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Diaspora: Décès du président de la communauté congolaise au Ghana

mai 13, 2021

La communauté Congolaise à Accra a le profond regret de vous annoncer le décès inopiné de Monsieur Freddy NGAMBA KAYA, ancien Président de la Communauté Congolaise au Ghana.


Décès survenu le 12 Mai 2021 à Accra.

Avec Brazzanews

Ghana : le président Akufo-Addo réélu, l’opposition conteste les résultats

décembre 10, 2020
Le président sortant Nana Akufo-Addo, arrive dans son bureau de vote, le 7 décembre 2020, à Accra, au Ghana.

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo a été réélu mercredi à l’issue d’un scrutin extrêmement serré mais sa victoire est contestée par l’opposition qui dénonce une « attaque » à l’encontre de la démocratie.

Le chef de l’État, leader du Nouveau parti patriotique (NPP) a remporté 51,59% des voix contre 47,36% pour le candidat de l’opposition du Congrès national démocratique (NDC) John Mahama, a annoncé Jean Adukwei Mensa, présidente de la Commission électorale dans une vidéo diffusée en direct sur les réseaux sociaux.

Seules 515 524 voix séparent le président Akufo-Addo de son prédécesseur John Mahama, devenu chef de l’opposition en 2016.

Le NDC a aussitôt annoncé qu’il rejetait ce résultat.

« Les preuves accablantes disponibles nous empêchent d’accepter cette conclusion fallacieuse et précipitée », a déclaré Haruna Iddrisu, un parlementaire du parti tard mercredi lors d’une conférence de presse à Accra.

« Nous avons l’intention de prendre des mesures décisives et tangibles, concernant à la fois les résultats de la présidentielle et des élections parlementaires, pour renverser cette attaque éhontée et impudente de notre démocratie », a affirmé Haruna Iddrisu.

Le président appelle à la paix

« Je suis de nouveau profondément touché par la confiance que vous m’accordez et je ne la prends pas à la légère », avait auparavant déclaré le président sortant à une foule de partisans rassemblés devant chez lui après l’annonce des résultats.

LE MOMENT EST VENU DE S’UNIR, DE SE DONNER LA MAIN

Le président a aussi appelé à l’unité et à la paix au Ghana : « Le moment est venu, quelles que soient les affiliations politiques, de s’unir, de se donner la main et de se tenir côte à côte ».

Les résultats de la présidentielle ont été annoncés 48 heures après la fin du vote lundi, où plus de 17 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour choisir entre douze candidats à la magistrature suprême.

Taux élevé de participation

Le taux de participation de cette élection est de 79%, selon la Commission électorale.

Les Ghanéens élisaient également lundi leurs 275 députés, mais les résultats de ces élections législatives n’ont pas encore été communiqués par la Commission. Les deux principaux camps contestent une partie des résultats provisoires.

Des dizaines de partisans réunis devant la résidence du chef de l’État ont laissé éclater leur joie à l’annonce des résultats.

LES GHANÉENS ONT VOTÉ LIBREMENT

Les élections s’étaient déroulées globalement dans le calme, même si 5 personnes ont été tuées dans des violences électorales depuis lundi, selon la police.

« Il s’agissait d’incidents isolés, même si certains sont tragiques », a affirmé mercredi le chef de la mission d’observation de l’Union européenne Javier Nart. « Les Ghanéens ont voté lundi librement », a-t-il insisté.

Toutefois, au lendemain du vote, l’entente cordiale entre les deux candidats qui ont signé un « pacte de paix » les engageant à ne cautionner aucune violence lors du vote et à la proclamation des résultats, s’était effritée et le ton s’était durci.

Mardi soir, John Mahama avait prévenu qu’il « résisterait à toute tentative de vol du scrutin » alors que la rumeur selon laquelle il avait concédé la victoire circulait depuis plusieurs heures sur les réseaux sociaux.

Vieux adversaires politiques

John Mahama a également assuré que son parti avait remporté la majorité au parlement, déclaration aussitôt démentie par le ministre de l’Information Kojo Oppong Nkrumah.

Ces deux vieux adversaires politiques s’affrontaient pour la troisième fois, avec lors des deux précédents scrutins des résultats également serrés.

Pour sa réélection, l’actuel chef de l’État a bénéficié d’un bilan plutôt positif sur le plan diplomatique et social avec la création de lycées gratuits et un meilleur accès à l’éducation pour tous.

Chômage des jeunes

Les quatre prochaines années, il aura pour mission de s’attaquer au chômage des jeunes, qui été l’un des enjeux centraux de cette campagne. Plus de la moitié des électeurs avaient moins de 35 ans.

Depuis les années 2000, le pays a connu une forte croissance économique. Mais certaines régions, notamment dans le Nord, continuent de vivre dans le plus grand dénuement. Par ailleurs, la crise provoquée par le coronavirus a durement touché le pays, dont la croissance cette année devrait tomber à 0,9%, selon le FMI, soit le taux le plus bas depuis plus de 30 ans.

Par Jeune Afrique avec AFP

Présidentielle au Ghana : la tension monte d’un cran entre Nana Akufo-Addo et John Mahama

décembre 9, 2020
Lors du dépouillement, à Accra, à l'issue de la présidentielle et des législatives du 7 décembre 2020.

Au moins cinq personnes ont été tuées dans des violences qui ont éclaté au Ghana au lendemain de la présidentielle et des législatives du 7 décembre.

La situation se tend au Ghana, alors que le pays attend toujours la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle et des législatives, qui s’annoncent particulièrement serrés. Les services de sécurité ghanéens ont enregistré pas moins de 61 incidents électoraux et post-électoraux, sur l’ensemble du territoire, entre le lundi 7 et le mercredi 9 décembre. Des violences ont éclaté dans plusieurs régions du pays, dont certaines ont donné lieu à des échanges de tirs, a alerté la National Election Security Taskforce (NESF), en charge de sécuriser le processus électoral.

Au moins cinq personnes ont été tuées – deux dans la région d’Accra, deux dans la région de Bono Est et une dans le Nord – et une vingtaine d’autres blessées. Autant d’incidents qui « auraient pu être évités », insiste la NESF, qui promet « d’enquêter sur chacun d’eux ».

Vers un résultat serré

Ces violences interviennent alors que, le vote s’était déroulé dans le calme, lundi. Le scrutin avait même été salué comme un exemple à suivre en Afrique de l’Ouest par les observateurs internationaux. Mais les résultats s’annoncent serrés entre le président Nana Akufo-Addo, 76 ans, candidat pour le Nouveau parti patriotique (NPP), et son prédécesseur John Dramani Mahama, 62 ans, leader du Congrès national démocratique (NDC), principal parti d’opposition. Deux adversaires qui s’affrontent pour la troisième fois dans les urnes : en 2012, Dramani Mahama l’avait emporté avec 5,7 % des voix, avant que Akufo-Addo ne l’emporte à son tour en 2016 avec 53,8 % des suffrages.

La publication des premiers décomptes a donné lieu à une passe d’armes entre les deux candidats. La commission électorale, qui a publié les résultats de 7 régions sur 16 – un décompte partiel qui donne John Dramani Mahama en tête, devant Nana Akufo-Addo –, a appelé au calme et à la patience.

Mais le ton ne s’en est pas moins durci. Mardi soir, alors qu’une rumeur circulait sur les réseaux sociaux sur le fait qu’il aurait concédé sa défaite, John Dramani Mahama a prévenu qu’il « résisterait à toute tentative de vol du scrutin », accusant le chef de l’État sortant d’être « anti-démocratique ». Il a par ailleurs revendiqué la victoire de son parti aux législatives.

Une affirmation immédiatement démentie par le ministre de l’Information, Kojo Oppong Nkrumah. « Aucun candidat à ce stade ne devrait saper le travail de la commission électorale. C’est irresponsable et cela mettrait en danger la paix dans le pays », a mis en garde le ministre.

La Cedeao appelle à « préserver la paix »

Plus tôt dans la journée, la présidence avait de son côté publié des estimations de résultats portant sur 91 % des bureaux de vote, donnant Akufo-Addo vainqueur avec 52,25 % des voix, contre 46,44 % pour Dramani Mahama. Une initiative en contradiction avec le code électoral ghanéen, qui stipule que la commission électorale est la seule autorité habilitée à annoncer les résultats officiels et à proclamer le vainqueur.

Face à ces tensions, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a appelé les institutions à « poursuivre leur travail avec transparence et professionnalisme » et les deux candidats à « préserver la paix ». Trois jours avant le jour de vote, Akufo-Addo et Dramani Mahama avaient signé un « pacte de paix » dans lequel ils s’engageaient notamment à ne promouvoir aucune violence lors du vote et après la proclamation des résultats.

Par Jeune Afrique avec AFP

Présidentielle au Ghana : comme un air de déjà-vu

décembre 6, 2020
Nana Akufo-Addo au Cap, en février 2019.

Le Ghana se prépare à choisir lundi son président, dans un scrutin qui s’annonce serré entre deux adversaires politiques de longue date qui se sont engagés à ne promouvoir aucune violence lors du vote et de la proclamation des résultats.

Les sons des vuvuzelas, ces trompettes sud-africaines bourdonnantes, et les chants de ralliement des partis politiques avaient envahi samedi Accra, où les deux principaux candidats devaient tenir leur ultime meeting en ce dernier jour de campagne des élections législatives et présidentielle de lundi 7 décembre.

Le président Nana Akufo-Addo, 76 ans, a rassemblé des centaines de partisans, portant des masques anti-Covid à son effigie, lors d’une tournée dans les principaux quartiers de la capitale et de ses environs. « C’est gagné d’avance. C’est clair. Regardez cette foule, ça dit tout, il y en aura pour quatre ans de plus pour Nana », s’exclamait Dauda Faisal, qui soutient le parti du président, le Nouveau Parti Patriotique (NPP).

L’adversaire du chef de l’État, l’ancien président désormais candidat de l’opposition et du Congrès national démocratique (NDC), John Dramani Mahama, a de son côté rencontré samedi matin les responsables des principaux syndicats du pays. Il leur a promis plus d’emplois, dans un contexte de faible croissance économique. John Dramani Mahama, 62 ans, devait organiser dans la soirée son dernier meeting à Accra.

Troisième round

Cette campagne a peu mobilisé en raison de la pandémie, mais aussi d’une certaine lassitude. Dans les rues d’Accra vendredi, seuls les drapeaux miniatures des principaux partis accrochés à des lampadaires rappelaient la tenue de scrutins présidentiel et législatif. Les t-shirts à l’effigie des candidats, habituellement portés en période électorale, sont restés dans les placards. Pas de grand meeting ou d’animation : les militants ont fait du porte à porte, et les électeurs ont été encouragés à se rendre aux urnes par SMS.

Il faut dire que cette élection a comme un air de déjà-vu. De fait, ces deux irréductibles adversaires s’affronteront lundi pour la troisième fois. En 2012, Dramani Mahama avait remporté le scrutin avec 50,7% des voix. Puis, en 2016, Akufo-Addo l’avait emporté avec 53,8%.

« Cette élection est celle des bilans », affirmait vendredi Bernard Twum-Ampofo, un fonctionnaire de la capitale. « Il faut comparer les bilans des deux principaux candidats et choisir le meilleur ». L’actuel président « a instauré la gratuité des lycées » et son prédécesseur « nous a donné les infrastructures », dit-il, précisant n’avoir pas encore fait son choix.

Onze autres candidats

Onze autres candidats – dont trois femmes – sont aussi en lice, mais leurs chances de l’emporter sont minimes, alors que les deux principaux partis dominent la vie politique depuis l’instauration de la démocratie, il y a 28 ans. « Lundi j’irai aux urnes, car le Ghana a besoin d’une troisième force, nous sommes fatigués de la politique du NDC et du NPP », affirme Gifty Inkoom, une étudiante-infirmière.

DEPUIS LES ANNÉES 2000, LE PAYS A CONNU UNE FORTE CROISSANCE, MAIS CERTAINES RÉGIONS VIVENT DANS LE PLUS GRAND DÉNUEMENT.

Les prétendants devront convaincre les 17 millions d’électeurs ghanéens, dont plus de la moitié a moins de 35 ans. Le chômage, les infrastructures, l’éducation et la santé sont les principaux enjeux.

Depuis les années 2000, ce pays riche en or, cacao et plus récemment en pétrole, a connu une forte croissance. Et le taux d’extrême pauvreté a été divisé par deux en moins de 25 ans. Mais certaines régions, notamment dans le Nord, continuent de vivre dans le plus grand dénuement, sans eau potable ou électricité.

Surtout, la crise provoquée par le coronavirus a durement touché le pays, dont la croissance cette année devrait tomber à 0,9 %, selon le FMI, soit le taux le plus bas depuis plus de 30 ans. Le président sortant a été salué pour sa gestion de cette crise, et il a tenu certaines de ses promesses, notamment sur l’éducation et l’accès à l’électricité. Mais il a déçu sur son engagement principal : lutter activement contre la corruption. En novembre, le procureur spécial anticorruption a démissionné, accusant Nana Akufo-Addo d’obstruction dans son travail.

Un « pacte de paix » signé

De son côté, John Dramani Mahama devra faire oublier les accusations de mauvaise gestion économique qui avaient empêché sa réélection. Cette année, il peut toutefois compter sur sa colistière, Jane Naana Opoku-Agyemang, une ancienne ministre de l’Éducation, réputée intègre et originaire du Centre, une région clé pour remporter le scrutin.

Jusqu’ici, le Ghana a toujours échappé aux violences post-électorales, contrairement à plusieurs de ses voisins ouest-africains. La campagne a toutefois été marquée par des accrocs, les opposants accusant notamment la commission électorale de manque de neutralité.

TOUT LE MONDE DÉSIRE QUE CETTE ÉLECTION SE DÉROULE BIEN. IL Y A DÉJÀ BEAUCOUP TROP DE POINTS CHAUDS À GÉRER DANS LA RÉGION »

Le président et son principal opposant ont signé vendredi un « pacte de paix » et se sont engagés à ne promouvoir aucune violence lors du vote de lundi et à la proclamation des résultats. « J’ai confiance dans le processus électoral, et je suis heureux de dire que nous accepterons le souhait du peuple ghanéen », a déclaré le président Nana Akufo-Addo, lors d’une cérémonie symbolique organisée à Accra. « La paix, l’unité et la sécurité doivent être notre première préoccupation », a-t-il ajouté.

Pour Kojo Asante, du Centre ghanéen pour le développement démocratique, les élections devraient se dérouler dans le calme. Il souligne également le nombre important d’observateurs internationaux et locaux prévus : « tout le monde désire que cette élection se déroule bien. Il y a déjà beaucoup trop de points chauds à gérer dans la région ».

 Par Jeune Afrique avec AFP

Ghana : l’ancien président Jerry Rawlings est décédé

novembre 12, 2020
Jerry Rawlings, ici en 2011 à Nairobi, est décédé le 12 novembre 2020 à Accra.

L’ancien président ghanéen est mort à Accra, à l’âge de 73 ans, ce jeudi 12 novembre.

Jerry Rawlings est décédé ce jeudi 12 novembre au matin, à l’hôpital universitaire Korle-Bu d’Accra, où il avait été admis une semaine auparavant, selon plusieurs médias ghanéens. Il avait dirigé le Ghana de 1981 à 2001.

Né à Accra d’une mère ewe et d’un père écossais, Jerry Rawlings se fait remarquer très tôt pour son franc-parler et son envie de révolte. Jeune homme doué et brillant, il s’engage dans l’armée de l’air et obtient, en quelques années, le grade de flight lieutenant (l’équivalent du rang de capitaine dans l’armée de terre).

Coups d’État

En mai 1979, il participe à son premier coup d’État militaire. C’est un échec : il est arrêté, traduit devant une cour martiale – juridiction devant laquelle il choisit de se défendre seul – et libéré quelques semaines plus tard par un groupe d’officiers qui rêvent d’en découdre avec une hiérarchie qu’ils estiment corrompue. Ensemble, au mois de juin suivant, ils renversent pour de bon le régime de Fred Akuffo.

Jerry Rawlings est porté à la tête du pays et s’engage à rendre rapidement le pouvoir aux civils. Promesse tenue : des élections générales sont organisées et, trois mois plus tard, Rawlings s’efface pour céder la place à Hilla Limann, tout juste élu président. Jerry Rawlings a à peine plus de trente ans et il est déjà très populaire au Ghana.

Mais il ne restera pas longtemps dans l’ombre. Écœuré par le régime d’Hilla Limann, dont il fustige la corruption et la mauvaise gouvernance, Rawlings reprend les armes en décembre 1981. Il renverse Limann, prend la direction du Conseil provisoire de la défense nationale et s’installe durablement au pouvoir.

Démocratisation

Les débuts sont difficiles. Le Ghana fait face, depuis plusieurs années, à une grave crise économique et Rawlings doit se résoudre à appliquer le programme d’ajustement structurel du FMI. Politiquement, la situation n’est pas meilleure : la Constitution est suspendue, les partis politiques abolis, le Parlement dissous et les droits de l’homme malmenés.

Le Ghana finit malgré tout par retrouver un peu de normalité. Sous la pression de l’opposition et de la communauté internationale, Jerry Rawlings engage son pays sur la voie de la démocratisation. En 1992, il démissionne de l’armée et fonde le National Democratic Congress (NDC). Élu démocratiquement en 1992, il sera réélu en 1996 pour un second mandat à la tête du Ghana.

En 2000, la Constitution lui interdisant de briguer un nouveau mandat, Rawlings appuie la candidature de son vice-président, John Atta-Mills. Ce dernier échouera à s’imposer face à John Kufuor, mais Rawlings restera l’homme qui a tenu sa promesse et accepté de tirer sa révérence, non sans une certaine élégance.

Avec Jeune Afrique

Le Ghana prêt à se rallier à l’eco après la réforme du franc CFA

décembre 30, 2019

Nana Akufo-Addo, président de la République du Ghana.

Nana Akufo-Addo, président de la République du Ghana. © John MacDougall/AP/SIPA/2019.

 

Deuxième PIB d’Afrique de l’Ouest, mais non membre de l’UEMOA, le Ghana a indiqué dimanche 29 décembre être déterminé à rejoindre les huit pays de la zone franc CFA dans l’utilisation de l’eco. Mais sans vouloir de parité fixe avec l’euro.

« Nous, au Ghana, sommes déterminés à faire tout ce que nous pourrons pour rejoindre les membres de l’Uemoa [Union économique ouest-africaine, NDLR], rapidement, dans l’utilisation de l’eco, qui, nous le croyons, nous aidera à lever les barrières commerciales et monétaires », a déclaré le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, dans un communiqué publié dimanche 29 décembre.

Pour un régime de change flexible

Si cette volonté se concrétisait, le Ghana, qui possède sa propre devise, le cedi, serait la première économie de la zone eco, devant la Côte d’Ivoire.

Dans son communiqué, le président du Ghana appelle cependant à l’abandon de la parité fixe à l’euro pour « l’adoption d’un régime de change flexible ».

Huit pays dans la future zone monétaire

L’Uemoa et la France ont signé le 21 décembre un accord pour une réforme en profondeur du franc CFA qui deviendra « l’eco » en 2020 mais restera arrimé à l’euro.

La zone regroupe pour l’heure le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, mais son ambition est d’intégrer davantage d’économies africaines pour peser dans les échanges économiques.

Par Jeuneafrique.com

Ghana: arrestation après un «complot» déjoué contre la présidence

septembre 24, 2019

 

Trois suspects au moins ont été arrêtés au Ghana, soupçonnés de fomenter un «complot» visant à déstabiliser le pouvoir à Accra, selon le ministre de l’Information Kojo Oppong Nkrumah.

«L’opération conjointe visait à neutraliser un complot élaboré visant la présidence dans le but ultime de déstabiliser le pays», a déclaré Kojo Oppong Nkrumah dans un communiqué publié lundi. Parmi les personnes arrêtées vendredi se trouve un médecin exerçant à l’hôpital de la Citadelle à Accra, dont les locaux auraient été utilisés pour fabriquer des armes destinées au complot présumé.

Les agences de sécurité ont surveillé les activités des suspects au cours des 15 derniers mois, a ajouté le ministre, précisant que certains avaient été en contact avec des militaires. «Nous détenons également des membres de l’armée et un officier en rapport avec ces complots», a déclaré mardi à l’AFP Kojo Oppong Nkrumah, joint au téléphone.

Il a assuré que «les agences de sécurité de l’Etat vont rester vigilantes et s’employer à préserver la sécurité publique et nationale». Le Ghana est considéré comme un îlot de stabilité dans une région instable et turbulente.

La nation ouest-africaine est dirigée par des gouvernements élus démocratiquement depuis 1992 et se prépare à organiser de nouvelles élections en fin d’année prochaine, lors desquelles l’actuel président Nana Akufo-Addo devrait briguer un second mandat. L’annonce des arrestations et du prétendu complot a surpris beaucoup de monde au Ghana, suscitant un certain scepticisme face aux explications peu claires du gouvernement.

Un analyste en sécurité, Festus Aboagyehe, se demandait sur quelle base se sont fondées les autorités pour conclure que les suspects planifiaient de «déstabiliser» le pays. «Les agences impliquées doivent être suffisamment professionnelles pour expliquer en quoi consiste exactement ce groupe», a déclaré à la presse locale cet officier retraité de l’armée. «Je ne comprends pas exactement ce que signifie  »viser la présidence »».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Cacao : la Côte d’Ivoire et le Ghana suspendent leurs ventes pour atteindre un prix plancher

juin 13, 2019

Cacao en Côte d’Ivoire. © Fernando Llano/AP/SIPA

 

La Côte d’Ivoire et le Ghana ont annoncé la suspension de leurs ventes de cacao qui sera récolté lors de la campagne 2020-2021. L’objectif est d’atteindre un prix minimum de 2 600 dollars la tonne et créer une plus-value pour les producteurs.

La Côte d’Ivoire et le Ghana, les deux plus gros producteurs mondiaux de fèves de cacao, ont franchi une nouvelle étape dans leur partenariat stratégique afin de dompter les cours internationaux du cacao. Le 11 juin à Accra, les deux gendarmes de la filière, le Cocobod du Ghana et le Conseil café-cacao (CCC) de Côte d’Ivoire, ont décidé d’un commun accord de geler les ventes de fèves à partir de la saison 2020-2021, qui démarre le 1 octobre 2020.

Les deux États sont allés plus loin, en proposant un prix plancher de 2 600 dollars la tonne (2 300 euros), en dessous duquel aucune fève ne sera mise sur le marché. Les cours internationaux sont actuellement autour de 2 400 dollars.

Vendre par anticipation 80% de la récolte

La Côte d’Ivoire et le Ghana représentent plus de 60% des approvisionnements mondiaux de cacao, avec environ 3 millions de tonnes de récolte prévues pour la campagne 2018-2019 en cours. La Côte d’Ivoire, dans le cadre de ce partenariat stratégique, a aligné son système de commercialisation sur celui du Ghana depuis le démarrage de la campagne 2018-2019, débutée le 1 octobre 2018. Les deux producteurs mondiaux ont désormais un système de mise sur le marché similaire, qui consiste à vendre par anticipation 80% de la récolte, et surtout à aller sur le marché quand les cours sont bons.

« Les deux systèmes de commercialisation ne sont pas encore globalement intégrés, mais le mécanisme est similaire », explique une source du Conseil café-cacao. Les deux pays se réunissent de façon alternée à Abidjan et à Accra. Le prochain rendez-vous est prévu à Abidjan, le 3 juillet prochain, pour réfléchir sur la stratégie d’implémentation du prix plancher.

« Quand les deux chefs de l’État auront validé tout le processus, nous irons à la rencontre des industriels et des pays consommateurs pour leur expliquer que cette décision n’est pas contre eux », a expliqué à Jeune Afrique Yves Brahima Koné, le directeur général du CCC.

Aide aux producteurs

La limite de cette décision est qu’aujourd’hui, 80% des stocks de cacao sont localisés dans les pays consommateurs. Les stocks mondiaux étaient estimés à 4,79 millions de tonnes au premier trimestre 2019. En mars 2018, les présidents Alassane Ouattara et Nana Akufo-Addo ont lancé la déclaration d’Abidjan, une initiative destinée à lancer les jalons d’une coopération étroite entre les deux pays dans la cacaoculture, en vue de contrôler le marché du cacao, et surtout créer une plus-value pour les producteurs et pour les recettes d’exportation.

Selon les statistiques de l’Organisation internationale du cacao (ICCO), 15 milliards de dollars de TVA reviennent aux pays consommateurs tandis les producteurs ne glanent que 6 milliards de dollars, avec un chiffre d’affaires de 100 milliards de dollars dans l’industrie du cacao. Une donne que veulent inverser les pays producteurs. La stratégie entre le Ghana et la Côte d’Ivoire prévoit l’industrialisation sur place des fèves et la lutte contre les maladies du verger de cacao.

13 juin 2019 à 10h33 | Par Baudelaire Mieu – à Abidjan

 

 

Melania Trump arrive au Ghana pour son premier voyage en Afrique

octobre 2, 2018

Arrivée de la Première dame américaine Melania Trump à Accra, au Ghana le 2 octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

Souriante et détendue, la Première dame des Etats-Unis Melania Trump est arrivée mardi au Ghana où elle a entamé sa première tournée en Afrique, un voyage qui est l’occasion pour cette femme discrète de se faire une place sur la scène internationale.

Mme Trump est arrivée à Accra en milieu de matinée et foulé le tapis rouge de l’aéroport international de Kotoka devant des enfants en uniforme jaune et brun agitant le drapeau du Ghana et des groupes de musiciens traditionnels.

« Un grand merci », a-t-elle lancé dans un grand sourire, tenant le bouquet qu’une petite fille lui avait offert, et alors qu’elle était reçue par la Première dame du Ghana, Rebecca Akufo-Addo.

Arrivée de la Première dame des Etats-Unis Melania Trump au Ghana où elle a entamé sa première tournée en Afrique, le 2 octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

L’ancienne top modèle est partie la veille de la base militaire d’Andrews, proche de Washington, vêtue d’un imperméable couleur sable et portant des talons aiguilles à motifs léopard. A son arrivée, elle a finalement opté pour une robe légère rouge et blanche à rayures sobre.

– discrétion –

La première dame américaine, Melania Trump, avant son départ pour le Ghana, le 1er octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

La Première dame, qui a organisé ce voyage de sa propre initiative selon son entourage, a indiqué qu’il s’agissait d’une « visite diplomatique et humanitaire », et qu’elle souhaite mettre l’accent sur les enfants et leur « bien-être », à travers sa campagne ‘Be Best’ (« sois le meilleur »).

C’est la première fois qu’elle se rend sur le continent africain et bien que son époux l’ait récemment qualifié de « plus bel endroit du monde à de nombreux égards », il n’a jamais montré un quelconque intérêt pour l’Afrique depuis son arrivée à la Maison Blanche.

Des enfants saluent la Première dame des Etats-Unis Melania Trump à son arrivée à Accra, au Ghana, le 2 octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

A Accra, Melania Trump doit se rendre à la résidence présidentielle pour prendre le thé avec l’épouse du président ghanéen et visiter ensuite une maternité.

Au-delà de ses rencontres avec d’autres Premières dames, cette femme, connue pour sa grande discrétion, entend mettre en lumière le travail de l’USAID, l’agence américaine pour le développement, alors que son mari a annoncé qu’il réduirait considérablement l’aide américaine dans les pays en développement, et notamment en Afrique.

Melania Trump s’est rarement exprimé sur la politique de son époux et cette tournée qui la mènera dans quatre pays (Ghana, Malawi, Kenya, Egypte) en solo, est une première.

Donald Trump s’est rarement exprimé sur l’Afrique sauf pour créer la polémique, en montrant du doigt « les pays de merde » d’où venaient les migrants, ou dénonçant les « meurtres de grande ampleur » contre les fermiers blancs en Afrique du Sud, alors que le pays est engagé dans une réforme agraire laborieuse depuis la fin de l’apartheid.

Romandie.com avec(©AFP / (02 octobre 2018 14h58)

Melania Trump part pour l’Afrique en solo

octobre 1, 2018

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump sur le tarmac de la base militaire d’Andrews (Maryland) avant de s’envoler pour l’Afrique le 1er octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump s’est envolée lundi, sans son mari, pour un voyage d’une semaine qui la mènera au Ghana, au Malawi, au Kenya et en Egypte.

Une « First Lady » qui se rend à l’étranger sans le président n’a, en soi, rien d’extraordinaire: Michelle Obama l’avait fait à plusieurs reprises, de l’Afrique du Sud à la Chine.

Mais l’entêtant parfum de mystère qui entoure toujours la discrète Melania, près de deux ans après l’élection de Donald Trump, et les propos incendiaires de ce dernier concernant le continent africain donnent à ce périple un relief particulier.

L’ex-mannequin d’origine slovène, chaussée de talons aiguilles à motif léopard, a quitté la base militaire d’Andrews, proche de Washington, peu après 18H00 (22H00 GMT).

La troisième épouse du président des Etats-Unis posera le pied sur le continent africain pour la première fois de sa vie.

Brisera-t-elle un peu la glace? S’aventurera-t-elle, même de manière allusive, sur le terrain politique?

Pour cette visite « diplomatique et humanitaire », selon les termes de sa porte-parole Stephanie Grisham, elle entend mettre l’accent sur les enfants.

« Que ce soit pour l’éducation, la dépendance aux drogues, la faim, la sécurité sur internet, les intimidations, la pauvreté ou les maladies, ce sont trop souvent les enfants qui sont les premières victimes dans le monde », expliquait-elle il y a quelques jours depuis New York.

Au-delà de rencontres avec d’autres Premières dames, elle entend mettre en lumière le travail de l’USAID, l’agence américaine pour le développement.

Mais, insiste Stephanie Grisham, elle ne part pas en voyage commandé. « C’est son voyage, son initiative », explique-t-elle à l’AFP.

De fait, aux Etats-Unis comme sur la scène internationale, la Première dame s’est jusqu’ici tenue à distance, dans une forme de neutralité, des initiatives de son mari, dans un contraste marqué avec la plupart de celles qui l’ont précédée à cette fonction.

A ce jour, « elle n’a pas été l’avocate ou la porte-voix de ses politiques », explique à l’AFP Anita McBride, ancienne « Chief of staff » de Laura Bush, épouse de George W. Bush, qui enseigne aujourd’hui à l’American University de Washington.

« Nombre de Premières dames ont été des atouts politiques pour leur mari, même quand ces derniers étaient très impopulaires », rappelle-t-elle, citant entre autres le cas de Lady Bird Johnson, épouse de Lyndon Johnson, qui avait sillonné le sud des Etats-Unis lors de la campagne présidentielle de 1964.

Melania Trump, « femme de peu de mots », est « très indépendante, elle l’a signifié dès le début, juste après l’élection, lorsqu’elle a indiqué qu’elle ne déménagerait pas tout de suite à Washington », ajoute Anita McBride.

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump prête à s’envoler pour l’Afrique avec des chaussures à talon de circonstance, le 1er octobre 2018, sur la base militaire d’Andrews (Maryland) / © AFP / SAUL LOEB

– « Nous adorons l’Afrique » –

Reste que le déplacement pourrait s’avérer délicat.

« Nous adorons tous les deux l’Afrique », lançait Donald Trump à l’ONU il y a quelques jours. « Le plus bel endroit du monde à de nombreux égards ».

Au-delà de cette formule de la part d’un président friand de superlatifs, Donald Trump n’a, depuis son arrivé au pouvoir en janvier 2017, jamais montré d’intérêt pour ce continent.

Et les rares fois où il l’a évoqué, la polémique fut violente.

En janvier, lors d’une réunion à la Maison Blanche, il s’était indigné, parlant de Haïti et des pays africains, de l’immigration en provenance de « pays de merde ». Il n’a pas explicitement contesté ces propos, tenus lors d’une réunion à huis clos avec des élus et qui ont laissé des traces.

Nouvelle controverse de taille en août, lorsque il dénoncé le sort réservé aux fermiers blancs an Afrique du Sud, victimes selon lui de « meurtres de grande ampleur ».

Dans un pays engagé dans un réforme agraire visant à réparer, plus de 20 ans après la chute de l’apartheid, les injustices criantes héritées du régime ségrégationniste, les propos sont mal passés. « Qu’il s’occupe de son Amérique, nous nous occuperons de l’Afrique du Sud », avait rétorqué, cinglant, le président sud-africain Cyril Ramaphosa.

Fait notable: Melania Trump quitte Washington en pleine ébullition, à l’approche d’élections parlementaires cruciales pour la deuxième partie du mandat de Donald Trump. Elle est, jusqu’ici, restée totalement à l’écart des débats.

Le contraste est saisissant avec les dernières élections de mi-mandat, en 2014.

A l’époque, Michelle Obama avait multiplié les déplacements, du Wisconsin à l’Iowa, pour défendre le bilan de « Barack » et mettre en garde les électeurs démocrates contre le risque de l’apathie. « C’est mon homme! », lançait-elle tout sourire sur les estrades, mettant en avant le chemin parcouru depuis l’arrivée de son mari au pouvoir.

Romandie.com avec(©AFP / (02 octobre 2018 00h36)