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L’ouragan Sandy laisse Haïti en proie à la famine et au choléra

novembre 1, 2012

  • 200.000 personnes ont dû être accueillies dans des hébergements d'urgence à cause des dégâts causés par Sandy.
    200.000 personnes ont dû être accueillies dans des hébergements d’urgence à cause des dégâts causés par Sandy. Crédits photo : Carl Juste/AP

    Les dégâts causés par l’ouragan Sandy laissent un grand nombre d’agriculteurs dans la plus grande insécurité alimentaire. Les ONG craignent aussi une recrudescence de l’épidémie de choléra.

    Alors qu’Haïti peine à se relever des dégâts occasionnés par le passage de la tempête Isaac en août dernier et du terrible tremblement de terre de janvier 2010, l’ouragan Sandy laisse lui aussi un lourd bilan pour l’île. Sandy s’est abattu sur Haïti la nuit du 24 octobre et a déversé en moins de 24 heures plus de 50 cm d’eau de pluie. L’ouest du pays a été le plus touché, dont Port-au-Prince.

    L’ouragan a causé inondations et glissements de terrain. Un bilan non définitif fait état de 51 morts, 18 blessés et 15 personnes portées disparues. 200.000 personnes ont dû être relogées. Derrière ces chiffres se cachent aussi les lourdes conséquences humaines des dégâts matériels.

    120 millions de dollars de pertes agricoles

    L’ouragan Sandy a en effet détruit 70% des récoltes dans le sud d’Haïti et causé de lourdes pertes de bétail, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. «Les pertes agricoles sont estimées à 120 millions de dollars», affirme Robenson Geffrard, journaliste au Nouvelliste, seul quotidien haïtien francophone. Des destructions qui viennent aggraver une situation alimentaire déjà explosive.

    «Les prix des biens de première nécessité continuent d’augmenter et de nombreuses manifestations contre la vie chère ont déjà eu lieu», poursuit Robenson Geffrard. Les manifestants ont défilé régulièrement ce mois-ci, dénonçant la flambée des prix. Selon le ministère de l’Agriculture, de nombreux agriculteurs pauvres, faute d’aide, n’auront tout simplement «rien à manger» à cause des dommages causés par la tempête. Les dégâts concernent notamment des cultures d’avocats, de fruits de l’arbre à pain, de maïs et de vétiver, une plante utilisée en parfumerie.

     

    Toutes les rivières de l'ouest du pays sont encore en crue.
    Toutes les rivières de l’ouest du pays sont encore en crue. Crédits photo : SWOAN PARKER/REUTERS

     

    Les inondations, polluant les réserves d’eau potable, viennent aussi favoriser le développement du choléra, épidémie qui sévit déjà sur l’île depuis deux ans. Depuis 2010, le choléra a touché 600.000 habitants dans le pays et fait plus de 7.400 morts, rapporte Le Monde . «Dans certains quartiers de Grand’Anse, les puits et les latrines ont été inondés par la pluie, ce qui facilite le développement de la maladie», assure Jean-Michel Vigreux, directeur de Care Haïti.

    Plus de 200 personnes ont déjà du être hospitalisées durant le week-end car infectées, s elon Le Nouvelliste . Un chiffre probablement en deçà de la réalité: une grande partie du réseau routier ayant été endommagée par Sandy, plusieurs villes sont coupées du pays. «Nos premières évaluations sanitaires sous-estiment sûrement la gravité de la situation», indique ainsi le responsable humanitaire.

    6 millions d’euros débloqués

    Pour faire face à ces dommages, le gouvernement a annoncé l’octroi de 350 millions de gourdes (6,3 millions d’euros) pour aider les régions affectées. Le président de la République, Michel Martelly, et le premier ministre, Laurent Lamothe, ont procédé, vendredi, à la distribution de kits alimentaires, rapporte encore Le Nouvelliste . Le gouvernement en a également appelé à l’aide internationale. Le Venezuela a déjà annoncé l’envoi de 240 tonnes de nourriture et de 530 tonnes de denrées non périssables. L’Union européenne a présenté dimanche ses condoléances aux populations touchées dans les Caraïbes par l’ouragan et s’est aussi dite prête à «soutenir les efforts de reconstruction» dans ces régions.

    Lefigaro.fr par Judith Duportail

Séisme aux Philippines: Les sauveteurs cherchent toujours des survivants

février 6, 2012

Les équipes de secours continuaient mardi à rechercher des survivants dans la région du centre de l’archipel des Philippines frappée la veille par un séisme de magnitude 6,8 qui a fait au moins 43 morts.

Le séisme, dont l’épicentre se trouvait en mer entre les îles de Negros et de Cebu, s’est produit lundi vers l’heure du déjeuner et a été suivi de quelque 200 répliques dont certaines étaient presque aussi violentes que la première secousse, provoquant la panique pendant toute la journée.

Les autorités ont dénombré 43 morts, mais des responsables gouvernementaux ont averti que le bilan pourrait être plus élevé: des dizaines de personnes étaient blessées ou portées disparues, et les routes menant à certaines zones montagneuses étaient impraticables en raison de glissements de terrain.

De plus, les liaisons téléphoniques étaient coupées, ce qui rendait impossible l’obtention d’informations sur la situation dans des régions isolées.

La zone la plus lourdement touchée semblait être celle de Guihulngan, une ville côtière de 100.000 habitants située sur l’île de Negros, près de l’épicentre. Des dizaines de personnes sont mortes dans ce secteur, la plupart dans des glissements de terrain déclenchés par le séisme.

Les ponts et les autres infrastructures ont été gravement endommagées à Negros, et de nombreuses localités étaient privées d’électricité.

Le séisme a aussi touché Cebu, deuxième ville des Philippines avec 2,3 millions d’habitants, sur une île qui est une destination touristique réputée. La ville se trouve à 50 kilomètres de l’épicentre et le tremblement de terre y a été fortement ressenti, mais aucun décès n’a été rapporté.

AFP