconciliation d’octobre entre le Hamas et l’Autorité palestinienne avait suscité un prudent espoir de voir s’améliorer les conditions de vie très difficiles des habitants de Gaza.

Les mises en garde se multiplient devant la détérioration de la situation dans le territoire, éprouvé par les guerres avec Israël, les blocus israélien et égyptien, la pauvreté, le chômage et les pénuries d’eau et d’électricité.

Romandie.com avec(©AFP / 22 mars 2018 14h25)