Posts Tagged ‘Généraux’

Soudan: reprise des négociations entre les généraux et la contestation

juillet 3, 2019

 

Des généraux au pouvoir au Soudan et des chefs de la contestation tenaient mercredi soir une réunion de négociations pour discuter de la transition, a constaté un correspondant de l’AFP, première rencontre du genre depuis la dispersion meurtrière d’un sit-in de manifestants.

Trois généraux, dont Mohammed Hamdan Daglo dit «Hemeidti», et cinq représentants de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, se sont retrouvés en présence de médiateurs de l’Ethiopie et de l’Union africaine dans un hôtel de Khartoum, selon le journaliste de l’AFP.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Trump va donner 30 jours à ses généraux pour un plan contre l’EI

janvier 29, 2017

Washington – Le nouveau président américain Donald Trump a donné jusqu’à fin février à ses responsables militaires pour lui présenter un plan « pour vaincre » le groupe Etat islamique.

Le président remplit ainsi l’une de ses promesses de campagne, lui qui pendant des mois avait moqué et critiqué la lenteur des progrès dans la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique.

Le plan devra comprendre « une stratégie exhaustive pour vaincre l’EI », selon le texte du décret signé samedi soir par M. Trump et publié par la Maison Blanche. Une « ébauche du plan pour vaincre l’EI » devra être présentée dans les 30 jours.

Le nouveau secrétaire à la Défense, James Mattis, devra notamment trouver des moyens de donner plus de latitude aux troupes pour combattre l’EI « dans le respect des lois internationales », s’attaquer à l’EI sur tous les fronts y compris sur internet et proposer des mécanismes permettant de priver les jihadistes de financement.

Le décret demande aussi à James Mattis, « d’identifier de nouveaux partenaires pour la coalition (mise en place par les Etats-Unis contre l’EI) ».

La Russie a déjà indiqué samedi, après un entretien téléphonique entre MM. Trump et Poutine, que les deux hommes veulent « une réelle coordination contre l’EI en Syrie ».

Une option que les militaires américains voient avec méfiance estimant que les Russes sont avant tout en Syrie pour soutenir le régime de Bachar al-Assad.

Vendredi, Donald Trump s’était rendu au Pentagone pour y rencontrer ses chefs militaires et il a déjà été question des moyens d’accélérer la lutte contre l’EI.

M. Trump pourrait choisir de bousculer la stratégie de son prédécesseur Barack Obama, qui voulait éviter à tout prix d’impliquer les troupes américaines au sol dans les combats et leur avait pour l’essentiel assigné un rôle de conseil.

Pour l’instant, les Américains – qui ont ont déployé un peu plus de 5.000 militaires en Irak aux côtés des troupes irakiennes, et près de 500 soldats des forces spéciales en Syrie, aux côtés essentiellement des Forces démocratiques syriennes, une coalition arabo-kurde.

Les avions américains – et ceux appartenant à la coalition internationale – bombardent aussi quotidiennement les jihadistes depuis l’été 2014.

La perspective d’un renforcement des troupes américaines pourrait particulièrement s’envisager en Syrie.

Les militaires américains pourraient ainsi être déployés en plus grand nombre pour aider les forces qui prendront d’assaut la ville de Raqa, la capitale auto-proclamée de l’EI, selon la presse américaine.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2017 00h01)             

Turquie: 149 généraux et amiraux limogés après le putsch raté

juillet 27, 2016

Istanbul – Cent quarante-neuf généraux et amiraux ont été limogés de l’armée turque pour leur implication dans le coup d’Etat raté du 15 juillet, a annoncé mercredi soir un responsable turc.

Ils ont été limogés pour leur complicité dans la tentative de coup d’Etat, a déclaré ce responsable, précisant qu’il s’agissait de 87 hauts gradés de l’armée de terre, 30 de l’armée de l’air et 32 de la marine.

Ces limogeages en nombre sont intervenus à la veille d’un Conseil militaire suprême qui doit se tenir jeudi à Ankara en présence du Premier ministre turc Binali Yildirim et des plus hauts responsables de la hiérarchie militaire, afin de procéder à un ample remaniement de l’armée.

Depuis le coup d’Etat raté du 15 juillet, 178 généraux avaient été placés en garde à vue, soit la moitié des généraux et amiraux de l’armée, selon des chiffres donnés par le ministère de l’Intérieur.

Si d’après des chiffres officiels, une petite partie de l’armée turque –la deuxième plus importante en nombre de soldats après celle des Etats-Unis– a été impliquée dans le coup, le ministre de l’Energie et gendre du président Recep Tayyip Erdogan a précisé que les partisans de Fethullah Gülen, le prédicateur en exil qu’Ankara accuse d’avoir fomenté le coup, avaient infiltré la haute hiérarchie militaire.

Romandie.com avec(©AFP / 27 juillet 2016 22h07)

Crash d’un avion militaire en Angola: 30 morts, dont 3 généraux

septembre 15, 2011

Trente personnes, dont trois généraux, ont trouvé la mort mercredi dans le crash d’un avion des forces armées angolaises à l’aéroport de Huambo (centre), a-t-on appris de source militaire.

Six rescapés ont été transportés à l’hôpital militaire de Huambo, a indiqué cette même source à l’AFP. Ils souffrent de brûlures.

L’avion transportait trois généraux. D’autres officiers de l’armée de l’air angolaise font partie des victimes, a-t-elle ajouté.

Les raisons de l’accident, survenu à la mi-journée peu après le décollage, ne sont pas connues.

« Je ne sais pas qu’est-ce qui s’est passé. Nous avions bien fait le taxi (la phase d’accélération sur la piste, ndlr) et le décollage. Après cela, je sais plus vraiment se qui s’est produit », a indiqué le commandant de bord –qui a survécu–, José Gonçalves, à l’AFP

L’avion était un appareil brésilien de marque Embraer. Il devait relier Huambo à la capitale Luanda, avec une escale a Benguela, sur la côte.

Selon un médecin de l’hôpital militaire de Huambo contacté par l’AFP, « cinq survivants présentent des brûlures au second degré, et un est dans un état grave avec des brûlures au troisième degré ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo-Brazzaville: Liste par Région des 44 Généraux(Actifs et Inactifs)

juin 23, 2011

Nomination insolite des Officiers Généraux sous un angle politico stratégique

M. SASSOU NGUESSO vient de créer des précédents très graves. Depuis plus d’une décennie, tous les spécialistes et analystes des questions sécuritaires et stratégiques sont unanimes et ne cessent d’affirmer que le Congo Brazzaville est en voie de battre le record des Généraux en Afrique mais aussi il possède une armée taillée sur le tribalisme.

La Bible déclare : « crie à plein gosier, ne te retiens pas. Elèves ta voix comme une trompette, et annonces à mon peuple ses iniquités, à la maison de Jacob ses péchés ! ». Esaïe 58 : 1.

Denis SASSOU NGUESSO qui avait remis le pays à un certain dieu encourage la presse de critiquer les personnes qui le méritent, même les ministres et par ricochet lui-même qui est le Chef du gouvernement.
En s’appuyant sur les textes précités, il serait aberrant sinon ignoble de se taire face à la tangente qu’est entrain de prendre notre armée. Parlons-en !

Pourquoi devrions-nous toujours nous taire alors que ces questions de fond méritent d’être étalées et débattues aujourd’hui sans haine, sans peur et sans intimidation pour éviter le pire demain ou certaines gens peuvent se retrancher derrière leur identité ethnique au point de déstabiliser les institutions de la république comme nous l’avons vu hier avec M. SASSOU NGUESSO qui s’était retranché à Oyo en compagnie de quelques rares ressortissants des autres départements.

Le tribalisme devient un sport national au sein des FAC, de la gendarmerie, de la police…
La toute dernière nomination de huit (08) Officiers Généraux, le vendredi 17 juin 2011 n’a pas échappé à la règle générale et alimente toutes les causeries et les commentaires dans la plupart des milieux.
En effet, personne ne pouvait croire que M. SASSOU NGUESSO puisse vouloir toujours d’une chose et son contraire. Il a récidivé. Comme d’habitude, la majorité des Officiers Généraux nommés ou des responsables à des fonctions clé sont -presque- issus d’une même ethnie ou d’une même zone géographique alors que le Congo Brazzaville, en réalité, compte plusieurs ethnies.
Cette façon d’agir est de nature à « tribaliser l’armée ». Ces nominations à forte connotation régionale, sont donc totalement contraires à la bonne gouvernance ainsi qu’à la consolidation de l’unité nationale et la paix qui se construisent difficilement.

Avec une superficie de 342.000 km2 et une population de près de 4 millions d’habitants, le Congo Brazzaville qui a de grands défis socioéconomiques à relever mérite-t-il, d’avoir aujourd’hui, autant d’Officiers Généraux ?

Au moment où la santé, l’éducation, l’emploi ou l’habitat sont presque en panne, le Congo Brazzaville, soi-disant Pays Pauvre Très Endetté a vraiment besoin des dépenses inutiles pour l’entretien à vie des Officiers Généraux ?

Quelle facture très salée pour le trésor public ? Et pour quels résultats ?

Quelle idée les autres agents civils de l’État auront-ils de tous ces Généraux très coûteux pour les caisses de l’État ?

Alors qu’ils attendent impatiemment le changement que devait apporter l’annulation de la suspension des effets financiers promis par le ‘’Boss’’ et dont le concret se fait attendre jusqu’aujourd’hui.

Est-ce de cette façon que l’armée sera unie en favorisant la tribu mbochi en galon et en poste ?

Qu’est ce qui se passe réellement au royaume « Tchambitcho de Mpila » pour marginaliser certains départements du Congo ?

Posons-nous la question de savoir comment les futurs présidents du Congo feront-ils pour gérer et surtout contrôler tous les Officiers Généraux qui sont nommés aujourd’hui par M. SASSOU NGUESSO dont le dernier mandat tire petit à petit vers sa fin, puisque les Congolais dans leur majorité, selon nos sondages, refusent la révision constitutionnelle et de revoir M. SASSOU NGUESSO à la tête du Congo ?

Il faut le dire haut et fort, que, M. SASSOU NGUESSO vient de créer un précédent dans l’histoire du Congo Brazzaville. Son remplaçant comme le prévoyait le feu André MILONGO, au cas où il passait président, devrait procéder à un grand rééquilibrage.

Il est facile de comprendre et imaginer les vraies raisons et les agendas politico militaires cachés qui justifient la longue liste des officiers généraux qui s’accaparent des postes stratégiques et des opérations militaires.

Inutile qu’on nous dise que c’est le comité de défense qui propose ces nominations qui sont basées sur un seul département. Tout le monde sait que la constitution donne des prérogatives à M. SASSOU NGUESSO de nommer à des hautes fonctions qui il veut.

A la faveur des 50 ans de la création des Forces armées congolaises (FAC) et de la gendarmerie, l’occasion est venue de jeter un regard assez sévère sur notre armée qui a perdu nombre de ses repères et qualités : le mérite, l’honneur, le secret militaire, l’unité de la troupe, l’ambiance patriotique et militaire, la loyauté et le respect de l’ordre militaire, etc.

Dans le but d’éclairer la lanterne des millions des Congolaises et de Congolais sur le virus du tribalisme qui a gagné notre force publique depuis le sommet, la rédaction de « Talassa », publie, ici, la liste de tous les Officiers Généraux du Congo Brazzaville, département par département.

Enfin, nous osons croire que personne ne nous contredira sur les candidats bénéficiaires des bourses militaires et que pour la plupart ils sont issus d’une même zone géographique.

Ceux qui se sentiront blessés ou directement indexés par la teneur de cet article vérité, ne devraient que se raviser et voir la vérité en face au lieu d’inventer des subterfuges.

Il faut changer, car l’avenir est une équation à plusieurs inconnus.

A suivre…

L’intégrité territoriale du Congo Brazzaville n’a jamais été menacé depuis les indépendances ; cependant, le Congo Brazzaville compte 43 Généraux pour une population estimée à 4 millions d’habitants. Des Généraux qui ont pour unique adversaires désignés les populations civiles et pour objectif principal l’enrichissement personnel et accessoirement la protection de celui qui les nomme et les a fait rois.

Voici la liste des Officiers Généraux du Congo Brazzaville par région

Région de la Cuvette : 25 Officiers Généraux

1.Jacques Joachim YHOMBI-OPANGO, Ancien Président de la République, bien entretenu par le pouvoir
2.Denis SASSOU NGUESSO, Commandant Suprême des forces armées
3.Jean Dominique OKEMBA, SG – Conseil National de Sécurité (CNS)
4.Norbert DABIRA, Businessman et Inspecteur général des armées
5.Blaise ADOUA, Directeur général de la Sécurité présidentielle(Décédé)
6.Jean Marie Michel MOKOKO, Conseiller spécial Paix et sécurité près la Présidence de République
7.Hilaire MOKO, Attaché militaire près de l’Ambassade du Congo en France
8.Yvon Jacques NDOLOU, Ministre des Sports, plus ou moins éloigné des affaires militaires
9.Charles Richard MONDJO, Chef d’Etat-Major Général
10.Guy Blanchard OKOY, Commandant du Groupement parachutistes
11.Philippe LONGONDA, Businessman et attaché au ministère des Affaires Etrangères
12.MORLENDÉ, En stand-by et risque de remplacer le défunt MOTANDO à la Présidence de la République
13.Fulgor ONGOBO, Directeur des ressources humaines des Forces Armées Congolaises
14.Jean François NDENGUET, Directeur Général de la Police Nationale etc …
15.Gilbert BOKEMBA, Commandant de la zone militaire n°9 (Brazzaville)
16.Emmanuel AVOUKOU, Commandant de la Garde républicaine(Décédé)
17.Victor MOIGNY, Commandant en second de la Gendarmerie
18.ÉBATA, Directeur général de l’hôpital militaire Pierre Mobengo
19.Pierre OBA, Ministre des mines, en voie de revenir dans le séraille de haut commandement militaire (originaire de Tsiokia très proche d’Oyo)
20.BOUAGNABEA MOUNDANZA, Chef d’Etat-Major de la Marine
21.Georges MAYOULOU, En stand-by, qualifié de « Lissoubiste »
22.NIOMBÉLA-MAMBOULA, Retraité et …
23.Emmanuel ELENGA Retraité
24.OSSÉLÉ, Directeur des Opérations à l’État-Major
25.NGOMBÉ, Chef de la Maison militaire près de la Présidence de la République

Région du Pool : 4 Officiers Généraux

1.Anselme MACKOUMBOU-KOUKA, Retraité et très loin des dossiers militaires
2.Aaron KAKOU, Chargé de la diplomatie des FAC
3.Prosper NKONTA, Actuel Chef d’État-Major Adjoint des FAC, mais n’a aucun pouvoir…
4.René BOUKAKA, Commandant de la zone militaire de défense Pointe-Noire

Régions des Plateaux : 4 Officiers Généraux

1.Florent NTSIBA, Ministre d’État et très loin des affaires militaires
2.Emmanuel NGOUÉLONDÉLÉ-MONGO, Retraité et remuant mais très loin des affaires militaires
3.Emmanuel ETA-ONKA, En stand-by et très éloigné des dossiers politiques et militaires
4.Raymond Damase NGOLLO, (Décédé)

Région de la Likouala : 4 Officiers Généraux

1.Gilbert MOKOKI, Commandant de la Gendarmerie nationale, très influent.
2.Léonard ESSONGO, Businessman et Chef d’Etat-Major de l’armée de terre
3.NDONGO MOKANA, Directeur de cabinet du ministre de la Défense et contrôleur général des FAC et de la Gendarmerie
4.AYAYEN, En stand-by depuis la fin de la guerre du 5 juin 1997

Région du Kouilou : 3 Officiers Généraux

1.Louis Sylvain GOMA, Secrétaire Général de la CEEAC, loin des affaires politiques internes
2.GARCIA, En mission diplomatique au Gabon, loin des dossiers militaires
3.TCHICAYA, Chef de corps de l’Armée de l’air

Région de la Bouenza : 1 Officier Général

1.Guy Bleck Clément MAMBOU, Nouveau, nommé sans doute en remplacement du défunt Général NZAMBI MAKOUMBA NZAMBI

Région du Niari : 1 Officier Général

1.Grégoire MABIKA, En stand-by depuis la fin de la guerre du 05 juin 1997

Région de la Sangha : 1 Officier Général

1.Paul MBOT, (Décédé)

Région de la Lékoumou : 1 Officier Général

1.MOUKANA, Haut-Commissaire chargé des Vétérans, donc très éloigné des affaires politiques et militaires.

Région de Brazzaville : zéro Officier depuis l’indépendance du Congo

Région de la Cuvette Ouest : Zéro Officier (jusqu’au soir du 15 Août 2011 à Ewo)

Par Ghys Fortune DOMBE BEMBA (Talassa)

Source: Éric Mampouya

Redressement des grades dans l,Armée: Voici les vraies conditions de nomination des Officiers et Officiers supérieurs. La liste des Généraux en fonction

juin 21, 2011

La nouvelle Armée qui se veut véritablement républicaine est en élaboration. Cela passera certainement par le redressement des grades qui constitue aujourd’hui, après dix années de crise, le talon d’Achille de l’efficacité des forces militaires ivoiriennes. Le Président de la République et son Premier sont à la tâche pour trouver une monture digne d’une Armée forte.

Sur proposition du Premier ministre, ministre de la Défense, le Président de la République, chef suprême des armées, a signé le 14 juin 2011, le décret n°2011-116 portant institution d’une commission de redressement des grades dans les Forces Armées.

Placée sous l’autorité du Premier ministre, ministre de la Défense, cette commission est composée d’Officiers Généraux et Officiers supérieurs de la haute hiérarchie militaire, notamment le Général de Corps d’Armée Philippe Mangou, Chef d’Etat-Major des Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI), le Général de Brigade Soumaïla Bakayoko, Chef d’Etat-Major des Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN), le Général de Corps d’Armée Edouard Tiapé Kassaraté, Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale, le Chef de Cabinet Militaire du Premier ministre, ministre de la Défense, le Général de Brigade Michel Gueu. La Commission sera assistée, dans sa mission, des personnalités militaires suivantes : le Général de Division Mathias Doue, ex-chef d’Etat-Major des FANCI, le Général de Division Joseph Ehueni TANNY ex-commandant supérieur de la Gendarmerie, le Général de Brigade Abdoulaye Coulibaly ex-commandant des Forces Aériennes.

La mission assignée à ce groupe de haut niveau sera d’examiner la nomination et la promotion dans chaque grade des Officiers, des Sous-officiers et des militaires de rang. De relever les anomalies constatées et de faire des propositions de redressement desdits grades. Un séminaire est prévu à cet effet, dans les jours à venir à Grand-Bassam. Les résultats de ces travaux serviront de base de données pour l’Armée Républicaine dont les nouvelles autorités veulent doter la Côte d’Ivoire.

L’Armée ivoirienne, faut-il le rappeler, est fragilisée depuis plus d’une décennie par de profonds dysfonctionnements. Les avancements en grades qui constituent un baromètre important pour non seulement renforcer l’autorité des chefs militaires mais aussi, reconnaître le sens du devoir des soldats. C’est fort de cela que l’attribution des « des barrettes ou étoiles » ne devrait pas se faire sur la base de critères politiques, régionalistes ou ethniques. C’est donc à propos que le Général Mathias Doué, ex-Cema et membre de la Commission de redressement des grades, affirmait suite à la nomination des Généraux par l’ex-Président Laurent Gbagbo en Août 2010, « (…) les grades ne sont pas des décorations ». C’est à dire qu’elles sont octroyées à partir de conditions biens définies. Et cela obéit à une hiérarchisation des responsabilités.

Procédures de nomination, d`affectation ou de mutations des militaires.
Dans l`Armée ivoirienne, les procédures de nomination, d`affectation ou de mutation des militaires sont régies par des textes. Ainsi, les avancements aux grades sont déterminés par le Décret n° 96-578 du 31 juillet 1996.

Quant aux mutations et affectations des agents, elles sont réglementées par trois textes de base, notamment, le Décret n° 96-603 du 09 août 1996 portant organisation du commandement dans les Forces Armées Nationales, l`instruction ministérielle n° 389 du 20 janvier 1997 concernant les règles, et la note n° 1729 du 21 juin 1999 relative aux affectations et mutations. Conformément aux textes cités en référence, la responsabilité des nominations aux grades, les affectations ou mutations obéissent à une hiérarchie.

Ainsi, du grade de Sous-lieutenant à celui de général, les nominations relèvent du Président de la République ; du grade de sergent-chef à l`Adjudant chef-major, c`est le ministre de la Défense qui est compétent. Enfin du grade de Caporal au Sergent, la responsabilité des nominations aux grades revient au Chef d`Etat-Major des Armées. La sélection des proposables se fait chaque année par une Commission nationale des avancements régie par des textes, dont les travaux peuvent durer plusieurs mois. La Commission étudie les dossiers d`avancement reçus de tous les commandements. Elle fait des propositions depuis le plus petit grade jusqu`au grade de Colonel et elle s`arrête là. Comme conséquence liée à cette limite, les promotions aux grades de Colonel-major et de Général (de Brigade, de Division, de Corps d`Armée) relèvent exclusivement de la compétence du Président de la République, Chef Suprême des Armées. Les affectations et les mutations des agents se font annuellement ou à tout moment lorsque les circonstances l`exigent.

Toutefois, en temps de crise ou de guerre, le Chef d`Etat-major des Armées est habilité à procéder aux affectations et mutations des militaires dans les structures opérationnelles, après avis du ministre de la Défense. Mais la question qui demeure cependant, c’est de savoir si cette procédure à été respectée ces dernières années. Difficile de répondre par l’affirmatif, vu les spéculations qu’ont soulevées les derniers avancements en grade effectué par l’ex-Président Laurent Gbagbo le 7 août 2010. La liste de Généraux promus (Armée-Gendarmerie et Police) par ce décret et disponible sur le site.www.Fanci.canalblog.com faisait état de 24 hauts gradés militaires. Ce nombre pléthorique d’Officiers au sein de l’Armée a fait dire à plusieurs spécialistes des questions militaires que notre Armée n’était pas loin d’une armée mexicaine ou il y a plus d’Officiers que de soldats. Des voix assez discordantes ont été entendues au sein de la grande muette après ces nominations.

Le standard international des avancements au sein d’une Armée est plus ou moins connu. L`avancement des militaires se situe à deux niveaux, l`avancement d`échelon et l`avancement de grade. L`avancement d`échelon se fait à l`ancienneté, sauf certains échelons exceptionnels accordés au choix. Selon le statut particulier du corps auquel ils appartiennent ou sont rattachés, l`avancement de grade se fait à l`ancienneté ou au choix. Le statut particulier peut prévoir que l`accès à tel grade se fait au choix ou, pour les militaires non sélectionnés, à l`ancienneté.

Les nominations donc aux grades de Généraux qui sont exclusivement du ressort de chef de l’Etat, chef suprême de l’Armée sont soumises aussi, à ces conditions. Ainsi ces normes internationales prévoient, pour chaque grade supérieur, un critère très précis. Un général de corps d’Armées commande 2 à 3 divisions, soit environ 30000 à 45 000 hommes. Un Général de Brigade a, sous son autorité, une Division de 15000 hommes ; un général de Brigade commande, quant à lui, 2 à 3 brigades, soit 12000 à 18000 ; un Colonel a sous ses ordres un régiment, c’est-à-dire, 2 à 4 bataillons (1 bataillon = 500 à 600 hommes. Autant d’exigences, qui imposent que l’on fasse très attention en attribuant les grades.

La Commission de redressement des grades dans l’Armée qui rentre au laboratoire va-t-elle mener ses travaux sur la base du Décret n° 96-603 du 09 août 1996 portant organisation du commandement dans les Forces Armées Nationales, l`instruction ministérielle n° 389 du 20 janvier 1997 concernant les règles, et la note n° 1729 du 21 juin 1999 relative aux affectations et mutations ? A vrai dire, la future Armée républicaine en dépend. C’est pourquoi, les Ivoiriens fondent un grand espoir en cette Commission.

La liste des Généraux encore en fonction :

– Chef d’Etat-major des Armées (Cema), Général de corps d’Armée, Philippe Mangou
– Commandant des forces terrestres, Général de Brigade, Deto Letoh Firmin
– Commandant des écoles des Forces Armées, Zambakro, Général de brigade, Touré Sékou
– Commandant militaire du Palais et commandant de la Garde Républicaine, Dogbo Blé Brunot
– Attaché de défense à l’Ambassade de Côte d’Ivoire en France, Général de brigade, Lohouès Agnéro Camille
– Chef d’Etat-major des Forces Nouvelles, Général de Brigade, Soumaïla Bakayoko
– Commandant militaire de la Primature, Général de Brigade, Gueu Michel
– Commandant des forces aériennes, Général de Division, Aka Kadjo Marc
– Ex- PCA du Fonds de prévoyance militaire, Général de Brigade, Kouabenan Kissi
– Commandant de la Marine nationale, Vice-Amiral, Vagba Faussignaux
– Sous-chef d’Etat-major chargé des Ressources Humaines des Armées, Contre-Amiral, Alla Kassi
– Directeur général des services de santé militaire, Général de Brigade, Gueï André
– Commandant supérieur de la Gendarmerie Nationale, Général de corps d’Armée, Kassaraté Tiapé Edouard
– Commandant en second, Affro Yao
– Commandant du CECOS, Commandant école de Gendarmerie de Cocody, Général de Division, Guai Bi Poin Georges
– Chef d’Etat-major particulier du Palais, Général de division, Touvoly Bi Zogbo
– Commandant du Centre de commandement intégré (CCI), Général de Brigade, Kouakou Kouadio Nicolas
– Directeur général de la Police Nationale Contrôleur général, Brédou Mbia
– Directeur de l’Inspection générale des services de Police, Contrôleur Général, Gaoussou Ouattara
– Directeur adjoint de l’Inspection générale des services de Police, Contrôleur général, Kouassi Yao
– Membre de l’Inspection, Contrôleur général, Yapo Kouassi, ex-DGPN
– Conseiller du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Contrôleur Général, Lago Daleba Bernard,
– Président de la commission nationale de lutte contre la prolifération des Armes légères, Contrôleur général Adjoussou Désiré
– Directeur général de l’Office nationale de la protection civile (ONPC), Contrôleur général, Kili Fiacre

Le Mandat BAKASSIEN

Congo-Brazzaville: Nomination des nouveaux généraux des Forces armées congolaises

juin 20, 2011

Le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, vient de nommer des nouveaux généraux des Forces armées congolaises (FAC). Voici les décrets portant nomination de ces généraux.

Par décret n°2011-390 du 17 juin 2011, le Président de la République, sur proposition du comité de défense, décrète : article 1er, est nommé à titre normal au grade de général de brigade pour compter du 17 juin 2011, armée de terre, infanterie aéroportée, le colonel Okoye Blanchard Guy.

Décret n°2011-391 du 17 juin 2011, le Président de la République décrète, article 1er : est nommé à titre normal au grade de général de brigade pour compter du 17 juin 2011, armée de terre, infanterie aéroportée, le colonel Bokemba Gilbert.

Décret n°2011-392 du 17 juin 2011, le Président de la République décrète, article 1er : est nommé à titre normal au grade de général de brigade pour compter du 17 juin 2011, armée de terre infanterie, le colonel Mouani Paul Victor.

Décret n°2011-393 du 17 juin 2011, le Président de la République décrète, article 1er : est nommé à titre normal au grade de général de brigade pour compter du 17 juin 2011, armée de terre artillerie, le colonel Ossélé François.

Décret n°2011-394 du 17 juin 2011 portant nomination d’un officier général, le Président de la République décrète, article 1er : est nommé à titre normal au grade de général de brigade pour compter du 17 juin 2011, armée de terre génie, le colonel Avoukou Emmanuel.

Décret n°2011-395 du 17 juin 2011 portant nomination d’un officier général, le Président de la République décrète, article 1er : est nommé à titre normal au grade de général de brigade pour compter du 17 juin 2011, armée de terre armement et munition, le colonel Mambou Guy Bleck Clément.

Décret n°2011-396 du 17 juin 2011 portant nomination d’un officier général, le Président de la République décrète, article 1er : est nommé à titre normal au grade de Contre-Amiral pour compter du 17 juin 2011, marine nationale commandement, le capitaine de vaisseaux Bouagnabea Moundanza André.

Décret n°2011-397 du 17 juin 2011 portant nomination d’un officier général, le Président de la République décrète, article 1er : est nommé à titre normal au grade de général de brigade aérien pour compter du 17 juin 2011, armée de l’air pilote de chasse, le colonel Tchikaya Jean-Baptiste Philippe.

Article n°2: Tous ces décrets seront enregistrés et insérés au journal officier et communiqués partout ou besoin sera.

Fait à Brazzaville, le 17 juin 2011.

Le Président de la République

Redressement des grades et gel des avoirs: Plusieurs généraux en danger

juin 18, 2011

Ils sont sur le gril. Général de corps d’armée, Philippe Mangou, chef d’Etat-major des ex-Forces de défense et de sécurité ( Fds), général Affro, adjoint au commandement supérieur de la gendarmerie nationale, général Guiai Bi Poin, commandant du Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos).

Ces trois grands stratèges de la grande muette ivoirienne, ont, en effet, vu leur compte bancaire bloqué et leurs avoirs gelés, à la requête du procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio. Aucun mouvement financier (virement ou retrait) ne peut être possible sur leurs comptes, jusqu’à ce que la justice en décide autrement…dans un avenir indéterminé. Il leur est notamment reproché les faits « d’obstruction aux processus de paix et de réconciliation, d’être responsables de violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire en Côte d’Ivoire, des personnalités militaires refusant de se placer sous l’autorité du président démocratiquement élu ». Il y a de quoi à donner de la migraine ou de l’insomnie à ces généraux qui ont rallié à la « 25ème heure », le Golf Hôtel, où était reclus le président élu, Alassane Ouattara. Certains ont pris en grippe cette décision du procureur de la République, la qualifiant d’injuste contre « des généraux qui ont fini par faire allégeance au nouveau pouvoir, même si c’est après la chute de Gbagbo ».

D’autres observateurs l’attribuent « à une erreur d’appréciation » de la part des services du procureur de la République, tandis qu’une autre catégorie voit derrière cette décision de gel des avoirs de ces généraux, une volonté politique « de neutraliser » ces officiers, qui, au plus fort de la crise post-électorale sont « allés réaffirmer leur loyauté au président de la République, Laurent Gbagbo ». Général Guiai Bi Poin, le tout-puissant commandant du Cecos, avait déjà été interpellé par le Tribunal militaire avant d’être remis en liberté. « Il peut être à tout moment convoqué », confiait Ange-Bernard Kessy Kouamé, le procureur militaire.

Pour sa part, le général Philippe Mangou n’est pas au bout de ses peines. Jeune-Afrique, l’hebdomadaire panafricain soulignait, dans son édition de cette semaine, que ce général quatre étoiles « a été renversé à la tête de l’armée ivoirienne » par un moins gradé que lui, le général de brigade, Soumaïla Bakayoko. Celui-ci occupe depuis la chute de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011, « les bureaux de l’état-major » au camp Galieni au Plateau et roule dans le véhicule de fonction affecté au Cema. Il est donc fort à craindre que cet état de fait n’ait une incidence négative sur les galons de cet Ebrié de Yopougon-Kouté, dans le cadre du redressement des grades dont la commission a été installée hier à la Primature, en présence du chef du gouvernement, Soro Guillaume.

Soir Info