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Pédophilie: le pape répare ses bévues au Chili, l’Australie le rattrape

mai 1, 2018

Le pape François lors de la prière de l’Angelus sur la place Saint Pierre de Rome, le 29 avril 2018nnn / © AFP / Andreas SOLARO

Le pape François, en passe de corriger ses erreurs sur un scandale de pédophilie au Chili, a été rattrapé mardi par son choix hasardeux de nommer numéro trois du Vatican un Australien, renvoyé devant la justice pour agressions sexuelles.

Le cardinal australien George Pell a été renvoyé mardi devant un tribunal pour des accusations d’agressions sexuelles anciennes qu’il rejette de manière catégorique.

Il deviendra ainsi le plus haut représentant de l’Église catholique à devoir répondre devant un tribunal à ce type d’accusations.

L’inévitable médiatisation du procès est une mauvaise nouvelle pour une Église dont la justice interne se prononce encore dans le plus grand secret dans les cas d’abus sexuels.

« Le Saint-Siège a pris note de la décision des autorités judiciaires en Australie », a sobrement commenté mardi son porte-parole, dans un communiqué, après l’annonce d’une décision redoutée depuis près d’un an.

« L’an dernier, le Saint-Père avait accordé un congé au cardinal Pell pour qu’il puisse se défendre des accusations. Ce congé est encore en vigueur », ajoute le Vatican.

La perspective d’un retour à Rome du cardinal de 76 ans à la santé fragile semble toutefois exclue.

– bombe à retardement –

L’Australien avait été accusé dès 2002 d’abus sexuels pour des faits présumés très anciens, avant d’être innocenté.

Il avait été appelé à Rome par François pour devenir son tout puissant « ministre » de l’Économie et prendre la tête d’un groupe de cardinaux chargés de réformer avec fermeté le fonctionnement de la Curie (gouvernement du Vatican).

Le pape n’a pas pensé que le cardinal pourrait se transformer en bombe à retardement au sommet de l’Église, soulignent ses détracteurs.

Très tôt, le choix du pape avait en outre été perçu par des victimes australiennes d’abus sexuels comme une façon de l' »exfiltrer » très loin d’une enquête nationale en cours.

Lors de son inculpation par la justice australienne en juin 2017, le Saint-Siège avait accepté le « congé » du cardinal sans exiger sa démission, en soulignant « l’honnêteté » et « le dévouement énergique » de Pell.

En réalité, le départ de l’un des plus proches collaborateurs du pape avait fait l’effet d’un coup de tonnerre au Vatican, déjà vivement critiqué pour son manque de sévérité dans ce type d’affaires.

Quatre mois plus tôt, une ancienne victime irlandaise d’un prêtre pédophile avait claqué la porte d’une commission d’experts contre la pédophilie, en dénonçant un manque « honteux » de coopération de certains prélats du Vatican. Ses critiques avaient fait le tour du monde.

Interrogé sur les soupçons pesant sur le cardinal Pell, le pape avait en août 2016 mis en avant la présomption d’innocence. « Il y a des doutes, et +in dubio pro reo+ (le doute doit profiter à l’accusé). Nous devons éviter tout procès médiatique, un procès qui s’appuie sur les ragots », avait-il commenté.

– trois Chiliens chez François –

Ces propos rappellent sa défense sans doute trop péremptoire au Chili à la mi-janvier d’un évêque chilien, Mgr Juan Barros, soupçonné d’avoir caché les actes pédophiles d’un vieux prêtre.

Son voyage s’était transformé en fiasco médiatique lorsque le pape avait laisser planer l’impression que la voix des victimes était secondaire pour une Église raisonnant en vase clos.

Depuis, le pape a fait des mea culpa à répétition. Il s’est dit déterminé à corriger ses « graves erreurs » d’appréciation après avoir pris connaissance voici trois semaines d’un long rapport d’enquête commandée au Chili et comprenant 64 témoignages.

Le pape a convoqué à Rome en mai les 32 évêques du Chili. Et ces derniers jours, il a écouté pendant des heures trois Chiliens victimes d’un prêtre pédophile.

Hôtes à la résidence du pape au cœur de la Cité du Vatican, les trois hommes devaient mercredi lever un coin de voile, devant la presse, sur ces entretiens privés.

Romandie.com avec (©AFP / 01 mai 2018 17h03)                

L’argentier du Vatican rejette « vigoureusement » les accusations de pédophilie (archidiocèse de Sydney)

juin 28, 2017

 

Sydney – L’argentier du Vatican, le cardinal australien George Pell, rejette « vigoureusement » les accusations de pédophilie qui lui ont valu une inculpation et rentrera en Australie pour se défendre, a annoncé jeudi l’archidiocèse de Sydney (Australie).

Le plus haut responsable catholique d’Australie, qui avait été interrogé à Rome par la police australienne en octobre dernier, a été inculpé jeudi pour de multiples sévices sexuels sur enfants en Australie.

Selon le commissaire adjoint australien Shane Patton, l’ecclésiastique de 76 ans doit se présenter le 18 juillet devant le tribunal de première instance de Melbourne (sud-est de l’Australie) pour y être entendu.

« Bien que ce ne soient encore que les premières heures de la matinée à Rome, le cardinal George Pell a été informé de la décision et de la mesure de la police de (l’Etat de) Victoria », indique l’archidiocèse de Melbourne dans un communiqué.

« Il a de nouveau vigoureusement démenti les allégations. »

Le prélat a indiqué qu’il rentrerait « dès que possible pour réhabiliter son nom », après avoir reçu le feu vert de ses médecins.

« Il a dit qu’il avait hâte d’être devant le tribunal où il rejetera vigoureusement les accusations », indique le communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 29 juin 2017 04h54)                                            

Australie : enquête sur des accusations de pédophilie contre un cardinal

juillet 28, 2016

Les autorités australiennes enquêtent sur des accusations de pédophilie portées contre un haut responsable du Vatican, le cardinal australien George Pell, mais n’a pas décidé d’engager des poursuites pour le moment, a annoncé jeudi 28 juillet un responsable de la police à une radio locale.

« C’est une affaire sur laquelle nous avons enquêté et sur laquelle nous enquêtons toujours », a déclaré le commissaire en chef de la police de l’Etat de Victoria, Graham Ashton, sur la station de radio de Melbourne 3AW, confirmant une information diffusée mercredi par la télévision publique australienne ABC. La chaîne a indiqué avoir obtenu huit rapports de police de victimes, témoins et membres de familles de victimes utilisés dans l’enquête.

Lire aussi :   L’Eglise pourra révoquer les évêques « négligents » sur la pédophilie

Le cardinal a nié les accusations

Ancien chef de l’Eglise catholique australienne, le cardinal Pelle, actuellement âgé de 75 ans, a été nommé début 2014 secrétaire pour l’économie du Vatican par le pape François.

Le cardinal a nié les accusations portées contre lui dans une déclaration à ABC, assurant que les « affirmations selon lesquelles il a abusé sexuellement de personnes (…) sont complètement fausses ».

Le cardinal Pell a estimé qu’il s’agissait d’un complot contre lui. « Il rejette absolument les accusations », déclare un communiqué du bureau du cardinal, selon lequel les accusations « ne sont qu’une scandaleuse campagne de calomnie, qui semble être soutenue par ABC ».

Attouchements sexuels

Parmi les accusations figurent les témoignages de deux hommes, aujourd’hui quadragénaires, qui ont affirmé avoir subi des attouchements de George Pell pendant l’été austral 1978-1979 dans une piscine à Ballarat, ville de cet Etat où le prêtre a grandi.

Selon un autre témoignage, George Pell se serait montré nu devant trois garçons de 8 à 10 ans, dans un vestiaire d’un club de surf, pendant l’été 1986-1987.

M. Ashton a déclaré que le dossier avait été transmis au Parquet, qui doit décider de sa solidité. « Pour le moment, nous attendons leur réponse », a-t-il affirmé, ajoutant au sujet d’éventuelles poursuites que « tout était possible ».

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Les investigations durent depuis 1 an

En 2002, alors archevêque de Sydney, George Pell avait été déjà accusé d’abus sexuels, mais il avait été innocenté par la suite.

Les investigations de la police sur George Pell – qui selon ABC durent depuis plus d’un an –s’inscrivent dans le cadre d’une enquête plus large sur des accusations d’abus sexuels dans des lieux de culte, des orphelinats et des écoles.

Une commission royale sur les réponses institutionnelles aux abus sexuels sur les enfants a été instaurée en Australie après des pressions grandissantes pour enquêter sur les accusations de pédophilie.

En mars, le cardinal Pell avait témoigné devant cette commission enquêtant sur un scandale impliquant plusieurs prêtres pédophiles de son ancien diocèse. Il avait assuré n’avoir rien su des dizaines d’abus sexuels commis par des prêtres sur des enfants dans les années 1970 et 1980.

Lemonde.fr

Le cardinal australien George Pell dément des accusations de pédophilie

février 19, 2016

Cité du Vatican – Le cardinal australien George Pell, préfet du Secrétariat pour l’économie du Vatican, a démenti vendredi des accusations de pédophilie avancées par un journal australien, les qualifiant de totalement fausses.

Ces allégations sont sans fondement et totalement fausses, a assuré le cardinal dans un communiqué publié par ses services.

Selon le Herald Sun de Melbourne, une équipe de police de l’Etat de Victoria enquête depuis un an sur des accusations portées contre le cardinal Pell selon lesquelles il aurait commis des abus contre 5 à 10 garçons.

Mgr Pell, 74 ans et considéré comme le ministre des Finances du pape, estime dans son communiqué que ces fuites ont clairement pour objectif de porter atteinte (…) à l’Eglise catholique. Il réclame une enquête publique sur la fuite de ces fausses allégations.

Le cardinal dément fermement toute mauvaise conduite et il assure que si la police souhaite l’interroger, il va coopérer comme il l’a toujours fait lors de chaque enquête publique.

Déjà accusé d’avoir couvert un prêtre pédophile dans les années 1980, le cardinal Pell doit être auditionné le 29 février par la Commission royale australienne.

La SNAP, une association regroupant d’anciennes victimes d’abus sexuels de prêtres, a réagi vendredi, appelant le pape François à suspendre le cardinal Pell.

Plus d’une douzaine de policiers, plus d’un an (d’enquête, ndlr) et ils disent avoir trouvé cinq à dix victimes présumées du principal adjoint du pape François. C’est assez crédible et sérieux. Pour la sécurité des enfants, le pape devrait suspendre le cardinal George Pell, a estimé dans un communiqué Joelle Casteix, une responsable de SNAP.

Romandie.com avec(©AFP / 19 février 2016 19h16)

Prêtres pédophiles : une association pointe « douze salopards » à ne pas nommer pape

mars 7, 2013

Le Snap, qui regroupe des victimes d’actes de pédophilie, a dressé une liste des cardinaux ayant minimisé ou couvert des affaires impliquant des prêtres.

Une association américaine de victimes de prêtres pédophiles qui vient de publier une  liste de « douze salopards » parmi les cardinaux pouvant être élus pape ayant, selon elle, minimisé ou couvert le scandale, a justifié mercredi son action en estimant que « le pire est à venir ». « Nous voulons dire aux prélats qu’ils arrêtent de prétendre que le pire est passé » concernant le scandale des prêtres pédophiles, car « malheureusement le pire est sûrement à venir », affirme le Snap, pour qui « le scandale n’a pas encore été dévoilé dans la plupart des pays ».

L’association a publié la liste de cardinaux surnommés « les douze salopards » en référence à un film célèbre, en expliquant s’être fondée « sur les actions et déclarations » de ces derniers et en estimant qu’ils seraient « le pire choix pour les enfants ». Elle enjoint au conclave de ne pas les choisir comme pape. Ces cardinaux sont, sans ordre particulier dit le Snap, Oscar Rodriguez Maradiaga (Honduras), Norberto Rivera Carrera (Mexique), Marc Ouellet (Canada), Peter Turkson (Ghana), George Pell (Australie), Tarsicio Bertone (Italie), Angelo Scola (Italie), Leonardo Sandri (Argentine), Dominik Duka (République tchèque), Sean O’Malley (États-Unis), Timothy Dolan (États-Unis) et Donald Wuerl (États-Unis). Marc Ouellet, cardinal de Québec, et Angelo Scola, de Milan, sont des noms très souvent cités parmi les « papabili ».

Le Snap estime que de très nombreux scandales n’ont pas encore été révélés en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, parce qu’il y a moins d’enquêtes et des justices moins efficaces dans ces régions. Les déclarations des responsables américains ont pour leur part été « trompeuses ou sans pitié pour les victimes », selon l’association. Selon un sondage publié mercredi par l’Institut Pew, 34 % des catholiques américains pensent que le scandale des agressions sexuelles dans l’Église catholique est le défi le plus important auquel l’institution est confrontée, loin devant le manque de crédibilité (9 %) ou les idées pas assez modernes (7 %).

Le Point.fr