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Discours du président ghanéen Nana Akufo lors de la visite de Macron

décembre 5, 2017

Au Ghana Macron découvre la différence entre Francophone et Anglophone.

«J’espère que le commentaire que je m’apprête à faire au sujet de ce problème ne va offenser personne dans cette salle.

Nous ne pouvons plus continuer à mener, dans nos pays, dans nos régions, dans notre continent, une politique sur la base de l’aide de l’occident, de l’Europe, de l’union européenne ou encore de la France.
Cela n’a pas marché, ça ne marche pas et ça ne marchera pas !

Il est de notre responsabilité de trouver des moyens pour développer nos nations par nous-mêmes.
Ce n’est pas juste qu’un pays comme le Ghana, 60 ans après son indépendance continue à définir son budget de l’éducation et de la santé sur la base des financements provenant du contribuable européen.

Au stade où nous sommes, nous devions être capables de financer nous-mêmes nos besoins de base.
Nous allons considérer les 60 années à venir comme un période de transition où nous pourrons être capables de voler de nos propres ailes.

Notre objectif n’est plus de compter sur ce que le contribuable français pourra nous donner. Nous accepterons cependant tout apport que le contribuable français pourra nous apporter à travers son gouvernement. Nous n’allons pas tout simplement tourner le dos à tout apport de l’autre.

Cependant, malgré tout ce qu’il a subi, le continent africain reste celui qui détient plus de 30% de toutes les ressources naturelles les plus importantes du monde. C’est le continent qui a de vastes terres fertiles et la plus grande population jeune, qui constitue une Énergie et le dynamisme dont ce continent a besoin.

Regardez ces jeunes qui font preuve d’ingéniosité pour traverser le Sahara et la méditerranée. Nous avons besoin de cette Énergie et de cette ingéniosité sur notre continent.
Et cette énergie-là, nous l’aurons ici sur notre continent si nous implantons des systèmes politiques qui montrent à ces jeunes qu’ils sont l’espoir, et qu’il y a des opportunités ici en Afrique.

Les phénomènes de migration ne sont pas nouveaux, c’est aussi vieux que l’humanité et s’expliquent par le fait que les gens qui quittent le chez-eux le font parce que leur pays ne leur donne aucun espoir.

Ceux d’entre vous qui connaissent l’histoire de l’Europe au 19 e siècle savent que les grandes vagues d’immigration en Europe au 19 e siècle partaient de l’Italie et de l’Irlande. Des vagues et des vagues d’italiens et d’irlandais ont migré aux USA à la recherche du rêve américain parce qu’il n’y avait pas d’opportunité de travail en Irlande et en Italie.
Aujourd’hui, vous n’entendez plus parler de cette immigration-là.

Les jeunes italiens et irlandais restent chez eux. Nous voulons que les jeunes africains restent aussi en Afrique(applaudissements) pour cela, nous devons refuser cet état d’esprit d’assisté. Cet état d’esprit qui consiste à demander ce que la France ferra pour nous.
La France peut faire ce qu’elle veut de son propre gré et si cela coïncide avec nos intérêts, » tant mieux » comme on dira en Français.

Mais notre principale responsabilité en tant que leader et en tant que citoyen c’est de développer nos propres pays, de mettre sur pied des systèmes de gouvernance qui font des leaders des personnes responsables de leur actes et qui utilisent les moyens mis à leur disposition pour le bien du peuple et non pour leur propre intérêts.
Notre préoccupation devrait consister à nous demander ce que nous devons faire pour éviter que l’Afrique continue à mendier de l’aide et à demander l’aumône dans ce 21e siècle.

Quand tu regardes l’Afrique et considérant ses ressources, C’est l’Afrique qui devrait donner de l’argent à d’autres pays (Macron mal à l’aise secoue la tête et se dissimule). Nous avons des ressources énormes sur ce continent. Nous devons avoir l’état d’esprit du gagnant, nous dire que si les autres ont réussi, alors nous aussi nous pouvons réussir et une fois que nous aurons cet état d’esprit. Nous nous demanderons chaque fois que comment se fait-il que que la Corée, Singapour, la Malaisie qui ont eu leur indépendance au même moment que nous, sont au sommet du classement des pays les plus riches du monde ?
On nous a appris que à l’époque des indépendances le revenu au Ghana était supérieur à celui de Corée. Que s’est-il passé pour que ces pays réussissent cette transition 60 ans après quand nous sommes où nous sommes (à quémander).

Sans vouloir offenser le président français, car je suis francophile et je n’ai aucun problème avec la coopération française, mais notre défi majeur, notre parT de responsabilité devrait être de créer les conditions nécessaires afin que nos jeunes cessent de braver tous ces dangers pour aller en Europe.
Ils n’y vont pas parce qu’ils veulent, mais parce qu’ils ne pensent pas qu’il y a des opportunités dans nos propres pays. Ces conditions, nous pouvons les créer si nous changeons cette mentalité de personnes qui dépendent des autres, cette mentalité d’assisté.

Et si nous y parvenons, nous verrons que dans une décennie l’Afrique émergera et on aura une nouvelle génération d’Africains et en ce moment, les indépendances dont on a parlé pendant la période dite d’indépendance deviendront réelles et effectives.
J’espère qu’en disant cela, je n’offense pas l’intervieweur ou certains de mes amis dans l’assistance. Ceci est ce à quoi je crois fermement.
C’est pourquoi le slogan de mandat est : Nous voulons construire le Ghana sans recours aux aides. Un Ghana qui est indépendant, un Ghana qui se suffit qui vole de ses propres ailes. Monsieur le président voilà ma contribution que je peux apporter

Nana Akufo-Addo

 

Photo de BrazzaNews.
Emmanuel Macron et Nana Akufo
Brazzanews.fr with translated by MB Achid
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Ghana: 4 morts dans un incendie et des explosions dans des stations-service

octobre 8, 2017

Accra – Quatre personnes ont été tuées et des dizaines blessées par des explosions dans des stations-service d’Accra, entraînant une vague de réactions appelant les autorités à améliorer la sécurité de ces installations.

Un incendie s’est déclenché dans la nuit de samedi à dimanche à bord d’un camion transportant du gaz naturel dans le quartier de Legon de la capitale ghanéenne. Le feu s’est ensuite propagé à deux stations-service proches, dont l’une de gaz liquéfié, y entraînant des explosions en série. Pris de panique devant le feu et les explosions qui ont ravagé les insallations, de nombreux riverains du quartier ont fui leur domicile.

« La nouvelle de l’explosion de la nuit dernière, qui a provoqué la perte de quatre vies et de nombreux blessés, m’a bouleversé », a tweeté le président Nana Akufo-Addo, tandis que le vice-président Mahamadu Bawumia se rendait dimanche sur les lieux.

« Le gouvernement est déterminé, maintenant plus que jamais, à faire en sorte qu’un tel incident ne puisse plus jamais se reproduire », a ajouté le chef d’Etat.

Le porte-parole des pompiers Billy Anaglate avait auparavant fait état d’un premier bilan de trois morts, précisant que deux des victimes étaient décédées sur les lieux et la troisième à l’hôpital. Il a ajouté que 35 personnes avaient été blessées, dont cinq se trouvant en soins intensifs.

La capitale du Ghana avait déjà été le théâtre d’un incendie similaire et d’une explosion dans une station-service en juin 2015 où plus de 150 personnes avaient trouvé la mort.

Selon M. Anaglate, un des personnes décédées a perdu la vie en sautant d’un pont au carrefour d’Atomic Junction, qui abrite trois stations-service, des transports et des restaurants et où, selon la police, les incendies et explosions se sont produits vers 19h30. Le campus de l’Université du Ghana se trouve également à proximité.

Le ministre adjoint de l’Information, Kojo Oppong Nkrumah, a souligné que 12 camions de pompiers et 200 policiers avaient été déployés sur les lieux.

« Beaucoup de gens se sont rapidement enfuis, ce qui a permis de sauver de nombreuses vies mais a aussi provoqué la panique », a-t-il déclaré à l’AFP. Une enquête a été ouverte.

Les Ghanéens ont exprimé leur colère sur les réseaux sociaux, critiquant la dangerosité des stations-service, dont beaucoup sont situées près d’écoles, d’hôpitaux et de commerces.

Une pétition en ligne adressée au président Akufo-Addo exigeant une réglementation plus stricte et des inspections des installations a été lancée dans la foulée de l’incident et signée par plus de 1.500 personnes dimanche matin.

Elle propose notamment que les stations-service ne soient pas situées à moins de 50 m des habitations et 100 m des écoles et hôpitaux.

Une Ghanéenne vivant aux Pays-Bas, Abena Awuku, qui a proposé les mesures sur le site change.org, a prévenu que les stations-service « représentaient des catastrophes en puissance et qu’il fallait agir immédiatement ».

« Un incident de ce type s’est produit il y a deux ans et on nous a servi des mensonges et des promesses vides sur les mesures à prendre et voilà ce à quoi nous avons eu droit », a-t-elle commenté à l’AFP.

« Ces morts auraient pu être évités facilement et il nous faut éviter que cela ne se reproduise à l’avenir », a-t-elle ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 08 octobre 2017 13h35)                                            

Près de 300 réfugiés togolais fuient vers le Ghana

septembre 27, 2017

Accra – Près de 300 Togolais ont fui vers le Ghana depuis la semaine dernière, fuyant la répression des manifestations populaires contre le pouvoir en place, a révélé mercredi une source officielle ghanéenne.

Ces refugiés sont arrivés dans le district de Chereponi (nord-est du Ghana), à la frontière entre les deux pays, a expliqué à l’AFP Tetteh Paddy, directeur du Conseil ghanéen pour les réfugiés. « Les premiers sont arrivés dans la nuit de mercredi à jeudi la semaine dernière, mais ils continuaient aujourd’hui (mercredi) à franchir la frontière, même si c’est en moins grand nombre ».

Tahiru Abdul Razak, le chef du district de Chereponi, a déclaré à la presse avoir distribué de « la nourriture, des nattes de sol, des couvertures et des moustiquaires » aux réfugiés. « A cause des manifestations à Mango (Togo), ils ont été frappés, et ils ont eu peur d’être tués. Hier (mardi), la pression était trop forte, car ils ont entendu dire que d’autres manifestations étaient prévues ».

La semaine dernière, des dizaines de milliers de Togolais avaient manifesté à l’appel de l’opposition à travers le pays les 20 et 21 septembre, pour demander le départ du président Faure Gnassingbé, héritier d’une famille au pouvoir depuis 50 ans.

A Mango (extrême nord du Togo), la répression a été particulièrement violente, faisant un mort par balles (un enfant de 10 ans) et plus de 20 blessés, selon les chiffres officiels, trois morts selon l’opposition.

Deux corps ont été retrouvés dans le fleuve qui traverse la ville, les 22 et 23 septembre, victimes de la répression des forces de l’ordre, selon Eric Dupuy, porte-parole de l’Alliance nationale pour le changement.

« Les militaires ont mené des expéditions punitives toute la nuit (de mercredi à jeudi) à Mango », avait alors déclaré l’opposante Brigitte Adjamagbo-Johnson.

La présidence togolaise affirme que les violences sont dues aux manifestants et qu’elle n’a pas donné son feu vert pour que des manifestations aient lieu dans cette localité.

Concernant les deux corps retrouvés dans le fleuve, un responsable de la gendarmerie a affirmé qu’ils « n’étaient pas liés aux événements survenus le 20 septembre. »

« Ce n’est pas la première fois que des corps sont repêchés dans ce fleuve. En plus, aucune lésion n’a été retrouvée sur ces corps », a-t-il ajouté.

Depuis le début de la crise, en août dernier, les événements ont fait au moins 4 morts dans le pays, 6 selon l’opposition. Les manifestations de la semaine dernière ont été particulièrement réprimées et l’opposition et la société civile ont dénombré des dizaines de blessés dans le nord du Togo.

L’opposition togolaise s’est rassemblée ces dernières semaines pour demander le départ du président Faure Gnassingbé, qui a succédé à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, décédé en 2005 après avoir dirigé le Togo d’une main de fer pendant 38 ans.

La société civile a décidé de participer au mouvement la semaine dernière, en lançant « un front citoyen dénommé Togo Debout ». « La crise socio-politique que traverse notre pays le Togo depuis quelques semaines déjà ne cesse de prendre, de jour en jour des proportions grandissantes et très inquiétantes », ont mis en garde les associations de la société civile togolaise.

Romandie.com avec (©AFP / 27 septembre 2017 19h37)                                            

Le premier satellite ghanéen vient d’entrer en service

août 8, 2017

La Terre et la lune vues de l’espace. © Arek Socha/CC/Pixabay

Le premier satellite ghanéen, baptisé GhanaSat-1 ,est désormais opérationnel, rapporte le site spécialisé Techcrunch. Il servira à la surveillance des côtes ghanéennes ainsi qu’à la recherche scientifique.

Ce satellite, construit par une équipe d’ingénieurs ghanéens de l’université All Nation, basée à Koforidua, a été livré à la station spatiale internationale en juin, via une fusée SpaceX qui a décollé du Kennedy Space Center, aux États-Unis. Il a été mis sur orbite en juillet, à 420 km d’altitude, et vient d’entrer en service.

Selon Richard Damoah, un professeur ghanéen et assistant de recherche à la Nasa cité par Techcrunch, le satellite servira à assurer la surveillance des côtes ghanéennes. La technologie utilisée sera également enseignée dans certains cursus au lycée.

Un second projet dans les cartons

Si le président ghanéen Nana Akufo-Addo a applaudi le lancement du satellite et salué le travail de l’équipe, le projet n’a pas reçu de soutien officiel du gouvernement ghanéen. C’est l’agence spéciale japonaise Jaxa qui a fourni l’essentiel des ressources pour développer le satellite.

Selon Richard Damoah, le déploiement du GhanaSat-1 pourrait inciter le gouvernement ghanéen à allouer des ressources à un deuxième projet de satellite, coordonné par l’université All Nation et le Science Space and Technology Center. Il serait utilisé pour contrôler l’exploitation illégale des minerais ou la déforestation dans le pays

Avec Jeuneafrique.com

Une femme meurt en tentant de se rendre au Canada

mai 31, 2017

 

<p>Migrants</p>
© Reuters
 

NOYES, Minn. – Une femme de 57 ans et possiblement originaire du Ghana, en Afrique, est morte pendant qu’elle tentait d’atteindre la frontière canadienne, a confirmé le bureau du shérif de la municipalité de Noyes, au Minnesota.

Mavis Otuteye avait d’abord été portée disparue, mardi, après avoir été aperçue dans le comté de Kittson le 22 mai.

Son corps a été retrouvé près de Noyes, vendredi.

Selon l’autopsie initiale, la femme serait morte d’une hypothermie, mais une dernière autopsie doit avoir lieu.

Les autorités ont indiqué qu’il pleuvait cette nuit-là et qu’il faisait froid, ajoutant que les immigrants qui se déplacent le soir peuvent se perdre et que la région est très peu habitée.

La communauté de Noyes est située tout près de la ville canadienne d’Emerson, au Manitoba, qui est l’un des postes frontaliers les plus fréquentés par les migrants clandestins pour entrer au Canada.

Depuis le début de l’année, 1 993 tentatives d’entrées ont été interceptées au Québec, 477 au Manitoba et 233 en Colombie-Britannique, selon les chiffres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

La police croit que Mavis Otuteye se dirigeait vers Emerson.

Les autorités américaines ont indiqué que le cas de Mme Otuteye faisait toujours l’objet d’une enquête.

Lapressecanadienne.ca

Ghana: les milices font pression dans un climat post-électoral tendu

avril 11, 2017

Le président Nana Akufo-Addo, après avoir prêté serment, sur la Place de l’Indépendance à Accra, le 7 janvier 2017 / © AFP/Archives / CRISTINA ALDEHUELA

Le pas décidé, sans que rien ne semble les inquiéter, une vingtaine de jeunes Ghanéens du groupe Delta Force ont envahi un tribunal, menaçant la juge et libérant 13 de leurs camarades. Une scène récente qui inquiète dans un contexte post-électoral tendu.

Les élections de décembre dernier se sont déroulées dans le calme, à l’image de ce pays cité en exemple démocratique en Afrique de l’Ouest. Mais ces milices, soutenues par des hommes politiques locaux, font pression pour obtenir des avantages après leur mobilisation pendant la campagne présidentielle.

Lundi, l’ONU a dénoncé la montée des violences perpétrées par ces gangs de jeunes Ghanéens des quartiers, et a exprimé sa « préoccupation ».

Le chef du bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, s’est dit « consterné » face aux « actes d’impunité » perpétrés par les Delta Force, réputés proche du parti au pouvoir, le New Patriotic Party (NPP).

« Ces actes répréhensibles (…) sont les derniers d’une série d’incidents similaires depuis la fin des élections de décembre 2016 », affirme-t-il dans un communiqué, dénonçant les milices affiliées aux deux principaux partis politiques ghanéens.

Fin mars, 200 membres des Delta Force ont envahi les bureaux du nouveau coordinateur sécuritaire pour la région d’Ashanti, l’ont frappé, refusant sa nomination, sous prétexte qu’il « n’avait pas participé à la lutte » du parti pour remporter les élections.

Le candidat du NPP, Nana Akufo-Addo, a été élu face au sortant John Dramani Mahama à la présidentielle de décembre.

« Il y a beaucoup de pression sur le gouvernement du NPP pour sévir face aux violences », a déclaré à l’AFP Kwesi Koomson, du cabinet de conseil en analyse de risques Africa Practice, affirmant que ces incidents suscitaient une gronde populaire dans le pays.

Ces groupes, estimés à une vingtaine sur l’ensemble du territoire ne sont pas nouveaux. « Aluta Boys » (hommes de la lutte), Pentagon, Al Qaeda ou Al Jazeera, ils sont issus de la majorité pauvre et peu éduquée.

– intimidations –

Leur influence date de la fin des années 1970, selon Dr Kwesi Aning, chercheur pour le Centre International pour la Paix de Kofi Annan.

Ils sont financés par des partis ou des hommes d’influence locaux pour assurer leur sécurité, et ont été plusieurs fois accusé de mener des attaques et des intimidations contre les opposants, notamment en période électorale.

M. Aning suspecte que ce dernier incident ne soit survenu parce qu’ils n’ont pas reçu ce qu’on leur avait promis pendant la campagne.

« Ils font le sale travail, dans l’espoir de bénéficier du nouveau jeu politique en place. Mais si vous ne tenez pas vos promesses, notamment d’emploi, ils se sentent lésés et ils répliquent », poursuit le directeur de recherche.

Ces gangs locaux ont été particulièrement actifs dans de nombreux pays de la région, réputés plus instables, comme la Sierra Leone, le Liberia, la Côte d’Ivoire ou le Nigeria, conduisant à la formation de groupes armés et, parfois, à la guerre civile.

Il est très peu probable que le scénario se produise au Ghana, au climat politique traditionnellement calme. Mais le président Nana Akufo-Addo, en réponse aux remontrances des Nations unies, a promis de mettre fin à ces groupes, dont l’influence et l’impunité avec laquelle ils agissent ne cessent de grandir depuis le début des années 2000.

« Le président va devoir agir, et le seul moyen qu’il a de les combattre, c’est avec la police et l’armée. Cela peut engendrer de méchantes altercations », s’inquiète le Dr. Aning.

L’inspecteur de Police de Kumasi, Ken Yeboah, estime que les Delta Forces pourraient compter jusqu’à 1.000 membres, dispersés à travers la région d’Ashanti.

Ses hommes ont « déclaré la guerre contre les milices », assure-t-il à l’AFP, et 8 membres des Delta Forces ont été arrêtés et sont toujours incarcérés pour avoir aidé leurs camarades à s’enfuir, qui comparaissait devant la justice pour violences.

Les liens directs avec des politiciens n’ont jamais été directement prouvés, ni portés en justice, mais l’inspecteur assure que les jeunes « ont été utilisés (pendant la campagne qui a finalement porté leur parti au pouvoir), et maintenant ils se sentent négligés. »

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2017 16h31)

Ghana : vingt lycéens tués par des chutes d’arbres

mars 20, 2017

© kimberlibrackett/CC/Pixabay

Vingt lycéens nageaient dimanche après-midi dans les chutes d’eau de Kintampo lorsqu’a éclaté une tempête. Ils sont morts écrasés par des chutes d’arbres, selon les déclarations des services de secours.

Cet « accident inhabituel » s’est déroulé dimanche 19 mars alors qu’un groupe de lycéens nageaient dans les chutes de Kintampo, une localité touristique populaire de la région de Brong-Ahafo, dans le centre du pays, a indiqué à l’AFP le porte-parole des pompiers, Prince Billy Anaglate.

« Ils nageaient dans la rivière lorsqu’une tempête accompagnée de violentes bourrasques de vent a déraciné des arbres qui sont tombés sur eux », a-t-il expliqué.

Au total, 18 lycéens sont morts sur le coup, et deux à l’hôpital, a-t-il encore indiqué. Onze autres individus recevaient encore des soins au moment où il s’est exprimé devant la presse.

« Tempête malencontreuse »

« Nous exprimons nos condoléances aux familles des victimes et prions pour les blessés », a déclaré dans un communiqué la ministre ghanéenne du Tourisme Catherine Abelema Afeku, qualifiant la tragédie de « tempête malencontreuse ».
Le Ghana est régulièrement le théâtre de catastrophes mortelles (inondations, explosions de tankers pétroliers…).

Jeuneafrique.com

Qui est Peace Hyde, nouvelle diva de la télévision africaine anglophone ?

mars 12, 2017

La Britannique d’origine ghanéenne, ex-prof de biologie, est partie s’installer à Accra, où elle est aujourd’hui qualifiée de « meilleure journaliste africaine ».

Peace Hyde, ancienne prof de biologie, est devenue la nouvelle star de télé des anglophones africains. Crédits : Emml Bobbie-Bob Pixel
La robe rouge cintrée à la taille souligne ses courbes voluptueuses. Elle prend la pause, elle en joue. Tous les jours, Peace Hyde alimente l’admiration de ses 266 000 fans sur Instagram. Mais derrière ces photos sensationnelles se cache une jeune femme brillante. A 31 ans, la Britannique d’origine ghanéenne est la seule animatrice de télévision à interviewer les plus grands hommes et femmes d’affaires du continent. Retournée au Ghana il y a trois ans, Peace Hyde crève les écrans africains depuis mai 2016 avec son émission « My Worst Day » sur la chaîne Forbes Africa TV.

Prenez un entrepreneur couronné de succès, invitez-le sur un plateau de télévision et posez-lui cette question : « Quel a été le pire jour de votre carrière ? » C’est le concept inédit que propose l’émission anglophone animée par Peace Hyde, diffusée dans seize pays africains. « A la télévision, on montre toujours le côté paillettes et glamour des grands hommes d’affaires, mais jamais le côté obscur du business », explique Peace Hyde. De Muhammad Sanusi II, actuel émir de Kano et ancien gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, à Aliko Dangote, homme le plus riche d’Afrique, en passant par la femme d’affaires nigériane Folorunsho Alakija.

Des entrepreneurs, magnats de l’industrie pétrolière et producteurs de musique racontent comment ils ont failli tout perdre. « C’est intéressant pour les téléspectateurs de voir comment ces personnalités ont remonté la pente », affirme l’animatrice désormais qualifiée par les médias de « meilleure journaliste d’Afrique. »

De professeure de sciences à star du petit écran

Avant de faire revivre leurs pires moments aux grands de ce continent, Peace Hyde menait une vie calme en Grande-Bretagne. A 28 ans, cette professeure de physique, chimie et biologie décide de tout arrêter. « Je voulais poursuivre mon rêve d’enfant : travailler dans l’univers du divertissement. C’était le moment ou jamais. Alors je suis allée au Ghana pour vivre ma passion », raconte la jeune femme née à Londres. En 2014, elle pose ses valises à Accra. Un an plus tard, elle décroche un rôle dans une série télévisée, avant de devenir correspondante de Forbes Africa en Afrique de l’Ouest.

En parallèle de son émission, l’ancienne « prof » fonde Aim Higher Africa, une organisation non gouvernementale ghanéenne spécialisée dans l’éducation. « L’objectif de l’organisation est de mettre fin au chômage des jeunes grâce à des solutions innovantes », explique Peace Hyde. Le remède, selon elle : l’entrepreneuriat. « Au Ghana, des millions d’étudiants sont diplômés tous les ans mais ne trouvent pas de travail. Il faut apprendre aux enfants très tôt à créer, à entreprendre. » En trois ans, l’ONG a aidé plus de 2 000 « youngpreneurs » (contraction de « jeunes » et « entrepreneurs ») à trouver un emploi à travers le continent.

Peace Hyde, elle, avoue n’avoir jamais connu de « jour noir » dans sa propre carrière. « Pas encore, dit-elle avec prudence. Mais s’il y a une chose que l’émission m’a apprise, c’est qu’il y a toujours des hauts et des bas. L’essentiel, c’est comment surmonter les moments difficiles. »

Première audience à Hambourg pour délimiter la frontière maritime Ghana-Côte d’Ivoire

février 6, 2017

Francfort – Une série d’audiences publiques destinées à délimiter la frontière maritime entre le Ghana et la Côte d’Ivoire s’est ouverte lundi à Hambourg (nord de l’Allemagne) devant le Tribunal international du droit de la mer (TIDM).

Les débats, qui ont commencé à 09H00 GMT avec le premier tour de plaidoiries du Ghana, se poursuivront jusqu’au 16 février, selon le calendrier publié par le TIDM.

Un décision est attendue « en cours d’année », a précisé à l’AFP un porte-parole du tribunal, sans toutefois donner de date précise.

Le Ghana et la Côte d’Ivoire, respectivement deuxième et troisième économies d’Afrique de l’ouest, se divisent sur le tracé de leur frontière maritime, qui traverse un gisement de pétrole offshore que les deux voisins souhaitent exploiter. Le Ghana préconise l’équidistance tandis que la Côte d’Ivoire opte pour la bissectrice.

La partie ghanéenne fait valoir que Ghana et Côte d’Ivoire « ont mutuellement reconnu, respecté et fait application d’une frontière maritime commune, et ce pendant plus de 50 ans. Cette frontière suit une ligne d’équidistance », a déclaré un membre du tribunal chargé de rappeler les arguments respectifs des deux pays.

De son côté, la Côte d’Ivoire rejette cette approche et demande au tribunal de reconnaître que les « activités unilatérales du Ghana dans les zones maritimes ivoiriennes sont une violation de ses droits souverains exclusifs » dans la zone visée.

Malgré ces désaccords, « les relations entre le Ghana et la Côte d’Ivoire restent cordiales », a toutefois précisé durant cette audience la ministre ghanéenne de la justice Gloria Akuffo.

Dès 2010, le Ghana s’est lancé dans la production de pétrole à grande échelle et a commencé à exploiter des ressources pétrolières à partir de gisements offshore, considérés comme les plus importants découverts en Afrique de l’Ouest depuis 10 ans, à la limite avec la Côte d’Ivoire.

De son côté, la Côte d’Ivoire, qui produit quelque 45.000 barils par jour et ambitionne d’atteindre le cap de 200.000 d’ici 2020, encourage les compagnies pétrolières à prospecter dans ses eaux dans l’espoir qu’elles y découvrent des réserves aussi riches que celles trouvées au large du Ghana.

La Côte d’Ivoire avait réclamé début 2015 auprès du tribunal la suspension par le Ghana « de toutes opérations d’exploration et d’exploitation pétrolières » dans une zone offshore que les deux pays se disputent.

Le TIDM avait ordonné en avril de la même année au Ghana de limiter son activité pétrolière dans cette zone dans l’attente d’un jugement sur le fond.

Romandie.com avec(©AFP / 06 février 2017 12h46)

CAN2017/Burkina Faso bat le Ghana: 1-0

février 4, 2017

Le match comptant pour la troisième place du classement vient de se terminer par la victoire du Burkina Faso au score de : 1-0.

L’équipe du Burkina Faso grâce à la fraîcheur de ses joueurs a pris le dessus sur le Ghana remportant la médaille de Bronze. Un bon positionnement dans cette Coupe continentale dans laquelle, elle peut désormais compter parmi les grandes nations du football africain.

L’unique but burkinabé a été marqué à la 89e minutes par Alain Traoré grâce à un coup franc direct du pied gauche qui a fini dans la lucarne gauche. Le gardien ghanéen n’a rien vu et compris, croyant que le ballon était passé à côté, hors des filets.

Les Étalons de Paulo Duarte sont rentrés dans l’histoire de la CAN avec cette 3e place constituant ainsi un bon palmarès.

Onze minutes, après, le Ghana n’est pas revenu au score malgré les quelques occasions de la dernière minute, orchestrées par des tirs non cadrés de Daniel Amartey, frappés à bout portant, puis celui de Jonathan Mensah tiré du pied droit de l’extérieur de la surface de réparation finalement stoppé, sans compter le corner concédé par Kouakou Herve Koffi qui s’est perdu sans résultat mais aussi  le tir  non cadré d’Emmanuel Badu joué du pied gauche depuis le point de penalty et la tentative infructueuse d’Ebenezer Ofori frappé du pied gauche de l’extérieur de la surface de réparation qui a fait envoler tous les rêves d’égalisation.

Le capitaine Asamoah Gyan n’a pas été la hauteur du match non plus les frères Ayew qui ont cherché, en vain, des moments pour faire vibrer leur hymne et hisser le drapeau.

Quel sera l’avenir du sélectionneur israélien, Avram Grant? Conservera-t-il encore son poste?

Le temps est maintenant à la consolation et à la réflexion pour les autres compétitions.

Bernard NKOUNKOU