Posts Tagged ‘Gérald Darmanin’

France-Calais : plus de 20 migrants morts dans un naufrage, Darmanin sur place

novembre 24, 2021

Plus de 20 migrants sont morts dans le naufrage de leur embarcation dans la Manche. Le ministre de l’Intérieur a décidé de se rendre sur place.

Gerald Darmanin se rend a Calais, a la suite du naufrage d'une embarcation de migrants qui a fait plusieurs morts, mercredi 24 novembre.
Gérald Darmanin se rend à Calais, à la suite du naufrage d’une embarcation de migrants qui a fait plusieurs morts, mercredi 24 novembre.© JULIEN DE ROSA / AFP

Une embarcation de migrants a chaviré dans la Manche, au large de Calais, mercredi 24 novembre en début d’après-midi. Plus de 20 migrants, qui étaient à bord de ce bateau de fortune, sont morts dans le naufrage. Ils tentaient tous de gagner la Grande-Bretagne. « Vers 14 heures, un pêcheur a signalé la découverte d’une quinzaine de corps flottant au large de Calais. Un bâtiment de la marine nationale a repêché plusieurs corps, dont cinq personnes décédées et cinq inconscientes, selon un bilan provisoire », a-t-on ajouté dans un premier temps de même source. Le ministre de l’Intérieur a décidé de se rendre sur place, selon cette source.

« Forte émotion devant le drame des nombreux morts dû au chavirage d’un bateau de migrants dans la Manche. On ne dira jamais assez le caractère criminel des passeurs qui organisent ces traversées », a tweeté Gérald Darmanin.

Une enquête ouverte

Le parquet de Dunkerque a annoncé à l’Agence France-Presse l’ouverture d’une enquête pour « aide à l’entrée au séjour irrégulier en bande organisée » et « homicide involontaire aggravé ». Selon la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, trois hélicoptères et trois bateaux participent aux recherches.

Vendredi dernier, la préfecture maritime avait comptabilisé 31 500 tentatives de départ vers la Grande-Bretagne et 7 800 migrants sauvés, depuis le début de l’année. Ces tentatives de traversée ont causé un total de « sept décès ou disparus » depuis le 1er janvier, avait-elle ajouté.

Par Le Point avec AFP

Traversée de migrants: la France n’a « pas de leçons à recevoir des Britanniques »

novembre 15, 2021
Traversee de migrants: la France n'a "pas de lecons a recevoir des Britanniques"
Traversée de migrants: la France n’a « pas de leçons à recevoir des Britanniques »© AFP/Archives/Bertrand GUAY

« Nous n’avons pas de leçons à recevoir des Britanniques » sur la gestion par la France des migrants qui veulent rejoindre la Grande-Bretagne, s’est exclamé lundi le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui s’entretiendra dans la journée avec son homologue d’outre-Manche.

Les Britanniques « doivent arrêter de nous prendre pour des punching balls de politique intérieure », a ajouté sur CNews le ministre.

Alors qu’il était prévu que Priti Patel vienne à Paris pour y rencontrer à 19H00 son homologue français, l’attentat de Liverpool a bouleversé l’agenda de la ministre britannique; la discussion entre les deux responsables aura donc lieu en visioconférence, a-t-on appris dans l’entourage de M. Darmanin.

« Nous ne sommes ni leurs collaborateurs, ni leurs supplétifs », a dit encore sur CNews le ministre de l’Intérieur.

Gérald Darmanin a fait valoir que la situation à Calais, où des migrants sont massés dans l’espoir de gagner la Grande-Bretagne, était le fait du gouvernement de Boris Johnson.

« Je rappellerai à mon homologue britannique, a-t-il dit, que les ONG qui empêchent la police et la gendarmerie de travailler, ce sont des ONG en grande partie britanniques avec des citoyens britanniques qui sont sur le sol français et font de l’agit-prop ».

Il a fait valoir en outre que « les passeurs, qui organisent des réseaux et exploitent des femmes et des enfants (…) sont très souvent en Grande-Bretagne ».

Enfin, M. Darmanin a critiqué le « marché du travail qui en Grande-Bretagne fonctionne en grande partie grâce à une armée de réserve, comme dirait Karl Marx, des gens irréguliers qui peuvent travailler à bas coût ». « Si les Britanniques changeaient très fortement leur législation – ils l’ont fait, mais pas assez – les gens ne seraient plus à Calais ou à Dunkerque », a-t-il souligné.

« C’est nous qui subissons la politique britannique. Il ne faut pas inverser les rôles », a lancé le ministre de l’Intérieur.

Le porte-parole du Premier ministre britannique a assuré lundi que le gouvernement de Boris Johnson voulait « travailler de manière constructive » à la « recherche d’une solution ».

Vendredi, la tension s’était accrue entre Londres et Paris, après que le nombre de traversées illégales de la Manche a atteint un record la veille avec au total 1.185 migrants ayant réussi à atteindre le sol britannique, selon le ministère britannique de l’Intérieur

Par Le Point avec AFP

Immigration : Darmanin en faveur des camps fermés comme en Grèce

octobre 11, 2021

En visite sur le camp de Samos (Grèce), le ministre de l’Intérieur a appelé à l’ouverture de camps similaires en Espagne ou en Italie.

En visite en Grece, Gerald Darmanin a appele a la construction de camps d'accueil fermes dans tout le sud de l'Europe.
En visite en Grèce, Gérald Darmanin a appelé à la construction de camps d’accueil fermés dans tout le sud de l’Europe.© Sebastien JARRY / MAXPPP / PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

Lors d’un entretien avec l’Agence France-Presse (AFP), lundi 11 octobre, Gérald Darmanin a fait part de son intérêt pour le « modèle grec » de gestion de l’immigration clandestine. Concrètement, le ministre de l’Intérieur fait référence aux camps d’enregistrements sécurisés, comme il en existe par exemple sur les îles grecques de Samos et Lesbos. Pour assurer une meilleure gestion européenne, Gérald Darmanin suggère par ailleurs que de tels camps d’accueil soient installés dans les pays méditerranéens, comme l’Italie, l’Espagne ou Malte.

Dimanche, le ministre de l’Intérieur s’était rendu sur l’île grecque de Samos en mer Égée face à la Turquie où les autorités grecques avaient inauguré fin septembre un camp « fermé et à accès contrôlé » entouré de barbelés et de miradors. Les demandeurs d’asile ne peuvent sortir que de 8 heures à 20 heures, et sont contraints de présenter leurs empreintes digitales et un badge électronique au portail magnétique à l’entrée.

Ce camp a remplacé l’ancien camp surpeuplé et sordide, situé près du port de Vathy. La Grèce s’est engagée à construire d’autres camps « fermés » comme celui de Samos, grâce à des fonds européens, sur quatre autres îles de la mer Égée.

Les ONG pas convaincues

« Nous demandons aux pays du sud de l’UE de faire comme les Grecs de contrôler davantage les frontières extérieures et aux autres pays d’accepter un système de solidarité », a déclaré le ministre français. Pour de nombreuses ONG de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, ce nouveau camp « empêche d’identifier de manière efficace les personnes vulnérables » et « limite l’accès des demandeurs d’asile aux services ».

« De l’avis de personnes qui travaillaient dans l’ancien camp de Vathy, mais aussi de demandeurs d’asile, les conditions de vie sont meilleures », a pourtant assuré le ministre français. « Ce camp impressionnant a été pensé comme un centre d’attente et permet aux Grecs de bien tenir leurs frontières », a-t-il ajouté.

Par rapport à 2015, où certains djihadistes s’étaient infiltrés dans le flot de réfugiés arrivés en Grèce et avaient pu participer aux attentats du 13 Novembre à Paris, la sécurité a été renforcée sur les îles grecques. « Il existe toujours des craintes d’attaques terroristes, mais aujourd’hui en France, la menace est essentiellement endogène », a précisé Gérald Darmanin.

La France qui exercera la présidence semestrielle de l’Union européenne à partir de janvier compte faire du renforcement des frontières extérieures de l’Europe une priorité. « Nous aimerions que tous les pays qui sont aux frontières de l’Europe puissent avoir la même politique de contrôle et d’enregistrement des personnes qui entrent sur le territoire européen », a noté le ministre français.

Inquiétude sur de nouvelles arrivées

« Beaucoup d’étrangers entrent en Europe sans être enregistrés et on ne sait pas, quand ils arrivent en Allemagne ou en France, quel âge ils ont, quelle est leur nationalité, par où ils sont rentrés », constate-t-il. Athènes se félicite de la décongestion des camps sur les îles de l’Égée, mais les ONG expliquent cette baisse par le refoulement des migrants vers la Turquie, ce que la Grèce nie.

« Nous faisons confiance aux Grecs pour faire la transparence nécessaire sur ce qu’il s’est passé. Nous devons aux Grecs beaucoup de solidarité, mais nous devons aussi exiger d’eux de la responsabilité, comme tous les pays qui se trouvent aux frontières de l’Europe », a réagi Gérald Darmanin.

Il s’est prononcé pour une politique migratoire européenne commune. « Regardez ce qui se passe en Afghanistan ou en Biélorussie, nous ne savons pas de quoi sera fait demain ! » a averti le ministre, se disant « attaché à ce que l’agence Frontex voie ses moyens humains et financiers augmentés ».

Par Jeune Afrique avec AFP

France: La Ligue de défense noire africaine officiellement dissoute

septembre 29, 2021

Gérald Darmanin avait qualifié la LDNA d’organisation « raciste ». Outre sa dissolution, l’exécutif a aussi mis fin aux activités de la maison d’édition Nawa.

C’est officiel ! La Ligue de défense noire africaine (LDNA) n’est plus. Cette organisation avait été qualifiée de « raciste » par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, après plusieurs tensions à Val-de-Reuil, dans l’Eure. Mercredi 29 septembre, lors du conseil des ministres, sa dissolution a donc été actée, selon les annonces du premier flic de France sur son compte Twitter. L’exécutif a par ailleurs annoncé celle de la maison d’édition « Nawa », basée en Ariège. Une dissolution prononcée en raison de la diffusion de « plusieurs ouvrages légitimant le djihad », selon les propos de la place Beauvau.

Selon le décret de dissolution, la LDNA « diffuse une idéologie appelant à la haine, à la discrimination et à la violence en raison de l’origine, de l’orientation sexuelle » et est « impliquée de manière récurrente dans l’organisation d’actions “coup-de-poing” isolées ou à l’occasion de manifestations commettant ou appelant à commettre des agissements violents ». Contactée mercredi par l’Agence France-Presse, la LDNA n’a pas souhaité faire de commentaires.

Une « mesure forte » selon Gabriel Attal

Début septembre, après des « actions » violentes à Val-de-Reuil (Eure), le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait engagé sa dissolution. « J’ai décidé de lancer la procédure engageant la dissolution de la Ligue de défense noire africaine. Les discours de cette structure raciste appellent à la haine et à la discrimination », avait-il indiqué.

La LDNA se définit sur les réseaux sociaux comme un « mouvement révolutionnaire pour la défense des droits des Afrodescendants et des Africains ». Près de 300 000 personnes sont abonnées à sa page Facebook. Son président et fondateur se présente sur son compte Twitter comme un « activiste politique, résistant panafricain, combattant de la liberté, révolutionnaire ».

Plusieurs politiques, dont des membres du Rassemblement national, demandaient la dissolution de l’association, notamment depuis une manifestation organisée contre les violences policières en juin 2020 devant l’ambassade des États-Unis. Selon le ministre, « ses actions » ont causé des « troubles à l’ordre public » comme à Val-de-Reuil (Eure), où l’organisation avait appelé à manifester contre le maire socialiste de la ville, Marc-Antoine Jamet, après une semaine de tensions, ayant pour origine une rixe entre deux enfants le 5 septembre. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a qualifié cette dissolution de « mesure forte », en disant à l’issue du conseil des ministres : « Notre main ne tremble pas quand il s’agit de défendre la République face à ceux qui croient pouvoir la faire plier ». Il a reproché à l’association d’avoir « tenté d’envahir la mairie de Val-de-Reuil ».

La défense de la maison d’édition Nawa

Par ailleurs, Gérald Darmanin avait demandé mi-septembre la dissolution de la maison d’édition Nawa, en argumentant que « sa ligne éditoriale est clairement anti-universaliste et en contestation directe des valeurs occidentales. Elle a diffusé plusieurs ouvrages légitimant le djihad », avait précisé l’entourage du ministre. Gabriel Attal lui a reproché d’avoir fait « l’apologie du djihad », « sous le prétexte de la traduction ». L’association, dont le nom complet est « Nawa Centre d’études orientales et de traduction », est une « maison d’édition associative », a-t-on détaillé de source ministérielle. Elle avait été déclarée en sous-préfecture de Pamiers en 2008.

Elle se présente sur son site Internet comme une maison d’édition ayant « la volonté de valoriser les sciences humaines et politiques issues de l’héritage musulman ». Dans un communiqué diffusé le 20 septembre sur Twitter, Nawa estime que les accusations « reposent quasi exclusivement sur d’hypothétiques délits d’opinion, de croyance » et qu’« elles entravent la liberté d’expression et d’édition, qui en aucun cas n’ont troublé l’ordre public à ce jour ».

Par Le Point avec AFP

France-Maintien de l’ordre: sévère désaveu du Conseil d’Etat à Darmanin

juin 11, 2021

Le Conseil d’Etat a infligé jeudi un sévère désaveu à Gérald Darmanin en annulant plusieurs dispositions phares du schéma du maintien de l’ordre, dont la technique de la « nasse » et l’obligation faite aux journalistes de quitter les manifestations.

« C’est formidable pour la liberté d’information », a réagi auprès de l’AFP Dominique Pradalié, secrétaire générale du Syndicat national des journalistes (SNJ). « Une fois de plus, le gouvernement se fait épingler pour non-respect des droits fondamentaux », se sont réjouis la CGT et le SNJ-CGT.

Tous se sont félicités que le Conseil d’Etat ait rappelé l’importance de la liberté d’informer.

Le ministère de l’Intérieur a promis en début de soirée que des « modifications seraient apportées » à son schéma du maintien de l’ordre pour « atteindre les objectifs du texte, tout en respectant les orientations de la décision du Conseil d’Etat ».

La plus haute juridiction de l’autorité administrative avait été saisie par des associations et des syndicats, notamment de journalistes, vent debout contre ce texte publié le 16 septembre et porté par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Dans un communiqué accompagnant sa décision, le Conseil d’Etat a rappelé que la technique de la « nasse » était prévue « pour contrôler, interpeller ou prévenir la poursuite de troubles à l’ordre public ».

« Si cette technique peut s’avérer nécessaire dans certaines circonstances précises, elle est susceptible d’affecter significativement la liberté de manifester et de porter atteinte à la liberté d’aller et venir », ajoutent les juges, en soulignant que le texte « ne précisait toutefois pas les cas où il serait recommandé de l’utiliser ». D’où sa décision de l’annuler.

C’est « une immense avancée pour tous les manifestants », a commenté auprès de l’AFP, Me Patrice Spinosi, avocat du SNJ et de la Ligue des droits de l’Homme (LDH).

Second revers

S’agissant de la presse, le Conseil a considéré que les journalistes « n’ont pas à quitter les lieux lorsqu’un attroupement est dispersé » et qu’ils n’ont pas non plus « l’obligation d’obéir aux ordres de dispersion » des forces de l’ordre.

« Les journalistes doivent pouvoir continuer d’exercer librement leur mission d’information, même lors de la dispersion d’un attroupement », a ajouté le Conseil. « Ils ne peuvent donc être tenus de quitter les lieux, dès lors qu’ils se placent de telle sorte qu’ils ne puissent être confondus avec les manifestants ou faire obstacle à l’action des forces de l’ordre ».

Les Sages ont estimé en outre que le « ministre de l’Intérieur ne peut pas imposer des conditions au port de protections par les journalistes ».

Dans une circulaire sur le maintien de l’ordre, ont-ils ajouté, le ministre ne peut « pas édicter ce type de règles à l’attention des journalistes comme de toute personne participant ou assistant à une manifestation ».

Le Conseil d’Etat a également rejeté l’accréditation des journalistes, qu’ils possèdent ou non une carte de presse, pour avoir accès au canal d’informations en temps réel mis en place lors de manifestations.

Cette décision constitue, en moins d’un mois, un second revers pour Gérald Darmanin après la censure, le 20 mai, par le Conseil constitutionnel de l’ex-article 24 de la loi sur la Sécurité globale.

Devenu l’article 52 de cette loi, cette disposition prévoyait de punir « la provocation à l’identification des forces de l’ordre », une nouvelle incrimination qui avait suscité une levée de boucliers des défenseurs des libertés publiques.

Le schéma national du maintien de l’ordre et la loi sécurité globale ont mobilisé l’automne dernier de nombreux détracteurs.

Début mai, une commission, présidée par l’ancien président de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme Jean-Marie Delarue et chargée d’apaiser les tensions entre médias et police, avait remis au Premier ministre Jean Castex son rapport assorti de 32 recommandations.

Parmi celles-ci figuraient l’annulation des accréditations aux journalistes pour couvrir une manifestation et celle de l’obligation qui leur était faite de dispersion en fin de manifestation.

Par Le Point avec AFP

France-Pulvar attaquée par Darmanin : une plainte déposée devant la CJR

mai 24, 2021

Le ministre a porté plainte contre la candidate aux régionales en Île-de-France pour des propos sur la police. Les avocats de sa liste contre-attaquent.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a annoncé, dans la soirée du dimanche 23 mai sur Twitter, qu’il portait plainte contre Audrey Pulvar, candidate aux élections régionales en Île-de-Francequi avait jugé « assez glaçante » la manifestation des policiers mercredi devant l’Assemblée nationale. Dès le lendemain, les avocats de la liste socialiste ont contre-attaqué en annonçant le dépôt d’une plainte devant la Cour de justice de la République pour dénonciation calomnieuse, ainsi qu’une plainte au civil pour diffamation et des recours administratifs. 

« Vous avez un ministre de l’Intérieur qui porte plainte en diffamation contre une candidate à des élections dont il a la charge » et tente ainsi de l’« assigner au silence », s’est insurgé l’avocat Patrick Klugman, qui a dénoncé une « grossière manœuvre d’intimidation » sur BFMTV. « Gérald Darmanin a une seule responsabilité comme ministre de l’Intérieur, en charge entre autres de l’organisation des élections, c’est de garantir le pluralisme démocratique (…) et donc de garantir la liberté d’expression d’Audrey Pulvar au lieu de tenter de l’assigner au silence », a aussi cinglé l’avocat.

Des propos qui « viennent profondément diffamer la police »

« Les propos de Madame Pulvar dépassent le simple cadre d’une campagne électorale et viennent profondément diffamer la police de la République. Je porte plainte au nom du ministère de l’Intérieur », avait tweeté le ministre, vivement critiqué par l’opposition pour avoir salué les policiers au début du rassemblement. Il s’agit d’une plainte pour « diffamation » qui vise « une succession de propos », a précisé à l’Agence France-Presse l’entourage de Gérald Darmanin, lui-même candidat aux régionales dans les Hauts-de-France et aux départementales dans le Nord.

Une manifestation « soutenue par l’extrême droite, à laquelle participe un ministre de l’Intérieur, qui marche sur l’Assemblée nationale pour faire pression sur les députés en train d’examiner un texte de loi concernant la justice, c’est une image qui, pour moi, était assez glaçante », avait expliqué l’ancienne journaliste samedi sur France Info.

« Tentative d’intimidation »

La plainte vise également une vidéo de juin 2020, exhumée samedi sur Twitter par Pierre Liscia, porte-parole de Libres !, le mouvement de Valérie Pécresse, candidate à sa réélection en Île-de-France, a précisé l’entourage du ministre. Audrey Pulvar y dénonce « le racisme dans la police » en France, lors d’une manifestation à Paris en hommage à George Floyd, cet Afro-Américain tué par un policier à Minneapolis.

Interrogé par l’Agence France-Presse sur la prescription frappant ces propos – le délai est de trois mois en matière de diffamation –, l’entourage de Gérald Darmanin a répondu qu’ils pouvaient « être versés en accompagnement de la plainte pour l’étayer ».

La liste d’Audrey Pulvar, Île-de-France en commun, avait déjà réagi en fustigeant « une atteinte à la liberté d’expression d’une extrême gravité ». « Cette tentative d’intimidation d’une candidate d’opposition, par un ministre de l’Intérieur, par ailleurs en charge de l’organisation des élections (…) est sans précédent sous la Ve République », écrit la liste dans un communiqué. « Jusqu’ici, dans une démocratie, on pouvait encore exprimer une opinion sans que le ministre chargé des élections ne se sente autorisé à intimider une adversaire politique. Total soutien à Audrey Pulvar », a tweeté de son côté le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure dans la nuit de dimanche à lundi.

Des responsables politiques de tous bords présents à la manifestation

Plusieurs responsables politiques de gauche, dont la maire de Paris Anne Hidalgo, le patron des députés PS Olivier Faure et l’écologiste Yannick Jadot, se sont joints à ce rassemblement organisé par les syndicats de policiers, ainsi que des élus de tous bords politiques, du Rassemblement national au Parti communiste. Seuls les responsables de La France insoumise se sont abstenus d’y participer. 

« Pleine solidarité avec Audrey Pulvar », a tweeté dans la soirée le dirigeant Insoumis Jean-Luc Mélenchon : « Darmanin joue les gros bras. Il veut intimider. Sa plainte montre sa faiblesse et sa peur des organisations policières qui font la loi dans son ministère. »

Par Le Point avec AFP

Drogues : il y a près de 4000 points de deal recensés en France

décembre 20, 2020

Le ministre Gérald Darmanin annonce la création d’une plateforme pour permettre aux habitants de les signaler.

Un total de 3952 lieux de vente de stupéfiants ont été recensés en France métropolitaine et en Outremer par le ministère de l’Intérieur, a indiqué dimanche 20 décembre Gérald Darmanin, qui annonce la création d’une plateforme pour permettre aux habitants de les signaler.

«Je souhaite que la police et la gendarmerie s’attaquent à chacun d’entre eux. Je communiquerai tous les mois le nombre de points de deal démantelés sur le territoire», déclare le ministre de l’Intérieur dans un entretien accordé au Parisien.

Un point de deal est défini par le ministère comme un lieu sur la voie publique où des trafiquants vendent quotidiennement des produits stupéfiants.

Gérald Darmanin, qui donne chaque mois les chiffres des saisies de cannabis, cocaïne et héroïne, a fait de la lutte contre les trafics de stupéfiants sa priorité depuis son arrivée place Beauvau. Accusé sur ce terrain de réinstaurer une politique du chiffre, le ministre de l’Intérieur affirme «faire oeuvre de transparence» pour «obtenir des résultats».

Une plateforme de signalement des points de deals doit être mise en ligne à partir de 2021 pour donner aux citoyens «les moyens de nous aider», annonce Gérald Darmanin.

Les départements qui comptent le plus de lieux de vente de drogues sont la Seine-Saint-Denis (276), le Rhône (255) et le Nord (251), selon les chiffres donnés au Parisien par le ministère de l’Intérieur. Avec 34,2 lieux de vente de drogue pour 100.000 habitants, la Guadeloupe est le département où la densité de points de deal est la plus importante, selon ces chiffres.

Par Le Figaro avec AFP

France: Darmanin «s’étouffe» quand il entend le terme de «violences policières»

juillet 28, 2020

«La police exerce une violence certes mais une violence légitime. (…) Elle doit le faire de manière proportionnelle, elle doit le faire de manière encadrée», a précisé le ministre.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a réfuté mardi 28 juillet, comme ses prédécesseurs, le terme de «violences policières», estimant devant la commission des lois de l’Assemblée nationale que la police exerce «une violence légitime». «Quand j’entends le mot « violences policières » personnellement je m’étouffe», a maladroitement déclaré le ministre de l’Intérieur.

«La police exerce une violence certes mais une violence légitime. (…) Elle doit le faire de manière proportionnelle, elle doit le faire de manière encadrée. Que quelques personnes le fassent en dehors des règles déontologique, la sanction doit être immédiate», a-t-il ajouté. «Mais il est normal que les policiers et gendarmes soient armés, interviennent par la force, pour que la force reste à la loi de la République et pas celle des bandes ou des communautés», selon lui.

Pour le ministre, le terme «violences policières» est «antinomique». «Il peut y avoir des dérives, qu’on doit sanctionner et je pense que le gouvernement les sanctionne et s’il ne le fait pas, la presse, les syndicats, les parlementaires rappellent à la hiérarchie policière, au ministre de l’Intérieur, ce qu’il doit faire et c’est bien légitime», a-t-il estimé.

La solution dans l’éducation

Jugeant que «la crise de l’autorité vient de loin», Gérald Darmanin pense que «les clés de la solution, (…) c’est le trousseau du ministre de l’Éducation nationale». «Quand on s’occupe des enfants de maternelle, je suis sûr qu’à la fin la police a un peu moins de travail. Je ne suis pas angélique, il y aura toujours des gens qui, malgré une bonne éducation, seront violents, seront trafiquants et il faudra les sanctionner. Mais il est évident que quand on a peu de mots de vocabulaire, quand on n’a pas connu l’autorité quand on était enfant, qu’on est excusé sur tout et à tout moment, on a une crise de l’autorité quand on a 15, 20, 25 ans», selon lui.

«Le ministre de l’Éducation nationale et les crédits très importants qu’on lui octroie et la politique que l’on mène permettra au ministre de l’Intérieur dans 15 ou dans 20 ans d’avoir un petit peu moins de travail».

Les violences policières au cœur de plusieurs polémiques

Les «violences policières» ont régulièrement été dénoncées lors des manifestations de «gilets jaunes» et plus récemment lors de marches en hommage à Adama Traoré ou Cédric Chouviat, décédés lors d’interventions des forces de l’ordre.

La mort de ce dernier, survenue le 5 janvier des suites d’une asphyxie «avec fracture du larynx», après s’être fait plaquer au sol par des policiers, a créé une vive polémique. Selon une expertise datée du 21 avril, révélée par Le Monde et Mediapart, la victime aurait crié «arrête», «Je m’arrête», puis «j’étouffe» à sept reprises durant les faits.

Sous le feu des critiques, Christophe Castaner, le prédécesseur de Gérald Darmanin à l’Intérieur, avait annoncé en juin dernier la fin de l’utilisation de la technique d’immobilisation dites de la «clé d’étranglement» par les forces de l’ordre. Jugée «dangereuse», elle devrait finalement être abandonnée dès l’adoption d’une technique de «substitution».

Par Le Figaro et AFP agence

France: Gérald Darmanin insulté lors des cérémonies pour le père Hamel

juillet 26, 2020

 

Onze personnes ont été arrêtées lors de la cérémonie dimanche à Saint-Etienne-du-Rouvray.

Onze personnes ont été interpellées dimanche 26 juillet en marge du déplacement du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui a été insulté pendant les hommages au père Hamel, assassiné il y a quatre ans à Saint-Étienne-du-Rouvray, a indiqué la préfecture de Seine-Maritime.

«Onze personnes ont été interpellées et auditionnées, quatre sont en garde à vue pour outrage, et toutes sont verbalisées pour manifestation interdite», a précisé à l’AFP la préfecture de Seine-Maritime.

En plein discours, les mots «Darmanin sale violeur» ont été proférés par un ou plusieurs individus. Selon la préfecture le secteur où avaient lieu les hommages n’était pas fermé. «Même s’il y avait une interdiction de manifester, le secteur était ouvert au public», a rappelé la préfecture.

Les personnes qui «ont interpellé le ministre ont été exfiltrées». Elles sont «connues pour leur appartenance à la mouvance gilets jaunes et ultra gauche», et les mots proférés ne sont pas le fait de féministes, précise la même source.

La préfecture rappelle néanmoins «qu’il est scandaleux de profiter d’une cérémonie de recueillement» pour commettre ce type de manifestation.

Depuis sa nomination à l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui fait l’objet d’une accusation de viol, est la cible d’associations féministes.

Par Le Figaro avec AFP

France: Des féministes manifestent contre la nomination de Darmanin et Dupont-Moretti

juillet 7, 2020

 

Les militantes féministes se sont réunies mardi près du ministère de l’Intérieur, puis de l’Élysée, pour contester l’arrivée des nouveaux ministres de l’Intérieur et de la Justice.

Une vingtaine de militantes féministes se sont rassemblées mardi non loin du ministère de l’Intérieur, scandant «Darmanin démission» et «Darmanin violeur» pendant la passation de pouvoir entre Christophe Castaner et Gérald Darmanin, le nouveau ministre visé par une plainte pour viol. Descendant la rue avec des fumigènes et des pancartes «Darmanin à l’Intérieur, vous vous torchez avec nos plaintes», ces militantes, qui ont répondu à un appel spontané sur les réseaux sociaux, ont été rapidement stoppées par les forces de l’ordre qui quadrillaient le quartier, également proche de l’Elysée, a constaté une journaliste de l’AFP.

Postées à quelques mètres de la Place Beauvau, elles ont chanté «Darmanin violeur, police complice» ou encore «Un violeur à l’Intérieur, un complice à la Justice», en référence au nouveau garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti, à qui elles reprochent «un désintérêt et des attaques» contre les prises de paroles de femmes victimes de violences. «Ce remaniement montre bien que nous ne sommes pas entendues, pas crues. La promotion de Gérald Darmanin est une blague… Cela suscite tellement de colère, de désespoir que nous poursuivrons nos actions», a déclaré à l’AFP Tiphaine, une militante, regrettant de ne pas pouvoir avoir pu «aller devant le ministère».

Mardi après-midi devant l’Élysée, trois «Femen», indique une source policière au Figaro, ont ensuite été interpellées par les forces de l’ordre.

  1. Darmanin a été mis en cause par deux femmes début 2018, l’une pour viol, l’autre pour abus de faiblesse, des accusations qu’il réfute. Si l’enquête se poursuit pour la première, le parquet a rendu un non-lieu concernant la seconde. L’entourage du président a fait savoir lundi soir que cette plainte ne constituait «pas un obstacle» à sa nomination en tant que ministre de l’Intérieur, ce qui a déclenché la «colère» des féministes.

Par Le Figaro avec AFP