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Côte d’Ivoire : plusieurs militaires tués dans l’attaque d’un poste de l’armée dans le Nord

juin 11, 2020

Soldat ivoiriens patrouillant près d'Abidjan,  le 6 août 2012 (Illustration).

Soldat ivoiriens patrouillant près d’Abidjan, le 6 août 2012 (Illustration). © Emanuel Ekra/AP/SIPA

 

Un poste mixte de l’armée et de la gendarmerie a été attaqué dans la zone de Kafolo, près de la frontière avec le Burkina Faso, dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant plusieurs morts.

Dans les milieux sécuritaires, c’est la question que beaucoup se posaient : comment allait réagir la cellule terroriste visée par l’opération « Comoé », lancée le 14 mai par la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ? La réponse n’a pas tardé à tomber. Un poste mixte de l’armée et de la gendarmerie situé dans la zone de Kafolo, une petite ville frontalière avec le Burkina Faso, a été attaqué dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin.

L’attaque a eu lieu aux environs de 3 h du matin. Le bilan est encore provisoire, mais plusieurs sources sécuritaires font état d’une dizaine de morts et de disparus dans les rangs des forces de défense et de sécurité ivoiriennes. Dans un communiqué, le ministère de la Défense a précisé par la suite que l’attaque a fait une « dizaine de morts », six blessés et qu’un assaillant été « neutralisé ».

« Les enquêtes sont en cours pour déterminer la nature, les circonstances et le bilan définitif de cette attaque », précise le ministère, qui assure que « des mesures urgentes ont été prises dans la zone notamment la mise en alerte de toutes les troupes ainsi que le ratissage, en vue de retrouver les assaillants ».

Première attaque d’envergure

Cette première attaque d’envergure en territoire ivoirien depuis celle qui avait frappé Grand Bassam en mai 2016 intervient alors que les armées ivoirienne et burkinabè ont mené depuis plusieurs semaines une opération dans cette zone. Intitulée « Comoé », du nom du fleuve qui sépare les deux pays, elle avait entraîné la neutralisation de plusieurs éléments de cette cellule terroriste liée à la Katiba Macina d’Amadou Koufa.

D’autres avaient été arrêtés, conduits à Abidjan et Ouagadougou, mais une fuite avait permis à la cellule de dissimuler une partie de son armement et à son chef de s’évaporer dans la nature. Selon nos informations, il s’agit d’un combattant peul, un certain Dramane Sibidé, surnommé « Hamza ».

Envoyé sur place par Amadou Koufa en 2019 avec d’autres combattants dans le but de recruter localement et de développer la cellule en Côte d’Ivoire, il était surveillé par les services de renseignements burkinabè (qui en avaient averti leurs homologues ivoiriens). Il avait été la cible d’une précédente opération au Burkina Faso, sans succès.

Avec Jeune Afrique par Vincent Duhem

 

 

Sénégal: arrestation d’un député après des propos désobligeants envers les juges

mars 31, 2018

Dakar – Le député sénégalais Barthélémy Dias, un proche du maire de Dakar Khalifa Sall condamné vendredi à cinq ans de prison pour « escroquerie sur les deniers publics », a été arrêté par la gendarmerie, a-t-on appris samedi auprès de son avocat.

Barthélémy Dias a été arrêté vendredi soir par la section recherches de la gendarmerie et était toujours retenu samedi dans cette unité à Dakar, selon son avocat Me El Hadji Diouf.

« Je ne sais pas ce qu’on lui reproche. Ils (les gendarmes) m’ont bloqué l’accès hier » à la gendarmerie, a-t-il indiqué.

Barthélémy Dias a été arrêté pour avoir tenu dans la presse des propos désobligeants envers les magistrats vendredi, après la condamnation du maire de Dakar, selon la presse locale samedi.

Le député s’en était violemment pris aux juges après l’annonce de cette condamnation.

« Monsieur Barthélémy Dias a tenu des propos insultants à l’endroit des magistrats en charge du dossier. De tels propos constituent une atteinte intolérable à l’honorabilité des magistrats concernés et au-delà, à la dignité de la Justice tout entière », déclare le syndicat de la magistrature sénégalaise, l’UMS, dans un communiqué publié samedi.

L’UMS « condamne sans réserve (ces propos) et invite tous les citoyens à la retenue et au respect dû à l’institution judiciaire ».

M. Dias, membre du Parti socialiste (PS) qui fait partie de la coalition présidentielle, est un fervent soutien de Khalifa Sall, condamné vendredi à cinq ans de prison et plus de 7.600 euros d’amende pour « escroquerie sur les deniers publics et faux en écriture » sur un montant d’environ 2,5 millions d’euros.

Il est reproché au maire de Dakar d’avoir, entre 2011 et 2015, retiré ce montant des caisses de la Ville de Dakar sur la base de fausses factures et pour acheter des denrées alimentaires qui n’ont jamais été livrées.

Barthélémy Dias et Khalifa Sall sont des dissidents du PS. Ils font partie des responsables de cette formation exclus en décembre pour « violences, indiscipline et activités politiques concurrentes » à celle de la direction.

Khalifa Sall, 62 ans et en détention préventive depuis plus d’un an, impute ses déboires judiciaires à son statut d’opposant au chef de l’Etat Macky Sall qui, selon lui, l’a traduit en justice pour l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle de 2019.

Macky Sall, élu en 2012 pour sept ans, est candidat à un deuxième mandat.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2018 12h00)                                            

Côte d’Ivoire: attaque d’une gendarmerie à une quarantaine de km d’Abidjan

juillet 22, 2017

Abidjan – La gendarmerie de la localité ivoirienne d’Azaguié, située à une quarantaine de km au nord d’Abidjan (sud du pays), a été attaquée par des hommes armés dans la nuit de vendredi à samedi, a appris l’AFP auprès du service de communication de la gendarmerie.

« Attaque, c’est beaucoup dire. Il n’y a (eu) qu’un seul coup de feu. Il n’y a pas de blessé », a indiqué le service de communication de la gendarmerie.

« Les assaillants ont enfermé les gendarmes dans le poste vers 02h00 du matin. Ils se sont ensuite rendus à la trésorerie (centre des impôts, NDLR) et dans une société d’hévéas », où ils ont commis des vols, a ajouté la même source.

Cette zone a été le théâtre d’affrontements ethniques dans le passé et des actes de banditisme y sont régulièrement perpétrés.

Cette attaque est intervenue alors que le gouvernement ivoirien a mobilisé plus de 10.000 hommes pour assurer la sécurité des 8ème jeux de la Francophonie, qui se sont ouverts vendredi soir dans la capitale économique ivoirienne Abidjan sans incident sécuritaire.

L’attaque à Azaguié survient deux jours seulement après l’attaque de l’école de police du quartier Cocody à Abidjan.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des hommes armés et cagoulés avaient attaqué cette école de police, s’emparant des armes et du matériel militaire dans l’armurerie et braquant des véhicules avant de prendre la fuite. Une partie de cet armement avait été retrouvé après un accrochage avec les assaillants dans le quartier populaire de Yopougon, qui a coûté la vie à un membre des forces de l’ordre.

Le ministre ivoirien de la Défense, Hamed Bakayoko, avait confié à la presse jeudi que les forces de sécurité étaient sur une « piste » sans vouloir fournir plus de précisions.

Principale économie de l’Afrique de l’Ouest après le Nigeria, la Côte d’Ivoire accueille, avec ces jeux de la Francophonie, son premier grand événement international après une décennie de troubles politico-militaires (2002-2011), et entend faire de cet évènement, programmé jusqu’au 30 juillet, une vitrine de son attractivité retrouvée.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juillet 2017 16h03)                                            

Urgent/Congo-Brazzaville: L’opposant Paulin Makaya conduit manu militari à la Gendarmerie et mort d’un colonel

janvier 5, 2017

 

Le Président de L’UPC (Unis Pour le Congo) M. Paulin MAKAYA vient d’être pris dans sa cellule à la Maison d’arrêt de Brazzaville et conduit à la Gendarmerie Nationale, sous une escorte de 15BJ de gendarmerie.

Une intervention musclée de la gendarmerie est venue l’extraire de sa cellule pour l’emmener à la milice au camp de la gendarmerie pour une raison que nul ne sait.

Par ailleurs, un incendie mortel a eu lieu au domicile du colonel TOSSA (de la police nationale ) situé sur l’avenue Démocratie, Moukondo Mazzala, dans le 4e arrondissement de Moungali, à Brazzaville . On déplore présentement un bilan provisoire de 6 morts (y compris lui-même ).

Photo de BrazzaNews.
Autre son de cloche au seing du gouvernement

Le torchon brûle au sein du Gouvernement Alain Akoula veux la tête de Thierry Moungala et Firmin Ayessa.

 

Brazzanews.fr

Les rebelles du Séléka s’approchent de Bangui

décembre 26, 2012

Moins de 24 heures après avoir déclaré une trêve, la rébellion centrafricaine de la coalition Sékéla continue son avancée vers Bangui. Elle n’est plus qu’à environ 350 km de la capitale.

La trêve n’aura donc duré que quelques heures. Après avoir déclaré, lundi, « l’arrêt de ses opérations », les rebelles de la coalition du Séléka ont repris leur offensive, mardi 24 décembre, et se sont emparés hier de la ville de Kaga Bandoro dans le centre-nord du pays à environ 340 km de la capitale centrafricaine Bangui. « Ils sont entrés (…) en véhicule et à moto, et ils se sont mis à tirer à l’arme lourde en direction des points stratégiques : base du détachement militaire, gendarmerie, poste des douanes, police », a déclaré à l’AFP une source militaire. Kaga Bandoro est le quatrième chef-lieu de préfecture du pays a être attaqué et occupé par la rébellion, après Ndélé (nord), Bria (centre), et Bambari (centre sud), désormais présente à l’est et au nord de Bangui.

Rebelles et pouvoir se rejettent la responsabilité de la reprise des combats. Les premiers accusent Bangui d’avoir rompu la trêve quand les autorités estiment que le Séléka n’a pas respecté sa promesse de suspendre son offensive. Lundi, la coalition avait annoncé « l’arrêt de ses opérations » et demandé au président centrafricain un cessez-le-feu.

La coalition du Séléka est dirigée par Michel Am Nondokro Djotodia (63 ans). Civil, ex-fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères et ex-consul à Nyala, au Soudan, cet originaire de la Vakaya avait déjà participé à une rébellion à la fin de 2006 avant de se réfugier à Cotonou, au Bénin. Le Séléka affirme avoir repris les armes pour réclamer l’application des différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, qui prévoyaient notamment un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion de ses soldats.

Bangui se dit prêt à négocier, mais demande au préalable à la rébellion de se retirer des positions conquises depuis le 10 décembre. « Le gouvernement est prêt, non seulement à signer un cessez-le-feu, mais à aller dialoguer avec les rebelles, avec l’opposition, pour l’avenir de notre pays », a réaffirmé le ministre centrafricain de l’Administration du territoire, Josué Binoua, sur RFI.

Quid des négociations de Libreville ?

Face à la rébellion, l’armée régulière, sous-équipée, démotivée et mal organisée, a démontré sa faible capacité de riposte, en particulier au moment de la prise ultra-rapide de Bambari, qui était pourtant l’une de ses places-fortes. Comme c’est le cas lors de chaque offensive, c’est presque sans résistance que la rébellion s’est emparée de Kaga Bandoro, que les Forces armées centrafricaines (FACA) avaient abandonnée dès lundi soir pour se regrouper à Dékoa, au sud.

Si les rebelles ne sont pas encore aux portes de Bangui, la présence d’éléments de l’armée tchadienne, qui avait déjà aidé François Bozizé à combattre les rébelles dans le nord en 2010, y est pour beaucoup. Le contingent tchadien, déployé sur les deux axes qui mènent à la capitale, compte environ 350 soldats. Un des groupes est basé à Sibut, à 5 heures de route de Kaga Bandoro, l’autre à Bossangoa.

Cette nouvelle offensive rebelle rend difficile l’application des accords de Ndjamena, signés vendredi 21 décembre lors du sommet des chefs du sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Les chefs d’État avaient appelé à un dialogue entre le gouvernement centrafricain, l’opposition et les rebelles, à Libreville, « sans délai ».

Jeuneafrique.com Par Vincent Duhem

Après les évènements d’Agban – Le grand nettoyage a commencé

octobre 27, 2011

Le général Kouassi Gervais, commandant supérieur de la gendarmerie ne veut plus se laisser surprendre par des sautes d’humeurs des soldats de son corps.

Après la mutinerie de la nuit du 14 au 15 octobre dernier, où des gendarmes ont tiré pendant une heure dans le plus grand camp de gendarmerie du pays, c`est-à-dire Agban, ‘’Gervinho’’ comme l’appellent ses hommes, a décidé de ‘’ nettoyer’’ le corps d’élite.

Pendant que les enquêtes se poursuivent pour situer les responsabilités des uns et des autres par les auditions et des arrestations, la volonté du patron de la gendarmerie d’apporter le coup de balai s’accentue.

Selon une source bien introduite, un vent de nettoyage souffle à la gendarmerie nationale. Pas question pour le remplaçant d’Edouard Kassaraté Tiapé à la tête du corps le plus respecté en Côte d’Ivoire pour sa discipline et surtout son sens du devoir républicain, de laisser prospérer le désordre et l’incivisme. Ainsi, précise notre source, tous les maquis dans l’enceinte du camp d’Agban, où les soldats décompressaient après le boulot, ont été détruits. Le message est clair : l’alcool et les armes ne font pas bon ménage. L’ordre, aux yeux du commandant, passe nécessairement par la maitrise des effectifs et des mouvements des troupes.

Par conséquent, il a été décidé de jeter un coup d’œil sur les dossiers de recrutement des gendarmes. Surprise : selon notre source, certains soldats ne sont pas passés par les concours pour intégrer les fichiers de la gendarmerie. Comment cela a-t-il été possible ? Notre interlocuteur affirme que la preuve a été faite que ces éléments ont été recrutés en dehors de la voie légale et versés dans les effectifs.

En fait, lorsque la crise militaro-politique a éclaté en septembre 2002, l’on se souvient que 2000 jeunes avaient été recrutés sans procédure par l’armée ivoirienne. Ceux que l’on a baptisé les ‘’2000 recrues’’ ont été par la suite reversées dans les différentes composantes de la grande muette. Et certains ont intégré les rangs des forces de première catégorie (la police) et de deuxième catégorie (la gendarmerie).

En plus, l’ex-parti au pouvoir, le FPI de Laurent Gbagbo a pris le soin de faire le plein de la gendarmerie et de la police avec ses militants. C’est le bouillant président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, alors n°3 du FPI qui a levé le voile sur cette scabreuse affaire des quotas aux concours d’entrée à la police et à la gendarmerie en juin 2010. Dans une sortie musclée, le N°2 de l’ex-régime a dénoncé le ministre de l’Intérieur d’alors, Désiré Tagro et ses complices qui selon lui, faisaient autant de mal aux Ivoiriens que l’ex- rébellion. Avant que le ministre mis en cause avoue lors d’un conclave de son parti le 13 juin 2010 que les 2/3 de places aux concours d’entrée à la police étaient réservées aux membres de la direction du FPI qui se les partageaient.

Après la chute du régime, que faire de ses soldats recrutés sur la base du militantisme? Cette préoccupation est à l’étude. En attendant un vaste mouvement de mutation dans les brigades de gendarmerie à travers tout le pays a été entrepris par le commandement supérieur. Aussi, tous les soldats ayant une présence prolongée à Agban ont-ils été mutés ailleurs. Et une opération d’indentification des familles et le nombre exact de leurs membres est en cours dans le camp. Le commandant supérieur est déterminé à restaurer la discipline et l’ordre au sein de la gendarmerie. Surtout que le chef des mutins du 15 octobre, qui a lancé un message sur la radio de la gendarmerie, a appelé à une révolte contre la manière de diriger les troupes.

Pour le Général Kouassi donc, il n’est plus question de tergiverser dans la tâche de redonner à la gendarmerie, sa réputation de loyauté aux institutions de la République.

Le Patriote par Lacina Ouattara