Posts Tagged ‘Gilbert Diendéré’

Burkina Faso : Le procès du putsch manqué de 2015 à nouveau reporté

juillet 23, 2019

 

Le procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso a de nouveau été renvoyé au 29 juillet, dans l’attente d’une décision du Conseil constitutionnel saisi par les avocats du général Gilbert Diendéré, un des principaux accusés.

C’est le deuxième renvoi depuis le 15 juillet, date à laquelle devaient commencer les plaidoyers de la défense. Les avocats du général Diendéré ont informé avoir déposé une «question prioritaire d’inconstitutionnalité». «Le tribunal doit, sans chercher à apprécier, surseoir à appliquer les dispositions qui posent problème et saisir le conseil constitutionnel qui doit statuer dans un délai maximum d’un mois», avait expliqué Me Mathieu Somé, un des avocats du général Gilbert Diendéré.

Le 16 septembre 2015, des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute du président Blaise Compaoré, chassé le 31 octobre 2014 par une insurrection populaire après 27 ans au pouvoir.

Au total, 84 accusés sont jugés depuis février 2018, dont le général Gilbert Diendéré, principal accusé et cerveau présumé du coup de force manqué, qui avait fait 14 morts et 270 blessés. Lors du putsch, le général Diendéré avait pris la tête du Conseil national pour la démocratie, organe dirigeant des putschistes, avant de rendre le pouvoir face à la pression populaire et à l’armée loyaliste.

Le procureur du tribunal militaire de Ouagadougou a requis la prison à vie à l’encontre des généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, les deux principaux accusés du procès du putsch manqué de 2015, après avoir demandé la reconnaissance de leur culpabilité pour «attentat à la sûreté de l’état», «trahison», «meurtres et coups et blessures».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Burkina: la défense conteste le tribunal au procès du putsch manqué de 2015

mars 21, 2018

Ouagadougou – La défense a persisté à contester la légalité du tribunal, au procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso, qui a repris mercredi à Ouagadougou en présence des principaux accusés, les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé.

Les avocats s’étaient retirés dès l’ouverture du procès le 27 février, entraînant sa suspension pendant trois semaines, parce qu’ils contestaient la légalité du tribunal militaire, composé de deux magistrats professionnels et de trois militaires ayant le rôle d’assesseurs.

84 accusés sont jugés, dont les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, cerveaux présumés du putsch qui a fait 14 morts et 270 blessés. Le 16 septembre 2015, des soldats du régiment de sécurité présidentielle (RSP) avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute du président Blaise Compaoré. Le RSP était la garde prétorienne de Compaoré, chassé le 31 octobre 2014 par la rue après 27 ans au pouvoir.

Le général Diendéré, en treillis, est apparu détendu à l’ouverture de l’audience dans un quartier huppé du sud de Ouagadougou, devant un public fourni. Le général Bassolé, en costume, a montré un visage plus fermé.

Comme il y a trois semaines, les autorités ont pris des mesures de sécurité drastiques: périmètre bouclé dans un rayon de 150 mètres autour du tribunal par la gendarmerie et l’armée et interdiction de tout appareil électronique, notamment les téléphones portables, dans la salle d’audience.

La défense a demandé la « récusation des deux magistrats professionnels », a indiqué l’un des avocats du général Diendéré, Me Christophe Birba. Selon Me Mathieu Somé, un autre avocat, le décret ayant créé le tribunal militaire n’est plus valable car il a été « supprimé ».

« Cette stratégie de défense est bien connue: discréditer la juridiction, dire que la juridiction n’est pas légitime… beaucoup de dictateurs ont utilisé cette procédure », a rétorqué Me Guy Hervé Kam, un des avocats des parties civiles. Pour Me Prosper Farama, un autre avocat, « la demande (de récusation) formulée tardivement est irrecevable ».

Le tribunal ne s’est pas prononcé sur les demandes de la défense.

Le général Diendéré, qui avait pris la tête du coup d’Etat, et les autres personnes poursuivies sont accusés d’attentat à la sûreté de l’État, meurtres, coups et blessures volontaires.

Le général Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères de l’ex-président Blaise Compaoré, est poursuivi pour « trahison » sur la base de l’enregistrement d’une conversation téléphonique qu’il aurait eue avec le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, dans laquelle celui-ci semble affirmer son soutien au putsch de septembre 2015.

L’audience a été suspendue et doit reprendre jeudi.

Romandie.com avec(©AFP / 21 mars 2018 19h06)                                            

Putsch manqué au Burkina: le procès de Gilbert Diendéré et de ses coaccusés s’ouvre mardi

février 25, 2018

 

Le général Gilbert Diendéré à l’aéroport de Ouagadougou, le 18 septembre 2015. © Theo Renaut/AP/SIPA

Le procès de 84 accusés, dont les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, soupçonnés d’être les cerveaux du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso, s’ouvre mardi devant la justice burkinabè.

L’audience doit débuter à 9 heures (locales et GMT) devant la Chambre de jugement du tribunal militaire, délocalisée pour la circonstance à la Salle des banquets de Ouaga 2000, un quartier huppé au sud de Ouagadougou.

Les accusés risquent tous de lourdes peines au terme de ce procès censé durer plusieurs mois, selon des sources judiciaires, qui ont précisé que « lecture de l’ordonnance de plus de 15 000 pages annoncera la couleur de ce procès marathon ».

Le 16 septembre 2015, des soldats du régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré, avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute de M. Compaoré, chassé le 31 octobre 2014 par la rue après vingt-sept ans au pouvoir.

Dispositif de protection

Le général Diendéré, qui avait pris la tête du coup d’État, et les autres personnes poursuivies sont notamment accusés d’attentat à la sûreté de l’État, meurtres, coups et blessures volontaires.

Le général Djibrill Bassolé, ancien chef de la diplomatie, est lui poursuivi pour « trahison » sur la base de l’enregistrement d’une conversation téléphonique qu’il aurait eue avec le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, dans laquelle celui-ci semble affirmer son soutien au putsch de septembre 2015.

Selon des sources sécuritaires, un important dispositif de protection est prévu pour l’audience, mobilisant plusieurs centaines d’agents de sécurité à l’intérieur et aux abords de la salle d’audience, et des véhicules blindés, après l’annonce de velléités de manifestation le jour du procès.

« Demander pardon au peuple »

Pour l’Association des blessés du coup d’État du 16 septembre 2015 (ABCE), le procès qui s’ouvre « donne l’espoir de panser (leurs) blessures et d’envisager une réconciliation ».

Ce procès devra être l’opportunité pour les accusés de « reconnaître leurs torts et demander pardon au peuple », estime le secrétaire général adjoint de l’ABCE, Christophe Lompo.

« Nous attendons que la lumière soit faite, la vérité dite et que les réparations et indemnisations aux parents des martyrs et aux blessés soient faites », a espéré de son côté le président de l’ABCE, Honoré Sawadogo.

Test grandeur nature

« Au-delà des ayants droit des victimes et des blessés, ce procès interpelle l’ensemble des démocrates, patriotes et révolutionnaires et appelle à la plus grande vigilance », a jugé le président du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), Chrysogone Zougmoré, qui apporte une assistance judiciaire aux victimes.

Selon le MBDHP, ce procès est un « test grandeur nature de la crédibilité de la justice burkinabè », accusée très souvent d’être aux ordres du pouvoir.

Pour sa part, la Nouvelle alliance pour le Faso (Nafa), le parti de Djibrill Bassolé, a dénoncé la « mainmise de l’exécutif sur le tribunal militaire ».

« Trop de décisions iniques et arbitraires ont été prises à mon encontre en violation flagrante de mes droits pour que je fasse confiance à la justice militaire », a confié mardi Djibrill Bassolé dans un entretien au quotidien privé Le Pays.

Grand déballage

Le général Gilbert Diendéré, principal accusé, ancien chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, s’est attaché les services de cinq avocats pour ce procès, a confié un de ses proches, sous couvert de l’anonymat.

« Il est prêt pour ce procès, prêt pour un grand déballage », a-t-il assuré. « C’est un procès d’essai pour le Burkina Faso, parce qu’il y a beaucoup de dossiers pendants. C’est à travers celui-là que le peuple va tester notre justice », a confié un proche du général Gilbert Diendéré, le principal accusé.

Selon des sources judiciaires, le général Diendéré a demandé que des hauts responsables de l’armée puissent comparaitre comme témoins, de même que l’actuel président Roch Marc Christian Kaboré et l’ancien président de la transition Michel Kafando.

Pour certains analystes, le procès du putsch de 2015 pourrait apporter des éclaircissements sur des affaires non résolues, comme l’assassinat du président Thomas Sankara en 1987 ou du journaliste Norbert Zongo en 1998, dans lesquelles les noms du général Diendéré ou de la garde prétorienne de Blaise Compaoré sont souvent cités.

Jeuneafrique.com

Burkina-Faso/Congo: Sassou négocie l’exil du putschiste Dienderé à Brazzaville

novembre 8, 2017

Gilbert Dienderé


En détention préventive depuis l’échec du coup d’État le plus bête au Monde, le général Burkinabé Gilbert Dienderé serait-il en passe d’être libéré pour un exil doré au Congo? Des tractations en ce sens pilotées par Denis Sassou Nguesso du Congo et Alassane Ouattara de la Côte D’Ivoire sont en cours.

Au soir du jeudi 17 septembre 2015, Gilbert Diendere signait sa descente aux enfers en s’érigeant comme leader d’un putsch contre les autorités de la transition au Burkina Faso. Face aux pressions internationales, mais et surtout à la détermination du peuple Burkinabé et des militaires loyalistes, le rêve de Gilbert Diendéré se poursuivait dans une cellule de la prison de Ouagadougou où il est détenu.

Pendant son court moment de gloire, le général Gilbert Diendere a bénéficié du soutien indéfectible de certains dictateurs Africains à l’instar de Denis Sassou Nguesso qui a mal digéré la chute de son collègue Blaise Compaoré.

Mais face à un peuple déterminé aucune dictature ne peut s’imposer. La victoire de Roch Marc Christian Kabore à la présidentielle a depuis donné l’occasion à Denis Sassou Nguesso de créer un pont entre Brazzaville et Ouagadougou.

Roch Christian Marc Kaboré s’est d’abord rendu à Oyo dans le village de Denis Sassou Nguesso où la situation du général Gilbert Diendéré a été évoquée. Le chef de l’État Congolais a demandé à son interlocuteur d’agir avec dextérité sur le dossier des Putschistes emprisonnés.

Ces négociations en coulisse ont permis aujourd’hui la mise en résidence surveillée du général Djibril Bassolé impliqué aussi dans le coup d’État. Gilbert Diendéré quant à lui rejoindra le Congo Brazzaville selon le compromis trouvé entre Alassane Ouattara, Denis Sassou Nguesso et Roch Marc Christian Kaboré.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Burkina : 107 personnes inculpées pour le putsch raté du général Diendéré

avril 12, 2017

Le général Gilbert Diendéré à l’aéroport de Ouagadougou, le 18 septembre 2015. © Theo Renaut/AP/SIPA

Selon nos information, 107 personnes ont été inculpées par le juge d’instruction en charge de l’enquête sur le putsch raté de mi-septembre 2015 du général Gilbert Diendéré. Le procès concernant ce dossier n’est toutefois pas attendu avant la fin de l’année.

Depuis l’ouverture de l’enquête sur le coup d’État manqué de septembre 2015 du général Diendéré et du Régiment de sécurité présidentielle, la justice militaire burkinabè a inculpé 107 personnes pour leur implication présumée, a appris Jeune Afrique ce mercredi 12 avril.

« Le juge d’instruction veut clôturer l’enquête, et va convoquer  incessamment les avocats des accusés pour recueillir leurs observations avant de transmettre le dossier au parquet militaire pour clôture car il n’y a plus d’acte à poser », a confié sous couvert de l’anonymat une source proche de l’enquête.

En décembre dernier, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Alioune Zanré avait fait état de l’inculpation de 90 personnes pour leur participation présumée à la tentative de putsch de 2015. Parmi ces dernières, plus de 40 sont détenues à la Maison d’arrêt et de correction des armées. Il s’agit pour la plupart des militaires de l’ex-garde de l’ancien président  Blaise Compaoré, en exil en Côte d’Ivoire depuis sa chute en octobre 2014.

Alioune Zanré avait également précisé qu’une dizaine de civils étaient poursuivis pour complicité avec les auteurs présumés du putsch parmi lesquels Léonce Koné, connu pour avoir dirigé le directoire du  Congrès pour la démocratie et le Progrès (CDP) au lendemain de l’insurrection populaire ou encore l’homme d’affaires et ex-président du parti de Compaoré, Eddie Komboigo. Me Hermann Yaméogo, patron de l’UNDD est aussi mis en cause à l’instar des journalistes Adama Ouédraogo dit Damiss et Caroline Yoda.

Un procès avant la fin de l’année

Depuis donc, de nouveaux noms sont venus gonfler la liste des personnes mises en cause dans ce dossier. Celui du député Salif Sawadogo −membre du CDP − par exemple. D’après nos informations,  l’ex députée et par ailleurs épouse du général putschiste, Fatou Diendéré, et l’ancien ministre des Sports, René Émile Kaboré, tous deux en fuite, font l’objet de poursuite pour complicité.

Le général Diendéré, le principal accusé − il est accusé de crimes contre l’humanité et d’atteinte à la sûreté de l’État − a vu son temps de détention prolongé de six mois par la justice militaire. Idem pour le général Djibrill Bassolé, poursuivi lui aussi pour atteinte à la sûreté de l’État.

Pour l’instant, la justice militaire n’avance aucune date pour les premières audiences de ce procès. « Nous devons  forcément juger l’affaire avant la fin de cette année », a toutefois assuré à Jeune Afrique une source judiciaire. Et de conclure : « Notre souhait était de juger l’affaire en juin mais ça m’étonnerait que l’on puisse tenir ce délai à présent. »

Jeuneafrique.com par

Burkina Faso: Deux journalistes burkinabè arrêtés et incarcérés dans le cadre du putsch manqué

décembre 15, 2015

 

Deux journalistes burkinabè ont été interpellés et mis sous mandat de dépôt dans le cadre du putsch perpétré en mi-septembre dernier par le général Gilbert Diendéré et des éléments de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), a-t-on appris mardi de sources médiatiques.
Selon la Radio Omega FM qui donné l’information mardi matin, il s’agit des journalistes Adama Ouédraogo dit Damiss de L’Observateur Paalga et Caroline Yoda de la télévision privée BF1.

Le premier a été déféré à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), tandis que la seconde a été déférée à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).

Leur interpellation et incarcération seraient intervenues lundi. ‘’Il leur est reproché d’avoir été impliqués dans le putsch, mais ce n’est pas lié à leur travail de journaliste », a précisé une source judiciaire proche du dossier.

Le 16 septembre 2015, des éléments de l’ex-RSP, avec à leur tête, le général Gilbert Diendéré, ont pris en otage le président de Transition Michel Kafando, le Premier ministre Yacouba Isaac Zida et deux membres du gouvernement.

Le lendemain matin, un communiqué annonçait la mise en place du Conseil national de la démocratie (CND) dirigé par le général Diendéré. Une résistance farouche du peuple burkinabè s’est alors opérée pour aboutir à l’échec du coup d’Etat et au retour des organes de la transition.

Dans le rapport de la Commission d’enquête mise en place pour le putsch manqué, remis au Premier ministre en novembre dernier, il ressort des noms de commanditaires, d’exécutants du coup d’Etat manqué.

Parmi ces noms cités figurent aussi bien des militaires que des civiles. Certaines personnes interpellées séjournent actuellement à la MACA ou à la MACO.

Au nombre des personnes en prison, les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, par ailleurs ancien ministre des affaires étrangères, les politiciens Léonce Koné et Hermann Yaméogo de l’ex-majorité présidentielle.

Apanews.net

 

Burkina: le général putschiste Diendéré inculpé de crime contre l’humanité

octobre 16, 2015

Ouagadougou – Le général Gilbert Diendéré, qui a pris la tête du coup d’Etat raté du 17 septembre au Burkina Faso, a été inculpé de crime contre l’humanité, a annoncé vendredi à Ouagadougou le directeur de la justice militaire le colonel Sita Sangaré.

Le général Diendéré est notamment poursuivi pour crime contre l’humanité, a affirmé lors d’une conférence de presse le colonel Sangaré, également commissaire du gouvernement du Tribunal militaire (procureur), précisant que le général fait l’objet de 11 chefs d’inculpation au total.

Selon le bilan officiel du gouvernement, 14 personnes sont mortes et 251 ont été blessées lors du putsch et de la répression des manifestants hostiles au coup d’Etat.

Le général Diendéré, ancien bras droit de l’ex-président Blaise Compaoré chassé par la rue en octobre 2014, avait pris les rênes du pouvoir le 17 septembre, au lendemain de la prise d’otage du président et du gouvernement de transition par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), unité d’élite de l’armée et ancienne garde prétorienne de Compaoré.

Il a rendu le pouvoir au président de transition Michel Kafando le 23 septembre, après le constat d’échec du putsch face à une forte mobilisation populaire.

Il s’était rendu de lui-même à la justice le 1er octobre, après s’être réfugié pendant deux jours chez le Nonce apostolique à Ouagadougou.

Mercredi, Amnesty international avait estimé que l’unité putschiste avait fait preuve d’un mépris flagrant pour la vie humaine, tuant 14 manifestants et passants non armés et blessant des centaines d’autres avec des armes automatiques.

Que des soldats ouvrent le feu sur une foule de manifestants non armés, dont des enfants, avec des armes automatiques, est un flagrant usage excessif de la force qui constitue un crime de droit international estimait l’organisation de défense des droits de l’Homme.

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2015 15h28)

Burkina: le chef des putschistes et l’ex-ministre des Affaires étrangères inculpés d’attentat à la sûreté de l’Etat

octobre 6, 2015

Ouagadougou – Le général Gilbert Diendéré, leader du putsch avorté du 17 septembre au Burkina Faso, et l’ancien ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé ont été inculpés mardi d’attentat à la sûreté de l’Etat, a appris l’AFP de sources judiciaires concordantes.

Onze chefs d’inculpation dont attentat à la sûreté de l’Etat, collusion avec des forces étrangères pour déstabiliser la sécurité intérieure, meurtre, coups et blessures volontaires, destruction volontaire de biens ont été retenus contre les deux hommes, de sources proches des dossiers.

Tous deux ont été placés sous mandat de dépôt, selon ces sources qui ont souhaité conserver l’anonymat.

Le général Diendéré, ancien droit de l’ex-président Blaise Compaoré, s’était rendu de lui-même à la justice le 1er octobre, après s’être réfugié pendant deux jours chez le Nonce apostolique à Ouagadougou. Chef des putschistes, il avait à plusieurs reprises promis de se mettre à la disposition de la justice.

M. Bassolé, figure du régime Compaoré dont il a dirigé la diplomatie, qui a été arrêté le 29 septembre, nie en revanche toute implication dans le putsch, comme l’avait signalé mercredi denier son avocat parisien Me Alexandre Varaut.

Le Conseil constitutionnel avait rejeté début septembre la candidature de M. Bassolé à la présidentielle prévue le 11 octobre, en application d’une loi électorale très controversée, votée en avril, rendant inéligibles tous ceux qui ont soutenu un changement inconstitutionnel (référence au projet de loi de révision de la Constitution qui devait permettre à Compaoré de se maintenir au pouvoir, projet qui avait finalement été fatal au régime).

Une des principales revendications des putschistes portait sur des élections inclusives, c’est-à-dire qui autorisent les candidatures d’anciennes personnalités du régime Compaoré.

L’ancien ministre et le général Diendéré font partie des 14 personnes dont les avoirs ont été gelés par la justice, qui a aussi bloqué ceux de quatre partis, dont le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), le parti de Compaoré.

Le général Diendéré avait pris les rênes du pouvoir le 17 septembre, au lendemain de la prise d’otage du président et de ministres de transition par le régiment de sécurité présidentielle, unité d’élite de l’armée et ancienne garde prétorienne de Compaoré. Il a rendu le pouvoir au président de transition Michel Kafando le 23 septembre, après le constat d’échec du putsch face à une forte mobilisation populaire.

Dix personnes ont été tuées lors du coup d’Etat, selon le bilan officiel donné par le gouvernement.

Romandie,com avec(©AFP / 06 octobre 2015 22h33)

Burkina : Gilbert Diendéré a été remis aux autorités de la transition

octobre 1, 2015
Le général Gilbert Diendéré. © © Hippolyte Sama

Le général Gilbert Diendéré. © © Hippolyte Sama

Le général Gilbert Diendéré a été remis aux autorités de la transition jeudi. Il était réfugié depuis la veille dans une « enclave diplomatique » et tentait de négocier les termes de sa reddition.

« Le général Diendéré a été remis aux autorités de la transition », a indiqué jeudi 1er octobre une source officielle burkinabè. Selon cette source, la libération de Gilbert Diendéré s’est passée sans encombres. Son sort dépend désormais de la justice militaire.

D’après une source diplomatique, il est arrivé à 15h30 (heure locale) au camp de la gendarmerie « Paspanga ». Dans la matinée, son entourage avait tenté d’approcher l’ambassadeur français, afin de trouver une porte de sortie. En vain.

Diendéré et Bassolé au même endroit 

Ironie du calendrier, Gilbert Diendéré est arrivé au camp « Paspanga » au moment où Djibrill Bassolé, arrêté mardi, y rencontrait son avocat. Les deux hommes, qui dépendent tous deux de la justice militaire, sont donc détenus au même endroit.

Gilbert Diendéré était auparavant, selon plusieurs sources diplomatiques, réfugié à l’ambassade du Vatican et négociait depuis mercredi sa reddition. Il cherchait à obtenir, via le canal diplomatique, des garanties de sécurité pour lui ainsi que pour sa famille.

Il avait fait part de son souhait de partir à l’étranger, « le temps que la tension retombe », quitte, avait-il dit à ses interlocuteurs, à ce qu’il revienne plus tard répondre de ses actes devant la justice. Mais Diendéré savait que sa proposition avait peu de chance d’être acceptée.

Reste à savoir quel sort lui sera désormais réservé. L’ancien bras droit de Blaise Compaoré pourrait être placé en résidence surveillée pour échapper à la vindicte populaire tout en restant au pays.

Jeuneafrique.com

Burkina : Kosyam et Naaba-Koom II aux mains de l’armée, Diendéré réfugié « dans un endroit sûr »

septembre 30, 2015
Des soldats burkinabè autour de la caserne du RSP. © AFP

Des soldats burkinabè autour de la caserne du RSP. © AFP

L’armée burkinabè a repris mardi dans la soirée le palais présidentiel de Kosyam et le camp Naaba-Koom II, dans lequel étaient retranchés des anciens putschistes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Le général Gilbert Diendéré se serait quant à lui réfugié à l’ambassade du Vatican.

Le Burkina Faso vient-il de tourner la page du coup d’État débuté le 16 septembre ? Mettant fin au blocage suscité par le refus de certains anciens putschistes d’être désarmés, l’armée a repris dans la soirée de mardi 29 à mercredi 30 septembre, le palais présidentiel de Kosyam et le camp dit Naaba-Koom II où étaient retranchés les derniers éléments hostiles de l’ancien Régiment de sécurité présidentiel (RSP), dissous vendredi 25 septembre.

Promettant un bilan « ultérieurement », le gouvernement a en effet assuré dans la soirée de mardi que « les places ou camps occupés par l’ex-RSP, [avaient] été libérés par nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité ». « Le gouvernement de la transition félicite le peuple burkinabè pour sa mobilisation sans faille depuis le début de cette crise et les forces de défense et de sécurité pour leur professionnalisme et leur comportement républicain », a-t-il ajouté.

« Le gouvernement de la transition (…) lance un appel au renforcement de la réconciliation et de l’unité nationale et exhorte tout un chacun à œuvrer dans ce sens », a encore déclaré le gouvernement, dans un communiqué.

« Il doit y avoir beaucoup de morts »

L’armée avait lancé l’assaut en fin d’après-midi mardi sur la caserne Naaba-Koom II, où environ 300 soldats de l’ex-RSP étaient encore présents. Après l’avoir encerclée avec des blindés et des pick-up et demandé aux habitants du secteur de rester cloîtrés chez eux, elle avait tiré à quatre reprises avec des armes lourdes et des tirs nourris avaient suivi. Ceux-ci n’ont cependant pas duré.

« La situation est calme. Un assaut a été donné. Il n’y a pas eu d’affrontement. Ils (l’ex-RSP) ont quitté la caserne », a en effet déclaré peu après le chef d’état-major des armées, le général Pingrenoma Zagré. Le général Diendéré avait appelé dans le même temps sur une radio burkinabè ses hommes à « déposer les armes pour éviter un bain de sang ».

L’ex-chef putschiste avait ensuite déclaré s’être réfugié « dans un endroit sûr » et redouter qu’il y ait eu de nombreux morts lors de l’assaut. « Ils ont sorti l’artillerie (…) Ils ont tiré sur le camp. Malheureusement il y avait des familles, la clinique (dans le camp). Il doit y avoir beaucoup de morts et de blessés », avait-il lancé tard dans la soirée de mardi.

Gilbert Diendéré réfugié à l’ambassade du Vatican ?

Gilbert Diendéré, qui n’était semble-t-il pas présent au camp Nabaa-Koom II lors de l’assaut de l’armée, se serait réfugié à l’ambassade du Vatican, chez le nonce apostolique, selon les médias burkinabè. Celui-ci avait pourtant assuré auparavant qu’il se mettrait « à la disposition de la justice de (son) pays ». Peu avant l’assaut, il avait refusé sa réaffectation, qui lui avait été notifiée par l’état-major général des armées, au sein de l’armée de terre.

Un peu plus tôt dans la journée de mardi, le régime de transition avait en revanche procédé à l’arrestation, « en lien avec le putsch », de Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré qui souhaitait se présenter à l’élection présidentielle du 11 octobre. Il fait partie, avec Gilbert Diendéré et son épouse Fatou Diallo Diendéré, des 14 personnes dont les avoirs ont été gelés samedi 26 septembre par la justice, qui a aussi bloqué ceux de quatre partis, dont le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP).

Signe d’un retour à la normale, l’Union africaine a également levé la suspension du Burkina Faso de l’organisation panafricaine. Elle a dans le même temps annulé la mise en œuvre des sanctions contre les instigateurs du coup d’État, tout en prévenant qu’elles pouvaient « être réactivées à tout moment ».

Jeuneafrique.com