Posts Tagged ‘Gianni Infantino’

Ethique : le président de la FIFA blanchi

août 5, 2016

Gianni Infantino, président de la FIFA, en février à Zurich.

Gianni Infantino, président de la FIFA, en février à Zurich. Ennio Leanza / AP
Le nouveau président de la FIFA, Gianni Infantino, n’a « pas violé le code d’éthique » de l’organisation, a estimé vendredi 5 août dans un communiqué la commission d’éthique de l’instance, qui a décidé de clore son enquête le concernant.

Les investigations portaient notamment sur des vols d’avion effectués par M. Infantino ainsi qu’un différend d’ordre contractuel entre l’Italo-Suisse et la FIFA, dont il est le président depuis le 26 février.

Les preuves rassemblées lors de l’enquête préliminaire « suggéraient au premier abord des cas de violations du code de l’éthique au vu de plusieurs vols effectués par M. Infantino lors des premiers mois de sa présidence », de questions de ressources humaines et « du refus de M. Infantino de signer le contrat spécifiant les conditions de sa relation de travail avec la FIFA », explique l’instance dans le communiqué.

Lire aussi :   Le nouveau président de la FIFA s’explique sur la polémique concernant son salaire

Pas de conflit d’intérêts

Début juin, des médias allemands avaient notamment affirmé que Gianni Infantino avait jugé le salaire que lui proposait la FIFA insuffisant et qu’il faisait l’objet d’une enquête de la commission d’éthique pour avoir demandé dans des courriels la destruction de l’enregistrement des minutes du dernier conseil de son instance, où la question de son salaire était évoquée. Selon les médias allemands, il risquait pour cela une suspension provisoire de quatre-vingt-dix jours.

La commission d’éthique avait démenti dans la foulée l’ouverture d’une enquête, et explique vendredi dans son communiqué l’avoir fait pour « s’assurer d’une procédure indépendante et impartiale ».

Lors de l’enquête formelle, « aucune situation significative de conflit d’intérêts concernant la position de M. Infantino à la FIFA n’a été identifiée », poursuit le communiqué, précisant que « les avantages dont a profité M. Infantino n’étaient pas considérés comme non conformes » aux régulations FIFA en vigueur.

Lemonde.fr avec AFP

« Panama papers » : le contrat douteux signé par Gianni Infantino, le nouveau patron de la FIFA

avril 5, 2016

Le président de la FIFA Gianni infantino, le 31 mars.

Le président de la FIFA Gianni infantino, le 31 mars. Fernando Vergara / AP
Le 26 février, dans son discours de candidat à la présidence de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino avait promis de restaurer la réputation de l’instance planétaire, minée par des scandales de corruption. Six semaines après l’élection du Suisse à la tête de l’organisation faîtière du ballon rond, son nom apparaît dans les « Panama papers ».

Selon les informations du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, l’Helvète a signé en 2006 et 2007 des contrats commerciaux, au nom de l’Union des associations européennes de football (UEFA), avec une entreprise offshore détenue par des hommes d’affaires, actuellement inculpés par la justice américaine dans le cadre de l’enquête sur le scandale de la FIFA.

En septembre 2006, la société Cross Trading a ainsi acheté à l’UEFA les droits télévisés de la Ligue des champions pour la période 2006-2009 pour 111 000 dollars. En mars 2007, elle a également obtenu pour une saison les droits de la Coupe de l’UEFA et de la Supercoupe d’Europe pour 28 000 dollars. Derrière Cross Trading figurent les hommes d’affaires argentins Hugo et Mariano Jinkis, placés en détention provisoire et inculpés en mai 2015 par le parquet fédéral de New York pour avoir versé des dizaines de millions de dollars de pots-de-vin en échange de droits de diffusion de compétitions FIFA en Amérique du Sud.

311 170 dollars de droits télévisés

Implantée dès 1998 sur l’île de Niue, dans le Pacifique, avant de s’exporter aussi aux Seychelles et dans le Nevada, Cross Trading a revendu pour 311 170 dollars les droits télévisés de la Ligue des champions (2006-2009) au groupe télévisé équatorien Teleamazonas. La société a par ailleurs vendu les droits de la Coupe de l’UEFA et de la Supercoupe d’Europe au même groupe pour 126 000 dollars. Cross Trading a ainsi réalisé une marge de un à trois, voire de un à quatre, grâce à ces transactions, selon les documents consultés par la Süddeutsche Zeitung.

Cross Trading a été créée notamment grâce au cabinet d’avocats de l’Uruguayen Juan Pedro Damiani, membre fondateur du comité d’éthique de la FIFA depuis 2006. Ce dernier fait actuellement l’objet d’une enquête interne de la Fédération internationale.

Les deux contrats scellés entre la société offshore et l’UEFA ont été paraphés par Hugo Jinkis et par… Gianni Infantino, alors directeur de la division des affaires juridiques de l’UEFA (2004-2007), un poste qu’il a occupé avant de devenir secrétaire général de l’institution, puis le bras droit de son président, Michel Platini, en 2009.

En septembre 2015, la Süddeutsche Zeitung a demandé à l’UEFA si l’un de ses responsables a ou avait eu, au cours des vingt dernières années, des relations commerciales avec une ou plusieurs des quatorze personnes inculpées par la justice américaine dans le cadre de son enquête sur la FIFA, ou avec leurs entreprises. Le journal avait notamment envoyé à l’instance européenne la liste des prévenus, sur laquelle figuraient Hugo et Mariano Jinkis. L’UEFA a assuré qu’elle n’a ou n’avait jamais eu « aucune relation commerciale avec les personnes mentionnées ou leurs entreprises. »

Cinq jours après l’élection de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA, la Süddeutsche Zeitung a posé la même question au nouveau patron du football mondial, en s’appuyant sur les documents des « Panama papers ». Le 8 mars, la porte-parole de la FIFA assurait que « Gianni Infantino n’a jamais eu affaire personnellement ni en tant que secrétaire général de l’UEFA, en son temps, avec l’une des personnes ou organisations nommées. » La Süddeutsche Zeitung relance alors l’institution en posant la même question et en visant la période où auparavant Gianni Infantino occupait la fonction de directeur de la division des affaires juridiques de l’UEFA. « II n’a eu affaire dans aucune de ses fonctions à l’UEFA à l’une des personnes ou organisations nommées », a indiqué la FIFA.

« Nous ne savions pas qui étaient les véritables propriétaires »

Le 23 mars, le journal envoie par email à l’UEFA les contenus du contrat signés en 2006 par Gianni Infantino et Cross Trading. Six jours plus tard, l’UEFA admet la conclusion de cet accord. Selon la Süddeutsche Zeitung, cet accord inclurait par ailleurs, via un « hospitality sales agreement » la société Traffic Sports Europe, dirigée par le Brésilien José Hawilla. Ce dernier a été inculpé par la justice américaine et a plaidé coupable de fraude et d’obstruction à la justice, acceptant au passage de rembourser la bagatelle de 151 millions de dollars au gouvernement des Etats-Unis.

Pourquoi l’UEFA a-t-elle vendu des droits télévisés à des prix inférieurs au prix du marché ? D’autant que Cross Trading a vendu ces droits à Teleamazonas, dès juillet 2006, soit deux mois avant la conclusion de son contrat avec l’instance européenne. Selon des documents recueillis par la Süddeutsche Zeitung, l’UEFA avait scellé un accord similaire avec Cross Trading pour la période 2003-2006. Selon le journal allemand, les Jinkis ont gagné près de 600 000 dollars grâce aux droits télévisés accordés par l’UEFA pour l’Equateur.

Contactée par la Süddeutsche Zeitung, l’UEFA précise que « tous les contrats devraient être examinés, avant signature, par la division des affaires juridiques. » « Nous ne savions pas qui étaient à l’époque les véritables propriétaires de Cross Trading », ajoute l’instance européenne. Gianni Infantino a-t-il fait preuve d’une légèreté coupable en paraphant ces documents sans savoir avec qui précisément il faisait affaire? De son côté, la FIFA récuse tout soupçon d’irrégularité.

Monica Almeida ; Catherine Boss ; Mauritius Much ; Frederik Obermaier ; Bastian Obermayer ; Thomas Kistner (pour la Süddeutsche Zeitung) (Adaptation de Rémi Dupré et Adrien Pécout pour Le Monde)

 Lemonde.fr par Adrien Pécout , Journaliste au Monde

La Fifa réclame des comptes et des millions de dollars à ses ex-dirigeants

mars 16, 2016

(développement)

Zurich (awp/afp) – Deux semaines après l’élection de Gianni Infantino à la présidence en remplacement de Sepp Blatter, la Fifa demande des comptes à ses anciens dirigeants indélicats poursuivis aux Etats-Unis et accusés d’avoir détourné plus de 200 millions de dollars.

Secouée par le pire scandale de son histoire, la Fifa, se basant sur l’enquête de la justice américaine, accuse également l’Afrique du Sud d’avoir acheté le Mondial-2010, en versant 10 millions de dollars de pot de vin, notamment au sulfureux Jack Warner, selon des documents rendus publics mercredi.

« La Fifa a transmis des documents aux autorités américaines pour réclamer des dizaines de millions de dollars » auprès de 39 anciens dirigeants du football mondial, dont des anciens vice-présidents de la Fifa, poursuivis par la justice américaine pour corruption, a indiqué la Fifa.

Dans un document de 21 pages, la fédération internationale, qui se pose en « victime », explique que durant « de nombreuses années, les accusés ont largement abusé de leur position pour s’enrichir personnellement, causant un dommage significatif et direct à la Fifa ». « Alors que l’enquête se poursuit, les pertes peuvent être estimées à des dizaines de millions de dollars », ajoute le document.

« Nous ne savons pas encore combien précisément nous pouvons réclamer », a précisé une source proche de la Fifa. « Cela dépendra de la somme finale que les autorités américaines récupèreront auprès des accusés. Mais il s’agit d’un montant très substantiel. »

-‘Plus de 190 millions de dollars’ détournés-

Ce nouvel épisode d’une procédure américaine ouverte en mai 2015 marque une rupture. Il intervient juste après l’élection le 26 février de Gianni Infantino à la présidence de la Fifa, alors que son prédécesseur Sepp Blatter, contraint à la démission, est lui mis en examen par la justice suisse.

« Quand la Fifa aura récupéré cet argent, il retournera à son but initial, le développement du football international », a réagi Gianni Infantino, cité dans un communiqué. « La Fifa veut récupérer cet argent et nous sommes déterminés à y parvenir, peu importe le temps que cela prendra », a poursuivi l’ancien secrétaire général de l’UEFA, qui s’est lancé avec succès dans la conquête de la Fifa alors que son président Michel Platini, a dû renoncer en raison d’une suspension de 6 ans pour un paiement controversé de 1,8 M EUR reçu de Sepp Blatter.

Selon l’acte d’accusation de la justice américaine, les 39 anciens responsables du football mondial et deux sociétés de gestion de droits marketing mis en cause ont détourné « plus de 190 millions de dollars ». A ce jour, « plus de 100 M USD ont été identifiés, récupérés ou gelés aux Etats-Unis et à l’étranger ».

Parmi les cerveaux présumés de ce vaste réseau de corruption figurent le Trinidadéen Jack Warner, ex-président de la Confédération d’Amérique du Nord et des Caraïbes (Concacaf) et ancien vice-président de la Fifa ainsi que Jeffrey Webb, originaire des îles Caïman, ex-président de la Concacaf et lui aussi ancien vice-président de la Fifa.

Arrêté à Zurich, Webb, qui plaide non coupable, a été extradé aux Etats-Unis tandis que Warner est sous le coup d’une demande d’extradition américaine.

-Webb mène grand train-

Sur la base de l’enquête américaine, la Fifa accuse également Warner et Chuck Blazer, ancien secrétaire général de la Concacaf, d’être les bénéficiaires d’une opération d’achats de vote pour l’attribution du Mondial-2010 en Afrique du Sud.

Pour obtenir ce Mondial, l’Afrique du Sud a « offert un pot-de-vin de 10 M USD en échange des voix de Warner, Blazer et d’un troisième membre du comité exécutif », assure la Fifa.

Mais la Fifa ne réclame pas seulement le fruit des pots-de-vin et autres fraudes, elle veut également récupérer les salaires et avantages versés aux accusés, pour un montant total, depuis 2004, de 28 M USD.

A Blazer, longtemps membre de son comité exécutif, la Fifa réclame 5,4 M USD (4,8 M EUR). La Fifa demande aussi 3,5 M USD à un autre membre du gouvernement du foot mondial, le Brésilien Ricardo Teixeira, gendre de l’ancien président de la Fifa Joao Havelange.

Mais reste encore à connaître précisément ce que les accusés ont véritablement amassé durant toutes ces années.

C’est dans ce sens que la Fifa a demandé à la justice américaine d’évaluer le patrimoine de Jeffrey Webb.

Extradé aux Etats-Unis et remis en liberté contre une caution de 10 M USD, Webb continue de mener grand train. A l’appui de leur demande, les avocats de la Fifa ont joint un article de presse qui, photos à l’appui, montre que le 8 février, Webb a encore célébré en grande pompe les 40 ans de son épouse Kendra, dans leur demeure d’Atlanta.

Romandie.com avec(AWP / 16.03.2016 14h31)

Gianni Infantino est le nouveau président de la FIFA

février 26, 2016

Gianni Infantino a été élu vendredi 26 février. AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI

Gianni Infantino a été élu vendredi 26 février. AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI FABRICE COFFRINI / AFP
Gianni Infantino, jusque-là secrétaire général de l’UEFA, a été élu président de la FIFA, avec 115 voix au second tour de l’élection, devant le cheikh bahreïni Salman Ben Ibrahim Al-Khalifa, président de la Confédération asiatique (88 voix), le prince jordanien Ali Ben Al-Hussein (4) et le Français Jérôme Champagne (0), vendredi 26 février à Zurich.

C’est la « semaine la plus importante des cent douze ans d’histoire de la FIFA », avait déclaré le natif de Brigue (Suisse). Il y a six mois, personne ne s’attendait à voir le zélé secrétaire général de l’UEFA briguer la fonction suprême.

« Restaurer l’image de la FIFA »

Mais depuis aujourd’hui, ce facétieux juriste au crâne glabre est officiellement le nouveau président de la FIFA. Agé de 45 ans, il succède à Joseph Blatter, en place depuis dix-sept ans, et est élu pour un mandat de quatre ans. Il aura pour mission de restaurer l’image et la crédibilité de la FIFA, engluée dans la pire crise de son histoire, sur fond de corruption à grande échelle.

« Nous allons restaurer l’image de la FIFA », a assuré Gianni Infantino juste après son élection. « Tout le monde doit être fier de la FIFA », a insisté l’ancien n°2 de Michel Platini, qui s’est félicité de ce « grand signe de démocratie ».

« J’ai fait un voyage exceptionnel, qui m’a fait rencontrer beaucoup de gens fantastiques, beaucoup de gens qui aiment le foot, respirent le foot chaque jour, et beaucoup de gens qui méritent que la FIFA soit hautement respectée. »

Lemonde.fr

Présidence de la FIFA : Gianni Infantino candidat avec le soutien de l’UEFA

octobre 26, 2015

Gianni Infantino, numéro 2 de l’UEFA, est désormais candidat à la présidence de la FIFA. DENIS BALIBOUSE / REUTERS

Gianni Infantino, numéro 2 de l’UEFA, est désormais candidat à la présidence de la FIFA. DENIS BALIBOUSE / REUTERS

Le secrétaire général de l’UEFA Gianni Infantino se lance dans la course à la présidence de la FIFA. C’est le comité exécutif de l’UEFA qui l’a fait savoir, lundi 26 octobre, en apportant son soutien au Suisse :

« Nous sommes ravis que Gianni se présente. Il est en pleine procédure pour présenter les parrainages nécessaires et fera un communiqué plus tard. »

Parallèlement, le président de la Fédération libérienne de football, Musa Bility, a lui aussi annoncé, lundi, qu’il avait déposé sa candidature à la présidence de la FIFA.

Appel rejeté

Dans son communiqué, l’UEFA semble lâcher son président, Michel Platini, actuellement suspendu mais toujours candidat à la tête de la FIFA. Il y a dix jours, l’institution avait pourtant apporté son « soutien total » à la candidature de son président.

Par ailleurs, un des deux appels de M. Platini déposés auprès de la FIFA a été rejeté, ont rapporté, lundi, les avocats du président de l’UEFA.

Michel Platini conteste sa suspension de quatre-vingt-dix jours dans l’affaire d’un paiement controversé de 1,8 million d’euros, en février 2011, reçu de Sepp Blatter, président démissionnaire de la FIFA, pour un travail de conseiller achevé en 2002.

Une élection très incertaine

Les candidats ont jusqu’à ce lundi minuit pour déposer leurs parrainages. Pour l’heure, en comptant Gianni Infantino, ils sont huit en lice :

  • Michel Platini, l’ex-favori. Il est aujourd’hui dans une situation inconfortable. Bien que suspendu jusqu’au 5 janvier, l’ex-meneur des Bleus a maintenu sa candidature en attendant la décision finale de la justice sportive.
  • Cheikh Salman, membre de la famille royale de Bahreïn. Président de la Confédération asiatique de football (AFC) depuis 2013, il connaît bien la FIFA, pour en occuper l’un des postes de vice-président.
  • Tokyo Sexwale, ancien compagnon de prison de Nelson Mandela, et homme d’affaires sud-africain. Il n’est pas issu du sérail du football.
  • Le prince Ali, demi-frère du roi jordanien Abdallah. Il avait poussé Joseph Blatter au second tour en mai. Il était alors soutenu par l’UEFA.
  • Jérôme Champagne, ancien secrétaire général adjoint de la FIFA.
  • David Nakhid, ex-capitaine de la sélection nationale de Trinité-et-Tobago, passé par le Grasshopper Zurich.
  • Musa Bility, président de la Fédération de football du Liberia. Il a annoncé sa candidature lundi, au dernier jour possible.

L’élection est prévue pour le 26 février à Zurich. Elle n’a jamais été aussi ouverte et indécise, alors que la FIFA croule sous les affaires et les scandales.

Lemonde.fr