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Covid-19 : 6600 policiers et gendarmes mobilisés en Île-de-France pour veiller au respect des mesures sanitaires

avril 3, 2021

Si une tolérance est accordée jusqu’à lundi soir pour les déplacements entre régions, des contrôles sont organisés pour assurer le respect de chacune des règles sanitaires en vigueur.

Conformément aux annonces d’Emmanuel Macron lors de sa dernière allocution aux Français ce mercredi, la préfecture de police a annoncé ce samedi 3 avril que des mesures de freinage renforcées de l’épidémie en Île-de-France ont été prises. Ainsi, quelque 6600 policiers et gendarmes sont d’ores et déjà mobilisés dans la région pour veiller au respect des différentes mesures sanitaires.

Alors que la France entame son troisième confinement en plein week-end de Pâques, cet important dispositif de contrôles doit permettre de casser une possible flambée de l’épidémie à l’échelle du pays au regard «de la tension extrêmement forte qui pèse déjà sur les hôpitaux, avec une circulation toujours active du virus», comme l’a rappelé la préfecture de police dans un communiqué.

Si une tolérance est accordée jusqu’à lundi soir aux personnes souhaitant se déplacer hors de leur région pour rejoindre le lieu où elles souhaitent passer les prochaines semaines, des contrôles seront organisés pour assurer le respect de chacune des règles en vigueur. Chaque déplacement au-delà de 10 km doit d’ailleurs toujours être justifié par un motif valable. S’agissant des autres mesures déjà établies, qu’il s’agisse des rassemblements sur la voie publique, du couvre-feu de 19h à 6h tous les jours ou encore du port du masque et de la distanciation sociale, ces mesures sont toujours à respecter avec rigueur. La vente à emporter de boissons alcoolisées par les bars et les restaurants sera aussi interdite sur l’ensemble du territoire francilien à compter de dimanche matin.

«Le préfet de Police rappelle qu’aucune tolérance ne sera accordée aux comportements irresponsables susceptibles de nuire à l’effort collectif de freinage de l’épidémie», peut-on lire dans le communiquéEt d’ajouter que «les forces de l’ordre seront particulièrement fermes et attentives à l’égard des rassemblements de personnes et des fêtes clandestines organisées dans des domiciles privés ou les établissements recevant du public».

S’il est encore difficile de pronostiquer une date précise de sortie de crise, Emmanuel Macron a évoqué mercredi dans son allocution solennelle la possibilité d’une réouverture à partir de mi-mai des «lieux de rencontre, de culture, des restaurants et cafés».

Avec Le Figaro par Nicolas Daguin

Burkina: 3 gendarmes tués après l’enlèvement de 3 personnes dont 2 expatriés dimanche

septembre 24, 2018

Ouagadougou – Trois gendarmes burkinabè ont été tués dimanche dans un accrochage avec des individus armés près de Inata, dans le nord du Burkina où trois employés d’une mine d’or -un Indien, un Sud-Africain, un Burkinabè- ont été enlevés, selon deux sources sécuritaires.

« Trois corps de gendarmes ont été retrouvés lundi matin à Tongomael », localité située à une trentaine de km d’Inata, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire à Djibo (Nord). « Les victimes faisaient partie d’une équipe déployée pour le ratissage après l’enlèvement des trois travailleurs de la mine d’or d’Inata », a ajouté cette source.

Une deuxième source sécuritaire, à Ouagadougou, a confirmé le bilan.

Après les échanges de tirs qui « ont duré de 15h à 17h », les trois gendarmes n’avaient pas rejoint leur base et les recherches ont permis de retrouver leurs corps sans vie ce matin, a expliqué cette source.

Trois hommes, un Indien, un Sud-Africain et un Burkinabè travaillant pour la mine d’or d’Inata dans le nord-ouest du Burkina Faso, ont été enlevés dimanche alors qu’ils voulaient rallier la ville de Djibo.

Les ravisseurs sont « probablement des membres de groupes djihadistes qui sévissent dans la région. Ils se sont dirigés vers la frontière malienne, et l’ont sûrement déjà franchie », a indiqué une autre source sécuritaire à Ouagadougou.

Romandie.com avec(©AFP / 24 septembre 2018 13h36)                               

Niger: douze gendarmes tués lors d’une nouvelle attaque

octobre 21, 2017

L’entrée de la gendarmerie nationale nigérienne à Niamey, le 12 juin 2013 / © AFP / BOUREIMA HAMA

Douze gendarmes ont été tués samedi dans une nouvelle attaque dans le sud-ouest du Niger, une région instable, frontalière du Mali, théâtre de nombreuses incursions de groupes jihadistes.

« Il y a eu une nouvelle attaque. Douze gendarmes ont été tués », a déclaré à l’AFP le ministre de l’Intérieur du Niger, Mohamed Bazoum, joint par téléphone.

Selon une source sécuritaire, l’attaque a visé la gendarmerie d’Ayorou, à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale Niamey, dans la région de Tillabéri.

Des assaillants venus « à bord de cinq véhicules » ont attaqué « à l’aube ». Ils ont pris la fuite à l’arrivée des renforts militaires, en emportant deux ou trois véhicules de la gendarmerie. Des villageois les ont vus repartir avec des corps, selon cette source.

« Les opérations de traque ont été lancées », a affirmé le ministre de l’Intérieur. Des « poursuites terrestres et aériennes » sont en cours, a précisé la source sécuritaire.

Située sur les berges du fleuve Niger, Ayorou abrite un important marché rural et a été la perle du tourisme nigérien grâce à sa forte concentration d’hippopotames.

La région de Tillabéri est devenue très instable en raison de nombreuses attaques meurtrières attribuées à des groupes jihadistes, visant régulièrement des positions de l’armée et des camps de réfugiés.

Le 4 octobre, quatre soldats américains et quatre militaires nigériens ont été tués dans une embuscade dans cette même région.

La patrouille américano-nigérienne était tombée dans une embuscade tendue par des « éléments terroristes » à bord d’une dizaine de véhicules et une vingtaine de motos à une centaine de km de Niamey, selon le ministère nigérien de la Défense.

Mi-mai, des assaillants non identifiés avaient attaqué la même gendarmerie d’Ayorou, sans faire de victimes. Les assaillants avaient emporté des armes et des munitions avant de battre en retraite vers le Mali.

– En attendant la force du G5 Sahel –

Vendredi, le Parlement a validé la prolongation pour trois mois de l’état d’urgence dans l’ouest du Niger en raison de la « persistance de la menace » des groupes armés. Cette mesure a été imposée en mars 2017 dans plusieurs départements des régions de Tillabéri et Tahoua, une autre région proche du Mali.

Cette semaine, l’ONU a dit avoir répertorié « au moins 46 attaques » de groupes armés au Niger dans la région de Tillabéri depuis février 2016.

En juin, le Niger a mis en place « l’Opération Dongo » (la foudre), composée d’un bataillon de 245 hommes bien équipés, pour combattre les jihadistes venus du Mali voisin. Mais le gouvernement nigérien n’a pas donné de bilan de l’opération depuis.

Début octobre, à la suite de l’embuscade contre les soldats américains et nigériens, le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop avait souligné devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New York l’urgente nécessité de mettre à pied d’oeuvre la nouvelle force internationale de lutte contre les jihadistes du Sahel où doivent s’associer les forces de sécurité du Tchad, du Niger, du Mali, du Burkina Faso et de la Mauritanie.

La force du G5 Sahel doit comprendre 5.000 hommes et aura la possibilité de s’affranchir des frontières lors d’opérations antijihadistes.

Mais son financement est loin d’être bouclé: seulement une centaine de millions d’euros ont été promis, sur plus de 400 millions jugés nécessaires par les pays membres.

Le Mali est devenu un pays particulièrement instable depuis 2012, où des groupes jihadistes s’étaient emparés de tout le nord du pays. Des zones entières continuent d’échapper au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré le lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale toujours en cours.

Tous les pays voisins, notamment le Niger et le Burkina Faso, sont régulièrement frappés par des attaques jihadistes.

Le Niger doit par ailleurs faire face aux attaques du groupe islamiste nigérian Boko Haram dans le sud-est, frontalier du Nigeria. Le retrait des troupes tchadiennes de cette région a contraint Niamey à envoyer ses propres soldats pour les remplacer.

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2017 14h42)                

Burkina: rien ne va plus entre policiers et gendarmes au sein du GSPR chargé de la protection de Kaboré

août 11, 2017
Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré lors d’un sommet à Yamoussoukro le 29 juillet 2016. © AFP/Issouf Sanogo

La courant passe mal entre policiers et gendarmes affectés à la protection du président Roch Marc Christian Kaboré, au sein du Groupement de sécurité et de protection républicaine (GSPR).

Une situation que l’Union nationale de la police, (Unapol), qui a révélé l’affaire dans un communiqué lundi 6 août, qualifie de « prise d’otage de la présidence ». Et le syndicat de dénoncer de graves difficultés de collaboration entre policiers et gendarmes.

« Au GSPR, le climat délétère serait le fait d’un certain capitaine Taoko [Patron de la sécurité rapprochée] qui se serait senti vexé par un assistant de police, qui lui aurait tenu tête, dit le communiqué de l’Unapol. Le capitaine dira plus tard qu’il n’avait rien contre lui, mais en revanche qu’il entendait régler des comptes à la hiérarchie policière ». En représailles, dénonce encore le syndicat, le capitaine aurait instruit les gendarmes postés à la guérite d’interdire l’accès de la présidence aux policiers.

Silence des autorités

Contacté par Jeune Afrique, un responsable sécuritaire du GSPR assure toutefois que tout est mis en oeuvre pour ramener la cohésion au sein du corps créé en 2015 pour assurer la sécurité du président du Faso, sur les cendres du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), la garde prétorienne de l’ère Compaoré qui avait perpétré le coup d’État raté du général Gilbert Diendere en septembre 2015.

« Tout ce que je peux vous dire, c’est que des initiatives sont prises pour aplanir ce différend malencontreux. Cela vise à instaurer la cohésion entre les forces, y compris au niveau du commandement », déclare cette source. Qui précise : « Nous sommes mis à la disposition de la présidence du Faso par l’état-major général des armées qui va communiquer sur cet incident via la direction de la Communication de l’Armée.

Pour l’heure, ni la présidence du Faso, ni la hiérarchie militaire n’ont réagi à ces allégations.

Avec Jeunafrique.com

Congo/Brazzaville: Cérémonie de la 12e promotion de gendarmerie à Kintélé

mai 13, 2017

Hier le 12 mai, s’est déroulée la sortie de la 12e promotion des sous-officiers de l’école des sous-officiers de gendarmerie de Bifouiti, à l’esplanade du stade la Concorde à Kintélé.

Il s’agit de la promotion baptisée Colonel Mouassiposso. Celle-ci a reçu le Général Mouagny Victor, patron de la gendarmerie qui s’est adressé en ces termes aux nouveaux gendarmes: « On vous enverra partout où besoin se fera ».

Le message de l’officier supérieur n’avait fini de faire le tour du complexe sportif  que les familles des gendarmes ont répondu en chœur « To boyi, le pool toboyi » semant la honte la confusion et la désolation au sein des généraux présents à cette cérémonie.

Les familles ne veulent plus envoyer leurs enfants dans le Pool. Nous leur demandons d’être cohérents et d’aller plus loin. Qu’elles interdisent à leurs enfants de s’engager dans l’armée. Au Congo le métier de militaire est très ingrat. Qu’elles disent à leurs enfants qui sont déjà engagés de déserter, qu’ils quittent le pays momentanément, quitte à demander l’asile à l’étranger.

 

Pool: Désertions massives

Des militaires désertent les villages du Pool. Ce matin les habitants étaient surpris de constater que les militaires ne sont plus à leurs postes habituels sur l’axe Mbanza-Ndounga.

 

Pool: La mort c’est pour les enfants des autres

Le capitaine Gilles Bokemba, nommé commando marin en service au sein de la marine nationale avait été déployé dans le Pool, il y a 9 mois environ. Gilles Bokemba est le fils du Général Gilbert Bokemba, Chef d’Etat-Major de l’armée de Terre.

Dès que son fils a mis pieds dans le Pool, son papa l’y a extrait de force. Un hélicoptère y a été envoyé pour l’exfiltrer.

Depuis lors tous les fils de militaires sont exemptés de séjours dans le Pool.

Avis aux miliciens et autres militaires zélés. Quand comprendrez-vous que vous allez mourir pour rien, pour les autres qui protègent leurs enfants, qui montent en grade facilement et qui sont beaucoup mieux rémunérés que vous?

Vraiment militaires vous allez mourir pour 1.000 FCFA.

Avec Brazzanews.fr

Côte d’Ivoire : négociations en cours après un mouvement d’humeur de gendarmes à Abidjan

janvier 18, 2017

Défilé de gendarmes ivoiriens à Abidjan. © Capture Youtube / RTI

Un nouveau mouvement d’humeur de membres des forces de l’ordre a débuté ce mercredi matin en Côte d’Ivoire. Cette fois, ce sont des gendarmes chargés de la sécurité du port d’Abidjan qui réclament primes et augmentations de salaire. La situation s’est apaisée en début d’après-midi et des négociations sont en cours entre le gouvernement et les mutins.

Les gendarmes commandos chargés de la sécurisation du port d’Abidjan, poumon économique du pays, ont entamé un mouvement d’humeur ce mercredi 18 janvier au matin, en procédant à de nombreux tirs en l’air, selon plusieurs témoins et opérateurs de la plateforme portuaire.

Les militaires ont ensuite fermé tous les accès menant au port. Les tirs s’étaient calmés à la mi-journée, et la direction du port a fait savoir dans un communiqué que des dispositions avaient été prises pour en « assurer le fonctionnement normal ».

Négociations en cours 

Le gouvernement a également annoncé au terme du conseil des ministres mercredi midi que des négociations avaient été entamées avec les mutins.

Par ailleurs, des tirs en l’air ont également été signalés au sein de la troisième garnison de gendarmerie d’Abidjan, dénommée camp commando de Koumassi. Mais aucune revendication claire n’a pour l’heure été faite de ce côté.

« La situation est alarmante mais que les Ivoiriens nous fassent confiance. Le gouvernement trouvera des solutions, mais pas dans le chaos. Il y a un processus de contamination des autres corps en cours. La Côte d’Ivoire vit les conséquences de la guerre et de la crise postélectorale », a expliqué Hamed Bakayoko, le ministre de la Sécurité, qui a lancé un appel à la presse pour aider le gouvernement à relayer son message.

« On demande une augmentation de salaire »

« Nos conditions de travail sont difficiles. C’est l’État qui doit payer nos tenues », témoigne un gendarme impliqué dans la protestation au port. « On demande une augmentation de salaire. Avant, on avait une prime de mission de 8 400 francs CFA par jour qui n’est plus payée depuis 2011. La prime alimentaire de 50 000 francs CFA par mois sur le salaire a été supprimée. Nous exigeons la réintégration de cette prime et un paiement de ses arriérées. Nous sommes sous la tutelle du ministère de la Défense comme les militaires ».

Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu – à Abidjan

Centrafrique: 25 morts, dont 6 gendarmes, dans des violences dans le centre

octobre 29, 2016

Bangui – Au moins 25 personnes, dont six gendarmes, ont été tuées jeudi et vendredi en Centrafrique, lors de violences déclenchées par des groupes armés dans la ville de Bambari (250 km au nord-est de Bangui) et ses environs, selon la force de l’ONU en Centrafrique (Minusca).

Selon les informations reçues, six gendarmes et quatre civils auraient perdu la vie vendredi matin, lors d’une embuscade sur l’axe Bambari-Grimari. La veille, des affrontements entre éléments anti-balaka et ex-séléka avaient causé 15 morts et un certain nombre de blessés à Mbriki et Belima, dans les environs de Bambari, dans le centre du pays, indique un communiqué de la Minusca.

La Minusca condamne par ailleurs une attaque armée menée vendredi après-midi par des anti-balaka contre huit de ses fonctionnaires, alors qu’ils se dirigeaient vers l’aérodrome de Bambari. Un enfant de sept ans a été blessé et est actuellement soigné par les Casques bleus mauritaniens, ajoute le communiqué, soulignant que toute atteinte contre les Casques bleus est passible de poursuites pénales internationales.

Relevant la récente montée de la tension dans certaines régions du pays, provoquée par des affrontements entre éléments armés des ex-séléka et anti-balaka, la force de l’ONU appelle les groupes armés à mettre fin au cycle d’attaques et représailles.

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l’ex-président François Bozizé par des rebelles séléka (coalition en sango) majoritairement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

L’intervention de la force française Sangaris – dont la mission prendre officiellement fin lundi – et de la Minusca a mis fin aux massacres mais n’a pas réussi à stabiliser la situation sécuritaire dans ce pays classé parmi les plus pauvres au monde.

Des attaques de groupes armés dans plusieurs localités de province ont ainsi fait plusieurs dizaines de morts ces dernières semaines.

Le 24 octobre, quatre civils ont été tués et 14 personnes blessées lors de violences à Bangui où un collectif de la société civile centrafricaine avait appelé à une journée ville morte pour demander le retrait de la Minusca, accusée de passivité face aux groupes armés.

La Minusca, qui compte plus de 10.000 soldats et policiers, rejette avec vigueur ces accusations.

Romandie.com avec(©AFP / 29 octobre 2016 10h38)

Un père fait un malaise cardiaque, il est sauvé par son fils de 5 ans

janvier 8, 2016

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Kévin-Djéné, 5 ans, est retourné à l’école jeudi car, explique sa mère, « il voulait se changer les idées »AFP/MARTIN BUREAU

Kévin-Djéné, 5 ans, a pris son vélo en pleine nuit pour donner l’alerte. Grâce à lui, les gendarmes et les pompiers ont pu intervenir rapidement au domicile familial et sauver son père.

Un geste héroïque pour son âge. Mercredi soir, Kévin-Djéné, un petit garçon de 5 ans, domicilié en Mayenne, a sauvé la vie de son père, rapporte ce vendredi Ouest-France. Alors que le garçonnet joue tranquillement au domicile familial, son père fait un malaise cardiaque. Aussitôt, Kévin-Djéné décide de prendre son vélo pour prévenir sa mère, laquelle travaille de nuit dans une entreprise de la région. Aux alentours de 22h30, l’enfant est repéré sur une route de campagne par un automobiliste. « Je rentrais de mes activités d’arts plastiques […] C’est là que je découvre Kévin-Djéné en pyjama et en tongs, sous la pluie et frigorifié », se souvient Jean-François Pinot, interrogé par le quotidien régional.

Sans attendre, le petit garçon donne l’alerte expliquant à son interlocuteur que son « père est mort ». Prenant très au sérieux ses déclarations, Jean-François Pinot appelle la gendarmerie qui parvient, en moins d’une demi-heure, à localiser le domicile familial. Et cela malgré les propos confus de l’enfant. « C’est normal à son âge. On n’arrivait pas à déterminer exactement le lieu de son habitation, ni où était sa maman », poursuit Jean-François Pinot.

« Ce petit garçon est incroyable »

Une fois sur place, les gendarmes et les pompiers découvrent le père de Kévin-Djéné, « allongé et inconscient ». L’homme est immédiatement transporté au centre hospitalier voisin. C’est à ce moment là que la mère du petit garçon, Djénéba Godin, est prévenue des événements par son chef d’équipe. « Jean-François a sauvé la vie de mon mari qui est sorti jeudi de l’hôpital, mais aussi celle de mon fils qui s’est retrouvé seul sur la route en pleine nuit », confie, émue, la mère de famille à Ouest-France.

Deux jours après les faits, Jean-François Pinot reste très marqué par cette histoire, notamment par l’attitude héroïque de Kévin-Djéné. « Ce petit garçon est incroyable! Ce qu’il a fait est très intelligent. Sa mère m’a appelé pour me remercier et me dire que son époux était sorti de l’hôpital. J’en ai les larmes aux yeux. »

Lexpress.fr

Côte d’Ivoire : arrêté dans l’Ouest, Amadé Ouérémi va être transféré à Abidjan

mai 20, 2013

Près de 200 gendarmes et soldats ivoiriens ont été mobilisés.

Près de 200 gendarmes et soldats ivoiriens ont été mobilisés. © AFP

Arrêté samedi 18 mai dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, le chef de milice Amadé Ouérémi a été emmené à Duékoué. Il doit être transféré à Abidjan.

Amadé Ouérémi et ses hommes, estimés à près de 400 d’éléments, défiaient depuis une dizaine d’années l’autorité de l’État ivoirien. Samedi 18 mai, ce chef de milice d’origine burkinabé, soupçonné de graves crimes durant la crise postélectorale de 2010-2011, a été arrêté par un détachement des Forces républicaines (FRCI, armée) dans la forêt du Mont Péko (extrême ouest de la Côte d’Ivoire). Près de 200 gendarmes et soldats du Bataillon de sécurisation de l’Ouest (BSO) étaient mobilisés depuis jeudi aux abords de la forêt.

« Arrêté sans violence »

Amadé Ouérémi s’est rendu sans échange de tirs. « Il a été arrêté sans violence et devait être transféré à Abidjan », a indiqué la télévision publique RTI. « Ses hommes sont en train d’être désarmés », a indiqué samedi une source au sein de l’état-major. Après sa reddition, le chef milicien a été emmené dans le principal camp militaire de Duékoué (la ville la plus proche, NDLR), où il est accompagné de l’un de ses gardes du corps, a affirmé un témoin.

Amadé Ouérémi et sa milice sont soupçonnés par des organisations internationales (notamment Human Right Watch) d’être les principaux auteurs du massacre de Duékoué, commis fin mars 2011. Ils combattaient alors aux côtés des FRCI. En août 2011, l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) avaient récupéré des armes et munitions auprès de 90 membres de cette milice.

Depuis la fin de la crise, Ouérémi régnait en maître dans la forêt du Mont Péko, un domaine théoriquement protégé. Interdisant l’accès aux agents de l’État, il y cultivait du cacao en toute illégalité .

Jeuneafrique.com avec AFP

Sénégal : Karim Wade dans le collimateur ?

novembre 14, 2012
Karim Wade n'a pas connaissance des faits que la justice sénégalaise pourrait lui reprocher. Karim Wade n’a pas connaissance des faits que la justice sénégalaise pourrait lui reprocher. © Seyllou/AFP

Karim Wade a bien l’intention de se présenter à sa convocation devant les gendarmes, jeudi 15 novembre. L’ancien ministre et fils du président sénégalais Abdoulaye Wade réfute les allégations de corruption portées contre lui, et fustige « l’amateurisme » du procureur en charge de son dossier.

Déjà auditionné à deux reprises, en juillet, Karim Wade, qui s’est reconverti dans le consulting auprès d’investisseurs internationaux désireux de s’installer en Afrique, est convoqué le 15 novembre devant la section de recherches de la gendarmerie. L’ancien conseiller à la présidence, patron de l’Agence nationale de l’Organisation de la conférence islamique (Anoci), puis ministre d’État (Coopération, Transports aériens, Infrastructures et Énergie) est dans le collimateur de la cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), réactivée par le nouveau chef de l’État. Déférera-t-il à la convocation ?

« Amateurisme »

« Oui, nous a expliqué Karim Wade, je répondrai à toutes les questions, même si je crains que tout cela n’obéisse à des fins politiques. Je constate que, pour l’instant, on nage dans l’amateurisme. Le procureur spécial parle ainsi de 1 000 milliards de F CFA (1,5 milliard d’euros) détournés. Or cela correspond au budget annuel du Sénégal, alors que nous sommes sous la surveillance plus qu’attentive de la Banque mondiale ou du FMI ! Soyons sérieux. » A-t-il connaissance du dossier et des charges retenues contre lui ? « Absolument pas, et c’est bien le problème. Les seules questions que l’on m’ait posées jusqu’ici sont relatives à l’acquisition d’un véhicule ou d’un appartement. »

Après s’être reposé au Maroc, Abdoulaye, son père, s’est quant à lui retiré dans sa villa de Versailles, dans la banlieue parisienne, pour écrire (ses Mémoires ?) et prendre du recul. Il prépare activement le congrès de sa formation, le Parti démocratique sénégalais (PDS), au début de 2013, à l’issue duquel il passera officiellement la main.

Jeuneafrique.com