Posts Tagged ‘Gilbert Ondongo’

Congo: Sassou menace Ondongo et Bouya d’arrestation si les chinois ne libèrent pas l’argent volé

septembre 1, 2018

Ministre Gilbert Ondongo


En marge du sommet Chine -Afrique du 3 au 4 septembre prochain à Pekin, Denis Sassou Nguesso aura des entretiens approfondis avec le président chinois, notamment sur la question des fonds appartenant à deux ministres et que la Chine refuse de débloquer. Ce sont près de 8000 milliards de Jean Jacques Bouya et Gilbert Ondongo, détournés des fonds des générations futures, que le Congo tente de récupérer pour booster ses finances en banqueroute. Lors d’une réunion familiale, Sassou aurait promis de la misère à ces deux ministres s’il rentrait bredouille de Pékin.

Alors que les deux principaux voleurs de la république continuent leur villégiature au gouvernement de la république, le Congo attend une clémence du FMI pour se relancer économique à court terme. Quel que soit l’aide du FMI, il est évident que dans peu d’années, le pays sombrera de nouveau dans une crise, à cause des mauvais choix chroniques et innés de ses dirigeants.

C’est dans cette optique que Denis Sassou Nguesso, connaisseur des ses capacités destructrices tente de se passer du FMI, en misant essentiellement sur ses nouveaux alliés chinois et arabes. Mais les chinois d’une part, ont ouvert les yeux et sont au courant de l’opulence et incompétence des dirigeants congolais.

Malgré tous les prêts accordés à ce pays, rien de conséquent n’a été fait et ils reviennent encore avec les mêmes doléances. Pour un projet de 50 milliards, Sas sou et sa bande empruntaient 150 et le plus souvent, l’ouvrage restait inachevé.

Face à cette nouvelle donne de son partenaire chinois, qui lors de son dernier voyage, lui a rappelé que ses ministres possédaient dans des banques de Hong Kong, une quantité barbare d’argent, Denis Sassou Nguesso a utilisé la menace contre eux.

Sacer-infos.com

 

Congo – Gouvernement: des ministres éconduits du Conseil des ministres pour cause de retard

avril 11, 2018

 

Ministres d’État: Gilbert Ondongo, Henri Djombo et Pierre Oba
Les ministres d’État Gilbert Ondongo et Henri Ndjombo, ainsi que le ministre Pierre Oba ont été empêchés de prendre part au conseil des ministres tenue ce mercredi. Les trois infortunés seraient arrivés en retard.

Les ministres Gilbert Ondongo, Henri Ndjombo et Pierre Oba n’auraient pas pris part au conseil des ministres tenu ce mercredi au palais du Peuple, sous la très haute autorité du président Denis Sassou N’Guesso. Et pour cause, le protocole d’État aurait purement et simplement demandé au trois ministres de rebrousser chemin, le président de la république s’étant déjà installé et le conseil ayant commencé.

Il va s’en dire que nous avions déjà dénoncé les retards récurrents de certains ministres aux conseils de cabinet présidés par le premier ministre.

Il est pourtant clair que le protocole d’État prend régulièrement le soins de rappeler aux ministres l’heure d’arrivée au conseil, de même que le cabinet du chef de l’État ainsi que celui du premier ministre en font autant.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Congo-Enquête à la DGST: Jean-Didier Elongo « balance » le ministre Gilbert Ondongo

février 13, 2018

 

Jean Didier Elongo contre Gilbert Ondongo: « front ouvert et fermé »
 

Jean Didier Elongo n’a pas sa langue dans la poche, surtout en matière de partage de responsabilités. À la DGST où il est entendu, et où il vient de passer sa troisième nuit, l’homme s’est montré bien loquace, plaçant le ministre Gilbert Ondongo au cœur d’un système dont lui ne serait qu’un des maillons.

Le ministre Gilbert Ondongo devrait être entendu dans les heures qui viennent par les enquêteurs de la DGST sur des dossiers portant sur des marchés liés au fonctionnement du Chu à l’époque où il était ministre des finances. C’est sur ces mêmes dossiers que Jean Didier Elongo est entendu à la DGST depuis trois jours.

Les enquêteurs ont mis à jour un système de détournement de fonds publics savamment organisé par un réseau bien outillé de « gros bonnets ».

Vraisemblablement, Jean Didier Elongo devrait être déféré à la maison d’arrêt centrale de Brazzaville.

Et si madame Ambiéro qui en son temps, dénonçait un système mafieux dans la gestion du CHU avait raison ?

Les Échos du Congo-Brazzaville par Bertrand BOUKAKA

Congo: pourquoi Wamba Sassou a « poigné » et insulté les ministres Bouya et Ondongo?

novembre 7, 2017

 

Arnaud Wamba Sassou
 

L’existence des tensions au sein du clan au pouvoir à Brazzaville n’est plus un secret pour personne. Selon plusieurs sources proches de la présidence de la république une vive altercation a eu lieu ce week-end entre le fils du chef de l’État Wamba Arnaud Sassou Nguesso et les ministres Jean jacques Bouya et Gilbert Ondongo. Wamba aurait même « poigné » Ondongo.

La solidarité financière demandée par les enfants du chef de l’État aux ministres les plus riches pour supporter la masse salariale des fonctionnaires aurait été la cause de l’altercation entre Wamba Sassou Nguesso et deux ministres.

Le fils du chef de l’État aurait reproché à ses deux ministres de ne pas faire assez dans ses moments difficiles pour le clan alors que c’est à grâce à leurs pères qu’ils doivent leur fortune.

Les deux ministres auraient évoqué des difficultés qu’ils rencontrent à faire rapatrier l’argent planqué en Chine et autres paradis fiscaux. Une raison que Wamba a eu du mal à avaler.

Le débat devenant de plus en plus tendu, Wamba Sassou Nguesso qui est connu pour sa mauvais éducation et violence aurait pris le ministre de l’économie Gilbert Ondongo par le col de sa chemise tout en proférant des menaces.

Pour Wamba Sassou, ces deux ministres seront rendu responsables de la chute de son père, dans un contexte où l’État a du mal à payer le salaire des fonctionnaires. Des tensions palpables dans le milieu du pouvoir dont les «  Atalaku » n’hésitent plus à célébrer la paie des salaires des fonctionnaires.

Depuis un moment à cause de la grave crise économique que le pays traverse, le clan au pouvoir est obligé de sortir de la cachette des milliards soustraient à l’État pour payer les fonctionnaires et surtout les militaires et mercenaires.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Congo/Palace à Venise et villa au Portugal : il fait bon être ministre des finances à Brazzaville

décembre 2, 2016

Des documents judiciaires révèlent l’ampleur des somptueux cadeaux que le groupe brésilien Asperbras a offerts à Gilbert Ondongo, ministre de Denis Sassou-Nguesso.

L’Hôtel Danieli à Venise. Crédits : Bernard bill5/CC BY 2.0
L’opération « Rota do Atlantico » (« la route de l’Atlantique »), équivalent portugais de l’affaire des biens mal acquis, continue de faire tomber des têtes. Après l’homme d’affaires José Veiga, le « Monsieur Afrique » portugais longtemps basé à Brazzaville, et une dizaine d’autres suspects, c’est au tour de José Roberto Colnaghi, président de la société brésilienne Asperbras, d’être inculpé à Lisbonne de « corruption » et de « blanchiment d’argent ». Depuis jeudi 24 novembre, le groupe est ainsi décapité en raison des contrats très lucratifs que M. Colnaghi a signés en République du Congo.

Et, surtout, le ministre congolais des finances de l’époque, Gilbert Ondongo, apparaît comme l’un des grands récipiendaires de la générosité de la firme brésilienne. Selon les éléments recueillis par les autorités portugaises, M. Ondongo, désormais ministre de l’économie congolaise, a acheté un appartement Avenida da Liberdade, la plus cossue de Lisbonne, juste au-dessus de boutiques Cartier et Porsche. Et ceci grâce notamment à un virement de 347 000 euros effectué en août 2015, provenant d’une société de droit congolais contrôlée par José Veiga, le représentant au Congo d’Asperbras. A la même période, selon des documents judiciaires portugais que Le Monde a pu consulter, le groupe brésilien a également mis à disposition du ministre une résidence dans la station balnéaire chic de Cascais, surnommée la « maison du ministre ». La police portugaise y a trouvé 3 millions d’euros et 4,35 millions de dollars (4 millions d’euros) en liquide lors d’une perquisition en février 2016.

Contrat de plus d’un milliard de dollars

Dans la foulée, M. Ondongo a aussi bénéficié d’un séjour tous frais payés dans un palace vénitien du XIVe siècle, l’Hotel Danieli, entre le 24 et le 30 août 2015. La suite qu’il a occupée a été facturée 5 000 euros la nuit. Ou encore au Ritz de Lisbonne du 13 au 15 janvier 2016. Ces dépenses, et d’autres, ont été payées par le biais d’une carte Visa sans limite de crédit, au nom du frère d’un employé d’Asperbras.

Photo de BrazzaNews.
Gilbert Ondongo
 

Contacté, l’entourage de M. Ondongo, se référant à l’argent liquide, juge qu’il est « fantaisiste d’imaginer que ces fonds, trouvés dans un lieu ne lui appartenant pas, aient un quelconque lien avec le ministre », tout en refusant de se prononcer sur les autres découvertes des autorités portugaises. Ajoutant que « la procédure de passation des marchés publics les plus importants ne donne pas un rôle prépondérant au ministre des finances ». Quant au gouvernement, il indique par la voix de son ministre de la communication, Thierry Moungalla, ne pas commenter « d’éventuelles procédures en cours » et précise n’avoir « reçu aucune demande d’entraide judiciaire ».

La justice portugaise travaille néanmoins sur l’hypothèse que ces largesses ont rétribué la signature d’une série de contrats conclus entre Asperbras et l’Etat congolais. Des contrats qui surprennent par leur ampleur et leur montant : plus d’un milliard de dollars – soit 8 % du PIB congolais. Comment Brazzaville a-t-elle honoré les factures de la société brésilienne ? En puisant notamment dans l’argent que le trader pétrolier suisse Gunvor a prêté, avec BNP Paribas, à la Société nationale des pétroles congolais (SNPC) : 750 millions de dollars entre 2011 et 2012, en échange de cargaisons de brut. Des commissions adossées à ce contrat entre Gunvor et la SNPC font l’objet d’une procédure pénale pour « blanchiment d’argent » instruite en Suisse depuis fin 2011 par le ministère public de la Confédération (MPC).

Or Asperbras a versé des commissions aux mêmes intermédiaires que Gunvor, un Gabonais et un Français tous deux titulaires, via des sociétés domiciliées respectivement au Belize et à Malte, de comptes en Suisse. Les autorités helvétiques ont ainsi envoyé, à l’été 2014, une demande d’entraide judiciaire à Lisbonne. Cette démarche en apparence de routine allait déclencher un véritable scandale au Portugal, avec l’ouverture de l’enquête de la « Route de l’Atlantique », ainsi nommée en raison des incessants allers-retours entre le Portugal et le Congo effectués par les jets d’Asperbras.

Marge considérable

Dès 2012, Asperbras commence à ériger la zone industrielle de Maloukou, près de Brazzaville, voulue par le président Denis Sassou-Nguesso et évaluée à près de 500 millions d’euros. Le groupe, initialement spécialisé dans les tuyaux et raccords en PVC, se voit aussi confier la construction de douze hôpitaux, l’établissement d’une carte sur le potentiel minier du pays ainsi que des forages hydrologiques, pour des montants nettement supérieurs à des travaux similaires effectués au Tchad et au Cameroun, selon Le Canard enchaîné du 4 juin 2014. Des missions si distantes de son expertise d’origine qu’Asperbras en sous-traite une petite partie au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), établissement de droit public français.

Sollicité par Le Monde, le BRGM affirme que des différences topographiques et spatiales justifient le surcoût par rapport au Tchad et au Cameroun, mais reconnaît que le montant qu’il a perçu est « sans commune mesure » avec celui qu’Asperbras aurait lui-même encaissé à Brazzaville, réalisant au passage une marge considérable. Christian Braux, directeur adjoint chez BRGM, ajoute qu’au vu de la procédure portugaise en cours, sa société « réfléchirait » avant de se lier à nouveau avec Asperbras. Au moment de la signature du contrat, en août 2013, BRGM affirme avoir pris certaines « précautions » pour s’assurer de la solvabilité de son partenaire, sans toutefois s’intéresser aux conditions d’obtention du contrat, dans un pays pourtant classé 21e plus corrompu au monde, selon Transparency International.

Au Congo, c’est José Veiga qui était aux commandes pour Asperbras. Il se trouve aujourd’hui au centre de l’investigation menée au Portugal. Arrêté le 3 février, puis libéré sous caution, M. Veiga a été inculpé de « corruption, blanchiment et fraude fiscale ». Tout comme son associé Paulo Santana Lopes, frère d’un ancien premier ministre portugais, une avocate et le directeur financier du groupe, Mauricio Caldeira, arrêté en Argentine.

Réseau sophistiqué de sociétés offshore

Par le truchement d’un réseau sophistiqué de sociétés offshore, l’essentiel des fonds suspects a transité par le biais de la Banque internationale du Cap-Vert, dont José Veiga était de loin le principal client. L’ancien agent de joueurs de football a même tenté de la racheter pour 13,75 millions d’euros au groupe Banco Espirito Santo (devenue Banco Novo en 2014 suite à sa faillite frauduleuse), mais cette transaction a essuyé le veto de la Banque centrale du Portugal. Dans un enregistrement sonore du Conseil supérieur de Banco Espirito Santo, tenu fin janvier 2014, les dirigeants de Banco Espirito Santo considèrent José Veiga comme le « gestionnaire » du président congolais Denis Sassou-Nguesso. L’homme d’affaires portugais s’est également affiché aux côtés de deux enfants du président, Denis-Christel Sassou-Nguesso, chargé des ventes de pétrole de l’Etat, ainsi que Claudia Sassou-Nguesso, conseillère en communication de la présidence. Ni José Veiga ni son avocat n’ont voulu répondre aux questions du Monde.

Les contrats conclus avec le Congo ont permis aux dirigeants d’Asperbras de mener grand train. Tandis que José Veiga a pu diversifier ses activités, investir dans l’immobilier et s’offrir plusieurs voitures de luxe, José Roberto Colnaghi et son frère ont acquis, en mars 2012, deux parcelles sur la très huppée Star Island, à Miami, pour 17 millions de dollars. La société est également devenue propriétaire de deux jets privés Bombardier, un Challenger 605 et un Global Express 6000.

Avant de percer au Congo, Asperbras n’existait que dans l’ombre des géants brésiliens du BTP, comme Odebrecht. De fait, M. Colnaghi a su nouer des liens étroits avec les présidents Lula et Rousseff, notamment par le biais d’Antonio Palocci, plusieurs fois ministre et, surtout, trésorier de leurs campagnes électorales respectives en 2002 et 2010. Un rapport du Sénat brésilien de 2006 évoque d’ailleurs un possible financement illicite du Parti des travailleurs par l’intermédiaire des deux hommes. Usant de son influence, M. Palocci a également obtenu de Brasilia l’annulation de la dette publique congolaise. Et cela afin d’ouvrir les portes du pays aux entreprises brésiliennes, comme Asperbras.