Posts Tagged ‘Georges Pompidou’

France: Un médecin se défenestre à l’hôpital Georges-Pompidou

décembre 18, 2015

Un médecin s’est suicidé à l’hôpital européen de Paris, son lieu de travail, où il avait repris son service quelques jours plus tôt après une longue interruption.

médecin
« L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris confirme le suicide par défenestration d’un médecin jeudi 17 décembre en fin d’après-midi », a indiqué l’hôpital Georges-Pompidou. © Lydie LECARPENTIER/REA

Youssou Ndour a été touché à la jambe

février 22, 2012

Le chanteur et opposant au président Abdoulaye Wade a été touché à la jambe alors qu’il tentait de rejoindre la place de l’Indépendance de la capitale sénégalaise avec une foule de manifestants.

La tension reste vive à Dakar à quatre jours de l’élection présidentielle. Un rassemblement de l’opposition, interdit par le pouvoir, s’est soldé par l’évacuation du chanteur et opposant Youssou Ndour, blessé à la jambe. «Youssou Ndour a été blessé à la jambe gauche, il a été examiné par un médecin, mais il ne souhaite pas en faire une affaire d’Etat et nous ne commenterons pas plus cette information», a commenté son conseiller en communication.Le chanteur, dont la candidature à la présidentielle a été rejetée par le Conseil constitutionnel, se trouvait au sein de la foule d’opposants souhaitant se rendre à un rassemblement place de l’Indépendance, à Dakar. L’accès à la place était farouchement gardé par des policiers anti-émeutes sur l’avenue Georges Pompidou. Youssou Ndour s’est alors approché de très près du cordon policier, et a grimpé sur le toit d’une voiture. Des pierres sont alors parties depuis la foule en direction de la police, qui a riposté par des tirs de gaz lacrymogènes.L’entourage du candidat refuse de dire quel type de projectile a touché l’opposant, indiquant simplement qu’il avait été blessé «dans le feu de l’action». La police a alors débuté son opération de dispersion de la foule, estimée à près d’un millier de personnes. Parmi les opposants se trouvaient également les candidats à la présidentielle du 26 février, l’ex-premier ministre Idrissa Seck, l’ex-ministre des Affaires étrangères Ibrahima Fall et le député-maire Cheikh Bamba Dièye, tous membres du Mouvement du 23 juin (M23), coalition de partis d’opposition et d’organisations de la société civile réclamant le retrait de la course de l’actuel président. Ce dernier brigue un troisième mandat.

«Depuis quelques jours, la population sénégalaise, dans tous ses compartiments (…) lui a montré qu’elle ne veut plus de ce troisième mandat. Il n’a qu’à reconsidérer sa position», a déclaré avant l’incident Youssou Ndour à l’AFP. Après la dispersion de la foule par les policiers, des groupes de jeunes se sont éparpillés dans les rues adjacentes et y ont construit des barricades de fortune. Les violences liées à la contestation ont fait au moins 6 morts depuis le 27 janvier, date de la validation de la candidature d’Abdoulaye Wade à la présidentielle.

Dans un communiqué, la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE UE) déplore tout recours à la violence «tant par les forces de l’ordre que par les manifestants» et «appelle à l’arrêt des violences et au respect du caractère pacifique que devrait revêtir tout débat politique démocratique».

Lefigaro.fr

Hommage à Édouard Glissant à l’occasion du premier anniversaire de sa mort: 21 septembre 1928-3 février 2011

février 3, 2012

Édouard Glissant, prix Renaudot 1958

Il y a un an, Édouard Glissant avait glissé dans l’océan de la mort, au bord de sa 82e année, le jeudi 3 février 2011 dans la plénitude de l’âge du sage. Une mort qui était survenue aux pas du petit matin de Paris, dans le chagrin des siens, à l’hôpital Georges Pompidou.

Né le 21 septembre 1928, à Sainte Marie, dans la chaleur tropicale des Antilles en Martinique – la Madinina – (île aux fleurs). Il fréquente au lycée Victor Schoelcher de Fort-de-France du nom de celui qui avait aboli l’esclavage. Il était arrivé à Paris en 1946, à l’âge de dix-huit ans dans le parfum de la jeunesse pour étudier.

Étudiant à la Sorbonne dans la prestigieuse université française, il s’intéresse à l’ethnographie au Musée de l’Homme mais aussi à l’histoire et la philosophie « amour de la sagesse », dans son acception étymologique avant de s’orienter vers des études de lettres pour lesquelles il obtiendra un doctorat.

Exégète dans l’âme, il découvre les œuvres de William Faulkner. Il en fait sa passion qui va lui ouvrir les portes de la spécialité de ces romans. Un champ riche en intrigues, porté sur la vie du sud des États-Unis marquée par des constructions allant du cocasse en passant par l’humour au sordide mais aussi à la sauvagerie tragique.

Édouard Glissant, cet homme corpulent et impressionnant, à l’éternelle moustache abondante et imposante mais aussi à la voix fluette haut perché, sur ses larges épaules, savait séduire par sa verve lyrique de poète et son verbe superbe de romancier.

Brillant ethnologue, essayiste et polémiste, son franc-parler l’a poussé en exil, l’interdisant de séjour jusqu’à connaître l’assignation de résidence. C’était un homme révolté. Un rebelle de l’esprit et de la pensée. Un homme debout et présent au rendez-vous de l’Histoire durant son existence.

Là où le silence était la loi des opprimés, il savait briser les barrières psychologiques et les chaînes du mutisme pour donner à la parole sa véritable place dans un monde où la liberté est un droit à l’expression et à l’affirmation.

Signataire du Manifeste anticolonialiste (Discours Antillais qui sema la bonne graine), il se distingua par la force décapante et puissante de son éclosion dans un « terrain dominé ».

Porte flambeau de la créolité, chantre et Hérault de l’antillanité, de cette identité créole, il défendait bec et ongle cette expression jusque dans la couleur locale de son moi. Car en s’opposant à la négritude de Césaire, son aîné de 13 ans, il voulait valoriser le métissage par sa célèbre idée: « Le Tout-monde ». « Le monde que l’on partage, le monde où les diversités sont acceptées. J’appelle la créolisation des rencontres, l’interférence, le choc, les harmonies et les disharmonies entre les cultures… » Une idée née dans la matrice d’un monument aux morts pour la France quand le poète plongeant son regard dans la représentation de l’objet d’art historique recevait l’inspiration dans le jaillissement de la contemplation des idées profuses.

Édouard Glissant, pourfendeur, auteur d’œuvre abondante (poésie, essai et roman), marquée par une réflexion militante contre les racismes de toutes sortes et le rappel à l’esclavagisme qui a entaché, selon lui, les rapports de la France avec l’Afrique et l’Outre-mer. Car ses multiples interrogations l’ont poussé à donner des réponses, faisant de lui un porteur de lumière dans les amphithéâtres. Il avait su développer une belle aura de professeur distingué et remarqué à la City University de New York. Il était aussi le fondateur du Centre d’études françaises et francophones aux États-Unis. Partout où il est passé, l’ombre du prix Renaudot de 1958 avec La lézarde continuait d’étonner.

Étonnant voyageur du « Tout-monde », il avait dirigé avec brio le Courrier de l’Unesco pendant près de sept ans (de 1982-1988). L’homme avait de l’étoffe et a marqué de nombreuses générations des écrivains tels que : Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant. Il a aussi produit une estime admirable auprès d’Alain Mabanckou, Dany Laferrière et David Maximin.

Des personnalités politiques françaises, à sa mort, avaient été sensibles en lui témoignant gratitude et reconnaissance pour le respect de son âme.

Le président Nicolas Sarkozy avait salué un homme qui avait marqué : « la pensée de notre temps de son empreinte énergique, pugnace et exigeante ». Il avait encore poursuivi son ultime considération dans le communiqué de l’Élysée : « Édouard Glissant aura plaidé inlassablement pour une approche de la diversité du monde fondé sur l’échange, le dialogue et la poétique de la relation ».

Quant au Premier secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry : « Édouard Glissant restera à jamais parmi nous, non seulement par la beauté de ses mots et la force de son verbe, mais tout autant par ses odes à l’humanisme et à la diversité du genre humain, antidotes de tous les préjugés et les racismes. »

Pour le secrétaire national du Parti communiste : « Édouard Glissant savait lire le monde dans ce qu’il portait de meilleur » et était « un homme d’action qui mettait en partage avec le peuple ses mots, ses idées, sa poésie ».

Édouard Glissant, poète de l’engagement, avait terminé sa communion avec ses amis et connaissances ainsi que de nombreux anonymes, venus lui rendre un singulier hommage en présence du Ministre français de la Culture, Fréderic Mitterrand, de la Ministre d’Outre-mer, Luce Ponchard, de sa femme et de ses cinq enfants dans la grande joie d’une soirée poétique ponctuée de rythmes et de souvenirs.

Baptisé dans l’Église catholique – terreau chrétien où son oeuvre avait plongé ses racines –  il avait pris son ultime départ d’adieu dans la même maison de Dieu de sa ville natale avant son repos éternel pour le petit cimetière de Diamant, jouxtant l’église de Saint Thomas, où son âme est constamment arrosée par le souffle de la mer rappelant le mouvement de ses origines.

Bernard NKOUNKOU

Sarkozy va rendre hommage à Georges Pompidou

juillet 5, 2011

Ce mardi, jour du centième annniversaire de la naissance de Pompidou, le président de la République est dans le Cantal.

Le président de la République se rend ce mardi à Montboudif, petit village du Cantal de moins de 300 habitants, le jour du centième annniversaire de la naissance de Georges Pompidou, en présence des membres de la famille : Madeleine, la sœur de l’ancien président de la République, âgée aujourd’hui de 91 ans accompagnée de son époux Henri Doumerg, et du fils du président Pompidou, Alain. L’ ancien ministre Alain Marleix, député UMP du Cantal, accueillera le chef de l’Etat.

De la «petite maison familiale modeste», décrite par le député, Nicolas Sarkozy se rendra ensuite au musée Georges Pompidou : «C’est un petit musée que j’ai créé avec la municipalité il y a une dizaine d’années, et qui réunit des dons, des legs ou des prêts de la famille», explique Alain Marleix. «On y découvre des décorations françaises et étrangères décernées à Georges Pompidou, le fanion de sa voiture officielle lorsqu’il descendait les Champs Elysées, ses ouvrages littéraires ainsi qu’un Vasarely offert par Madame Pompidou. Ce qui est tout à fait extraordinaire pour un petit village de moins de 300 habitants ! On peut également voir une rétrospective de la vie de celui qui fut président, premier ministre et député du Cantal»

Célébrations nationales de 2011

Nicolas Sarkozy devrait prononcer un discours de portée nationale sur la vie et l’œuvre de Georges Pompidou, premier ministre en 1962 après avoir été directeur de cabinet du général de Gaulle, président de la République élu en 1969 mais emporté par la maladie le 2 avril 1974, pendant son mandat. L’accent sera mis sur ce « petit fils de paysan qui a fait la France industrielle».

Alain Marleix évoque «un homme injustement oublié, l’homme de l’industrialisation et celui des années heureuses. Georges Pompidou était aussi l’homme de la mensualisation des salaires quand les ouvriers étaient payés à la semaine ou à la journée. Il a aussi été l’homme de l’aménagement du territoire, notamment en Languedoc et en Méditerranée, celui qui a lancé des chantiers d’autoroutes, les ports pétroliers ou encore le TGV et le nucléaire. C’est aussi Pompidou qui a ancré les institutions de la Ve République dans le paysage politique. On a un moment tenté de faire croire que les habits d’homme d’Etat seraient trop grands pour lui et il a montré que tel n’était pas le cas».

Le centenaire de la naissance de Georges Pompidou est inscrit parmi les célébrations nationales de 2011. C’est notamment en tant que président de l’association départementale Georges Pompidou, qu’Alain Marleix avait souhaité organiser cette manifestation , parallèlement à celle de l’association nationale présidée par Edouard Balladur.

Lefigaro.fr par Muriel Valentini