Posts Tagged ‘Génocide’

Génocide au Rwanda : les embarrassants secrets de la France

juillet 10, 2017

   

Les militaires français de l’opération Turquoise (ici à Gisenyi, au Rwanda, le 27 juin 1994) ont-ils reçu l’ordre de réarmer l’armée et les miliciens hutus auteurs des massacres ? © PASCAL GUYOT/AFP

La publication d’un nouveau témoignage et deux dépôts de plainte émanant d’ONG rouvrent le douloureux dossier du rôle de la France dans le génocide de 1994, au Rwanda, à travers son soutien matériel au gouvernement hutu.

En ont-ils discuté sous les ors de l’Élysée, le 14 mai, lors de l’entretien en tête à tête qui scellait leur passation de pouvoir ? François Hollande a-t‑il, ce jour-là, instruit Emmanuel Macron de ce dossier empoisonné qui depuis vingt-trois ans attise en France une controverse incandescente et provoque un embarras notable au sommet de l’État ? Un mois après son investiture, le nouveau président français est à son tour confronté à la polémique lancinante laissée en héritage à ses successeurs par François Mitterrand. Celle-ci peut se résumer en une simple question : entre avril et juillet 1994, les autorités françaises ont-elles apporté, en toute connaissance de cause, un soutien militaire aux organisateurs du génocide alors en train de se commettre au Rwanda contre les Tutsis ?

C’est dans les pages de la revue XXI que l’affaire vient de resurgir, tel un cadavre compromettant jeté au fond du lac Kivu et qui remonterait inexorablement à la surface malgré les poids censés le lester. Dans la dernière édition du trimestriel, son cofondateur, Patrick de Saint-Exupéry, livre un témoignage selon lequel les militaires français de l’opération Turquoise – lancée par Paris fin juin 1994 sous mandat humanitaire de l’ONU – auraient reçu l’ordre de « réarmer » les extrémistes hutus en déroute au moment où ceux-ci franchissaient la frontière vers l’actuelle RD Congo.

Une accusation glaçante

L’accusation est glaçante car, en juin 1994, nul ne pouvait ignorer qu’un génocide orchestré par les forces gouvernementales avait déjà causé quelque 800 000 victimes au pays des Mille Collines. Longtemps demeuré tabou, le mot s’était progressivement imposé pour décrire l’entreprise méthodique à l’œuvre en vue d’exterminer les Tutsis. Face à cette barbarie à ciel ouvert, sur fond de guerre civile entre l’armée hutue et la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR, désormais au pouvoir), le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté, le 17 mai précédent, un embargo sur les armes à destination des belligérants. À la même époque, à Paris, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) avait alerté l’exécutif « sur l’importance des massacres commis surtout par les forces gouvernementales [hutues] ». Ces mêmes forces que des militaires français recevront l’ordre de réarmer un mois plus tard, selon XXI.

Le scénario avancé par la revue repose sur un unique témoignage, qui plus est anonyme : celui d’un haut fonctionnaire habilité secret-défense qui a été chargé, en 2015, d’examiner, dans le cadre d’une commission ad hoc, les dossiers d’archives de la présidence de la République relatifs au Rwanda pour la période 1990-1995. En avril 2015, François Hollande avait en effet annoncé qu’il entendait demander la « déclassification » des documents protégés contenus dans ces cartons, dans un souci de « transparence ».

C’est en procédant à cet examen minutieux que la source de XXI aurait eu accès à plusieurs documents contredisant la version française officielle. D’après le haut fonctionnaire, « au cours de l’opération Turquoise, ordre avait été donné de réarmer les Hutus qui franchissaient la frontière ». Une instruction contre nature qui aurait d’ailleurs conduit des officiers français à invoquer un « droit de retrait » afin de s’y dérober. Sur l’un de ces documents, il affirme en outre avoir « vu une note [manuscrite] dans la marge disant qu’il fallait s’en tenir aux directives fixées ». Son auteur serait Hubert Védrine.

Qui est le donneur d’ordre ?

À l’époque, cet intime de François Mitterrand est le secrétaire général de l’Élysée, chargé notamment d’assurer la liaison entre la présidence et le gouvernement d’Édouard Balladur, en cette période de cohabitation. S’il suit de près le dossier Rwanda, il n’a pas officiellement de fonction décisionnaire. Patrick de Saint-Exupéry reconnaît d’ailleurs n’être « pas en mesure de préciser qui est le donneur d’ordre initial » ayant réclamé ces livraisons d’armes. Depuis une semaine, faute d’« éléments précis » étayant l’accusation qui le vise – la revue ne cite pas directement les documents évoqués par sa source –, Hubert Védrine observe un silence circonspect. Contacté par Jeune Afrique, l’ancien ministre des Affaires étrangères se borne à assurer que « c’est impensable et insensé, a fortiori en période de cohabitation, qu’un secrétaire général de l’Élysée puisse donner un ordre de ce type ».

En soutenant sans réserve le régime hutu de Juvénal Habyarimana (à dr.), François Mitterrand (ici à Kigali, en octobre 1982) a laissé un héritage empoisonné à ses successeurs. © Alain Nogues/Sygma via Getty Images

 

Moins insensée, en revanche, est l’hypothèse insistante que des livraisons d’armes aux ex-Forces armées rwandaises (FAR) aient bien été assurées par Paris pendant le génocide. Dès la soirée du 8 avril 1994, deux jours après le début des massacres, alors que des avions militaires français atterrissent à Kigali pour évacuer les expatriés, un observateur de la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda (Minuar) assiste à un curieux manège sur le tarmac de l’aéroport, qu’il détaillera à son supérieur, le colonel belge Luc Marchal : « Le premier chargement se composait de trois avions. Deux de ces avions transportaient du personnel militaire ; dans l’autre, il y avait des munitions et des armes à destination de l’armée rwandaise. Ces cargaisons ont transité à peine quelques minutes sur l’aéroport : elles furent immédiatement chargées dans des véhicules et acheminées au camp [militaire] de Kanombe », relatera ce dernier.

En mai et juin 1994, en plein génocide, c’est un établissement français, la Banque nationale de Paris (BNP), qui accepte de procéder à d’importants virements destinés à des achats de matériel militaire et à des prestations de mercenaires, à partir notamment des comptes bancaires de la Banque nationale et de l’ambassade à Paris du Rwanda. À l’époque, d’autres banques occidentales refusent de procéder à de telles opérations au profit des organisateurs du génocide. Connue de longue date, l’affaire vient de revenir sur le devant de la scène avec le tout récent dépôt de plainte de trois ONG – le Collectif des parties civiles pour le Rwanda, Ibuka-France et Sherpa – contre BNP Paribas pour « complicité de génocide ».

À la même époque, comme le révélera Human Rights Watch (HRW), cinq livraisons d’armes sont effectuées par la France à Goma. Le consul de France honoraire dans cette ville congolaise frontalière du Rwanda livre à l’ONG une confirmation accablante sur leur destination finale. « [Il] a justifié les cinq livraisons en expliquant qu’elles correspondaient à l’exécution de contrats négociés avec le gouvernement rwandais avant l’embargo sur les armes », écrit HRW. Une fois le rapport paru, le consul honoraire contestera la teneur des déclarations qui lui sont prêtées. Plus étonnant est le démenti apporté à l’époque par le ministère français de la Coopération, qui reconnaît la réalité de ces livraisons tout en prétendant que les armes étaient en fait destinées aux contingents africains censés épauler l’opération Turquoise. Pourtant, aux dates évoquées, cette opération n’avait encore aucune existence.

Des camions chargés d’armes

En outre, en avril 2014, Jeune Afrique a recueilli le témoignage d’un ancien officier français ayant participé à Turquoise. À l’époque capitaine, Guillaume Ancel affirme avoir été le témoin direct du réarmement de l’armée génocidaire en déroute. « Vers la mi-juillet, nous avons vu arriver une colonne de camions civils. Instruction a été donnée de charger les conteneurs d’armes sur ces camions, qui les ont emmenées ensuite au Zaïre pour les remettre aux forces gouvernementales rwandaises. On m’a même suggéré d’occuper les journalistes pendant ce temps pour éviter qu’ils s’en rendent compte », témoignait-il.

En octobre 1994, Képi blanc, magazine consacré à « la vie de la Légion étrangère », immortalisait le réarmement des « forces de sécurité rwandaises » par des soldats français. © DR

Autant de pièces de puzzle qui font dire à Patrick de Saint-Exupéry que le témoignage qu’il vient de dévoiler, bien que couvert par l’anonymat, « s’inscrit dans un contexte » qui le crédibilise. Un ancien collaborateur de François Hollande, qui a suivi de près l’opération de déclassification des archives Rwanda, assure au contraire que « jamais la teneur de ce témoignage n’a été évoquée devant la commission ad hoc ». Et il ne dissimule pas son scepticisme face aux récentes révélations, qualifiées d’« erreur manifeste grave ».

Quatrième héritier présidentiel du fruit empoisonné, Emmanuel Macron avait 16 ans en avril 1994. Le 7 avril, à l’occasion de la commémoration du génocide, il a twitté un message de solidarité aux « victimes et [à] leurs proches ». Et le 10 juin, à Oradour-sur-Glane, il a mentionné le Rwanda dans son discours. Au même endroit, le 10 juin 1994, François Mitterrand avait lui aussi rendu hommage aux martyrs d’Oradour, tandis que sur les mille collines le génocide battait son plein. Mais le mot « Rwanda » ne fut pas prononcé.

Jeuneafrique.com par

Publicités

Rwanda: BNP Paribas visée par une plainte pour « complicité de génocide »

juin 29, 2017

L’association anticorruption Sherpa, le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) et Ibuka France déposent une plainte avec constitution de partie civile visant BNP Paribas pour « complicité de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l?humanité » / © AFP/Archives / Philippe HUGUEN

La BNP a-t-elle participé au financement d’armes pendant le génocide au Rwanda en 1994 ? C’est la lourde accusation de trois associations, qui déposent jeudi à Paris une plainte inédite contre la banque française, pour « complicité de crimes contre l’humanité ».

Vingt-trois ans après les massacres, alors que l’attitude des autorités françaises fait toujours l’objet de vives controverses et d’âpres batailles judiciaires, c’est pour la première fois une banque française qui se retrouve au coeur des soupçons de complicité.

L’association anticorruption Sherpa, le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) et Ibuka France accusent le groupe bancaire d’avoir autorisé des transferts de fonds de la Banque nationale du Rwanda (BNR) destinés à un courtier en armement sud-africain en juin 2014, pendant le génocide et alors que l’ONU avait décrété un embargo sur les armes depuis un mois.

A partir d’avril 1994, quelque 800.000 personnes, en immense majorité des Tutsi, avaient été massacrées en une centaine de jours, dans des tueries déclenchées après la mort du président hutu Juvénal Habyarimana dans un attentat contre son avion.

« Nous apprenons par voie médiatique le dépôt d’une plainte », a déclaré un porte-parole de BNP Paribas joint par l’AFP. « A l’heure actuelle, nous ne disposons pas des éléments suffisants pour être en mesure de la commenter ».

Les associations affirment que la BNP a autorisé, les 14 et 16 juin 1994, des transferts de fonds pour plus de 1,3 million de dollars (1,14 million d’euros) du compte que la BNR détenait chez elle vers le compte en suisse de Willem Tertius Ehlers, propriétaire sud-africain d’une société en courtage d’armes.

– 80 tonnes d’armes –

Le lendemain, M. Ehlers et le colonel Théoneste Bagosora, un militaire hutu considéré comme le théoricien du génocide des Tutsi, et depuis condamné par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), auraient conclu aux Seychelles une vente de 80 tonnes d’armes, qui auraient ensuite été acheminées à Gisenyi au Rwanda, via l’aéroport zaïrois de Goma, selon les associations.

« Selon les nombreux témoignages et rapports d’enquête joints à la plainte, la BNP aurait eu nécessairement (…) conscience que ce transfert pouvait contribuer au génocide en cours », affirment les plaignants dans leur communiqué.

A l’appui de leur procédure, ils invoquent le témoignage d’un cadre de la Banque Bruxelles Lambert (BBL) dont l’établissement aurait, lui, rejeté la demande de la banque rwandaise, se refusant à violer l’embargo.

Cette plainte avec constitution de partie civile pour « complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre » est destinée à être instruite au pôle génocide et crimes de guerre du tribunal de grande instance de Paris, où se trouvent déjà 25 dossiers liés au génocide au Rwanda.

« C’est la première fois qu’une plainte » est déposée pour de telles qualifications contre une banque en France, d’après les plaignants.

En parallèle, ceux qui accusent les autorités françaises d’avoir abandonné aux massacres de nombreux civils tutsi tentent une nouvelle procédure.

Mercredi, l’association Survie, dont une précédente plainte a été classé sans suite à l’automne, en a déposé une autre avec constitution de partie civile, visant ces mêmes chefs de « complicité ». Révélée par Le Parisien et Radio France, elle cible à nouveau les responsabilités des autorités et des militaires français, accusés d’avoir livrer des armes au gouvernement génocidaire rwandais.

Des accusations anciennes, également relayées dans un article du dernier numéro de la revue XXI qui affirme que l’Elysée a ordonné aux militaires français de la force Turquoise de réarmer les génocidaires.

Le général Jean-Claude Lafourcade, commandant de cette force déployée le 22 juin 1994 au Rwanda sous mandat de l’ONU, a vigoureusement démenti ces accusations. Placé sous le statut de témoin assisté dans l’enquête à Paris sur ce dossier, le général a dénoncé « avec la plus grande fermeté ce type de sortie médiatique, aussi invraisemblable qu’irresponsable ».

Romandie.com avec(©AFP / 29 juin 2017 12h50)                

France2-Congo: Émission spéciale sur la guerre du Pool jeudi 25 mai

mai 18, 2017

Le jeudi 25 Mai 2017, le monde entier sera au courant du génocide à huis-clos que Denis Sassou Nguesso et ses hommes sont entrain de commettre dans le POOL.

Suivez l’émission reportage sur la crise du Pool , après envoyé spécial ! Le jeudi 25 Mai 2017 au soir sur France 2.

Brazzanews avait qu’ il y à GÉNOCIDE dans le POOL, aujourd’ hui on lui donne raison. Certains congolais n’ont pas encore compris jusqu’aujourd’hu que BrazzaNews est un prophète.

Regardez cette photo capturée par les experts de la CPI ( Cour pénale internationale) qui étaient discrètement dans le Pool pour enquêter .

 

Congo/Génocide du Pool: les corps se ramassent à la pelle

avril 28, 2017

Les FAC et milices de Sassou sont ingénieuses dans le mal

Les dépouilles des civils abattus innocemment dans le pool sont ramenées en catimini à Brazzaville à bord de deux hélicoptères militaires pour être enterrées nuitamment. Cette manœuvre vise à cacher de potentiels charniers dans le Pool.

Un militaire ayant pris part à cette manœuvre, pris de remords, s’est confié à BrazzaNews en ce termes: « Je regrette de l’avoir fait mais je n’ai pas le choix. On peut m’éliminer. Si je te le dis c’est que je sais que c’est pas bien mais je n’ai pas le choix. Je ne peux pas refuser. Je garde juste mes preuves qui vont sortir tôt ou tard. L’affaire des Disparus du Beach c’est rien. Nous on a tout gardé, on a nos preuves. Les officiers vont tomber mais pas nous. »

En outre des éléments appartenant au général Ndenguet s’étaient rendus par la route dans le Pool pour récupérer à la fois des corps mais aussi des individus non identifiés qu’ils ont ramené à la maison d’arrêt. Par exemple des femmes arrêtées au marché de Kinkala, parce que soupçonnées de vendre des produits vivriers à des ninjas. D’autres tout simplement pour s’être plaintes de la présence des soldats dans leurs domiciles.

Les miliciens de Sassou se sont effectivement installés dans des domiciles obligeant les propriétaires à supporter cette cohabitation forcée. C’est une manière pour eux de se servir des villageois comme de boucliers humains au cas où leurs positions subiraient une attaque des résistants ninjas.

Même le long de la route qui mène de Mafouta (après le pont du Djoué) à Kinkala, les milices du pouvoir tiennent des positions à l’intérieur des domiciles des particuliers.

Avec Brazzanews.fr

Rwanda : un ex-chef de milice condamné à la perpétuité pour son rôle dans le génocide

avril 21, 2017

Audition d’un ancien chef hutu à la CPI à La Haye en 2011 © JERRY LAMPEN/AP/SIPA

Bernard Munyagishari, un ancien chef de milice dans la province de Gisenyi, dans le nord-ouest du Rwanda, a été condamné ce jeudi à la prison à vie par un tribunal de Kigali pour son implication dans le génocide des Tutsis en 1994.

La Haute Cour à Kigali a déclaré coupable ce jeudi 20 avril Bernard Munyagishari de crimes de génocide et de meurtres constitutifs de crimes contre l’humanité. Il a en revanche été acquitté du crime de viol.

Né en 1959, l’homme « a été condamné à la prison à perpétuité […] ; il a 30 jours pour faire appel », a déclaré à l’AFP le porte-parole des Cours et tribunaux du Rwanda, Emmanuel Itamwa, après le verdict.

Bernard Munyagishari était en 1994 président pour la préfecture de Gisenyi des tristement célèbres extrémistes hutu Interahamwe, l’aile de la jeunesse du parti présidentiel de l’époque (MRND) et fers de lance du génocide.

Commune rouge

Il était poursuivi pour des faits qui se sont déroulés en 1994 en différents endroits de la préfecture de Gisenyi, notamment au cimetière connu sous le nom de Commune rouge, où les Tutsis étaient jetés dans des fosses communes pendant le génocide, qui a fait environ 800 000 morts entre avril et juillet 1994 selon l’ONU.

La Cour a suivi le procureur, qui avait requis la peine maximale le 21 février alors que la défense avait plaidé l’acquittement.

L’ex-chef de milice est le deuxième accusé du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) transféré au Rwanda après le pasteur pentecôtiste Jean Uwinkindi. Celui-ci a fait appel, après avoir été condamné lui aussi à la perpétuité en première instance.

Jeuneafrique.com avec AFP

Namibie: recours collectif indigène contre l’Allemagne pour génocide présumé

janvier 6, 2017

New York – Deux groupes de population indigène de Namibie ont déposé devant un tribunal de New York un recours collectif contre l’Allemagne pour obtenir réparations d’un génocide présumé durant la période coloniale.

Le recours collectif, déposé jeudi par des associations de populations Héréro et Nama, demande également que leurs représentants participent aux négociations à ce sujet entre l’Allemagne et la Namibie.

Berlin et Windhoek négocient actuellement une déclaration commune dans laquelle l’Allemagne entend s’excuser des massacres dans son ancienne colonie africaine. Mais Berlin considère ne pas avoir à verser de dédommagements compte tenu de l’aide au développement versée à la Namibie depuis son indépendance de l’Afrique du Sud en 1990.

Les plaignants ont souligné que le recours était déposé au nom de tous les Héréros et Namas dans le monde, à la recherche de réparations et de compensations pour le génocide subi, selon eux, durant la période coloniale allemande.

Ils réclament également une reconnaissance officielle de leurs droits et l’assurance qu’aucun règlement de soit conclu sans leur assentiment.

A Berlin, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a refusé de commenter cette plainte dont il n’a pas pris connaissance, mais a indiqué que les négociations lancées il y a deux ans avec la Namibie visaient à dégager une voie commune pour le futur.

Les discussions avec la partie namibienne se déroulent bien de notre point de vue. Les pourparlers ne sont pas faciles car le sujet est délicat, mais ils se tiennent dans un esprit de confiance et de compréhension mutuelle, a ajouté le porte-parole Martin Schaefer.

Selon le recours déposé à New York, entre 1885 et 1903, un tiers des terres des Héréros et des Namas ont été saisis sans compensation par les colons allemands, avec le consentement explicite des autorités allemandes.

Le recours dénonce également la répression des soulèvements populaires par les autorités allemandes en 1904-1905 qui a provoqué la mort de quelque 100.000 membres des peuples héréro et nama et est souvent considérée par les historiens comme le premier génocide du 20e siècle.

Parmi les plaignants figurent notamment Vekuii Rukoro, considéré comme le chef du peuple héréro, David Frederick, président de l’Association des autorités traditionnelles des Namas, et l’Association aux Etat-Unis du génocide héréro.

Romandie.com avec(©AFP / 06 janvier 2017 13h45)

Génocide : la peine du premier Rwandais condamné en France confirmée en appel

décembre 3, 2016

Cet ex-officier de la garde présidentielle, âgé de 56 ans, a écopé de 25 ans de réclusion criminelle. Il a été reconnu coupable de génocide et complicité de crime contre l’humanité.

Pascal Simbikangwa, 56 ans, premier Rwandais à avoir été jugé en France en lien avec le génocide des Tutsi en 1994, quitant le tribunal de Bobigny, le 25 octobre 2016. Crédits : BERTRAND GUAY / AFP
Il est le premier Rwandais condamné en France en lien avec le génocide des Tutsi en 1994. La cour d’assises de Seine-Saint-Denis a confirmé samedi 3 décembre la peine de 25 ans de réclusion criminelle pour Pascal Simbikangwa qui n’a cessé de clamer son innocence. Après six semaines de débats, cet ex-officier de la garde présidentielle âgé de 56 ans a été reconnu coupable de génocide et complicité de crime contre l’humanité, comme l’avait demandé l’accusation, pour des faits qui se sont déroulés il y a 22 ans, à 6 000 kilomètres de distance.

Les avocats généraux avaient requis la confirmation de sa condamnation, soulignant ne pas pouvoir demander une peine plus lourde en raison d’une récente jurisprudence. En première instance en 2014, il avait déjà été condamné à 25 années de réclusion criminelle pour son rôle lors des massacres qui firent plus de 800 000 morts en cent jours à travers le Rwanda.

Ancien capitaine de la garde présidentielle reconverti dans la police politique après un accident qui l’a cloué dans un fauteuil en 1986, Simbikangwa était accusé d’avoir organisé des barrages routiers au passage desquels étaient filtrés et exécutés des Tutsi à Kigali, et d’avoir livré armes, instructions et encouragements aux miliciens extrémistes hutu qui les tenaient.

Un homme diabolisé selon la défense

« Ce jour, c’est le mien : ou bien c’est la liberté ou bien c’est encore le calvaire », avait affirmé Pascal Simbikangwa dans la matinée, avant que la cour ne se retire. Dernier à prendre la parole, l’accusé s’était exprimé longuement, en français, citant à nouveau les pièces de son dossier d’une vingtaine de tomes, comme il l’avait fait à de multiples reprises depuis le 25 octobre.

Selon lui, il a été « diabolisé » parce qu’il était « inconditionnel » du président hutu Juvénal Habyarimana, dont la mort dans un attentat le 6 avril 1994 avait été l’élément déclencheur du génocide.

Sa défense, qui demandait l’acquittement « pur et simple », avait estimé vendredi que ce procès n’avait eu « qu’un but » : « torpiller l’accusé », arrêté en 2008 à Mayotte pour trafic de faux papiers et détenu depuis 2009 au centre pénitentiaire de Fresnes, en région parisienne. Comme il a été « le premier Rwandais jugé en France, le premier accusé de génocide, il faut le condamner », avait déploré Me Epstein, disant comprendre son sentiment « d’être mal jugé, d’être un accusé politique ».

Pour la défense, la France essaie de s’acheter une « bonne conscience au rabais » avec ce procès. Kigali accuse régulièrement Paris d’avoir soutenu le régime génocidaire, puis protégé ses responsables dans leur fuite.

Lemonde.fr avec AFP

Rwanda: Kigali ouvre une enquête sur le rôle de Français dans le génocide

novembre 29, 2016

Le Rwanda a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête sur le rôle de vingt responsables français dans le génocide de 1994, selon le procureur général rwandais. Les relations entre les deux pays pourraient en être affectées.

« A l’heure actuelle, l’enquête porte sur 20 personnes qui, d’après les informations recueillies jusqu’à présent, sont tenues par l’Organe de poursuite (judiciaire) de permettre de mieux comprendre leur rôle et de décider s’ils elles seront poursuivies ou non », selon un communiqué du procureur général, Richard Muhumuza.

« Au fur et à mesure que les enquêtes se poursuivent, d’autres agents et/ou fonctionnaires français pourraient être appelés à assister l’Organe de poursuite dans le même sens », selon le texte. « Les autorités compétentes du gouvernement français ont été formellement engagées et le bureau du procureur général s’attend à ce que ces autorités compétentes veuillent bien coopérer tout au long de cette enquête judicaire sur la base de l’offre de la réciprocité ».

Cette décision de la justice rwandaise devrait affecter les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda. Les deux pays se sont opposés depuis 22 ans à propos des accusations sur le rôle de la France dans le génocide de 1994 ayant abouti à la mort de 800’000 Tutsi et Hutu modérés.

La tension entre les deux pays a notamment pour origine le rôle avant le génocide de la France qui était alliée du régime hutu de Juvénal Habyarimana. L’avion du président rwandais Habyarimana avait été abattu le 6 avril 1994. Cet attentat avait été suivi par cent jours de génocide dans le pays.

Romandie.com avec(ats / 29.11.2016 21h24)             

Rwanda : Kigali exige des excuses du Vatican pour le rôle joué par les catholiques dans le génocide

novembre 24, 2016

Performance à Kigali pour la commémoration des 20 ans du génocide rwandais, le 7 avril 2014 au stade Amahoro. © Ben Curtis/AP/SIPA

Après que l’Église rwandaise a présenté ses excuses pour le rôle des catholiques dans le génocide de 1994, le gouvernement a réagi mercredi, estimant que c’était au Vatican de faire son mea culpa.

De Kigali à Rome, il n’y a qu’un pas, que le gouvernement rwandais a franchi ce jeudi. Après avoir pris acte des excuses de la Commission épiscopale dimanche pour le rôle des catholiques dans le génocide qui a fait 800 000 morts dans le pays en 1994, les autorités ont réagi mercredi. Non contentes de ce premier mea culpa, elles estiment désormais que c’est au Vatican de faire son auto-critique.

« Des excuses du Vatican seraient justifiées »

« Au vu de l’échelle à laquelle ces crimes ont été commis, des excuses de la part du Vatican seraient amplement justifiées », a soutenu le gouvernement rwandais dans un communiqué, assurant que de telles excuses avaient déjà été présentées par l’Église catholique pour des crimes selon lui « de plus petite ampleur ».

Dimanche, une lettre d’excuses signée par les évêques des neuf diocèses du Rwanda avait donc déjà été lue dans les églises du pays à l’occasion de la clôture par le pape François de « l’Année sainte de la miséricorde ».

L’évêque Philippe Rukamba, président de la Commission épiscopale rwandaise, avait toutefois précisé qu’il s’agissait d’une demande de pardon pour des individus et non pour l’Eglise en tant qu’institution. « L’Église n’a pas participé au génocide », avait-t-il affirmé, rappelant que l’Église catholique rwandaise avait déjà formulé des excuses similaires en 2000.

Ces excuses impliqueraient l’institution, et pas seulement quelques fidèles

Kigali a qualifié ces excuses de « profondément inadéquates ». « Elles permettent uniquement de mettre en lumière la distance qui sépare l’Église catholique d’une reconnaissance complète et honnête de ses responsabilités morales et légales », a estimé le gouvernement. Ce qui explique donc cette sortie et l’interpellation directe des autorités du Vatican, qui elles, parleraient au nom de l’Église en tant qu’institution.

Depuis la fin du génocide, qui a fait 800 000 morts en 1994 selon l’ONU, essentiellement parmi la minorité tutsi, l’Église catholique a été à plusieurs reprises mise en cause pour sa proximité avec le régime hutu extrémiste de l’époque et pour l’implication de prêtres et de religieux dans les massacres.

Entre avril et juillet 1994, de nombreuses églises furent le théâtre de tueries de masse, les miliciens hutu y trouvant leurs victimes rassemblées – parfois par des prêtres qui livraient ensuite leurs ouailles aux tueurs – et sans échappatoire.

Plusieurs prêtres, religieux et religieuses catholiques du Rwanda ont été jugés pour participation au génocide, principalement par les tribunaux rwandais, le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ou la justice belge. Certains ont été condamnés, d’autres ont été acquittés.

Environ la moitié des Rwandais sont aujourd’hui catholiques, alors que beaucoup se sont tournés depuis la fin du génocide vers les églises pentecôtistes dites « de réveil ».

Jueneafrique.com avec AFP

Me Massengo-Tiassé répond au gouvernement dictatorial du Congo, sur le mandat d’arrêt, la pratique de la torture et le génocide en cours au Congo

octobre 23, 2016
Me Massengo-Tiassé poursuivi pour avoir soutenu le général Jean Marie Michel Mokoko vainqueur des élections présidentielles actuellement en prison (pendant la campagne dans le pool le 7 mars 2016) (Violations des Droits de l'Homme en Afrique et dans le monde)

Me Massengo-Tiassé poursuivi pour avoir soutenu le général Jean Marie Michel Mokoko vainqueur des élections présidentielles actuellement en prison (pendant la campagne dans le pool le 7 mars 2016)

En réponse au Gouvernement dictatorial du Congo, la déclaration de Me Massengo-Tiassé sur le mandat d’arrêt international sur la pratique de la torture et du génocide en cours au Congo

Les autorités de la nouvelle république du Congo ont lancé contre ma personne un mandat d’arrêt international pour détention illégale d’armes de guerre. Cela me fait sourire. Je crois que c’est un canular, si c’en est pas un, dans ce cas je doute que ce ministre jouisse de toutes ses facultés ? Moi je suis persuadé qu’il est incapable de répondre aux faits évoqués dans le rapport de plus de 43 pages, déposé à l’ONU et à La CPI et qui a été remis dans plusieurs chancelleries en Europe, qui semble t-il fait trembler le pouvoir.

En expert des droits de l’homme nous avons consigné avec précision toutes les exactions d’un pouvoir usé devenu tyrannique. Il faut bien entendu une bonne dose de mauvaise foi pour voir dans la dénonciation des violations des droits de l’homme au Congo et des crimes contre l’humanité en cours dans le pays et particulièrement au Pool et dans la Bouenza, une quelconque responsabilité dans ce qui s’est passé le 4 avril 2016 à Brazzaville, alors que je n’étais plus dans la capitale depuis le saccage de ma résidence de Mayanga.

A trois reprises les escadrons de la mort sont venus chez moi de jour comme de nuit. Ils n’ont jamais trouvé des armes. Ils se sont même rendus à l’hôtel Saphir, à ma recherche. Les armes dont on m’accuse de détenir proviennent d’où ? Le rapport déposé aux Nations Unies et à la CPI fait allusion à toutes ces opérations des milices du pouvoir qui avaient pour but également de m’attraper ou de m’éliminer physiquement et faire croire que je détenais des armes de guerre pour le compte du Général Mokoko dont j’étais le Conseiller pendant sa campagne des présidentielles. La preuve lorsque la police politique et les escadrons de la mort sont arrivés à Mayanga avec plus de deux cents éléments représentants toutes les milices, j’étais sur place, je me suis éclipsé, sans qu’ils ne me voient. J’ai eu la vie sauve parce que Dieu m’aime, mes ancêtres et les victimes de ce pouvoir veillent sur moi. Ils m’ont aidé à quitter le pays, c’est aussi cela la vérité. Le Saint Emile Cardinal BIAYENDA, martyr de la foi m’a toujours protégé il ne m’abandonnera jamais. C’est aussi cela mon témoignage.

Tant pis pour ceux qui ne veulent pas croire. C’est pourquoi par la vérité de la miséricorde de Dieu, nous membres de l’association Emile Biayenda Santo Subito, interpellons le Vatican de proclamer la canonisation de ce martyr de la foi tué par Sassou Nguesso voici bientôt 40 ans.
Ma vie était mise en danger à plusieurs reprises par des tentatives d’enlèvements nocturnes. Je n’ai pas fui le Congo, je suis parti en France pour un contrôle médical que je devais effectuer en décembre 2015, suite à l’empoisonnement dont j’étais victime en 2012, lorsque j’étais empêché de prendre le vol AF 897 du 5 décembre 2015. J’ai été persécuté durant une longue période d’octobre 2015 au 31 mars 2016. Après l’interpellation ratée du 28 mars 2016 à Mayanga où ils ont tenté de déposer deux caisses d’armes et de munitions, j’ai décidé de quitter Brazzaville le jeudi 31 mars 2016 en me réfugiant d’abord dans le Pool. Mon voyage en Europe était bel et bien prévu, afin d’une part, d’effectuer mes contrôles et soins médicaux attestés par mes Médecins et d’autre part, de fêter en famille les 30 ans de ma soutenance de thèse de doctorat d’Etat en droit dans la nouvelle spécialité du droit international des droits de l’homme.

Le juriste Mabiala, non expert sur les questions des droits de l’homme, est incapable de répondre ou de contredire les faits évoqués dans ce rapport, faits qui sont incontestables, irrécusables, irréprochables, irréfragables, irréfutables et inattaquables. Ce gouvernement illégitime qui pue le mensonge, la tricherie et les crimes en se servant des montages policiers pour étouffer la vérité, est réputé dans la théorie du complot initiée en mars 1977, par Sassou Nguesso chef de la junte militaire, reconnu responsable, par la conférence nationale souveraine, des assassinats des Présidents Marien Ngouabi et Alphonse Massamba Débat, du Cardinal Emile Biayenda , du Capitaine Luc Kimbouala Nkaya Saint cyrien, Ancien Chef d’Etat Major Général, Kikadidi, Samba dia Nkoumbi,Ndoudi Nganga et d’autres victimes innocentes.

J’avais toujours dit que la confiscation du pouvoir ne passera pas. Très tôt je l’avais dénoncé le 6 mai 2012 à RFI en tant qu’invité de Christophe Boisbouvier. C’est pourquoi je me suis rangé du côté du peuple, de l’opposition et du Général Jean Marie Michel Mokoko qui incarne l’assurance et l’espoir de voir un véritable Etat de droit au Congo avec une bonne administration de la justice et une force publique républicaine.

Je fais partie des Congolais qui résistent et résisteront jusqu’à la fin du régime oppressif et sanguinaire de Sassou Nguesso. Je le sais aussi qu’on a planifié et programmé mon assassinat à défaut de tenter un nouvel empoisonnement, car le premier a été un échec, mon organisme a résisté et digéré le poison qui n’a pas laissé les séquelles grâce à Dieu.

Moi je me bats pour faire valoir les droits de l’homme, c’est-à dire les droits humains qui sont différents des droits humanitaires, que le ministre ignorant confond aux droits de l’homme l’autre appellation « droits humains » adoptée à la conférence mondiale des droits de l’homme du 14 au 25 juin 1993 à Vienne en Autriche.

Le régime qui s’est imposé par les armes le 4 avril 2016 veut légitimer son pouvoir qualifié de tyrannique en nous donnant une leçon dans un domaine que son ministre de la justice ne maîtrise pas, ni même son ministre de la communication. Je connais les règles du droit international et particulièrement le droit international des droits de l’homme dont je suis le premier spécialiste francophone depuis mars 1986. Ce pseudo mandat d’arrêt sera voué à l’échec. Ce n’est pas la première fois que je suis confronté à ce genre de poursuite illégale. Me reprochant de faire valoir ma liberté d’expression, en octobre 1994, le régime du Professeur Pascal Lissouba, qui pourtant assista à ma soutenance de thèse, avait lancé un mandat d’arrêt contre moi. Monsieur Mabiala était l’avocat de l’Etat et le mandat d’arrêt était nul et non avenu.
Il faut que le Ministre sache que le droit international des droits de l’homme est un droit de protection permettant à l’individu d’obtenir le rétablissement de ses droits fondamentaux, c’est pourquoi en ma qualité de spécialiste et défenseur des droits de l’homme, je ne peux pas me taire et boucher les oreilles lorsque j’ai connaissance des exactions dans un pays et surtout le mien. Je considère ce qu’on me reproche comme un grossier montage policier, qui trouve probablement sa source en faisant avouer par la torture des jeunes desperados ou des pauvres jeunes innocents, et d’affirmer qu’ils ont reçu des armes et de la drogue de ma part.

La fachosphère actuelle du Congo poursuit tous ceux qui résistent contre la tyrannie de Sassou et son clan. La preuve nous est donnée par les enlèvements des opposants ou des cadres qui n’adhèrent pas à son projet de confiscation du pouvoir et d’épuration ethnique. Le Colonel Loembé et le Docteur Augustin Kalla Kalla ont été sauvagement torturés à mort. De nombreux anonymes subissent le même sort, récemment des dizaines de jeunes de Mouyondzi.

Je ne suis pas un criminel et je ne crois pas que le Pasteur Ntumi soit un terroriste. Il ne fait que résister comme l’a fait Sassou Nguesso de juin à octobre 1997, contre le pouvoir de Lissouba. A cette époque j’étais le premier à alerter l’opinion internationale pour l’attaque de sa résidence de Mpila. Et pourquoi aujourd’hui on me reproche de me placer du côté des résistants contre la tyrannie. Le 26 septembre 1992, le général Sassou avait déclaré: « j’insiste pour dire, lorsque la Constitution est violée, les démocrates ne doivent pas l’accepter ! Nous prenons l’opinion internationale à témoin… Pour la défense de la démocratie et de la constitution nous ne céderons jamais. » .

Aujourd’hui, nous démocrates sommes dans cette logique de la résistance contre la tyrannie de Sassou. Nous ne céderons jamais face à la folie meurtrière de Sassou dont l’objectif final est de dépeupler le Pool et le nord de la Bouenza en donnant la mort ; – par des bombardements aveugles ; – par l’empoisonnement des sources d’eau ; – par le maintien des déplacés dans les forêts par la terreur du pilonnage des villages et les pousser à la mort lente par la famine et les maladies ; par l’achat aux chinois et autres étrangers des milliers d’hectares dans la zone dépeuplée et enfin terroriser les résistants de l’étranger. Voici un plan concerté et des meurtres que ne peuvent nier les 3M, Mouamba, Mabiala et Moungala, les corrompus qui se sont embarqués dans cette barbarie de Sassou. Le gouvernement est responsable du génocide en cours dans le pays. Il répondra un jour de ce crime, nous en avons déjà les preuves.

S’il y avait une justice digne de ce nom, j’aurais pu affronter mes accusateurs,car on ne peut pas continuer de diriger un pays dans le mensonge. Je sais que le système est habitué à fabriquer et monter les preuves. C’est facile de prendre des desperados dans la rue et leur remettre lad rogue ou des armes et leur faire dire ceci: « nous avons été armé par untel». Depuis mars 1977, un mois particulièrement sanglant, la règle et les méthodes du système Sassou, ce sont les fausses accusations, les montages policiers, la falsification, les faux coups d’état et surtout son plan de génocide contre les populations du pool et de la Bouenza. Qu’on ne se trompe pas et qu’on ne dise pas de mensonges sur le Pasteur Ntumi. Ce plan diabolique d’extermination des populations civiles au Pool et une partie de la Bouenza est de la seule responsabilité de Sassou Nguesso qui tient coûte que coûte à modifier la démographie de cette partie du territoire.
Connaissant ce plan concerté, son ami,le Général Bouissa Matoko alias Casis a été tué mercredi 5 avril 2006, des suites d’un empoissonnement imputé à Sassou Nguesso.
Nul n’ignore au Congo que Sassou a préparé la situation actuelle de trouble et de génocide, d’abord en recrutant massivement dans la fameuse pseudo force publique, milices secrètes, entre juillet et novembre 2015, des jeunes gens issus de l’espace utile de la Cuvette Ouest, ensuite a provoqué des vraies et fausses attaques le 4 avril 2016 à Brazzaville. Ce qui lui a donné l’occasion de brandir « le fait d’un tiers ». Ntumi et les anciens combattants constituent la cible désignée pour justifier les attaques dans le Pool et entamer une épuration ethnique dans le silence de la communauté internationale à qui on veut faire croire, que le Pool est en proie au terrorisme de Boko Haram. Et pourquoi interdire une commission d’enquête internationale libre de ses mouvements au Congo?

La proclamation de l’état d’urgence a permis d’opérer des arrestations arbitraires des opposants. Souvenez vous que le 18 mars 1977, après avoir assassiné Marien Ngouabi, le faux tiers comme l’écrit Moudileno Massengo, « ce faux tiers fut l’impérialisme international dit aux abois, puis Massamba-Débat. En 1979, il fut Yhomby Opango, le traitre de la vie exemplaire de Marien Ngouabi. Le 5 juin 1997, il a été Pascal Lissouba, le traitre de la démocratie. En 1998-1999, ce furent les exilés revenus dans leur pays, après promesse d’une amnistie, puis les populations du Sud, qui devaient être exterminées, aveuglement dans le cadre des opérations Mouébara etc. » Référence Afrique Education N°379 du 1er au 15 novembre 2013.

Le 4 mars 2012 une explosion est organisée à Mpila et le coupable désigné est le Colonel Marcel Ntsourou, un brillant officier supérieur qui n’adhère pas au projet de la confiscation du pouvoir par le clan Sassou. Sassou a fait comme Néron qui a brûlé Rome à l’an 64 afin d’incriminer les chrétiens et de les envoyer à la mort. Aujourd’hui sous le prétexte de chercher le Pasteur Ntumi, « responsable désigné des attaques du 4 avril 2016 », Sassou poursuit son plan d’extermination des BaKongos en bombardant les villages du Pool et de la Bouenza. On comptabilise déjà plus de 3000 morts et disparus.

Au lieu de lancer un mandat d’arrêt qui ne va pas aboutir, pourquoi ne pas accepter les observateurs et les Organisations humanitaires pour aider les populations en détresse.
Atteinte à la sûreté de l’Etat est le chef d’accusation qui est retenu contre tous ceux qui s’opposent à la dictature de Sassou, c’est le cas du Général Jean Marie Michel Mokoko en tête au 1er tour des élections du 20 mars 2016, c’est le cas de Paulin Makaya qui a eu le mérite de mobiliser des foules pour contester le référendum constitutionnel, c’est aussi le cas d’Okombi Salissa, aujourd’hui dans la clandestinité pour avoir refusé d’accompagner le hold- up électoral de Sassou Nguesso, et aujourd’hui c’est moi qui suis dans le collimateur de la justice. Le peuple n’est pas dupe. Il sait que ce gouvernement est incapable de lui donner l’eau potable, l’électricité, les soins de santé primaire, l’emploi, les lieux culturels comme des salles de cinéma, les bureaux de postes pour la distribution des courriers, les services d’hygiène etc…
Aujourd’hui, ce sinistre ministre de l’injustice aux méthodes du 3è Reich aurait pu autoriser les enquêtes sur toutes les allégations de torture et de décès en détention et poursuivre les auteurs d’actes de torture dans les prisons. La torture et le crime dans la république des barbares sont complètement banalisés. Le ministre se tait sur le cas de mon ami le Docteur Augustin Kalla Kalla torturé sauvagement et laissé pour mort à l’entrée de la morgue de Brazzaville. Ecoutons le récit très choquant fait par son épouse qui l’a récupéré en pleine nuit à la morgue :
« A 22 heures, je reçois un coup de fil et c’est la voix de mon mari : Chérie viens vite, vite viens vite. On s’est rendu sur les lieux et quand on lui a demandé, mais comment ça s’est passé ? Ils sont venus me jeter ici et j’ai vu des petits qui passaient ; je leur ai demandé un service, si vous avez un téléphone de passer un coup de fil pour appeler ma femme. Mon mari était si mal en point que j’ai eu du mal à le reconnaître. Il était vraiment dans un état critique. On ne savait même pas qu’il allait vivre jusqu’à aujourd’hui. Il ne pouvait pas marcher, il avait de grosses plaies partout surtout au dos, les pieds enflés ».

Augustin Kala Kala a raconté les séances de torture et les interrogatoires qu’il dit avoir subis.
« Il articule difficilement. Il a tout de même pu dire qu’on le baladait d’un coin à un autre, de nuit comme de jour. On le déplaçait et comme il était cagoulé, il ne pouvait pas savoir où on l’amenait. Et lorsqu’on l’enfermait dans un petit container, il était interrogé et on lui posait des questions pour savoir où se trouvait monsieur Okombi Salissa, quel était le soutien de l’opposition, où est-ce que nous trouvions de l’argent pour faire ce que nous faisons, est-ce qu’il y a des puissances étrangères qui nous soutiennent? Puis, il a pu aussi nous dire ces tortionnaires lui ont proposé un marché, c’est à dire de quitter les rangs de l’opposition, comme ça il pourrait bénéficier des soins intensifs et de l’argent et qu’il quitte l’opposition en dénonçant ce que l’opposition était en train de faire». Fin du récit.

Voici une autre preuve de l’Etat de non droit instauré par la nouvelle République.
Et le gouvernement ose nier que les forces de l’ordre ne sont pas concernées par cette affaire. En racontant une fois de plus des inepties du genre : « qu’Augustin Kala Kala avait choisi de se soustraire volontairement à la vie publique depuis la présidentielle avant de réapparaître gravement blessé, mais qu’il n’est ni recherché ni poursuivi par aucune force de police».

Le mercredi 19 octobre 2016 un hélicoptère de la milice tribale de Sassou Nguesso et piloté par les mercenaires ukrainiens a atterit dans Mouyondzi village. Les miliciens ont fouillé maisons par maisons, embarquant les jeunes gens valident pour le village Bantounga où ils ont subi des tortures pendant toute la nuit, trois d’entre eux ont succombé des suites de la torture. Un grand nombre de jeunes ont été déférés à Brazzaville.

Voilà comment ce pouvoir sanguinaire qui a tenté de m’appréhender et de m’éliminer physiquement aurait pu justifier son forfait. Et aujourd’hui gêné par tous les témoignages rapportés dans le rapport, il ose me traduire en justice pour des faits que je ne reconnais pas.
Aujourd’hui, nous demandons aux jeunes de résister contre la barbarie de Sassou.
Le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire sont deux branches du droit distinctes, mais complémentaires. Toutes les deux traitent de la protection de la vie, de la santé et de la dignité des personnes. Le droit humanitaire s’applique en situation de conflit armé, tandis que les droits de l’homme s’appliquent en temps de paix comme en temps de guerre.

Le « droit de résistance à l’oppression » est un des droits naturels et imprescriptibles cités au 3è considérant du préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme. La résistance à l’oppression relève, du fait des expressions du préambule de cette Déclaration, de ces droits inaliénables et sacrés qui encadrent l’action des pouvoirs publics et fondent les réclamations des citoyens. Son objet est de lutter contre les abus et privilèges, de s’opposer au despotisme, à la tyrannie, de rappeler à tout système de gouvernement que la cause principale des malheurs publics sont « l’ignorance, l’oubli et le mépris des droits de l’homme ».

Le droit de poursuite est nul et non avenu à ceux qui revendiquent leurs droits et qui dénoncent un régime dictatorial. Le Congo est-il dans une démocratie pluraliste? Je ne le pense pas.
La démocratie est une expression du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes; Le peuple congolais avait disposé de sa souveraineté en écartant Sassou Nguesso le 20 mars dernier. Rien ne me fera changer d’opinion, comme en 1994, quand j’ai commencé à dénoncer les dérives du régime Lissouba, qui avait institué les milices. Imposer la dictature, c’est donc méconnaître le droit des congolais de disposer d’eux-mêmes. Le droit de poursuite qu’évoque Mabiala pour le Pasteur Ntumi, n’a pas de fondement juridique. Tout acte juridique ou toute décision imposant le droit de poursuite des citoyens résistants à une tyrannie et une oppression reconnue est nulle et de nul effet sur le plan international. Ce ne sont pas des manœuvres des tricheurs, des néo nazis et des franquistes qui peuvent nous apeurer, en utilisant la presse comme la DINA, la police politique du dictateur Pinochet.
Quand le gouvernement ne s’acquitte pas de ses obligations fondamentales envers l’ensemble de la population, quand un dirigeant s’impose par les armes pour se maintenir au pouvoir, quand les milliers d’individus souffrent de la faim lorsqu’il est possible de les nourrir, quand les jeunes gens sont exposés à la fureur du tyran Sassou Nguesso, par les arrestations arbitraires, détentions abusives les brutalités inadmissibles et assassinats aveugles par les forces dites publiques, on ne peut que contester cette démarche. Le parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement des décisions d’un régime dictatorial. La justice est entre les mains de la dictature. les magistrats au lieu d’appliquer la loi et de dire le droit, ils sont instrumentalisés et intimidés. Aucun gouvernement respectueux des principes du droit international des droits de l’homme ne peut vous suivre dans cette aventure du droit de poursuite. Poursuivre qui? un opposant politique, un résistant ou un défenseur des droits de l’homme?
Le droit international relatif aux droits de l’homme énonce les obligations que les États sont contraints de respecter. En devenant parties aux traités internationaux, les États assument des obligations et des devoirs au titre du droit international et s’engagent à respecter, protéger et satisfaire les droits de l’homme. L’obligation de respecter signifie que l’État doit se retenir d’intervenir dans l’exercice des droits de l’homme ou de les restreindre. L’obligation de protéger exige de l’État qu’il protège les personnes et les groupes contre les violations des droits de l’homme. L’obligation de satisfaire signifie que l’État doit prendre des mesures positives pour faciliter l’exercice des droits de l’homme fondamentaux. Ce n’est pas le cas dans ce régime autoritaire où l’administration de la justice est inexistante ou c’est la loi de l’arbitraire de la police qui est la règle.

Les droits de l’homme sont inexistants au Congo.
1- Il n’existe pas une société organisée sous forme d’un Etat de droit, c’est-à dire un état dans lequel toutes les autorités et tous les individus se trouvent liés par la loi. Dans la fraude, Sassou a changé la première loi, la constitution pour se représenter.

 2 – A l’intérieur de l’Etat, les droits de l’homme ne sont pas exercés dans un cadre juridique préétabli, l’administration de la justice est supplantée par l’arbitraire de la police politique;
3 – L’exercice des droits de l’homme par les Congolais qui en sont les titulaires n’est pas assorti de garanties juridiques précises. Des recours pour en obtenir le respect sont négligés d’où l’immixtion de la police politique dans les décisions de justice.

En ratifiant les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, le gouvernement congolais s’est engagé à mettre en place des mesures et une législation nationales compatibles avec les obligations et les devoirs inhérents à ces traités. Malheureusement le système juridique du Congo ne fournit pas la protection juridique principale des droits de l’homme garantis par le droit international. Au contraire les procédures juridiques que défendent le gouvernement tyrannique et répressif ne remédient pas aux violations des droits de l’homme, il encourage les montages policiers et les arrestations arbitraires.

Voilà un montage grossier et grotesque qui me fait passer pour un criminel ayant armé les jeunes gens le 4 avril 2016.

Ce fameux mandat d’arrêt « international » n’a aucun fondement juridique, car délivré par un régime criminel. Il repose sur rien. Il est le fruit de l’imagination d’une police politique spécialisée dans l’extorsion des aveux des jeunes gens sous la torture.

Comment peut-on faire passer un vice président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du statut de défenseur des droits à celui de criminel armant les jeunes drogués? Il y a que dans une tyrannie où l’on vivre ce genre de situation. Son rapport de 43 pages remis à l’ONU et à la CPI a offert à la meute de Sassou Nguesso de se lancer sur ses traces et d’aboyer à ses chausses.

Ne vous étonnez pas que Denis (Congo) emboite le pas de la folie de Pierre et de Jacob (Burundi et Afrique du Sud) en quittant la CPI. Ces maîtres chanteurs oublient que leurs crimes restent imprescriptibles et leur retrait de la CPI n’entraine aucun effet rétroactif. Peine perdue.
Le chemin de la paix reste une voie difficile et impossible à atteindre par ce pouvoir tyrannique qui a décidé d’exclure le pluralisme politique de son projet.

Qu’est-ce que le pervers ministre sait d’une bonne administration de la justice, de la primauté du droit et de la protection des droits de l’homme, pour me donner une leçon sur la défense des droits de l’homme. Ce n’est pas son petit confort acquis par des pratiques douteuses qui peut m’ébranler. Ce n’est pas son discours creux, forcément lénifiant et mensonger qui peut m’ébranler. Moi je me bats pour faire valoir les droits de l’homme qui sont différents des droits humanitaires.
Aujourd’hui ce pouvoir en contestant mon engagement pour les droits de l’homme, me pousse dans l’activisme politique soit à créer ou à rejoindre un mouvement politique, afin de répondre aux nombreux appels des Congolais résignés, qui m’apportent un grand soutien dans ce combat contre la dictature implacable au Congo Brazzaville. Je suis prêt pour défendre les Congolais opprimés, du pouvoir sanguinaire, par un engagement actif dans la politique de mon pays.
Je termine cette mise au point en renouvelant mes propositions contenues dans ma déclaration de candidature au poste de Premier Ministre du Congo à la Conférence Nationale Souveraine le 7 juin 1991:

« … Il est temps pour nous Congolais de nous mettre à la tâche car la liberté ne saurait s’établir sans de solides institutions dirigées par des hommes et des femmes à la probité sans tâche et sans défaillance comme l’a exigé notre Conférence nationale souveraine. L’ère du monopartisme est révolue. Ainsi ceux d’entre nous qui ont agi par le passé en accord avec les pouvoirs que nous avons dénoncés doivent comprendre que leur présence au gouvernement de transition serait une insulte au peuple, une honte pour le Congo. Ce serait indigne de nous, nous conférenciers qui avons la mission de mettre en place et de développer des institutions démocratiques qui seront la colonne vertébrale du Congo de demain. Pas de cohabitation avec les hommes de dictature. Ainsi, chers compatriotes, j’ai l’impérieux devoir de vous mettre en garde contre la stérilité de certaines actions et de certaines promesses. Le Congo profond ne nous pardonnera jamais une quelconque complicité avec les hommes usés qui comportent le risque évident de bloquer le processus démocratique par leurs calculs politiciens et par leurs intérêts égoïstes qui empêcheront pour cela toute procédure de récupération des fonds pillés….
« Je suis fier en tant que défenseur des droits de l’homme de contribuer aux grands changements démocratiques intervenant dans notre continent. Je serai encore plus fier demain dans douze mois de donner aux congolais les moyens d’affronter l’ère démocratique dans la liberté, la paix et la dignité… Nous avons été de ceux qui ont demandé à la France d’avoir une attitude claire par rapport aux Etats africains qui favorisent les libertés et les droits de l’homme et d’appliquer le principe de la conditionnalité liant la coopération économique aux progrès des libertés et des droits de l’homme et pour cela , j’espère que la France nous comprendra, et nous ferons jouer toutes nos relations dans les milieux parlementaires européens, américains et auprès des hommes d’affaires pour obtenir des moyens de faire asseoir notre jeune démocratie, conformément au sommet de la Baule et aux décisions de la CEE …

« En effet depuis 1988, je suis de ceux qui réclament dans toutes les instances internationales, l’adoption d’une Convention internationale sur le rapatriement des fonds provenant du Tiers Monde… Le premier acte de mon gouvernement serait de traduire en justice toutes les personnes qui ne nous remettrons pas dans un délai de 15 jours un ordre de virement de leurs fonds à l’étranger au Trésor public…. Le recouvrement de ces centaines de milliards spoliés donnera à notre pays un certain crédit moral à l’égard des institutions financières internationales afin d’enclencher le démarrage économique qui favorisera, le plein emploi, la gratuité des soins au plus démunis de notre société, le droit au logement salubre, le droit d’être à l’abri de la faim et à la réalisation d’autres droits de l’homme…

« Nous allons dans l’immédiat réorganiser notre administration afin de mettre tous les fonctionnaires au travail productif. Afin de renflouer les caisses de l’Etat, les services des impôts et des douanes seront mieux structurés.

« Pour le respect du droit à l’information, une attention particulière sera accordée à la presse afin de faire échec à la désinformation et à la manipulation des journalistes… A vous chers amis journalistes de favoriser la naissance d’une véritable démocratie dans notre pays. Dans une démocratie, lorsqu’il y a un scrutin, les candidats à ce scrutin doivent avoir le même traitement. Je m’adresse à vous jeunes du Congo, courageux dans cette salle, ne ratez pas cette occasion pour mettre fin à jamais la tyrannie, le tribalisme, le régionalisme et empêcher enfin ceux qui veulent toujours confisquer les postes que vous devriez occuper. Ceux là même qui n’ont pas dit la vérité sur certaines affaires…. ».

Fait à Genève le 23 octobre 2016
Maître Maurice MASSENGO-TIASSE
Docteur d’Etat en droit
2è Vice Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme