Posts Tagged ‘Général Prime Niyongabo’

Burundi : le chef d’état-major de l’armée réchappe d’une embuscade qui a fait sept morts à Bujumbura

septembre 11, 2015

Les tentatives d’assassinats ciblés se poursuivent au Burundi. Ce vendredi, c’est le chef d’état-major du pays qui a été visé par une attaque dont il a pu réchapper. Sept personnes ont en revanche été tuées.

Le numéro 1 de l’armée burundaise, le général Prime Niyongabo, a réchappé vendredi d’une embuscade contre son convoi à Bujumbura, au cours de laquelle sept personnes ont été tuées, ont annoncé des sources policières.

« Il y a eu un attentat contre le chef d’état-major de l’armée, heureusement il n’a rien eu, mais deux des assaillants ont été tués et un troisième capturé », a déclaré  le directeur-général adjoint de la police burundaise, le général Godefroid Bizimana. « Nous sommes en train de traquer le reste du commando », a-t-il poursuivi.

Un haut-gradé de la police a précisé que quatre militaires de son escorte avaient également péri ainsi qu’une policière. Selon ce haut-gradé, les assaillants, vêtus de tenues militaires, circulaient dans un véhicule de l’armée depuis lequel ils ont ouvert le feu sur le véhicule du général Niyongabo et sur celui de son escorte.

Une attaque « minutieusement préparée »

« L’attaque était minutieusement préparée, elle a été soudaine et violente. Quatre des gardes du corps du chef d’état-major ont été tués sur le champ, et lui-même n’a dû son salut qu’au fait que son chauffeur a dépassé un bus transportant des policiers, empêchant les assaillants de le rattraper », a expliqué ce haut-gradé ayant requis l’anonymat.

Le général Nyongabo est considéré comme un dur du régime burundais. Il a notamment contribué à la mise en échec de la tentative de coup d’État militaire des 13 et 14 mai derniers au Burundi.

Un autre homme-clé de l’appareil sécuritaire burundais et artisan de l’écrasement du putsch, le général Adolphe Nshimirimana, ancien chef du Service national des Renseignements (SNR) considéré comme le bras droit du président Pierre Nkurunziza, a péri dans une embuscade similaire – tendue par des hommes en uniforme militaire lourdement armés – début août.

Jeuneafrique.com

Burundi: le chef d’Etat major annonce l’échec du coup d’Etat, les putschistes démentent

mai 13, 2015

Bujumbura (Burundi) – Le chef d’Etat-major burundais, le général Prime Niyongabo, a affirmé dans la nuit de mercredi à jeudi que la tentative de coup d’Etat contre le président Pierre Nkurunziza avait échoué, une information immédiatement démentie par le camp putschiste.

La tentative de coup d’Etat sous la conduite du général major Godefroid Niyombare a été déjouée, a-t-il déclarée dans une allocution à la radio nationale, revendiquant le contrôle de la présidence de la République et le palais présidentiel.

La Force de défense nationale appelle les mutins à se rendre, a-t-il ajouté sur les ondes de la radio, restée sous le contrôle des militaires loyalistes à Pierre Nkurunziza depuis l’annonce de sa destitution par le général Niyombare mercredi après-midi.

Le porte-parole des putschistes, le commissaire de police Vénon Ndabaneze, a balayé ces déclarations, soulignant que son camp avait le contrôle de l’aéroport.

Le message du chef d’Etat-major Prime Niyonganbo ne nous surprend pas parce qu’il s’est rallié aux forces du mal depuis longtemps et au mensonge, a-t-il dit à l’AFP.

Ce soir, un avion qui était attendu n’a pas atterri à l’aéroport de Bujumbura qui est sous notre contrôle, a-t-il ajouté, en référence à l’avion transportant Pierre Nkurunziza, qui se trouvait mercredi en Tanzanie pour un sommet régional consacré à la crise déclenchée au Burundi par l’annonce de sa candidature à un troisième mandat lors de la présidentielle de juin.

Selon Vénon Ndabaneze, la présidence et la radio nationale sont restées sous le contrôle des loyalistes parce que le camp putschiste avait voulu éviter l’effusion de sang.

Aujourd’hui, on n’a pas voulu faire d’effusion de sang, mais s’il nous pousse à utiliser des moyens qui nous obligent à verser le sang, il en répondra devant la loi, a-t-il lancé, reconnaissant toutefois aussi que son camp ne contrôlait pas tout: Il y a des gens qui sont encore de mèche avec le président.

Ces déclarations des deux camps confirment l’échec de tractations entamées pour rapprocher les positions après l’annonce du coup d’Etat par le général Niyombare, lui-même un ex-compagnon d’armes de Pierre Nkurunziza au sein de la rébellion qu’était l’actuel parti présidentiel Cndd-FDD du temps de la guerre civile burundaise (1993-2006).

Les tractations ont buté sur un groupe d’officiers du Cndd-FDD qui ont rejeté toute solution qui écarte Nkurunziza, a expliqué un haut gradé de militaire appartenant au camp putschiste.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2015 04h12)