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Melania Trump arrive au Ghana pour son premier voyage en Afrique

octobre 2, 2018

Arrivée de la Première dame américaine Melania Trump à Accra, au Ghana le 2 octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

Souriante et détendue, la Première dame des Etats-Unis Melania Trump est arrivée mardi au Ghana où elle a entamé sa première tournée en Afrique, un voyage qui est l’occasion pour cette femme discrète de se faire une place sur la scène internationale.

Mme Trump est arrivée à Accra en milieu de matinée et foulé le tapis rouge de l’aéroport international de Kotoka devant des enfants en uniforme jaune et brun agitant le drapeau du Ghana et des groupes de musiciens traditionnels.

« Un grand merci », a-t-elle lancé dans un grand sourire, tenant le bouquet qu’une petite fille lui avait offert, et alors qu’elle était reçue par la Première dame du Ghana, Rebecca Akufo-Addo.

Arrivée de la Première dame des Etats-Unis Melania Trump au Ghana où elle a entamé sa première tournée en Afrique, le 2 octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

L’ancienne top modèle est partie la veille de la base militaire d’Andrews, proche de Washington, vêtue d’un imperméable couleur sable et portant des talons aiguilles à motifs léopard. A son arrivée, elle a finalement opté pour une robe légère rouge et blanche à rayures sobre.

– discrétion –

La première dame américaine, Melania Trump, avant son départ pour le Ghana, le 1er octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

La Première dame, qui a organisé ce voyage de sa propre initiative selon son entourage, a indiqué qu’il s’agissait d’une « visite diplomatique et humanitaire », et qu’elle souhaite mettre l’accent sur les enfants et leur « bien-être », à travers sa campagne ‘Be Best’ (« sois le meilleur »).

C’est la première fois qu’elle se rend sur le continent africain et bien que son époux l’ait récemment qualifié de « plus bel endroit du monde à de nombreux égards », il n’a jamais montré un quelconque intérêt pour l’Afrique depuis son arrivée à la Maison Blanche.

Des enfants saluent la Première dame des Etats-Unis Melania Trump à son arrivée à Accra, au Ghana, le 2 octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

A Accra, Melania Trump doit se rendre à la résidence présidentielle pour prendre le thé avec l’épouse du président ghanéen et visiter ensuite une maternité.

Au-delà de ses rencontres avec d’autres Premières dames, cette femme, connue pour sa grande discrétion, entend mettre en lumière le travail de l’USAID, l’agence américaine pour le développement, alors que son mari a annoncé qu’il réduirait considérablement l’aide américaine dans les pays en développement, et notamment en Afrique.

Melania Trump s’est rarement exprimé sur la politique de son époux et cette tournée qui la mènera dans quatre pays (Ghana, Malawi, Kenya, Egypte) en solo, est une première.

Donald Trump s’est rarement exprimé sur l’Afrique sauf pour créer la polémique, en montrant du doigt « les pays de merde » d’où venaient les migrants, ou dénonçant les « meurtres de grande ampleur » contre les fermiers blancs en Afrique du Sud, alors que le pays est engagé dans une réforme agraire laborieuse depuis la fin de l’apartheid.

Romandie.com avec(©AFP / (02 octobre 2018 14h58)

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Melania Trump part pour l’Afrique en solo

octobre 1, 2018

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump sur le tarmac de la base militaire d’Andrews (Maryland) avant de s’envoler pour l’Afrique le 1er octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump s’est envolée lundi, sans son mari, pour un voyage d’une semaine qui la mènera au Ghana, au Malawi, au Kenya et en Egypte.

Une « First Lady » qui se rend à l’étranger sans le président n’a, en soi, rien d’extraordinaire: Michelle Obama l’avait fait à plusieurs reprises, de l’Afrique du Sud à la Chine.

Mais l’entêtant parfum de mystère qui entoure toujours la discrète Melania, près de deux ans après l’élection de Donald Trump, et les propos incendiaires de ce dernier concernant le continent africain donnent à ce périple un relief particulier.

L’ex-mannequin d’origine slovène, chaussée de talons aiguilles à motif léopard, a quitté la base militaire d’Andrews, proche de Washington, peu après 18H00 (22H00 GMT).

La troisième épouse du président des Etats-Unis posera le pied sur le continent africain pour la première fois de sa vie.

Brisera-t-elle un peu la glace? S’aventurera-t-elle, même de manière allusive, sur le terrain politique?

Pour cette visite « diplomatique et humanitaire », selon les termes de sa porte-parole Stephanie Grisham, elle entend mettre l’accent sur les enfants.

« Que ce soit pour l’éducation, la dépendance aux drogues, la faim, la sécurité sur internet, les intimidations, la pauvreté ou les maladies, ce sont trop souvent les enfants qui sont les premières victimes dans le monde », expliquait-elle il y a quelques jours depuis New York.

Au-delà de rencontres avec d’autres Premières dames, elle entend mettre en lumière le travail de l’USAID, l’agence américaine pour le développement.

Mais, insiste Stephanie Grisham, elle ne part pas en voyage commandé. « C’est son voyage, son initiative », explique-t-elle à l’AFP.

De fait, aux Etats-Unis comme sur la scène internationale, la Première dame s’est jusqu’ici tenue à distance, dans une forme de neutralité, des initiatives de son mari, dans un contraste marqué avec la plupart de celles qui l’ont précédée à cette fonction.

A ce jour, « elle n’a pas été l’avocate ou la porte-voix de ses politiques », explique à l’AFP Anita McBride, ancienne « Chief of staff » de Laura Bush, épouse de George W. Bush, qui enseigne aujourd’hui à l’American University de Washington.

« Nombre de Premières dames ont été des atouts politiques pour leur mari, même quand ces derniers étaient très impopulaires », rappelle-t-elle, citant entre autres le cas de Lady Bird Johnson, épouse de Lyndon Johnson, qui avait sillonné le sud des Etats-Unis lors de la campagne présidentielle de 1964.

Melania Trump, « femme de peu de mots », est « très indépendante, elle l’a signifié dès le début, juste après l’élection, lorsqu’elle a indiqué qu’elle ne déménagerait pas tout de suite à Washington », ajoute Anita McBride.

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump prête à s’envoler pour l’Afrique avec des chaussures à talon de circonstance, le 1er octobre 2018, sur la base militaire d’Andrews (Maryland) / © AFP / SAUL LOEB

– « Nous adorons l’Afrique » –

Reste que le déplacement pourrait s’avérer délicat.

« Nous adorons tous les deux l’Afrique », lançait Donald Trump à l’ONU il y a quelques jours. « Le plus bel endroit du monde à de nombreux égards ».

Au-delà de cette formule de la part d’un président friand de superlatifs, Donald Trump n’a, depuis son arrivé au pouvoir en janvier 2017, jamais montré d’intérêt pour ce continent.

Et les rares fois où il l’a évoqué, la polémique fut violente.

En janvier, lors d’une réunion à la Maison Blanche, il s’était indigné, parlant de Haïti et des pays africains, de l’immigration en provenance de « pays de merde ». Il n’a pas explicitement contesté ces propos, tenus lors d’une réunion à huis clos avec des élus et qui ont laissé des traces.

Nouvelle controverse de taille en août, lorsque il dénoncé le sort réservé aux fermiers blancs an Afrique du Sud, victimes selon lui de « meurtres de grande ampleur ».

Dans un pays engagé dans un réforme agraire visant à réparer, plus de 20 ans après la chute de l’apartheid, les injustices criantes héritées du régime ségrégationniste, les propos sont mal passés. « Qu’il s’occupe de son Amérique, nous nous occuperons de l’Afrique du Sud », avait rétorqué, cinglant, le président sud-africain Cyril Ramaphosa.

Fait notable: Melania Trump quitte Washington en pleine ébullition, à l’approche d’élections parlementaires cruciales pour la deuxième partie du mandat de Donald Trump. Elle est, jusqu’ici, restée totalement à l’écart des débats.

Le contraste est saisissant avec les dernières élections de mi-mandat, en 2014.

A l’époque, Michelle Obama avait multiplié les déplacements, du Wisconsin à l’Iowa, pour défendre le bilan de « Barack » et mettre en garde les électeurs démocrates contre le risque de l’apathie. « C’est mon homme! », lançait-elle tout sourire sur les estrades, mettant en avant le chemin parcouru depuis l’arrivée de son mari au pouvoir.

Romandie.com avec(©AFP / (02 octobre 2018 00h36)

Ghana/Derniers hommages à Kofi Annan: un homme d’un « optimisme tenace »

septembre 13, 2018

Le cercueil de Kofi Annan est soulevé dans le Centre international de conférences d’Accra, où ont lieu les funérailles nationales de l’ancien secrétaire général de l’ONU / © AFP / PIUS UTOMI EKPEI

Famille et dirigeants du monde entier ont rendu un dernier hommage à l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, homme « d’un optimisme tenace », comme l’a qualifié sa famille, lors des funérailles nationales qui se sont déroulées jeudi matin au Ghana, son pays natal.

« Nous avons perdu un frère, un mari, un père, un grand-père et un oncle, un homme aux convictions profondes déterminé à nous inculquer les valeurs d’honnêteté, de justice et de bonté, de la même manière qu’il promouvait la paix et les droits de l’homme dans le monde », a déclaré son frère Kobina.

« C’était un homme d’un optimisme tenace », a approuvé sa fille Amma Annan.

António Guterres, actuel secrétaire général de l’ONU et « ami personnel » de M. Annan, comme il l’a rappelé lors de son discours, a honoré un homme « digne », « courageux » et « moral ».

« Kofi Annan était les Nations Unies et les Nations Unies, c’était lui », a assuré M. Guterres, devant la veuve de Kofi Annan, la diplomate suédoise Nane Maria Annan, très émue.

Nane Maria, la veuve de Kofi Annan, lors de la cérémonie de funérailles nationales de l’ancien secrétaire général des Nations unies, le 12 septembre 2018 à Accra, au Ghana. / © AFP / Ruth McDowall

Son fils, Kojo, a rappelé les idéaux d’unité, d’égalité et de paix de son père. « Le plus bel hommage que l’on peut lui rendre est de suivre son exemple », a-t-il conclue à la fin de cette cérémonie, sobre et religieuse, dans le Centre international de conférences d’Accra.

Pendant plus de trois heures, les discours des proches ont alterné avec des chants religieux anglicans interprété par l’orchestre national ou des chœurs de musique classique.

Seule la famille et les plus proches se sont ensuite rendus au cimetière militaire d’Accra, où M. Annan sera mis en terre, mettant fin à un deuil national de trois jours.

– « Plus illustre » de sa génération –

Un portrait de Kofi Annan à l’entrée du Centre international de conférences d’Accra, où se déroulent les funérailles nationales de l’ancien secrétaire général des Nations unies, le 11 septembre 2018. / © AFP / CRISTINA ALDEHUELA

« Aujourd’hui, une page de l’histoire se tourne au Ghana. Nous rendons grâce à Dieu pour avoir utilisé Kofi Annan pour son œuvre en faveur de la paix et de l’humanité. Aujourd’hui, il a fini sa mission », a déclaré monseigneur Daniel Sarfo, évêque de Kumasi, ville d’origine de M. Annan.

Depuis lundi, des posters immenses avec son portrait ont été installés dans Accra pour rappeler que cet enterrement est avant tout « la célébration de la vie » de celui que le président ghanéen avait qualifié d’un des hommes « les plus illustres de sa génération ».

Lors de la cérémonie, Nana Akufo-Addo, l’a désigné comme une « icône des temps modernes ».

« L’avalanche des réactions que nous avons reçu de partout dans le monde donne la mesure de qui était cet homme: un homme qui a donné sa vie à faire la paix où il y avait des conflits, et à défendre les sans-voix », a ajouté le président ghanéen.

L’ancien secrétaire général des Nations unies Kifi Annan, lors d’une conférence de presse le 29 mars 2009 à New York. / © AFP/Archives / Timothy A. CLARY

Le cercueil de Kofi Annan, recouvert du drapeau vert, jaune, noir et rouge du Ghana, était présenté devant quelques centaines de personnes, dont, au premier rang, sa famille proche ainsi que le président ghanéen, le président ivoirien Alassane Ouattara et António Guterres.

Tous habillés de noir, trois anciens présidents ghanéens étaient également présents, ainsi que des chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest et des représentants de l’Union Européenne et la princesse Beatrix, ancienne reine des Pays-Bas, qui est une amie proche de la famille Annan.

– Prix Nobel de la Paix –

M. Annan, que certains considéraient comme une « rock star diplomatique » dans les cercles diplomatiques internationaux, a dirigé l’ONU de 1997 à 2006 et a été le premier originaire d’Afrique subsaharienne à parvenir à ce poste.

Début des funérailles nationales de Kofi Annan / © GHANAIAN TV/AFP / –

Il est décédé le 18 août à l’âge de 80 ans à son domicile en Suisse, où il a passé la majeur partie de sa vie, après une brève maladie.

Né à Kumasi, deuxième ville du pays et capitale de la région d’Ashanti, M. Annan a consacré quatre décennies de sa vie à l’ONU, où il a eu à affronter notamment les défis des guerres en Afghanistan et en Irak.

Annan a reçu le prix Nobel de la paix, après les attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis, conjointement avec l’ONU.

Après avoir quitté son poste de secrétaire général en 2006, il a continué son travail diplomatique, menant des médiations dans plusieurs conflits, en Birmanie ou au Kenya ou il est intervenu en tant que négociateur et initiateur d’un gouvernement de coalition entre le gouvernement et l’opposition après les violences électorales de 2007.

Romandie.com avec(©AFP / (13 septembre 2018 15h20)

Les Ghanéens rendent un dernier hommage à Kofi Annan

septembre 11, 2018

De nombreux Ghanéens en deuil ont rendu hommage mardi à l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, l’un des fils les plus célèbres de ce pays d’Afrique de l’Ouest, se présentant devant son cercueil exposé à Accra.

Le corps du diplomate a été rapatrié lundi de Suisse, où il résidait, avant les funérailles nationales et l’enterrement privé qui se dérouleront jeudi dans la capitale ghanéenne.

Première personnalité d’Afrique sub-saharienne a avoir dirigé l’instance internationale et lauréat du prix Nobel de la paix en 2001, Kofi Annan est décédé à l’âge de 80 ans le 18 août, après une courte maladie.

Dans le Centre international de conférences d’Accra, des officiers de l’armée en uniforme gardaient son cercueil, drapé dans le drapeau rouge, vert et or du Ghana, sous les chants d’un choeur de musique traditionnelle et le battement des tambours.

La plupart des personnes venues rendre un dernier hommage à M. Annan faisaient la queue dans des habits de deuil noirs.

Fritz Kitcher, Ghanéen retraité des Nations unies où il a travaillé au côté de M. Annan à ses débuts, a confié à l’AFP que ce dernier lui avait enseigné « l’humilité, le bénéfice de l’honnêteté et de la détermination en diplomatie ».

Son rôle en tant que premier dirigeant noir africain des Nations unies « est un honneur pour le Ghana », selon lui.

« C’était merveilleux à nos yeux, c’était au-delà de ce dont nous pouvions rêver », poursuit le retraité. « Il a mis l’Afrique sur le devant de la scène et a montré que nous sommes capables de faire de grandes choses ».

Akwo Kwame Johnson, agent d’entretien originaire de Côte d’Ivoire, est lui aussi venu se recueillir devant le cercueil de son « grand-père ».

A chaque fois qu’il le regardait à la télévision, dit-il, il avait le sentiment de voir un membre de sa famille. « Il était président du monde entier »

« Nous l’avons tous aimé. Il a joué un rôle majeur pour notre pays, il a fait de son mieux », explique Joyce Atiase, retraitée ghanéenne.

Des dizaines de leaders du monde sont attendus à Accra pour les funérailles jeudi.

Un service funéraire privé sera ensuite organisé dans le cimetière militaire de la capitale.

Romandie.com avec(©AFP / (11 septembre 2018 15h33)                                                        

Les hommages affluent après la mort de Kofi Annan, ancien chef de l’ONU

août 18, 2018

L’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan à Paris le 11 décembre 2017 / © AFP/Archives / JOEL SAGET

De son Afrique natale à l’Amérique, les grands dirigeants rendaient hommage samedi à l’ancien secrétaire général de l’ONU et prix Nobel de la paix Kofi Annan, décédé en Suisse à l’âge de 80 ans, après avoir été au centre de la diplomatie mondiale pendant une décennie troublée.

Kofi Annan est « décédé paisiblement samedi 18 août après une courte maladie », a annoncé « avec une immense tristesse » sa fondation dans un communiqué de Genève, indiquant que son épouse et ses enfants étaient à ses côtés pour ses derniers jours en Suisse où il vivait.

Les hommages ont afflué, du Ghana, son pays natal, à l’actuel secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui a souligné « une force qui guidait vers le bien », en passant par l’ex-président américain Barack Obama et les grands dirigeants européens.

« Kofi Annan a voué sa vie à faire du monde un endroit plus pacifique », a soutenu l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, louant un diplomate ayant « oeuvré inlassablement pour nous unir ».

Barack Obama a salué « son intégrité, sa détermination, son optimisme et son sens de notre humanité partagée » et souligné qu’il avait contribué à « motiver et inspirer » la « prochaine génération de leaders ».

« Nous n’oublierons jamais son regard calme et résolu, ni la force de ses combats », a tweeté le président français Emmnuel Macron, alors que son homologue russe Vladimir Poutine a déclaré avoir « sincèrement admiré la sagesse et le courage » du diplomate.

La Première ministre britannique Theresa May a rendu hommage à « un grand leader et réformateur de l’ONU » tandis que Amnesty International a salué « un champion de la justice, de la paix et de la dignité ».

Kofi Annan et son successeur à la tête des Nations-Unies, le Sud-Coréen Ban Ki-Moon (à droite), au siège des Nations Unies le 01 mars 2012 / © AFP/Archives / Emmanuel DUNAND

La chancelière allemande Angela Merkel a, elle, insisté sur la « voix de Kofi Annan » qui « va beaucoup nous manquer à une époque où la recherche en commun de solutions aux problèmes mondiaux est plus urgente que jamais ».

– « Fils éminent de l’Afrique » –

Kofi Annan fut le premier secrétaire général issu de l’Afrique sub-saharienne et le Ghana, où il était né, a décrété une semaine de deuil à partir de lundi.

« Il a considérablement contribué au renom de notre pays par sa position, par sa conduite et son comportement dans le monde », a déclaré le président ghanéen Nana Akufo-Addo.

En Afrique du Sud, le parti au pouvoir, l’ANC, s’est souvenu d’un « fils éminent de l’Afrique » qui a oeuvré « en faveur (des pays) du Sud en développement ».

Un autre prix Nobel de la paix, l’archevêque anglican sud-africain Desmond Tutu a de son côté évoqué « un remarquable être humain qui a représenté notre continent et le monde avec une immense grâce, intégrité et distinction ».

En février 2012, Kofi Annan est choisi par l’ONU et la Ligue arabe pour mener une médiation dans la guerre en Syrie, mais il jette l’éponge cinq mois plus tard / © AFP/Archives / FABRICE COFFRINI

La Ligue arabe, basée au Caire, a aussi rendu hommage à Kofi Annan tandis que le ministère égyptien des Affaires étrangères l’a qualifié d' »icône et source de fierté pour tous les Africains et les amoureux de la paix ».

– bilan terni –

Diplomate de carrière, Kofi Annan a contribué à rendre l’ONU plus présente sur la scène internationale pendant ses deux mandats, de 1997 à 2007.

Il a dirigé l’organisation pendant la période troublée de la guerre en Irak, avant de voir son bilan terni par des accusations de corruption dans l’affaire « pétrole contre nourriture ».

A son départ, il était cependant un des dirigeants de l’ONU les plus populaires. Conjointement avec l’organisation, il a reçu en 2001 le Prix Nobel de la Paix pour ses « efforts en faveur d’un monde mieux organisé et plus pacifique ».

« J’ai essayé de placer l’être humain au centre de tout ce que nous entreprenons: de la prévention des conflits au développement et aux droits de l’Homme », avait-il déclaré en acceptant le Nobel.

Kofi Annan et sa femme Nane Marie (à droite) assistent à l’investiture du président ghanéen Nana Akufo-Addo, à Accra, au Ghana, le 07 janvier 2017 / © AFP/Archives / CRISTINA ALDEHUELA

Kofi annan avait d’abord dirigé les ressources humaines de l’ONU, puis les affaires budgétaires, avant de chapeauter à partir de 1993 le maintien de la paix et d’être propulsé quatre ans plus tard à la tête de l’organisation.

Lorsqu’il dirigeait le département de maintien de la paix, l’ONU a connu deux des épisodes les plus sombres de son histoire: le génocide rwandais et la guerre en Bosnie.

Les Casques bleus se sont retirés en 1994 du Rwanda en proie au chaos et aux violences ethniques. Et un an plus tard, l’ONU n’a pas su empêcher les forces serbes de massacrer plusieurs milliers de musulmans à Srebrenica, en Bosnie.

– « rock-star de la diplomatie » –

Kofi Annan s’était vite adapté à son nouveau rôle, multipliant les apparitions à la télévision et les participations aux dîners mondains à New York. Jusqu’à devenir une vedette, qualifié par certains de « rock star de la diplomatie ».

Il avait irrité Washington en estimant « illégale » l’invasion de l’Irak en 2003, qui n’avait pas été entérinée par le Conseil de sécurité.

Né en avril 1938 à Kumasi, au Ghana, fils d’un cadre d’une filiale du groupe anglo-hollandais Unilever, Kofi Annan avait étudié à l’université de Kumasi, puis grâce à une bourse, dans une université américaine, avant d’entrer à l’Institut des hautes études internationales de Genève.

En février 2012, il est choisi par l’ONU et la Ligue arabe pour mener une médiation dans la guerre en Syrie, mais il jette l’éponge cinq mois plus tard. Il accusera les grandes puissances d’avoir par leurs dissensions transformé sa médiation en « mission impossible ».

Romandie.com avec(©AFP / (18 août 2018 18h12)

Côte d’Ivoire: Justin Koné Katina visé par un nouveau mandat international

mai 18, 2018

 

Justin Koné Katinan, ministre du Budget sous Laurent Gbagbo, et porte-parole du président ivoirien déchu. © Reuters/Thierry Gouegnon

Selon la défense de Justin Koné Katinan, ce mandat d’arrêt international émis par la Côte d’Ivoire le 28 mars, et que JA a pu consulter, n’a pas encore été notifié au porte-parole de Laurent Gbagbo par la justice du Ghana, où il vit en exil.

Justin Koné Katinan n’en a pas fini avec la justice ivoirienne. En exil à Accra depuis le 11 avril 2011, le dernier ministre du Budget de Laurent Gbagbo est visé par un nouveau mandat d’arrêt international.

Le document, que Jeune Afrique a pu consulter, a été signé le 28 mars par le juge d’instruction du tribunal de première instance d’Abidjan, Ndri Kran, et le procureur de la République, Richard Adou. Selon la défense de Justin Koné Katinan, il a été émis au Togo, au Bénin et au Ghana, mais n’a pas encore été notifié à l’intéressé. Le mandat d’arrêt prie en effet « les autorités compétentes de la République du Bénin où il été aperçu, de rechercher, d’arrêter et de conduire à la maison d’arrêt la plus proche » l’actuel porte-parole de Gbagbo et indique que « l’inculpé serait (à la date d’émission du document) actuellement au Togo ».

« Nous avons été informés que trois autres mandats d’arrêt avaient été émis depuis le 28 mars », affirme-t-on dans l’entourage de Katinan. Le ministère de la Justice n’a pas souhaité réagir, et le procureur de la République n’a de son côté pas répondu aux sollicitations de JA.

Visé pour des faits de tentative de déstabilisation

Justin Koné Katinan est visé pour des faits de tentative de déstabilisation « allant de 2012 à 2017 ». La justice ivoirienne affirme avoir interpellé un certain « Jacques Louis Yedagn alias Souleymane Meïté », considéré comme l’un des meneurs « d’un vaste réseau de déstabilisateurs ayant pour objectif d’entreprendre un mouvement subversif d’envergure ». Un courrier adressé à un chef de guerre libérien dont il sollicitait l’appui militaire, aurait été retrouvé en sa possession.

Ledit Souleymane Meïté aurait déclaré aux enquêteurs avoir personnellement sillonné plusieurs villes du pays « en vue de mobiliser et galvaniser les chefs de guerre et leurs troupes ». Lors d’une de ces réunions, qui aurait eu lieu en 2016, un certain « pasteur Zoumé », lui aussi exilé au Ghana, aurait déclaré que Justin Koné Katinan « donnait directement des instructions aux chefs de guerre du Nord ». Le mandat d’arrêt ne donne pas plus de précisions.

Katinan, qui a publié des extraits du document sur sa page Facebook, a annoncé avoir demandé à son avocate, la Camerounaise Me Josette Kadji, de saisir le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Une précédente demande d’extradition refusée

Ce n’est pas le premier mandat d’arrêt émis par la Côte d’Ivoire à l’encontre de Justin Koné Katinan. En 2012, Abidjan avait demandé au Ghana de l’extrader pour des faits de « crimes économiques et de meurtres », ce que la justice ghanéenne avait refusé en août 2013 à l’issue d’un bras de fer judiciaire. L’ancien ministre de Gbagbo a également été condamné en janvier 2018 à Abidjan à 20 ans de prison dans l’affaire du casse de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Un mandat d’arrêt avait déjà été émis à cette occasion.

En septembre 2017, après plusieurs attaques contre des postes de gendarmerie et de police, les autorités ivoiriennes avaient accusé plusieurs personnalités pro-Gbagbo « de mener des projets de déstabilisation ». Deux anciens proches de Laurent Gbagbo avaient été directement mis en cause : Damana Pickass, ex-leader des jeunes du Front populaire ivoirien (FPI) et Stéphane Kipré, président du parti l’Union des nouvelles générations (UNG) et gendre de Laurent Gbagbo.

Jeuneafrique.com par – à Abidjan

« Il n’y aura pas de base américaine au Ghana », assure Nana Akufu-Addo

avril 6, 2018

 

Nana Akufo-Addo à Accra, le 9 décembre 2016. © Reuters

Au cœur d’une polémique qui enflamme le Ghana, le président Nana Akufo-Addo a assuré jeudi, lors d’une allocution à la télévision, que son pays ne signerait pas d’accord avec Washington en vue de l’installation d’une base militaire américaine.

Nana Akufo-Addo, au pouvoir depuis un an, a confirmé que les deux pays avaient reconduit un accord de coopération militaire, mais que le Ghana « n’offrait pas de base militaire aux États-Unis ». « Ils n’ont jamais fait une telle demande, et n’en feront pas », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il ne serait pas le président qui « ferait des concessions sur la souveraineté du pays ». « Je respecte la mémoire des patriotes, dont les sacrifices nous ont apporté notre indépendance et notre liberté », a-t-il ajouté.

Mouvement de protestation

Cette annonce intervient après une forte contestation populaire, menée par l’opposition, qui accusait le gouvernement d’avoir passer un accord avec Washington qui remettrait en cause la souveraineté nationale. La semaine dernière, des centaines de personnes sont descendues dans les rues d’Accra pour protester contre l’accord militaire passé entre Washington et Accra l’année dernière.

Le président Akufo-Addo a toutefois souligné les « difficultés pour maintenir la paix » et le besoin de « prudence », alors que plusieurs de ses voisins d’Afrique de l’Ouest (Mali, Burkina Faso, Nigeria et Côte d’Ivoire) ont été la cible d’attentats revendiqués par différents groupes islamistes.

Durant les dix dernières années, les États-Unis ont étendu leur présence militaire en Afrique, dans le but affirmé de stopper la vague islamiste des groupes de l’État islamique, de Boko Haram et des Shebaabs en Afrique de l’Est.

Jeuneafrique.com

Discours du président ghanéen Nana Akufo lors de la visite de Macron

décembre 5, 2017

Au Ghana Macron découvre la différence entre Francophone et Anglophone.

«J’espère que le commentaire que je m’apprête à faire au sujet de ce problème ne va offenser personne dans cette salle.

Nous ne pouvons plus continuer à mener, dans nos pays, dans nos régions, dans notre continent, une politique sur la base de l’aide de l’occident, de l’Europe, de l’union européenne ou encore de la France.
Cela n’a pas marché, ça ne marche pas et ça ne marchera pas !

Il est de notre responsabilité de trouver des moyens pour développer nos nations par nous-mêmes.
Ce n’est pas juste qu’un pays comme le Ghana, 60 ans après son indépendance continue à définir son budget de l’éducation et de la santé sur la base des financements provenant du contribuable européen.

Au stade où nous sommes, nous devions être capables de financer nous-mêmes nos besoins de base.
Nous allons considérer les 60 années à venir comme un période de transition où nous pourrons être capables de voler de nos propres ailes.

Notre objectif n’est plus de compter sur ce que le contribuable français pourra nous donner. Nous accepterons cependant tout apport que le contribuable français pourra nous apporter à travers son gouvernement. Nous n’allons pas tout simplement tourner le dos à tout apport de l’autre.

Cependant, malgré tout ce qu’il a subi, le continent africain reste celui qui détient plus de 30% de toutes les ressources naturelles les plus importantes du monde. C’est le continent qui a de vastes terres fertiles et la plus grande population jeune, qui constitue une Énergie et le dynamisme dont ce continent a besoin.

Regardez ces jeunes qui font preuve d’ingéniosité pour traverser le Sahara et la méditerranée. Nous avons besoin de cette Énergie et de cette ingéniosité sur notre continent.
Et cette énergie-là, nous l’aurons ici sur notre continent si nous implantons des systèmes politiques qui montrent à ces jeunes qu’ils sont l’espoir, et qu’il y a des opportunités ici en Afrique.

Les phénomènes de migration ne sont pas nouveaux, c’est aussi vieux que l’humanité et s’expliquent par le fait que les gens qui quittent le chez-eux le font parce que leur pays ne leur donne aucun espoir.

Ceux d’entre vous qui connaissent l’histoire de l’Europe au 19 e siècle savent que les grandes vagues d’immigration en Europe au 19 e siècle partaient de l’Italie et de l’Irlande. Des vagues et des vagues d’italiens et d’irlandais ont migré aux USA à la recherche du rêve américain parce qu’il n’y avait pas d’opportunité de travail en Irlande et en Italie.
Aujourd’hui, vous n’entendez plus parler de cette immigration-là.

Les jeunes italiens et irlandais restent chez eux. Nous voulons que les jeunes africains restent aussi en Afrique(applaudissements) pour cela, nous devons refuser cet état d’esprit d’assisté. Cet état d’esprit qui consiste à demander ce que la France ferra pour nous.
La France peut faire ce qu’elle veut de son propre gré et si cela coïncide avec nos intérêts, » tant mieux » comme on dira en Français.

Mais notre principale responsabilité en tant que leader et en tant que citoyen c’est de développer nos propres pays, de mettre sur pied des systèmes de gouvernance qui font des leaders des personnes responsables de leur actes et qui utilisent les moyens mis à leur disposition pour le bien du peuple et non pour leur propre intérêts.
Notre préoccupation devrait consister à nous demander ce que nous devons faire pour éviter que l’Afrique continue à mendier de l’aide et à demander l’aumône dans ce 21e siècle.

Quand tu regardes l’Afrique et considérant ses ressources, C’est l’Afrique qui devrait donner de l’argent à d’autres pays (Macron mal à l’aise secoue la tête et se dissimule). Nous avons des ressources énormes sur ce continent. Nous devons avoir l’état d’esprit du gagnant, nous dire que si les autres ont réussi, alors nous aussi nous pouvons réussir et une fois que nous aurons cet état d’esprit. Nous nous demanderons chaque fois que comment se fait-il que que la Corée, Singapour, la Malaisie qui ont eu leur indépendance au même moment que nous, sont au sommet du classement des pays les plus riches du monde ?
On nous a appris que à l’époque des indépendances le revenu au Ghana était supérieur à celui de Corée. Que s’est-il passé pour que ces pays réussissent cette transition 60 ans après quand nous sommes où nous sommes (à quémander).

Sans vouloir offenser le président français, car je suis francophile et je n’ai aucun problème avec la coopération française, mais notre défi majeur, notre parT de responsabilité devrait être de créer les conditions nécessaires afin que nos jeunes cessent de braver tous ces dangers pour aller en Europe.
Ils n’y vont pas parce qu’ils veulent, mais parce qu’ils ne pensent pas qu’il y a des opportunités dans nos propres pays. Ces conditions, nous pouvons les créer si nous changeons cette mentalité de personnes qui dépendent des autres, cette mentalité d’assisté.

Et si nous y parvenons, nous verrons que dans une décennie l’Afrique émergera et on aura une nouvelle génération d’Africains et en ce moment, les indépendances dont on a parlé pendant la période dite d’indépendance deviendront réelles et effectives.
J’espère qu’en disant cela, je n’offense pas l’intervieweur ou certains de mes amis dans l’assistance. Ceci est ce à quoi je crois fermement.
C’est pourquoi le slogan de mandat est : Nous voulons construire le Ghana sans recours aux aides. Un Ghana qui est indépendant, un Ghana qui se suffit qui vole de ses propres ailes. Monsieur le président voilà ma contribution que je peux apporter

Nana Akufo-Addo

 

Photo de BrazzaNews.
Emmanuel Macron et Nana Akufo
Brazzanews.fr with translated by MB Achid

Ghana: 4 morts dans un incendie et des explosions dans des stations-service

octobre 8, 2017

Accra – Quatre personnes ont été tuées et des dizaines blessées par des explosions dans des stations-service d’Accra, entraînant une vague de réactions appelant les autorités à améliorer la sécurité de ces installations.

Un incendie s’est déclenché dans la nuit de samedi à dimanche à bord d’un camion transportant du gaz naturel dans le quartier de Legon de la capitale ghanéenne. Le feu s’est ensuite propagé à deux stations-service proches, dont l’une de gaz liquéfié, y entraînant des explosions en série. Pris de panique devant le feu et les explosions qui ont ravagé les insallations, de nombreux riverains du quartier ont fui leur domicile.

« La nouvelle de l’explosion de la nuit dernière, qui a provoqué la perte de quatre vies et de nombreux blessés, m’a bouleversé », a tweeté le président Nana Akufo-Addo, tandis que le vice-président Mahamadu Bawumia se rendait dimanche sur les lieux.

« Le gouvernement est déterminé, maintenant plus que jamais, à faire en sorte qu’un tel incident ne puisse plus jamais se reproduire », a ajouté le chef d’Etat.

Le porte-parole des pompiers Billy Anaglate avait auparavant fait état d’un premier bilan de trois morts, précisant que deux des victimes étaient décédées sur les lieux et la troisième à l’hôpital. Il a ajouté que 35 personnes avaient été blessées, dont cinq se trouvant en soins intensifs.

La capitale du Ghana avait déjà été le théâtre d’un incendie similaire et d’une explosion dans une station-service en juin 2015 où plus de 150 personnes avaient trouvé la mort.

Selon M. Anaglate, un des personnes décédées a perdu la vie en sautant d’un pont au carrefour d’Atomic Junction, qui abrite trois stations-service, des transports et des restaurants et où, selon la police, les incendies et explosions se sont produits vers 19h30. Le campus de l’Université du Ghana se trouve également à proximité.

Le ministre adjoint de l’Information, Kojo Oppong Nkrumah, a souligné que 12 camions de pompiers et 200 policiers avaient été déployés sur les lieux.

« Beaucoup de gens se sont rapidement enfuis, ce qui a permis de sauver de nombreuses vies mais a aussi provoqué la panique », a-t-il déclaré à l’AFP. Une enquête a été ouverte.

Les Ghanéens ont exprimé leur colère sur les réseaux sociaux, critiquant la dangerosité des stations-service, dont beaucoup sont situées près d’écoles, d’hôpitaux et de commerces.

Une pétition en ligne adressée au président Akufo-Addo exigeant une réglementation plus stricte et des inspections des installations a été lancée dans la foulée de l’incident et signée par plus de 1.500 personnes dimanche matin.

Elle propose notamment que les stations-service ne soient pas situées à moins de 50 m des habitations et 100 m des écoles et hôpitaux.

Une Ghanéenne vivant aux Pays-Bas, Abena Awuku, qui a proposé les mesures sur le site change.org, a prévenu que les stations-service « représentaient des catastrophes en puissance et qu’il fallait agir immédiatement ».

« Un incident de ce type s’est produit il y a deux ans et on nous a servi des mensonges et des promesses vides sur les mesures à prendre et voilà ce à quoi nous avons eu droit », a-t-elle commenté à l’AFP.

« Ces morts auraient pu être évités facilement et il nous faut éviter que cela ne se reproduise à l’avenir », a-t-elle ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 08 octobre 2017 13h35)                                            

Près de 300 réfugiés togolais fuient vers le Ghana

septembre 27, 2017

Accra – Près de 300 Togolais ont fui vers le Ghana depuis la semaine dernière, fuyant la répression des manifestations populaires contre le pouvoir en place, a révélé mercredi une source officielle ghanéenne.

Ces refugiés sont arrivés dans le district de Chereponi (nord-est du Ghana), à la frontière entre les deux pays, a expliqué à l’AFP Tetteh Paddy, directeur du Conseil ghanéen pour les réfugiés. « Les premiers sont arrivés dans la nuit de mercredi à jeudi la semaine dernière, mais ils continuaient aujourd’hui (mercredi) à franchir la frontière, même si c’est en moins grand nombre ».

Tahiru Abdul Razak, le chef du district de Chereponi, a déclaré à la presse avoir distribué de « la nourriture, des nattes de sol, des couvertures et des moustiquaires » aux réfugiés. « A cause des manifestations à Mango (Togo), ils ont été frappés, et ils ont eu peur d’être tués. Hier (mardi), la pression était trop forte, car ils ont entendu dire que d’autres manifestations étaient prévues ».

La semaine dernière, des dizaines de milliers de Togolais avaient manifesté à l’appel de l’opposition à travers le pays les 20 et 21 septembre, pour demander le départ du président Faure Gnassingbé, héritier d’une famille au pouvoir depuis 50 ans.

A Mango (extrême nord du Togo), la répression a été particulièrement violente, faisant un mort par balles (un enfant de 10 ans) et plus de 20 blessés, selon les chiffres officiels, trois morts selon l’opposition.

Deux corps ont été retrouvés dans le fleuve qui traverse la ville, les 22 et 23 septembre, victimes de la répression des forces de l’ordre, selon Eric Dupuy, porte-parole de l’Alliance nationale pour le changement.

« Les militaires ont mené des expéditions punitives toute la nuit (de mercredi à jeudi) à Mango », avait alors déclaré l’opposante Brigitte Adjamagbo-Johnson.

La présidence togolaise affirme que les violences sont dues aux manifestants et qu’elle n’a pas donné son feu vert pour que des manifestations aient lieu dans cette localité.

Concernant les deux corps retrouvés dans le fleuve, un responsable de la gendarmerie a affirmé qu’ils « n’étaient pas liés aux événements survenus le 20 septembre. »

« Ce n’est pas la première fois que des corps sont repêchés dans ce fleuve. En plus, aucune lésion n’a été retrouvée sur ces corps », a-t-il ajouté.

Depuis le début de la crise, en août dernier, les événements ont fait au moins 4 morts dans le pays, 6 selon l’opposition. Les manifestations de la semaine dernière ont été particulièrement réprimées et l’opposition et la société civile ont dénombré des dizaines de blessés dans le nord du Togo.

L’opposition togolaise s’est rassemblée ces dernières semaines pour demander le départ du président Faure Gnassingbé, qui a succédé à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, décédé en 2005 après avoir dirigé le Togo d’une main de fer pendant 38 ans.

La société civile a décidé de participer au mouvement la semaine dernière, en lançant « un front citoyen dénommé Togo Debout ». « La crise socio-politique que traverse notre pays le Togo depuis quelques semaines déjà ne cesse de prendre, de jour en jour des proportions grandissantes et très inquiétantes », ont mis en garde les associations de la société civile togolaise.

Romandie.com avec (©AFP / 27 septembre 2017 19h37)