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Crash de Germanwings: le copilote s’était entraîné à l’aller

mai 6, 2015

Le copilote de Germanwings qui s’est écrasé dans les Alpes le 24 mars avait « répété » lors du vol aller la manœuvre de descente volontaire de l’avion qu’il a effectuée au retour jusqu’à la collision au sol, selon un rapport officiel. L’accident avait fait 150 morts.

Le copilote « a répété ce geste qu’il a fait lors du vol fatal » lors du vol aller le matin même, entre Düsseldorf et Barcelone, a commenté Rémi Jouty, directeur du Bureau français d’enquêtes et d’analyse (BEA) à l’occasion de la publication mercredi d’un rapport préliminaire sur cette catastrophe aérienne.

Ces manipulations ont été sans conséquences et n’ont pas eu d’effets sensibles car elles ont été effectuées alors que « le contrôle aérien avait donné ordre de descente et l’avion avait déjà commencé à descendre », a précisé Rémi Jouty devant des journalistes.

Pour le vol fatal, le BEA confirme le scénario déjà connu à savoir que le copilote a « intentionnellement réglé les consignes du pilote automatique pour commander une descente de l’avion jusqu’à la collision avec le relief ». Il « s’est retrouvé seul dans le poste de pilotage », affirme ainsi le Bureau sur la base de l’exploitation des boîtes noires de l’appareil.

« On l’entend respirer »
Le BEA, en charge de l’enquête de sécurité autour de l’accident, confirme que le copilote « n’a pas ouvert la porte du poste de pilotage » pendant la descente, malgré les demandes répétées de l’équipage et « les coups frappés à la porte ».

Il a à plusieurs reprises manipulé le pilote automatique afin d’augmenter la vitesse de l’appareil, ce qui a « pour effet de faire descendre l’avion plus vite », selon M. Jouty. « On l’entend respirer, et à la fin, il y a une action sur le mini-manche. Donc on peut en déduire qu’il était capable d’avoir des actions qui allaient toutes dans le même sens, qui était de faire aller l’avion vers le sol ».

Au cours de cette dernière phase, le centre de contrôle de Marseille (sud de la France) a appelé l’équipage à onze reprises, et la défense aérienne française à trois reprises, sans réponse, selon le BEA. Plusieurs alarmes ont retenti dans le cockpit avant le crash, notamment celles prévenant d’un risque de collision au sol.

Dans son rapport définitif attendu dans un an, le BEA va se pencher sur les « défaillances systémiques » qui ont conduit à l’accident et notamment l’équilibre entre secret médical et sécurité des vols.

Romandie.com

Crash A320: la deuxième boîte noire confirme une action volontaire du copilote

avril 3, 2015

Paris – L’analyse de la deuxième boîte noire de l’A320 de la Germanwings qui s’est écrasé dans les Alpes françaises confirme l’action volontaire du copilote seul dans le cockpit pour faire descendre l’appareil, selon les enquêteurs.

Une première lecture de la boîte noire retrouvée jeudi fait apparaître que le pilote présent dans le cockpit a utilisé le pilote automatique pour engager l’avion en descente vers une altitude de 100 pieds, puis, à plusieurs reprises au cours de la descente, le pilote a modifié le réglage du pilote automatique pour augmenter la vitesse de l’avion en descente, indique dans un communiqué le Bureau français d’enquêtes et d’analyses (BEA) à qui elle a été transmise.

Le BEA n’apporte pas d’éléments supplémentaires mais précise que ses travaux continuent pour établir le déroulement factuel précis du vol.

La première boîte noire de l’A320 qui renfermait les enregistrements des sons et conversations dans le cockpit avait été retrouvée peu après le crash.

Son analyse a conduit à suspecter Andreas Lubitz, 27 ans, d’avoir décidé de se suicider et d’entrainer dans la mort les 149 autres personnes à bord de l’avion qui s’est écrasé contre une montagne dans le sud des Alpes françaises.

La seconde boîte noire, le Flight Data Recorder (FDR), qui contient les paramètres du vol et était activement recherchée dans les décombres sur les lieux du site de l’accident, a été découverte jeudi par les gendarmes.

Romandie.com avec(©AFP / 03 avril 2015 11h58)

Le copilote avait informé Lufthansa d’un épisode dépressif

mars 31, 2015

Le copilote de l’A320 de Germanwings soupçonné d’avoir provoqué le crash de mardi dernier avait informé en 2009 le centre de formation de Lufthansa qu’il avait connu un « épisode dépressif sévère ». Mais il avait ensuite obtenu un certificat médical d’aptitude au vol.

Lufthansa, maison-mère de Germanwings, explique dans un communiqué avoir transmis au parquet de Düsseldorf des « documents supplémentaires » confirmant que le copilote avait informé son école de pilotage en 2009 qu’il avait connu un « épisode dépressif sévère ».

La compagnie affirme avoir transmis « dans l’intérêt d’une élucidation rapide et sans faille » des circonstances du drame, ces informations qu’elle a indiqué avoir obtenues « après de nouvelles recherches internes ».

Lufthansa a ainsi donné au parquet des documents concernant la formation au pilotage du jeune homme, « des documents médicaux » ainsi que « la correspondance par courriels entre le copilote et l’école de pilotage ».

C’est dans cette correspondance que le jeune homme fournit en 2009 des documents médicaux qui établissent qu’il est en capacité de reprendre sa formation mais qu’il a souffert auparavant d’un « épisode dépressif sévère ».

PDG de Lufthansa sur place mercredi
Le PDG de Lufthansa, Carsten Spohr, qui doit se rendre mercredi à proximité du lieu du drame pour se recueillir et rendre hommage aux équipes sur place, avait affirmé la semaine passée ne pas avoir « le moindre indice » sur les motivations du copilote.

M. Spohr avait également souligné que le copilote avait interrompu sa formation pendant « plusieurs mois » il y a six ans pour une raison que le PDG avait déclaré ne pas avoir le droit de révéler.

Le copilote avait par la suite repassé tous les tests d’aptitude nécessaires et bouclé avec succès sa formation. Il était « à 100% capable de piloter » un avion, avait assuré M. Spohr.

Romandie.com

Crash Germanwings en France: nous ne savons pas encore ce qui s’est passé

mars 24, 2015

Berlin – Le patron du groupe aérien allemand Lufthansa, Carsten Spohr, a indiqué mardi via Twitter ne pas savoir ce qui s’était passé avec le vol de Germanwings, filiale de Lufthansa, qui s’est écrasé en France avec 148 personnes à bord.

Nous ne savons pas encore ce qui s’est passé avec le vol 4U 9525, a écrit le patron sur le compte Twitter de la société. Ma compassion la plus profonde pour les familles et les amis des passagers et de l’équipage (…). Si nos craintes sont avérées, c’est un jour noir pour Lufthansa. Nous espérons trouver des survivants.

C’est une terrible nouvelle, a réagi de son côté le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, sur le compte Twitter du ministère. Nos pensées vont à ceux qui doivent redouter que leurs proches figurent parmi les victimes, a-t-il ajouté.

Le vol, qui reliait Barcelone en Espagne à Düsseldorf en Allemagne, s’est écrasé près de Barcelonnette dans le sud-est de la France dans la matinée. Le secrétaire d’Etat aux Transports français, Alain Vidalies, a indiqué qu’il n’y avait pas de survivants.

Dans un communiqué, l’aéroport de Düsseldorf a indiqué ne pas disposer d’informations sur le nombre de victimes ou de blessés. L’appareil devait atterrir à Düsseldorf à 11h57, précise le communiqué, qui ajoute que l’aéroport a mis en place une ligne téléphonique d’urgence.

A Berlin, le ministère des Affaires étrangères a indiqué avoir mis en place une cellule de crise, et ouvert une ligne téléphonique dédiée.

DEUTSCHE LUFTHANSA AG
Romandie.com avec(©AFP / 24 mars 2015 13h04)