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Xavier Dupont de Ligonnès: chronique de 20 heures d’emballement, de doutes et de rebondissements

octobre 12, 2019

L’homme arrêté à Glasgow vendredi 11 octobre n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès. Passeport, empreintes, apparence physique et témoignage d’un voisin: plusieurs éléments ont semé le trouble.

FRANCE-BRITAIN-CRIME-MURDER

Une voiture de police est garée, le 12 octobre 2019, devant l’ancienne maison de Xavier Dupont de Ligonnès, suspecté d’avoir assasssiné sa femme et ses quatre enfants il y a huit ans.

La veille au soir, la police écossaise a arrêté un homme à l’aéroport de Glasgow, dont les empreintes correspondaient partiellement à celle du suspect. SEBASTIEN SALOM-GOMIS/AFP

Dans la soirée du 11 octobre 2019, le site du journal Le Parisien, suivi de l’AFP et de nombreux médias français (dont Le Figaro), ont annoncé l’arrestation, à l’aéroport de Glasgow en Écosse, de l’un des hommes les plus recherchés de France : Xavier Dupont de Ligonnès. Cet homme est suspecté d’avoir assassiné sa femme Agnès et leurs quatre enfants à Nantes en avril 2011. L’information émane de la police écossaise ou de sources policières françaises proches de l’enquête.

Dans la nuit qui suivra, puis dans la matinée du 12 octobre, plusieurs éléments vont toutefois semer le trouble sur cette information et la démentir. Retour sur 12 heures de rebondissements.

  • 11 octobre à 20h40: Le Parisien annonce l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès

Le Parisien annonce l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès à l’aéroport de Glasgow, en provenance de Roissy Charles de Gaulle. Le quotidien affirme que ce dernier voyageait sous une fausse identité grâce à un passeport volé en 2014 – cette dernière information a été démentie depuis -, qu’il a changé d’apparence et qu’il a été identifié par ses empreintes digitales. L’information est rapidement «confirmée» dans la soirée par des sources proches du dossier à de nombreux médias. L’AFP, à laquelle de nombreux sites et journaux sont abonnés, donne également l’information:

  • 11 octobre, 22h10: «dénonciation anonyme»

Un peu après 22h, une source proche de l’enquête indique à l’AFP que l’arrestation a été permise grâce à une «dénonciation anonyme». Le Figaro apprend qu’il s’agirait d’une source anglaise.

  • 11 octobre, 23h15: une perquisition en cours à Limay

Une perquisition est en cours tard dans la soirée à Limay dans les Yvelines. On apprendra plus tard que le suspect arrêté à Glasgow voyageait avec un passeport sous le nom de G. J., domicilié dans cette commune des Yvelines.

  • 11 octobre, 23h30: les premiers doutes

Le Figaro emploie désormais le conditionnel dans ses informations.

Ress

L’article du Figaro bouclé vendredi à 23h30 LE FIGARO

  • 12 octobre, 00h26: le procureur de la République de Nantes appelle à la «prudence»

Le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, appelle à la prudence quant à l’identité de l’homme interpellé à Glasgow.

«Demain (samedi NDLR) il y a des équipes d’enquêteurs du service national de recherche des fugitifs et de la police judiciaire de Nantes qui vont se rendre en Écosse», précise-t-il à l’AFP. «Ils vont donc faire des vérifications en Écosse auprès de la personne qui a été arrêtée à l’aéroport de Glasgow pour s’assurer que c’est bien M. Dupont de Ligonnès (…). Donc il convient en l’attente de ces vérifications d’être prudents».

  • 12 octobre, 00h30: l’avocat de la famille reste prudent

Interrogé par Le Parisien, Presse Océan et RTL, Me Stéphane Goldenstein, l’avocat de la mère et de l’une des sœurs (Christine) de Xavier Dupont de Ligonnès, reste prudent. Il attend «d’avoir la confirmation scientifique qu’il s’agit bien de Xavier Dupont de Ligonnès». «Si oui, est-il l’auteur du quintuple meurtre ou ne l’est-il pas? Là encore, j’attendrai de connaître ses explications», confie-t-il notamment au Parisien.

  • 12 octobre, 6h15: un témoignage sème le trouble

Tôt dans la matinée de samedi, un témoignage vient semer le doute sur l’identité réelle de l’homme arrêté à Glasgow. Interrogé par Europe 1 et France inter, Jacques, un voisin du domicile perquisitionné, qui se dit proche de l’homme y vivant, ne croit pas que le suspect interpellé en Écosse puisse être Xavier Dupont de Ligonnès: «Vendredi matin il a pris l’avion, comme il fait d’habitude. Il rentrait en Écosse, sa femme l’attendait à Glasgow. On l’a eue tout à l’heure au téléphone, et elle dit ‘voilà, ils l’ont arrêté, je n’ai pas plus de nouvelles’. Elle est effarée. Il n’a rien à voir! Même s’il a pris X années de plus, il n’a rien à voir avec cette tronche-là! C’est un homme qui est grand, visage rond, rien à voir!», a estimé Jacques. «Même avec de la chirurgie esthétique, c’est pas possible», avait-il poursuivi. «Ça fait 30 ans que je le connais ce mec-là, c’était un ami. J’ai été à son mariage en Écosse. Je leur dis (aux policiers, NDLR) ‘mais arrêtez, vous faites une boulette monstrueuse’.»

  • 12 octobre, 10h10: les empreintes digitales de l’homme arrêté à Glasgow ne correspondent que partiellement

Selon la police écossaise, la comparaison des empreintes de l’homme interpellé à Glasgow avec les deux empreintes de la fiche Interpol correspond sur 5 points avec celles de Xavier Dupont de Ligonnès, sur les 12 nécessaires selon la loi française pour établir une convergence entre les deux profils. Selon les critères écossais, toutefois, cela est suffisant pour que les deux identités correspondent.

Par ailleurs une source proche du dossier ayant vu la photo envoyée par les policiers écossais indique que le suspect ne ressemble pas au meurtrier présumé, mais à un homme âgé, au crâne dégarni portant des lunettes. D’autres détails ajoutent à la confusion: l’écart des yeux ne correspondrait pas et il manquerait un doigt à l’une des mains de l’homme interpellé.

Les deux identités ne correspondent donc que partiellement. Pour en savoir plus, il faut donc attendre les résultats des tests ADN.

  • 12 octobre, 11h20: les enquêteurs ont des doutes sur l’identité de l’homme arrêté à Glasgow

Selon les informations du Figaro, deux policiers français sont arrivés à Glasgow. Ces deux fonctionnaires sont membres de la Brigade nationale des fugitifs et procèdent à des vérifications. Ils sont munis d’un jeu d’empreintes du principal suspect dans le meurtre de la famille Dupont de Ligonnès. Les premiers relevés effectués sur place sur l’homme arrêté semblent imprécis et nécessitent des expertises supplémentaires.

  • 12 octobre, 12h: les perquisitions à Limay n’ont rien donné et l’homme interpellé nie être Dupont de Ligonnès

Selon nos informations, les perquisitions et les relevés scientifiques effectués vendredi 11 octobre à Limay ne peuvent à ce stade permettent d’identifier Xavier Dupont de Ligonnès comment étant «l’occupant des lieux».

Notre journaliste sur place, Aude Bariéty, a rencontré Marie, une riveraine. Cette dernière a cru «qu’ils tournaient un film» quand elle est passée devant les médias rassemblés sur le lieu de la perquisition. Elle «espère que c’est bien Dupont de Ligonnès qui a été arrêté» à Glasgow. «C’est horrible ce qu’il a fait», ajoute-t-elle.

Depuis le début de son audition, l’homme interpellé à Glasgow affirme habiter à Limay et ne pas connaître Xavier Dupont de Ligonnès.

Le passeport avec lequel le passager a embarqué à Roissy à destination de Glasgow était valide. L’homme avait bien déclaré la perte de ses papiers dont son passeport en 2014. Ces documents avaient donc été annulés avant qu’il en obtienne de nouveaux.

  • 12 octobre, 12h45: l’homme arrêté n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès

Une source policière indique au Figaro samedi 12 octobre en milieu de journée que l’homme arrêté à Glasgow n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès.

Les policiers ont établi cet élément de manière formelle grâce à une comparaison génétique entre l’homme arrêté et le fugitif.

À son arrivée en Écosse, cet homme avait été contrôlé et ses empreintes correspondaient partiellement à une notice rouge d’Interpol.

On apprendra ensuite que l’homme arrêté a 70 ans, qu’il est marié à une Ecossaise, quand Xavier Dupont de Ligonnès a 58 ans. Si toutefois il était toujours en vie. Ce que nous ne savons pas.

  • 12 octobre, 16h30: Le Parisien s’explique et s’excuse

Le journal publie sur son site un article dans lequel il indique avoir obtenu la veille 5 sources, «de niveaux hiérarchiques différents dont certaines au cœur de l’enquête». Mais qui se révèleront être «une fausse piste». Pierre Louette, PDG du groupe Les Echos – Le Parisien, présente ses excuses aux lecteurs et aux familles.

  • 12 octobre, 18h20: l’homme arrêté est relâché

La police écossaise indique avoir relâché l’homme arrêté la veille à l’aéroport de Glasgow. Le communiqué indique qu’il n’est pas l’homme «suspecté de crimes en France». Et que pour l’heure, il ne souhaitait pas s’exprimer.

Pour le moment, aucune explication de sources françaises ou écossaises n’a été fournie sur l’origine exacte de l’erreur.

Par Le Figaro.fr par Bénédicte Lutaud et Cristophe Cornevin

Xavier Dupont de Ligonnès aurait été arrêté après huit ans de cavale

octobre 11, 2019

 

Celui qui est soupçonné d’avoir assassiné sa famille à Nantes en avril 2011 s’était volatilisé. Il aurait été interpellé ce vendredi à l’aéroport de Glasgow.

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Xavier Dupont de Ligonnès, en 2003. Coll.privee De Ligo/FSMADJA/FDEMANGE/SIPA/SIPA

Une cavale de huit ans. Autant d’années à fuir les polices de l’Europe entière sans donner le moindre signe de vie, sans laisser la moindre trace. Au point que nombreux étaient ceux qui le croyaient mort. Mais toute fuite, aussi minutieusement préparée soit-elle, a une fin. Celle de Xavier Dupont de Ligonnès, soupçonné d’avoir tué sa femme et ses quatre enfants en 2011 à Nantes, semble s’être écrite en Écosse.

À l’aéroport de Glasgow, plus précisément, où un homme, identifié comme Xavier Dupont de Ligonnès, a atterri en provenance de Roissy-Charles-de-Gaulle vendredi soir.

Selon une source proche de l’enquête, la police écossaise a eu l’information selon laquelle Xavier Dupont de Ligonnès était vivant et s’apprêtait à prendre un avion pour Glasgow en provenance de France. Alertée, la police française décide de contacter Interpol qui met alors en place, aux côtés des Écossais, un dispositif pour interpeller cet homme à Glasgow.

À son arrivée dans la capitale écossaise, l’individu est contrôlé. Ses empreintes correspondent à celles de Xavier Dupont de Ligonnès, précise la police écossaise. Les enquêteurs français en charge de ce dossier doivent rejoindre l’Écosse samedi. Pour qu’aucun doute ne persiste, des analyses plus poussées doivent être réalisées très prochainement.

Selon plusieurs sources, Xavier Dupont de Ligonnès serait méconnaissable, son physique et son look ayant beaucoup évolué. Sous le coup d’un mandat d’arrêt international, Xavier Dupont de Ligonnès doit être ramené en France dans les prochains jours. Il devra ensuite être entendu par un magistrat instructeur, selon la procédure dédiée.

De nombreuses zones d’ombre

Selon une source bien informée, il voyageait avec un passeport français volé en 2014. Il aurait également passé une partie de sa cavale au Royaume-Uni. Selon une source du Figaro, il serait marié à une Écossaise. Depuis huit ans, cet homme était activement recherché. À maintes reprises, des signalements sont parvenus aux enquêteurs dont les milliers de procès-verbaux rédigés n’ont pas permis de dire s’il était mort ou vivant, s’il avait pu organiser sa fuite ou s’il s’était suicidé.

Xavier Dupont de Ligonnès avait été aperçu pour la dernière fois en avril 2011: le 14 avril, il avait été filmé par la caméra d’un distributeur de billets, et le 15, il avait quitté à pied un hôtel avec, sur le dos, un étui pouvant contenir une carabine. Six jours plus tard, le 21 avril, l’effroi saisissait la ville de Nantes. Ce matin-là, la police découvrait les corps d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants, enterrés sous la terrasse du jardin familial. Les cinq victimes ont vraisemblablement été tuées deux semaines plus tôt, entre le 3 et le 5 avril, d’au moins deux balles de 22 Long Rifle dans la tête. Les chiens de la famille, également abattus, étaient enterrés au même endroit. L’enquête débute mais, rapidement, les enquêteurs butent sur une énigme: où est Xavier Dupont de Ligonnès, le mari et père de cette famille décimée ?

Avec six jours de retard sur le père de famille, les enquêteurs avaient alors remonté le fil de son emploi du temps, sans percer l’énigme. Un mandat de recherche a été émis contre Xavier Dupont de Ligonnès dès le 22 avril, transformé le 10 mai en mandat d’arrêt international. Depuis, plus aucun signe de mouvement de comptes bancaires, d’appels téléphoniques ni de connexions Internet.
En proie à des problèmes d’argent, Xavier Dupont de Ligonnès avait acheté un silencieux et des munitions qui semblent avoir servi au crime. Il s’était inscrit à un club de tir peu avant le quintuple meurtre. Il mentait sur ses activités professionnelles, se disait ruiné et envisageait de supprimer sa famille plus d’un an avant les faits, dans un courriel adressé en janvier 2010 à sa maîtresse, retrouvé par la police.

Malgré un mandat d’arrêt international lancé contre lui, il n’avait jamais été retrouvé. Plusieurs opérations et campagnes de fouilles ont été menées dans le Var, département où la famille Dupont de Ligonnès avait habité dans les années 1990, notamment après des découvertes de cadavres non identifiés.

Une pincée de théorie du complot – née d’un courrier du père à neuf de ses proches, affirmant qu’il allait être exfiltré vers les États-Unis en raison de sa supposée vie d’agent double -, une famille en apparence tout à fait classique, une préparation qui semble méthodique et une certaine mise en scène de la disparition du père sont venus nourrir l’intérêt pour cette affaire hors du commun. Peu après l’annonce de l’arrestation, le député de Loire-Atlantique et ex-ministre François de Rugy a salué sur Twitter la « coopération » entre les polices française et écossaise qui « devrait permettre à ce drame de trouver enfin son dénouement judiciaire ».

Le Figaro.fr par Par Yohann Blavignat et Christophe Cornevin

Royaume-Uni: l’école d’art de Glasgow, bâtiment emblématique, ravagée par un incendie

juin 16, 2018

Des pompiers au travail pour éteindre l’incendie de la prestigieuse école d’art de Glasgow en Ecosse, le 16 juin 2018 / © AFP / Andy Buchanan

La prestigieuse école d’art de Glasgow en Ecosse, installée dans un bâtiment historique qui est un chef d’oeuvre de l’architecte Charles Rennie Mackintosh, a été ravagée par les flammes dans la nuit de vendredi à samedi, quatre ans après avoir été déjà victime d’un incendie.

Le feu n’a fait aucun blessé et a mobilisé plus de 120 hommes, ont indiqué les pompiers, alertés vers 23H20 vendredi (22h20 GMT) et qui venaient samedi matin à bout de l’incendie.

« Le feu s’est répandu très rapidement » et « le bâtiment principal est gravement endommagé », a commenté sur place le chef adjoint des pompiers, Peter Heath. Ses équipes ont dû fournir un « énorme effort dans des conditions extrêmement difficiles », a-t-il souligné. L’école se trouve dans le centre de Glasgow qui était très fréquenté vendredi soir. Des riverains ont dû être évacués.

Le bâtiment touché a été conçu il y a plus d’un siècle par l’architecte écossais Charles Rennie Mackintosh (1868-1928), l’un des principaux représentants de l’Art Nouveau, célèbre pour son goût pour les bâtiments aux lignes épurées et les meubles à angles droits. Surnommé le « Mack », c’est l’un des bâtiments les plus connus de Glasgow.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a confié sur Twitter avoir le « coeur brisé ». « C’est une triste matinée pour Glasgow », a-t-elle ajouté un peu plus tard, se disant toutefois « soulagée » qu’il n’y ait pas eu de victimes et « pleine d’admiration » pour les pompiers.

« Mais il est difficile de trouver des mots pour transmettre le sentiment de dévastation totale ressenti ici et partout dans le monde pour l’emblématique bâtiment Mackintosh @GSofA », a-t-elle poursuivi.

Des pompiers travaillent à éteindre l’incendie de l’école d’art de Glasgow en Ecosse, le 16 juin 2018 / © AFP / ANDY BUCHANAN

– Sentiment de perte –

« Nous avons un très fort attachement émotionnel » à ce bâtiment, a déclaré le chef adjoint des pompiers, évoquant « un sentiment de perte », chez les pompiers, mais aussi chez les habitants de Glasgow.

L’école avait déjà été endommagée par les flammes il y a 4 ans. A l’époque, le président de la Société royale des architectes britanniques (RIAS), Iain Connelly, avait qualifié le bâtiment de « trésor international qui reflète le génie d’un de nos plus grands architectes ». Sa valeur « va bien au-delà de Glasgow ou même de l’Écosse », avait-il souligné, « c’est une oeuvre de patrimoine architectural de renommée mondiale et son influence sur l’architecture du 20ème siècle est incommensurable ».

Le « Mack » était en cours de rénovation depuis le dernier incendie survenu en 2014, un projet qui aurait coûté entre 20 et 35 millions de livres (entre 23 et 40 millions d’euros). Le bâtiment est le « plus important architecturalement à Glasgow », « nous ne pouvons pas le perdre », s’est désolé sur Twitter un député local, Paul Sweeney, « dévasté » par la nouvelle de l’incendie.

« Le mieux que nous puissions espérer est un maintien de la structure de la façade et une reconstruction complète de l’intérieur », a-t-il ajouté, constatant l’étendue des dégâts.

GB : incendie à la Glasgow School of Arts / © AFP / -, Mark McLaughlin

L’incendie de 2014, provoqué par un projecteur, avait détruit la bibliothèque du bâtiment, reconnue comme l’un des plus beaux exemples d’Art Nouveau au monde.

Cette fois-ci, l’incendie a été encore plus dévastateur et s’est étendu à des bâtiments voisins, dont une boîte de nuit.

La Glasgow school of arts, une des plus anciennes institutions britanniques dédiées à l’art et au design, a été fondée en 1845 et a formé des artistes contemporains majeurs. Trois de ses anciens élèves ont récemment remporté le prix Turner: Simon Starling en 2005, Richard Wright en 2009 et Martin Boyce en 2011.

Son bâtiment emblématique a été construit entre 1897 et 1909.

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2018 11h48)